Courrier reçu : Le capitalisme à l’agonie

Ouvert aux commentaires.

Cher Monsieur,

Je partage totalement l’ensemble de votre analyse économique et votre approche sur le krach obligataire qui nous attend et sur le rôle des banques centrales concernant les obligations dites « flottantes ». Le retour de l’inflation conjugué au ralentissement de la croissance et au renchérissement des matières premières nous conduisent à la prochaine crise financière qui sera à mon sens cataclysmique avec le niveau de liquidités dans le monde. La multiplication des quantitative easing nous mène à la catastrophe.

Ancien banquier privé, je ne sais qu’enseigner dans mes différentes interventions et je pense comme vous que le capitalisme va s’écrouler dans une échéance assez courte.

Au plaisir de vous écouter ou de vous lire,

Thierry

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65 réflexions sur « Courrier reçu : Le capitalisme à l’agonie »

  1. Le capitalisme ne s’écroulera certainement pas de lui-même, il continuera jusqu’à ce qu’il n’y ait plus une goutte de pétrole, de gaz, d’uranium et autre sources d’énergie à exploiter, il va s’adapter, peut-être se dé-mondialiser un peu, mais si on veut s’en débarrasser, il va falloir l’aider un peu à s’écrouler !

      1. Il n’est pas interdit à Trump de s’écrouler bien avant que l’agonie du capitalisme soit arrivée à son terme .

  2. Bonjour, de nombreuses personnes ont le même sentiment mais on semble se contenter d’être spectateurs de ce qui se prépare. Je constate qu’il y a assez peu d’extrapolations sur le scénario de cette chute du capitalisme (le point de départ étant sans doute une crise financière majeure entraînant quoi par la suite : disparition de l’Euro ?). De même, pour se prémunir un tant soit peu de cette crise à venir, les seules solutions sont malheureusement souvent à chercher du côté des survivalistes ( pour l’aspect stockage permettant de passer quelques mois à l’abri en ce qui concerne le point de vue alimentaire s’entend). Je serais heureux d’obtenir d’autres informations à ce sujet.

  3. Pendant ce temps les affaires continuent:

    Emmanuelle Wargon, directrice des affaires publiques chez Danone, devient secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire en remplacement de Sébastien Lecornu.

      1. Les canons à neige ont de beaux jours devant eux.
        Arrivée à Bercy de:
        Agnès Pannier-Runacher occupait depuis janvier 2013 le poste de directrice générale déléguée de la Compagnie des Alpes: elle assurait aux côtés du PDG Dominique Marcel le pilotage du leader mondial de l’exploitation des domaines skiables, qui en détient 11 (dont Tignes, Val d’Isère, Les Arcs) et exploite également 13 destinations de loisirs (Parc Astérix, Futuroscope, Grévin, Walibi).

    1. @Arkao :

      La compagnie des Alpes est en fait une filiale de la Caisse des dépôts , qui a eu l’occasion de cornaquer quelques études sur la prise en compte du réchauffement climatique sur la vie des stations alpines , souvent plus transversales et intéressantes que la seule issue  » canons à neige » dans laquelle s’est engouffré Wauquier et la Région pour faire « œuvre économique » .

      Mais il n’est pas dit effectivement que les solutions de facilité ne soient pas finalement préférées , car « on » gère du pognon à reconvertir , pas des degrés Celsius ou de la pollution en moins .

  4. Quelques paroles et réflexions qui n’ont pas été « interdites », mêlées à d’autres plus (trop) optimistes:
    « Face à l’urgence climatique, que faire ? »
    C’était animé par Taddeï 😉

    Le lien avec les finances y est abordé assez nettement…

  5. Les économistes comme vous, avec une expertise si précieuse, ceux qui savent réellement comment leur domaine fonctionne, ont le devoir de décrédibiliser les économistes experts en algorithmes abstraits, et ce dans les règles de l’art.

  6. Si jamais ça se produit, qui sait ce qui peut se passer aux USA ? Une grosse partie de l’épargne des américains va s’envoler…ils vont être furieux, et chercher un coupable. Et il ne faut pas être devin pour penser qu’un nouveau démagogue surgira alors pour représenter cette haine aux élections…

    Amis américains, Harold, Mat, Tommy, Laird, Lary, Theresa, Lovane, Jean, Jack, Suzan, lorsque ce crash surviendra, songez que la PAIX est notre premier capital ! Nous sommes tous humains, et nous sommes tous des imbéciles, pour n’avoir pas compris assez tôt, que le capitalisme nous menait à notre perte.

    Nous n’avons pas pris pour un sérieux WARNING la crise de 2008. Une fois la crise passée, ce fut le retour du « business as usual ». Alors ne cherchons pas un coupable, là ou il n’y en a pas. Ni les Coréens, ni les Chinois, ni les européens ne seront coupables… Le SEUL coupable sera le CAPITALISME PUBLICITAIRE ET FINANCIER, qu’il faudra accepter de REMPLACER par un autre système qui ne pourra pas être non plus le socialisme de l’URSS. Ce sera une aventure très difficile, mais pas impossible !

