Place Publique vue du Blog de Paul Jorion, par Vincent Burnand-Galpin

Ouvert aux commentaires.

Paul, votre idée de rejoindre Place Publique est très bonne : c’est l’équilibre idéal pour passer à l’action.

La dynamique semble très bonne. Ce mouvement a à peine quelques semaines et il remplit déjà des salles. Les personnes qui le composent sont motivées et ouvertes : à peine rencontrez-vous Claire Nouvian que vous voyez les fondateurs lundi prochain ! Face à ce dynamisme, aucune structure préexistante (think tank, ONG, association…) ne fait le poids quand cela prend des mois pour espérer rencontrer untel ou untel… Face à cette ouverture, les partis politiques de gauche sont, eux, complètement morts : leur silence face à vos propositions révèle leur entre-soi monstrueux qui les achèvera définitivement aux élections européennes en mai prochain.

De manière individuelle, même si je ne les connais encore mal, les fondateurs dégagent une énergie positive (cf. leur interview réalisée par Mediapart). L’addition de leurs forces peut être très puissante en particulier si vous vous joignez à eux !

Place Publique se place dans un créneau très juste. Face à ce vide à gauche, ils se positionnent dans un créneau auquel aspire une gauche majoritaire mais silencieuse qui n’a pas encore trouvé son porte-voix entre les outrances de Jean-Luc Mélenchon, l’asphyxie du PS et l’inexistence de G.s. Place Publique peut bien être cette nouvelle représentation que l’on attendait depuis longtemps. Ce serait cette même aspiration qui a conduit les électeurs à voter pour Emmanuel Macron et LREM : cette force-là qui se dissipe petit à petit peut se retrouver dans Place Publique. L’engouement actuel en est peut-être déjà le reflet. Mais il demeure aussi le risque que ce nouveau mouvement reste la voix d’une gauche des catégories supérieures sans qu’il y ait appropriation par toutes les classes : les prochains mois vont être cruciaux. Un de vos rôles au sein de ce mouvement peut être justement de faire ce lien comme vous savez le faire sur votre blog. Mais ils semblent conscients de ce risque et le contrecarrent déjà en organisant de nombreux meetings dans toute la France et finalement peu à Paris.

La stratégie de Place Publique est séduisante. Se construire d’abord comme un mouvement citoyen, engrangeant les idées et les forces, et si les conditions sont réunies, passer à l’action au niveau politique parce que c’est uniquement de cette manière qu’il peut y avoir une véritable révolution démocratique pour faire enfin face aux grands enjeux que sont ceux de notre temps. Ils soulignent leur volonté de s’engager politiquement sans pour autant créer un mouvement pour la jouer cavalier seul : ils jouent la carte du rassemblement et de l’ouverture avant tout. Il n’en demeure pas moins que c’est un équilibre fragile qu’il faudra savoir entretenir : LREM était aussi parti de la même approche et pourtant c’est devenu un parti présidentiel classique. Mais les fondateurs ne semblent pas dans l’optique du pouvoir à tout prix.

Au niveau des idées, il y a évidemment résonance entre ses premiers textes publiés et le travail sur ce blog travail. Le mouvement sera certainement très réceptif à vos (nos ?) propositions. Les équipes ont l’air assez diversifiées pour qu’il y ait un débat intéressant en son sein.

Enfin, tout semble réuni dans Place Publique pour que vous y trouviez une place sans devoir sacrifier ni vos idées ni le soutien de vos lecteurs pour votre engagement. Tout semble réuni également pour que ce mouvement gagne progressivement en audibilité et crédibilité sur… la place publique.

Alors, tentons y notre chance !

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172 réflexions sur « Place Publique vue du Blog de Paul Jorion, par Vincent Burnand-Galpin »

  1. Il y a quelque chose sur lequel tous, nous pouvons jouer.
    Savoir que nos actes ne tiennent qu’à nous, que la responsabilité que nous portons est à un moment donné de notre existence un choix à faire.
    C’est peut-être cela être optimiste.

    Vouloir croire que l’on peut Faire joyeusement avancer le Schmilblick dans la bonne direction.
    Individuellement comme collectivement.
    Malgré nos carences nos failles et nos erreurs passées.
    Faire le pari que l’on peut se corriger.
    Faire le pari que la vie restera sacré.
    Savoir que l’éducation donnée à nos successeurs est la chose la plus importante dans cette fabuleuse époque qu’on nomme anthropocène,
    faire le pari qu’être exemplaire, transparent et fidèle à soi-même payera et aura un poid certain dans l’avenir de notre monde.
    Faire le pari que les hommes peuvent être convaincu, par méthode et preuves scientifiques.
    Que tout ce travail de la science n’est pas là simplement pour faire joli Mais que c’est un savoir dont les conséquences sont à prendre très au sérieux.
    Être persuadé que nous avons tous notre mot à dire sur l’utilisation de ses techniques.
    Vouloir croire qu’apporter de l’aide à quelqu’un qui est en demande et en a besoin, ce n’est pas faire simplement un heureux mais rendre toutes une somme d’être humain heureux en effet boule de neige.
    Faire le pari du cœur.
    Croire que , avec ce que l’on sait de l’histoire humaine et des épreuves atroces traversées par nos ancêtres, dont la force de certains témoignages nous brise encore le cœur, que toute cette souffrance n’a pas été ignoré de nous.
    Il faut vouloir croire que nous sommes plus que ce que nous sommes, cet état d’esprit est d’époque. Alors mettons-le à profit.
    Savoir que l’on veux croire,
    formule peut-être un peu ampoulé mais c’est pour moi la lucidité.
    C’est la responsabilité qui vient.
    C’est l’optimiste battit sur le respect de tout ce qui nous concerne de près comme de loin.
    C’est le refus de l’indifférence, l’écoute à nos maux et le passage à l’action.

    Hauts-les-cœurs !

    1. Lucas,
      Vous mettez la barre très haut avec une si belle éloquence sur la place publique. Manifestement vous êtes comme Jean Jaurès : un visionnaire. Surtout vous comprenez bien la souffrance, elle est vécue de l’intérieur, il me semble ? Comprenez-moi bien, je ne suis pas ici pour distribuer des bons points, ni pour juger, j’écoute avec ma sensibilité.

      1. « Place Publique » remplace « Nouvelle Donne » qui remplaçait la candidature d’un certain écrivain d’un best-seller…ce ne sont qu’apories : c’est le peuple debout qui fera la Révolution ou rien ne se passera !! Ceux de « place publique » ne sont que des leurres….

      2. Je ne vois pas en quoi ce qui peut être dit sur une place publique ici ou ailleurs, n’importe où dans le monde en fait, serait un leurre ? A moins d’enterrer la parole ou de la cadenasser, balancer par dessus bord la musique, les livres, les vidéos et les tableaux dans un mouvement de rage ou de désespoir. Parmi le peuple, je ne vois pas les rentiers faire une quelconque révolution pour être plus précis. D’ailleurs, je sais que beaucoup se battent pour le pouvoir d’achat et rien d’autre, c’est probablement une profonde déconvenue, seulement je ne passe pas mon temps à pleurer entre quatre murs.

    2. Place Publique viendrait il remplir le rôle qui aurait dû être assumé par LREM ? J ai des doutes. Et effectivement comme il est mentionné dans le blog, il y a un très grand risque â ce que ce soit un enième mouvement  » d intellectuels entre eux » ..Il y a déjà eu Les Indignés, les zèbres, le Cerfan de Jean-Marc Fortané, LREM, Les Insoumis et maintenant Place Publique…. tous ces mouvements n ‘ ont été que des feux de paille, pourquoi ?

      1. @Paul Jorion :

        en quoi celui ci , si l’on pense bien à la même chose , est il meilleur ?

        Et qui chauffe-t-il ?

      2. Le parallèle avec la république en marche est pas trop mal.
        Le problème c’est qu’elle était au centre et elle se retrouve à la droite dure.
        Place publique va être à gauche et va se retrouver à la gauche dur !
        Tenez vous bien !

      3. Si j’en crois le NPA , le parallèle ( se glisser dans le vide entre droite et gauche dites de gouvernement devenues repoussoirs pour les électeurs , et le parti des fous furieux ) aurait du plutôt être fait entre LREM et LFI .

        C’est pas idiot .

      4. Le problème c’est y a t il un espace entre LREM et LFI ? Comment mettez-vous en place de vrai changements dans le cadre des traités européens actuels? Hulot à claqué la porte en expliquant qu’il n’y avait pas de voie. J’attends de voir un programme pour me faire une idée, mais à part faire un « avenir en commun » « démélenchonisé » et « défrexité » je vois pas trop ce que ça pourrait donner. Les outrances de Mélenchon sont la contrepartie de ce qu’il a apporté à son mouvement : une profonde connaissance de la politique politicienne et aussi un réseau déjà bien rodé avec le FDG. Au mieux ce sera quelques déçus de Mélenchon et quelques déçus de LREM ou d’EELV, G.s etc. qu’il faudra sans cesse persuader qu’on fera tout ça en restant bien sagement dans l’euro – pe, sans faire de vagues ni rien changer à leur train-train quotidien… Même à siphonner 70% de LFI ya toujours pas le compte…. Et surtout une chose, ce n’est plus Macron l’adversaire à ce jour (je pense qu’il est aussi cramé que Méluche) c’est le RN, il a désormais un boulevard devant lui au premier tour et il ne lui manque plus qu’un candidat qui ne mobilise pas trop le front républicain (avec un peu d’abstention le tour est joué), car finalement à ce jour c’est encore Lepen qui nous en protège lol.

  2. « Tout semble réuni dans Place Publique pour que vous y trouviez une place sans devoir sacrifier ni vos idées ni le soutien de vos lecteurs pour votre engagement. »

    Si les bonnes volontés qui s’y rassemblent on un minimum d’intelligence tactique et stratégique, ils doivent désigner Paul Jorion comme tête de liste aux élections européennes. Et-ou, en attendant, au moins comme porte-parole officiel du mouvement, politique, car c’en est un, quoi qu’on en dise. Un mouvement politique qui se caractériserait par le fait qu’il ne reproduirait pas les erreurs des mouvements traditionnels :
    rente militante, manque d’ouverture, point de vue sur le monde inconsistant, car en retard d’une guerre sur le constat et les solutions proposées. Sinon, à quoi bon ?

