Démocratie à dérive ploutocratique : quelques exemples

Merci à François Corre de m’avoir signalé cet édifiant télescopage de l’information ! Ouvert aux commentaires.

Paris-Normandie : Bus et métro à Rouen : les fraudeurs « habituels » plus vite sanctionnés, le 22 octobre 2018

« Les fraudeurs habituels du réseau TCAR seront désormais poursuivis deux fois plus rapidement. »

« La loi a évolué, détaille Pascal Prache, procureur de la République de Rouen. Auparavant, pour constituer un délit de fraude d’habitude exposant le contrevenant à six mois de prison, il fallait que dix voyages ne soient pas acquittés. Désormais, la limite est passée à cinq. […] souvent, les fraudeurs sont insolvables ».

Coût total de la fraude par an : un demi-million €

Paris-Normandie : En Normandie, la fraude fiscale estimée à environ 4 milliards d’euros, le 22 octobre 2018

« Dans un rapport, Solidaires Finances Publiques dénonce l’accroissement de la fraude fiscale en France et en Normandie […] L’occasion de réclamer plus de moyens humains pour mieux lutter contre ces pratiques douteuses. »

« 3 100 postes ont été supprimés sur le contrôle fiscal. Le gouvernement vante sa loi anti-fraude mais, dans le même temps, il persiste dans la réduction des moyens de l’administration fiscale : le projet de loi de finances 2019 prévoit 2 130 suppressions d’emplois. »

« Depuis 2002, poursuit Isabelle Laurent [contrôleuse fiscale et responsable syndicale], ce seront ainsi plus de 40 000 emplois qui auront été supprimés à la Direction générale des finances publiques et plus de 200 emplois supprimés dans notre département, alors que la charge de travail ne cesse de s’accroître. Le numérique à tout va ne remplace pas un agent qui travaille sur les dossiers et connaît le tissu fiscal. »

Coût total de la fraude par an : 4 milliards € (= 8.000 x un demi-million €)

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55 réflexions sur « Démocratie à dérive ploutocratique : quelques exemples »

    1. Pas forcément. S’il y a des postes automatisables dans l’administration fiscale, pourquoi ne les automatiserions-nous pas ? Automatisons le plus de choses possibles, et comme ça, cela libère du temps pour faire d’autres choses utiles. A condition de ne pas utiliser le temps libéré pour faire des choses inutiles…

      1. tu as raison Thomas, mais il y aura toujours moyen de s’authentifier à l’insu de la machine sans quelle le sache.

  1.  » Démocratie à dérive ploutocratique « ….
    Titre percutant de premier choix!! A diffuser.
    Caractéristique supplémentaire, le cynisme institutionnalisé.. : le scandale  » CumEx  » :
    https://www.tdg.ch/economie/fraude-cum-ex-coute-63-milliards-fisc/story/20246281
    mais, rassurez-vous…https://www.lemonde.fr/cumex-files/article/2018/10/18/cumex-files-la-france-sera-intraitable-promet-gerald-darmanin_5371469_5369767.html
    surtout que c’est une véritable « surprise » pour les « autorités »..(en tout cas le Sénat, tuyauté par un certain Jérôme):
    https://www.lemonde.fr/cumex-files/article/2018/10/18/cumex-files-quand-jerome-kerviel-alertait-les-senateurs-sur-le-scandale-aux-dividendes_5371379_5369767.html

    1. Un nouveau témoignage factuel de la « religion féroce » …
      Pourquoi ne réussit-on pas à instaurer une taxe sur les transactions financières ?

    1. Bonjour,
      Les pauvres sont considérés pour des variables d’ajustement.
      La Sncf mesurait il y a déjà quelques années le taux de remplissage des trains régionaux et effectuait sa rentabilité par rapport au retard un % et tous ces calculs étaient affichés sur les vitres des gares.
      Même chose lors d’une grève. La gare était fermée pour seule information « pas de train ». Heureusement a été institué par nos députés un service minimum par bus. C’est tout une histoire parce que d’un côté le régime spécial cheminot a été supprimé et de l’autre une société de bus était affrétée.
      Ce que je peux dire est que seules les lignes Tgv ont été maintenus et les petites lignes Ter déficitaires plus ou moins rentables ont été sur le point d’être abandonnées. Aucune évolution pour les habitants des communes rurales.