    Rien n’est impossible, lorsque des hommes décidés entreprennent résolument quelque chose. Mais tout sera détruit, si cette résolution de tout changer s’appuie sur l’anéantissent d’un peuple ou d’un pays ! Préparons-nous donc à cette nouvelle crise, soyons prêts à tout abandonner, et à tout reconstruire !

    Sans violence, sans chercher un bouc émissaire, tenons nous prêts !

  7. Avec les banques centrales chargées en milliers de milliards d’euro d’obligations un crash obligataire ne conduit il pas automatiquement à un crash monétaire ?

  8. Bonjour le blog,
    Quelque soit les aspects techniques qui sont avancés par les uns ou les autres, pour expliquer l’effondrement prochain du capitalisme, je n’y crois pas!
    On l’a déjà vu en 2008! Les subprimes auraient dû emporter le capitalisme aux oubliettes et pourtant….10ans après…

    Les « prêtres de la religion féroce » trouveront toujours des moyens pour se sauver….Quantitative easing, taux négatifs , autant d’outils « non conventionnel  » (terme très usité chez nos amis de BFMTV pour justifier l’injustifiable….)ont été mis en place pour sauver le système!!!!!.
    A la prochaine crise , les « capitalos » sauront s’accrocher aux branches! Ils inventeront n’importe quoi pour s’en sortir. Ils maquilleront les comptes, ils vous feront croire n’ importe quoi. Par contre, la petite assurance vie de Madame Michu, elle risque de se prendre une claque….mais bon tout le monde s’en fout!
    En 2008, tout le système financier aurait dû sauter. On a sacrifier Lehman Brothers pour faire croire que….. »Attentiionnn Mesdames, Messieurs, c’est grave et on a compris la leçon! On vous donne une banque en sacrifice!  » Ah, la bonne blague! La plupart des artisans de la crise de 2008 sont encore aujourd’hui aux manettes de la finance mondiale. Je serais curieux de comparer les organigrammes des 30 banques systémiques entre 2008 et 2018. Je pense qu’on ne doit pas trouver trop de bouleversements….
    Le capitalisme tombera via des forces extérieures pas de l’intérieur!
    Excusez ma colère! Mais j’en ai marre d’entendre toujours les mêmes prévisions de la mort « naturelle » du capitalisme via des mécanismes qui le feront « crever » tout en douceur……
    Mettez vous dans la peau d’un milliardaire, vous croyez qu’il va attendre gentiment de voir sa fortune fondre comme neige au soleil sans rien dire? Les privilèges de son argent, il va s’y asseoir dessus comme si de rien n’était?
    Permettez moi d’en douter!!!!!!!!!!!!!!!!

    1. Pierre,
      Le maquillage des comptes ce n’est qu’un pis-aller, tôt ou tard, cela apparaît, et alors cela donne la Grèce qui a bien failli causé la perte de l’euro, un petit pays, alors vous pensez au niveau mondial.
      Certainement on cherchera des expédients, mais ceux-ci s’épuisent, non ?
      Le capitalisme n’a pas inventé le mouvement perpétuel.
      Il pourrait muter, mais alors ce ne sera plus le capitalisme, un néo-féodalisme peut-être, l’hypothèse ayant été évoquée, dans le cas où les capitalistes tirent les marrons du feu. Le plus probable c’est un grand désordre, qui rebat toutes les cartes, car nous sommes dans un monde mondialisé.
      La question que je me pose c’est : les dirigeants, ceux qui occupent tous les postes stratégiques, dans les multinationales, dans les Etats, les administrations, pousseront-il à une reconfiguration générale du système vers une redistribution des richesses, avec de nouvelles règles à la clé impliquant un nouveau mode de vie, ou bien prévaudra-t-il le chacun pour soi, dans le dernier cas l’effondrement serait alors durable sinon définitif.

      1. « … dans le cas où les capitalistes tirent les marrons du feu. *»
        Mais, mais alors, qui sont les singes masqués ?
        * : Expression empruntée à la fable de La Fontaine Le singe et le chat. A l’origine, on disait : tirer les marrons du feu avec la patte du chat. Depuis, la patte a été amputée, et le sens s’est insensiblement inversé. Dans la fable, le chat tire les marrons de la braise, et son compère le singe les croque. On voit donc qui est le bénéficiaire : ce n’est pas celui qui se brûle…

    2.  » Les « prêtres de la religion féroce » trouveront toujours des moyens pour se sauver…. » À moins que, Pierre – souvenez-vous du temple de Dagon : « Guide-moi pour que je touche les colonnes qui soutiennent le temple. Je veux m’appuyer contre elles. »

