« Place Publique ». Fédérons, demain à Bordeaux

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Tiens, je vois que la personne qui modérera le débat auquel je participerai demain â Bordeaux aux Tribunes de la presse (j’y parlerai aussi – seul – aujourd’hui à 15h30) sera Claire Nouvian, j’en profiterai pour lui signaler que je rejoins leur mouvement « Place Publique ».

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103 réflexions sur « « Place Publique ». Fédérons, demain à Bordeaux »

    1. Nicolas hulot a magnifiquement dit en conclusion à Léa Salamé qu’il veut être « au service des idées ».
      Pareillement – si j’ai bien compris – « Place publique » est un nouveau mouvement qui souhaite fédérer les idées de tous les gens de bonne volonté. Or, se mettre au service des idées – comme le ressent et exprime Nicolas Hulot – nous oblige, ipso facto, de réinventer notre rapport aux idées mêmes. Et, je me demande si cette condition préalable ne va pas soulever une problématique majeure dans notre subconscient…
      Comment allons-nous à l’avenir concilier d’un côté la peur, et de l’autre, la réflexion que va engendrer cette urgence suprême d’agir avant qu’il ne soit trop tard ?
      Claire Nouvian, à la fin de l’entretien À quoi va servir le mouvement «Place publique»? sur Mediapart, (durant lequel on aura beaucoup parlé de la forme, plutôt que du fond) a déclaré que « nous en fait, notre objet, c’est de mettre le programme, les idées, vraiment avant le personnel politique. […] On va définir les services à rendre à l’humanité, à la planète, et ensuite on mettra le personnel en face ». Très bien.
      Mais alors, comment se formera cette communauté humaine si par ailleurs, elle a peur de se mettre au service de ce que l’esprit conçoit ou pourrait concevoir ?

      1. Hulot a raison. L’axe du monde n’est plus le politique, l’économique ou la finance mais l’écologie désormais.
        Veuillez donc tous acter ce nouveau paradigme.
        Cela signifie quoi ?
        Que le vivre ensemble du politique doit s’organiser à partir de ce nouveau paradigme, et là, y’a du boulot !
        Voilà, ne cherchons pas midi à quatorze heure, c’est le nouveau TINA et il va falloir faire avec.

      2. Mmm, oui mais non! Hervey. Car, si ce n’était que ça, le mouvement que vient de rejoindre Paul Jorion, s’appellerait non pas “Place publique” mais “Écologie, les verts” ou un truc comme ça. Et ben non! “Place publique” nous propose au contraire un monde des possibles et des idées, et certainement pas un nouveau TINA. En fait, je pense que ta réaction indique autre chose…

      3. Si l’on veut bien penser l’avenir à partir d’aujourd’hui, faire du soucis environnemental un axe essentiel me semble (j’en suis convaincu) un Droit Humain primordial. C’est en ce sens que je glisse le mot TINA et son cortège de faits imposés. Un parfum de revanche amusé.
        Mais il me semble tout aussi évident que le fait d’intégrer par tous cette prise de conscience ne va pas générer pour autant un seul type de propositions et l’on va voir réapparaitre, dans l’instant même, toutes les variantes traditionnelles qui se baladent sur l’échiquier politique d’un extrême à l’autre. Tous ceux qui ont regardé l’émission d’hier soir sur la 2 ont pu discerner ça et là quelques fantômes errants du vieux monde derrière certains discours invités.
        Là, faut choisir « son camp ».
        Pour moi, c’est acté.
        Ok ?

      4. @ Hervey

        Votre position vis à vis de l’écologie, c’est un vœu pieux. L’écologie n’existe pas, il n’y a malheureusement que l’économie.

        Vous le voyez bien : nous avons signé les accords de Paris, tout le monde pleure pour l’environnement à longueur d’antenne, et pourtant nous augmentons nos émissions de GES. C’est pas une preuve ça ?

        Mais ce n’est pas désespéré pour autant. Il faut juste inventer une autre économie, pour que progressivement, elle prenne la place de l’ancienne. Et pour ça il faut des idées, et du courage, mais pas celui des « va-t-en-guerre », ou des terroristes. Je le sens bien moi, ce mouvement Place Publique.

      5. @ Vincent Rey
        Utopie, voeux pieux… faut pas cracher dessus. Les cathédrales sont nées de ce que vous semblez repousser dédaigneusement comme une pacotille.
        De plus, raisonnablement a-t-on le choix de pouvoir faire autrement que d’aller dans cette direction.
        Qu’avons-nous en magasin ? Je ne vois pas d’énergie nouvelle qui pourrait remplacer avantageusement le pétrole instantanément et sans risque pour la planète (comme on dit).
        Un miracle en vue ?…. Pas à ma connaissance.
        L’innovation ? L’Hydrogène, le Thorium ????
        Vue l’urgence…

      6. @ Vincent Rey
        L’écologie est une science qui existe ; bel et bien !
        Par contre, l’écologie n’est pas « politique ». Quand elle le devient, elle est automatiquement dévoyée, ou plutôt c’est le mot qui est dévoyé.
        L’écologie est la science qui étudie les échanges de matière et d’énergie entre les êtres vivants dans leurs biotopes. C’est de la thermodynamique.
        En fait, l’écologie, c’est l’étude de l’économie des biotopes.
        Partant de là, on peut dès lors considérer que écologie et économie sont potentiellement la même chose.
        Et pour que cela soit vraiment la même chose, il ne nous reste plus qu’a mettre en place une économie écologique.
        Une telle économie peut être définie comme l’économie de l’économie de l’énergie, i.e. l’économie dont l’approvisionnement énergétique est quasiment exclusivement le flux d’énergie solaire (on y garde le pétrole que pour la santé, les secours, l’instruction, la recherche et un peu pour l’agriculture). C’est aussi l’économie de la coopération et de l’association, à petite échelle, entre les humains mais aussi, et surtout, avec le biotope Terre ; que les humains, jusqu’à présent, n’ont eu de cesse de détruire, au cours de tous les âges passés.
        Dans cette économie, les mégapole ne peuvent plus être. La vitesse est ruinante.
        Dans cette économie, détruire un objet géologique ou un objet vivant fait perdre de l’argent.
        A contrario, dans cette économie, réparer la Nature, planter des arbres locaux, protéger des espaces encore préservés, construire avec des matériaux locaux et naturels, se déplacer lentement… font gagner de l’argent.
        En gros, dans une économie de ce type, nos lois sociétales et économiques doivent être assujetties aux Lois de la Physique ; ce qui veut dire qu’aucune loi votée dans un parlement, quel qu’il soit, ne doit déboucher sur la possibilité d’altérer les services écosystémiques rendus par la Nature.
        Voilà ! C’est finalement assez simple, le principe salvateur pour l’Humanité.

      7. Effondrement, catastrophe, abîme, désastre écologique, etc. 2030, l’année du moment de la bascule énergétique où l’on ne pourra plus rien faire. Ce futur proche pointé par le mouvement « PLACE PUBLIQUE » ne vous fait donc nullement froid dans le dos, Antonin ?

  1. A propos de fédérer et en vue des européennes , que penser des rencontres LREM-PS- branche Juppé-Raffarin des LR – Mouvement Radical- Modem , et qu’en pense  » Place publique » ?

      1. Compétition géopolitique ?

        A mettre en relation avec l’autorisation donnée à Musk de lancer une constellation de satellites pour alimenter un hyper réseau de transmissions numériques tous usages , jusqu’à domestiques fins , et sans doute ainsi de phagocyter le marché . Certains le soupçonne d’en faire sa pompe à fric pour financer ses rêves martiens.

        Sais pas comment se positionne vraiment Galileo dans ce décor .

      1. D’autant que le blog était déjà , et reste ,une place publique .
        Mais pas un mouvement politique .
        Je me suis déjà exprimé pour dire que je préférais cette position qui laisse à chacun le drapeau qu’il fait sien , en souhaitant qu’il y apporte les avancées conceptuelles du blog .

  2. Bonne initiative « Place Publique ».
    j’apprécie en particulier l’idée qu’il ne faut plus faire reposer le mode de fonctionnement des mouvements politiques sur la rente militante.
    Puissent-ils avoir une oreille pour les Gilets Jaunes, qui ont sans doute des défauts, mais qui ont pour l’heure LA visibilité maximale, ce serait dommage de créer un énième univers politique parallèle.