    2. Quel débit et quelle clarté d’expression !

      Sa proposition de nouveau mode d’affectation du financement des partis est séduisante , et , tout en laissant imaginer les perversions possibles du nouveau système , ce serait assurément plus sain que le système actuel qui a plus de vertus que d’autres , ailleurs , mais laisse visiblement encore trop l’avantage au conservatisme et aux « installés » politiquement ou économiquement . En même temps , on peut relever qu’au Royaume uni où il n’y a pas de financement public , il arrive que l’on vote à gauche !

      Au delà du financement des campagnes , il faudra sans doute davantage « formaliser » , pour la meilleure équité possible , les lieux , durée , calendrier ,nature des supports ..de ces mêmes campagnes , pour que le combat soit davantage « à chances égales » .

      On notera , pour donner une idée de la difficulté à trouver le bon dosage , que la Suisse , donnée très souvent , et souvent à raison , comme une des formes de démocratie institutionnelle les plus avancées , ne met aucun centimes de franc ( suisse) dans le financement de la vie politique , et se satisfait d’une formidable opacité des sommes récoltées en cette occurrence . Contagion « bancaire » ?

  2. Fraude institutionnalisée et comportements délictueux légalisés:

    « Faut-il s’attendre à une crise financière majeure ? » Jean-Michel Naulot sur blog de Médiapart. Donc article en consultation libre:
    https://blogs.mediapart.fr/jean-michel-naulot/blog/181018/faut-il-sattendre-une-crise-financiere-majeure

    On notera le 4.ième commentaire -22/10/2018 09:32 Par Relttam-: de bonnes intentions, évidemment, invalidées par une paille originelle; « la » paille basique.

  3. Il y aurait peut-être un moyen de supprimer la fraude fiscale, ce serait de basculer toute la fiscalité sur la TVA.

    En supprimant en même temps la publicité, cela pourrait être indolore pour le contribuable, et bénéfique pour les comptes publics, parce que l’Etat pourrait récupérer 1% des 2% de chiffre d’affaire que les entreprises du CAC40 lui consacrent. L’autre 1% serait récupéré par les firmes, ou non investi ce qui revient au même.

    Qui y perd alors ? Les entreprises qui vendent de la publicité, et les médias qui les diffusent. Mais s’il faut devenir plus sobre, dans l’avenir, c’est un peu comme arrêter de fumer, il faut bien un jour ou l’autre lâcher son paquet de clopes.

      1. En effet, la TVA est un impôt, un vrai impôt, et injuste. Suffit d’être contraint de dépenser tout son salaire afin de vivre pour le savoir intimement. Les fins de mois difficiles commençant vers le 15 du mois en cours sont d’une pédagogie implacable.
        En revanche, si votre revenu dépasse vos besoins incompressibles, c’est bonnard. Peut-être notre ami Vincent Rey est, ou a été, dans ce cas. Peut-être.

        On peut faire appel à la DUDH pour une vue plus abstraite, mais le concret vécu est assez parlant. Il reste qu’en France, la TVA représente la rentrée budgétaire principale, un signe que la ploutocratie règne d’une main ferme.

      2. En l’état , c’est une évidence .

        Notons quand même que la TVA , pour autant qu’on est vraiment la maîtrise nationale et internationalede ces taux, peut être une sacrée arme pour matraquer les dépenses  » inutiles  » ( non « essentielles ») et constituer , via une mise à zéro du taux sur les biens vitaux , un pas vers les gratuités .

