Université Catholique de Lille, Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? Les risques existentiels pour notre espèce, le 5 février 2019 – Retranscription

Retranscription de Université Catholique de Lille, Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? Les risques existentiels pour notre espèce, le 5 février 2019. Merci à Eric Muller ! Ouvert aux commentaires.

Bonsoir. Aujourd’hui, dans ce cycle sur la nécessité ou non de déclarer un état d’urgence pour l’humanité, je vais parler plus spécifiquement des risques que nous courons effectivement.

Et là, si on fait un pas en arrière, je ne sais pas, quelque chose de l’ordre de mon enfance ou de mon adolescence : la manière dont nous nous représentons ces risques est extrêmement différente. Il s’est passé en particulier – si j’ai bon souvenir c’était dans les années 70 – quand nous avons découvert que la disparition des dinosaures était liée à un événement cataclysmique. Nous savions bien que les dinosaures avaient disparu, nous ignorions encore aussi que les oiseaux sont des dinosaures et que eux ont survécu et que, effectivement, on parle de la disparition des dinosaures non-aviens maintenant, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas des oiseaux. Ça a passionné, bien entendu, aussi les enfants de découvrir que les dinosaures existaient toujours mais qu’ils étaient beaucoup plus petits que ceux qu’on nous montre dans les musées d’histoire naturelle. Mais nous avons découvert que c’est l’arrivée d’un astéroïde, c’est l’écrasement sur la Terre d’un astéroïde qui a provoqué la disparition des dinosaures. C’est un événement massif – c’est un astéroïde de dix kilomètres de long d’après ce qu’on a pu calculer – qui a provoqué un hiver artificiel par la présence de poussières dans l’atmosphère, et qui a conduit à la disparition d’une quantité considérable de végétation : changement brutal de température, production dans un cas comme celui-là – quand il y a de grandes disparités qui apparaissent entre la température de la partie émergée de terre et celle des océans – cela provoque bien entendu des typhons, des événements météorologiques tout à fait catastrophiques dans la tentative de la Terre de rétablir un équilibre entre la température des terres et la température des mers.

Donc nous sommes devenus conscients de cela. Nous avons commencé à expliquer aussi que cet événement qui avait eu lieu en Sibérie – si j’ai bon souvenir c’était en 1908, une grande destruction de forêts en Sibérie – c’était probablement, là aussi, une météorite ou un petit astéroïde.

Un astéroïde de dix kilomètres de long ou de diamètre a donc provoqué la disparition des dinosaures. Les astronomes d’aujourd’hui calculent que l’impact d’un astéroïde d’un kilomètre de diamètre serait suffisant pour mettre en danger les mammifères. Comme vous le savez aussi, c’est la disparition des dinosaures qui a été l’occasion pour les mammifères de pouvoir se manifester. Les mammifères étaient plus intelligents mais ils étaient obligés, vu la présence massive des dinosaures, de se cacher, de vivre dans des terriers, de sortir essentiellement la nuit, et on cite cet exemple [pour rappeler] que l’évolution ne produit pas nécessairement des espèces plus intelligentes que celles qui disparaissent : c’était la taille massive des dinosaures qui leur donnait un avantage dans des climats qui leur permettaient de devenir des animaux aussi gros et aussi robustes, pas par leur intelligence mais par leur masse, leur masse en tant qu’animal.

On a répertorié en ce moment 1884 astéroïdes, corps célestes importants qui représentent un risque potentiel pour l’humanité. Vous avez dû voir – c’est un thème de films récents comme Armageddon ou Deep Impact, la possibilité que nous avons maintenant, quand nous voyons arriver un astéroïde à proximité de la terre, d’éventuellement pouvoir faire quelque chose – c’est-à-dire en particulier de pouvoir utiliser notre armement thermonucléaire à quelque chose de plus intéressant que la propre élimination de nos congénères – et éventuellement le détruire, détruire ce corps extrêmement dangereux qui vient à notre rencontre.

Donc, il y a un risque de type astronomique pour notre Terre. Heureusement des événements de ce type-là sont rares – des corps célestes de cette taille arrivant à la surface de la Terre – mais ça existe, et puis vous le savez, nous sommes bombardés en permanence par des petites météorites que l’on retrouve à la surface de la Terre mais qui aussi arrivent parfois de manière saisonnière, comme dans ces pluies d’étoiles filantes, comme nous disons – et qui sont en réalité des pluies de météorites, bien entendu – quand nous traversons une partie de l’espace particulièrement dense de ces petits corps.

