L’histoire en train de se faire : le Blog de Paul Jorion devient un courant de Place Publique

Ouvert aux commentaires.

La signature solennelle de l’accord a eu lieu hier à Paris à 10h47 ;-).

Malgré la petite taille des photos – reflétant les efforts encore à faire pour réunifier entièrement une gauche de combat – on croit reconnaître, de gauche à droite, Vincent Burnand-Galpin, Paul Jorion, Raphaël Glucksmann, Thomas Porcher et Claire Nouvian.
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62 réflexions sur « L’histoire en train de se faire : le Blog de Paul Jorion devient un courant de Place Publique »

    1. Sourire .

      Et quand on voit la diversité du courant en plus !

      PS : Qu’est ce qu’il dit cet accord au juste ? Il n’a pas été proposé à un referendum du blog !
      Et voilà , on cotise , on nous taxe et on ne nous consulte pas !…

      1. @ Juannessy

        1. A part du respect de de l’aspect maussien de la réciprocité (info contre contre info, l’argent contre (co-)décision, j’aimerais ajouter que depuis plus de 7 ans maintenant, j’ai fait un plaidoyer pour une cotisation d’adhésion du blog, qui, certainement dans les années 2011 et 2012, auraient pu résoudre d’un seul coup le problème du manque de capitalisation suffisante du travail lié au blog. Disons, dans un processus professionnel de ‘crowd-funding’. Malheureusement mais totalement compréhensible, Paul J n’avait pas le temps chronologique disponible (lisez aussi ¨l’Argent¨ au sujet de la disponibilité du temps), et ici au blog je n’ai pas rencontré de la résonance à mes propositions.
        Apparemment nous nous trouvons toujours dans la même situation, mais possiblement je me trompe, et l’équipe actuel autour de Paul (notamment aussi mme. Nouvian) se rend compte de l’urgence de faire ce processus de la capitalisation d’une facon professionnelle et transparente.

        C’est dur de le dire, mais négliger cet aspect professionnel de la capitalisation, liera directement à des (grandes) déceptions, des structures fracasées.

        ¨Cetero censeo¨, Paul Jorion et Francois Leclerc devraient ouvrir un compte bancaire européen avec (finalement!) un numéro IBAN, pour qu’on puisse échapper au système gringo qu’ils emploient actuellement.

        2. Revenant à une autre discussion, sur la gratuité, j’aimerais répéter ¨l’émission¨ suivante du blog du printemps de l’année passée, qui me paraît très importante considérant sa richesse professionnelle et empirique.

        Le Blog nous a donné de grands ‘cadeaux’ en ¨alimentations¨.

        https://www.pauljorion.com/blog/2018/04/05/un-courrier-de-jean-claude-balbot-sur-la-gratuite-de-lalimentation/

    2. Un courant alternatif on peut le dire ! on s’y branchera avec une prise de Terre…
      « Alternatif avec prise de Terre »…bon slogan ça ? non c’est nul..

    1. Cette horizontalité de façade que la gauche et la droite donnent à penser, historique ou imposé par le pouvoir en place, pour mieux se cacher, me fait penser qu’il est le moment de nommer les choses plus clairement.
      Ce n’est pas la gauche qui renaît, c’est la base, le peuple qui fait société qui émerge et qui veut reprendre son destin en main.

    2. Vous y croyez vraiment? « La gauche » est pratiquement morte, « gone with the wind » comme musique d’accompagement. Mais bon, il y aura toujours de gens qui admirent des piéces de musée, et parfois la nostalgie fait du bien à l’âme, du genre « I believe in yesterday » (Beatles-Song). Malheuresement, le futur sera de nature plus âpre et glacial (malgré le rechauffement climatique).