      3. L’idée que la TVA est un impôt injuste est martelé depuis des années par tous les partis de gauche, mais je demande à voir, car entre les multiples abus de bien sociaux, la fraude fiscale, l’optimisation fiscale, combien de milliards échappent au fisc ? Ça vaudrait au minimum le coup d’en faire le calcul…

        Au moins, avec la TVA, c’est l’USAGE des biens et des services qui est taxé. Que l’on passe sa grosse Mercedes ou le salaire de sa femme de ménage, ou la réfection de sa maison sur le compte de l’entreprise, que l ‘on maquille son revenu, pour le rendre le plus faible possible avec des fausses factures, ou que l’on crée de la fausse valeur en faisant la promotion d’artistes bidon, d’une manière ou d’une autre, la collecte de la TVA se fait. Qu’est ce qui empêche ensuite de rendre la TVA progressive ? Il y avait autrefois une TVA sur les produits de luxe…

        On pourrait aussi beaucoup alléger le travail des agents du fisc, qui pourraient faire autre chose de plus intéressant, ou de plus utile, ce qui ferait une économie. A l’échelle de l’Europe, on aurait peut-être intérêt à prendre ce genre de mesure. Dans un seul pays non, ça ne ferait qu’étendre le traffic de cigarettes à tous les autre biens.

        Mais pas sûr que les pauvres y seraient de leur poche…je n’ai pas de certitude, mais je demande à voir.

      4. L’homogénéité des taux de tva ,par montant et nature, est d’ailleurs un bon moyen de mesurer l’homogénéité et la cohérence réelles des alliances internationales . D’une certaine façon on peut lire la politique d’un pays ou d’une entité internationale au travers de la constitution de son « packaging TVA  » ( pour mémoire la TVA représente plus de la moitié des ressources du budget français ). L’OCDE organise fréquemment des réunions internationales pour mesurer les impacts de cette ressource et de la valeur de ses taux .

        On notera aussi que c’est , avec le minitel, une invention française qui a eu un succès mondial .

      5. La raréfaction du travail pèse sur les salaires, qui décollent de plus en plus difficilement du niveau bas, et on se raconte des histoires, si on pense que cette tendance a une chance de s’inverser. Par contre, la consommation ne diminue pas en valeur, elle change juste de nature en se déplaçant vers les produits de luxe. C’est très visible pour les automobiles, mais ça doit se constater aussi pour tout le reste.

        C’est pourquoi je me demande si une augmentation de x% de la TVA, que viendrait compenser x% d’économie grâce à l’abandon de la publicité, ne serait pas finalement indolore pour le consommateur, en n’ayant pas d’influence sur les prix. On peut en tout cas penser que ce serait positif pour la société en général, en faisant stopper à terme « l’aliénation consumériste » générée par la publicité, ce qui donnerait le « top départ » de la révolution culturelle dont on a besoin.

        Avec 4 ou 5 taux, allant du taux de première nécessité au taux de luxe , les revenus de l’Etat demeureraient stables tant que la valeur de la consommation resterait au même niveau, et même si cette consommation vient à changer de nature en devenant plus luxueuse ou plus populaire. En couplant cela avec une taxe légère sur les transactions financières, ce serait peut-être la façon la plus « douce » de changer de modèle, réalisable dans un seul pays.

        On propose souvent autre chose, un système de contrainte salariale, fiscale et écologique, mais de telles politiques passeraient-elles 2 fois l’étape du vote ?

        La contrainte salariale produit des distorsions de concurrence, la contrainte fiscale ne marche pas face à des cabinet d’optimisation fiscale qui auront toujours une technique d’avance (en attendant peut-être, de pouvoir être contré par une intelligence artificielle). Quant à la contrainte environnementale, on ne voit pas comment elle pourrait être efficace, sans s’appuyer sur une forme de totalitarisme.

      6. Pour ne pas raconter trop de bêtise sur la TVA :

        https://www.economie.gouv.fr/cedef/taux-tva-france-et-union-europeenne

        Je n’ai pas retrouvé combien chaque « valeur de taux de TVA  » apporte en ressources au budget .

        De taux particulier à réduit , puis intermédiaire , puis normal ( le normal étant le plus élevé pour Bercy ), on notera qu’il y a déjà une certaine  » morale » dans l’affectation des taux . Pour aller dans la direction de la gratuité , ma proposition consisterait à mettre à zéro les taux particulier et réduit . Le manque à gagner serait à trouver sur le taux « normal » puis intermédiaire si nécessaire .

        Au passage cette classification donne une vision explicite et implicite de ce qui est considéré comme bien essentiel actuellement ( au moins en France );

        On notera aussi que si la « morale » peut s’exprimer au moment de la tonte du mouton , elle se manifeste aussi dans la façon dont on affecte la ressource ainsi constituée . Je pense en particulier à ce qui s’est passé depuis 2014 au moment où le « rab » procuré par le passage du taux normal de 19,6 à 20 % a en fait été affecté au financement naissant du CICE .