Il y a d’autres risques, géologiques ceux-là, qui sont de taille à être un danger pour la vie à la surface de la Terre : le risque présenté par les volcans.

Nous connaissons essentiellement les volcans sous la forme du danger qu’ils représentent, un danger pour les populations vivant à proximité, mais nous savons – par l’histoire mais surtout par les empreintes géologiques – que des éruptions volcaniques peuvent être beaucoup plus considérables que celles que nous connaissons. Il y en a une en particulier en 1815, qui a provoqué des famines à la surface de la Terre, un volcan en Indonésie, le Tambora, dont on parle peu mais qui a provoqué un mini-hiver artificiel dû aux poussières dans l’espace, qui a conduit à des famines, en particulier en France et, petite anecdote que les Américains connaissent : si on a ouvert les territoires de l’Indiana et de l’Illinois à la population colonisatrice d’origine blanche, c’est en raison de la famine qui avait lieu en 1816 sur la côte Est, et qui a conduit la population à essayer de trouver des endroits plus propices.

Donc nous connaissons, je dirais, quelques générations avant nous – c’est de l’ordre de nos grands-parents ou de nos arrière-grands-parents – des catastrophes importantes. Mais il y a eu des catastrophes beaucoup plus considérables, et en particulier une catastrophe super-volcanique comme on dit, qui a détruit – c’était à l’époque du permien si j’ai bon souvenir – qui a détruit 50% des espèces animales et 25% des espèces végétales. Donc, là aussi, la possibilité d’avoir des événements volcaniques extrêmement dangereux. Un des événements les plus dangereux à la surface de la Terre date de – le chiffre est de l’ordre de trois cent mille ans – c’est l’explosion d’une boule de magma dans le parc aujourd’hui de Yellowstone aux États-Unis. Mais nous savons que la boule de magma qui est en train de se former, qui s’est reformée depuis, a une taille qui est probablement de l’ordre de grandeur de celle qui avait conduit à un événement tout à fait considérable, provoquant là aussi un hiver de type naturel mais qui détruit les espèces vivantes, animales et végétales, de manière tout à fait considérable. Donc, le risque existe.

Là, nous n’avons même pas, je dirais, au niveau de la science-fiction, de représentation de comment combattre une boule de magma en train de se créer pas très loin de la surface de la Terre, et qui pourrait conduire à ce qu’on appelle un méga-événement de type volcanique, qui peut là aussi détruire les espèces animales et végétales de manière tout à fait considérable. Quelques géologues se sont aventurés à proposer de percer des puits autour des endroits connus comme étant dangereux, pour faire évaporer, pour dissiper une partie de la chaleur dans l’atmosphère, mais à ma connaissance – et dans les livres que j’ai consultés – il n’y a pas de projet véritablement de cet ordre-là. Là, nous sommes entièrement désarmés : nous ne pouvons même pas imaginer que, comme dans le cas de météorites – pardon : d’astéroïdes – venant dans notre direction, que nous pourrions faire quelque chose, essayer de combattre un danger qui se préciserait.

Autre événement de type naturel, ce sont les épidémies. Les épidémies, bien sûr, sont d’ordre naturel. Elles dévastent les populations humaines de manière tout à fait considérable : on considère que la peste de Justinien – au VIe siècle – a tué la moitié de la population dans l’empire romain, à l’époque. Donc c’est tout à fait considérable. La Grande peste du moyen-âge, bien entendu, là aussi éliminant une partie importante de la population, et pour penser à un événement plus proche de nous, vous le savez sans doute, Apollinaire, notre grand poète est mort en 1918, mais il n’est pas mort des blessures qu’il avait subies effectivement pendant la guerre, il est mort de la grippe espagnole, et la grippe espagnole a tué à la surface de la Terre cinquante millions de personnes, à comparer aux dix-sept millions de morts de la guerre. Il y a pratiquement trois fois plus de personnes qui sont mortes entre 1918 et 1920 de la grippe espagnole que de la guerre en tant que telle. Ce n’est évidemment pas une manière de justifier les morts de la guerre, mais c’est pour vous montrer la taille des événements de type épidémie.