  9. Où il est question des deux finances: la spéculatrice et l’autre …
    Hier soir, 15/10/2018:
    « Geneviève Férone Creuzet, née le 12 mars 1963 à Longwy (Meurthe-et-Moselle), est une personnalité française du monde des affaires. Elle est pionnière de la notation sociale et environnementale, spécialiste de la responsabilité sociale des entreprises, de l’investissement socialement responsable, et du développement durable.  »
    Cette dame avait des interlocuteurs qui ont permis de préciser les choses.
    C’était chez Taddeï (publicité gratuite) :-)))

  10. Le capitalisme, écroulé ? Sans aucun doute à échéance encore incertaine mais pas trop lointaine.
    L’economie Capitaliste ? Pas du tout certain, elle renaît sans cesse de ses cendres.
    La démocratie capitaliste ? L’autoritarisme est déjà en marche un peu partout. La démocratie en fait les frais, pas le capitalisme qui l’accompagne. Voir la Chine…
    Ce banquier annonce une cata monstre du capitalisme, sans le moins du monde envisager une alternative à ce système mortifère. Un peu facile comme mea-culpa. S’il proposait un remplacement par quelque chose de vertueux, on pourrait lui prêter attention et empathie. Là, on voit un mec qui a peur de ses conneries et de celles de ses copains. La belle affaire !

  11. C’est un ancien banquier qui vous écrit .

    Est ce que l’histoire de la banque ( depuis le code d’Hammourabi ?) se confond avec l’histoire du capitalisme ?

    La Nef peut -elle être l’amorce de la banque dans un système autre que le capitalisme , ou bien la banque ne peut elle par construction qu’être l’outil d’un système dit à l’agonie ,

    https://www.lanef.com/

    1. La Nef adosse son activité sur un partenariat appuyé avec le crédit coopératif, filiale « bio » de BPCE (en résumé, la NEF sert de rabatteur au CC, ni plus, ni moins). Il faut d’ailleurs aller voir la liste complète de ses partenaires pour situer à peu près à qui on a affaire: Les colibris, biocoop… Pour qui croit au concept de greenwashing, on peut estimer qu’il y en a ici un fameux échantillon.

      1. L’expert homologué par ARTE aura sans doute des lumières , s’il souhaite en faire part , dès qu’il aura quitté le studio tout à l’heure .

    1. Je n’ai pas d’idée arrêtée sur le cas particulier de cette « pas tout à fait complète » banque ( qui s’appuie entre autre sur la caisse régionale de la caisse d’épargne ) . Ma question , au delà des informations sur sa virginité , tendait plutôt à comprendre si la banque ( et alors sous quelle forme) avait une place facile à déterminer dans un système autre que capitaliste .

      Mais la question est peut être niaise et stupide , si l’on ne parle pas de monnaie en même temps .

      1. J’ai un parent (autre patronyme) qui travaille dans cette banque, pour la Nef, il conseille des entreprises pour orienter leurs activités vers le développement durable. Ce parent ne vient pas de la banque à l’origine, une formation scientifique, dans les sciences de la vie. Pas du tout un profil de banquier au départ. Après discussion, il m’a semblé vraiment convaincu qu’avec cette méthode il parviendrait à réformer le système. Je lui rétorquai ce que vous dites, à savoir que dans un environnement capitaliste c’est une vue de l’esprit, que de parvenir à un tel objectif. J’ai eu cette conversation il y a un an environ, je ne sais pas si le cas Hulot l’a fait changer d’avis ou pas. je vous tiens au courant !
        D’autres exemples que j’ai autour de moi, de personnes animées des plus belles intentions, avec un très haut niveau d’études, même scientifique, m’ont convaincu, que l’intelligence, le sérieux, des dites personnes, n’est pas forcément un gage de lucidité. Il faut un petit quelque chose de plus pour vraiment réaliser que ce système n’est pas réformable avec seulement quelques rustines. A moins que ce soit simplement parce qu’ils ont une famille, qu’il y a des bouches à nourrir, ou qu’il est difficile à mi-parcours de vie, de remettre en question un mode de vie auquel on s’attache. Bref, faudra de sacrées secousses pour que tout ce petit monde réalise dans quel monde Vuitton. 😉

      2. @PYD :

        Merci de l’écho .

        A ce point , je n’ai pas de vue de l’esprit , je cherche des raisons de m’en faire une .

      3. Pour le moment ma seule intuition , c’est que la place plus ou moins utile de la banque ( autre que nationale , centrale ou mondiale ) tient à son type d’activités ( dépôts ou investissements ) et que le diable arrive par la titrisation et le shadow Banking .

        trop simpliste ?

      4. PS. Ceci dit je préfère avoir ces personnes sérieuses, et honnêtes, à des postes importants que celles qui sont essentiellement animées par ‘l’esprit d’équipe », celui qui prévaut au dessus du plafond de verre. Le moment venu, ces personnes pourraient devenir les chevilles ouvrières, du monde à reconstruire. Combien sont-ils-elles ? Sauront-elles au moment décisif avoir la réactivité nécessaire pour mettre hors d’état de nuire ceux qui occupent le sommet de la pyramide ?