  4. Une petite précision sur ces deux articles dans la version papier du journal…
    Le premier (transports publics) fait la ‘une’ en première page avec le gros titre « Les fraudeurs devront payer ! », renvoyant vers l’article en pleine page 3.
    Le deuxième (finances publiques) est aussi en première page avec un petit encadré en haut à droite « Des milliards de fraude fiscale en Normandie », renvoyant vers l’article d’une demi-page (12) environ.

    1. Quand on a été pendant 40 ans la propriété de Philippe Hersant , il ne faut pas trop s’étonner de la ligne éditoriale et de la sélection des gros titres .

      J’imagine que si la deuxième info parait ( en petits caractères comme dans les contrats suspects ) malgré tout , c’est pour ne pas trahir complètement sainte Thérèse de Lisieux .

      1. C’est clair…
        Ceci dit, après une énième ‘difficulté financière’, ce journal régional (et le groupe) appartient aujourd’hui à un industriel local, pardon un entrepreneur; qui a été préféré à l’autre candidat, un groupe de presse belge ! 😉
        Comme disait Coluche, nous reste plus Lisieux pour pleurer !

    2. ça me rappelle Jugnot, à qui on criait « Salaud de pauvre ! » dans le film « une époque formidabe ». On a pas avancé d’un pouce depuis, malgré 20 ans de gesticulations…

  5. (©AFP / (23 octobre 2018 19h06)
    Après une hibernation prolongée 91 ans durant, l’ex-président de la Fed, (1979-1987), Paul Volcker se réveille et aperçoit la réalité avec un temps de retard: « Nous sommes dans un sacré bourbier (…) « Le gros problème c’est que nous sommes en train de développer une ploutocratie » (..) « Nous avons un nombre énorme de gens énormément riches qui se sont persuadés qu’ils le sont parce qu’ils sont intelligents et constructifs. Ils n’aiment pas le gouvernement et ils n’aiment pas payer des impôts ».
    Avant on devait être plus simplement moderne progressiste et ambitieux.

  6. La fraude fiscale, j’ai le souvenir d’un temps où Bercy avait 5 ans pour rectifier l’IRPP, puis c’est passé à 3 ans. Les contrôleurs fiscaux ont dû fondre dans les mêmes proportions.

    Julie Cagé raconte « le financement de la vie politique est monopolisé par les plus riches. Très peu de gens participent en réalité à ce financement : en France, 290 000 personnes seulement déclarent donner de l’argent aux partis politiques, 0,79 % des Français adultes. Mais parmi le 0,01 % des Français aux revenus les plus élevés, cette proportion atteint 10 %. Et ces Français parmi le 0,01 % des plus riches donnent en moyenne 5 200 euros par an aux partis, c’est-à-dire quasiment le plafond légal de 7 500 euros »…. « En 2016, le parti socialiste avait touché 676 000 euros de dons, la République en marche, qui venait tout juste d’être créée, en a reçu 4,9 millions, et les Républicains 7,45 millions ». … « Vous faites partie du 0,1 % les plus riches et que vous donnez effectivement 7 500 euros à un parti, il ne vous en coûte au final que 2 500 euros, les 5 000 euros restants étant pris en charge par la collectivité via la déduction fiscale. »…. « le financement public des partis pèse 63 millions d’euros par an, les dons privés représentent 101 millions d’euros ».

    A France Culture à 4mn 40 Julia Cagé : « la question n’est pas si la FI a dépensé plus ou moins que les autres, la question est est-ce que c’était des dépenses valides. » Le développement qu’elle déroule ensuite porte sur le coût de mise en ligne et sous-titrage des vidéos de la campagne électorale.
    J’ignore de quelles vidéos concrètes il s’agit, mais j’ai le souvenir récurrent de Paul Jorion râlant du temps à passer pour mettre en ligne, et sans montage…

    Quand Radio France enquête sur des « extractions de fichiers audio pour diffusion sur Soundclound facturés 250 euros pour une opération censée prendre «cinq à dix minutes», selon des spécialistes contactés par Radio France, ou la surfacturation de sous-titres sur certaines vidéos (200 euros la minute, contre 15 euros «en général» par les sociétés spécialisées) », on peut conclure qu’il y a peut-être de l’exagération dans ces comptes d’apothicaires, mais plus certainement depuis le temps que JLM critique les journalistes, un retour de bâton devenu collectif. La mayonnaise a pris, et business as usual, les riches peuvent dormir tranquilles, ils sont bien gardés.