  1. Des milliers de gilets jaunes sur les places publiques et cinq intellectuels réunis dans une chambre pour lancer ce nouveau parti intitulé  » Place Publique  » …
    Je rêve …

    1. Il y a bien une gilet jaune qui va lancer toute seule un « parti des émergents  » . Sans RIC soit dit au passage .

      Ôtez-vous tous de ma place publique et de mon giratoire , dirait Diogène

      1. Pour moi, Place Publique est un appel, un défi à l’intelligence. Comme le disait M. Paul Jorion dernièrement : « Nous sommes des génies, profitons-en ! ». Mais cette intelligence, sera-t-elle suffisante pour entraver la fatalité, « forcer le destin » ?
        D’un côté, les « Gilets jaunes » essaient à leur tour d’inventer une société qui, pour tous et par tous, pourrait surmonter les injustices et les inégalités sociales. Et de l’autre, si M. Jorion apporte son appui moral et intellectuel, comme un oncle paternel, au nouveau mouvement politique Place Publique, c’est que désormais, que ce soit pour les populations ou pour les élites, un même mot sonne à leurs oreilles : Vérité. Car tout autour d’elles, se fissurent les miroirs de leurs certitudes et des mensonges. La vérité revient comme une révélation et nous prend tous à la gorge. Et que nous dit ce mot, si vieux, que l’on le croyait mort ? Eh bien, il nous dit – sans que nous ne sachions bien encore tout ce qui peut arriver dans un monde dorénavant clos – que face à l’Urgence, il va falloir que nous crachions le morceau : soit, ce sera tous ensemble ou tous contre tous. Au bout du compte, aurons-nous « le courage de la vérité» ?
        https://www.lemonde.fr/livres/article/2009/01/22/le-courage-de-la-verite-l-ultime-lecon-de-michel-foucault_1144999_3260.html
        Diogène, avec à la main une lanterne allumée en plein midi : « Je cherche un homme ! »

  2. Monsieur Jorion, deux avis:
    – connaissez-vous le blog de Pierre Verhas « Uranopole ». Monsieur Verhas me paraît très proche de vos idées et c’est de plus un excellent analyste e écrivain, défenseur d’une gauche sincère
    – ne conviendrait-il pas de prendre également contact avec Mr Juan Branco, dont vous trouverez le CV sur Wikipedia dans la même idée de rallier une gauche critique et un billant intellectuel (26 ans et déjà un palmarès impressionnant).
    Avec mes meilleurs sentiments,
    Guy Postiaux

  3. Julien Coupat (et sans doute d’autres avant lui) dit :
    « Ce n’est pas le peuple qui fait la révolution, c’est l’inverse qui se produit. »

  4. Vive Paul Jorion ! Vive Place Publique ! Vive LA SURVIE DE L’ESPÈCE !!!

    (Je suis bien en pompomgirl ! enfin en pompomboy)

    Le tout c’est de savoir qu’on se dirige vers la gigne qu’on le veuille ou non , mais qu’on va y aller avec un peuple soudé et ouvert. Non mais

  5. Bonjour Paul et bravo !
    Moi qui ne vous connais que depuis peu de temps et qui suis moi-même économiste c’est un plaisir et un espoir de lire vos articles et vos travaux sur l’économie qui me passionnent et qui sont vraiment au top du top de l’analyse économique. J’espère que Thomas Porcher prendra exemple sur vous et qu’il gagnera en objectivité lol !

  6. J’ai un peu de mal à comprendre ce que signifie pratiquement « être un courant » pour un blog.

    Qu’une personne, en l’occurrence Paul Jorion, devienne chef de file d’un courant, c’est aisé à comprendre. Que certains membres de Place Publique se placent dans ce courant, aussi. Que certains de ces membres soient, ou deviennent, des lecteurs voire contributeurs de blog de PJ, itou.

    En revanche, il n’est pas certain que tous les lecteurs ou contributeurs du blog de Paul Jorion soient déjà membres de PP, ou soient prêts à le devenir. Le contraire me paraît probable, étant donné qu’un certain nombre de sympathisants de la FI me semble hanter les pages commentaire du blog, et encore quelques autres (voire même – gasp 😉 ! – des gens de droite)

    Je trouverais plus juste de dire que Paul Jorion va former un courant officiel de PP, et que l’intersection entre les l’ensemble des lecteurs du blog et celui des membres de PP sera non négligeable, voire assez considérable. Mais les deux ensembles ne seront pas identiques.

    1. @Jacquot
      A PP, Porcher représenterait-il le courant « voyons ce qu’il en est de Mélenchon » ?
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/28/jean-luc-melenchon-et-raphael-glucksmann-le-dejeuner-de-noel_5403133_823448.html
      C’est marrant comme ça génère des conciliabules en coulisses l’approche des scrutins.
      Surtout le prochain, connu pour l’opportunité qu’il offre d’avoir une part du gâteau, même pour les petits (pensée cynique du soir).