    1. Après les gilets jaunes, les gilets verts, puis les gilets bleus.
      On va en voir de toutes les couleurs.
      Et les couleurs comme signe de ralliement, ce n’est pas souvent bon signe (pensée pessimiste du soir)

      1. Guerre des couleurs au Circus Maximus? Parfois violente, en effet.
        D’après « L’empire avec une sesterce » de Alberto Angela.

    1. Alain,
      dans mon esprit, avoir une oreille pour les Gilets jaunes ne signifie pas reprendre telles quelles leurs revendications, effectivement parfois confuses, même si celui qui peine à joindre les deux bouts, n’a pas l’esprit confus quand il s’aperçoit qu’il lui manque des euros pour vivre dignement. A minima c’est un mouvement pour plus d’égalité. Or il n’y aura pas d’écologie qui vaille sans égalité.
      Avoir une oreille pour les gilets jaunes c’est reprendre à son compte le combat pour l’égalité, en tentant compte par exemple des inégalités de situations territoriales. Il faut donc pouvoir s’adresser à ces catégories de citoyens délaissés tout aussi bien qu’aux citoyens citadins suréquipés en moyens de transports, de télécommunications et de services publiques. Si l’on tient un discours trop généraliste on rate ces publics.

      1. « Mais pas toujours , et certains se servent de l’Europe pour des visées qui n’ont rien d’européennes . »

        Européennes: l’inévitable hystérie ?
        Francis Brochet, 22 novembre 2018

        « La campagne des élections européennes a commencé le 28 août à Milan. Il serait plus juste de parler de bataille, déclenchée par une canonnade de Viktor Orban contre Emmanuel Macron. Il y a « actuellement deux camps en Europe », lance le Premier ministre hongrois. Dans un camp, lui et le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini commandent les forces voulant « arrêter l’immigration illégale ». En face, le camp ennemi « dirigé par Macron, à la tête des forces politiques qui soutiennent l’immigration ».

        Dès le lendemain, depuis Copenhague, Emmanuel Macron réplique : « Ils ont raison ». Le défi est accepté.
        « Eux » et « nous »

        « Cette confusion du champ politique avec un champ de bataille n’est pas nouvelle. Elle est la marque des mouvements nationalistes : le parti se confond avec la nation, et puisque l’intérêt national ne souffre pas le compromis, tout opposant politique devient un ennemi à détruire. »

        « Un compatriote de Viktor Orban, Istvan Bibo, a décrit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ces rhétoriques guerrières sous la forme d’ « hystéries politiques » ou « communautaires » (1). Son propos était d’analyser pourquoi l’Allemagne avait, de Bismarck à Hitler, entraîné l’Europe dans la guerre. Réfutant les explications essentialistes, Istvan Bibo pointait des événements historiques, ici « le processus douloureux et tumultueux de la naissance des nations modernes », en premier lieu de la nation allemande, qui peuvent « déformer l’attitude psychique de peuples entiers ».

        « L’hystérie politique, expliquait le politologue hongrois, résulte ainsi d’« états durables de peur collective qui s’emparent des masses à la suite de grands traumatismes historiques ». Ses symptômes sont « la méconnaissance de la réalité par la communauté, son incapacité à résoudre les problèmes posés par la vie, l’incertitude ou l’hypertrophie de l’évaluation de soi-même, les réactions irréalistes et disproportionnées aux influences du monde environnant ». La communauté hystérique est alors portée à « chercher quelqu’un ou un groupe d’individus sur qui elle puisse faire retomber ses propres responsabilités. » Elle ne cesse d’agresser le monde environnant, finissant par « susciter effectivement les sentiments et intentions hostiles dont elle avait imaginé l’existence ». »

        L’Europe emportée

        « Nécessaire pour gagner »… Et si Emmanuel Macron n’avait pas le choix ? L’hystérie politique décrite par Istvan Bibo n’est plus le fait du seul camp populiste ou extrémiste, la pathologie a gagné l’ensemble du champ social. Elle le doit au vide créé par la fin des idéologies qui ordonnaient nos sociétés, au champ ainsi laissé à la « psychologisation du social, du politique, de la scène publique en général », analysée il y a déjà trente ans par Gilles Lipovetski . L’hystérie s’épanouit dans la postmodernité. Elle prospère grâce au primat de l’émotion sur la raison, des désirs des individus sur les contraintes des institutions. Et quand Marcel Gauchet écrit que le sujet se définit désormais « par la primauté de son expérience de lui-même et de ses propres représentations vis-à-vis de ce qui l’environne et de la sphère de l’objectivité » , on croit entendre Istvan Bibo décrivant « la méconnaissance de la réalité par la communauté, l’incertitude ou l’hypertrophie de l’évaluation de soi-même… »

        « Notre basculement dans un monde numérique explique également la stratégie d’Emmanuel Macron. Tout a été dit sur la radicalisation des opinions sur Internet par les « bulles de filtrage », sur la violence des échanges par émoticônes et en 140 signes (et même 280). Nous assistons à la banalisation et la légitimation de la violence dans le débat public, à sa « brutalisation », pour citer Romain Badouard, qui reprend une expression qualifiant le débat politique de l’entre-deux-guerres. »

        « La surprise est que l’hystérie politique s’empare des élections européennes, les moins passionnées qui soient. Qui étaient, plutôt. Car au-delà de la volonté des acteurs, les événements, certains diront l’histoire, ont fait de l’Europe un objet de passions : la crise financière et son drame grec, le Brexit, la crise des migrants… Pour le meilleur et pour le pire, l’Europe est entrée en politique – postmoderne, numérique, hystérique. »

        « Concluons avec Albert Camus. Il déplorait, au lendemain de la guerre, que « sur la plus grande partie du monde, le dialogue est aujourd’hui remplacé par la polémique (…). Elle consiste à considérer l’adversaire en ennemi, à la simplifier par conséquent et à refuser de le voir. » Et Camus insistait : « Il n’y a pas de vie sans dialogue » . Pas de démocratie, non plus. »

        https://www.telos-eu.com/fr/politique-francaise-et-internationale/europeennes-linevitable-hysterie.html

    2. Dans ce que je vois autour de moi dans les Pyrénées, je ne pense pas que les Gilets Jaunes soient à tendance radicale de droite, mais s’ils ne trouvent pas d’espace strucutré pour exprimer leur colère et quelque mouvement qui leur propose comme avenir autre chose que les vieilles lunes, il se pourrait que dans un dégagisme suicidaire ils n’en viennent à choisir le FN.

  3. Bonjour, À l’instar des élections européennes qui doivent avoir lieu dans 6 mois environs, il serait bien d’instruire une information générale : pourquoi ces élections ? . Les mairies tiennent les bureaux de vote mais nous expliquent pas le rôle des
    différents partis politiques au sein de cette union européenne.

    1. C’est peut être parce que les partis l’expliquent eux mêmes .

      Mais pas toujours , et certains se servent de l’Europe pour des visées qui n’ont rien d’européennes .

      1. C’est pas le 20H00, ni le 13H00, ni BFM… qui informent.
        C’est le Canard, tous les journaux sans pub, le BDPJ et d’autres sites non politisés à des fins partisanes qui font le boulot.
        Sans oublier que s’informer, c’est du boulot.

  4. Thomas Porcher aura peut être des idées sur la fiscalité des carburants et ce qu’il faut proposer aux gilets jaunes , mais , en l’état , je n’ai pas compris s’il considérait que la fiscalité était une incitation à une meilleure vertu écologique , ou si la fiscalité devait accompagner un mouvement écologique vertueux « naturel » ou obtenu par des moyens autres , qui mériteraient d’être définis .

    Curieux d’entendre ce que Hulot pourra éventuellement raconter ce soir .

    1. Mes voisins suisses , via la démocratie plus directe que la notre , ont leur propre façon d’articuler écologie et fiscalité , et ça donne parfois des choses curieuses , dignes de la devise auvergnate « un chou , c’est un chou » :

       » Dimanche , les électeurs suisses sont soumis à un dilemme des plus pointus . Ils devront dire par les urnes si les vaches à cornes doivent être subventionnées à raison d’un franc ( suisse) par jour et par animal . Cette votation a réussi à recueillir les 119 626 signatures nécessaires sur les 26 cantons . Le nœud du problème ?L’éleveur qui a lancé la votation se plaint que 75% des bêtes de la Confédération sont écornées en raison des risques de blessure. Pour qu’elles gardent leur cornes , il faut des installations plus grandes et plus coûteuses . D’où l’appel à l’aide publique pour les financer . » ( Dauphiné Libéré ).

