43 réflexions sur « Université Catholique de Lille, Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? Le capitalisme, l’économie de marché, le libéralisme, face à l’état d’urgence pour le genre humain, le 5 mars 2019 »

  1. Bonjour,
    Dans le Nord de la Gironde existe un grand regrou piment de petites unions coopérations viticoles. Les vignes des coopérateurs ont subi 2 années durant le gel et l’année suivante la grêle donc la production a été moindre, l’offre sur les marchés à été très réduite. Actuellement les marchés ne reprennent pas parce que les acheteurs sont allés voir ailleurs. Ce regroupement coopératif emploie un nombre important de personnel et les marchés sont bloqués. Triste sort …..

    1. Bonjour Bernadette
      Normal : les marchés sont allés voir là où il y a de la qualité (grands crus) ou là où c’est moins cher ( en Chine, encore mais pas pour longtemps – la Chine délocalise déjà- ). Parce qu’il y a de moins en moins de buveurs de vin. Il y a 50 ans ou moins, le sud dans ma région, était recouvert de vignes ; les coopés se sont développées dans presque tous les villages, mais le vin était à 90% des piquettes dont on fait un bon vinaigre (ou de bonnes sauces pour le lapin chasseur – on ne mange plus de lapin – ou pour le coq au vin – il n’y a plus de coq- ou….) Aujourd’hui, le marché est tofu bio ou flocons d’avoine et à la sauce mode orientale (qui n’a rien à voir avec les authentiques sauces indiennes bien meilleures et plus goûteuses). Hélas, comme on n’est plus immunisé depuis des lustres contre les parasites vivant dans les légumes ou fruits bio, cela crée de nouvelles maladies. Le vin bio par ex. est un vin « vivant », c’est à dire qu’il y a de la fleur (petites fleurs blanches qui écoeurent ceux qui sont habitués à manger du stérile), et cela finit vite par être du vinaigre comme dit ci-dessus. Les consommateurs veulent bien du bio mais stérile et de qualité toujours égale, soit : du vin mort par exemple….. Cherchez l’erreur.

      On peut se servir des exemples du passé mais pour faire autre chose, adapté à nos réels besoins. Sans pour autant faire un plagia minable de ce qui existait autrefois….
      Sniff ! personne veut entendre mes idées d’avertie….

      1. J’ajoute pour plus de précision et pour être dans le sujet :

        « Les consommateurs veulent bien du bio mais stérile et de qualité toujours égale, soit : du vin mort par exemple… » :
        Il n’y a qu’à Carrouf (Carrefour) par ex (ou un des 4 autres gros groupes) où on peut le trouver celui-là ; parce qu’exigé par les consommateurs majoritaires. Et le propre de ces gros groupes avec gros service marketing est de savoir s’adapter aux demandes des consommateurs = l’inverse de ce que font nos dirigeants politiques. Mais est-il vraiment « bio » ? A votre avis…..
        Tant qu’on en sera là, sûr que les gros groupes et multinationales seront les leaders de tous les marchés et que les spéculations iront bon train…
        C’est en faisant autrement ( regroupements, mutualisations oui! oui! oui! mais d’une autre manière et sans Etat Providence) qu’on pourra mettre à bas tous ces quelques leaders mondiaux qui s’accaparent les 50% ou + des richesses mondiales. Et qu’on pourra enfin sauver la planète, du moins ce qu’il en restera.
        Et qu’on créera du vrai boulot valorisant pour très grand nombre, 4/5H/j suffira sûrement pour avoir aussi le temps de profiter de la vie…
        Je suis naïve ???????

      2. Daniel
        Sourires…..
        Vous avez très bien compris.
        Quand j’écris « mort » (pour résumer à ma manière, vous finissez par me connaître), ce sont des stabilisants de synthèse ou sulfites naturels qui « tuent » le vin, autrement dit qui détruisent ses fleurs et ses parasites (parasites ou champignons ou ? … je n’utilise sûrement pas le bon terme, voir avec scientifique je ne sais parler que dans ma propre langue d’autodidacte) sans lesquels le vin ne peut pas être bio.

