Colis piégés : États-Unis, une nation en danger

La confirmation de l’extrême polarisation de l’opinion publique aux États-Unis (dont je disais hier dans ma vidéo qu’elle est sans précédent depuis la veille de la Guerre de sécession) est venue hier lorsqu’a été connue l’identité du terroriste Cesar « Mega Bomber » Sayoc Jr. aux quatorze colis piégés, et qu’il est devenu clair qu’il s’agit d’un partisan enthousiaste de Trump : les représentants de la droite Républicaine, autrefois « civilisée », se sont contentés de déplacer leur commentaire d’« opération faux pavillon montée par les Démocrates » à « les deux camps font pareil ! »

La fourgonnette de Cesar Sayoc Jr, auteur des envois de colis piégés

Noté par les commentateurs, comme une première dans l’histoire des États-Unis, le fait que Trump n’ait envoyé aucun message de sympathie aux personnalités à qui les colis piégés étaient destinés. Qu’ils aient été prétendument visés ou réellement visés ne fait sans doute aucune différence à ses yeux : il ne voit dans l’un et l’autre cas qu’un risque de perdre. Sa philosophie à ce sujet est en effet parfaitement claire, comme l’a fait transparaître sa réponse à la question d’une journaliste qui lui demandait récemment s’il pensait avoir traité respectueusement Christine Blasey Ford qui avait affirmé avoir été la victime d’une tentative de viol de la part de Brett Kavanaugh, candidat depuis victorieux à une nomination à la Cour suprême des États-Unis : « Je pense que oui … Vous savez quoi, je ne veux pas entrer dans ce genre de considérations : on a gagné ! Ça n’a pas d’importance. On a gagné. »

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