    1. Amusant… je lis ça en lisant le podcast Soljenitsyne sur Staline -Le premier Cercle…AH, prestige éternel du sujet-supposé-savoir (en l’autre, par l’autre.) PJ guérissant pelades et écrouelles (s’il pouvait aussi venir au chevet du XV de France). A part cela, PP c’est toujours cette conception purement contractuelle de la politique (qui alors n’est plus), même vision que celle des macronistes -dans la société, 0 conflit, que des contrats, c’est -dire l’aveuglément au vu d’hier soir. Donc, pour en revenir à Iosef, au soir des élections qui comptent, une gauche (mais laquelle, la social-démocratie qui se couche devant le marché et remplace la question sociale par les caresses sociétales?) dispersée, une droite libérale comptant ses divisions, et les éternels phraseurs aux bonnes intention tournants en rond dans leur cabine téléphonique. L’offre politique de gauche elle existe déjà, c’est FI, faut juste virer son Pape et deux trois cardinaux.

      1. Jicé,
        Ce qui m’importe avant tout, c’est que les idées, quand elles sont bonnes (ici en l’occurrence celle de Paul Jorion) trouvent leur chemin, si un mouvement est prêt à les reprendre, je ne peux donc que m’en réjouir. Soyons logiques, si ces idées qui nous semblent essentielles ici sur ce blog sont véritablement prises au sérieux par Action Publique, les griefs que vous avancez tombent d’eux-mêmes. Cela permettrait au contraire, le moment venu, une convergence politique avec FI débarrassé de son pape et de ses cardinaux. Procédons par étapes. A ce stade ce n’est pas ou bien Action Publique ou bien FI.

      2. Le problème comme je l’ai expliqué plus haut c’est que même en siphonnant FI le compte n’y est pas. Au prochain coup on aura le RN c’est déjà joué et comptez pas sur moi pour aller voter Wauquiez au deuxième tour…

    2. @PYD
      Vous rendez-vous compte que vous soutenez PP comme la corde le pendu en proposant déjà PJ tête de liste (pourquoi pas Piketty ?!) à un mouvement qui se veut nouveau et différent des autres, intéressé d’abord aux idées aux projets et pas comme les autres (disent-ils) seulement aux personnes et aux postes ?

      1. Je vous réponds tout de même :
        1. Jorion ne désire pas faire carrière dans la politique, mais seulement changer le monde, ce qui est mieux.
        2. Jorion dispose d’une boite à outils originale, dont beaucoup reconnaissent la justesse.
        3. Place Publique veut faire passer les idées avant les personnes.
        4. Il se trouve que c’est une personne en particulier qui connaît le fonctionnement de la boite à outils, c’est donc cette personne qui serait la mieux à même pour l’expliquer face aux contradicteurs. D’autant plus que cette personne dispose déjà d’une certaine notoriété dans le domaine économique, qui est tout de même le domaine où se joue les confrontations idéologiques les plus décisives. L’écologie est tout aussi importante, mais il faut des personnalités justement qui soient capable d’intégrer dans une même perspective écologie et économie. Et ça Jorion, il sait faire.

        PS. Place Publique comme incubateur de bonnes idées, je veux bien, mais cela ne peut pas être une fin en soi. A partir du moment où il est question de présenter une liste aux européennes, il y a forcément à la clé un programme. Donc à un moment donné il faut faire des choix, y compris de personnes pour porter les idées le plus loin possible. Et agir, le cas échéant, si les électeurs sont au RDV.

    1. Ils doivent être paumés sur la composition des gilets jaunes.

      (Ayant atteint le niveau bac à 21ans, sur ce blog, avant l’élection de notre président, après avoir regardé une émission grand publique où son corps signifiait le contraire de ce qu’il disait, j’avais affirmé qu’il y aurait une guerre civile si il passait, c’est pour l’instant moins pire.)

      1. A une virgule près , j’avais cru dans un premier temps que vous aviez obtenu le bac grâce à votre présence sur ce blog .

        Déjà qu’on suspecte Paul Jorion de guérir les écrouelles , si , en plus il faisait des bacheliers à volonté , il tiendrait là le miracle imparable pour le transformer en nouveau Jésus Christ des gratuités et de l’abolition des paris sur les variations de prix , pour qu’advienne le nouveau Royaume de Dieu , dont on espère que ce n’est ni la fin de l’espèce , ni le royaume transhumaniste .

        Je vais commencer à fabriquer des hosties comportant la mention :

        Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant .

    1. Haaa…. le nez des politiciens… Je suis toujours étonné du crédit qu’on leur accorde, sans doute par désir inconscient, du désir de ce qu’on est prêt ou non à dire.
      Extrait d’ « insoumise » de D. Batho:
      « Valls est différent. Il a compris que l’on a changé d’époque (…) j’ai toujours dit qu’il était moderne, le meilleur de sa génération, le plus professionnel, celui qui est entrer de plain-pied dans la politique ».

      Sûr, Place publique lui donnerait à une place de choix. Valls aurait pu, mais de plain-pied trop vite cramé.

      Il ya une naïveté sur ce blog sidérale – Pierre-Yves Dambrine croyez-vous vraiment que Jorion puisse avoir une place de leader dans le mvt ?

      Vincent Burnand-Galpin « Ce serait cette même aspiration qui a conduit les électeurs à voter pour Emmanuel Macron et LREM : cette force-là qui se dissipe petit à petit peut se retrouver dans Place Publique. »
      La messe est dite.

      1. toutvabien,
        Eh bien, c’est la suite des évènements qui nous apportera la réponse, non ? 🙂
        Si personne ne pose la question, et je vous remercie de l’avoir posée, nous diminuons nos chances d’avoir une réponse positive à cette question décisive, en effet.

  3. Il y a une place vacante effectivement, qu’un Jean Luc Mélenchon fait manquer à la France Insoumise par son incapacité à comprendre que les causes qu’il défend en dehors de la sienne aurait tout à gagner à sa retraite, et ce moment est déjà en train de passer. Il n’a malheureusement pas la folie nécessaire pour se sacrifier de lui-même. Il aurait pu prendre exemple sur Nicolas Hulot, même si le coût semblait moins grand pour ce dernier (il ne renonce finalement qu’à peu de chose, les illusions étaient déjà bien loin). Larguer le lest devenu un fardeau (même si on parle de soi alors) avant d’arriver au sommet de la courbe pour permettre à la fonction utile d’aller plus loin, voilà qui en aurait surpris plus d’un… dommage.

    Nicolas Hulot ministre à perdu (un peu) de sa naïveté, mais il partait de loin. Ce nouveau mouvement m’y fait fortement penser malheureusement. Des convictions probablement sincères des lanceurs du mouvement mais une naïveté diffuse qui flotte autour d’eux. Seront-ils assez humbles et persévérants pour remettre en cause leur ego et écouter leur bon sens dans les domaines où ils ne seront pas experts, pour justement ne pas abandonner les décisions à de prétendus experts ?
    C’est dans les domaines où on est très bons qu’il faudrait déléguer, puisque c’est facile de suivre d’un coup d’œil, de délivrer éventuellement des éclaircissements et que cela permet un recul salutaire. Ainsi on peut se concentrer sur les domaines où l’on est ignorant mais où le recul est très présent et le bon sens appelé sans cesse à la rescousse pour le temps de combler le manque de connaissance. On gagne en mixité et en échange dans le processus. En fait ce qui pourrait être le cas avec les députés si ils n’étaient/ne devenaient pas carriéristes par le processus électoral, si les lobbys n’avaient pas autant d’influence sur les élections/les carrières/le confort de vie des députés, et si la transparence était de mise.

    Pour avoir une chance de faire quelque chose de réellement impactant en tant que mouvement, il faut commencer par travailler sur la gouvernance et que les participants comprennent l’importance d’une gouvernance adaptée aux buts à atteindre. Le discours et le niveau de conscience me parait très faible sur cette problématique.
    D’où la sensation d’une naïveté ambiante, qu’elle soit volontaire ou non, qui me rappelle Nicolas Hulot…
    Je crains qu’ils ne perdent cette naïveté trop tard et que même si succès il y a, il ne soit qu’éphémère, parce que construit sur une gouvernance inadaptée. Une bonne gouvernance doit aussi être pensée pour permettre sa propre évolution suivant la croissance ou la décroissance de l’organisation à différentes échelles.
    Si ces questions ne sont pas adressées consciemment, l’évolution ramènera l’organisation dans des schémas classiques trop ordonnés ou trop dispersés.

    Je vous souhaite de participer au mieux dans la continuité de vos idées et je vais continuer à m’activer dans des voies parallèles/complémentaires.

    1. Il faudra surtout avoir un projet économique qui tient debout, que devront porter des gens incorruptibles qui ne se laisseront pas influencer par tel ou tel lobby. Et surtout ne jamais oublier l’ambition européenne.

      Ce parti doit être le parti d’un changement de paradigme économique, et surtout celui qui a compris que l’écologie n’existe pas en dehors de l’économie, et donc que c’est sur l’économie que nous devons agir, en réformant et en inventant des lois.

      1. Jorion (Place Publique) + Ruffin (FI) = ticket gagnant pour changer la donne à gauche. La complémentarité idéale.
        Je dis Ruffin, mais en réalité ce que je veux signifier par là, c’est qu’il faut à Place Publique l’équivalent fonctionnel d’un Ruffin, pour la combativité, l’inventivité militante, la proximité avec les classes populaires. Peu importe que ce soit Ruffin en personne qui joue ce rôle ou un autre, même s’il faut bien reconnaître que Ruffin pour l’heure est unique son genre, autant donc tenter de le gagner à la cause.

        Bref Place Publique peut être le liant qui manquait à la gauche… un moyen déverrouiller les directions partisanes. Une sorte d’attracteur d’élections libres, car il en existe dans tous les partis de gauche.

      2. C’est quoi une ou des classes populaires ?

        Quelles sont la ou les classes qui ne sont pas populaires et qu’est ce qu’on en fait ?

        Le socialisme , est-ce les socialistes ?

      3. Juannessy,
        « les classes populaires » cela désigne à mes yeux tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans les interlocuteurs richement dotés en capital financier et/ symbolique et/ou culturel. Cela se traduit par un sentiment d’abandon, qui peut aller jusqu’au rejet pure et simple de la politique.

      4. @ PYD
        Agréablement de votre avis concernant les qualités de Ruffin. J’ y ajouterais ténacité , courage et conviction. Plus cette qualité impalpable d’absence d’idéologies marquées ou anciennes. Je peux me tromper sur ce point.

