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50 réflexions sur « Le coup de Jarnac de l’Institut Momentum »

  1. J’ai participé ce week end à la lutte contre le projet de Surf Park de Saint Père en Retz en Loire Atlantique.
    Nous devions occuper la zone du futur chantier dans le but de créer une Zone A Protéger
    Non seulement les gendarmes nous ont fait barrage, mais plus tôt le matin, avant que le gros des anti projets n’arrive, une cinquantaine de pro Surf Park ont débarqué avec l’intention d’en découdre avec ceux qui commençaient à installer les barnums et les stands. (ils avaient des tracteurs remplis de lisier)
    Il y a eu bastons, blessés et plaintes en justice des deux côtés.
    Quand les gendarmes sont intervenus, ils se sont positionnés face aux anti Surf Park, en protection des pro Surf Park. Choisis ton camp camarade.
    Il y avait pourtant eu préalablement des menaces de mort émanant des pro Surf Park, ainsi que des menace d’incendie de la ferme bio d’un des opposants au projet vivant à proximité.
    Il s’avère également que même si la population n’est pas forcément pour ce projet, ce qu’elle ne veut clairement pas est l’installation d’une ZAD peuplée, dixit le maire « d’activistes marginaux ».
    La manière dont les média locaux et nationaux rapporte l’information y est aussi pour quelque chose.
    Pour résumer ceux qui veulent installer des zones de résilience ne sont vraiment pas aidées par l’opinion publique, les représentants locaux, les médias et les pouvoirs publics.
    C’est donc un exemple concret qui va malheureusement plutôt de le sens du diagnostic de Momentum.

    Plus de détails ici :
    http://terres-communes.zici.fr/zap-la-vague-a-la-ferme-du-pin/

  2. Paul, je voulais justement vous « alerter » à propos de ce texte que je n’ai malheureusement pas pu lire en intégralité, n’étant pas abonné au « quotidien de révérence ». Vous m’avez devancé. N’étant pas d’un naturel très optimiste, je me range cependant à votre analyse, tout en me sentant proche des animateurs de Momentum. Ce sont bien sûr les jeunes -j’approche la septantaine, comme on dit chez vous…- qui ont leur destin en mains. Alors oui il faut les aider, si c’est possible, les encourager à manifester à la fois leur désarroi, leur colère mais aussi leurs espoirs et surtout leur volonté d’affronter ce monde que nous allons leur laisser. Cela devient une triste banalité de le dire et de l’écrire, mais c’est la vie sur Terre qui est en jeu. Faut-il que ces jeunes dérangent au point que des dinosaures comme ce triste Larrivé se croit obligé de (tenter de) les discréditer.

  3. Et si nous considérions l’alternative d’un point de vue différent. Si par exemple pour donner une idée du cadre dans lequel il faudrait réfléchir et agir, nous commencions par dire ce que nous refuserions, ce que nous interdirions pour commencer à réparer l’ensemble et donner à l’humanité sa dernière chance.
    Mais d’abord, cela signifie que nous serons toujours à deux doigts de nous engager vers un totalitarisme d’un nouveau type, qu’il sera impératif de réinventer la démocratie et de  »nettoyer » les différents codes.
    Ensuite…
    Nous changerons notre nourriture et nous produirons notre nourriture au plus près de nous,
    Nous rendrons au maraîchage des terres jusqu’à lors saccagées,
    Nous planterons des arbres par millions,
    Nous éloignerons les menaces qui pèsent sur la qualité de l’eau et nous envisagerons de l’économiser,
    Nous réduirons le nombre des véhicules à moteurs thermiques,
    Nous nous passerons des transports de marchandises par voies routières ou maritimes,
    Nous changerons notre approche de la gestion des déchets,
    Nous interdirons la publicité,
    Nous compliquerons les vacances au bout du monde,
    Nous renoncerons aux politiques natalistes,
    Nous activerons les notions d’usage et de mésusage,
    Nous mettrons en place la gratuité la plus large,
    Nous ne construirons plus de logements neufs individuels, nous restaurerons chaque fois que cela sera possible,
    Nous renoncerons à la conquête spatiale,

    Bon, je m’arrête là mais je pourrais continuer car la liste est loin d’être achevée. Mais chacun voit l’idée, n’est-ce pas ?
    Alors peut-être en dernière analyse aurons-nous droit à la vie selon les amish ou les kibboutzim et à des dérives à la Mad Max. Qui peut savoir ? D’ailleurs il vaudrait mieux avoir cette hypothèse présente à l’esprit pour décider ensemble.
    Pour envisager une nécessaire réflexion démocratique efficace que chaque humain accepterait, quelle serait la bonne dimension territoriale ? Étant entendu, pour moi, que rien ne s’opposerait jamais à la mise en place de liens nouveaux et indispensables entre tous les humains enfin débarrassés des logiques de maximisation de profits et d’illimitation.