      1. Si les vaches votaient je crois connaître le résultat du vote , mais je note au passage que c’est une illustration
        ( pas forcément la plus urgente et spectaculaire ) de mon extension de devise:

        « …Fraternité étendue au vivant « ;

    2. Ça n’a pas franchement été abordé sous cette alternative , mais apparemment on pourrait comprendre qu’il faut les deux approches simultanément , quand , en attente de plus de clarté s et politiques factuelles , il semble acté qu’il ne peut y avoir qu’auto-confortement entre politique incitative et politique sociale ., et que l’outil de cet équilibre c’est la fiscalité et la redistribution suffisante pour tous et ciblée en fonction de l’enjeu « survie » de l’espèce .

      C’est d’ailleurs un peu ce que j’entendais en évoquant ailleurs l’incohérence et les risques des politiques « en silo » .

      Ce qui n’est pas un grief récent , mais depuis que les caisses sont vides ( la dette , la dette ) et qu’il n’y a qu’un ministère qui fait les politiques ( Bercy ). Soit près de 40 ans pour le premier item , et …toujours , pour le second , avec plus ou moins de violence en fonction de l’état du trésor .

      On voit alors mieux en quoi le capitalisme est à la fois contre l’écologie via le pillage des ressources et biens naturels , et contre la société par la captation des ressources financières nécessaires à la régulation et adaptations des inégalités de revenus ou de biens essentiels .

      Le capitalisme financier interdit les politiques publiques justes et ….progressistes .

      1. Mais on peut préférer confier son sort au marché consumériste , et la solidarité citoyenne aux fondations et œuvres de charité , optant pour la jouissance de biens plutôt que pour la jouissance de droits civiques et humains en tant qu’acteur de son destin au sein d’une société actrice de ses propres outils de solidarité .

        C’est en gros l’idéal évoqué par la jeune femme américaine du staff de Trump , présente à l’émission .

        Des européens , on aurait pu ( on peut ?) attendre autre chose , quelque chose comme:

        Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant .

        Qui dit tout ce qu’il y a à faire pour allier action écologique et politique sociale , avant que ce ne soit la pendule qui règle la fin de partie .

        Spéculation , gratuités , place du travail , mort à la concurrence déloyale et interne ( CETA , TAFTA , fiscalité européenne ) , mutualisation de la dette , changement de modèle agricole, politique industrielle et R et D de niveau européen , défense commune ,formation supérieure , place financière , grands ports , énergies , droit et fiscalité du travail ( Sismondi ) , relations internationales dont migrations , aménagements des territoires , limites à la propriété , évolutions démocratiques dans l’élaboration de la décision , gestion des espèces vivantes , droit européen homogène ….

        Rien que ça … dont certaines sous d’autres formes existent déjà en partie dans les politiques européennes qui souffrent du budget ridicule de l’Europe , et dont rien ne sera possible ,efficace et durable , dans le système économico-financier mondial actuel . En parallèle à la mutualisation de la dette , on ne pourra pas échapper encore longtemps à une mutualisation accrue des budgets nationaux pour financer les grands enjeux de niveau mondial sauf à vivre à la remorque et en vassaux plus ou moins exploités des deux grands mastodontes .

      2. Le capitalisme financier interdit les politiques publiques justes et ….progressistes .

        Exactement : Le déficit d’activité a INVERSÉ le rapport de force entre les États et l’économie.

        Et là je m’adresse aux Gilets Jaunes, s’il y en a qui lisent ce blog. C’est de ça dont il faut se convaincre. Et on peut toujours se plaindre du gouvernement, ou de tel ministre, ça ne change rien au problème, QUI RÉSIDE TOUT ENTIER DANS CETTE INVERSION.

        Cette formule que chaque travailleur précaire a entendue : « il y 3 millions de chômeurs qui attendent votre poste, alors si vous n’êtes pas content, vous prenez la porte. », on la retrouve aussi au plan collectif : Jeff Bezos le PDG d’Amazon peut très bien dire au président Macron : « Nous ne sommes pas contre, de créer de l’emploi en France, mais nous sommes un business, M Macron, et comme tout business, nous avons des actionnaires à qui nous devons rendre des comptes. Le prix du travail nous dissuade un peu d’investir dans votre pays. En Irlande, par exemple, ils ont pris des mesures pour attirer les investissements…que pouvez-vous faire ? Y-a-t-il d’autres avantages que vous pouvez proposer pour vous rapprocher des conditions irlandaises ? ».

        Et on allonge des subventions ou les avantages en nature, ce qui revient au même, parce que « le déficit budgétaire », parce que « 3 millions de chômeurs »…. Mais on ne pourra pas s’allonger comme ça toujours, sinon on sera aussi plat qu’un paillasson, et le capitalisme financier va s’essuyer les pieds sur nous…

        Il faut au contraire, trouver moyen de remettre ce rapport de force à l’endroit. Et ce moyen, c’est la consommation, le marché intérieur que représente la France, (ou mieux, l’Europe qui pèserait encore plus, si on faisait ça à plusieurs). C’est notre marché intérieur qui les fait vivre, ces firmes non ? Et c’est aussi la publicité, parce que ces firmes ont besoin de présence publicitaire.

        Ce sont eux nos moyens de pression : notre MARCHÉ INTERIEUR, et nos INFRASTRUCTURES MEDIATIQUES. Imaginez la tête de Jeff Bezos, si demain l’Europe lui disait : « Ah mais non, en Europe, pour avoir le droit de vendre des marchandises et de faire de la publicité, il faut respecter l’environnement, et offrir de bonnes conditions de travail : pas d’entrepôt sur les terres cultivables, des poses de 15mn, toutes les 2h, des crèches gratuites sur le lieu de travail, des mutuelles, sinon vous prenez 3 points de TVA et vous n’avez pas le droit de faire de la publicité ».

        Ce serait un peu brutal n’est-ce pas, ça créerait des tensions. Mais on pourrait faire ce genre de chose progressivement. Pensez-vous que ces firmes renonceraient au marché européen ? au risque de voir un concurrent européen les dépasser ?

        Vincent Rey,
        findutravail.net

  5. Bonjour,

    Eminemment sympathique cette Place Publique qui promeut « construire une Europe démocratique, solidaire et écologique ». Un petit air de déjà lu non ? C’était pas le credo de EELV ?

    Bonne chance quand même 🙂

    1. C’est effectivement très important.
      En fait, ça fait 5 litres de fioul aller-retour, matière résultant d’un travail géologique ayant duré entre 10 et 100 millions d’années selon le gisement d’origine.

    2. Merci Bernadette, là je vous comprends. J’ai du mal avec tous les donneurs de leçons sur la fin proche de l’humanité qui continuent de crâmer davantage d’énergies fossiles en (par exemple) un mois que le quota auquel ils devraient avoir droit en une vie. Si au moins il y avait débat sur cette question fondamentale et qu’on arrive à la conclusion que c’est nécessaire pour un sauvetage. Mais non, question jamais évoquée par les sus-nommés donneurs de leçons.

  6. Comme ça me vient !

    La gratuité… Ne peut-on l’étendre partiellement aux carburants ? Et envisager de doter chaque mois, les foyers de ceux qui vivent sur le territoire français d’un nombre de litres de carburants en fonction des lieux de travail et de domicile ? Le carburant acheté au delà de ce quota serait facturé 2 euros ( ou moins ou plus ). Notions d’usage et de mésusage.
    Évidemment on peut affiner et ne pas passer par la gratuité mais facturer les premiers litres à 80 centimes et taper fort au-delà.
    Il me semble qu’il faudrait créer un budget  » énergie  » et ne pas recourir à la fiscalité. Tout se passerait à l’intérieur d’une enveloppe.
    IL faudrait également élargir la contribution au-delà des usagers : pétroliers, certaines entreprises liées aux loisirs, tourisme…
    Si Paul voit ce que je veux exprimer, je lui fais confiance pour envisager l’ensemble de la problématique.

    1. En 1946 en période de « restriction » , je me souviens des bons de réduction de carburant , permettant de payer 8,20 francs le litre ( prix réduit ) revendable jusqu’à 50 francs le litre au marché noir .

      Période où tous les systèmes de bons de restriction , ont fortement contribué aux enrichissements étranges via le marché noir .

