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23 réflexions sur « Démission de Donald Trump : derniers préparatifs ! le 9 décembre 2018 – Retranscription »

    1. J’évoquais l’autre jour : « Les journalistes du Washington Post affirment avoir découvert à propos de l’affaire Skrypal, 46 « histoires » (storylines) distinctes diffusées par la machine de propagande russe. »

      L’histoire N°47, nous est donc offerte par… Le Monde diplomatique :

      « Point commun entre l’empoisonnement de Salisbury et le « Russiagate » : la mise en accusation automatique du Kremlin, y compris en l’absence de preuves publiques et au risque d’engendrer une escalade des tensions. »

  1. Bonjour Mr Jorion,

    Il y a souvent un catastrophisme désespéré dans vos articles, comme si tout évènement de grande ampleur devait nécessairement déboucher sur un cataclysme.
    Soit il est vrai, au commencement vous aviez prédit la crise des subprimes, mais depuis vous aviez longtemps répété que l’Euro ne passerait pas l’année (c’était quand déjà ?), maintenant que la robotisation va supprimer le travail (collapsologie quand tu nous tiens), que tout populisme est affaire d’ingérence russe et que Trump ne finira pas son mandat.
    Si votre blog avait existé au moyen âge, il aurait prédit la fin du monde en l’an mille 😉
    Tiens un avis optimiste sur la politique de Trump :
    https://www.lemonde.fr/culture/article/2018/12/14/quand-michel-houellebecq-livre-son-point-de-vue-sur-donald-trump_5397344_3246.html?xtmc=houellebecq&xtcr=1

    Mais bon, j’exagère, je trouve des informations pertinentes ici !
    Au plaisir de vous lire.

    1. Oui, je dois être atrabilaire :

      L’atrabilaire (du latin atra bilis, « bile noire ») désigne dans le langage courant, en partant de la théorie des humeurs des disciples d’Hippocrate, un individu disposé à l’abattement, la tristesse, la méfiance et la critique. Dans un sens positif, on lui attribue également la fiabilité et la maîtrise de soi.

      Par contre le boute-en-train Houellebecq a trouvé dans Trump, le héros de ses rêves. Le fait que je trouve qu’ils vont bien ensemble est sans doute une preuve de plus de mon atrabilarité.

      1. Il ne faut pas trop en vouloir aux artistes, qui ont leurs exubérances…Marguerite Duras aussi, qui avait dit au sujet de la maman de Gregory, « coupable, forcément coupable »..

        Je suis en train de lire « la possibilité d’une île », et j’y retrouve beaucoup de vos analyses, par l’imagination Houellebecq imagine la transition homme-machine, que vous redoutez. C’est très bien fait je trouve.

  2. Le dossier est mince , quelques gouttes de pipi dans un lit ? Sérieusement tout ceci ne vole pas bien haut , des intellectuels comme Michel Houellebecq pensent que Trump est le meilleur président americain depuis des décennies , alors qui croire ?

      1. Et Vous petit prétentieux narcissique,suffisant et sûr de lui-même,vous êtes qui pour dire ça?Oui le délire anti-Trump,c’est le tribunal des affects du moment!Et sur bien d’autres sujets,intellectuellement vous êtes d’une bêtise sans nom!Que ce soit vous ou Paul Jorion,avec le temps l’analyse n’est plus très pertinente sur certains sujets,pas tous bien sûr.

  3. Medellín, 16 décembre 2018

    Vers une Bernadottisation du monde, pour commencer en France et aux EEUU et ensuite en Russie, Chine, Corée du Nord etc.

    Le seul  » mérite  » que l’on puisse attribuer à Trump est qu’il a empêché H. Clinton de devenir la patronnesse du spectacle théâtral napoléonien à Washington.

    Ce n’est pas que le contenu de l’agenda politique de H. Clinton et de D. Trump était très différent. Immanuel Wallerstein a attiré l’attention à plusieurs reprises sur les similitudes frappantes entre les deux agendas politiques.