    1. « Nous…
      Nous…

      … pour décider ensemble.
      Pour envisager une nécessaire réflexion démocratique efficace que chaque humain accepterait… »

      Ce programme me rappelle des revendications colorées entre vert et orange !

    2. Nous, nous, nous …. Non je ne vois pas trop l’idée en fait.

      Euh, sans moi si ça tourne mode secte !

      https://www.youtube.com/watch?v=iSterfebHoM

      Les gars dans le lien au dessus, ils ont montés un truc religio-socialo-écolo morbide en fait. Et pan, le trou.

      La réalité est toute différente de mon point de vue, et un jour ici, il y a peu, JA a écrit qu’il fallait réhabiliter correctement l’esprit critique et la rationalité. Il est tout à fait possible de maintenir un très haut niveau d’organisation, de qualité de vie, de savoir, de services, de santé, une grande pluralité d’idées, à très grande échelle, c’est à dire planétaire. Changer de direction pour maintenir un cap progressiste est tout à fait possible, c’est la seule solution, et le ré-ensauvagement des écosystèmes en parallèle aussi.
      Si nous ne passons pas pour l’instant c’est que nous ne changeons pas de cadre. Même si malheureusement les pires scénario du GIEC se produisaient, il est tout à fait possible de sauver encore toute la classe Humanité. La Terre n’est pas le Titanic, ni l’île de Pâques …

      Nous n’avons aucun véritable renoncement à faire en plus ! Aucun !

      1. Ah aussi, non, il n’est pas nécessaire de passer par je ne sais quelle dictature verte ou de n’importe quelle couleur pour solutionner nos problèmes, certainement pas, au contraire, c’est l’intégration de tous, la concertation de tous qui est la seule et unique solution, chaque être vivant. Pour une solution durable, la démocratie et la justice partout.

      2. Les pauvres étant plus nombreux et de mieux en formés et éduqués, ils peuvent voir et échanger entre eux, partout, et de toute façon ils sont tous simplement humains, donc la solution est forcément démocratique !

      3. @CloClo
        Comme d’hab., je ne suis pas (assez) clair 😉
        Pour finir, vous écrivez:
        « Les pauvres étant plus nombreux et de mieux en formés et éduqués, ils peuvent voir et échanger entre eux, partout, et de toute façon ils sont tous simplement humains, donc la solution est forcément démocratique ! »

        ce qui rejoint sans détour mon « entre vert et orange » soit jaune !
        Mouvement qui, par la force des choses, élève la conscience, provoque des progrès tant dans la réflexion individuelle que collective, et, même s’il n’est pas « mené » par des pointures très intelligentes et/ou très diplômées, bénéficie de l’humanité, avec ses rêves, selon ceci:
        « Heureusement que je ne savais pas, au départ, que la chose était impossible, sinon, je n’aurais ni essayé, ni réussi ! »

        Les « amateurs », les ravis de la crèche, peuvent avoir, eux, l’espérance fondée, même si irrationnelle, d’un monde meilleur.

  4. Demain mardi, enfilons tous un gilet jaune en signe de protestation contre la ratification du CETA par nos députés…

  5. Je suis d’accord avec vous Paul.
    C’est à croire que ceux qui ont déjà baissé les bras, n’ont comme but que celui de décourager les derniers combattants…
    Est ce que ce genre d’attitude ne serait qu’une forme de protection face à la honte de son propre renoncement?
    En tout cas, c’est pitoyable. Quand je vois comment certains député jugent Greta Thumberg, je suis triste….
    Mais bon, c’est pas grave. Continuons à avancer! Les lois de la physique sont de notre côté. Qu’on aille vers un monde à la Mad Max, à la Elysium ou à la Interstellar, cela n’a pas d’importance. Personne ne connaît notre futur.