        Reste que Ruffin est encore le meilleur pour faire du Ruffin. Il est là, aucunement obligé de renier ses engagements antérieurs qui vont bien. Pas besoin de succédané ou ersatz.

      5. Juannessy,
        Il ne s’agit pas d »enfermer les gens dans une définition, c’est même précisément la tâche qui incombe aujourd’hui à la gauche que de rendre leur dignité à des êtres humains, pour qu’effectivement ils ne soient plus seulement appréhendés comme des nombres. On peut reprocher à Bourdieu auquel j’emprunte les catégories de ma définition d’appréhender les réalités sociales sous l’angle exclusif de l’économie, faisant de la culture un capital, ce qui est une manière de réifier l’humanité. Mais pour que les humains redeviennent des citoyens et donc des sujets, encore faut-il que les rapports de domination soient reconnus comme tels. Je ferais un parallèle avec l’approche de Paul Jorion qui décrit l’économie en termes de rapports de forces, non pas pour avaliser la lutte de tous contre tous, mais au contraire pour lui couper en quelque sorte l’herbe sous les pieds. Ce qui débouche par exemple sur sa proposition de constitution pour l’économie.

      6. @PYD :

        Vos intentions sont louables , mais je ne fais que rappeler que l’analyse historique , sociologique , politique , culturelle , patrimoniale ….( liste non exhaustive) de ce que l’on désigne sous le terme de « classes populaires »
        ( parfois « le peuple populaire » ) est un chantier de longue date déjà engagé par de très bons ou moins bons esprits de tous bords et confessions ( le dernier que j’avais pu lire était Olivier Schwartz ), et que les réponses ne sont pas aussi lumineuses et simplistes qu’on le prétend quand on cède à la tentation de n’en imaginer que ce qui sert notre pulsion du moment .

        A place Publique , j’adresse donc mes trois questions , avec la vague intuition que personne n’y a encore répondu correctement , en dépit d’efforts méritoires qui devront être estimés , pour être mis à profit .

    2. Tom, je plussoie. Pour faire bouger significativement les choses, il faudra d’abord trouver les dizaines de milliers de militants qui iront faire du porte à porte pour sortir la majorité silencieuse de son apathie démocratique.
      J’ai du mal à comprendre ceux qui, d’élection en élection et donc de déception en déception, continuent à croire dans le mode d’organisation « parti » (même s’il se nomme mouvement). Si nous avons les meilleurs des « beaux-parleurs », ne jamais oublier que les dominants ont les micros et les « hauts-parleurs ».

  4. La notoriété acquise par l’ex-conseiller de Mikheil Saakashvili ainsi que les nombreux soutiens dont il doit disposer ne laisse planer aucun doute sur le futur et fulgurant succès de l’opération « Place… Publique ». Je ne soutiens pas, mais j’applaudis!

    1. Glucksmann a eu des engagements sans ambiguïté, c’est un fait. Il n’en a pas nécessairement changé.

      Cela dit, sa participation au lancement de « Place Publique » ne semble pas en contradiction avec ces engagements. La tendance de gauche et pro-européenne de la politique française, autrefois incarnée par le PS, se caractérise historiquement notamment par un soutien sans faille et à l’UE et à l’OTAN. Ça semble cohérent avec la proximité de Glucksmann des cercles Saakashvili et Iatseniouk.

  5. Il faut faire créer des emplois, peut être des emplois verts ou autres. Pourquoi le gouvernement n’affecte t’il pas de l’argent entre le salaire pauvre ou revenu pauvre et l’augmentation du coût de la vie. En fait il est nécessaire d’augmenter les revenus des pauvres et de baisser les revenus des très riches et puis il y a les loyers qui augmentent selon l’indice insee. Les communes pauvres se servent de cet outil pour boucher les trous budgetaires. C’est dans l’anormalité en continu.

    1. Lorsqu’un agriculteur reçoit 810 euros de retraite mensuelle alors qu’il a travaillé dur samedi et dimanche inclus, si cet agriculteur doit transmettre ses terres à sa famille c’est plus de 50% aux alentours de 60% la valeur qui s’en va entre l’Etat et le notaire. Le prix en est ainsi.

      1. Vérifier vos données .

        Pour la retraite des agriculteurs , on doit aussi se rappeler que la solidarité nationale est déjà intervenue et que le véritable problème agricole , c’est le modèle de production et le juste prix des produits de qualité , qui sera aussi plus juste quand l’acheteur acceptera de ne plus se ruiner pour sa bagnole ou le dernier joujou numérique .

  6. Effectivement, l’émission Médiapart avec Claire Nouvian, Raphaël Glucksmann et Thomas Porcher m’a beaucoup plu et je regrette que le 15 novembre soit passé, date du premier rassemblement à Montreuil.
    J’aime bien les protagonistes, la méthode proposée pour fédérer et agir, le côté « on verra bien », un engagement citoyen pour retrouver un chemin politique plus libre et vertueux.
    Il ne s’agit évidemment pas de s’engouffrer dans n’importe quoi mais je trouve que la petite étincelle est présente.
    Une petite étincelle, c’est déjà beaucoup.

      1. Bonjour Juannessy 🙂
        Je lis sur ce fil diverses anticipations sur ce mouvement, des sortes de projections futuristes qui marquent l’articulation délicate entre l’action présente et le projet, porteur de rêves, d’idées et de nécessité de réalisation concrète.
        .J’écoute Boris… que vous venez de suggérer. Je n’en connaissais pas d’autres que Boris Godounov.
        « Je ne connais pas Ségolène Royal » dit-il : une myopie sévère gagne le PS.

      1. @Lucas :

        Je comptabilisais seulement les voix féminines sur le blog , qui sont rares depuis quelques semaines , et , sur la période récente , Bernadette , Armelle et parfois Gudule sont souvent bien seules .

        Le chant de Baleine me manque .

      2. « Je comptabilisais seulement les voix féminines sur le blog »

        Vous n’êtes pas en position de le faire : ayant accès moi aux adresses mail, je peux vous dire que plusieurs intervenantes apparaissent sous des pseudos neutre ou masculin.

      3. Ça me réjouit quant à la garantie de pluralité de point de sensibilités ; ça me navre quant à la relation confiante homme /femme qui confirme que nos compagnes sont encore « des proies » , et que leur actuelle mobilisation est peut être plus fondamentale et porteuse d’avenir que celle des gilets jaunes .

        Que voilà une vocation incontournable pour Place Publique pour un monde plus vivable et plus juste .

        (PS : est ce que PSDJ et François Leclerc vous accompagnent dans cette nouvelle bataille ?)

      4. Ce n’est pas une histoire de confiance !
        Mais de mener une vie un peu plus piquante ! 🙂
        Mon dieu que je comprends -.-

  7. Bonjour (préambule au vivre ensemble et bonnes manières…)
    Dans le fond, Mr Vincent Brunant-Galpin, vous êtes un admirateur de Mr Macron, je crois que vous n’avez pas bien perçu, à défaut de saisir, les propositions des Gluksmann, Porcher…etc, Quand à P. Jorion, qu’il adhère, parfait, tout
    mouvement progressiste (réellement) a besoin du concours d’intellectuels, laissons donc à Paul toute sa force de proposition et sa pertinence conceptuelle. Les questions de représentation sont parfaitement secondaires et ne sont pour le moment pas du tout le sujet.

    1. Bon dimanche !

      Je suis d’accord pour ce qui est des bonnes manières , mais pour le vivre ensemble , il n’y a en République démocratique qu’un manuel qui fasse autorité existentielle et suprême :

      la Constitution .

      Et c’est bien pour ça que la Constitution mondiale sera ( si on est toujours sur cette terre ) la signature finale du savoir vivre ensemble mondial .

      Entre temps , toutes les places publiques de bonne volonté sont bonnes à prendre .

      Amicales salutations , Juannessy .

  8. D’abord faire l’effort de s’exprimer comme si l’on s’adressait aux adolescents, aux jeunes adultes et plus généralement à toutes celles et à tous ceux qu’encombre la doxa capitaliste.
    Ensuite, décrire le cadre capitaliste dans lequel nous évoluons, souffrons et mourons à petits feux, pour justifier que nous souhaitons sa disparition, le plus rapidement possible. Tous ces territoires qu’une majorité d’entre nous défend contre ses propres intérêts.
    Puis, décrire un nouveau cadre, territoires matériels et immatériels à défendre, dans lequel nous voulons réfléchir et agir pour proposer une vision réaliste et positive de l’avenir.
    Et enfin, résumer en affirmant notre désir d’une économie au service de l’Humanité et du vivant dans le respect absolu de la planète Terre, de ses ressources et de ses capacités à se régénérer.

    1. Vous rajoutez comment on fait dans un monde et des puissances de tous ordres sous-tendus par la compétition USA -Chine , et j’achète peut être le lot .

      Ça sera combien ?

      ( C’est pour parler comme avec des ados ).

  9. L’océan qui sépare la campagne « en marche », financièrement dissimulé en un mouvement bottom-up, et les actes de Micron, ont définitivement scellé le sort de toute la classe politique française. En regard, le synchronisme de l’émergence de « place publique » et des gilets jaunes, sans un centime investie, me fait furieusement penser que quelque-chose d’irreversible vient de se produire.

      1. Vous vous méprenez Juan, irréversible ne veut pas dire « qui ne peut pas être impacté », mais qu’un cliquet est posé, et ça c’est sûr, toutes ces personnes qui se retrouvent et chantent ensemble, tous ces quarantenaire qui prennent des coups de matraque, les corps s’en souviendront.

      2. S’il suffisait de recevoir des coups pour faire sauter des cliquets , il n’y aurait jamais eu autant de cliquets posés .

    1. Bonjour,

      Sur le « mouvement » des GJ, rien de nouveau et d’irréversible.