      1. Pour ce qui est du cynisme du soir, moi j’ai bien aimé le petit soupir « ouais » de Chabot quand Tapie leur dit : priez pour que Mélenchon reste à la tête de la FI car tant qu’il sera la il n’y aura jamais d’alliance avec le FN… Le tête à tête avec la camarde lui réussit à Nanar, décidément le pire n’est jamais décevant 🙂
        https://www.youtube.com/watch?v=EiSDiIZ12sE

    2. …  » En revanche, il n’est pas certain que tous les lecteurs ou contributeurs du blog de Paul Jorion soient déjà membres de PP, ou soient prêts à le devenir  » … (Jacquot 17h14)
      Évident ( selon moi )…! Ce qui est important( toujours selon moi..), c’est que tous les courants, groupements, mouvements…etc… qui se revendiquent d’une « certaine idée de la gauche » puissent avoir un accès promu et privilégié aux idées qui sont véhiculées au long de ce blog de P.J. Idéalement un personnage comme Th.PORCHER , économiste « héroïquement » hétérodoxe, pourrait concrètement contribuer aux thématiques abordées, et par là, bénéficier, pour lui et le P.P.

      1. « que tous les courants, groupements, mouvements…etc… qui se revendiquent d’une « certaine idée de la gauche » puissent avoir un accès promu et privilégié aux idées qui sont véhiculées au long de ce blog de P.J.  »

        Tout à fait d’accord. J’irai même plus loin : tous les courants etc. qui se revendiquent d’une « certaine idée de l’espèce ».

        Paul Jorion est clairement à gauche, mais la question d’éviter un effondrement écologique et humain n’est pas de gauche seulement, il s’en faut de beaucoup.

      2. @Jacquot :

        Ce qui tend à démontrer que pour parvenir au « tous ensemble , tous ensemble , tous ! » , il faut bien reconnaitre son système de référence .

        A cette aune là EELV va faire un malheur !

    3. Par pitié arrêtez avec l’acronyme PP il est déjà pris ! Je veux bien être au courant à l’insu de mon plein gré 🙂 mais un courant du PP, la c’est non !

      1. (^_^)…!! C’est vrai qu’on s’approche des élections européennes … et qu’il ne faudrait pas confondre…. (^_^)..!
        Suggestion(s) ..??

    4. Mr Jorion titre ainsi justement pour tester les spectres FI ici présent et peut être aussi quelques autres… c’est moi ou on entend comme un grand rire sarcastique Vigneresque en prêtant bien l’oreille 😉

      1. @Juan

        Idaime. 😉
        C’est Dundee et uniquement Dundee.surtout depuis que j’ai découvert qu’on m’avait emprunté mon pseudo !(avec une minuscule), pas de confusion donc plus de Gudule.

  7. Moi aussi je trouve ça assez confus, une mouche vole plus droit que les convictions politiques de l’auteur (Piketty, Hamon, Poutou, Bozzo le clown-ha non n’avait pas les signautres celui-là. Et alphabidule pas encore complètement machinelearnée). Quant à savoir « quoi » adhère à PP…? Ou quant à discuter de l’efficacité politique possible ou prévisible du « mouvement », c’est sans doute trop demander. C’est nouveau / c’est frais / c’est gai / c’est en mouvement et ben ça suffit! Le pouvoir politique en france -la machinerie de la V° qui produit des majorités qui gouvernent comme la poule pond les oeufs, s’en frotte toujours plus les mains. Même agonisant le macronisme règnera tranquille grâce à nos Grands Danubes de la Pensée Politique, se représentera peinard (« si nous n’avons pas réussi, c’est que nous ne sommes pas allés assez loin ») et sera probablement-Lepénisme et troupeau de second tour affolé aidant- réélu. Ce sera donc sans moi.

    1. Et donc avec qui ?

      Faut dire que la création de partis marche actuellement mieux que la création d’idées claires , construites et crédibles .

      Pendant ce temps américains ( avec ou sans Trump ) et chinois sont en train d’écrire notre histoire future et la fin de l’Europe et de ses membres .