  6. « Les biorégions permettront, avant, pendant et peut-être après l’effondrement, d’organiser des systèmes économiques locaux territoriaux où les habitants, les manufactures et la Terre travailleront en coopération.  »

    Il y a une telle naïveté (coupable) d’imaginer que notre monde humain pourrait s’effondrer (gentiment) en laissant intactes des « biorégions ». Tout s’effondrerait donc « dans le calme » ? Sans devoir créer immédiatement une protection, avec milices sur-armées, autour de chaque « biorégion », sans muraille super-Trump, sans miradors, sans hypersurveillance, pour protéger les Bisounours ?

    Nous sommes par ailleurs dans un monde sur-armé avec de l’ordre de 13.000 bombes atomiques, où 100 d’entre elles (0,7% du total) suffisent à créer un hiver nucléaire qui élimine la quasi totalité des animaux et des plantes. Aucune nation disposant de ces ogives nucléaires : les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la France, la Chine, l’Inde, le Pakistan, la Corée du Nord et Israël, ne s’énerverait pendant cet effondrement ?

    On peut rêver … à un monde qui s’effondre, où les méchants s’entretuent pendant que les bons passent habilement entre les balles !

    1. Tout est sous contrôle

      « Nuclear weapons are a key feature of the security environment ».

      Joint Publication 3-72 Nuclear Operations
      June 23, 2019
      le téléchargement se fait ici

      https://publicintelligence.net/jcs-nuclear-operations/

      Bien entendu Kleine-Broguel n’entreposera que de vieilles bombes , et pas les versions modernisées pour les besoins des guerres nucléaires tactiques, lesquelles nous protègeront judicieusement de l’invasion des Russes.

      Silence radio de Magnette sur la question posée par Groen et SP-A (flamands)quant à la présence d’armes nucléaires de l’OTAN en Belgique : quelle signature !

  7. Chères toutes, cher tous,
    J’ai pas compris, j’ai pas compris en quoi il y a péril en la demeure dans cette déclaration.
    Là ou je vois le péril c’est pas plus tard qu’hier lorsqu’une grenouille exprime qu’en fait 35 degré c’est pas si grave ou important et qu’il fait chaud en été.
    Et c’est le réel pour toutes celles et tous ceux qui ont à perdre un peu de confort.
    Dans ce confort il y a le fait de se nourrir correctement. Tous les jardiniers pro et amateur témoignerons comme quoi cette année en région Centre Val de Loire est difficile.
    Le froid gel à -5 degré à « tuer » mes plant en avril, et la canicule fait coulé les nouvelles fleur.
    Nous devrions manger nos premières tomates sous serre non chauffé d’ici 2 semaines avec de grand trou sur nos 50 pieds.
    Cette digression pour dire que le chemin est raide et plus que cela pour évoluer.
    C’est un universitaire Belge Joseph Orsagh qui a remis au gout du jour ces toilettes qui nous permette d’amender notre jardin (production 1.5 mètre cube de compost avec des matières humaines par an).
    Combien sont il prêt a se passer du confort de tirer la chasse d’eau ?
    Alors quid des transports ?
    Alors quid des plats préparés ?
    Alors quid de tout ?
    Alors oui le déni est confortable est c’est pour cela que la catastrophe n’est plus une vue de l’esprit.
    Le deni est pour la plus grande majorité la seule issue.
    C’est la fuite dont parle Hjenri Laborit dans « Eloge de la fuite ».
    L’espèce humaine a en fait trois choix :
    La lutte
    La dépression
    La fuite

    Dans la lutte il y a la lutte lucide de celles et ceux qui co-construisent un autre modèle pour le monde d’après. Celles et ceux que j’ai rencontré dans les ZAD.
    Exemple la communauté autour de la maison autonome de l’éco hammeau du Ruisseau
    http://heol2.org/patrick-baronnet/
    Ou alors cette lutte est une fuite devant le constat que rien n’a bougé en 50 ans pour ces pionniers que sont Patrick et Brigitte Baronnet.

    La dépression c’est le nihilisme, tout est foutu alors je consomme à fond.

    La fuite c’est le déni, je m’enferme dans le dénis ou l’illusion que la technique nous sauvera, je fuis dans l’idée que c’est pas si grave sinon on ferait quelque chose, n’est il pas.

    Bon voila ce que cela m’inspire et j’ai pas plus avancé sur la compréhension du coup de jarnac.

    Bien à vous, et mes plus tendres pensées à celles et ceux qui souffrent de la chaleur.
    Pierre de la tribu des Queralt’s.