    2. Peska, le gouvernement n’a plus d’argent non plus. C’est le grand malentendu je pense, les uns poussent des cris d’orfraie parce qu’ils paient trop de taxes, les autres (l’Etat) s’accrochent à leur taxes pour financer les institutions comme l’école ou les hôpitaux, jusqu’au point de vendre les bijoux de famille, aéroports, autoroutes, etc.

      C’est un dialogue de sourd, qui a pour fondement le changement progressif du rapport de force entre les état et les grands acteurs du capitalisme, qui maîtrisent de plus en plus la géographie de l’activité, en décidant de la parachuter ici ou là. Une évolution qui n’est pas prête de s’arrêter.

      Bien sûr les 200 premiers litres d’essence pourraient être gratuits. Techniquement c’est possible. Mais l’Etat ne peut pas se passer priver de ces taxes.

    3. Vous croyez réellement qu’un travail géologique de plusieurs dizaines de millions d’année doit être gratuit.
      Avec un tel raisonnement ne vous étonnez pas si votre patron vous dit, très sérieusement, que votre travail d’une année il ne voit pas la nécessité de le payer.
      La gratuité ne doit concerner que les choses vitales pour une vie en bonne santé.
      Le carburant n’est pas vital.
      Il me semble me souvenir qu’il est même plutôt létal quand on vient à y regarder en détail ; à l’échelle des particules fines provenant de sa combustion ; dans tous les types de moteurs.

    1. « Lonesomecowboy » est une fine gâchette . Je ne sais pas si c’est un tueur à gage .

      Dans ce type d’échange ( on laissera le droit de réponse à la cible ) , je préfère néanmoins les duels sans foulard sur le visage .

      Et j’en reste à mes préférences d’essaimage .

      1. Je viens d’écouter Nicolas Hulot qui semble parvenu à la même conclusion .

        On sera au moins deux à préférer l’essaimage des bonnes idées partout , à la culture des divisions et des clans.

        Consterné qu’il n’y ait eu que 65% de  » convaincus » et pas 99% par sa prestation .

        Hulot est un honnête homme et les honnêtes hommes semblent ne plus suffire à éviter qu’arrive « le dernier » qui devra faire ce que l’on sait . Je l’ai senti parfois au bord des larmes . Et il y a de quoi .

        Les pauvres partiront les premiers . S’il y a une forme de justice c’est que tous les autres les suivront de peu .

      2. Je n’ai regretté qu’une chose, c’est l’échange entre Hulot et le président du Médef où Hulot a mis un peu sa pédale douce tout à son souci de ne pas accentuer les divisions stériles, même s’il n’en pensait pas moins.

        Personne sur la plateau n’a relevé quand le représentant du Medef a déclaré : « Les chefs d’entreprises sont darwiniens ». Toute la pseudo-philosophie qui est en train de détruire nos milieux de vie était pourtant là condensée dans cette phrase.

    2. @Hassen Isman

      critique acérée c’est vite dit, j’ai failli m’endormir. Insignifiante plutôt. Plus le temps de discutailler comme ça, à longueur de ligne, sur ces petites tambouilles électoralistes

      L’intérêt de Place Publique, c’est la participation, et la construction idéologique avec la participation de la base, et la recherche d’idées, de projets, pour faire cohabiter dans un programme des mesures sociales et écologiques. Il ne s’agit pas de jouer des coudes dans une hiérarchie et une idéologie d’égos imposés, comme dans l’ex -PS.

      Ca m’étonnerait qu’on voie un Cambadélis ou un DSK à PP, ça suffit maintenant avec ce genre de personnages, chez qui le « creux » le dispute à « l’insignifiant »…(la preuve qu’on saura aussi faire de la langue de bois à PP, si on nous y pousse…ça va saigner, les abattoirs de L214 ce sera rien à côté !)

      1. Acérée je maintiens. Vous avez failli dormir et moi LC m’a réveillé. Loin des tambouilles il (se) pose des questions politiques que PP devra affronter.
        Extraits :

         » Glucksmann et Porcher affirmeront, eux, qu’il n’est pas question de sortir des traités européens. Pourquoi ? Parce qu’il ne faut pas « jeter le bébé avec l’eau du bain » ajoutera Claire Nouvian. Il faut écouter avec quelle virulence Thomas Porcher nie être associé à l’idée d’une sortie de l’Euro défendue par son ancien coauteur Frédéric Farha pour réaliser à quel point l’idée de faire de la politique les terrifie.
        (…)
        Mais surtout, on est consterné par la faillite intellectuelle qui consiste à affirmer que remettre en cause les traités européens signifie nécessairement se fâcher avec les Espagnols, les Grecs, les Portugais, les Italiens et « jeter le bébé avec l’eau du bain ». Place publique ne conçoit pas que l’on puisse remettre en cause le fonctionnement de l’Europe à plusieurs, ou que si la France le faisait seule, elle puisse créer des émules ! Pour notre trio, la coopération européenne commence et s’arrête avec l’UE. Comme si Erasmus, Arianne et Airbus avaient attendu l’UE pour exister.

        De même, on imagine la terreur qui risque de s’emparer de nos trois porte-parole lorsqu’ils vont s’apercevoir que pour appliquer les idées qui leur remontent « par capillarité », il va falloir faire du protectionnisme solidaire (interdit par les traités européens), de l’harmonisation fiscale (idem). On imagine leur effroi lorsque certains membres évoqueront la possibilité de faire un audit citoyen de la dette publique, dont le déclenchement entrainerait nécessairement une panique des marchés financiers qui obligerait le gouvernement à mettre en place un contrôle des capitaux (interdit par les traités) ! « 

  7. Chères Européennes, chers Européens,

    Oui occupons la place comme scandent les rappeurs.

    Le jaune pour voir qu’on prends place, que j’existe par la place qui m’est assigné où que j’occupe.

    Le mouvement des « indignados »(indigné(s occupait les places Espagnoles, puis « occupy Wall Street » demandait à la finance de faire une place et « Nuit Debout » agitait ses neuronnes sur la place.

    « He vamos a toccard rock and roll en la plaza del pueblo, he vamos a toccard rock an roll en la plaza mayor » (he nous allons jouer du rock sur la place du village, et nous allons jouer du rock sur la place principale ».

    Le glissement sémantique de la place vers le rond point pour arrêter de tourner en rond et aller droit au but ?

    Et sur l’Europe : combien d’entre nous sont capables de dire avec des mots simples et des concepts simples ce que sont les institutions Européennes, le parlement, la commission le Conseil *Européen des Chefs D’États.

    Allez qu’on occupe la place avec ma tendresse publique, Pierre de la tribu des Quel Art

  8. A la campagne dépourvue de moyens de transport collectif parce que j’y réside avec d’autres et que je peux le dire. En 40 ans, les transports collectifs n’ont pas évolué Ces communes situées autour des grandes villes comme Bordeaux ont besoin tout au moins moi de vivre mieux. Les rocades qui conduisent à la ville sont embouteillées et il est difficile d’accéder à la ville.

      1. @PYD :

        Il n’y avait pas d’ironie ou de sous entendus , simplement l’accord sur une réalité connue de tous ceux qui roulent dans ce secteur .

        Et de ceux dont la circulation est ou a été le métier .

    1. Voilà, les Gilets sont sans doute une jacquerie, mais ils ont des raisons précises de faire les Jacques. Regarder de trop haut se mouvement c’est se couper d’une partie de la population, et aux prochaines échéances électorales, comme d’habitude on aura seulement alimenté les extrêmes… et les mouvements émancipateurs, avec la meilleure volonté du monde ne décolleront pas. Actuellement citadin, j’ai vécu aussi à la campagne…

      1. Todd ayant d’autres chats à fouetter, c’est son collègue qui s’y colle. Première analyse:

        Le démographe Hervé Le Bras a dressé la carte de l’engagement dans les manifestations des « gilets jaunes ». Apparaît une diagonale des départements ruraux, qui ne correspond ni à la France périurbaine, ni au vote frontiste.
        https://media.nouvelobs.com/referentiel/633×306/16674309.jpg
        (La suite sur un site payant)