Nous sommes mieux armés parce que nous avons compris pas mal des mécanismes relatifs aux microbes, d’ordre bactérien, ou aux virus, mais comme vous le savez, on parle maintenant de super-germes ! Notre utilisation massive des antibiotiques a produit aussi des souches résistantes, comme on dit, et surtout, nous avons la capacité, je dirais, dans le cadre d’une guerre bactériologique, nous avons la capacité de créer des armes à partir de notre capacité à faire du génie génétique maintenant, et à modifier les organismes. Nous pourrions créer un microbe particulièrement dangereux en combinant certaines des propriétés que nous connaissons. Par exemple, si on voulait en faire une arme de guerre, on pourrait prendre une bactérie ou un virus dont nous savons que la période de latence est extrêmement longue, donc il y a une période d’incubation longue pour que l’ennemi ne soit pas prêt. Nous pourrions combiner des propriétés que nous connaissons, par exemple des bactéries particulièrement létales, particulièrement contagieuses d’une personne à une autre, etc.

Nous minimisons le danger que représentent pour nous les épidémies – parce que nous avons maintenant une certaine maîtrise et parce que les grandes épidémies datent d’un certain temps – mais nous avons, par ailleurs la possibilité, par intention mauvaise, de multiplier le risque en créant dorénavant des germes pathologiques de manière artificielle. Bien entendu, ce qui est créé comme microbes est d’ordre naturel, mais à l’aide de techniques de type technologique classique, et comme le faisait remarquer un auteur, l’équipement pour produire des armes bactériologiques cela peut se faire maintenant dans une chambre de taille moyenne, c’est-à-dire qu’il ne faut pas d’énormes équipements. Vu la rapidité de reproduction de ces organismes, on peut faire des choses extrêmement rapidement.

Intention mauvaise, mais aussi possibilité d’accident. Un exemple connu : des chercheurs australiens essayent de réguler la fécondité des souris en manipulant le microbe de la variole chez la souris, et provoquent de manière incontrôlée, par erreur, un germe absolument résistant à tous les médicaments que nous pourrions utiliser. Donc, pas seulement intention mauvaise mais aussi risque d’accident : le risque, par exemple aussi, dans le cas de microbes dont nous considérons qu’ils ont disparu et que nous conservons soigneusement pour des buts de recherche dans des laboratoires, un risque de contamination accidentelle, un accident arrivant à l’endroit de stockage et des choses de cet ordre-là.

Les risques naturels précèdent absolument notre possibilité d’augmenter les risques, en tant qu’êtres humains, de manière volontaire ou involontaire ou simplement par la présence de notre espèce en grand nombre à la surface de la Terre. Quand on regarde ces différents risques et qu’on les combine, des chercheurs s’amusent à nous provoquer par des paradoxes : en combinant le risque de météorites, d’épidémies et de volcans, le risque que nous mourions dans ces événements est 1500 fois plus élevé que le risque de mourir dans un accident d’avion ! L’accident d’avion nous paraît – nous le voyons dans les journaux : c’est quelque chose d’affreux – mais simplement en utilisant les chiffres, en multipliant les risques les uns par les autres – parce qu’il ne faut pas penser qu’un risque de volcan empêche le risque de météorite : les risques se combinent.