  8. En tout cas Yves cochet se prépare déjà, effectivement il semble pas avoir réfléchi au problème des éventuels pillards ?

      1. Dans la vidéo, Cochet parle d’« hécatombes comme dans les deux guerres mondiales », mais par l’opération du Saint-Esprit, les « 7 hectares qu’il a achetés avec sa fille » sont garantis anti-hécatombes en cas d’effondrement (on aimerait savoir où ils se trouvent (il refuse de le dire) – pour acheter « à égalité », comme il dit aussi, les 7 hectares d’à côté 😀 ).

        P.S. Ayant vu la vidéo, il y a un instant, je ne regrette certainement pas le billet que j’ai écrit ce matin sur un coup de sang !

      2. Salut,

        C’est pour cela que la réponse ne peut être que collective, planétaire, globale, et en intégrant tout le monde, chaque être vivant actuellement ici, et ce n’est pas une utopie, c’est la seule réalité qui s’offre logiquement à nous, si on se définit encore comme humain, avec le sens de l’humanité.
        Nous n’avons pas d’autre option que de le faire tous ensemble, partout, il me semble que chacun le sait sur le blog.

      3. Personnellement, je rajoute que vivre dans un monde, où on ne peut pas soigner, s’occuper du plus faible, du tout petit, du malade, de l’handicapé, du vieux, du souffrant, avec tous les égards dû à son rang d’être vivant, ce monde, qui n’est pas encore advenu totalement partout, ce monde , ne m’intéresse pas, et il peut bien s’effondrer, m’en fout ! Mais celui qui peut et doit advenir, un monde d’humains en humanité, celui là, il vaut le coup de se lever le matin. Et il est encore à portée de main. Dans le cas contraire, bon débarras 😀

      4. Et la corruption systémique partout ?

        L’organisation socioéconomique néolibérale a besoin de la corruption pour rétablir ses déséquilibres. La rectification des noms dans un système corrompu se fera de travers, je suis déjà ici un négationniste. un antisioniste qui s’ignore sans doute comme comme antisémite, ma grand-mère, qui était juive, aurait bien rigolé si elle avait pu voir ce tableau ! Aristote ne peut rien à la psychologie des foules.

        Mais à l’échelle locale, la philia vraie, (pas la philia instrumentale) peut rassembler et construire les conditions pour que, de niveau en niveau, les solutions chirurgicales systémiques que tu proposes soient portées au niveau global, et redressent le cours des choses

      5. Entre certains libertaires et les libertariens, y’a souvent pas plus que l’épaisseur d’un billet de cent dollars…

      6. Morlie !

        ll me semble que de niveau en niveau là depuis euh 200 000 mille ans, maintenant en 2019, on a déjà grave bien essaimé non ? Je pense qu’on peut viser le niveau planétaire maintenant. Les dernières poches se joindront toutes seules. Non ?

        Moi je le dis, on est en place pour que tout ce qui marche en « philia vraie » localement, soit en fait étendu partout. Si, si, on a tout pour le faire, la technique, les savoirs, et je pense pour la quasi totalité des individus sur ce caillou, l’envie ! Pas l’uniformité, mais la diversité. Ici et maintenant. On nous le répète en plus depuis pas mal de siècles pour qui veut entendre. En tout cas, moi je suis ready to go ! 😀

  9. L’effondrement est inévitable parce qu’il est trop tard : le point de non retour est dépassé.

    Pour le climat, la messe est dite :
    – le CO2 déjà injecté permet déjà d’atteindre les 1,5 °C et comme il est impossible de supprimer les émissions en moins de 30 ans (soit 60 ppm de plus minimum) alors les 2°C seront dépassés
    – mais au lieu de diminuer les émissions de CO2 continuent à croître, toutes les politiques menées tirent dans cette direction et les mouvements populistes (gilets jaunes aussi) sont au final une demande de croissance car prendre aux riches ou aux immigrés serait largement insuffisants pour augmenter le niveau de vie populaire.

    Pour l’énergie pas de solution en vue (le miracle ne peut venir que de la fusion nucléaire) :
    – le pic per capita est dépassé depuis déjà 10 ans et le pic global se produira probablement avant 2030 entraînant une récession généralisée et permanente et il est clair qu’une diminution massive voulue de la consommation de fossiles produira la même chose.
    – les énergies renouvelables n’ont pas la capacité substitution suffisante car elles mobiliseraient une quantité de ressources supérieures à ce qu’il est possible de produire y compris dans un monde en croissance, de plus elles dépendent des fossiles pour être construites au point que tout remplacer requiert une partie significative de la production de fossile actuelle pendant 30 ans puis de recommencer à nouveau pour remplacer les moyens de production soi-disant renouvelable.