      Je vous suggère un classique de notre riche littérature :

      Le bruit du droit en mouvement se reconnaît, il ne sort pas toujours du tremblement des masses bouleversées ; il y a des rages folles, il y a des cloches fêlées ; tous les tocsins ne sonnent pas le son du bronze. Le branle des passions et des ignorances est autre que la secousse du progrès. Levez-vous, soit, mais pour grandir. Montrez-moi de quel côté vous allez. Il n’y a d’insurrection qu’en avant. Toute autre levée est mauvaise. Tout pas violent en arrière est émeute ; reculer est une voie de fait contre le genre humain. L’insurrection est l’accès de fureur de la vérité ; les pavés que l’insurrection remue jettent l’étincelle du droit. Ces pavés ne laissent à l’émeute que leur boue.

      https://www.ibibliotheque.fr/les-miserables-victor-hugo-hug_miserables/lecture-integrale/page767

  10. @jauannessy,
    La retraite de l’agriculteur n’est pas la production agricole, l’agriculteur peut encore travailler sur une superficie imposée par la MSA (viticulture).
    Il y a de moins en moins d’agriculteurs en activité ou plutôt d’exploitant.
    Le pouvoir d’achat se trouve ainsi rogné. Il paie la baguette de pain ainsi que sa nourriture et son carburant comme le riche millionnaire ou milliardaire.

    1. 1-( cardinale): C’est quoi encore le PS? Il a récupéré de son grave accident?
      2- Vous cherchez à le réanimer de son état terminal? Acharnement thérapeutique?

      Prenons exemple sur Albion: un prétendant subit-il un échec à des élections nationales? Il a l’élégance de retourner à ses occupations d’avant son engagement. La démocratie y gagne.

      1. Pour nombreux barons du défunt PS, il n’y a pas eu d’avant. Direct de la pouponnière de l’État aux cabinets ministériels.

    2. J’attends l’avis sur la question du nouveau secrétaire général du PCF qui a l’air assez rigolo écolo-coco .

      Rien repéré encore sur les ondes LFI , ni à Génération S , mais Hamon en parlera pet être avant son rassemblement du 6 décembre au cirque d’hiver .

      1. Il plait beaucoup à ma mère retraitée qui a soutenu Macron mordicus jusqu’à ce qu’elle ait du mal a boucler le mois…

  11. Marrant sur ce fil, les equilibristes qui goûtent la colère populaire des fins de mois difficiles mais sont rebutés par celle du colérique pas propret avec son image pas rassurante pour le bourgeois pétri d’apparence, mieux aspirant même à dégager l’apôtre du dégagisme.

    Marrant sur ce fil, les équilibristes revendiquant la priorité aux idées avant les personnes, mais aspirants que le vedetariat de la tête de liste soit leur héraut. Les mêmes n’ayant pas moufté quand leur héros se proposait d’écrire le programme d’une future tête d’affiche qui ne demandait rien (Piketty).

    Marrant sur ce fil la lubie d’une constitution mondiale, moins accessible qu’une constipation mondiale…

    La fièvre du changement climatique sans doute…

    1. Marrant sur ce fil, ceux qui ont fait du scepticisme une religion et qui même sont prêt à être vulgaire pour décourager les bonnes volontés.
      Dégagez ?

      1. Si à 21 ans, vous trouvez vulgaire de parler de constipation, ça laisse l’espoir que vous vous informiez d’un des ressorts de l’accumulation comme du déchet tellement il est nauséabond.

      2. Je n’ai plus 21 ans et c’est votre logorrhée dans son ensemble qui est répugnante et destructrice.
        Brossage de dents et au lit !

      3. P.S. Quant à moi, à 27 ans, j’attend avec impatience mon Eductyl du matin, ne pouvant maîtriser mes sphincters.
        <3

      4. « L’espoir avec youpie, la fleur au chapeau, c’est abominable, c’est un péché, l’espoir imbécile. » J.Brel
        Vous devrez donc supporter les sceptiques et si vous craignez que les bonnes volontés se découragent face à un semblant de vulgarité, c’est que vous avez bien peu de foi en elles… Peut-être pensiez-vous vous installer en Place Publique, sans un mot plus haut que l’autre et mobiliser instantanément les bonnes volontés sans que ceux qui l’occupent déjà ne se manifestent ? Avoir des idées et proposer des choses n’est qu’une petite partie de l’activité politique. Certains arrivent même à s’en passer et ça ne les empêche pas d’être au pouvoir…

      5. D’accord mais entre être sceptique et démonter tous les commentaires de ce fils, et ensuite faire un Trait d’humour sur la hausse des températures.. .
        Mon petit doigt me dit que je ne boirai pas un chocolat chaud avec lui.
        Et tant mieux car rien ne nous y oblige.
        C’est lui la fleur au fusil, la fleur épineuse.

      6. LUCAS, 27 NOVEMBRE 2018 À 8 H 36 MIN
        « La fleur au fusil » [sert de titre à un ouvrage de Jean Galtier-Boissière paru en 1928, initialement publié en 1917 dans une version censurée sous le titre « en rase campagne 1914 ». Cet ouvrage parle de la première guerre mondiale et y décrit entre autres ces soldats qui, en 1914, partaient à la guerre avec insouciance vers ce qu’on leur avait présenté comme une promenade de santé, en étant persuadés que la chose serait de très courte durée et sans risques] .
        il y a aussi les traumatisés de 68, ceux de 1983, Etc.
        Je ne fais pas partie de l’école grecque des sceptiques, mais j’en conviens une part de la production humaine finit dans la fosse septique. Les producteurs d’idées quelque soit leur exigence narcissique (mieux vaut basse) font plus leur miel des critiques que de l’applaudimètre des passants en mal de maître.

      7. « Une part de la production humaine finit dans la fosse septique. »

        D’accord, et la vôtre où va-t-elle ?

        Remerciez vos excréments, ils vous sauvent la vie.
        Et la fausse sceptique sauve la nôtre.

        J’aime tellement les hommes qu’à partir du moment ou Un à créé quelque chose, il en va de soi qu’il est bon de le respecter.
        Après commences le travail de critique, mais d’abord il faut planter le respect : Une prise en considération, une compréhension.

        Sinon l’analyse n’apparaît que comme ressentiment. Et elle devient tout à fait médiocre.

    2. @juannessy,
      J’ai « piannoté » que l’agriculteur paie sa baguette, sa nourriture, son carburant comme le riche millionnaire ou milliardaire,
      Il est donc convenant de lire les phrases jusqu’au bout.
      D’avance merci.

      1. Encore heureux que l’agriculteur paie sa baguette , sa nourriture, son carburant comme le riche millionnaire ou milliardaire .

        reste à savoir ce que « comme » veut dire , et si l’inconvenance n’est pas là .

      2. Les suisses n’ont pas de cœur . Ils viennent de refuser à 55% de payer pour que les vaches gardent leurs cornes , à l’occasion de la votation du jour .

        Paradoxalement les zones urbaines ont plutôt voter pour accepter de payer , au contraire des zones rurales . Le gars qui avait lancé la pétition ( un agriculteur ) a déclaré que ça ne l’étonnait pas , ces congénères se souciant plus d’argent que de bien être de leurs bestiaux .

    3. JLM est devenu le maillon faible des idées qu’il défend, faut l’écarter, c’est tout. Se laisser piéger comme un bleu de cette façon cad dégoupiller sur commande conformément au scénario macroniste du « eux -les fachos- ou nous », pfff, quel naze, est devenu nocif pour la cause qu’il défend, à sacrifier de toute urgence. C’est pas de l’équilibrisme là, c’est de la tactique -enfin de la simple nécessité vitale.

      1. De fait c’est une purge (entendez : dans tous les sens du terme) à laquelle vous aspirez ?
        Qui satisferait qui et quoi ?

      2. Il y a du talent à LFI, non? Quatennens, Ruffin, surtout Ruffin pour le type d’élection à venir. Corbière a l’apparatchisme dans le sang, à éviter. JLM est « un de ces caractère nerveux, qui sont le sel de la terre », cad aussi clairement un bipolaire, au mieux un sanguin. Je l’adore en mode pédago, mais bon dieu quel gland égocentrique et borné aussi.

        Nb, par ex. : l’offensive ouvertement dégagiste, nécessaire pour reprendre du terrain sur les classes populaires à la Le Pen, s’est enlisée. Faut un autre langage. Mais notre Nivelle poursuit sabre au clair sans percevoir l’effritement de la troupe.

      3. « Purge » est sans doute le terme approprié quand on songe à la place des crypto-lambertistes dans ce mouvement.

      4. L’Essonne sonne en pleine jacquerie comme l’hallali du pari démocratique. Pas de quoi pavoiser pour tous. Des talents existent partout au service de causes différentes, je salue le talent de l’initiateur de l’opération perquisition joueur d’échec et de billard, à la vue des effets.

      5. Oui, le dégagisme depuis le désastreux débat Macron-Lepen va changer de nature. J’ai le sentiment qu’il va progresser, pour devenir un « dégagisme des idées », et non plus un « dégagisme des personnes ».

        On peut en remercier l’inconsistance de Marine Lepen, l’égocentrisme de Jean Luc Mélenchon, et aussi le Président Macron, qui s’est littéralement suicidé politiquement avec son incroyable arrogance, et son absence totale d’empathie. Des jours difficiles vont commencer pour lui, car maintenant que les gilets jaunes lui ont enfilé la panoplie de monarque poudré, il ne pourra pas la quitter du jour au lendemain…

        Le dégagisme des idées a un bel avenir. L’idée qu’il « suffit de traverser la rue » ou de « se retrousser les manches » ou que « la croissance crée l’emploi » , ou que « sans investissement, il n’y a pas de croissance » (+2,2% de croissance du PIB, + 4,5% de croissance des investissements en 2017, et pourtant le chômage de masse qui recule très peu, et presque totalement grâce à des CDD de courte durée !), toutes ces idées ont du plomb dans l’aile, chez des citoyens qui ressentent dans leur chair le poids de la précarité , et la manifestation des Gilets Jaunes nous a montré qu’ils sont très nombreux.

        L’idée aussi que « le capitalisme financier et publicitaire est compatible avec l’écologie », est en train de mourir. Malgré les accords de Paris, et les sanglots ridicules de Laurent Fabius, les émissions de GES continuent de croître…

        Quand toutes ces idées seront enterrées, alors viendra le temps de Place Publique.

      6. Le scénario macroniste n’allait pas jusque là, il s’agissait juste de mettre en cause la probité de Mélenchon et de ses proches pour justement les contraindre à garder la main sur le mouvement pour se défendre en bloc. La réaction de Mélenchon à surpris tout le monde, y compris lui même je pense… Si la mise en examen se fait attendre c’est pour ne surtout pas tendre un perche à la démission de Mélenchon…

    4. Rosebud1871
      Pourquoi la priorité accordée aux idées serait-elle antinomique de la nécessité d’avoir un porte-parole, un chef de liste ? Si telle ou telle personne dispose d’un réel talent pour transmettre les idées, autant la mettre en avant non ?
      Otez-moi d’un doute, Mélenchon n’accorderait-il donc pas dans son combat la priorité aux idées ?