  2. En modification de mon message précédent il fallait « Dans le nord de la Gironde existe une union cooperative de regroupement de petites coopératives viticoles »

    1. Non jac. C’est quantitatif et non qualicalif comme vous le suggérez

      Non Bernadette, je vous assure :
      Les grand crus, c’est qualitatif et le marché ne vise que les riches qui peuvent payer cher, ils ne sont pas nombreux mais ils suffisent pour que ce soit rentable (et d’autant moins nombreux qu’avec les surtaxes du « tout sanitaire » ou du « risque 0 » les modestes mais amateurs comme moi n’y ont plus accès).
      Le marché du « prix le moins cher » cherche à viser ou récupérer le plus grand nombre, par exemple en faisant boire du vin de merde aux Chinois, ou à tant d’autres dont ce n’est pas la culture…. (encore que les Chinois savent aujourd’hui faire du vin de qualité, mais pour les riches Chinois). Ca oui c’est du quantitatif. Et ça oui ça pollue.
      Je connais par cœur sans avoir eu besoin de l’apprendre pendant des années sur les bancs d’une fac.

      1. J’ajoute, les grands crus utilisent des sulfites et font des coupages selon terre, climat, pour stabiliser la qualité : Ils ne sont pas bio, du moins pas encore. S’agit qu’au prix où on paye la bouteille le client exigeant ne soit pas mécontent …. Pas de « fleur » pour eux ni de risque que le vin ne tourne piquette…..

      2. J’ai fait fin 90 une dégustation de très grands crus (en invitée) à Barcelone… Divin.
        Il n’y avait que des initiés (sauf moi, je ne sais qu’apprécier sensuellement sans reconnaître ni le millésime ni le cépage, m’en fous) et quelques journalistes gastronomiques. J’ai connu des œnologues, des collectionneurs et des producteurs….. Leur jargon professionnel, connais pas. Je m’en fous.

  3. Bio ou pas bio https://www.lepoint.fr/vin/le-vin-et-le-bio-4-l-idee-que-la-nature-est-bonne-est-une-impasse-26-02-2019-2296444_581.php

    j’ai écouté quelqu’un qui a dit « qu’il fallait choisir, en boire ou pas……… » du vin bien sûr : soit c’est le cancer si t’en bois, soit c’est Alzheimer si t’en bois pas ! Au choix……… Je laisse la parole au Pr David Khayat :
    https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/le-grand-oral-de-pr-david-khayat-cancerologue-2009-1102932.html
    ou sur Dailymotion
    https://www.dailymotion.com/video/x6twpc4

    1. Chantal

      C’est comme le tabac, ça donne le cancer et en même temps, c’est excellent contre Alzheimer (source scientifique)…. Sûrement des grands labos planchent dessus, encore que…. Mais il y a quelques années, on disait que même les yaourts donnent le cancer…. Si on écoute tout le monde, on est foutu.
      Je vais vous raconter une petite histoire, celle de mes grands parents maternels. Ils ont toujours vécu chichement mais très sainement. Pas de tabac, sauf mon grand père qui osait faire un extra en s’offrant un bon cigare par mois ou tous les 2 mois, selon budget disponible, et qui s’en délectait de quelques bouffées un peu tous les jours, et un peu de vin à table tous les 2 (pas cher mais bon). Ils circulaient en vélo quel que soit le temps. Hélas mon grand père est « parti au ciel » comme disait ma grand mère, avant elle vers ses 75 ans. Sa vie avait été laborieuse et dure. Dès lors sous l’oreiller de ma grand mère il y avait un chapelet : pour prier tous les soirs le « bon Dieu » de rejoindre son mari au ciel, m’avait-elle dit lorsqu’en faisant son lit je l’avais découvert.
      Mais elle était solide comme un roc. Seule chez elle elle déprimait tout en consommant ses bons bouillons de légumes et nous offrant parfois, ses petits-enfants, des festins de princes : son seul bonheur. Plus tard elle a dû aller en maison de retraite où elle passait ses journées à côté de ses co-résidents alignés en rang d’oignon et à n’avoir rien à faire, même pas un coup de balai. Rien. Tous les jours on lui administrait des pilules un pour le coeur un autre pour je ne sais quoi (bon pour la santé), on lui servait une nourriture sans goût et sans sel (contre la tension artérielle), on ne lui servait à table qu’un verre de piquette infame qu’elle coupait d’eau pour pouvoir le boire, et du café lyophilisé « jus de chaussettes »… etc. Comble pour elle, le Bon Dieu pas gentil ne « l’a rappelée » près de son mari qu’à ses 98 ans. Un calvaire pour elle toutes ses années d’attente….. Ma pauvre mémé.