    En plus, et plus récemment, Bob Kuttner a expliqué pourquoi H. Clinton est un desastre pour elle-même et pour l’humanité.

    Ce n’est pas pour rien que les problèmes politiques en France et aux Etats-Unis diffèrent si peu les uns des autres. Les deux pays ont un système d’organisation politique totalement dépassé, mais bien identique.

    Les deux pays feraient bien de procéder à une réorganisation politique courageuse et enrichissante.

    Tout d’abord, l’absurdité d’un président pieux doté d’énormes pouvoirs doit être immédiatement abolie, le président étant réduit à n’être plus qu’un Saint Nicolas buveur de café et de thé, qui reçoit les ambassadeurs entrants et sortants. Comme dans tous les pays civilisés du monde. Le modèle suisse est de loin le plus développé au monde, car un  » président  » est nommé par rotation parmi l’équipe ministérielle exécutive élue par le Parlement. Loin de tout non-sens de centralisation du pouvoir entre les mains d’une seule personne. C’est absurde, complètement inutile et manifestement stupide.

    Deuxièmement, le droit de vote et le pouvoir du parlement doivent être considérablement renforcés dans les deux pays. Éviter toutes les absurdités des collèges électoraux et des représentants non directement élus, proportionnellement au nombre d’électeurs. Abolir les collèges électoraux et les autres formes de représentation indirecte. A bas l’absurdité totale des Sénats des deux pays. Un seul et unique parlement national avec l’exigence d’un équilibre complet entre les sexes et un maximum de deux périodes consécutives de représentation.

    Troisièmement, les deux pays doivent s’orienter vers un désarmement immédiat et accéléré. Le désarmement total et l’abolition totale des armées en France et aux Etats-Unis auront un effet immédiat sur l’équilibre des forces. Le bon exemple suit bien. En outre, les centaines de milliards d’euros qui seront débloqués pourront être utilisés pour l’introduction immédiate de la gratuité de l’éducation, des soins de santé et des transports publics et pour l’implémentation des programmes urgents de protection et de restauration écologiques. Ces mesures, combinées à l’arrêt de l’industrie de guerre insensée et de la course aux armements, entraîneront une explosion du soutien populaire aux dirigeants politiques élus. Comme cela a été démontré récemment en Corée du Sud et au Pérou et comme cela a déjà été démontré auparavant et comme cela est démontré en permanence au Costa Rica.

    Loin des machos, des armées, des défilés, des parades et de toutes ces absurdités. C’est un non-sens qui a aussi gravement affecté l’esprit des peuples de Chine, de Russie et de Corée du Nord. Cependant, ma prédiction est que rien n’ébranlera Xi, si ce n’est un désarmement total unilatéral de la France et des Etats-Unis. Les Chinois exigeront massivement des mesures identiques de Xi. Dans leurs erreurs intellectuelles graves, Marx, Lénine, Trotsky et Staline ont effectivement établi des dictatures du prolétariat, ce qui a entraîné l’exclusion sociale de facto et de iure de larges parts de la population, ainsi que des dizaines de millions de personnes assassinées.

    Dès la Russie, jusqu’à la Chine, la Corée du Nord, Cuba, Venezuela, Nicaragua et de dizaines d’autres exemples au monde.

    La France, je le crois fermement, SVP monsieur MACRON LISEZ AVEC NOUS, a le devoir historique de prendre la tête de ces révolutions chez elle et aux Etats-Unis, et de voir où l’alternative à l’échec total de Napoléon a conduit, presque paradoxalement, au succès.

    Et c’est en Suède.

    Pourquoi ?

    Parce que les Suédois n’ont pas été et ne sont pas tourmentés par l’absurdité de la pensée et de l’action caudillo de Napoléon, n’ont jamais introduit le Code Napoléon, mais au contraire, sur la base de leur propre histoire juridique, toujours on donné la priorité au Parlement. Bernadotte a été INIVITÉ pour devenir chef d’État cérémonial en Suède, bien entendu, totalement controlé par ce même Parlement.