      1. PYD
        1/ Bien malin celui qui éclaire tout à fait la traçabilité des idées dont il se fait le porte parole. Mais on sera d’accord, un quidam les incarne pour lui-même puis pour d’autre avec son porte voix.
        2/ tête de liste est autre chose, inevitablement tête de turc, surtout pas tête de mule.
        3/ le malaise de Jorion avec les sophistes qu’il déteste rate une dimension inevitablement à l’œuvre dans le champ de séduction politique, ou cirque médiatique si vous préférez, auquel rien n’échappe même ce blog.
        4/ demandez à Mélenchon plus à même de vous répondre, ce qui ne m’empêche pas de croire aux ratages stratégiques et tactiques, errare…

    5. Rosebud1871
      Sur un point vous n’avez pas tort : la politique est un continuel numéro d’équilibriste avec des équilibres qui se rompent assez souvent, mais aussi parfois des équilibres promis à de belles aventures.
      Et les régimes dans lesquels ces numéros ne sont plus admis, ce sont bien les régimes totalitaires et les dictatures où il n’y a plus rien à composer.

      1. J’étais quelques jours au Soudan en 2016 pour Meroe, et récemment on m’a refusé le visa US, lié à ça. Je suis à Kars ce soir où j’avais vu beaucoup de voiles en 98, et presque pas ce dimanche, je vis toujours un écart entre le décrit consensuel occidental et l’aperçu local. Depuis le temps, vous avez du remarquer que j’évite le terme totalitarisme et Arendt, sinon pour renvoyer par provocation aux formes saturées du capitalisme…
        Je désapprouve les rivalités claniques à gauche, dont personne n’est innocent, mais je prends acte du hiatus sur l’Europe dont je vois hélas mal l’avenir.

      2. Hé Mister (1871) Rosebud! On est d’accord sur le fond (les idées). Mais un peu de lucidité : feinte ou réelle l’outrance du JLM du moment, elle nous dessert. Même son emphase récente, qui détruit son verbe. Qu’il bouffe ses crottes de nez dans les moment de down, on s’en fiche, du moment qu’il assure (comme on disait dans ma jeunesse) le reste du temps, notamment lorsque ça bastonne. Et là, nauffrage, désastre! Un vrai tue-l’amour, repoussoir rêvé des idées qu’il défend(BFM s’en froote les mains, et l’Obs et Le Monde, un pur casse-croute pour eux) -ce qui m’emmerde profondément parce qu’il est -straight- largement au-dessus du lot de la piétaille politicienne. Bref, c’est plus le bon outil, il faut que Ruffin (qui prend fielleusement dans la gueulle dans le Monde ce jour, ce quotidien du crépuscule) incarne les idées de LFI.

      3. @Rosebud : mais bien sûr que c’est crédible, dans la perspective du « nous (les « progressistes » = brigandage et braconnage des communicant) ou eux » (les fachos etc etc) et le tempo des européenne. Mais ce scénario spécule à juste titre sur les défaillances personnelles de JLM, suppose la tacite complicité de Mr roi du pétage de plomb en plus de l’enfermement dans la construction médiatique du personnage. A ce titre (ici le système domine les hommes) il en ira de JLM comme de Macron : glissade assurée dans la mort politique, envasement que toute tentative de mouvement accélère = ne remonteront la pente ni l’un ni l’autre (et surtout, c’est quand même une bonne semaine, Macron, renvoyé à son pré carré électoral de cadre sup’).

    6. @ Rosebud
      Vos deux premiers points de réjouissance sont à méditer… Il est des têtes de liste qui rebutent… si je veux bien admettre que le combat n’est jamais propret et rassurant rien n’empêche le combattant de l’être un minimum…

      1. DUP,
        Être propret dans le champ politique comme ailleurs est souhaitable voire exigible, mais quelle est l’échelle et la nature des « valeurs » exigibles ? Le Saint, figure impeccable (sans péché étymologiquement) est il terrestre ? Voir le champ religieux, et ses cambouis… Les Insoumis vont découvrir la discipline de parti, car même pour un mouvement qui vise un objectif, le mouvement désordonné fait désordre, et dissous la tendance du mouvement. De nos jours des bambins d’à peine trois ans disent à répétition « j’ai le droit ». Mais qui leur a dit ça ? On parle de famille politique. Si le regroupement politique fonde une famille, alors est-ce que le fonctionnement d’une famille est quafiable de démocratique ? Est ce pensable ? Faut-il mesurer le fonctionnement des familles politiques à l’aune des tragédies grecques ? Lacan disait que le Saint est un rebut de la jouissance. Le champ politique s’occupe de la justice distributive de jouissances. Donc les politiciens ne sauraient être des saints, car pris eux même dans le cambouis de leur jouissance.

    7. LUCAS, 27 NOVEMBRE 2018 À 16 H 10 MIN ,  » J’aime tellement les hommes qu’à partir du moment ou Un à créé quelque chose, il en va de soi qu’il est bon de le respecter. »

      J’ai donc affaire à un créationniste, prédicateur à l’occasion, bien assis dans sa morale, qu’il souhaite partager.

      Non merci.

      1. Vous avez bien à faire à qui vous voulez.
        Dommage , je commençais juste à apprécier vos leçons.

        L’éthique me parle davantage que la morale, et vous en êtes dénué. Parmis des intellectuels si soucieux de respecter chaque post, il est facile de défendre son venin mais maintenant j’en suis certain , votre jugement faux et hâtif sur ma personne n’est que la suite logique de votre jugement sur ce fil.

        Lucas pour « Rosebud1871 ».
        Hahahaha

      2. « Lacan disait que le Saint est un rebut de la jouissance. Le champ politique s’occupe de la justice distributive de jouissances. Donc les politiciens ne sauraient être des saints, car pris eux même dans le cambouis de leur jouissance. »

        Aïe
        Pour vous , la jouissance est donc un cambouis !!!
        Mince, c’est torve !
        Pour moi, c’est l’une des plus belles choses que l’homme peut vivre et partager.
        Besoin de cours d’éducation sexuelle auprès de personnes saines d’esprit ?
        J’espère que vous n’êtes pas psychanalyste.

      3. Reste que dans l’absolu ça n’est qu’un shoot de la meilleure dope jamais créée et qu’elle a bel et bien sa part de responsabilité dans l’incapacité de notre espèce à adapter sa population aux ressources du milieu…

      4. Oui, c’est sûrement du à un virage que l’on appris, quand on s’est mit à pouvoir considérer la jouissance comme du cambouis.

      5. Je pense qu’avec des être normalement constitué, la recherche de la jouissance s’accomoderait très bien avec l’intérêt général.

  12. Merci Paul de voir avec les fondateurs du mouvement , à l occasion de votre prochain rendez-vous , si ils pensent étendre leur démarches vers la Belgique francophone.

  13. Dernier point : j’ai cliqué sur le lien indiqué la haut (https://www.youtube.com/watch?v=fWLpUoJBA8w ), un peu parcouru le truc -très très mauvaise impression, le sentiment de « précisément ce qu’il ne faut pas / juste le chiffon rouge pour beaucoup / ça pue le PSisme ramollo urbain bobo à plein nez -que des mauvaises pensées mais qui sont aussi des pensées » etc puis le fil de commentaire. Là globalement grosse confirmation de la perception d’ensemble. A mettre expressement en regard avec le propos de Ruffin ce soir sur la 5 (décidément me plaît ce gars), la question de classe / la question sociale toujours au centre. Y a quand même pas photo, non?

    1. Quand on lit les commentaires de ce lien , on a l’impression que tous les bataillons de LFI se sont relayés pour envahir l’écran .

      Normal , et il sera intéressant de voir la suite et ce que peut devenir aussi bien LFI que Place Publique .

      Et le PS , et génération écologie , et génération s .

      Pour le PCF et le NPA , on sait déjà .

      Pour LREM , qui pourrait avoir envie d’évoluer , ça ne sera pas possible compte tenu de la constitution qu’a voulu le général . La même chose pour le Modem .

      LR sera de plus en plus grignoté par Marine le Pen .

      E l’horloge tourne , avec des horlogers qui ne sont ni français ( quelque soit la couleur de leur gilet ) , ni européens .

      1. EELV , pas « génération écologie » , mais on est déjà un peu perturbé par cette écologie que tout le monde s’arrache ( sauf Trump et Bolsonaro ) et dont ne voit jamais la couleur , même si elle st verte .

    2. @jicé(25/11 à 22h04) :  » le propos de Ruffin ce soir sur la 5 (décidément me plaît ce gars), la question de classe / la question sociale toujours au centre  » …
      Un régal..! Du concret compréhensible par tous, avec quand même quelques pointes de vocabulaire économiquement spécialisé. Gratitude aux présentateur et assistants pour lui avoir laissé tout dire, même quand son début de phrase révélait la suite de la pensée dérangeante…généralement coupée ou « bruitée » immédiatement sur les chaînes classiques par un ou plusieurs contradicteurs volubiles…tout ça par hasard, « bien entendu ».

  14. J’ai beaucoup d’admiration pour Paul Jorion et je suis convaincu qu’il y a sa place (publique ;). Mais j’aimerai y voir aussi, entre autres, Gaël Giraud, Jean-Marc Jancovici, Pablo Servigne, Matthieu Auzanneau, Philippe Bihouix, Etienne Klein, François Roddier, Marie-Monique Robin, j’en oublie plein…

    Vous avez tous tellement de talent et je crois que sur l’essentiel vous vous entendez.

    On a besoin de vous! Imaginez la dream-team…

    1. Très juste !!!
      Aussi beaucoup d’autres,
      Pascal Picq , Pierre Henri-Gouyon, Beinjamin Bayart…. ainsi le mouvement deviendra d’une crédibilité inestimable.

      À nous d’envoyer des courriels convaincants.