      1. Jac 10 mars 2019 à 10 h 03 min
        Votre grand-mère maternelle attachée à son chez-elle, dans une solitude d’endeuillée de sa moitié, allait comme dit Brel du fauteuil au lit et du lit au fauteuil, et malgré le suivi social probable où ménage, repas à domicile, infirmière au quotidien, un petit incident a rompu ce fragile équilibre et l’a poussé dans l’Ehpad du coin. Celui-ci au coût mensuel de 1500 à plus de 5000 € selon localisation et prestations a géré l’affaire au mieux de sa mission, notamment de veiller à la santé physique, mentale et morale. Que ça ne produise pas une vie de « bon vivant » c’est évident ! De la même façon s’astreindre à 2 heures d’exercices physique quotidien pour gagner un an d’espérance de vie, autant faire le calcul de rentabilité 2×365= 720 h il faut donc en faire pendant 10 ans minimum pour amortir ces 2 heures quotidiennes perdues pour d’autres activités…
        A l’ancienne, quand 3 générations cohabitaient sous le même toit, c’était autrement.
        Mais qui souhaite se charger au quotidien de la fin de vie de ses proches ?
        Ozu avec son voyage à Tokyo ou la Ballade de Narayama disent bien les choses.

    2. En tout cas les vins bio ne sont pour la plupart pas sans sulfites . Cette race là existe cependant , mais ce sont toujours des vins jeunes , à consommer rapidement , et en moins d e24 heures dès que la bouteille est ouverte .

      C’est la première fois que j’entends dire que boire du vin donnerait le cancer . Il donne par contre pas mal d’autres maux cardiaques , neurologiques ou endocrinaux , qui ont raison des alcooliques bien plus rapidement qu’un éventuel cancer .

      Pour les fumeurs , itou . Si le cancer les attend plus surement et rapidement que d’autres , ils fournissent surtout une grosse part des bataillons des morts ou atteints de crises cardiaques , d’AVC ou de maladies pulmonaires moins expéditives qu’un cancer .

      Mais , fumeurs ou alcooliques se sont surtout des maux pour leurs proches ( et la sécurité sociale ) , et des suicidaires qui ne peuvent et ne veulent pas le concevoir ou le ressentir .

      ll parait qu’on appelle ça des hommes et des femmes « libres » . Alors qu’ils ne sont même pas libres de refuser l’alcool et la cigarette .

      1. taratata Juan…
        Il y en a qui peuvent s’en passer et j’en connais plusieurs (dont moi par ex, je me passe de fumer sauf quand j’écris ou échange des opinions, ça aide pour réfléchir, et me passe de boire, je n’aime que le vin savoureux ou qui grise joyeusement lors d’une soirée festive). Vous êtes d’une tristesse ! Aigri ?

        Rosebud
        non ma grand mère n’a jamais eu d’assistance ménagère et faisait tjrs ses repas elle même. C’était il y a lgtps déjà. Moi j’ai eu une assistante ménagère, un peu, mais on buvait du café ensemble ou dégustait quelque plaisir fugace en faisant causette, et son ménage était vite fait (m’en foutais). Ca ç’a ma fait du bien et m’a remise sur pieds.
        Vous avez raison dans l’ensemble.
        « Mais qui souhaite se charger au quotidien de la fin de vie de ses proches ? »

        Je pense que s’il y a comme il y a eu et comme il y aura des ingrats et des égoïstes, bcp voudraient bien les prendre en charge mais ne le peuvent pas : trop loin, les proches âgés coupés de leurs repaires et souvenirs précieux refusent, ou logés dans des apparts trop exigus. Moi j’aurais bcp aimé héberger ma grand mère chez moi plutôt qu’elle aille en maison de retraite (quand ma mère n’en pouvait plus, mon père souffrait d’Alzheimer). Mais zut! Plus de logement, plus d’argent… La poisse. Et je ne suis pas un cas rare.