      5. @Pierre-Yves,

        Eh oui ! et pour ceux qui en doutent, prenons l’exemple d’une agence de voyage « verte », qui aurait passé des accords avantageux avec la SNCF, et qui proposerait le « Pass Coin Coin » : 12 € mois pour aller partout en France avec son vélo, repas végane compris.

        Personne ne conteste qu’il vaut mieux prendre le train, que la voiture ou l’avion. C’est un moyen de transport généralement admis comme « vert », et si en plus on prend son vélo avec soi, alors on est plus vert que vert.

        Mais si, à grand renfort de publicité*, on crée ainsi le besoin de parcourir 4 fois plus de km en train, en touchant 4 fois plus de monde, alors le coût écologique global (qui n’est pas nul pour le train) se multiplie par 16.

        Il me semble que cela suffit pour démontrer ce que tu dis, à ton parent ou ami.

        * Exemple de pub télé : une très jolie femme dans un train regarde l’horizon qui défile, focus et zoom sur une vache qui mâche de l’herbe au ralenti, en rythme avec une musique très branchée, genre Portishead…dans le reflet de la vitre, on voit qu’un bel homme arrive derrière la femme et l’enlace…le plaisir s’empare d’elle, elle ferme les yeux, et paf le slogan arrive …« Coin Coin…. je vais loin, je suis bien, c’est ma Terre, c’est ma Biosphère… « .

        Imaginons (histoire de continuer à délirer un peu) que cette publicité est diffusée à la télé, dans l’émission de télé-réalité branchée nature, « le spider challenge », suivant en direct 24/24 les participants d’un tour du monde à vélo, ne pouvant gagner leur nourriture végane qu’en capturant des arachnides typiques de chaque pays (chaque espèce étant assortie d’un certain nombre de points de nourriture, en fonction de sa rareté.)

        Eh bien on SAIT que peu à peu, certaines personnes plus influençables auront la FRUSTRATION de ne pas avoir ce fameux pass « coin coin », pour aller partout faire du vélo. Et surtout en VOIT, que l’influence ne touche pas seulement notre consommation, mais aussi notre culture, puisque le contenu culturel s’adapte à ce qui doit être vendu. C’est donc un endoctrinement. Aucun espoir de sauver la nature comme ça…

  12. Vu l’échelle des structures concernées, même si la tête du canard capitaliste a été coupée en 2008, il peut encore courir un moment avant de cesser tout mouvement.

    La question reste, pour chacun, à l’échelle de sa vie : Qu’est-ce que je fais moi, dans ce contexte, avec le temps qui m’est imparti ?

  13. Si danger imminent il y a d’un bankrun, on devrait assister à une série de valses d’acquisitions de biens pérennes (immobilier, mines, entreprises de pointe…). A surveiller aussi l’évolution du droit dans certains secteurs.
    Les situations hors normes invitent à bricoler des procédés appropriés, non ?

    1. Il faudrait songer déjà à organiser un gouvernement fantôme avec des relais dans les grandes entités économiques et financières, prêts pour le cas où. Il serait intéressant de savoir si dans certaines loges maçonniques on en discute, et si oui pour faire quoi … N’en étant pas, je n’en ai aucune idée. A Bercy Servigne avait été contacté pour évoquer ce qu’il faudrait faire en cas d’effondrement. Bref, avis à Elise Lucet, il y a là un sujet en or : Se prépare-t-on vraiment à faire face aux situations d’effondrement ?

      1. Je me demande bien qui peut réellement « faire face » à un effondrement qui est potentiellement écologique , financier , économique , social , idéologique , psychique ….à part celles et ceux qui s’effondrent.

      2. Bien entendu, mais un effondrement n’est pas nécessairement quelque chose qui suit une progression linéaire, et très rapide. Il peut y avoir différentes phases dans un l’effondrement, et donc encore la possibilité d’éviter le pire, de phase en phase, d’où le fait que les administrations, les politiques, tous ceux qui occupent des postes au sein de la logistique d’ensemble, ont un rôle à jouer pour trouver des solutions de remplacement à l’existant.
        Juste un exemple, on peut imaginer que le réseau internet s’effondre tout simplement parce que les opérateurs n’ont plus de clients solvables, suite à une crise financière cataclysmique, le pouvoir politique peut alors prendre la décision d’offrir la gratuité du réseau à tous, parce que le réseau permet de coordonner les activités humaines qui peuvent encore l’être.