      1. Même si je sais pertinemment que l’adhésion de monsieur Jorion vaut infiniment plus que toutes leurs adhésions réunies
        😀

  15. C’est le maire d’Évry qui a été élu député de la première circonscription de l’Essonne (ex. fief de Manuel Valls), avec le soutien de La République en marche.
    Le plus remarquable a été le taux d’abstention:82,4%
    Ce monsieur ayant été élu avec 59,4% des votes exprimés, cela abouti à ce qu’il ait été élu avec 10,4% des voix du corps électoral…
    Avec ce score minable, il fera partie de la ‘majorité’ à l’assemblée nationale, cela en dit long sur la représentativité des élus de la nation, représentativité tordue par le mode de scrutin majoritaire à 2 tours !
    Plus globalement, les élus actuels qui étaient censés représenter un mouvement neuf, issu du peuple, se révèlent être plutôt les thuriféraires de la pensée de celui qui prétend détenir la vérité et le savoir empreint de beaucoup d’arrogance, il n’est donc pas étonnant de voir éclore ce mouvement des ‘gilets jaunes’, lesquels ne se retrouvent pas dans la représentation actuelle.
    Il est à espérer que ‘Place Publique’ se révèle devenir autre chose que ce qu’est devenu LREM…

    1. Ben mon colon!

      LREM(AR) n’est rien ‘devenue’ du tout. Elle n’a pas évolué, elle ne s’est pas transformée, sauf à la marge.
      Dès le départ, LREM(AR) a été constituée d’un solide noyau de Droite, ‘mainteneur’ ou réactionnaire, anti-écologique et anti aventure sociétale. Elle s’est consacrée sans pudeur à favoriser les riches et présenter la note aux autres. Autre évidence : elle méprise l’industrie et les ouvriers.
      Tout cela était visible dès sa constitution, car les antécédents et exploits de ses participants étaient connus. Rien à voir avec une génération spontanée. N’ont été trompés que ceux qui le voulaient bien.

      Au fil du temps, elle s’est légèrement radicalisée, comme le montre ses réactions face aux Gilets Jaunes. Sûre de son bon droit, elle maintiendra jusqu’au bout son programme de Droite. C’est sa raison d’être.

      1. Quand un mouvement politique se dit ni de droite, ni de gauche… c’est qu’il n’est pas de gauche.
        La colonne vertébrale de la gauche, c’est d’affirmer son identité et ses valeurs.

        Donc LREM n’a trompé que les naïfs pendant la campagne électorale et était bien de droite dès sa fondation.

        A fortiori, le même raisonnement s’applique au mouvement dit non politique et sans revendications précises, tel l’émeute des GJ.

      2. Jo : « Quand un mouvement politique se dit ni de droite, ni de gauche… c’est qu’il n’est pas de gauche. »

        J’ai une autre version de la même idée à vous proposer 🙂

        « Qui n’est pas avec moi est contre moi »

      1. Les Gilets jaunes, vraiment, il n’y a pas de danger : dès l’instant où Place Publique devient populiste, puisque c’est ce à quoi vous pensez très fort je suppose, Place Publique n’existe plus. Les appels à l’ouverture que l’on peut lire dans ce fil résultent au contraire de la crainte que le mouvement ne sache s’adresser qu’à ceux qui sont déjà convaincus. D’où la référence à un Ruffin, qui n’est sans doute pas parfait (je ne partage pas 100% de ses interventions, mais je ne partage pas non plus 100% des interventions de quiconque..) mais représente une composante, au moins sur la plan fonctionnel, qui pour l’heure fait défaut à la gauche anti-autoritaire. Vous croyez vraiment Juannessy que la gauche redeviendra majoritaire dans ce pays si il n’y a pas une base militante solide qui sache s’adresser aux gens qui ont perdu toute confiance en la politique et au mieux se réfugient dans le vote protestataire ? Il ne suffit pas malheureusement d’avoir de bonnes idées pour emporter l’adhésion d’une majorité, il faut convaincre.

      2. Et ne me faites pas dire ce que je ne pense pas. Evidemment, pour convaincre, tous les moyens ne sont pas bons.
        Je propose donc qu’on adopte votre triptyque « liberté, égalité, fraternité » étendu au vivant comme cadre en dehors duquel tout argument pour convaincre est à proscrire. 🙂

      3. Laissez donc Place Publique se dessiner comme elle l’entend .

        Je me garde des mots valise , et je n’évoquerais de mon côté que la République avant de parler de populaire , de populisme , car c’est la République qui est fondée sur la Constitution qui fait le seul Peuple .

        Si l’on entend par classes un partage entre dominants et dominés , c’est la Constitution qui doit régler le conflit .

        C’est un outil sacré que l’on doit approcher avec respect et les mains tremblantes , et je me suis déjà mouillé, il y a quelques années , de dire que la seule bonne raison de toucher vraiment à la notre , c’était la remise à plat et en droit de la notion de propriété.

        J’avais aussi avancé que la seule modification de notre Constitution était au mieux un pet de mouche , au pire un suicide , dans un monde qui se fout de la Constitution fût elle économique de la France seule .

        Et que c’est pour ça que la partie se réduit à l’Europe politique , sociale , fondée sur de nouveaux paradigmes économiques , versus servitude aux USA ou résidu de la Chine .

        Pour moi , la vocation de Place Publique est d’être le moteur de cet enjeu international , ou rien de mieux n’en sortira que les combats de coqs gaulois stériles .

      4. Juannessy,
        J’entends bien, mais il me semble qu’on est tout de même en plein dans la problématique évoquée par Hulot : concilier l’urgence de la fin du monde avec l’urgence des fins de mois difficiles. Donc, non, il ne s’agit pas seulement de combats de coqs gaulois stériles. Place Publique n’est pas destinée à n’être qu’un thing tank, un incubateur d’idées pour le moyen et long terme, j’ai bien lu et entendu de leurs bouches et dans leurs écrits qu’il s’agit de faire de la politique…

      5. Juannessy,
        on est sauvés, la sonde a réussi à se poser sur Mars.
        Tous les espoirs sont permis, y compris sur Terre. 🙂
        PS. De là-haut Mélenchon et tout le personnel politique sont peu de choses, comme vous et moi. Mais ce sont des « vous et moi » (je veux dire des humains) qui ont envoyé cette sonde. Alors le blog le plus optimiste du camp occidental a sans nul doute de bonnes raisons de se bouger.

      6. Vous pensez sérieusement qu’on pourra éviter les fins de mois difficiles en France ou ailleurs , et le risque de disparition de l’espèce , en restant gaulois ?

        Pour les fins de mois , en tapant dans la graisse coloniale et le travail de nos anciens , qui ont déjà bien fondu , on pourra peut être faire illusion quelques années ( peut être jusqu’à la fin du quinquennat , c’est ce qui est fait depuis trente ans , dette accrue en plus ), mais qu’on ne parle pas alors de socialisme , de peuple , de démocratie et de République .

        Rien n’interdit à la politique d’être  » motrice » .

      7. Pour Mars , même Musk semble dire maintenant que s’il veut y aller , c’est simplement par plaisir d’escalader des Everest , et qu’il est bien conscient que s’il arrive à y mettre le pied , il y restera dans tous les sens du terme .Il a l’air un peu déprimé ces temps ci .

        En tous cas , ça n’est pas cette élucubration que j’espère de PP !

      8. Juannessy,
        Quand ai-je affirmé que nous devrions rester gaulois ?
        Vous connaissez mes convictions, elles n’ont pas changé.
        Je suis européen, universaliste. Ce n’est pas le Ruffin qui parfois a des accents par trop hexagonaux — cela peut lui arriver, qui m’intéresse, c’est le Ruffin qui mouille sa chemise pour motiver ceux qui ne votent plus. C’est le Ruffin épris de justice, et pour construire le socialisme je crois que c’est tout sauf secondaire.
        Et franchement si Ruffin est indigne de la politique, c’est qu’il n’y a plus grand chose à espérer.
        La politique en actes n’est jamais chimiquement pure, il s’agit toujours de rassembler du divers, et c’est d’ailleurs bien ce que se propose de faire Place Publique.

      9. Et je termine ici, car j’en ai assez dit pour aujourd’hui.
        C’est lorsqu’un mouvement nait qu’il faut que toutes les cartes soient mises sur la table, après il sera bien plus difficile de rectifier les choses. j’estime donc que le débat qui a lieu ici sur le blog a toute sa place. Sur ce, je m’éclipse, bonne nuit !

  16. https://www.pauljorion.com/blog/2018/11/26/on-a-trouve-ca/

    « Cette fois, je m’inscris et je vote »
    D’abord , pas besoin de cette incitation pour faire son devoir démocratique. Encore que le ‘choix’ va être difficile, sinon douloureux.
    Ensuite la photo en arrière plan est, comment dire, gênante, inappropriée. S’il s’agit de voter contre un type qui n’a rien à voir avec l’Europe, -oublions le paquet d’horreurs à mettre sur son compte et sa tronche de la taille d’un pois chiche-, j’me dis qu’ya, quelque part, erreur grave. Nous n’avons pas besoin de nous créer de démons extérieurs que nous ne pouvons pas combattre par un bulletin de vote.

    Je voudrais tant voter pour et non contre. Pour un projet européen collectif positif; ni contre, ni pour une simple tronche, même si européenne.

    « on-a-trouve-ça » quil disent. Ouais, dans un caniveau…. là où les tripes se déversent.

      1. Oui, y’a pas photo, devant un danger imminent, ce n’est pas le moment de saborder le navire (Union) qui, malgré tout (ses défauts), peut encore nous conduire quelque part. Ce navire est mal entretenu, vétuste, il est injuste, avec ses premières, secondes, et troisièmes classes, mais ne tient qu’à nous d’en faire quelque chose de plus juste et plus humain. En le coulant nous pouvons être sûr que nous sommes tous égaux, mais nous serons morts.

  17. POURQUOI L’INÉGALITÉ EST-ELLE IMPORTANTE ?
    par Thorvaldur Gylfason le 26/11/2018

    [Source: https://www.socialeurope.eu/why-inequality-matters ]

    Il fut un temps, il n’y a pas si longtemps, où la plupart des économistes ne considéraient pas l’inégalité dans la répartition des revenus et de la richesse comme si importante. Certes, en Scandinavie et en Autriche, par exemple, les questions de répartition ont été intégrées dans la politique économique par le biais du « partenariat social » à partir des années 1950, avec la conviction qu’une répartition équitable des revenus contribuerait à promouvoir la paix sociale. Ailleurs, il était courant de considérer l’inégalité comme la préoccupation gratuite de cœurs saignants qui ne méritaient pas vraiment l’attention sérieuse des décideurs politiques qui cherchaient à promouvoir une croissance économique rapide sans inflation.