      2. Juan,
        ne condamnez pas sans savoir ceux qui sont accros au tabac ou à l’alcool. Ils sont « en prison » de trop être fragiles dans ce monde hypocrite et débile de trop de « stérilité ». Leur vie est galère. de plus pour pouvoir se sevrer vraiment (c’est plus dur pour l’alcool ou les stupéfiants) il faut être serein, bien entouré, aidé… et pas avec des moralisateurs qui, eux, enfoncent le clou là où ça fait mal…..

      3. Je n’ai pas dit autre chose . Tous les psy que vous allez consulter avec Bernadette , savent bien que leurs
         » patients » sont esclaves de leurs maux et non pas « méchants » . Mais leur talent c’est quand même de les aider à sortir de leurs prisons .

        Ceux ou celles qui se disent exempts de ces maux pour laisser à penser qu’ils n’en sont pas , sont par contre des vrais imbéciles ( mais ça doit être une autre forme de prison ).

      4. Jac 10 mars 2019 à 12 h 48 min
        « Mais qui souhaite se charger au quotidien de la fin de vie de ses proches ? »
        Oui l’égoïsme et l’ingratitude, envers des belles valeurs de solidarité et de fraternité, oui il y a la vie moderne avec ces T1.2.3.4 non extensibles, l’emploi du temps qui selon l’écart d’âge rend impraticable la prise en charge, il faut être retraité pour s’occuper à temps plein de la génération qui précède, et ce n’est pas le rêve d’un retraité d’y passer sa fin de vie, il y a ces familles peau de chagrin ou l’enfant unique en aura deux sur les bras, là où jadis avec la proximité des lieux de vie et les familles nombreuses, un partage de la prise en charge entre de nombreux frères et sœurs s’avérait praticable, quoique j’ai repéré que quand c’était le cas, ça retombait plutôt sur le même, au mieux les mêmes. Et bien sûr le renversement de dépendance qui pose problème, d’où la culpabilité des vieux et leur refus de dépendre de leurs enfants, d’où la culpabilité des jeunes d’être égoïstes et ingrats, chacun dans le sauve qui peut ou vœux de morts, envies de suicide, ne se disent pas…voire n’accèdent même pas à la conscience…

      5. Juanessy

        « Mais leur talent c’est quand même de les aider à sortir de leurs prisons » .

        !!! Vous savez comment travaillent les psy ? ce sont les moins bien lotis du système médical français, c’en est une honte. Ils font ce qu’ils peuvent mais…. RDV à la va-vite trop de monde dans la salle d’attente, les psychologues qui pourraient compléter les soins ne sont pas remboursés par la sécu, et les infirmiers n’ont qu’à administrer des camisoles chimiques pour s’en sortir. Parmi ces « fous » il y a des alcooliques, des drogués, et on les laisse fumer dans les cours, heureusement….. Je connais 2 psys, 1 infirmier, et un très très proche a séjourné 2 fois dans un HP à qui je rendais visite tous les jours (vu de mes yeux). Les centres de désintox quant à eux, vous en connaissez bcp qui ne soient pas privés (et onéreux) ? Mais quand les désintox. en ressortent, ils rechutent très vite, zut, raté : ils retournent dans un monde où on les juge sans les connaître et où il n’y a pas de place pour eux. Alors reboivent, se redroguent et fument bien sûr……

      6. Ça me rappelle certain de mes anciens patrons à qui je demandais des moyens supplémentaires . Réponse :

        –  » si vous n’avez pas assez de moyens pour équiper toutes les équipes , c’est que vous avez trop d’équipes . »
        –  » si vous avez besoin de plus d’équipes alors que vous disposez des moyens , c’est que vous avez trop de moyens. »

        Il aurait pu travailler à Bercy , dont c’est un standard d’analyse , de base .