      1. La fin de l’Europe n’est pas à l’ordre du jour. Notre civilisation a quinze siècles au minimum, vingt-cinq en comptant large, ce ne sont pas les disputes de deux puissances extérieures aussi « grosses » soient-elles qui vont y mettre fin 🙂

        D’accord sur le fait que la clarification et la construction d’options politiques crédibles est loin d’être achevée. Mais ça me paraît tout à fait naturel, il faut bien que ça foisonne d’abord avant de se clarifier dans un deuxième temps. Et ce n’est pas si grave, de toute façon les prochaines échéances pour nous sont dans trois ans, donc une clarification d’ici deux ans suffirait amplement.

        (On parle beaucoup du parlement européen, mais son pouvoir est largement marginal. Les élections de mai prochain sont importantes surtout par la possibilité pour de nouvelles formations d’émerger et/ou de se renforcer. Et il y a beaucoup de monde qui en rêve en effet !)

      2. Si vous appelez les tractations actuelles entre américains et chinois des  » disputes « , nous ne devons pas être exactement dans le même courant .

        Mais ne vous inquiétez plus de 2 ans ou 3 ans .

        C’est déjà plié pour un sacré bout de temps .

        On est déjà parti pour la cure d’amaigrissement sous contrainte .

      3. J’utilisais un système de référence dans lequel tout ce qui n’est pas affrontement armé est simple « dispute ». C’est un mot qui peut sembler léger en effet, mais de mon point de vue et comme disait Churchill « Jaw jaw is better than war war », c’est-à-dire que tant qu’on en est à se crier dessus plutôt qu’à tirer ça peut être impressionnant mais ce n’est pas si grave.

        Dit autrement : je ne vois pas les conflits d’intérêt américano-chinois dériver vers la guerre ouverte, ni à court ni à long terme, à cause de la dissuasion nucléaire. Si ce pari-là est perdant, alors oui la situation pourrait devenir grave.

        Mais bon de toute façon personne en Europe n’y peut rien. Il y a plein de sujets auxquels on peut quelque chose en revanche, en France et / ou en Europe, donc autant se préoccuper de ceux-là et laisser le sort à Dieu, au destin, au hasard, au choix 🙂

      4. On ne s’est pas compris .

        Les USA et les chinois ne se feront jamais la guerre .Plus possible .

        La paix sur le dos de l’Europe et de quelques autres , oui .

      5. @ Juannessy (Que pourrait raconter Kissinger sur le « thème » ?)

        (Veuillez me pardonner ma réaction retardée, 6 heures de différence d’horaire..)

        1. Tout d’abord: Kissinger (dans le cas de la Chine) est, sans aucune doute, l’élève de Helmut Schmidt, qui, conjointement avec Loki, déjà en 1960 se trouvait à Beijing.

        2. Kissinger lui-même ne l’a pas avoué, veuillez bien écouter ses paroles (en allemand) à l’occasion de son adieu à Schmidt à Hamburg en novembre 2015. Je trouve cela un bel et remarquable exemple de l’arrogance de Kissinger, qui a abusé la mort de Schmidt en ‘négligeant´ sa dette intellectuelle à Schmidt.

        @ Juannessy: dans la diplomatie il ne faut pas seulement attention à ce qui a été dit, mais bien sûr aussi à ce qui n’a pas été dit…

        https://www.youtube.com/watch?v=-nz-2qM9qpA
        (en anglais: https://www.henryakissinger.com/speeches/eulogy-for-helmut-schmidt/)

        Un petit peu oublié par les attaques monstrueuses à Paris du 13 et 14 de novembre 2015. (Avec, d’ailleurs, un component incroyable de naïvité/culpabilité Belge / Amnesty International.. quelque chose que nous connaisson trop bien ici en Colombie et au Ecuador avec les folies des catho-marxistes-armées de Louvain..).

        3. Ce n’est pas tellement facil de convaincre mes ami(e)s francophones de mes qualifications (positives) de l’analyse de Helmut Schmidt, entre autres en ce qui concerne la Chine. Néanmoins, j’aimerais attirer l’attention au fait, (f-a-i-t) que l’analyse de Helmut Schmidt (depuis 1960) ressemble à 100 % à l’analyse de Paul Jorion.

