Taxe Sismondi (« taxe-robot ») : du renfort !

Ouvert aux commentaires.

Un article en anglais défend une taxe sur la richesse créée par les robots : « SHOULD ROBOTS PAY TAXES? TAX POLICY IN THE AGE OF AUTOMATION » par RYAN ABBOTT et BRET BOGENSCHNEIDER.

C’est la première fois que je vois un article en anglais à ce sujet. Si vous en connaissez d’autres (ou dans d’autres langues), soyez gentils de le signaler dans la discussion ici.

Résumé : Les technologies existantes peuvent déjà automatiser la plupart des fonctions de travail, et le coût de ces technologies diminue alors que le coût de la main-d’œuvre humaine augmente. Ceci, combiné aux progrès continus de l’informatique, de l’intelligence artificielle et de la robotique, a conduit les experts à prédire que l’automation entraînerait d’importantes pertes d’emplois et aggraverait l’inégalité des revenus. Les décideurs politiques débattent activement de la manière de traiter ces problèmes, la plupart des propositions se concentrant sur l’investissement dans la formation les travailleurs à de nouveaux types d’emplois, ou sur l’investissement dans les prestations sociales pour redistribuer les gains de l’automation.

L’importance de la politique fiscale a été négligée dans ce débat, ce qui est malheureux parce que ces politiques sont d’une importance capitale. Le système fiscal encourage l’automation même dans les cas où elle n’est pas efficace sous d’autres aspects. C’est parce que la grande majorité des recettes fiscales provient maintenant des revenus du travail, de sorte que les entreprises évitent l’impôt en éliminant les employés. Plus essentiel encore, lorsqu’une machine remplace une personne, le gouvernement perd un montant substantiel de recettes fiscales – potentiellement des milliards de dollars par an globalement. Tout cela est le résultat involontaire d’un système conçu pour taxer le travail plutôt que le capital. Un tel système ne fonctionne plus une fois que le travail est mécanisé. Les robots ne sont pas de bons contribuables.

Nous soutenons que les politiques fiscales actuelles doivent être modifiées. Le système devrait être au moins « neutre » entre le robot et les travailleurs humains, et l’automation ne devrait pas réduire les recettes fiscales. On pourrait y parvenir en supprimant les déductions de l’impôt sur les sociétés pour les travailleurs remplacés par la machine, en créant un « impôt sur l’automation » qui reflète les régimes de chômage existants, en accordant des avantages fiscaux compensatoires aux travailleurs humains, en prélevant un impôt sur le travail indépendant des entreprises ou en augmentant le taux de l’impôt des sociétés. Nous soutenons que la solution idéale pourrait être une combinaison de ces propositions.

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13 réflexions sur « Taxe Sismondi (« taxe-robot ») : du renfort ! »

  1. Commentaire no. 3: et encore quelques arguments ‘pro’ robot-taxing.. (¨stimuler l’innovation¨), ce qui a été aussi l’argument des pays en Scandinavie et au Singapore, et un argument qui nous lie au plaidoyer de Paul Jorion depuis d’ici des années, de promouvoir le travail ´répérateur´ des destructions écologiques..

    Effectivement, il y a beaucoup à faire là-dessus.. (plastique, reforestation, transition à l’hydrogène vert etc.)

    https://www.accountingtoday.com/opinion/should-robots-be-taxed

  2. C’est la première fois que je vois un article en anglais à ce sujet. « 

    En cherchant avec Google  »robot tax » – »Bill Gates » on trouve 51.000 références (et 30.000 de plus si on ne bloque pas Bill Gates …) Quand il y a une date c’est en général 2017, 2018 et 2019.)

    Sur Google Scholar  »robot tax » donne 299 résultats dont140 depuis 2018.

  3. Commentaire no. 8:

    Analyse:

    Sans doute, les publications du dr. Marten Blix, Suède, et du Ministère des Finances de l’Italie, offrent les meilleures analyses, les plus profondes et les plus vastes/larges:

    * https://www.martenblix.com/publications.html
    (plus particulièrement: https://www.e-elgar.com/shop/digitalization-immigration-and-the-welfare-state)

    * https://www.finanze.it/export/sites/finanze/it/.content/Documenti/Varie/dfwp3_2018.pdf

    En outre, la plateforme spécifique et ses publications et réunions de l’OIT-ILO (Genève), donnent une belle perspective du regard du ‘monde’ au sujet relevé par Paul Jorion, et sa proposition d’identifier la Taxe Sismondi, une identification ayant l’avantage d’échapper à la définition peu précise de la Taxe Robot, puisque ne pas touchant aux ‘appareils’ (et leur localisation géographique) mais à la valeur ajoutée créée pendant les activités productives et intellectuelles dans les ¨chaînes productives¨.

    https://www.ilo.org/global/topics/future-of-work/lang–fr/index.htm

    La proposition de Paul Jorion d’employer le terme ¨la Taxe Sismondi¨, a deux grandes avantages:

    (1) C’est une ‘découverte’, une ‘dénudation’ ¨agressive¨ des formes de piratage des multinationales au sein (camouflé!) des ¨chaînes productives¨ (pensez aux ‘vols’ de valeur des produits non-traités et leur ‘transfer’ des zônes de production primaire vers des zônes de transformation industrielle plus avancée, non seulement impliquant l’application des méchanismes de ‘transfer pricing’ par les entreprises multinationales contrôlant les diverses ‘chaînes, mais également appliquant les systèmes fiscaux, souvent sous la forme du chantage du ‘run-away-industrialisation’ vis-à-vis les appareils étatiques impliqúes. Une forme (fiscale) une petite peu distincte est la ‘cumulation diagonale’, impliquant l’insertion de plusieurs ‘inputs’ originant de plusieurs pays dans la fabrication d´un seul produit final, l’industrie automobile en est une belle exemple, et Washington va découvrir qu’on a ouvert une boîte de Pandora sans comparaison. Pour des analyses ultra-précises et sans grâce des pratiques du coté des MNE aux EEUU, veuillez consulter les travaux de l’inoubliable Mira Wilkins, une des spécialistes plus avancées dans le domaine:
    http://www.hup.harvard.edu/catalog.php?isbn=9780674863019 et https://economics.fiu.edu/people/emeritus-faculty/mira-wilkins/)