         » Si les psys en place remettent dans le circuit des patients non guéris , c’est qu’ils ne servent à rien : supprimez les psys. »
         » S’il y a besoin de psys supplémentaires que l’on ne peut pas fournir , supprimez les malades . »

      7. Est ce que le transhumanisme est compatible avec la cigarette et le whisky ( pour les petites pépées , ça devrait le faire ) ?

    3. Un extrait de l’article sur le vin bio qui mérite réflexion:
      « Quand on plante une vigne, on modifie l’équilibre de la parcelle, ça n’a rien de « naturel » et l’intervention de l’homme est indispensable : si on ne s’en occupe pas, le reste du biotope se réinstalle, l’intervention humaine est primordiale. Le vin, c’est la nature et l’homme ; quand cette rencontre est réussie, on a les plus grands vins. Vouloir nier la partie humaine n’est pas une évolution. L’intervention humaine seule donne du vin standard, mais si on enlève l’homme, on obtient du vinaigre… et pas le meilleur. Les grands vins, c’est la rencontre des deux… il y a derrière tout ça une philosophie humaniste qu’il ne faut pas oublier. »

      1. En tous cas , c’est une urgence qui n’avait pas été envisagée lors de cette brillante conférence à l’Université Catholique de Lille .

        Faîtes les toutes boire et Dieu reconnaitra les siennes .

      2. Sur l’enregistrement du billet , j’avoue que je n’ai pas eu le courage de tendre l’oreille pendant 1h36 .

        Mon zapping audio m’a fait par contre tomber sur l’évocation des comptabilités privées et publiques .

        Ce serait peut être une entrée concrète , si un ou des experts pouvaient vulgariser en quoi l’état actuel , et possiblement souhaitable dans le futur , de la comptabilité publique ( on avait déjà cité la comptabilité nationale française , il me semble , je ne sais plus à quel propos ) pouvait participer de l’accompagnement d’un nouveau monde marchand .

    1. Lol. Ah bon ! Vous ne savez pas lire alors ! Je parle pour moi. Pour Chantal je n’oserais pas.
      Cela veut dire quoi « négatif » chez vous ?
      J’ai écrit un livre sur le « monde négatif » et le » monde positif ». J’ai bien étudié la question. Moi j’ai tranché, sais me positionner et ris plus souvent que je pleure, et sans faire semblant… Je vous souhaite d’en faire autant.

    2. Chantal et Jac iront en Ehpad ensemble. D’accord Jac ?

      La dernière personne que je connais qui est allée voir un psychanalyste, en est sortie en pleurs en hurlant. Elle n’en est pas encore remise, même si cela date de plusieurs années.
      Les derniers mots du psy : « votre mère ne vous aimait pas ! »

      Heureusement que Cyrulnik dit « c’est à cause de la souffrance de la mère, et non à cause de la mère ! » Mais le mal était fait.

      Je sais parfaitement que le salaud dans ma famille était le père, je l’ai nié longtemps, et j’ai plus pleuré lorsqu’il est mort de froid dans un parking que lorsque la mère est décédée.
      Ma mère, je l’ai haïs lorsqu’elle m’a mise dehors entre 25 et 30 ans, alors que je n’avais pas de travail. Seule, dehors, avec mes valises. Simplement parce ses parents, qui habitaient à 30 km, venaient passer « leurs vacances. »
      Parents qu’elles allaient voir en car pratiquement tous les dimanches, parents qui possédaient 2 maisons et des prés.