        Situation sous tension sur le terrain. Les médias se sont fait l’écho d’incidents liés à l’adhésion ou non au mouvement de la part des usagers de la route. J’en ai fait l’expérience ce soir. Bloqué pour mon quart d’heure quotidien, un gilet jaune s’est approché de mon véhicule avec un regard qui ne trompait pas quant à sa ferme intention de me voir baisser ma vitre. Dans ces cas là, le cerveau turbine à fond pour trouver les bons mots pour expliquer l’absence du signe de ralliement jaune sur le tableau de bord…
        Mon fils a fait la même expérience la veille à un autre endroit, de nuit dans le brouillard cerné par des feux de palettes. Il n’en n’a pas dormi de la nuit, bouleversé par des interrogations sur l’engagement politique, la légitimité des luttes, leur légalité, l’injonction à appartenir à un courant, les signes extérieurs d’appartenance, la guerre civile, la révolution, etc…

        Ça ne sent pas bon quand même, même si on peut comprendre cette colère.
        Photographe amateur, je ne me risquerai pas à immortaliser ses événements. Trop dangereux.
        A samedi…

      2. Pierre-Yves, je ne suis pas d’accord (pour une fois). Ils doivent s’organiser et faire le ménage dans leur rangs parce que là, c’est vraiment n’importe quoi. Leur action est à l’image de l’incompréhension générale, sur ce qui nous a rendus aussi impuissants. Leur haine est « tout azimut », et personne de mon point de vue ne doit les encourager dans cette voie, qui mène inévitablement à la bêtise, puis au crime (on a frôlé plusieurs fois le lynchage de personnes de couleur)…puis au crime de masse suivant la façon dont ça évolue, qui peut savoir ?

        Je ne sais pas si vous avez vu les tweets sur #Giletsjaunes… on ne peut pas d’associer à ça. La seule chose à espérer, c’est qu’ils aient quand même fait réfléchir nos gouvernants, sur la fragilité de la démocratie. Les gilets jaunes ne sont pas loin de vouloir couper la tête à tout le gouvernement…il n’y en a que quelques uns pour vilipender le capitalisme, la majorité d’entre eux souhaite passer à tabac les députés, les ministres, les noirs et les arabes. La révolution ne peut pas se tromper de cible à ce point là.

        Le Président Macron ferait bien de quitter très vite cette attitude froide et arrogante, mais en est-il seulement capable ? Il ne veut pas s’abaisser à ça…Devant les maires de France, il donnait toujours l’impression de vouloir ignorer la « populace », de toute sa hauteur, en appelant les maires à le soutenir, parce qu’il se sent un peu seul sans doute, à être visé par le retour éventuel de la guillotine. Il avait l’air de leur dire « le peuple français, là, c’est pas du gâteau, aidez-moi à leur faire comprendre… ». Mais leur faire comprendre quoi ? Que le capitalisme va les sauver ? Il leur met la tête sous l’eau depuis 40 ans…

        Vincent Rey
        findutravail.net

    2. Je plussoie parce que j’ai connu ça ; injouable tout simplement. A la fin, je ne me déplaçais tout simplement plus sauf pour faire les courses (avec une aide à la personne motorisée elle), deux fois par mois. En province la voiture est quasi obligatoire ; sans doute me contredira t-on ce à quoi je répondrai qu’à partir d’un certain moment (pour des raisons que j’ai souvent mentionnées ici) ce n’est tout simplement plus possible.
      Je revis en ville et … je revis. Un bus en bas de chez moi, un tram à 200 m que si je le rate arrive très vite (4 min) le suivant et pour le reste je paie un peu et on y va en voiture. Certes les viaducs traversent la ville, certes ils passent tout à côté des immeubles où des enfants vivent mais il y a aussi des petites dessertes de bus qui roulent en dehors des grands axes. Je n’ai pas de permis, jamais eu de voiture, ne sait de toutes façons pas conduire et en été je roule en vélo. L’hiver je prends les transports en commun (qui roulent en site propre en plus).
      C’était quelques considérations routières en réponse au post de Bernadette, parce que se déplacer aujourd’hui, ce n’est pas rien mais reste dans nos pays parfois un réel problème.

  9. Arkao,
    C’est un mouvement composite, tout le monde le sait. Il y a des débordements, des comportements inacceptables parmi certain gilets jaunes, mais faut-il jeter un discrédit complet sur ce mouvement pour autant.
    IL n’y aucune problème d’inégalités territoriales ?
    Quant à Todd, il s’est déjà bien planté dans son analyse de l’hommage à Charlie, son analyse comme quoi les « Cathos zombies » auraient défilé d’abord d’abord parce qu’ils auraient été anti musulmans était tirée par les cheveux. Il sait lire des carte mais cela n’empêche de tirer des conclusions fausses, ou tout au moins tirées par les cheveux.

    1. Désolé pour les fautes… J’ajoute tout de même que plutôt que de tirer à boulets rouges sur eux, nous devrions tous nous joindre au mouvement de protestation, d’une manière ou d’une autre. C’est en y participant qu’on corrige ses défauts évidents, pas en jetant un regard dédaigneux du haut de nos savoirs… A mon sens, insatisfaisants, tant qu’ils ne parviennent pas à rassembler. C’est l’objectif de Place Publique que de rassembler, mais n’oublions pas la Voie(x)Publique.

    2. @Pierre-Yves Dambrine
      Personnellement, je ne jette pas le discrédit. Je suis dans une phase d’observation.
      Mal à l’aise aussi comme mon voisin de région François Ruffin qui connait bien la misère sociale et intellectuelle de nos contrées.
      Si vous avez vu son film « Merci patron » vous comprendrez de quoi je parle.
      La cartographie du mouvement est de Le Bras, pas de Todd (à propos duquel je n’ai pas envie de polémiquer)
      Je pense qu’il y a autre chose que des débordements violents, mis en exergue par la plupart des médias pour tenter de discréditer un mouvement qui ne rentre pas dans les clous des classiques de la contestation. « Comment ? Ils ne veulent pas manifester de Bastille à Nation comme tout le monde, moutons encadrés par des CRS ?  »
      C’est une colère sourde qui ne demande qu’à exploser.
      Si ce n’est pas la semaine prochaine, en janvier 2019, il y a au programme une nouvelle hausse du prix du carburant pour les particuliers, la suppression du taux réduit de TICPE sur le gazole non routier (GNR), le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.

    3. Gilets jaunes: « Ces types de mouvements vont se multiplier dans les mois à venir »

      https://www.youtube.com/watch?time_continue=128&v=3kmhAaHz5GQ

      Avec quatre intervenants :
      Un photographe et documentariste qui suit les gens de Denain (Nord),
      un économiste spécialiste des inégalités mondiales,
      la membre d’un collectif luttant contre la fermeture d’une maternité dans une petite ville de l’Indre,
      une reporter de Mediapart qui a fait plusieurs reportages sur le mouvement des gilets jaunes.

  10. « Macron, comme Mélenchon, fait du populisme, car le populisme désigne le point de résolution des contradictions dans l’adhésion à une personne, en laquelle tout le monde projette ses propres désirs. Réunir les opposés, en refusant d’assumer des contradictions idéologiques majeures, ne constitue pas un projet politique. La politique est un art de trancher. Pour réhabiliter la notion même de politique, il faut s’émanciper de la figure du leader charismatique »

    Ça c’est ce que raconte l’essayiste dans l’écho. Be.
    Quand on est suffisamment vieux pour avoir croisé son père, la filiation est traçable. Pourtant pas de politique sans transfert à un programme issu d’analyses, incarné par une bande et quelques meneurs, dont un jamais solitaire, mais plus entouré via l’opacité d’un savoir-faire articulé à un faire-savoir. Logique que la hantise de l’autoritarisme mène Jorion à l’adhésion du mouvement où cette colle apparente sera le PGDC. J’ai le souvenir d’éloges du populisme bien compris sur ce blog, vite enterrés face au concensus main stream façon tsunami as usual.

    Envoyé via cellulaire Android

  11.  »  »  » Nous voulons

    Nous réarmer intellectuellement et occuper le vide laissé dans l’espace public.

    Réaffirmer des valeurs sociales, solidaires, écologiques et entrepreneuriales aujourd’hui prises en otage entre l’ultra-libéralisme se revendiquant comme seul progressisme d’un côté, et le national-populisme de l’autre.

    Donner au projet européen une dimension démocratique, écologiste et humaine car la communauté des nations européennes est la bonne échelle pour mener les transformations qui s’imposent d’urgence à nos sociétés (changement climatique, érosion de la biodiversité, gestion des flux migratoires, régulation du capitalisme, fiscalité des entreprises…).