    La force du système suédois est démontrée par le fait que Napoléon Bonaparte ne pouvait rien faire d’autre que d’accepter avec résignation ce que le Parlement suédois avait dicté à Paris.

    Le nom de Bernadotte n’est pas seulement survivant dans la famille royale suédoise, ridicule aussi dans les yeux de la majorité du peuple suédois, mais surtout dans la mémoire du grand Folke Bernadotte qui fut fauché à Jérusalem Ouest le 17 septembre 1948 par des sionistes dérangés.

    C’est en sa mémoire et en mémoire de la priorité accordée à la paix et à la coopération multilatérale que l’Académie Folke Bernadotte a été fondée en Suède, la seule institution de maintien de la paix, de promotion et de prévention de la violence dans le monde.
    (voir https://en.wikipedia.org/wiki/Folke_Bernadotte_Academy )

    Les Français feraient bien de se libérer complètement de la folie caudillo napoléonienne et d’exiger que les Macrons (Emmanuel PLUS Brigitte) se soumettent à un processus de Bernadotisation. Ce processus aidera Emmanuel à regagner le respect du peuple français et aidera toute l’Europe, y compris la Russie, à retrouver sa mission de paix et de prospérité pour tous.

    De plus, à Paris, le Sénat devait être dissous immédiatement et non seulement la Force de Frappe devait être fondue en fers à labourer, mais l’armement total de l’armée française.

    Si Trump veut sauver quelque chose de sa présidence, il n’a qu’à suivre ces exemples. S’il ne le fait pas, il sera détruit par ses propres mensonges.

    Ce n’est que de cette manière que les gens en France et aux États-Unis et dans le monde entier accepteront que la fierté ne peut pas seulement tomber, mais qu’elle est vraiment tombée.

    Et que par cette voie seulement, la repentance et la pénitence, le pardon et la réconciliation seront pour le salut de l’humanité.

    1. C’est ma faute, (Bong)
      C’est ma faute, (Bong)
      C’est ma très grande faute, (Bong, Bong et re Bong)

      Je demande pardon, j’implore votre pardon
      Dieu, et vous, cohorte de tous ses Saints,
      Entendez ma prière.

      Je me repends
      Je ferai pénitence de mes crimes de mauvais français.

      Or,
      1-
      Il faut savoir que pour notre pays le problème gît dans ses assemblées.
      Qui a excité le peuple à la guerre extérieure? : plusieurs assemblées (1792, 1870, 1925, 1946, 1956, 2011).
      Qui a été la cause de l’instabilité gouvernementale, quand bien même ce gouvernement agissait pour le bien du peuple? : les assemblées.
      Qui a été lâche, au-delà de la trahison?: l’assemblée en 1940.

      2-
      Ce doit être votre 3.ième injonction à nous séparer de notre industrie d’armement, nucléaire y compris. C’est la seule industrie qui marche tant bien que mal (Je vous recommande, à nouveau, nos roquettes aéroportées à mise à feu sans contact et à guidage laser. Elle ont fait merveille à Afrin pour tuer les femmes et les enfants dans les sous-sols des immeubles de cette ville et environs.) Et vous voudriez que les russes et les USA nous taillent des croupières sur ce marché ? Au moins, nous, nous n’imposons pas de conditions politiques. Et les chômeurs ? Y’en pas assez? Passe que toute nos autres industries sont mortes ou mourantes.

      Mon cher Joan, faut faire gaffe à vos souhaits et à Dieu. Nul ne sait l’avenir si ce dernier les réalisait.
      Quand on me cause, en guise de conclusion, de «la repentance et la pénitence, le pardon et la réconciliation», j’me dis que la littérature religieuse a encore raté une occasion de faire profil bas.

      La France est un problème. Gros. Pour nous surtout, pour vous aussi. Et nous sommes malicieux, c’est peut-être pour cette raison qu’on a refilé Bernadotte à ceux qui en voulaient bien. Il paraît qu’il avait un tatouage sur la poitrine proclamant «mort aux rois». C’est probablement faux, mais si bien français et quelle histoire!