      A 30 ans, la petite sténo-dactylo avait son appartement. Je n’ai eu conscience, bien plus tard, que c’était pour ne plus être dehors.
      Un après-midi d’été, alors que je n’étais pas avertie, ma mère a sonné à la porte. Son départ a été immédiat, je lui avais lancé au visage « tu n’as rien à faire ici, je te hais ! » J’ai réagi lorsque la porte fut refermée et j’ai couru dehors. Elle venait de monter dans le bus, elle pleurait, et moi je pleurais sur le bord de la route.
      Je sais parfaitement que ces mots sont sortis de mon inconscient, j’avais eu envie de lui crier lorsqu’elle m’avait mise dehors, mais je n’avais pu.
      Il y a cette autre fois où j’ai eu envie d’hurler. C’était un jour de Noël, je m’apprêtais à débarrasser la table. Mon frère, avec qui je partage tout, a voulu donner des nouvelles du père. La voix que j’ai le plus entendu et que j’entends encore dans la tête, est celle de ma mère « l’ordure n’est pas encore crevée ! » Je suis restée debout, immobile, quelques assiettes entre les mains, jusqu’à ce que quelqu’un me dise « alors, qu’est-ce qu’il t’arrive. » Je suis allée poser mes assiettes dans la cuisine et me disant, puisque le vin les fait rigoler, ça devrait marcher sur moi aussi. J’ai bu mon 1er verre de vin !
      A 41 ans, lorsqu’on eu lieu les licenciements (la moitié de l’usine), j’en faisais partie. On nous a juste annoncé, après notre journée de travail, « tu es licenciée, tu ne reviens pas demain ! » Mais il fallait retourner tous les jours à l’usine, une pièce avait été réservée aux licenciés pour chercher du travail. Les fenêtres avaient été peintes, il nous était interdit d’aller voir les autres. Le 2ème jour, je faisais la route avec une bouteille dans la voiture et je suis tombée dans le tonneau. De la piquette bien sûr, il y avait l’appartement à payer, et le gamin de 7 ans. 12 ans de procès, je suivais les autres, je n’agissais plus. Lorsque nous avons gagné j’étais à ramasser à la petite cuillère. Lorsque le médecin est venu, j’étais à quatre pattes en train de pleurer. Je lui ai dit « je veux aller à l’hôpital. » Il s’est occupée de tout, j’en sortais une semaine après.
      Autant dire qu’aucun membre de la famille ne m’a tendu la main « je suis la fille d’une ordure qui aurait dû crever ! »
      Je bois 2 doigts de vin avec le fromage en disant à mon mari « c’est dégueu » et on se marre. Je n’ai pas envie, je ne sais pas ce que l’hôpital m’a donné. Je sais que j’y ai surtout dormi.

      Je sais aussi que mon amour des livres vient de ma mère. J’ai toujours reçu un livre en cadeau pour mes notes à l’école. Apporter mes livres d’enfants au Secours Populaire a fait ressortir tout ça. Après, j’ai pris les autres livres sur les étagères et je les ai amenés dans 2 maisons de retraite.
      Je continue à acheter des livres, mais je n’ai plus le temps de lire avec internet. Et pourtant, j’ai rempli toutes les étagères.
      Je n’ai jamais égratigné une seule voiture, mon frère non plus.

      Le vin est-il un alcool comme les autres en matière de santé ? :
      https://www.franceinter.fr/emissions/sante-polemique/sante-polemique-10-mai-2018

      1. Chantal, en ehpad, on s’amuserait bien ensemble non ? On ne se raconterait que nos chouettes expériences, on se ferait belle, on se coifferait se ferait les ongles, on partagerait nos trucs de femme, on laisserait toutes nos merdes de vie derrière, on boirait du vin piquette en cachette et on penserait émues à Bernadette, OK ? On l’inviterait ??? Allez d’accord….

        « La dernière personne que je connais qui est allée voir un psychanalyste, en est sortie en pleurs en hurlant. »

        Surtout qu’une psychanalyse ça dure au minimum 5 ans et plus souvent 8 ou +. Elle a eu raison de sortir en hurlant… J’ai déjà psychanalysé gratos, douée (dont un psychiatre : j’étais très efficace, au bout de 8 jours je l’ai renvoyé chez sa mère) qu’un jour où je me cherchais un nouvel avenir j’ai eu envie de le faire pro et, à y être, de me faire payer (sinon « c’est pas valable » lol) ; mais os : il fallait que je me sois faite psychanalysée…
        10 ans ! mais j’aurais été morte entre temps ! alors du coup je ne suis pas la consoeur de PJ.