Je m’étais amusé, si on peut dire – c’était à l’époque de Fukushima – et quand nous on nous parlait d’un événement comme celui-là et qu’on essayait de minimiser les risques pour nous tous d’un accident de ce type-là, j’avais fait un calcul, de type élémentaire justement, comme dans cet exemple de risque de cataclysme d’ordre naturel plus élevé que le risque de mourir dans un avion : à partir du simple chiffre disant que, dans les centrales nucléaires, le risque est calculé de manière à être quasi inexistant – c’est-à-dire un risque d’accident tous les cinq mille ans – à mettre en perspective, bien sûr, avec le fait qu’en général – bien que maintenant, vous le savez pour des raisons d’économie, on essaie de prolonger la vie des centrales nucléaires qui vivent trente ans, quarante ans, cinquante ans peut-être – à comparer aux risques de l’accident tous les cinq mille ans – mais je m’étais amusé à partir de ce chiffre-là, et à le combiner avec le fait que, à l’époque de Fukushima, si j’ai bon souvenir, le nombre de centrales nucléaires en fonctionnement est de l’ordre de quatre cent quatre-vingt-dix. Quand vous combinez l’ensemble des risques de cinq mille ans par centrale sur un chiffre qui est quasiment de cinq cents, vous arrivez à un accident tous les quinze ans ! C’est-à-dire que cet accident qui vous paraît pratiquement impossible parce qu’il n’arriverait que tous les cinq mille ans, si nous avons de l’ordre de cinq cents centrales, un accident tous les quinze ans ! Et quand vous regardez Fukushima et que vous le mettez en perspective justement, avec Three Miles Island, avec Tchernobyl, avec encore d’autres incidents qui ont eu lieu, vous pouvez voir : depuis que nous avons des centrales nucléaires, c’est à peu près de l’ordre de quinze ans ! Donc, il ne s’agit pas de série noire dans ce que nous avons vu, non : c’est ce que les chiffres auraient pu nous montrer. C’est simplement que notre vigilance est endormie par cette idée d’un accident tous les cinq mille ans, et que nous mettons spontanément entre parenthèses que, quand il y a cinq cents centrales, bien entendu, le risque d’une centrale n’élimine pas le risque d’une autre : ça les combine à la surface de la Terre. Bien entendu, ce n’est pas à Fukushima qu’il y a un accident tous les quinze ans, c’est à la surface de la Terre dans son ensemble.

Passons aux risques qui sont liés à nous en tant qu’êtres humains. J’ai mentionné la guerre, éventuellement bactériologique, mais il y a bien entendu les guerres que nous causons nous-mêmes. Nous pouvons nous dire « Il est extraordinaire qu’il y ait eu cinquante millions de victimes de la grippe espagnole », mais nous pourrions aussi bien nous ébaudir sur le fait que, en quatre ans, nous soyons quand même arrivés à détruire dix-sept millions de personnes rien que par les guerres que nous nous livrons les uns aux autres. Et nous le savons : nous avons des armes de plus en plus létales que nous utilisons dans les guerres que nous faisons.

Vous savez, cette association de défense des propriétaires d’armes individuelles aux États-Unis, la National Rifle Association (NRA), extrêmement puissante du point de vue politique – qui joue un rôle dans les élections, qui peut pratiquement mettre son veto à la nomination d’un candidat – un de ses mots d’ordre, c’est « Ce ne sont pas les armes qui tuent, ce sont des êtres humains » mettant entre parenthèses le fait d’observation qu’une arme n’est pas un objet quelconque et qu’un individu pouvant éventuellement saisir un couteau de cuisine n’est pas aussi dangereux que celui qui peut saisir un revolver, ou ces armes à répétition que l’on vend maintenant, qui sont utilisées dans les massacres de masse. Bien entendu, l’objet, lui, est inerte, mais là aussi, la combinaison entre l’être humain et l’objet, quand il cesse d’être inerte et quand il est utilisé dans le but pour lequel il a été conçu, peut être extrêmement dangereuse. Il y a une différence entre un peigne et une kalachnikov, bien que les deux doivent être actionnés par un être humain. La dangerosité de la combinaison n’est pas comparable dans un cas et dans l’autre. Il est dommage que cet argument ne soit pas utilisé davantage par les gens qui combattent ces tentatives d’innocenter la présence des armes comme ne représentant pas un danger en soi.

Si l’on pense aux armes nucléaires, elles sont en nombre considérable. Les États-Unis viennent de dénoncer un accord sur les armes thermonucléaires et la Russie, bien entendu, va emboîter le pas, et nous allons repartir dans une guerre de type classique.

Je parlerai d’un autre risque aussi, parce que nous sommes – plus particulièrement maintenant – dans un autre type de risque qui est un risque de cyber-guerre, de guerre cybernétique, de guerre numérique, mais j’en parlerai un peu plus tard [hélas non !], quand j’aurai pu développer un tout petit peu les arguments sur la technologie.