      A propos de Folke, son adjoint y est passé aussi: le Colonel Sérot; un saint homme, c’est à dire patriote et anti-nazi, et homme de guerre (de l’ombre) accompli. Un français modeste au service de l’humanité. Il faisait partie de ce groupe «qui connaissait Hitler sur le bout de ses doigts» et a traqué, médusé, son ascension sans que ses (leurs) avertissements soient entendus d’un gouvernement gouverné par une assemblée folle et inconsciente.

    2. @Johan Leestemaker

      En somme, l’utopie -possible- ou la mort -certaine-.

      Le peuple français retrouverait sa fierté dans ces dispositions courageuses.

    3. Le pacifisme est fauteur de guerres.

      La politique de défense doit consister précisément en ceci : défense, non agression. Telle est la politique de la France avec sa force de dissuasion.

      1. @Jacquot
        « Le pacifisme est fauteur de guerres. »

        Oui, jusqu’à un certain point.
        Le coût, exorbitant, de l’industrie de guerre (et de défense)… on va dire du « ministère de la guerre » est encore un mal nécessaire et c’est l’argument de Poutine avec l’annonce de ses armes hautement dissuasives (même si elles sont virtuelles, c’est l’efficacité dissuasive qui compte).
        Surviendra un moment où l’effondrement économique rebattra les cartes.
        Par quoi faudra-t-il passer ?

        Autre question: s’agissant de la France: quel serait le risque si elle prenait l’initiative de réduire drastiquement ce budget ?
        Comment peut-elle assurer à moindre coût une dissuasion crédible? pendant combien de temps ?

    4. Concernant la repentance, j’ajouterai que si la France était intégrée au système économique du Troisième Reich entre 1940 et 1944, c’était contrainte et forcée par les réquisitions, suite à une tentative de vaincre pratiquement seule ce Reich.

      Tel n’était pas le cas de la Suède, intégrée tout à fait volontairement au système économique nazi.

      Quant au programme suédois d’eugénisme racial par stérilisations forcées, destiné à préserver la «pureté de la race nordique», il n’a été complètement abandonné que dans les années 1990.

  4. J’ai énormément de mal à croire au scénario d’une prochaine démission « forcée » du président américain. Ceci indépendamment des conclusions et des éléments à charge qu’apportera Robert Mueller, dont je n’ai aucune idée.

    La raison, c’est la solidité politique de Donald Trump, qui reste en dépit de tout au même niveau d’approbation depuis presque deux ans, soit >~ 40% de la population, avec <~55% contre lui – voir https://www.realclearpolitics.com/epolls/other/trump_favorableunfavorable-5493.html – ce qui signifie qu'une majorité écrasante des électeurs républicains lui maintiennent leur confiance. En un certain sens, il n'y a plus de parti républicain, il n'y a plus que le parti de Trump. En conséquence, une "rébellion" des parlementaires républicains contre lui est très peu probable, car ce serait un véritable suicide politique.

    Sans une telle rébellion, toute procédure de mise en accusation lancée contre lui par la majorité démocrate au Congrès serait de toute façon bloquée ensuite au Sénat où les Républicains ont la majorité, sans compter qu'il faut une majorité des deux tiers pour destituer un président. Trump aurait donc beau jeu de crier à la fausse nouvelle et de dénoncer la mise en accusation comme un complot politicien. L'important n'est pas que ce serait vrai ou faux, l'important du point de vue de sa capacité à se maintenir à la Maison Blanche serait que ses partisans le croient.

    Et vu la stabilité de son taux d'approbation jusqu'ici en dépit de tous ses actes et de tous ses manquements à ses promesses de campagne, il y a fort à parier qu'il faudrait des éléments à la fois extrêmement lourds et extrêmement probants pour le faire s'effondrer, "libérant" les parlementaires républicains et mettant en danger Trump. A moins que Mueller ne publie une vidéo où Trump assassine un enfant, je ne vois guère comment il pourrait y parvenir.

