The Guardian, « L’effet Greta » fait exploser les livres pour enfants sur l’environnement, le 11 août 2019

Merci à Patrick Meulnet pour la traduction. Ouvert aux commentaires.

The Guardian, ‘Greta effect’ leads to boom in children’s environmental books, par Donna Ferguson, le 11 août 2019

Greta Thunberg : Cette jeune militante de 16 ans incite les jeunes à lire davantage en faveur de la sauvegarde de la planète.
La militante du changement climatique Greta Thunberg : les éditeurs de livres pour enfants pensent qu’elle est responsable de l’augmentation considérable du nombre de jeunes qui lisent sur les questions environnementales.
 
Certains cherchent à faire comprendre la merveille que sont les animaux en voie de disparition tandis que d’autres donnent des conseils sur la façon de s’en prendre au gaspillage ou racontent des histoires de militants environnementaux sources d’inspirations.
Tout cela fait partie de ce que les éditeurs pour enfants appellent « l’effet Greta Thunberg » : un boom des livres destinés à donner aux jeunes les moyens de sauver la planète.
 
Le nombre de nouveaux livres pour enfants sur la crise climatique, le réchauffement mondial et le monde naturel a plus que doublé au cours des 12 derniers mois, selon les données de Nielsen Book Research communiquées à l’Observer. Les ventes ont également doublé.
 
Qu’il s’agisse de livres factuels magnifiquement illustrés comme A Wild Child’s Guide to Endangered Animals, de romans apocalyptiques sur les catastrophes climatiques comme Where the River Runs Gold ou de guides pratiques comme Kids Fight Plastic, les éditeurs ciblent une pléthore de nouveaux ouvrages de fiction et de non-fiction inspirés par Thunberg, la jeune militante de 16 ans spécialiste des urgences climatiques.
 
Le livre Earth Heroes, dont Thunberg fait la couverture, en fait partie. Un recueil d’histoires de la journaliste de voyage Lily Dyu sur une vingtaine d’inventeurs et de défenseurs de la nature du monde entier, dont Sir David Attenborough, Yin Yuzhen, Stella McCartney et Thunberg, a été repris en juin par l’éditeur pour enfants Nosy Crow.
 
« Je dirais sans hésiter qu’il y a eu un effet Greta Thunberg « , dit Rachel Kellehar, responsable des essais. « Elle a galvanisé l’appétit des jeunes pour le changement, et cela a stimulé notre appétit, en tant qu’éditeurs, pour des histoires qui permettent à nos lecteurs de mettre en oeuvre ces changements.
 
Kellehar a lancé la collection très rapidement pour qu’elle se trouve en rayon début octobre, juste avant que Thunberg ne découvre si elle a reçu le prix Nobel de la paix : « Nous allons réaliser l’édition en quatre mois, ce qui est vraiment inhabituel pour les publications à l’intention des enfants. »
 
Le message du livre est le suivant : vous n’êtes pas seul et vous pouvez faire une différence, dit-elle. « Nous pensons qu’il est important de faire passer ce message le plus tôt possible, et cela est en partie dû à l’effet Greta. Qu’elle remporte ou non le prix Nobel de la paix, le mois d’octobre sera un moment clé pour faire connaitre ce message et dire que Greta fait cette chose extraordinaire, mais aussi que beaucoup d’autres personnes dont vous n’avez jamais entendu parler partout dans le monde font également des choses extraordinaires. Des jeunes filles en Tunisie qui ont fait interdire les sacs en plastique, à l’ingénieur en Inde qui crée des glaciers artificiels, il s’agit d’un livre sur les gens qui trouvent différentes façons de faire face avec détermination au changement climatique, quel que soit l’endroit où ils en ressentent les effets. »
 
Bloomsbury publiera une collection similaire, Fantastically Great Women who Saved the Planet de Kate Pankhurst, en février. Il met en avant des femmes qui, tout au long de l’histoire, ont consacré leur vie à l’étude, à la conservation et à la protection de la planète Terre. Isobel Doster, rédactrice en chef d’ouvrage de non-fiction pour enfants, a également remarqué un « effet Thunberg » – une « vraie soif » pour les auteurs qui écrivent sur les modèles environnementaux que les enfants peuvent admirer et les actions qu’ils peuvent entreprendre pour prévenir le changement climatique.
 