Les armes nucléaires sont extrêmement dangereuses, bien entendu. Heureusement, peu ont été véritablement utilisées au monde. En 1945 bien sûr, il y a eu Hiroshima et Nagasaki. En 1952, les Américains ont fait exploser une bombe qui était deux cents fois plus puissante que celles qui avaient été utilisées au Japon, et toujours la même année, les Russes ont fait sauter une bombe qui était cinq fois plus puissante [que la bombe américaine] mais dont on sait – ils l’ont expliqué et l’explication est vraisemblable – qu’ils auraient pu la rendre cinquante fois plus fois plus puissante, et que c’est en raison des risques de contamination qu’ils l’avaient bridée : la Tsar Bomba était relativement modeste par rapport aux possibilités.

Donc, nous avons le nombre d’armes à la surface de la Terre qui est considérable – plusieurs milliers -, il y a neuf puissances nucléaires si on inclut dans le nombre Israël – qui dément, depuis je crois la fin des années 50, posséder l’arme nucléaire, mais dont des gens informés disent qu’elle existe véritablement. Certains pays, comme le Pakistan, possèdent la bombe atomique et l’ont disséminée, en particulier vers la Libye, vers la Corée du Nord pour des raisons d’ordre géopolitique et il n’est pas impossible que – parce que six cents incidents de vol de matériaux fissiles ont été enregistrés au fil des années – que d’autres personnes possèdent le moyen de faire des bombes nucléaires de manière, on pourrait dire artisanale si on veut – parce que la préparation d’une bombe atomique demande quand même un équipement très important, comme par exemple les centrifugeuses qui permettent de concentrer certains types d’isotopes pour constituer le noyau explosif de la bombe.

Mais, je vous l’ai dit, le risque existe maintenant, également, de guerre bactériologique, qui demande là un faible équipement. La chose rarement mentionnée mais qui est pourtant vraie, l’invention de l’internet a rendu la communication de l’information beaucoup plus simple qu’autrefois [… les piles rendent l’âme !]

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24 réflexions sur « Université Catholique de Lille, Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? Les risques existentiels pour notre espèce, le 5 février 2019 – Retranscription »

  1. … argh! Avec quoi enregistrez-vous vos conférences? Vous pourriez par exemple utiliser un Zoom H1 qui peut être branché sur secteur via un câble micro-USB et un transfo USB classique. Vous ne seriez alors limité que par la carte mémoire (j’ai presque 3h en WAV – non compressé – avec une simple 2GB).
    Quel dommage de manquer la suite de ce passionnant exposé…

  2. L’emploi des armes nucéaires serait suidaire, ceux qui en possèdent le savent bien-sûr. Mais ces armes pourraient servir comme moyen de pression, du style: on va entrer dans votre territoire, en cas de trop de résistance, on vous enverra une petite bombe – comme un bon gangster menace de tirer si l’on n’ouvre pas son coffre-fort. Le chantage en politique militaire, ca existe. Tout dépendra de la disposition morale (!), du « common sense » des parties adverses. C’est là où y peut y avoir des interrogations. On le voit bien à l’exemple des crises financières – où était la morale?
    La politique n’est pas une science exacte, c’est un art (tout comme l’économie). On peut se demander si cet art est et sera exercé par des gens de talent, par des gens qui adhèrent aux valeurs communes, où par des des individus dominés par leurs pulsions – c’était le cas de Hitler, Pol Pot…..et de tant autres.

    1. Germanicus, Hitler n’était pas tellement dominé par ses pulsions. Il s’était convaincu de la supériorité biologique des allemands, et dans sa vision darwinienne de la société, les allemands devaient s’imposer sur les autres races humaines plus mélangées, et s’installer sur leur espace vital, qui leur revenait de plein droit, au titre de la supériorité de leur espèce…c’est très bien détaillé dans le petit livre de Chapoutot & Ingrao « Hitler ».

      S’il fallait définir le nazisme, je dirais qu’il s’agit plutôt d’une hallucination scientifique collective, dont Hitler a été le catalyseur. Mais aucune pulsion…c’était parfaitement réfléchi.