      3. @PYD :

        Ce que je voulais dire , c’est que les solutions ne viendront pas « d’en haut » de la part de ceux qui ont été mis là par le système défaillant , mais de ceux qui ont à souffrir de l’agonie du système défaillant . Ce qui , en principe , de ce que l’on peut imaginer fait pas mal de monde ( sinon 99%) , d’horizons , de statuts , de races , de sexes , de religions , de savoirs , d’âges ….très divers .J’ai déjà exprimé qu’il me semble que la principale difficulté , ce ne sera pas de renvoyer le 1% dans ses 22 , mais de faire en sorte que les 99% se connaissent et travaillent en convergence sur une phase de transition , dont je ne sais pas imaginer si elle sera brutale ou plus mesurable ( disons une ou deux générations ) .

      4. Juannessy,
        je suis d’accord, mais il me semble que cela sera difficilement réalisable si à un très haut niveau, en particulier dans les administrations, dans les grandes entreprises, certaines personnes très qualifiées, logisticiens, ingénieurs (y compris financier) ne prennent pas fait et cause pour les 99%. Comme je le disais aussi par ailleurs, ces personnes qui se situent sans doute pas très loin du plafond de verre, sans donc en avoir le mauvais esprit d’équipe (quoique des renégats parmi les 1% ne soit pas à exclure totalement) ont les compétences techniques relatives au fonctionnement global du système. Je pense au nucléaire, aux télécommunications, au réseau en eau potable, à l’agro-alimentaire …. Bien entendu si l’effondrement parvient en phase finale, ces compétences deviendront de peu d’utilité en regard de la compétence par exemple du jardinier… L’entraide devra être généralisée au sein de la population quoiqu’il en soit.

      5. La très grande majorité de ceux que vous citez sont déjà ( certains sans le savoir peut être encore ) dans les 99 %.

        Comme souvent dans les contextes plus ou moins violents , c’est plutôt les forces dites de sécurité ,dont l’armée , qui peuvent poser question ( et se poser des questions , dans les régimes un chouïa démocratiques ). J’imagine aussi que selon les pays , et l’histoire des services publics Vs services privés , les évolutions n’auront pas les mêmes opportunités et rythmes .

  14. Désolé j’interviens sur l’émission d arte ici mais à côté ce n’est pas ouvert. C’était enregistré en condition de direct ou en direct, le rythme est compliqué, vous avez beaucoup progressé en terme d intervention courte , c est frustrant mais plus efficace, c’est bien. Les journalistes ne vous étaient pas hostiles loin de là mais je trouve que vous portez plus dans l’adversité, marquer à l’extérieur compte double, continuez, allez je vais voir le match de foot maintenant, bonne soirée

    1. Pour ceux qui auront suivi l’émission , je pense que la dernière intervention sur l’extra-territorialité morale unique de la finance marquera durablement les esprits . Je me suis surpris ( sans doute parce je l’avais en tête car il en avait déjà été question ici ) à avoir envie de bondir pour dire ce que Paul Jorion a répliqué in fine au vieillard cacochyme à visage de trentenaire assis à sa droite.

      Le début de discussion sur la finance éthique mériterait ( c’était l’esprit de mon évocation de la Nef , en particulier , et de la place de la banque dans une économie non capitaliste , de façon plus globale et analytique ) qu’on y revienne dans les semaines à venir . Au delà du Crow-funding , Jacques Attali a peut être un rendu d’expérience personnel et circonstancié sur le sujet , et surtout avec une vision large et synthétique car le peu qui a été dit lors de l’émission montre qu’on peut rapidement s’y perdre et mal maîtriser les rapports d’échelle .

      1. A propos « d’extraterritorialité » morale et éthique revendiquée par l’économie capitaliste , je me suis demandé en lisant le programme des deux journées bordelaises auxquelles doit participer Paul Jorion (  » se débarrasser du capitalisme » et « l’Europe en quête de frontières ») , si la seule vraie bonne question sur la ou les frontière ne concernait pas en fait celle où s’impose cette « extraterritorialité » .

        Ce qui est évident , c’est que toutes les autres « frontières » , qu’on les supprime , qu’on les maintienne , ou qu’on les invente , sont nulles , non avenues et inefficaces , si cette aberration n’est pas tuée .

    2. Ce qui est marquant dans ce format d’émission, c’est qu’il n’y a finalement pas possibilité de dialogue, de discussion, chacun étant contraint par la dictature de l’horloge de ne pouvoir qu’exprimer son point de vue.

      1. Exact, et il y a ces vidéos introductives et à prétention humoristique intercalées entre les différentes questions qui font perdre un temps qui aurait pu être consacré justement au débat. Je confirme, Paul a été très bon dans son intervention finale qui remettait les choses dans la bonne perspective, la journaliste de la Croix était également pertinente.

      2. En même temps , contenir sa colère en s’obligeant à laisser son interlocuteur épuiser son sujet , ça peut permettre , pourvu qu’on soit soi même assez pertinent pour concentrer sa réponse en une phrase juste et « évidente » , de faire en sorte que l’interlocuteur se déconsidère tout seul , simplement en exposant en toute clarté et naïveté son catéchisme d’un autre âge .