    L’interviewer de Cagé évoque la difficulté « du juste prix », et Cagé enchaîne sur « sous facturation et surfacturation », ça baigne dans la filature d’une moyenne statistiquement pondérée donc…juste ? De quoi préférer Aristote avec Jorion…même si ça laisse béante la question de l’origine de l’état et de la pérennité du rapport de forces à un temps T…

    1. Le « juste prix » : oui, ce sont des prix « décontractés » : lorsque les deux partis savent qu’ils seront finalement pris en charge, ni l’acheteur ni le vendeur ne sont trop regardant, et tout « rapport de forces » disparaît. On n’est plus dans un contexte de concurrence pure.
      Cependant Mélenchon fait un mauvais calcul, en espérant que cette histoire « prenne l’ascenseur » en sa faveur. Ce qu’il va gagner à l’extrême droite, il le perdra à gauche.

      1. L’option « le calcul de Mélenchon » est machiavélique…Ce Monsieur est en colère personnellement depuis très très longtemps, et la colère ne se calcule pas consciemment, elle déborde le sujet. Si calcul il y a, c’est hypothétiquement la pratique du billard de ceux qui ont mis en place une telle opération en pariant sur la réaction du personnage, puis ses effets sur les badauds de l’information qui s’effrayent de toute perte de « self » contrôle des politiques sauf aux jeux du cirque télévisuel et son applaudi-maître. Je n’en sais pas plus que vous sur les coulisses, mais les gens qui sont en colère sur l’état de ce monde me sont plus sympathiques que les monstres de sang-froid éjectables par des robots.
        Quand au mythe de la concurrence pure, il passe à la trappe le basique du prix du désir de l’acheteur comme du vendeur, et ce prix là bien malin l’économiste qui saura le mettre en lumière, puisque le désir est opaque même si à la trace mais après-coup, on en perçoit les effets…

  7. En automne les feuilles jaunissent, tombent et s’accumulent au sol pour que les enfants puissent les faire virevolter dans des courses folles . Source de vie, et maintenant humus en puissance devant passer par une phase de décomposition.
    Le machin politique est en phase de décomposition, ça ne viendrait à personne (sauf à des artistes ou des enfants) l’idée de peindre en vert les feuilles et de les recoller aux arbres.
    Je pense qu’il faut travailler à soigner les nouvelles pousses, par crowdfunding par exemple.

    1. @un lecteur
      « en automne… »
      C’est plus qu’une image ! et chaque « machin », pas uniquement le « machin politique », doit passer par sa phase de décomposition, inéluctable.
      Quelquefois, plusieurs machins sont synchronisés… il me semble que c’est d’actualité:
      l’hiver sera plus rude que d’habitude, le printemps plus vert aussi, il faut savoir l’accepter ainsi, plutôt que de vouloir coller des rustines sur chambre poreuse.
      Ça ne doit pas empêcher de se préparer aux événements majeurs résultats de cette synchronisation !

    2. C’est ce que j’essaie de faire sur findutravail.net , réunir les gens qui partagent l’analyse (et les encouragements à intervenir) de Paul Jorion. Aucun programme pour l’instant, je recueille juste les inscriptions avec l’idée de financer un jour un parti grâce au crowd funding, un peu comme ce qu’a fait Bernie Sanders à la dernière présidentielle américaine, un parti qui se retrouverait tout à coup en position de jouer un rôle, au moment où nous le déciderions. (Ennemis de la paix et de la démocratie s’abstenir.)

      Sans succès pour le moment, mais ça viendra peut-être…

  8. Les proverbes dits populaires ne sont aussi pas tendres avec les petits délinquants , tout autant que la justice semble avoir perdu de vue le principe de proportionnalité de la peine : qui vole un œuf vole un bœuf dit on dans toutes les langues en ne modifiant qu’à la marge les éléments de comparaison .