      1. « c’était parfaitement réfléchi »
        Je suis d’accord. En ce qui concerne « les pulsions »: Goebbels et peut-être même Hitler ont très probablement lu « La Psychololgie des foules » de Gustave Le Bon (une oeuvre géniale pour l’époque). Le truc des dirigeants nazi était l’émotion, suscuter un maximum d’émotions, et éclipse totale de tout sens critique. Hitler était devenu populaire aussi parcqu’il était le premier homme politique et démagogue proche du peuple – émotionellement. C’était nouveau. Quand on analyse les discours des cadres nazi et d’Adolf, on se rend compte de la charge émotionelle des contenus – la raison, le réel étaient absents.
        Le régime favorisait l’extériorisation des pulsions agressives notamment; le nazisme allemand était basé sur la violence et le non-droit. Mais pour reste, je suis d’accord, tout était était parfaitement bien organisé, y compris l’aspect économique du programme d’extermination.

      2. Tous les peuples orientés « présent » sont grégaires et se sont donné ou se donnent des leaders à la fois gourous et « hors limites » .

        Les américains non noirs et non hispaniques sont aussi comme ça .

        Les japonais l’ont été et ne se sont calmés qu’après deux bombes atomiques ( conçues par des « allemands  » et fabriquées par des américains .)

        Heureusement ça se corrige un peu au fil du temps par le métissage , mais c’est long .

      3. Germanicus, vous dites la raison, le réel étaient absents

        ça rappelle un peu le capitalisme aussi non ? Et ce logo ! et ces mises en scène pharaonique !
        ah on peut dire que ça avait de la gueule !

        Les allemands auraient une bonne idée de faire oublier ça, en étant la cheville ouvrière d’une révolution économique en Europe, qui pourrait servir d’exemple au monde. Mais en ont-ils l’ambition ? on ne voit rien…

    2. Germanicus 12 mars 2019 à 20 h 15 min

      « La politique n’est pas une science exacte, c’est un art (tout comme l’économie) ».

      Flagrant délit de l’échec de l’œuvre pédagogique de P.J. chez un chronique du blog. S’il y a dollar quelque part c’est l’art de réussir à faire croire qu’il y aurait la politique d’un coté et l’économie de l’autre, alors que ça cohabite dans le même lit avec confidences sur l’oreiller. Le ménage s’appelle économie politique, il fait tourner le manège. Il y a même eu jadis un billet LE CONCEPT DE « VALEUR » NE SERT QU’À UNE SEULE CHOSE : JUSTIFIER UNE « SCIENCE » ÉCONOMIQUE QUI NE SOIT PAS UNE « ÉCONOMIE POLITIQUE »

  3. Si les piles rendent l’âme , on comprend que l’IA peut supplanter l’humain .

    Ça lui fait ( à l’IA ) déjà au moins un risque existentiel .

  4. La coupure d’électricité au Vénézuela peut être comprise comme un acte de cyber guerre (contre l’informatique de gestion de la centrale, semble-t-il). (J’aime bien la remarque de Trump disant que les avions deviennent trop complexes pour être maîtrisés par les pilotes. Il pourrait dire la même chose pour les centrales électriques de ses ennemis). Ce qui est frappant, c’est que la population civile pauvre est frappée la première dans ses moyens de survie, et que la délinquance profite de l’obscurité. Cela ne peut que déstabiliser le gouvernement de n’importe quel pays. Attaque anonyme, pas de morts, bien plus propre que la bombe atomique ! Cela promet !

  5. Bonsoir,
    Je trouve inhumain que les medias relaient toutes ces catastrophes. Pourquoi faut il diffuser ces catastrophes ? A quoi ça sert ?
    Bonne nuit