    La redistribution a été largement considérée comme préjudiciable à une croissance rapide. Les bureaux nationaux de statistique et les organisations internationales, à l’exception notable de la Banque mondiale, n’ont guère pris la peine de compiler des statistiques comparables au niveau international sur la distribution. Lorsqu’elles l’ont fait, les estimations étaient incomplètes en ce sens qu’elles ne couvraient que les revenus salariaux et les revenus d’intérêts, sans tenir compte des gains en capital.
    L’insulte s’est ajoutée à l’injure lorsqu’il est devenu largement connu que de grandes quantités de richesse – et les revenus de cette richesse ! – ont été et demeurent cachés dans des paradis fiscaux.

    RICHESSE ACCAPARÉE HORS DE LA VUE

    Récemment, l’économiste français Gabriel Zucman a fait état de près de 6 billions de dollars de richesse financière cachée des ménages dans le monde, soit à l’époque (2008) environ dix pour cent du produit intérieur brut total de world´s Ces chiffres réduisent la fiabilité des statistiques officielles de distribution, ce qui donne à penser qu’ils peuvent sous-estimer considérablement l’inégalité.

    Depuis le début des années 1970, la part du revenu national versée aux travailleurs des économies avancées est passée de 55 % à 40 %. La diminution de la part du travail s’accompagne d’une inégalité accrue dans la répartition des revenus et des richesses, ainsi que dans le domaine de la santé. Les chercheurs médicaux rapportent que le 1% le plus riche des hommes américains vit 15 ans de plus que le 1% le plus pauvre et que le 1% le plus riche des femmes américaines peut s’attendre à vivre dix ans de plus que leurs homologues plus pauvres. L’écart se creuse. L’espérance de vie aux États-Unis a diminué en 2015 et 2016 et pourrait l’avoir encore fait en 2017. Si c’est le cas, ce sera la première fois depuis la Première Guerre mondiale que l’espérance de vie aux États-Unis diminue trois années de suite. Au Royaume-Uni, l’espérance de vie était la même en 2016 qu’en 2011. L’Islande n’est pas loin derrière, avec une espérance de vie inchangée de 2012 à 2016.

    Les préoccupations au sujet de l’inégalité ont récemment été propulsées à l’avant-plan du discours politique dans le monde entier. Une partie importante de l’explication de la victoire surprise de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine de 2016 est qu’il s’est bien comporté parmi les électeurs qui estimaient avoir été laissés pour compte avec des salaires réels stagnants pendant des décennies alors que la rémunération des PDG est passée de 20 fois la rémunération typique des travailleurs en 1965 à 270 en 2008. Que pourraient faire les travailleurs ? Comme le dit le cinéaste Michael Moore, ils pourraient lancer des cocktails Molotov aux pouvoirs en place. Trump était leur Molotov. De même, lors du référendum de 2016 au Royaume-Uni, ceux qui se sentaient laissés pour compte avaient tendance à voter pour Brexit.

    POUVOIR SYNDICAL

    Dans les marchés du travail centralisés, les travailleurs mécontents ont un exutoire supplémentaire pour leur frustration. Unis, ils peuvent exiger des hausses salariales pour tenter d’accroître leur part du revenu national. Si les employeurs n’accèdent pas aux revendications de unions´, des grèves s’ensuivront. Lorsque la paix sera rétablie dans les relations de travail, l’inflation aura fait des ravages, comme ce fut le cas au Royaume-Uni et sur le continent européen dans le passé.

    L’Islande en est un bon exemple aujourd’hui. Sa législation sur le marché du travail est restée inchangée depuis 1938. Les syndicats conservent une capacité intacte de dicter des augmentations salariales en croyant que le gouvernement viendra à la rescousse des employeurs si nécessaire en permettant à la monnaie de se déprécier. Dans le passé, les syndicats ont souvent eu recours à ce pouvoir, ce qui explique en partie pourquoi l’Islande a connu le deuxième taux d’inflation moyen le plus élevé de la région de l’OCDE depuis 1960, après la Turquie. Sous la nouvelle direction, les syndicats pourraient vouloir peser de tout leur poids dans l’arène politique. On peut les entendre dire : It´s à notre tour de manger.

    Côte à côte, la classe politique et le monde des affaires islandais ont mis en péril la reprise économique après le krach financier de 2008 en s’octroyant des hausses de salaires excessives, déclenchant ainsi des revendications salariales concurrentes qui risquent de raviver l’inflation. Les salariés qui ont le plus souffert de la douloureuse reprise Iceland´s n’ont pas été amusés lorsque les salaires des députés ont été augmentés de 111 pour cent entre 2011 et 2018. Les salariés ordinaires, à qui il est maintenant demandé de se réconcilier avec une augmentation de 4 % dans les négociations salariales à venir afin de  » ne pas mettre en danger la stabilité macroéconomique « , ne sont pas sur le point de céder. Ils entendent John F. Kennedy dire : « Tu ne peux pas négocier avec des gens qui disent que ce qui est à moi est à moi et ce qui est à toi est négociable. »

    Les employeurs et le gouvernement défendent leur position en affirmant que l’égalité antérieure de l’Islande en matière de revenus après impôts et de richesse, telle que rapportée par l’OCDE, a été plus ou moins rétablie depuis l’accident. Cette ligne de défense est faible car les gains en capital sont encore exclus de l’indice de Gini de l’OCDE. De plus, la présence disproportionnée dans les Cahiers de Panama suggère que de grandes quantités de richesses islandaises sont encore susceptibles d’être cachées. Enfin et surtout, personne ne prétend savoir ce qu’il est advenu du butin de l’accident de 2008, une question qui ne se limite pas à l’Islande. L’accroissement des inégalités, surtout lorsqu’il est amplifié par la greffe, peut avoir de graves conséquences.

    A PROPOS DE THORVALDUR GYLFASON
    Thorvaldur Gylfason est professeur d’économie à l’Université d’Islande et chercheur au CESifo (Center for Economic Studies) de l’Université de Munich. Titulaire d’un doctorat de Princeton, il a travaillé au Fonds monétaire international (FMI) à Washington, D.C., a enseigné à Princeton et a dirigé la European Economic Review. Il a été l’un des 25 représentants au Conseil constitutionnel de l’Islande en session du 1er avril au 29 juillet 2011.

      1. @Juannessy: le prof Gylfason parle de l’effet de l’inflation (au cas des négotiations sur les revenus) dans le cas d’un ‘rapport de forces’ en faveur des sydicats.

    1. Une erreur incroyable du coté de Deepl.com dans la traduction… et j’accepte la responsabilité entière de ne pas avoir fait suffisamment l’ attention…

      Le texte du prof Gylfason dit bien: ¨the French economist Gabriel Zucman reported nearly $6 trillion of hidden global household financial wealth¨, alors cela veut dire en francais:

      ¨$6 MILLE MILLIARDS¨ et pas ¨$6 billions¨.

  18. LUCAS, 27 NOVEMBRE 2018 À 8 H 36 MIN
    « La fleur au fusil » [sert de titre à un ouvrage de Jean Galtier-Boissière paru en 1928, initialement publié en 1917 dans une version censurée sous le titre « en rase campagne 1914 ». Cet ouvrage parle de la première guerre mondiale et y décrit entre autres ces soldats qui, en 1914, partaient à la guerre avec insouciance vers ce qu’on leur avait présenté comme une promenade de santé, en étant persuadés que la chose serait de très courte durée et sans risques] .
    il y a aussi les traumatisés de 68, ceux de 1983, Etc.
    Je ne fais pas partie de l’école grecque des sceptiques, mais j’en conviens une part de la production humaine finit dans la fosse septique. Les producteurs d’idées quelque soit leur exigence narcissique (mieux vaut basse) font plus leur miel des critiques que de l’applaudimètre des passants en mal de maître.

  19. Un axe possible pour fédérer les « gilets jaunes » et « place public ».
    – Démontrer que la précarité a déclenché les manifestations de GJ.
    – Démontrer que GJ sont les premiers touchés d’un glissement vers la pauvreté de l’ensemble des citoyens de la France.
    – Démontrer que la raison essentielle de cette précarisation c’est la disparition du travail.
    – Convaincre (démontrer) qu’une société plus solidaire peut redonner du travail à tout le monde et sauver notre espèce.
    Évidemment avec des explications simples et vérifiables et « place public » comme étendard.

    1. Qui de sensé et honnête s’engagera à ce qu’une société solidaire donnera du travail à tout le monde pendant toute sa vie ?

      Même question s’agissant d’un niveau de retraite assurée par la seule taxation du travail , sans recours à une taxe de type Sismondi , si on veut ne pas tomber dans la retraite par capitalisation ?

      Pour les démonstrations , c’est pas gagné d’avance :

      https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/les-%C3%A9tonnants-profils-des-huit-porte-parole-des-%C2%ABgilets-jaunes%C2%BB/ar-BBQ7za7?MSCC=1543320774&ocid=spartandhp

      Ce ne sont pas les GJ qui fédéreront au niveau où sont les enjeux positifs .

      1. Pour fédérer sur des enjeux positifs, encore faut-il qu’un constat soit fait. Or ce constat avait peine à ce faire depuis l’élection d’Emmanuel Macron, et même bien avant lui. Je n’évoque pas les constats qui sont faits sur les blogs, mais le constat qui s’impose à la société toute entière comme une évidence.
        Or les Gilets jaunes font ce constat, tout au moins aident à le formuler, comme l’indique Noiriel (voir lien plus bas).
        Les Gilets jaunes par leur action inédite qui consiste à bloquer dans tout le pays (les Gueux n’agissaient que localement..) et en même temps (sic), obligent chacun des acteurs sociaux, via les médias, à se positionner, ce qui ipso facto remet la question sociale au coeur du débat. Noiriel remarque justement que les manifestations syndicales qui réunissaient finalement plus de monde lors des manifestations ne suscitaient pas l’attention de tous les instants qu’a suscité le mouvement. Ici nous avons eu les micros et les caméras braquées en direct et en continu pendant plusieurs jours.
        Bref, on pourra faire tout les mouvements d’idées qu’on voudra (attention je ne dis pas qu’ils ne sont pas indispensables), si l’on embraye pas la réflexion sur l’action significative qui s’est manifestée à travers les Gilets jaunes on passe à coté de quelque chose d’important et on se coupe de la base.

      2. Je n’ai pas dit qu’il ne fallait pas réfléchir ( et nombreux ceux qui le font actuellement avec leurs propres balances ) , mais on loupera l’essentiel en terme d’agir politique ,si on ne réfléchit qu’à ça , et en franco-français .