    Sur le « rapport » d’échelle , l’ apparentement terrible de ce billet peut illustrer aussi le propos de Paul Jorion quand il évoque le cas Trump .

    Dans rapport d’échelle , il y a rapport , « ratio » , tout ce qui devrait donner prise à la « raison » …qui semble anesthésiée .

    Anesthésiée par ?

      1. Il suffirait d’un pro ou d’un anti conspirationniste pour vous anesthésier et vous faire perdre la raison ?

        De mon côté je fais l’hypothèse que c’est la réponse immédiate du corps qui anesthésie l’information logique .

        D’ailleurs le dixième commandement posait rationnellement et sans discussion : » tu ne désireras pas le bien d’autrui ! » sans faire dans la subtilité entre le petit et le gros larcin . Avec le succès que l’on sait .

        Pourrait on aller jusqu’à imaginer que c’est parce que nous nous savons capables de « petits péchés » que nous occultons facilement les « gros » ?

  9. @Juannessy
    « Il suffirait d’un pro ou d’un anti conspirationniste pour vous anesthésier et vous faire perdre la raison ? »

    C’est ce qui se passe, en général ! La réponse immédiate étant prioritairement/majoritairement celle de ne pas faire de vague(s), en suivant le mouvement. L’anti conspirationniste étant plus confortable…

     » Mon père je m’accuse mais cependant sachez que quelque chose excuse chacun de mes péchés,
    je suis un peu gourmande et même un peu beaucoup……………… »

    Le calcul (biaisé) demande moins d’effort que la raison.
    😉

    1. Ce serait donc alors une variante de la « réponse du corps » . Une tentative de rationalité biaisée et a postériori , mais limitativement restreinte à la recherche d’une « excuse » .

      Si on peut être d’accord avec « la raison bricolée » a posteriori , votre « champ » de bricolage me parait arbitrairement riquiqui .

      PS : « ne pas faire de vagues » est généralement la position « en survie » des orientés « passé » et sentiment
      ( pleurnichards et extincteurs ) , comme paradoxalement celle , toujours « en survie » des orientés « présent  » et « hic et nunc « ( gourous et disciples grégaires ) . Mais qui , à eux deux , ne font que la moitié de l’humanité
      ( environ !) .

      1. « environ ! »
        Les statistiques, en contexte chaotique, doivent avoir une fiabilité tout à fait riquiqui… tout comme les leviers pour le bricolage…
        En réalité, il nous faut leur trouver des points d’appui… autres que ceux fournis par les pro et/ou les anti complotistes, ces deux-ci me paraissant peu fiables.

      2. Ma stat n’a pas de lien avec le contexte chaotique . En fait l’humanité est articulé sur 4 comportements ( philia , créativité , organisation , puissance-projection sur l’avenir ). Dès lors 2 sur 4 , en survie ou en progrès , ça fait la moitié . Environ , parce que :

        -un même individu ( pratiquement tout le monde) se répartit , mais de façon inégale ( je dis « orienté » ) sur les quatre mode . En outre , son éventail d’affinité personnelle varie avec le temps ( souvent , de plus le sexe féminin évolue vers la « rigueur » , quand le sexe masculin évolue vers plus de philia ).
        – la somme des individus d’un même peuple , par histoire et par géographie , sera plutôt orientée selon , en général , deux de ces 4 orientations .
        – les migrations et la mondialisation tendent à « délayer » ses tempéraments de peuples nationaux , déjà depuis longtemps .

        Mais ce qui reste vrai , loi des grands nombres aidant , ce sont les quatre comportements préférentiels à un instant t ., et j’ai déjà cité comment il y avait risque de cata dès que l’un des quatre n’est pas respecté suffisamment . En symétrique , une façon de repasser en mode « progrès », quand ça tangue , est de faire en sorte que ces quatre inclinations innées et nécessaires s’écoutent , se comprennent , et s’alimentent les unes les autres .