    1. Le CO2 anthropique n’est pas responsable du changement climatique, le réchauffement augmente la quantité de CO2 dans l’atmosphère. Nous vivons une vaguelette de réchauffement comme il y en a d’autres depuis le petit âge glaciaire,dans une tendance au réchauffement qui débute sous Louis 14.

      Par contre le néocapitalisme détruit incontestablement les conditions de notre existence sur notre planète. Plutôt que le CO2, il faut citer des noms, par exemple, Magnette ne bouge pas devant le risque de dérapage nucléaire., c’est une façon de régler la nécessaire adaptation des écosystèmes agricoles et urbains au changement climatique: place aux scorpions.

    2. @ Dundee

      je n’écris – jamais – rien qui n’ait un sens implicite.

      Les scorpions reviennent les premiers après une explosion atomique. ( cherchez la référence)

      1. Merci de votre sagacité, je le savais également, pas besoin de chercher plus loin.
        Désapprouvez-vous aussi une approbation ?

  10. Je pense que l’institut Momentum part du principe qu’un effondrement est inévitable et a donc effectué un travail très important et a élaboré des scénarios dans ce sens, sur les biorégions par exemple. A mon avis, Yves Cochet met cela en application à petite échelle dans l’espoir de créer un modèle qui progressivement fera basculer de plus en plus de personnes pour devenir alternatif.

    Le débat est changer le système de l’intérieur ou passer à autre chose à son niveau localement dès à présent.

    Arthur Keller et Vincent Mignerot traite ce sujet dans cette vidéo et Arthur Keller dans sa conclusion explique très bien l’objectif de Momentum :

    https://www.youtube.com/watch?v=o5gR0RwjyUA

  11. Seize ans ! c’est l’âge de la transcendance, du vrai courage, du sens de la solidarité…. Cette jeune fille me fait penser à Marcel Bertone dont une place du quartier de la Croix Rousse porte le nom à Lyon. Il s’était engagé à 16 ans dans les Brigades internationales pour combattre aux côtés des Républicains espagnols. Lorsque les archives de Moscou s’ouvrent, des historiens découvrent les documents ramenés par les Soviétiques concernant la guerre d’Espagne. (Documents sur M. Bertone que j’ai moi-même photocopiés à la Bibliothèque internationale de Nanterre)
    Voici un extrait d’un écrit de M. Bertone : « Lorsque que je suis venu en Espagne j’étais très jeune (16 ans) sans aucune expérience, sans presque pas d’éducation politique, poussé par un instinct de classe, un instinct de solidarité envers les camarades espagnols, plus qu’autre chose… »
    A cette époque il s’agissait de sauver la France et l’Europe
    Aujourd’hui il s’agit de sauver le monde. La tache est encore plus ardue. Personnellement j’ai confiance en la jeunesse.

  12. @Paul. Ce qu’il dit a toutes les apparences du ridicule. Et j’ai failli éclater de rire à plusieurs reprises car il est bonhomme dans sa manière de parler.

    Mais il dit quand même, à 7’02 » : « Ca veut pas dire qu’on va pas y passer non plus ».

    Je n’en déduirais donc pas qu’il s’estime lui-même, et sa fille, indépendants du sort du reste de l’Humanité, et qu’il ignorerait la possibilité de mourrir lui-même dans des conditions violentes. Les collapsologues sont, d’après mes contacts avec eux, assez instruits sur les scénarios dystopiques, le pillage, etc. Pas du tout des bisounours en fait.

    Un grand théoricien de la prospective a posé dans les conditions de travail du prospectiviste l’acceptation de voir ses prospectives tournées en ridicule. Si ce n’est pas le cas, c’est que le raisonnement n’est pas assez disruptif. « First they ignore you, then they ridicule you, then they fight you, then you win. » dit-on aussi parfois.

    Des scientifiques très sérieux ont émis l’idée que des bases autonomes de survie un peu partout sur la planète réduisaient strictement la probabilité d’extinction de l’espèce humaine, pour un coût infime (ce n’est pas difficile à comprendre en principe, comme stratégie de diversification des risques).