    Même dans ce dernier cas, je ne suis pas tout à fait sûr que cela suffirait 🙁

  5. Comme il est de plus en plus avéré que la Russie a influencé l’élection américaine au profit de Trump, je me demandais quel était l’objectif final de la Russie? Qu’y gagne-t-elle?

    Merci!

    1. The Gerasimov Doctrine
      It’s Russia’s new chaos theory of political warfare. And it’s probably being used on you.

      By MOLLY K. MCKEW September/October 2017

      Lately, Russia appears to be coming at the United States from all kinds of contradictory angles. Russian bots amplified Donald Trump during the campaign, but in office, Kremlin-backed media portray him as weak. Vladimir Putin is expelling U.S. diplomats from Russia, limiting options for warmer relations with the administration he wanted in place. As Congress pushes a harder line against Russia, plenty of headlines declare that Putin’s gamble on Trump has failed.

      Confused? Only if you don’t understand the Gerasimov Doctrine.

      In February 2013, General Valery Gerasimov—Russia’s chief of the General Staff, comparable to the U.S. chairman of the Joint Chiefs of Staff—published a 2,000-word article, “The Value of Science Is in the Foresight,” in the weekly Russian trade paper Military-Industrial Kurier. Gerasimov took tactics developed by the Soviets, blended them with strategic military thinking about total war, and laid out a new theory of modern warfare—one that looks more like hacking an enemy’s society than attacking it head-on. He wrote: “The very ‘rules of war’ have changed. The role of nonmilitary means of achieving political and strategic goals has grown, and, in many cases, they have exceeded the power of force of weapons in their effectiveness. … All this is supplemented by military means of a concealed character.”

      The article is considered by many to be the most useful articulation of Russia’s modern strategy, a vision of total warfare that places politics and war within the same spectrum of activities—philosophically, but also logistically. The approach is guerrilla, and waged on all fronts with a range of actors and tools—for example, hackers, media, businessmen, leaks and, yes, fake news, as well as conventional and asymmetric military means. Thanks to the internet and social media, the kinds of operations Soviet psy-ops teams once could only fantasize about—upending the domestic affairs of nations with information alone—are now plausible. The Gerasimov Doctrine builds a framework for these new tools, and declares that non-military tactics are not auxiliary to the use of force but the preferred way to win. That they are, in fact, the actual war. Chaos is the strategy the Kremlin pursues: Gerasimov specifies that the objective is to achieve an environment of permanent unrest and conflict within an enemy state.

      Does it work? Former captive nations Georgia, Estonia and Lithuania all sounded the alarm in recent years about Russian attempts to influence their domestic politics and security, as the Obama administration downplayed concerns over a new Cold War. But all three countries now have parties with Russian financial connections leading their governments, which softly advocate for a more open approach to Moscow.

      In Ukraine, Russia has been deploying the Gerasimov Doctrine for the past several years. During the 2014 protests there, the Kremlin supported extremists on both sides of the fight—pro-Russian forces and Ukrainian ultra-nationalists—fueling conflict that the Kremlin used as a pretext to seize Crimea and launch the war in eastern Ukraine. Add a heavy dose of information warfare, and this confusing environment—in which no one is sure of anybody’s motives, and pretty much no one is a hero—is one in which the Kremlin can readily exert control. This is the Gerasimov Doctrine in the field.

      The United States is the latest target. The Russian security state defines America as the primary adversary. The Russians know they can’t compete head-to-head with us—economically, militarily, technologically—so they create new battlefields. They are not aiming to become stronger than us, but to weaken us until we are equivalent.

      Russia might not have hacked American voting machines, but by selectively amplifying targeted disinformation and misinformation on social media—sometimes using materials acquired by hacking—and forging de facto information alliances with certain groups in the United States, it arguably won a significant battle without most Americans realizing it ever took place. The U.S. electoral system is the heart of the world’s most powerful democracy, and now—thanks to Russian actions—we’re locked in a national argument over its legitimacy. We’re at war with ourselves, and the enemy never fired a physical shot. “The information space opens wide asymmetrical possibilities for reducing the fighting potential of the enemy,” Gerasimov writes. (He also writes of using “internal opposition to create a permanently operating front through the entire territory of the enemy state.”)