    Permettre aux solutions opérantes, mises en œuvre par des acteurs de terrain et des réseaux associatifs, de changer d’échelle face au compte à rebours imposé par les climatologues : nous devons avoir opéré des changements structurels majeurs d’ici 2030. L’heure n’est plus aux querelles de chapelle mais à l’action !

    Comment ne pas être d’accord..!
    N’empêche.. n’avez-vous pas la sensation d’avoir lu tout ça, ou à peu près, ailleurs? D’autres créations antérieures, parfois intra-européennes risquent d’entrer en collision.En concurrence, en division, ça me semble certain.
    Impossible de passer sous silence :
    – Co-créateur, Raphaël G. , très sympa médiatiquement, mais dont la fiche Wiki précise, entre autres :  » Il a été l’époux d’Eka Zgouladze, vice-ministre de l’Intérieur puis ministre de l’Intérieur de Géorgie sous la présidence de Mikheil Saakachvili6. Après avoir reçu la nationalité ukrainienne en décembre 2014, elle est nommée quelques jours plus tard vice-ministre de l’Intérieur de l’Ukraine dans le second gouvernement Iatsenouk16.
    Il devient ensuite le compagnon de la journaliste Léa Salamé
    « . C’est la vie, diront certains.. Les autres, dont je suis, avertiront que le combat politique est impitoyable.
    – A contrario, Thomas P. ,allié indéfectible du combat inégal anti-TINA, est présent! Il ré-équilibre ma balance vers le doute raisonnable.
    Prendre plus de temps de réflexion…si c’est encore possible.

    1. Ah bon, Léa Salamé vous m’apprenez, aucun rapport avec les bisbilles passées Salamé /Mélenchon ? Le marigot des amours transferentiels (pléonasme) et de leurs saillies dans le champ politique comme tel est inéliminable. Juste à éclairer et à borner. Rien n’indique que les choix politiques soient plus conséquents qu’ailleurs à se plier au « les amis de mes amis sont mes amis », because pléonasme plus haut. Au risque de passer justement déjà pour un doctrinaire, au pire par l’insulte du dogmatisme !

  12. Moi, je vote Hulot, sur la 2, qui comprend le mécontentement des Gilets jaunes lorsqu’ils pointent la non taxation du kérosène et l’optimisation fiscale. Sacré Hulot, remonté comme une pendule. Chapeau ! 🙂

  13. Quelle époque formidable ! Nous vivons une transition, un basculement, à l’horizon un effondrement.
    Pour ma part, je sais quelles idées m’ aident à garder le cap et sur ce blog -merci Monsieur Jorion de ne pas avoir mis fin à cette place publique- on voit que les gens s’organisent pour faire vivre et évoluer leurs idées.
    Certes la gauche a été sonnée mais permettez moi d’espérer! J’ai rejoins Place Publique dès que j’ai lu le livre de Glucksman. Paul Jorion est maintenant à leur côté, Nicolas Hulot au service des idées, François Ruffin toujours en forme, Pierre Laurent qui quitte le parti communiste dans la même lignée, Clémentine Autain décalée, et tant d’autres connectés !
    Oui, permettez moi d’espérer avec lucidité

  14. Nicolas Hulot a déclaré hier soir(retranscription France Info) :
    «Face à « la tentation du repli sur soi et du populisme », Nicolas Hulot a proposé « un souffle puissant du respect, de la sobriété, de la solidarité ». Et de poursuivre : « Mais la solidarité, ça ne marche pas dans un monde où la plupart de l’argent qui circule ne participe pas à la solidarité et où 1% [de la population] concentre 93% des richesses de la planète, où la tyrannie de la finance accapare l’ensemble des biens communs. » Il a alors évoqué le leader de La France insoumise : « Il n’y a pas besoin, pardon pour Jean-Luc Mélenchon, d’être forcément Jean-Luc Mélenchon pour le dire. Et chacun, avec une fibre humaniste, devrait s’en offusquer. » »
    Ce point sur la tyrannie de la finance n’est guère repris dans les divers commentaires de l’émission…

    1. @J.S. (9H12)
      « Ils » (Elle, en particulier) ont eu tout le loisir de tenter faire dire par N.Hulot que le capitalisme financiarisé devait être impérativement éradiqué….lui faire dire aussi clairement que ça, qui « transpirait » de son discours et de son comportement…et bien sûr en tirer les conclusions politiques sur les présupposés TINA de la gestion macronienne, tout cela en direct…..RATÉ!
      Ça me semblait.. non, c’était facile à plusieurs moments. La tension nerveuse?la prudence?autre? des interviewers..
      « Dommage » ! Certains penseront : « Normal » ! ….hélas.

      1. J’ai relevé tout de même ce mot lourd de sens vers la fin de l’émission où Hulot dit qu’il ne pouvait que quitter cette MYSTIFICATION que constituait sa présence au gouvernement. Une mystification, c’est terrible ce mot, cela veut dire que l’action du gouvernement, en regard des véritables enjeux, c’était du vent !
        C’est cela le style Hulot : épargner les susceptibilités et en même temps par des petits mots placés ici ou là dresser un réquisitoire sans appel.
        J’ai repensé à ses interventions dans l’émission Ushuaïa où il était pour toute dire assez fatiguant, où il ne cessait de blablater comme ces commentateurs sportifs qui décrivent tout en détail, plutôt que de laisser le silence s’installer devant les beaux paysages qu’il nous donnait à voir.
        Avec le recul, je me dis que ce qui était alors un gros défaut, a été d’une certaine manière une préparation à la mission à laquelle il se consacrerait plus tard.
        Car Hulot a une grande aisance pour évoquer des choses complexes, son langage est toujours précis. L’air de rien c’est un intellectuel et aussi un comédien, ou plutôt un bon dramaturge.
        Un bon dramaturge car il sait aussi toucher les cordes sensibles de l’affect avec la distance suffisante pour ne pas être le jouet de ses propres affects. Son interview-démission l’avait montré de façon magistrale. Il s’était servi d’une émotion sincère comme d’un tremplin pour dire à la face du monde ce qu’il avait à dire.
        Bon, la prochaine fois faut que Hulot trouve la bonne dramaturgie pour évoquer le capitalisme financier ! 😉

      2. @ Otromeros, merci de souligner ça. Je n’ai pas vu l’émission en entier, juste brièvement.
        En effet « s’offusque » est bien léger. Mais ici sur ce blog on sait bien que la question cruciale est bien l’éradication du capitalisme financier. Sans doute qu’il n’est pas prêt à aller au bout d’une pensée radicale, et encore moins les journalistes…
        « Se débarrasser du Capitalisme est une question de survie » mais seul Paul Jorion a eu la capacité et le courage de l’énoncer sans détour.

    2. Exact , et il était bien seul pour le dire hier soir.

      On aurait pu penser que Besancenot ( mais je n’ai pas suivi jusqu’à la fin , j’étais trop consterné de la solitude de Hulot ) reprenne le thème de façon plus circonstanciée et avec des pistes vendables et réalistes aux « rassemblements d’idées » qui se multiplient , mais je ne pas vu venir grand chose de concret ( dans la partie où j’étais encore à l’écoute ) .

      On comprend d’ailleurs en écoutant le patron du Medef , ou « l’agricultrice » ( FNSEA ?), ou même l’agent immobilier représentant les gilets jaunes ( deuxième consternation de la soirée !) , que l’agonie du capitalisme ne sera pas un chemin tranquille .

      J’ai rien compris aux borborygmes confus de Finkielkraut .

      Juliette Binoche aurait pu aussi représenter ( et ça a été dit , mais sans plus ) la « part des riches » dans le boulot à faire , mais on ne retiendra sans doute que le côté people.

      Je hais les tweeters . Je vais finir par les tutoyer .

      1. Et pourtant comment dire en moins de mots ce qui s’applique au citoyen standard devant son écran d’IA ?

        Mort à la bagnole , mort aux twitos .

      2. On ne comprend jamais rien à ce que dit Finkelkraut. Mais moi hier, quand même, j’ai « un peu » compris…

    3. @ P Y D
      « C’est cela le style Hulot : épargner les susceptibilités et en même temps par des petits mots placés ici ou là dresser un réquisitoire sans appel. »

      « épargner les susceptibilités », certainement et j’ajoute , celles des puissants. Pourquoi? Il veut pouvoir les resservir? Grands Dieux! épargner ceux qui nous font du mal, ceux qui font le mal! En voilà une idée qu’elle est bonne, mieux: inattendue…

      A quoi sert de « dresser un réquisitoire sans appel »? Convaincre ceux qui sont déjà convaincus et surtout pas ceux dont la susceptibilité est soigneusement par lui épargnée?