  6. M. Jorion, je crains qu’en ce moment vous dormiez très mal. Vous devez faire bcp de cauchemars et c’est dommage, vous allez vieillir de 10 ans d’un coup vlan ! Pensez à votre enfant ! Peut-être est-ce à lui que vous pensez en vous demandant si vous avez eu raison de le procréer ; si c’est le cas, je vous assure que oui, pas de remords ni de regret à avoir. Mais là alors vous ne lui rendez pas service, vous allez lui transmettre vos angoisses sans même vous en rendre compte, foi de mère.
    Les humains sont des cons ? Oui. Nous sommes tous des cons ? oui. Par rapport aux armes létales certainement ; encore que moi perso je ne me sens pas concernée. Vous oui ?
    Soit. Mais quand aux épidémies et aux météorites, là franchement vous y allez fort. On peut faire quoi nous ? Courir à toutes jambes ? Pour aller où ? Sur Mars ? Sur Vénus ?
    Moi en tout cas, je reste sur terre et tant pis si je meurs demain. Je suis morte 2 fois déjà (soi-disant) d’une sorte de « peste noire » justement ; une fois de plus si je ne me réveille pas et bien tant pis ! je ne serai plus là pour m’en rendre compte. Vous ne m’aurez pas avec votre cafard. Hier j’avais le bourdon mais ffffuit ! je l’ai chassé à coup de rires avec une amie, il a eu peur.
    Regardez donc des jolies choses….
    On peut aussi écrire un livre ; mais pas pour annoncer des catastrophes dont on ne peut rien, juste pour une prise de conscience générale de ce dont on peut encore. Une originale, inédite, et qui ne demanderait ni trop d’efforts ni sacrifices ni déprime. Si si ! Cela pourrait faire une belle fin si une météorite nous tombe sur la gueule par inadvertance… Au moins on aurait profité !
    Bon allez, un petit poème :

    Extrait de « lorsque l’enfant parait » de Victor Hugo :

    Il est si beau, l’enfant, avec son doux sourire,
    Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
    Ses pleurs vite apaisés,
    Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
    Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
    Et sa bouche aux baisers !

    1. L’amour est l’imagination qui a gagné l’intelligence.

      Vous pouvez rire en sachant ce qu’il se passe et même ce qui est susceptible de se passer ( oulalalala ) !

      C’est simple vous relisez Platon : « aucune histoire humaine est à prendre au sérieux. »
      Et puis vous le complétez avec Socrate : « une vie qui n’est pas étudié sérieusement ne vaut pas la peine d’être vécue. »

      Vous avez la recette.

    2. Jac on dirait que vous vous révoltez contre la Nature, et c’est Paul Jorion qui prend. C’est injuste, et c’est peine perdue.

      1. Ah ah ah ! Vincent, vous comprenez tout à l’envers. Le Maître de l’Apocalypse vous a-t-il convaincu ? Si oui, il ne vous reste plus qu’à vous réunir avec les autres dévots, à vous habiller en blanc symbole de pureté, et au signe du grand Guru vous vous suicidez pour rejoindre le Nirvana en directe ligne. Puis le Grand Manitou courra à la télé en mondiovision (les visions ça le connait) pour vous montrer complètement mortibus sur l’écran de son smartphone, en clamant : « vous voyez ! je l’avais prédit, ça commence déjà… »

        Paul, allons… Prenez tous les restes de votre frigo, si vous avez dans un coin une bonne bouteille amenez-là, et je vous ferez un festin que vous m’en direz des nouvelles. Les dévots aussi, joignez vous à nous. Ensuite bien repus on se mettra au boulot, il y a un livre à écrire qui, lui, fera du bien.

        Sinon m’en fous, je serai Eurynomé déesse de Toutes Choses rescapée du chaos qui dansera sur les vagues. Et Bernadette dansera avec moi, elle a tout compris.

        Un autre Guru que je connais(sais) très bien (pas dupe du tout) qui lui prêche la pureté, la pauvreté, la vénération de Shiva……..
        https://www.babelio.com/auteur/Christian-Fabre/225127
        Si vous allez le voir dîtes lui que je l’embrasse.

        (c’est avec lui, le PDG des misères, que j’ai vu une petite fille de 5 ans me tendre un échantillon de tissu qu’elle avait tissé pour mes beaux yeux accroupie dans la fange : s’agissait que je sois contente, cet échantillon pouvait rapporter gros…. A moi ? à vous ? non, à lui…. Moi, j’ai pleuré, il y avait la même petite fille à ma maison qui m’attendait avec sa grande sœur en jouant à la poupée…)

      2. @Jac

        J’hésite beaucoup, il faut bien le dire, entre la vénération de Shiva, et la poursuite de mes analyses – recourant aux méthodes classiques de la recherche scientifique 😀

        Plus sérieusement, j’ai envisagé comme une hypothèse que le genre humain ait déjà basculé dans le processus de deuil de sa propre existence. Je crains que la prétendue « pensée positive » (ne réfléchissons pas aux choses auxquelles nous ne pouvons rien) que vous prônez n’en soit l’une des manifestations.