      Not all Russia-watchers agree on the Gerasimov Doctrine’s importance. Some say this is simply a new and well-articulated version of what Russians have always done, or that Putin is inflated as an all-powerful boogeyman, or that competition among the various oligarchic factions within the Kremlin means there is no central strategic purpose to their activities. But there’s no question that Russian intervention is systematic and multi-layered. This structure challenges us, because we don’t necessarily understand how it has been put into practice; like all guerrilla doctrine, it prioritizes conservation of resources and decentralization, which makes it harder to detect and follow. And strategically, its goals aren’t the ones we’re used to talking about. The Kremlin isn’t picking a winner; it’s weakening the enemy and building an environment in which anyone but the Kremlin loses.

      Herein lies the real power of the Gerasimov-style shadow war: It’s hard to muster resistance to an enemy you can’t see, or aren’t even sure is there. But it’s not an all-powerful approach; the shadowy puppeteering at the heart of the Gerasimov Doctrine also makes it inherently fragile. Its tactics begin to fail when light is thrown onto how they work and what they aim to achieve. This requires leadership and clarity about the threat—which we saw briefly in France, when the government rallied to warn voters about Russian info ops in advance of the presidential election. For now, though, America is still in the dark—not even on defense, let alone offense.

      Molly K. McKew, an expert on information warfare, advises governments and political parties on foreign policy and strategic communications. She advised Georgian President Mikheil Saakashvili’s government from 2009-13, and former Moldovan Prime Minister Vlad Filat in 2014-15.

      1. « Tous les observateurs de la Russie ne sont pas d’accord sur l’importance de la doctrine Gerasimov. Certains disent qu’il s’agit simplement d’une version nouvelle et bien articulée de ce que les Russes ont toujours fait ».
        http://www.slate.fr/story/10931/les-russes-maitres-de-l%E2%80%99echiquier
        Ce serait mieux si toutes les nations du monde pouvaient vivre dans la paix, la fraternité et l’équité, mais en attendant, dans le grand cirque des rapports de force mondiaux la guerre numérique est-elle la méthode la pire que l’on puisse redouter? On l’a échappé belle, quand même:
        https://www.youtube.com/watch?v=paDGxk0YyTQ
        https://youtu.be/wihADTinJaE

      2.  » It’s hard to muster resistance to an enemy you can’t see, or aren’t even sure is there.  »

        J’ai comme l’impression que Molly ne sera pas d’une grande aide à ses commettant. Non qu’elle mollisse, Molly.

        Le chef: « Sabre au clair, en avant contre l’ennemi. Chargez! »
        La troupe: « Moi j’veux bien mais où qu’il est, l’ennemi? »

        Un Colonel des Marines, au Sud VietNam, chargé d’assainir la « Zone D » où les Viet-Cong, agressifs, se camouflaient dans des souterrains après des embuscades et attentats:
        « C’est dégueulasse, nous sommes obligés de les extirper un à un de leurs trous immondes. Et ces salauds, ils savent se défendre. J’ai des pertes. Alors que s’ils consentaient à sortir bien gentiment au signal, je pourrais tous les aplatir d’un seul coup. »

        Mais je ne vais pas dire du mal d’Hollywood…

  6. @ à tous et toutes qui ne prennent pas au sérieux les avertissements de Paul Jorion en ce qui concerne les souffrances actuelles des êtres humains, des animaux, des plantes, des organismes cellulaires, du planète même comme grand et mystérieux organisme vivant et aussi son playdoyer en ce qui concerne l’urgence immédiate et possible/factible des grandes conversions….. oui mesdames et messieurs amis du blog, les miracles existent:

    https://www.charliechaplin.com/fr/articles/249-Le-discours-final-du-Dictateur

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