    On peut poser la question de la probabilité de survie supérieure d’un citadin moqueur par rapport à un collapsologue sur ses terres isolées, en cas de chocs divers. Je n’ai pas de réponse définitive, et je suis moi-même un citadin moqueur…

    A partir du moment où les scénarios décrits par les collapsologues sont permis par les lois de la physique, doit-on vraiment se moquer d’eux ?

    Mais je partage Paul, le critique du caractère futile et vain de leurs tentatives de retraite de survie autonome, car j’estime que le champ de bataille « sérieux » se situe dans la Cité, dans ses murs, pas en dehors donc, dans la cabine du navire et pas dans un canot de sauvetage. Il faut donc « politiser » l’effondrement comme une menace et un risque, et pas le dépolitiser comme une certitude monolithique abstraite.

  13. On va lui envoyer la mère Thunberg à Yves Cochet , elle va lui confisquer ses poneys et réquisitionner ses rondins de douglas , il va pas jouer au chatelain non plus ! Il ira trimer dans une cité staline comme tout le monde sans blague !

    1. La question n’est pas de la confiscation, ou de l’envie des petites gens devant les grands de ce monde, mais d’ « impératif catégorique kantien » : faire des propositions qui soient généralisables. Dire : « Faites comme moi, achetez [ou plutôt : « Dites à votre fille d’acheter »] 7 hectares à la campagne, pour vous en tirer », c’est se payer la gueule du monde dans les grandes largeurs parce que 99,9% des gens n’ont pas la possibilité de le faire, n’ayant pas eu des salaires de député et de ministre.

      1. Il n’y a pas d’impératif catégorique mystérieux , tout simplement plus aucun moyen de revenir à la terre , nous sommes pieds et poings liés au système , essayez voir d’en sortir ils vont enverront leurs hordes de chucky vous pendre à votre pommier

      2. Des élus locaux pourraient louer, prêter, et même soyons fous donner des terrains pour de tels projets … Pourquoi pas ? C’est de la naïveté ?

      3.  » Dites à votre fille d’acheter »] 7 hectares à la campagne, pour vous en tirer », c’est se payer la gueule du monde dans les grandes largeurs parce que 99,9% des gens n’ont pas la possibilité de le faire, n’ayant pas eu des salaires de député et de ministre. »

        Superficie émergée de la Terre: +- 149.000.000 km2 soit 14900 10*6 Ha.
        Nous serons très bientôt 8 10*9 terriens (et ce n’est pas fini!).
        14900 10*6 / 8 10*9 = 14.9/8= 1.8625 Ha par personne (dont déserts). On est loin des 7 Ha (fertiles) de la fille gâtée.

        Ce ne sont pas les salaires qui créent la terre.
        Ce petit calcul démontre que les « solutions » de retour à la terre n’en sont pas. Sauf massacres.

  14. La phrase qui me paraît la plus remarquable est celle-ci :

    « Ainsi, l’effondrement est inévitable non parce que la connaissance scientifique de son advenue est trop incertaine, mais parce que la psychologie sociale qui habite les humains ne leur permettra probablement pas de prendre les bonnes décisions , au bon moment. »

    Voilà une belle manière de naturaliser le capitalisme ! Les structures de pouvoir, l’État, les entreprises, les institutions, les classes sociales, l’économie, l’industrie et la dynamique du marché capitaliste, etc. tout ça n’existe pas pour nos collapsologues. Non, c’est juste la nature humaine qui est responsable du désastre. C’est juste les individus qui ne prennent pas les « bonnes décisions ».

    Comme le disait Margaret Thatcher : « la société n’existe pas, il n’y a que des individus qui poursuivent leurs intérêts… » (de mémoire).

    A un tel degré de bêtise politique, on peut se demander à quoi et à qui vont servir ces crétins et leurs dupes. Une chose est sûre, certainement pas à l’avènement d’une société émancipée des formes de domination dont ils ne veulent pas voir l’existence ni penser le rôle politique dans le maintien du statu quo …

    Collapso, collabos ?

    1. Les crétins sont ceux qui refusent la réalité. L’effondrement est un phénomène PHYSIQUE / MATHEMATIQUE, pas un problème politique ou social.

  15. En réalité, au delà de son inévitabilité, les 3 de Momentum considèrent probablement que seul un effondrement systèmique de la « société thermo-industrielle » est capable de générer un changement de paradigme à même de nous faire changer des choix civilisationnels actuels.

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