  10. Je le mets là , faute de place ailleurs :

    s’agissant de la connaissance inconfortable de dates précises , je me permets un écho fraternel , remarque faite que les dates ne se précisent réellement que de façon autonome ( elles font ce qu’elles veulent , tout en étant de plus en plus certaines ), mais on s’y fait ( enfin !) et on peut retrouver un semblant de confort en essayant de se rendre utile . Mais comme c’est déjà le cas , il n’y a pas de raison que ça s’arrête avant que l’horloge biologique ne sert complètement le frein de parking .
    Amitié , Juannessy .

      1. C’est sûr, de fait, quand on a été abonné chez SFR, je veux bien croire qu’on n’en sorte pas indemne…mdr
        Yep, take care Mister Jorion ! 😉

  11. La taxe sur la valeur ajoutée représente la 1/2 des recettes de l’État français. Les produits étrangers rentrant en France sont soumis à la TVA. Les exportations ne le sont pas.
    Selon quelques informations relevées sur internet, cette Taxe existerait depuis 1954 et a été instaurée par un haut fonctionnaire des Finances. L’Europe a également créé la TVA intracommunautaire.
    Avec la TVA tout va augmenter

    1. « La taxe sur la valeur ajoutée représente la 1/2 des recettes de l’État français. Les produits étrangers rentrant en France sont soumis à la TVA. Les exportations ne le sont pas »

      C’est tout l’intérêt…

      Puisqu’on est impuissant contre l’internationalisation du capitalisme, et ses effets négatifs tels que l’optimisation fiscale ou le moins disant environnemental, il faut imaginer un système qui taxe l’usage de l’argent, sans lequel la possession de l’argent perd son sens, et qui peut aussi orienter la consommation. L’augmentation du Taux de TVA pourrait être ce moyen, à condition de faire en sorte que cela n’augmente pas les prix, sinon les gens iront acheter à l’étranger.

      Vincent Rey, findutravail.net

      1. Bonjour Vincent rey,
        Pour moi, je trouve incohérent que les marchandises importées et fabriquées dans des pays à faibles coûts de production soient taxées par la TVA française.

      2. S’il y a des agents de l’administration fiscale qui vous lisent , ils vont commencer à se poser des questions sur la pertinence de vos propositions sur la fin du travail .

        Au pif , je ne vois que 3 façons de ne pas payer de TVA :

        – acheter un bien ou service qui en est exonéré ,
        – ne rien acheter du tout ( c’est en principe ce qui se passe pour un français pour les produits à l’export !),
        – payer à ses risques et périls un service rendu au black , en principe en liquide pour autant que le vendeur ou « prestataire » oublie d’intégrer la tva dans son prix ( astuce qui était fréquente chez les petits artisans , mais très dangereuse ) .Une variante est le troc pour autant que le rapport de force équilibre les « valeurs d’échange  » à la baisse . Pas conseillé , au delà de la morale et de l’équité , car ça ne rigole pas en sanction , ce qui concerne les rentrées de TVA ne faisant pas partie des réductions d’effectifs .

        On passera sur les casse-tête de la TVA intra-communautaire .

  12. Avec un peu d’avance sur le 11 Novembre 2018, je voudrais rendre hommage aux membres des forces françaises qui ont défendu le pays avec succès. Ils ont fait face à l’adversaire du moment avec intelligence et ténacité, courage et énergie. Et ils ont vaincus, tous, les vivants, les estropiés du corps et de l’âme, et les morts, si nombreux. Ils étaient en majorité des civils sous les armes et le pays, en particulier les femmes, n’a pas marchandé son soutien.
    Au contraire de 1940, où l’enjeu était infiniment supérieur, la nation a fait son devoir. Elle y avait été préparée, non sans maladresse et excès compréhensibles.

    Mes deux grand’pères y ont participé de bout en bout. L’un en est revenu traumatisé, bien qu’il n’en parlait que très peu. Il avait conscience que la justice et la paix entre les peuples restaient un objectif très lointain.

    Le combat continue même s’il a changé de forme.
    Il nous faut déclarer la paix à notre biosphère.

  13. Oui. Eviter une « offensive Nivelle » en matière d’environnement si possible. Ce qu’il faut attaquer, c’est la capitalisme dans ses fondements, et non pas exterminer les gens qui mangent de la viande…

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