      J’ai pas vu, pas entendu et pas lu, et je ne le ferai pas; il me semble kanmême que la fixette sur la chouette sans ‘t’ et ‘e’ finales devient ridicule. Et depuis le début. Quoi d’autre?

      Je comprends que nous ( et vous) avons besoin de cris de ralliement et de représentants charismatiques ( entendre: qui causent bien dans le poste), mais lui? son accomplissement, ses pompes et ses œuvres?

      Résumons: la sincérité est une denrée rare, les oubliettes de l’histoire sont trop délaissées et notre cause mérite d’autres portes-parole.

      1. Daniel,
        Merci de m’apporter la contradiction En écrivant je découvre d’ailleurs les limites de certains de mes raisonnements : effectivement des mots placés ici ou là, même s’ils disent les choses, ne remplacent pas une démonstration en bonne et due forme quand il s’agit d’expliquer le fonctionnement et les méfaits du capitalisme.
        On pourrait sans doute trouver mieux comme porte-parole, mais comme on dit ,il a fait le job de ce coté-là.
        Il a participé à une prise de conscience générale. Rien que pour cela il ne mérite pas le dédain.

        Concernant le capitalisme, je suis d’accord qu’une approche frontale de sa part serait la bienvenue. Hulot serait bien avisé de s’intéresser de près aux ouvrages de Paul Jorion qui lui apporteraient les outils supplémentaires indispensables pour défendre la cause.

        .

  15. Hulot n’a pas prononcé le mot « capitalisme » . Il confond encore un peu les sens de « marché », « entreprise », « libéralisme » et « néo-libéralisme ». Mais il fait des progrès pour discerner le bébé et l’eau du bain.
    Il n’évoque pas encore Place Publique, mais ça chauffe clairement : il faut une voix publique pour les innovations sociales qui prospèrent aujourd’hui en dessous des radars médiatiques.

  16. Hors sujet, quoique… L’humour devrait toujours être in sujet.

    Publié par le New-York Times le 22/11/2006, -sans doute plus vieux comme indiqué in fine-, et ressuscité par un blogueur de 80 ans ( 20 ans d’âge et 60 ans d’expérience…) qui n’a pas sa place ici.

    [début de citation]
    Meanwhile: Chacun à son goût on Thanksgiving
    Art Buchwald NOV. 22, 2006

    [The Turkey Growers Association has approved this message. ]
    One of our most important holidays is Thanksgiving Day, known in France as le Jour de Merci Donnant.
    Le Jour de Merci Donnant was first started by a group of Pilgrims (Pèlerins) who fled from l’Angleterre before the McCarran Act to found a colony in the New World (le Nouveau Monde) where they could shoot Indians (les Peaux-Rouges) and eat turkey (dinde) to their heart’s content.
    They landed at a place called Plymouth (now a famous voiture Américaine) in a wooden sailing ship called the Mayflower (or Fleur de Mai) in 1620. But while the Pèlerins were killing the dindes, the Peaux-Rouges were killing the Pèlerins, and there were several hard winters ahead for both of them. The only way the Peaux- Rouges helped the Pèlerins was when they taught them to grow corn (maïs).The reason they did this was because they liked corn with their Pèlerins.
    In 1623, after another harsh year, the Pèlerins’ crops were so good that they decided to have a celebration and give thanks because more maïs was raised by the Pèlerins than Pèlerins were killed by Peaux-Rouges.
    Every year on the Jour de Merci Donnant, parents tell their children an amusing story about the first celebration.

    It concerns a brave capitaine named Miles Standish (known in France as Kilomètres Deboutish) and a young, shy lieutenant named Jean Alden. Both of them were in love with a flower of Plymouth called Priscilla Mullens (no translation). The vieux capitaine said to the jeune lieutenant:
    « Go to the damsel Priscilla (allez très vite chez Priscilla), the loveliest maiden of Plymouth (la plus jolie demoiselle de Plymouth). Say that a blunt old captain, a man not of words but of action (un vieux Fanfan la Tulipe), offers his hand and his heart, the hand and heart of a soldier. Not in these words, you know, but this, in short, is my meaning.
    « I am a maker of war (je suis un fabricant de la guerre) and not a maker of phrases. You, bred as a scholar (vous, qui êtes pain comme un étudiant), can say it in elegant language, such as you read in your books of the pleadings and wooings of lovers, such as you think best adapted to win the heart of the maiden. »

    Although Jean was fit to be tied (convenable à être emballé), friendship prevailed over love and he went to his duty. But instead of using elegant language, he blurted out his mission.Priscilla was muted with amazement and sorrow (rendue muette par l’étonnement et la tristesse).
    At length she exclaimed, interrupting the ominous silence: « If the great captain of Plymouth is so very eager to wed me, why does he not come himself and take the trouble to woo me? » (Où est-il, le vieux Kilomètres? Pourquoi ne vient-il pas auprès de moi pour tenter sa chance?)
    Jean said that Kilomètres Deboutish was very busy and didn’t have time for those things. He staggered on, telling what a wonderful husband Kilomètres would make. Finally Priscilla arched her eyebrows and said in a tremulous voice, « Why don’t you speak for yourself, Jean? » (Chacun à son goût.)
    And so, on the fourth Thursday in November, American families sit down at a large table brimming with tasty dishes, and for the only time during the year eat better than the French do.
    No one can deny that le Jour de Merci Donnant is a grande fête and no matter how well fed American families are, they never forget to give thanks to Kilomètres Deboutish, who made this great day possible.

    Art Buchwald. This column first appeared in the IHT many, many Thanksgivings ago.
    [fin de citation]

    Remarquons que des colons français avaient commencé à s’installer un peu plus au nord environ 100 ans avant le débarquement des pilgrims de la Fleur de Mai, avec l’aide des indiens du coin. Un nombre remarquable de Bretons,Picards, Normands et Saintongeais, rebutés par les difficultés matérielles préféraient rallier les tribus indiennes et y faire de beaux mariages. Les gens heureux n’ont pas d’histoire. Les malheurs viendront plus tard…et les perdants ne l’écrivent pas, l’histoire.

    1. Des précisions.
      Comme il s’agit d’un texte de langue Britt (US), il est question de mort, infligée à autrui, de luttes pour la survie et de bouffe, rêve libertarien oblige. La délicatesse dans l’expression pourrait voiler la subtilité de ces chose fondamentales, pour les non-Brittophones s’entend.

      Ci-dessous un essai de traduction des parties les plus conformes débarrassées des fantaisies a-historiques:
      «Les Pèlerins ont fui l’Angleterre avant la loi McCarran (*) pour fonder une colonie dans le Nouveau Monde où ils pourraient tuer des Indiens (RedSkin) et se nourrir de dindes.»

      «Mais pendant que les Pèlerins massacraient les dindes, les RedSkin massacraient les Pèlerins et plusieurs hivers rigoureux les attendaient tous les deux. La seule façon dont les RedSkin ont aidé les Pèlerins, c’est quand ils leur ont appris à cultiver du maïs. C’est parce qu’ils aimaient le maïs avec leurs Pèlerins.
      En 1623, après une autre année difficile, les récoltes des Pèlerins étaient si bonnes qu’elles décidèrent de célébrer et de rendre grâce, car les Pèlerins cultivaient plus de maïs que les Pèlerins ne tuaient de RedSkin.»

      Apothéose :
      «Ainsi, le quatrième jeudi de novembre, les familles américaines s’assoient autour d’une grande table débordant de plats savoureux, et mangent à cette unique occasion mieux que les Français tout au long de l’année.»
      [Apparté : d’où l’explosion des cas l’obésité dans ce pays. Et qui nous guette, parce que nous reproduisons toutes leurs conneries, avec seulement un peu de retard. Le progrès…]

      En revanche l’historiette, censée être amusante et un conte pour enfants, mettant en présence le Capitaine Miles Standish, son jeune Lieutenant John Alden et la ravissante Priscilla Mullens est incompréhensible.
      On peut l’oublier. C’est peut-être une finesse pour faire mieux passer la férocité de la lutte survivaliste. Le truc des contrastes, bien connu d’Hollywood. Au Moyen-Age, nos cours d’amour occitanes avaient un but semblable.