      3. Des actions pour revendiquer plus d’égalité comme les font les Gilets jaunes à mon cela dépasse le cadre franco-français. Tout combat pour l’égalité a nécessairement une dimension d’universalité. Une égalité revendiquée ici, en France, vaut pour tout observateur hors du territoire national, comme idéal en acte, et comme expérience exemplaire. C’est le propre des luttes sociales que de pouvoir être appropriées par d’autres que ceux qui en sont les acteurs, parfois très loin du lieu de leur émergence.

      4. Taxe sismondi, taxes sur les transactions financières, et refus des taxes qui touchent les petits : même combat ! Je ne vois vraiment pas où se trouverait l’incompatibilité. L’un peut mener à l’autre. A moins d’admettre que tout viendra d’en haut…

      5. @PYD :

        Pour ce qui est de « l’universalité  » , je ne prendrais pas les paris , d’autant qu’elle n’est pas forcément clairement au rendez vous chez les GJ franco – français , qui ne semblent pas se reconnaitre « comme un seul homme » derrière leurs « représentants » .

      6. Pas besoin d’être gilet en hiver ni m^me de rire jaune quand on voit le « pognon de dingue » que se font ces chèrs GAFAS au Luxembourg et en Irlande via le dumping, leur « sport  » favori, et en UE ou pas, d’ailleurs, des voix espagnoles, françaises et du Royaume-Uni, se font entendre, à raison, ça suffit !

        « Un certain nombre de pays imposent déjà leurs propres taxes, ce qui augmente le risque de fragmentation du marché unique. Le ministre des Finances, Giovanni Tria, a déclaré qu’une taxe italienne entrerait en vigueur l’année prochaine s’il n’y avait pas d’accord plus large d’ici là. L’Espagne et le Royaume-Uni ont déjà annoncé leurs propres taxes. »

        « Le conflit met en lumière de profondes divisions au sein du bloc alors que les gouvernements de l’UE ont du mal à trouver un équilibre entre attirer des entreprises lucratives et traiter le mécontentement populaire auprès des entreprises qui ne paient pas leur juste part. Les systèmes fiscaux traditionnels n’ont jusqu’à présent pas réussi à capter les revenus des entreprises d’envergure mondiale mais à présence physique limitée, alimentant la colère des électeurs mécontents après des années d’austérité et de faible croissance des salaires. »

        https://www.developpez.com/actu/232314/Taxation-des-GAFA-trois-pays-europeens-refusent-d-apporter-leur-accord-a-la-forme-actuelle-du-texte-une-unanimite-est-requise/

      7. @PYD :
        Je trouve sain que la pression via la taxe sur les carburants soit maintenue . Ce qui ne l’est pas c’est que le pauvre ( ou l’agriculteur dirait Bernadette ) la paie « comme » le millionnaire ou le milliardaire .

        Pour parer à ça , il ne semble y avoir que :

        – système de bons de réduction ciblé sur « ceux qui en ont besoin » , avec le risque immédiat de marché noir ,
        – augmentation directe des ressources de « ceux qui en ont besoin  » , via des augmentations de salaires , ou une subvention financière directe .
        – autre selon l’imagination inépuisable de Bercy pour « ceux qui en ont besoin « via « crédit d’impôt « par exemple pour les ceux qui paient des impôts ?

        Dans tous les cas , il faut déjà tomber d’accord sur la nature et le nombre de « ceux qui en ont besoin » , sur la durée de l’aide , et les conditions de son contrôle pour éviter les dérives .De ce point de vue , l’idée de se rapprocher au plus près du terrain est une bonne idée nécessaire .

        Ça permet de calculer « combien ça coûte » , et de savoir ce qu’il faut aller chercher par une ressource supplémentaire dont j’ai déjà exprimé qu’il fallait le faire via une taxe supplémentaire sur ceux qui peuvent la payer ( des consommateurs aisés , ou de la TVA sur les produits superflus ou de luxe , ou boursicoteurs ) et non pas sur l’impôt national déjà en perfusion d’emprunts .

    2. Une analyse intéressante du mouvement des Gilets jaunes par un historien de l’EHESS, Gérard Noiriel, qui le replace dans une perspective historique avec un regard de sociologue. il s’agit selon lui d’autre chose qu’une simple Jacquerie, il y a véritablement un quelque chose d’inédit dans le mouvement. Il y a deux choses qui s’y exprime : la revendication libérale de certains entrepreneurs qui estiment qu’ils paient trop de taxes, mais tout aussi bien le ras le bol généralisé de ceux qui disent j’ai « mal à la taxe » pour dire en réalité : ‘j’ai mal partout’. Ceux qui se demandent pourquoi ils paient des impôts quand une caste super privilégiée y échappe en grande partie, c’est donc en ce cas un combat pour l’égalité. L’auteur évoque aussi le rôle des médias… j’ai pu lire l’article dans sa totalité grâce à un ami, demain j’achète la version papier.

      : https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/11/27/gerard-noiriel-les-gilets-jaunes-replacent-la-question-sociale-au-centre-du-jeu-politique_5389042_3232.html

      1. Dans la rubrique mouvement social ( et c’était bizarrement en novembre aussi jusqu’en décembre avec un pic de deux millions de manifestants vers la mi décembre1995 ) , celui qui a fait le plus fort , c’était Juppé avec , via la réforme des retraites et de la sécu , un télescopage entre « réduire la fracture sociale » et  » réduire les déficits » , devenu aujourd’hui un télescopage entre les « fins de mois  » ( mais apparemment pas que , car les leaders ne sont pas issus de la masse des plus démunis) et « l’incitation à la vertu écologique » .

        Le point commun , c’est qu’on cherche des ressources publiques , tout court dans le premier cas , pour mettre des moyens de transiter « supportablement » dans le second .

        Bref : taxe Sismondi , sur les transactions financières , sur les pollueurs , suppression de la spéculation , gratuités , programmes d’investissements dans la transition énergétique , réaménagement des territoires et du bâti , réforme agricole ,….au moins

        Et les cinq premiers items qui conditionnent toute la suite , c’est de l’alliance et politique internationale sur un marché respecté par le reste du monde .

  20. Source: https://www.oxfamnovib.nl/Files/rapporten/2018/20181009%20rr-commitment-reducing-inequality-index-2018-091018-3-embargo-en.pdf

    quote

    Encadré 2 : Faire preuve d’un engagement réel pour réduire les inégalités – Corée du Sud

    Le président Moon Jae-in a pris ses fonctions début 2017, promettant de s’attaquer aux inégalités en Corée du Sud. Les niveaux d’inégalité du pays ont augmenté rapidement. Au cours des deux dernières décennies, la croissance des revenus des plus pauvres a stagné tandis que ceux des 10 % supérieurs ont vu leurs revenus augmenter de 6 % par an, de sorte qu’ils revendiquent maintenant 45 % du revenu national.

    La Corée du Sud se classe au deuxième rang des derniers pays de l’OCDE dans l’indice CRI. Afin de réduire les inégalités et d’accroître la croissance inclusive, le Président Moon a agi dans les trois domaines mesurés par l’indice. Il s’est engagé à augmenter considérablement le salaire minimum et, au cours de sa première année au pouvoir, il l’a augmenté de 16,4 %.

    Il a également augmenté l’impôt sur les sociétés les plus rentables et les plus importantes de Corée du Sud, faisant passer leur taux d’impôt sur le revenu des sociétés de 22 % à 25 %, ce qui devrait générer des recettes annuelles de 2,3 milliards de dollars. Il a également augmenté l’impôt sur le revenu des plus hauts salariés, une mesure qui a reçu l’appui de 86 % des Coréens.

    Enfin, il s’est lancé dans un programme d’augmentation des dépenses d’aide sociale. Les dépenses sociales de la Corée du Sud sont parmi les plus faibles de l’OCDE. Le président Moon a augmenté les dépenses, notamment en prévoyant une subvention universelle pour la pension alimentaire pour enfants.

    Dans une allocution prononcée devant l’Assemblée générale des Nations Unies le 21 septembre 2017, le Président Moon a déclaré : Dès à présent, mon gouvernement prend des mesures audacieuses pour changer le paradigme économique afin de s’attaquer aux inégalités économiques qui font obstacle à la croissance et à la cohésion sociale…… C’est ce que nous appelons une « économie centrée sur l’homme.¨

    unquote

  21. Si Place Publique inscrit les gratuités dans son mécano , il va y avoir intérêt a bien circonscrire le tenants , aboutissants , implications , impacts et calendrier car ça ne semble déjà pas être un long fleuve tranquille là où ça commence à se faire :

    http://www.thierry-billet.org/2018/11/plaidoyer-contre-la-gratuite-des-transports-urbains.html

    Même remarque concernant l’abandon du nucléaire , quand après les annonces de ce mardi à propos de la fermeture de quatorze sites , on relève dès aujourd’hui la bronca des personnels concernés , des élus locaux , des syndicats et des commerçants des bassins d’emplois mis sur la sellette .

    Apprécié l’entrée en scène de la CGT avec le périmètre de représentativité et le motif revendicatif principal qu’elle avance .

    Dans la rubrique « je rêve !  » , lu dans le courrier des lecteurs du jour un gars qui se plaint et se sent concerné par la situation et a même manifesté le 17 novembre , parce que son couple retraité a été taxé de 1500 € par an de supplément de CSG sur leur revenu de retraités ( ce qui au doigt mouillé , doit correspondre à un montant de retraite cumulées de l’ordre de plus de 6000 € bruts /mois ).

    1. Vérification faite , ça serait plutôt de l’ordre de de 7400 € .

      Des fans d’Hanouna sans doute , ou de Brigitte Bardot .

      Il dit s’appeler Gilles Boulet en Isère , dont le conseil départemental se fers sans doute une obligation de lui verser le RSA .

    2. « Plaidoyer contre la gratuité des transports urbains »
      Merci pour cette info locale.
      Digest en 1 ligne:
      La gratuité ne sert à rien et pis d’abord le Medef n’en veut pas, la ‘demande sociale’ encore moins.

      Indécrottable. Rien à faire.

      1. Si l’info est locale ( Annecy) , elle concerne en fait une appréciation portée par rien moins que le vice -président de la FNAUT , avec l’expérience de Dunkerque ( ou projet parisien) comme test d’analyse .

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