    3. Oui excellente intervention à la fin, ou tout est dit directement sous contrôle et en démontant l’argumentaire (bien rodé) du jeune premier de cordée.

  15. Il y a peut-être un scénario qui pourrait bien être à l’œuvre en ce moment aux Etats-Unis avec Trump : d’abord, retour à un « capitalisme national »; on « rapatrie » le maximum de capitaux au pays, on muscle les organes militaires et policiers, on lève le pont levis (ou plutôt on construit des murs aux frontières), on prépare les habitants aux risques des méchants envahisseurs envieux et mal intentionnés, qui voudront accourir pour leur voler leurs pains et commettre des viols, on les arme (bon, c’est déjà fait), on conditionne un « lumpenprolétariat » toujours plus nombreux sous le joug d’ultra-riches entourés d’un personnel de sécurité aux ordres et suffisamment nombreux ; on continue à aménager des ensembles résidentiels entourés de clôtures bien construites, bien sécurisés et auto-organisés. Il y aura un petit réglage supplémentaire pour parfaire le système en mettant complètement la main sur les nouvelles technologies de l’information et du traitement du big data, et sur les moyens ultramodernes de propagande ; au passage, il faudra disposer aisément de l’outil de surveillance pour pouvoir éliminer les éventuels « terroristes en herbe ». Là, une personne comme l’ex-directeur de Cambridge Analytica pourra être d’un grand secours, aidé d’un ministre du genre de monsieur Bannon, qui ont déjà fait leur preuve de l’efficacité de l’outil et ont pu le tester en vraie grandeur (voir à ce sujet, l’excellent documentaire récemment diffusé par Arte…). Il faudra se débrouiller pour baisser le niveau général d’éducation de la populace, et trouver le moyen de s’attacher une « élite » qui constituera une caste de hauts managers capables de faire tourner le système. Il faudra également trouver le moyen d’occuper cette populace, car, s’est bien connu, l’oisiveté est source de vice et de déviance. Evidement il faudra modifier quelques rouages institutionnels de la « démocratie » pour la rendre apparente mais inopérante (mais c’est en de bonnes voies, compte tenu des nominations qui s’annoncent) …..Et là, les Etats-Unis se croiront fin prêts pour faire face à l’effondrement….

    1. En fait, ce que je veux dire, c’est que face à la menace évidente d’un effondrement à venir, les dominants et ultra-riches ont logiquement intérêt à verrouiller le système. A ce titre, le pays dispose de moyens technologiques d’un niveau absolument inédit, que ce soit du point du soft-power ou du hard-power. A suivre l’épopée Trump, on pourrait percevoir en pointillé une telle trajectoire. En plus, ce dernier semble un expert tout à fait à l’aise pour manier le mensonge et le faire accepter, voir approuver par la population. C’est important pour cette entreprise. Un bon dictateur (le mot est laché) devra être capable de tromper son auditoire et de montrer une apparence d’un bon prédicateur se devouant au profit du bon peuple. A noter un ingrédient â ajouter à mon commentaire précédent, celui de pouvoir entretenir dans l’imaginaire du peuple la menace d’ennemis extérieurs, d’un camp du mal, pour que la populace puisse s’identifier au camp opposé (une vieille recette que nous a parfaitement exposé depuis longtemps Orwell). En ce sens, savoir entretenir une guerre de basse intensité ou tout au moins un chaos extérieur, permet de bien rassembler le troupeau à l’intérieur de l’enclos, et justifie les investissements militaires colossaux….

    1. L’homme qui adore cracher à la gueule des travailleurs et pas dans sa soupe. Friot a raison nous avons affaire à des voyous. Castors mais aussi avoir un doigt dans toutes les tartes.

  16. bonjour
    Pour moi, c’est le problème de la transition qui se pose , plus que d’annoncer la fin du capitalisme, ou son agonie qui peut durer longtemps. Certains parle de crise chronique et de stade sénile du capitalisme (Tom Thomas).
    Mais il est certains que les élites , les classes dominantes feront tout pour perpétuer le système économiques, elle résisterons. mais aussi certaines catégories sociales qui perdrons aussi beaucoup a cette agonie du capitalisme(classes moyennes, ou ouvrières), car si beaucoup perdent leur travail , il résisterons.
    Donc , je pense que l’on , va y aller a reculons, pour la plupart, dans cette période de transition du capitalisme …à une autre société. Mais cela risque de se faire dans les larmes et le sang, avec parfois des avancées historiques, mais aussi des régressions, des luttes….des guerres .
    Cette transition , peut se faire comme la transition du féodalisme au capitalisme, il a fallut plusieurs étapes au capitalisme pour arriver au stade actuel, de la société paysanne agricole en passant par la révolution industrielle. le prolétariat, la classe ouvriére a du lutter , pour « s’intégrer », résister se construire. Tout cela c’est fait avec des avancées , recul et dans le sang , et les larmes. Maintenant c’est l’inverse les gens sont exclus du capitalisme de plus en plus, la sortie du capitalisme risque d’étre douloureuse.Sauf si on agit, collectivement , on anticipe, résiste, comme avant.Pour cela il faut avancer des idées, un programme politique, des organisations, des partis, des syndicats. je ne parle pas des organisations actuels , partis , syndicat , qui s’accroche tous a l’anciens monde, ils ont la nostalgie des trente glorieuses, d’un retour au capitalisme, non , tout reconstruire sur une perspective.
    il faudra peut ètre deux , trois générations pour que cela se réveille, mais il faut savoir que nous sommes pris dans une course de vitesse, pour régler certains problémes ,écologique, entre autre.
    Rappel, rappelons nous quand K Marx écrit le Capital , le capitalisme en est a ses tout début, énorme capacité d’anticipation, personne ne réaliser vraiment…..