        4. Veuillez juger vous-même(s), s’il vous plaît..

        http://www.xinhuanet.com/english/2015-11/12/c_134810203.htm

        https://www.dw.com/en/sierens-china-the-example-set-by-helmut-schmidt/a-18849073

        https://www.dw.com/en/sierens-china-helmut-schmidt-mao-co/a-18844308

        https://www.straitstimes.com/singapore/4-very-powerful-friends-lee-kuan-yew-helmut-schmidt-henry-kissinger-george-shultz

        et, TRES importante, l’analyse de Kristina Spohr:

        https://networks.h-net.org/node/28443/discussions/1397936/h-diplo-roundtable-xix-23-global-chancellor-helmut-schmidt-and

        Je trouve la discussion que vous, M. Juannessy, venez d’entamer sur le rôle de l’Europe dans le monde très importante, j’aimerais y participer, notamment pour lutter contre des opinions trop faciles (lire ce jour même l’article de Caroline de Gruyter là-dessus dans NRC Handelsblad, je vais le traduire pour le blog:
        https://www.nrc.nl/nieuws/2019/01/08/europa-moet-leren-machtsdenken-a3184885#/handelsblad/2019/01/09/#114).

        Une opinion TROP facile de Caroline (¨Il faut que l’Europe apprenne de penser en termes de pouvoir // rapports de force¨.), parce que, et c’est mon avis fondé dans de FAITS (F-A-I-T-S) c’est grâce à l’Europe que nous avons de la paix (relative, oui c’est vrai) dans pas mal de situations.

        Il nous faut défendre cet héritage Européen avec fierté, contre des mauvaises intentionné(e)s, style Farage, Le Pen, Wilders, Oban, AfD et autres, si ou non appuyé(e)s par le Kremlin, et il nous faut lutter pour des forces armées Européennes style Folke Bernadotte Academy (www.fba.se/en/ ).

        Comptez avec mon support, ici en Colombie, nous respectons BEAUCOUP ce que les ¨labos de paix¨ exécutés et financés par la Commission Européenne ont pu réalisé: la paix (relative, oui oui, je le sais, je vis à Medellín) après 53 années de guerre NOURRIE par les EEUU de l’Amérique et son absurdissima guerre sur les drogues..

  8. Yes! Bravo !
    Une cohérence certaine entre vous, M. Jorion et PP!
    J’ai écouté Claire Nouvian sur Arte il y a peu de temps et son enthousiasme est contagieux.
    Il me semble que la survie de l’espèce est une priorité pour vous ET pour PP.
    Nicolas Hulot devrait vous apporter son soutien ou mieux, vous, nous rejoindre !

  9. Une contribution « Médiapart » (extraits cohérents significatifs pour les non-abonnés).
    <> (analyse de G. Standing). Méditation.

     »  »  »
    Le précariat – un nouveau terme formé à partir de « prolétariat » et de « précarité » – consiste en cette classe en croissance constante composée de millions de travailleurs précaires qui a plus que du mal à boucler ses fins de mois, dont le lot quotidien est fait d’insécurité et d’instabilité économiques, dans un travail totalement dépourvu de perspectives et le plus souvent de sens.

    Elle est le produit direct et voulu de la mondialisation néolibérale depuis les années 80 qui a créé un stock global de main d’œuvre de plus de 3 milliards de travailleurs (3 fois plus qu’avant la mondialisation) avec une constante concurrence des pays les plus pauvres comme la Chine ou l’Inde mettant une immense pression continue à la baisse des salaires et des conditions de travail dans les pays développés : partout pour corollaire des « réformes de structure » c’est-à-dire l’obsession de rendre le marché du travail toujours plus « flexible » comme prix à payer supposé pour sauvegarder la compétitivité… accompagnée de mesures de subventionnement du travail (mais en réalité au final du capital) par les États qui, comme le CICE le montre en France, sont excessivement coûteuses, et ne créent pas d’emplois.