  4. Le vin est bio(logique) parce qu’il n’y a peu de chimie pendant la culture de la vigne. Pour du mieux que bio, c’est « biodynamique ».

    Pendant la vinification du vin bio, par contre, tout est permis. Une cinquantaine d’intrants chimiques et autres filtration ou même pasteurisation…

    Pour du vin bio vinifié sans intrants, sauf éventuellement un peu de « tue-tout antioxydant » = sulfites, direction les vins dits « naturels ». Mais il faut chercher soi-même, je crois que les rares viticulteurs qui s’y sont lancés n’ont pas encore (?) réussi à se mettre d’accord sur un label.

  5. Rosebud

    « Ozu avec son voyage à Tokyo ou la Ballade de Narayama » : c’est magnifique, je suis d’accord.
    Les Japonais ont une autre culture bien plus belle et raffinée que la nôtre. Je connais le Japon, un peu, je suis allée plusieurs fois à Tokyo et une fois à Kyoto (pour mon métier quand j’en avais un). Les cultures africaines (concernant les proches âgés) sont aussi très belles : par ex pour eux il est plus triste de perdre une personne âgée qu’un enfant très jeune (âme sensibleuse s’abstenir), parce que leur culture se transmet(tait) oralement.
    Il y en a plein ainsi de par le monde. Mais peu les connaissent.

    1. C’est connu, une nombreuse progéniture c’était une assurance vie pour la vieillesse, ça s’est mutualisé chez nous financièrement avec les caisses de retraites et socialement avec les aides à domicile ou l’Ehpad, mais c’est autre chose. Oui de l’Afrique au Japon d’autres modes, d’autres approches culturelles existent, qui nous font sortir de nos ghettos mentaux.

      1. Salut ! Je fume trop (lol) faut que je quitte. C’était super comme échange (même avec Bernadette). Merci à tous !

  6. On peut stériliser un vin bio avec la flash pasteurisation. Il n’y a pas d’instants seul un procédé physique.
    Tout le monde sait que le SO2 ( antiseptique et conservateur utilisé en vinification )est nocif et son utilisation doit être fzit avec parcimonie.
    Trop d’hygiénisme peut tuer l’hygiène mais trop de bio peut tuer la vie.
    Comme disait un certain Coluche la seule maladie mortelle incurable c’est la vie.

  7. Bizarre comme la discussion est parti de travers, sans rapport avec les sujets. Comme si sauver urgemment le genre humain était sans intérêt.
    J’ai même l’impression que le pinard n’est qu’un prétexte. « Parlez-moi de moi, y’a que ça qui m’intéresse ».
    Décevant. Danser la carmagnole sur un pont qui s’écroule, sourd (saoul?) aux avertissements.

    « Quelqu’un appelle et on entend pas ». Paul Personne
    https://www.youtube.com/watch?v=_qOhF_CdnOU
    ou
    https://www.youtube.com/watch?v=UdZaEdRNL_k

    Question pinard, j’y rajoute mon grain de sel.
    « C’est avec les bons crus qu’on fait les bonne cuites. »

    1. Décevant ?

      Non , démonstration expérimentale que les urgences ne se choisissent pas . Le corps toujours , plus que la raison .

      Elles « poussent » toutes seules sur les âmes en souffrance , et toutes , à défauts d’urgentistes toujours compétents , sont bien évidemment recevables et dignes de compassion ( que je ne sais pas séparer de l’humour ) .

      Et visiblement la comptabilité nationale n’a pas eu plus d’accroches .

    2. Daniel,

      Le son est faible et il y a des travaux dans l’appartement au-dessus de chez moi. Ca fait 2 ans que ça dure ! Les personnes qui sont parties ont faits des travaux en espérant rendre le logement plus correct. Et le gars qui a racheté est en train de tout refaire.