  17. Je crains que le capitalisme, entendu comme propriété privée des moyens de production, ne soit pas le fond du problème, et que son remplacement par un autre système ne réduise pas les maux anthropologiques qui sont près de condamner notre espèce. Le système soviétique s’est montré tout aussi apte à piller les ressources sans souci du long terme, et je ne vois pas la Chine freiner bien fort sur les émissions de GES.

    Plus fondamentalement, nous sommes pris au piège des mécanismes évolutifs décrit en premier par Darwin, qui nous poussent à exploiter à fond les ressources disponibles jusqu’à ce que leur épuisement aboutisse à l’effondrement des populations, après quoi le cycle peut reprendre avec les survivants.

    Pas de solution sans en prendre conscience, puis s’imposer tout un tas de restrictions, en faisant passer l’intérêt à long terme de l’espèce avant l’intérêt à court terme des individus. Comme il y aura beaucoup de réfractaires, et que les mauvais exemples sont extrêmement contagieux, ça ne pourra pas se faire sans un niveau notable de coercition.

    Mal barrés, non ?

  18. Chères toutes, chers tous,
    Nous avons déjà des pays qui a différents degré vivent l’effondrement?
    La Grèce que j’ai visité avec Pangiotis Grigoutiou historien et anthropologue.
    L’Argentine et l’Afrique du Sud qui vivent régulièrement des rupture de normalité, c’est à dire que l’électricité n’est pas toujours disponible et les forces de sécurités n’interviennent déjà plus sur tout les territoires.
    Le Brésil vît également un effondrement social et désormais politique avec le Capital qui choisi pour perdurer la droite extrême, Steve Bannon en conseiller avec les enfants Bolsonaro entendu hier sur France Culture.
    Que nous disent t ils de notre présent à venir.
    Le Mexique avec la corruption et les cartels.
    Le Venezuela dont la complexité empêche un qualificatif simple.
    ETC …
    Et les USA qui vivent entre les cotes est et ouest.
    Allez comme toujours avec toute ma tendresse, Pierre de la tribu des Queralt’s

  19. J’ai une proposition à faire à cet ancien banquier.
    De votre message à Paul Jorion, j’en conclus que vous êtes conscient d’avoir gagné votre vie dans un secteur déviant dont les principes pseudo-scientifiques pour justifier l’immoralité de son fonctionnement ont été sélectionné pour servir l’idéologie de l’oligarchie dominante.
    Il me paraît opportun, pas pour vous racheter d’une quelconques faute, d’utiliser votre réseau, qui je l’espère se trouve en majorité en dessus du plafond de verre, pour y dénicher d’autre banquier légèrement torturer et conscient de leur vrai rôle social, et de rechercher ensemble comment contribuer à amortir la cata et si possible la contenir au maximum aux porte-monnaie de vos anciens maîtres.

      1. La récente révélation de Cum ex suffit à démontrer que les forces internes banquières , non seulement ne sont pas dans le « masochisme » , mais accroissent leur sadisme .

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    Le monde agricole se meurt et ce texte n’y change rien
    Relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire : nouvelle lecture – Par Cécile Cukierman / 25 septembre 2018

    Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, nous nous retrouvons donc pour examiner en deuxième lecture le projet de loi ÉGALIM, dont l’objet premier, après les états généraux de l’alimentation, était de rééquilibrer le partage de valeur dans les filières agricoles. Il s’agissait de répondre à une question simple : les agriculteurs pourront-ils enfin vivre décemment de leur travail ? Il semble, malheureusement, que la réponse à cette question soit négative, surtout après l’examen en deuxième lecture du texte par l’Assemblée nationale : le débat et la position du Gouvernement nous ont éloignés de cet objectif.