      3. M. Jorion
        Bien sûr, j’ai accentué volontairement comme je fais souvent des pieds de nez, pour montrer à quel point, même scientifiquement avec le plus de sérieux possible, des évidentes probabilités tels les risques de météorites, de disparition des espèces, d’explosions nucléaires etc ne peuvent qu’avoir un effet nul sur ceux qui en prennent connaissance. Si vous énoncez un problème scientifique, donnez la ou les solutions possibles réalistes. Et non les immédiatement irrésolvables telles que dénucléarisation des pays dans leur totalité ou suppression dans le monde de toutes armes létales ou chimiques etc.
        Bernadette a raison, les films SF sont souvent réalistes et parfois fondés sur de vrais problèmes sur lesquels planchent déjà nombreux scientifiques depuis longtemps ; et vous le savez.

        Sinon, nous sentant tous impuissants, ce sont les « chocottes » qui dominent et nous atteignent plus vite et plus sûrement encore. Cela ressemble, d’où mon exagération pour vous faire réagir, aux sectes de l’apocalypse type secte du soleil (que vous avez reconnu sûrement) dont certains adeptes étaient pourtant loin d’être des imbéciles, certains même scientifiques ; ou gurus qui pullulent (surtout quand les chocottes dominent) comme celui que je connais, et qui appâtent les crédules en aggravant encore plus les problèmes de délocalisation, per ex, chez les esclavagistes exploiteurs des misères humaines, le principal fléau qui accentue par ricochet toutes les catastrophes que vous énoncez (hors météorites, là, on n’y peut rien). C’est sans fin.

        Il y a bien plus de choses à faire à notre portée, j’en suis sûre. Et une chose plausible et réalisable apportant de vraies solutions peut en entraîner d’autres, et de plus en plus ensuite jusqu’à ce que les populations s’en emparent pour qu’il n’y ait plus de charlatans dangereux tels Trump, ou dictateurs potentiels de tous ordres ou présidents fantoches incompétents…. qui aggravent les dangers et donc nos « destructions ».

        Je suis ravie que vous ayez répondu. Bien sûr vous n’êtes pas un guru, je fais la différence avec C. Fabre (que je connais vraiment très bien, 10 j chez lui à Madras il y a + de 20a, + en France où il se révélait facilement à moi, et je comprends vite …. )
        Moi j’ai l’idée d’un livre (et pleins d’idées réalistes), c’est plus facile non ? Mais pas pour moi toute seule
        (bien que mon premier ouvrage aurait pu être édité, un éditeur et pas des moindres a insisté plusieurs fois pour l’éditer et j’ai refusé : mal écrit ; il y a déjà trop de merde et inutile dans les librairies)
        Je veux un livre excellent, écrit à plusieurs mains compétentes et sérieuses , dont on serait fier, qd bien même on se tromperait et qu’il ne touche pas autant de lecteurs qu’espéré.

        Et pour répondre à je ne sais plus qui, ma santé mentale et excellente au dire de mes médecins…

      4. Lucas, si vous êtes ravi, je le suis.

        Si M. Jorion repasse par ici :
        je suis consciente de vous avoir blessé. Mais jamais, jamais, je n’aurais pu vous « parler » aussi franchement après vous avoir provoqué (pas en duel : jamais) si je ne vous appréciais pas autant. Je suis intelligente (parfois c’est lourd à porter, cela crée des incompréhensions qui isolent, c’est pour cela que je me déguise en « folle du Roi » ou en clown) mais je sais reconnaître mes pairs, ainsi que ceux qui le sont plus que moi (ma révérence). Toute seule, je ne suis rien.
        Comme vous sûrement, comme tous ici, comme tant et tant qui de plus en plus sont seuls devant leur écran internet…. Au Japon, il y a de plus en plus de hikikomoris (environ 500 000 p) ; nous n’en sommes pas loin dans tout le monde occidental. Cela, vous l’avez oublié dans votre énumération de catastrophes détruisant notre espèce sensible et pleine de contradictions. Pour moi, c’est la pire de toutes……

  7. Le soleil vert est un film de science fiction qui illustre bien ce que les Sages veulent nous faire croire.
    Ah le cinéma (7eme art) c’est magique…. Et peut rapporter beau coup d’argent à son producteur

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