  8. Merci Arkao pour ces quelques lignes qui nous ramènent à la raison, tout du moins au bon sens. Le vin, petit ou grand, en tous cas le très bon (cher ou pas cher, les deux existent) est le résultat de l’intelligence du travail de l’homme avec un cep de vigne, sur un terrain donné, dans les conditions climatiques d’un millésime donné. Dans cette trilogie, « terrain, homme, climat » on peut glisser en supplément toutes les élucubrations à notre portée, y compris les religions biodynamiques des soirs de pleine lune, le marketing bio des censeurs de soufre, enfin tout ceux qui ramènent à la nature ce qu’ils ne connaissent pas, cela devient pipeau, tout le monde sait très bien que les fermentations alcooliques, lactiques et maliques du jus de raisins « bien traités » ne sont pas « des réactions chimiques » mais la main de Dieu ! Quand même un conseil, prenez la peine de faire une dégustation à l’aveugle de vins totalement bio ou biodynamiques, sans soufre aucun, en comparaison avec des bons et grands vins traités « avec compétence ». Laissez la moitié de chaque bouteille pour le lendemain et recommencez, vous verrez que les horribles imbéciles qui utilisent quelques produits antioxydants avec intelligence et parcimonie seront toujours ceux qui vous auront donné les vins les meilleurs et les plus grands. Le fétichisme ne touche pas que l’orthodoxie de la pensée économique il est même venu se nicher jusque sous nos pieds de vigne et nos papilles. Très sincèrement, utilisez d’abord vos papilles et laissez tomber les contre-étiquettes baratineuses qui vous racontent des sornettes, et qui vous expliquent pourquoi leur vin est le seul vin naturel digne de respect. Un fruit de grande qualité, à maturité parfaite, traité par un vigneron qui connait son métier et respecte les règles fondamentales de la vinification y compris le sulfitage indispensable pour éviter toute oxydation ravageuse, sont les critères essentiels pour réussir de bons et grands vins. Ensuite, et alors seulement, on pourra aussi affirmer que les excès d’azote, de potasse, et de soufre, et de tout autre bricolage, n’améliorent rien du tout, voire détruisent, mais de cela, seules vos papilles en feront foi, là réside le problème qui nous préoccupe y compris dans la subjectivité du goût. Laissez le zéro soufre aux Mormons et aux Témoins de Jéhovah.

    1. Exact .

      Ceci étant , il a fallu quelques générations avant que les vins d’Alsace soient consommables pour devenir l’excellence ( sulfite mais pas trop ) qu’ils sont devenus .

  9. Jac,

    « Chantal, en ehpad, on s’amuserait bien ensemble non ? On ne se raconterait que nos chouettes expériences, on se ferait belle, on se coifferait se ferait les ongles, on partagerait nos trucs de femme, on laisserait toutes nos merdes de vie derrière, on boirait du vin piquette en cachette et on penserait émues à Bernadette, OK ? On l’inviterait ??? Allez d’accord….  »

    J’espère bien qu’on s’amuserait ensemble. Mais qui est Bernadette ? Pour les cheveux, je ne promets rien, ils sont en train de tomber.
    Non pas de psy ! https://www.youtube.com/watch?v=j0Ye5mX4vUs
    Je préfère de loin lire les articles de Jacques Van Rillaer qui a fait de la psychanalyse durant 20 ans avant de passer aux TCC (thérapies comportementales) reconnus par l’Inserm et l’OMS. C’est aussi un belge.
    Vous pouvez le trouver sur Médiapart : https://blogs.mediapart.fr/jacques-van-rillaer-0/blog/billets_blog
    ou sur le site de l’Université de Louvain.
    1. Taper dans Google : Moodle + Rillaer + EDPH
    2. Cliquer sur : EDPH – Apprentissage et modification du comportement
    3. A la page suivante, cliquer “Oui” à : « Règlement »
    Et le miracle est, vous pouvez tout télécharger.
    https://www.youtube.com/watch?v=iPpRoSal-bs
    Y’a même Carla B. qui va se faire psychanalyser 3 fois par semaine et qui n’est toujours pas guérie (de quoi au fait ?).
    Bon dimanche.

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