    Aujourd’hui, nous ne pouvons que constater cet échec. Encore une fois, l’urgence que connaît le monde paysan n’est pas traitée de manière satisfaisante, et nous continuerons, au travers de débats, de missions d’information, à faire le constat d’un monde agricole qui se meurt. Car ne nous y trompons pas, ce projet de loi sans saveur ne pose en aucun cas les bases d’un revenu paysan, alors même que cet élément apparaissait comme prioritaire à l’issue des états généraux de l’alimentation…

    Le rétropédalage du Président de la République et du Gouvernement remet en cause une transition agricole que tout le monde semblait vouloir. Je dis bien « semblait », car comme l’a souligné mon ami André Chassaigne lors de son intervention dans la discussion générale à l’Assemblée nationale, le « verbatim » des discours de la majorité présidentielle a grandement évolué et montre une dilution des engagements.

    À l’article 1er, tout d’abord, le Président avait affirmé, dans son discours de Rungis, qu’« afin de permettre aux agriculteurs de peser dans les négociations, des indicateurs de marché, des coûts de production et des contrats types par filière doivent être définis ». Aujourd’hui, le verbe « devoir » est remplacé, dans le texte que nous étudions, par le verbe « pouvoir » : nous y lisons en effet que les organisations interprofessionnelles « peuvent » élaborer ou diffuser ces indicateurs, qui « peuvent » servir d’indicateurs de référence, et qu’elles « peuvent », le cas échéant, s’appuyer sur l’observatoire. On en conviendra, entre « devoir » et « pouvoir », le champ des possibles est immense !

    Alors que les paysans ont besoin d’être protégés des griffes d’un modèle économique qui les tue un peu plus chaque jour, l’État refuse de s’immiscer dans la construction des prix. Pour les syndicats – y compris la FNSEA –, « en envoyant aux acteurs économiques des injonctions à faire, l’État leur renvoie la responsabilité et refuse d’assumer son rôle de régulateur ».

    Ainsi, rien dans ce texte ne permettra la mise en place d’un prix plancher d’achat défini collectivement et prenant directement en compte les coûts de production régionaux. L’interdiction de la revente à perte et la définition d’un prix abusivement bas, ainsi que la prise en compte du revenu paysan dans la construction des indicateurs, ont été systématiquement rejetées. Il en est de même du déclenchement d’un encadrement des marges de la distribution en cas de crise. Que dire aussi du silence qui entoure le foncier agricole, en dépit du caractère fondamental de cette question ?

    De plus, si la commission d’enquête chargée de tirer les enseignements de l’affaire Lactalis recommande aux pouvoirs publics de mieux encadrer et de contraindre davantage les acteurs économiques en matière de sécurité sanitaire, il doit en être de même en ce qui concerne l’équilibre des relations commerciales. En effet, ces mêmes acteurs, de l’industrie à la distribution, ne s’embarrasseront pas de scrupules dans la recherche de la maximisation de leurs profits, qu’il s’agisse de la sécurité alimentaire ou des relations commerciales, au détriment des paysans et des citoyens. Compter sur une responsabilisation des différents acteurs est illusoire. Les agriculteurs n’y croient plus, tant la discussion interprofessionnelle est tronquée du fait du déséquilibre des forces en présence, et ce n’est pas le seul médiateur qui pourra inverser la tendance ; nous le savons toutes et tous.

    Nous regrettons aussi que ce texte, de manière grossière, dresse les agriculteurs contre les consommateurs, alors même que la révolution que doit connaître le monde agricole profitera à tous.

    Comment accepter le refus de l’étiquetage, qui renforcera la traçabilité et mettra en valeur les modes de production vertueux ? Comment accepter le refus d’inscrire dans la loi l’interdiction du glyphosate, dont on connaît la nocivité pour les agriculteurs et les consommateurs ? Malgré la remise en cause pure et simple du principe de précaution par le rapporteur en première lecture, nous ne pouvons minimiser la condamnation de Monsanto par la justice américaine cet été.

    Ce projet de loi ne fait qu’illustrer, une fois de plus, les stratégies de communication du Gouvernement, les promesses trahies, ainsi que la frilosité de la majorité sénatoriale, pour ne pas dire son entêtement à ne pas prendre la mesure des défis climatiques, écologiques et sanitaires auxquels doivent faire face nos agriculteurs.

    C’est un énorme gâchis, tant pour la première partie du texte que pour la seconde. Nous n’attendions pas grand-chose de la CMP, si ce n’est un peu de respect pour les travaux du Sénat, qui avaient permis, notamment pour la première partie, quelques avancées… Nous nous abstiendrons sur la motion présentée par la commission.
    https://senateurscrce.fr/activite-des-senateurs/la-discussion-et-le-vote-de-la-loi/affaires-economiques/article/le-monde-agricole-se-meurt-et-ce-texte-n-y-change-rien

    des comme ça il y en a la « tonne » !

  21. Si le capitalisme c’est prêter l’argent qui n’est pas disponible ou il le devrait moyennant un intérét, ne peut on pas considérer que le capitalisme est au moins comateux depuis 10 ans ou les taux d’intérêts sont à quasiment 0% . Les taux supérieurs demandé aux emprunteurs représente une socialisation pondérée du risque de non remboursement.

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