    Pour simplifier, Guy Standing voit la société stratifiée en 4 sous-groupes principaux, ce qui représente une innovation conceptuelle dépassant la traditionnelle opposition marxiste capitalistes-prolétaires :

    + une élite (les fameux 1%) dont le système inégalitaire néolibéral permet d’accumuler des richesses et du pouvoir dans des proportions astronomiques ;
    + un salariat relativement aisé qui prospère au service de cette élite, qui bénéficie d’emplois stables, à long terme, pourvus d’un statut, des horaires fixes, des conventions collectives, des syndicats et des avantages (congés payés, congés maternité, primes, bonus, mutuelles, frais de transport, crèches) ;
    + un prolétariat formé de ce qui reste de la classe ouvrière, en constante diminution, qui bénéficie d’une partie des avantages du salariat et du pacte social dont elle a été l’objet pendant les 30 glorieuses (Etat-providence et soumission au capital contre sécurité de l’emploi et avantages) ; et
    + un précariat sous-payé (des salaires bas, variables, imprévisibles), dans une insécurité économique et émotionnelle chronique, dans la souffrance, qui n’a aucun des avantages annexes du salariat et du prolétariat : il formerait aujourd’hui autour de 40% des travailleurs des pays développés, de loin la classe la plus nombreuse et en constante progression.

    Parmi ces derniers des CDD, des intérimaires, des intermittents, des stagiaires, des employés occasionnels et saisonniers, des temps partiels, des télétravailleurs, des chômeurs, des migrants, des travailleurs au noir, beaucoup de femmes (notamment dans les services), beaucoup de jeunes (75% auraient un premier travail précaire, malgré souvent un passage à l’université) et un nombre de plus en plus important de personnes âgées (qui cherchent un complément de retraite), d’handicapés et de prisonniers. Une classe donc très morcelée et divisée et qui ne se reconnaît naturellement pas comme classe.

    A l’instabilité des emplois s’ajoute une insécurité existentielle avec l’impossibilité de fonder une identité professionnelle sur des emplois aussi peu stables : aucune carrière n’est envisageable, et il n’existe pas de sentiment d’appartenance à une communauté professionnelles et de confiance employeur-employés.
    C’est une classe qui enregistre un perte de droits économiques mais aussi civiques car les précaires ne sont ni appuyés par des syndicats – qu’ils rejettent car trop occupés à défendre ce qui reste du prolétariat – ni représentés par l’ensemble de la classe politique. Avec un soutien étatique ou communautaire erratique ou absent, souvent du surendettement (pour faire face aux imprévus et les exposant à divers usuriers) ce sont des sentiments négatifs très forts qui dominent : humiliation, colère, anxiété, désespoir, alinéation, absence de reconnaissance et d’estime de soi, ressentiment et frustration (surtout chez les jeunes qui sont en moyenne surqualifiés pour leur travail).

    Dès qu’on accepte un emploi précaire, cette situation devient permanente et diminue fortement les perspectives d’ascension sociale. Des précaires qui marchent sur des sables mouvants, qui titubent aux bords d’un principe où le moindre faux pas peut vous mettre littéralement à la rue, nous dit d’eux Standing. L’érosion des loisirs est également notable, par faute de moyens, mais aussi parce que chercher (et attendre sans arrêt) du travail et s’affairer à survivre prend tout le temps disponible, lorsqu’on est pas tout simplement exténué par son travail hautement intensifié lorsqu’on en a un. « Paumés », « fainéants », sans mérite, socialement irresponsables à qui il faut faire de la « pédagogie » et qui sont censés en prime aimer leur travail : contrairement au discours stigmatisant et infantilisant tenu à l’égard des précaires, les maux dont souffrent le précariat ne sont pas individuels mais bel et bien structurels dans le capitalisme mondialisé, néo-libéral, financiarisé contemporain. Cette diabolisation ne fait que renforcer la colère des précaires devant l’injustice sociale dont ils sont victimes.

    Ce en quoi le précariat est une classe « dangereuse », selon les termes mêmes de Standing, c’est qu’elle pourrait selon lui écouter les sirènes du populisme et être porteuse d’un renouveau du néofascisme : notamment selon lui de par la fraction peu éduquée qui appartient au prolétariat déclassé en précariat, et qui serait nostalgique d’un âge d’or révolu. ((Il y a paradoxalement là, on le notera, chez l’auteur l’expression d’un début de mépris de classe et une subtile forme d’énième diabolisation du précariat.))

     »  » « 

    1. Otromeros,

      Merci pour cet article. Excellente analyse, avis d’un insider !