      Si je tombe sur des recueils d’ Art Buchwald , je me jetterai dessus, promis.
      https://en.wikipedia.org/wiki/Art_Buchwald

      ————————————–
      (*) : McCarran . https://fr.wikipedia.org/wiki/McCarran_Internal_Security_Act
      Cette loi et une allusion à Fanfan la Tulipe permettrait de dater ce texte entre ces 2 repères : après 1950 et avant 1960 environ. https://fr.wikipedia.org/wiki/Fanfan_la_Tulipe_(film,_1952) . L’océan atlantique est large et Hollywood ne l’a pas fait.

  17. « Les intérêts dominants sont parfaitement capables de discriminer ce qu’ils peuvent tolérer, comme agitation inoffensive, et ce qui les menace pour de bon. À ce compte, la prévisible inondation d’enthousiasme dont la candidature de Glucksmann va faire l’objet dans la presse de gauche de droite ou de gauche incertaine dit déjà tout ce qu’il y a à en penser. Libération, Le Monde, L’Obs, Les Inrocks, Télérama, France Inter, France Culture, Mediapart évidemment : il les aura tous à ses pieds — onction de l’insignifiance. Dans ces conditions, le dégondage généralisé dont la FI a été le déclencheur ne peut être qu’un signe intéressant. Se faire haïr des marchés financiers, se faire haïr de la presse du capital, ce sont des accomplissements tout à fait honorables. »

    Ça c’est ce que dit Lordon, à sa façon, mais proche de mon opinion déjà formulée hier.

    J’avais à ma première intervention sur ce blog, en 2009 ? pour contrer ceux qui le poussaient à s’encarter, souligné la posture de Jorion énoncée par lui même à Louvains en 1972, et tenue depuis, malgré quelques égarements partisans récents, Piketty, Macron. La posture de Lordon, évoquant la division du travail politique, dit bien la bascule de Jorion, à se mouvementer dans une offre qui mettra un certain temps comme disait Fernand Raynaud, du fût du canon, à être complètement refroidie. Le précieux d’un Lordon ou d’un Jorion, ce n’est pas de bouillir dans le chaudron mais d’imaginer la soupe.

    Envoyé via cellulaire Android

  18. Chère parti prise et cher parti pris,

    Alors nous aurons, la FI, Place Publique, Génération Écologie, le PC, les divers gauche et les gauches divers.

    Bref un magnifique éparpillement.
    Une constellation de positionnement.
    Un Kaléidoscope de mouvements.
    Tous les plus divers que variés.
    Tous jamais unis.
    Tous jamais ensemble.
    Toutes et tous s’imaginant la sauveuse et le sauveur.
    Toutes et tous parlant beau, vivant bobo.
    Toutes et tous pliant le genoux de l’académie.
    Pour une fois, faire le silence pour écouter le jaune en nous.
    Ne plus parler sur lui et à sa place.
    Ne plus théoriser (sur eux) car nous avons fait des études et que nous serions plus savant.
    Plus à même de dire qui ils sont.
    Se regarder dans une glace
    Reconnaitre tous les avantages de notre classe.
    Génération kérosène (avion) et fioul lourd (croisière)
    Combien d’avantages disposons nous que n’ont pas les pauvres, les ceusse des campagnes ?
    Pas éduqué, mal fringué, mauvais goût, rien que des gueux.
    Pas lu Herman Hesse, pas lu Spinoza, nous sommes un je indissociable d’un nous.
    Je laisse ma thé hier et prends mon pack de Kro.

    Je vais aller rejoindre les gilets jaunes, boire du rouge, pisser de la kro et pleurer avec Marianne.

    Il n’y a que l’épreuve éprouvé dans la sueur du corps pour que l’esprit en pratique « empathise ».

    Avec toute ma tendresse jaune, verte, rouge et noire Propokinement votre
    Pierre de la tribu des Queralt’s

    1. Qui sait, peut-être que Propokine dans l’imaginaire d’un seul homme c’est un peu comme La mariée mise à nu ? Et il semblerait qu’elle en voit de toutes les couleurs (tant mieux pour eux). Ou bien est-ce un lapsus farouchement fourchu, une sorte de défibrilateur complexe retrouvé en vidant le grenier à mémé bien avant le clavier Azerty et ses nombreux dérapages ?

  19. Salut les filles, salut les gars,

    « À la fin du XIXe siècle, le « social-darwinisme » tente d’appliquer le mécanisme darwinien de sélection naturelle dans le domaine social. La compétition pour l’existence et la survie des plus aptes sont tenus pour les principes de l’évolution. Kropotkine combat ce discours, entrant sur le terrain même du darwinisme pour montrer que l’entraide est un facteur de l’évolution autant sinon plus important que la compétition. Le concept est très important dans la théorie anarchiste.
    L’entraide est également un terme d’économie politique qui désigne le concept économique de l’échange réciproque et volontaire de ressources et de services au profit de tous.  »

     » Présentation de « L’entraide » de Pierre Kropotkine. paru en 1902
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/L%27Entraide,_un_facteur_de_l%27%C3%A9volution

    Cela rejoint mes amis Servigne et Chapelle
    « L’entraide ».
    https://pabloservigne.com/entraide-2/
    C’est vrai qu’à écouter Pablo interviewé par François Ruffin.

    Voilà entre kro, popo, pipi et sans relecture ou bien les yeux qui louchent cela fait de la ^poésie de clavier.

    Et puis faire un lien à deux balle, entre IA, algorithme, cyborg et l’entraide.

    A ce jour mon robot logiciel cardiaque ne pense pas il panse tout au plus. Mais que pensé de toute cette énergie pour me maintenir en vie pour aller saturer les blog de ci de là cahin caha.

    Aller pour éclairer cette journée quoi de mieux qu’ un extrait de « Véronique », que dis je un message très Lacanien de l’auteur de l’opérette André Messager
    https://www.youtube.com/watch?v=IXNZ8RdYNko

    Toujours l’éprouvé concept queraltien par excellence, avec toute ma tendresse, Pierre de la tribu des Queralt’s

  20. La majorité du peuple soutient les gilets jaunes.
    La majorité du peuple veut consommer plus.
    La majorité du peuple veut consommer encore plus.
    La majorité du peuple a choisi: Après nous les mouches !

    Laisser une planète habitable à leurs enfants ? la majorité du peuple s’en fout !

    La démocratie est le pire des systèmes, à l’exception de tous les autres… 😉 ??

  21. Chère éprouvette, cher éprouvé,

    Nous sommes le produit entre autre de la norme sociale, et quand la norme dit consommer.
    Je n’existe que si je consomme.
    Je n’existe que parque je le vaut bien.
    Je suis le gilet jaune comme je suis charli comme je suis le vent comme je suis le qu’on d’un autre comme le nous
    Ici ou là j’ai entendu parler d’un et range mouvement.
    Oui c’est étrange que d choisir le jaune qui pour mon grand père étaient les casseur de grève.
    Et puis il y a des signaux faible qui parlent.
    Pas plus tard que ce début d’après midi :

    Une femme seule,
    Une femme seule près d’un stop au bord du canal d’Orléans.
    Elle porte un gilet jaune.
    Elle regarde fixement tout les conducteurs qui s’arrêtent au stop.
    Elle manifeste en silence sauf que ces yeux portent un immense brouhaha.
    Elle vous fixe et lorsqu’elle estime que vous pouvez franchir le stop ses yeux vous autorisent.

    Avec mon épouse nous restons depuis avec cet étrangeté qui se passe dans l’air.

    Une femme 50 ans manifeste seule avec son gilet dans le fin fond de la campagne, étrange comme c’est étrange !!!

    Avec ma tendresse d’un samedi soir sur la terre, Pierre de la tribu des Queralts’.

  22. Monsieur Jorion
    La situation de vos lycéens à Bordeaux m’a tout l’air d’illustrer « le principe d’abrutissement » décrit par Joseph Jacotot. Abrutissement il y a, écrivait-il, quand une intelligence est subordonnée à une autre intelligence.
    Non pas de votre fait mais du fait de l’enseignant qui les a traînés dans ces rencontres ou bien ne les a pas préparés.
    Selon Jacotot, ce n’est jamais le savoir du maître qui va passer chez l’élève. Il va se passer quelque chose qui crée une aventure intellectuelle propre à chaque élève. Ce n’est pas un contenu.

    Par ailleurs, quand, aujourd’hui, tous les élus serinent qu’il faut de la pédagogie en politique, je crains fort qu’ils aient choisi ce principe de l’abrutissement….

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