    (2) C’est une (très belle) manière de rappeler l’importance que Sismonde de Simondi attachait au ¨bien être¨ généralisée des gens (partout au monde) et l’importance de son financement solide, solidaire // non-raciste, durable et transparent.

    Dans ce sens, Paul Jorion s’insère dans la critique au Fair Trade (Commerce Equitable), de nos jours trop souvent employé comme ‘truc de marketing’ et alors de ‘window dressing’ et il appartient à l’approche de Fair Chain (la Chaîne Equitable), une approche beaucoup plus précise et radicale et vraiment révolutionnaire globalement (considérant le ‘poids’ de l’élément des ‘chaînes’ longues de la création et la composition de la valeur ajoutée et la négligeance de leur géographie.)

    Ce n’est pas du tout étrange, et me n’étonne pas du tout, que l’on n’en voulait pas de P. Jorion à la VUB / l’Université Libre de Bruxelles… Quelle honte permantente de la part de la VUB, et quelle opportunité ratée…

    http://www.leparisien.fr/magazine/grand-angle/debat-faut-il-taxer-les-robots-27-03-2017-6786741.php

    1. @ Lucas

      Medellín, le 16 juin 2019

      Merci. Dès la ville de mon pays de naissance (1969) en l’argot d’Amsterdam:

      ¨We bennen op de wereld om mekaar te hellepen nietwaar?¨
      (¨Nous nous trouvons au monde pour nous entre-aider, n’est-ce pas?¨)

  4. @ Paul J (qui sait de la relation profonde/cachée entre les Pays-Bas et le Portugal):

    Wende Snijders et Cristina Branco ( basée sur Jan Slauerhoff)

    (1) Laat me // Laisse-moi: Wende Snijders: https://www.youtube.com/watch?v=HFSlSsldk94

    (2) Jan Slauerhoff (médecin de bord // poète, 1898 – 1936) par Cristina Branco:

    https://www.youtube.com/watch?v=oxT5Ln09z3M

    Het volledige gedicht van J.J. Slauerhoff (bron: dbnl: digitale bibliotheek voor de Nederlandse letteren)

    O poema completo de J.J. Slauerhof (fonte: biblioteca digital para a literatura neerlandesa)

    Vida triste

    Gedoemd om droevig te leven

    Wordt ieder die te veel liefheeft;

    Nog nooit hield mijn hart het tegen,

    De liefde die groot verdriet geeft.

    Weer zocht tevergeefs aan jouw borst

    Mijn gemartelde hart zijn rust,

    Dat wil troost voor brandenden dorst

    En wordt niet gelescht door lust.

    En altijd lijden en boeten

    Moet men voor iedere daad,

    Tot de wellust der laatste zoete

    Liefkoozing in dood vergaat.

    Hoe lang men soms kan omhelzen,

    Eens is weer de tijd vervloden;

    Kan men dan nooit die helsche

    Vervloekte passie dooden?

    Ik weet het, liefde is zonde

    En dus kreeg ik ook mijn straf:

    Ik ben voor eeuwig gebonden

    Aan iemand die nooit om mij gaf.

    Wel heeft hij mij veel streelingen

    En liefkoozingen gedaan,

    Nooit kon hij mijn liefde bevredigen,

    Dat kan zeker niet bestaan.

    Ik weet wel, lijden en boeten

    Moet men voor iedere daad,

    Tot de wellust der laatste zoete

    Liefkoozing in dood vergaat.

    Hoe lang men soms kan omhelzen,

    Eens is weer de tijd vervloden;

    Kan men dan nooit die helsche

    Vervloekte passie dooden?

    —————————————————-

    De tekst gezongen door Cristina Branco (behalve wat tussen haken staat):

    A letra cantada por Cristina Branco (excepto o que é entre parênteses)

    Vida triste

    Condenado a viver triste
    É sina de quem muito ama.
    Nunca meu coração resiste
    Ao amor que a dor inflama.

    Mais uma vez meu torturado coração
    Buscou abrigo no teu peito, inutilmente;
    Não há quem lhe console a sede ardente
    Nem [ele] se farta da paixão.

    E sempre, para qualquer acto,
    Há que pagar com o sofrimento,
    Até que a doçura do último tacto
    Acabe por morrer num lamento.

    Por mais que os corpos se enlacem
    Um dia [tudo passa e] só fica a solidão.
    Haverá porventura alguém
    que mate o fogo de [tão maldita] uma paixão?

    Eu sei que amar é pecado
    Por isso [também] a mim o céu castigou
    Fiquei pra vida amarrado
    A quem sempre me enganou

    [Jamais o amor me faltou
    Com ternuras e afagos
    Mas libertar meus anseios,
    Nunca de tal se lembrou.

    E sempre, para qualquer acto,
    Há que pagar com o sofrimento
    Até que a doçura do último tacto
    Acabe por morrer num lamento.

    Por mais que os corpos se enlacem,
    Um dia tudo passa e só fica a solidão.
    Haverá alguém capaz de matar
    O fogo de tão maldita paixão?]

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