      De là découlent deux choses : une colère sourde qui se transforme en rage froide. Par la suite, soit le retrait et l’indifférence à toute forme de vie politique (abstentionnisme massif. Le jeu est pipé, je ne joue plus.), soit la dérive vers toute forme d’opposition systématique et à la première occasion la schadenfreude (salut la Vigne ! Jubilation à chaque bug médiatique et gouvernemental. C’est la régalade en ce moment !) et la tentation du coup de pied dans la fourmilière (Trump et Cie) et renversement de la table de jeu (le jeu est pipé, plus personne ne joue).

      Raisons pour lesquelles ce n’est pas la bimbeloterie actuellement distribuée qui va calmer les choses… Ce en quoi la dernière analyse pour méprisante qu’elle apparaisse me paraît juste : une ou deux générations de colères accumulées font un terreau fertile à la violence. Et c’est normal.

      https://www.youtube.com/watch?v=kpFzztF1ozo

    2. Ça me parait en tous cas plus proche d’une forme de description pas trop fausse de « l’état social » , toujours plus complexe et mouvant que les « penseurs » ( des zélites ?) ne le figent pour faciliter leurs démonstrations , que la « polarisation  » en deux classes qui a juste la simplicité de poser le « penseur » au dessus des deux combattants .

      Ce qu’il m’apparait au travers des reportages ou des infos et rencontres personnelles , c’est que dans la manifestation actuelle , on a trouvé au début surtout du salariat inquiet ( très souvent de droite ou extrême droite , d’esprit ), rejoint et dépassé par du prolétariat ( de gauche , d’extrême gauche ou d’extrême droite , d’esprit ), et finalement par un forte minorité de précariat , proie rêvée pour tous les bords .

      Les zélites rigolent et la violence n’est pas pour les desservir . Ils ont l’habitude de la gérer ou de la susciter .

  10. J’aimerai que Paul ainsi que ceux parmi les contributeurs qui mieux que moi sauraient le décrire montrent dans quel cadre nous vivons et avons vécu depuis un siècle et demi. Nous français, européens et plus largement nous êtres humains. La capitalisme, certes mais encore. La croissance, l’illimitation, le gaspillage des ressources, l’artificialisation des sols et les pollutions diverses. Que sais-je encore ? Décrivez-le nous et dites quels territoires à l’intérieur ont depuis le 19 ème siècle défendu la droite ( les droites ) la gauche ( les gauches ) ?
    Ensuite décrivez-nous le nouveau cadre dans lequel nous allons, nous devrons vivre si nous voulons donner une maigre chance à notre espèce de survivre. A l’ensemble de l’humanité qui n’a pas demandé à venir sur terre. Et là encore quels nouveaux territoires faudra-t-il absolument défendre et contre qui devrons nous briser des lances. Comment vivrons-nous dans les années 30 et au-delà ? Quelle vision réaliste et positive portez-vous ? Pouvons- nous porter ?

    1. Bien , on a beau être en début d’année , moment propice pour les prophéties et horoscopes personnalisés , je cale .

      Côté oracle et big data y compris passées , Alpha-infinity sera peut être opérationnelle bientôt , même si du côté des services secrets et militaires , il existe déjà des bécanes qui moulinent ce genre de préoccupations .

      Je garderai cependant de votre rafale d’interrogations , que passé , présent et avenir sont liés , même si certains observent ou espèrent des « bifurcations » paradigmatiques plus ou moins aléatoires .

  11. Avec une gauche de ce genre là, la droite a de beaux jours devant elle. J’ai vu cette video de Thomas Porcher l’autre jour: Très bon dans les premières minutes, il s’est décomposé au fil de l’interview pour finir par montrer un petit côté bourgeois réactionnaire en fin d’émission tout à fait navrant. Un bon vieux social-démocrate en somme, comme la deuxième droite du P.S. en a produit en quantités industrielles dans les dernières décennies.

    On commence à ricaner notamment lorsque vient le sujet de l’Europe et qu’il nous ressert l’antienne de « l’autre Europe possible », chimère que toute la sociale-démocratie invoque depuis des décennies sans jamais qu’elle n’apparaisse, y compris quand ces gens là sont au pouvoir. On rigole franchement quand est abordée la question des médias et qu’on l’entend dire, le plus sérieusement du monde, que finalement ça va plutôt bien pour les idées de gauche même si elles ne sont pas appliquées (sic), ou encore que lui, ça ne le dérange pas d’être le faire-valoir médiatique qui permet à ses hôtes de prétendre au pluralisme, version pâté d’alouette (re-sic). On se tord enfin quand la discussion s’oriente sur les méthodes de l’engagement, et qu’il nous assène une « Pierre Rabhi » (aka « moi je fais ma part »), qu’il avoue ne pas être « pour la contradiction forte », ou qu’il remet en cause la valeur des blocages et autres zads. C’est là qu’on voit sa proximité effective avec le blog de Paul Jorion, l’un comme l’autre ayant du « rapports de force » plein la bouche sauf quand il s’agit de l’instaurer concrètement.

    Ou alors peut-être que non, il n’y a pas de quoi rire et que tout cela donne plutôt franchement envie de pleurer. Au choix selon l’humeur et le tempérament de chacun.

    1. Bon , quand vous aurez déterminé votre humeur et votre tempérament , vous nous direz .

      Eventuellement dès que vous aurez instauré concrètement .

    2. Un peu plus puissant… puis-je proposerl’hétérodoxe « atterré » CH.Ramaux à qui le plus que conservateur (assumé) Pascal Perri a consenti une petite vingtaine de minutes dans son édition « Perriscope » (LCI) en prenant grand soin de le faire précéder par une « guimauve » de la même durée qui avait certainement pour mission d’endormir même le téléspectateur le plus critique
      Grave erreur de laisser la parole à Ramaux, surtout sans réussir à lui faire perdre le fil… un régal :
      http://www.lci.fr/replay/replay-perri-scope-du-jeudi-3-janvier-2019-2109141.html à partir de la minute 23
      A consommer et re-consommer sans modération.. (^_^)

      1. @Otromeros

        Je ne suis pas convaincu que Ramaux soit tellement plus consistant que Porcher, même si la contradiction portée par Perri peut le laisser croire là ou Lancelin se contente de servir la soupe, ce qui rend l’écroulement de Porcher d’autant plus spectaculaire. Ce sont tous les deux des « réformateurs » (au sens qu’en donne Friot) dont le summum de l’hétérodoxie consiste à citer Piketty (soit l’économiste P.S. type). Tout ça sent un peu la naphtaline.

  12. Bonsoir,

    Du mal a comprendre le ralliement de P. Jorion que j ai ecouté avec tant d interet ces dernieres années á ce groupe mené par cet arriviste profitant de son status de « fils de » avec la simple prétention de représenter voire unir toute la gauche…
    Je trouve ca désolant. Le salut viendra du peuple !!! Pas de peudo représentant éloignés de la vie des concitoyens!!

    Je continuerai bien entendu á écouter M. Jorion.

    NB: Je ne suis pas electeur du FN, A bon entendeur!! Je suis simple citoyen exacerbé!!

    Bien cordialement.

    1. @Murz(9/1 à 22h01) écrit:
       » Du mal a comprendre le ralliement de P. Jorion que j ai ecouté avec tant d interet ces dernieres années á ce groupe mené par cet arriviste profitant de son status de « fils de » avec la simple prétention de représenter voire unir toute la gauche « …
      Ce fut aussi ma première réaction.
      Puis, si on prend soin de réfléchir avec réalisme, on espère que ce lien officialisé, donnera à P.J. accès au carnet d’adresses du-dit « fils de », lui(P.J.) permettant pendant la campagne européenne d’apparaître et d’ensemencer sur d’autres scènes que celles auxquelles il nous a habitués.
      Il y a aussi la proximité obligée avec Th.PORCHER et d’autres, qui ne peut être que bénéfique pour tous.
      Et, cerise sur le gâteau, peut-être un lectorat renouvelé pour le blog. Avec, pour les nouveaux, la curiosité de la découverte des si nombreux sujets&contributions dont l’analyse ne peut manquer de laisser d’autres trace que les classiques actuelles.
      Et la planète?, me direz-vous.. l’urgence..etc..etc.. Je pense que P.J. peut tenir plusieurs fers au feu.
      Et pour finir en un sourire..  » White and sea  » comme disait ma grand-mère parfaite anglophone.. -;)

      1. Ben , à écouter la vidéo « Média » , je n’ai pas bien compris s’il y avait une véritable volonté de faire quelque chose de l’Europe .

        Elections européennes , simple tremplin médiatique ou véritable volonté de donner du ressort à l’Europe ?

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