« De plus, il y a eu un changement de ton dans les livres d’histoire naturelle qui arrivent sur le marché », dit-elle. « Il ne suffit pas d’explorer la beauté du monde naturel, nous avons la responsabilité de dire aux lecteurs pourquoi il est important d’en prendre soin. »
 
Le plastique est également un sujet d’actualité pour les livres d’images de non-fiction : Walker Books a récemment fait l’acquisition d’un livre de MG Leonard intitulé Tale of a Toothbrush, qui suit le parcours d’une simple brosse à dents en plastique, tandis que le Groupe Hachette pour enfants a sorti A Planet Full of Plastic de Neal Layton plus tôt cet été.
 
Le livre de fiction, Evie and the Animals, illustré de Matt Haig, raconte l’histoire d’une jeune fille qui veut sauver la planète. Il a été salué par la critique pour son thème d’actualité et son intérêt pour les fans de Thunberg lors de son apparition sur les rayons en juin. Au même moment, les fans de There’s a Rang-Tan in my Bedroom, le dessin animé émouvant de Greenpeace, devenu viral l’an dernier, étaient ravis de le voir publié la semaine dernière comme BD.
 
L’auteur James Sellick espère que son histoire – celle d’un orang-outan qui perd sa maison et sa famille en raison de la production d’huile de palme et de la déforestation – aura une meilleure longévité pour les enfants en tant que BD, ce qui permettra d’y revenir et d’être mis en contexte par les parents. Le livre offre également des conseils sur les mesures que les enfants peuvent prendre, comme envoyer des lettres aux entreprises qui font appel à l’huile de palme.
 
« Je veux non seulement éduquer, mais aussi inspirer une nouvelle vague d’éco-guerriers. Les enfants sont l’avenir. Espérons qu’ayant été sensibilisés aux questions environnementales dès leur plus jeune âge, ils iront de l’avant – et obtiendront davantage – que nous aujourd’hui « , a déclaré M. Sellick.
 
Conçu de la même façon pour inspirer la prochaine génération d’écologistes, de naturalistes, de biologistes, de zoologistes et d’amoureux de la nature, A Wild Child’s Guide to Endangered Animals sera publié dans le courant du mois. L’autrice et illustratrice Millie Marotta dit qu’elle espère que le livre incitera les jeunes lecteurs à s’intéresser toute leur vie à la conservation de la faune et leur montrera qu’il y a des choses que chacun peut faire pour aider, dès maintenant.
 
« Nous perdons tant d’espèces chaque année, chaque mois, chaque jour. La génération d’enfants qui liront ce livre est celle qui sera la plus touchée et celle sur qui l’impact sera le plus grand. Ce seront eux qui répareront les désastres passés et, je l’espère, renverseront la vapeur. »
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53 réflexions sur « The Guardian, « L’effet Greta » fait exploser les livres pour enfants sur l’environnement, le 11 août 2019 »

  1. Bonjour,

    Béatrice Frecenon, directrice adjointe du ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, a elle aussi écrit un livre plein d’humour sur l’écologie destinée aux enfants : « Martine s’en branle de Greta Thunberg ». Elle en a fait la publicité juste avant de prendre l’avion pour aller sur son lieu de vacances. Je lui prédis un grand succès médiatique.

    1. Voici le gazouillis en question https://pbs.twimg.com/media/EBoI8T4X4AA0crg?format=png

      Mais cette adjointe n’arrive pas à la cheville du président brésilien Bolsonaro, qui à la question d’un journaliste sur le moyen de concilier « croissance et préservation de l’environnement » a conseillé de « faire caca un jour sur deux ».

      Ceci après avoir nié les chiffres de la déforestation de l’Amazone, dont le rythme a fortement augmenté… mais Jair Bolsonaro, quand il ne rétorque pas une pirouette à une question sérieuse, en vient carrément à accuser ceux qui rappellent des réalités dérangeantes d’être de « mauvais Brésiliens ».

    2. Ça n’est pas très optimiste mais je trouve que le tweet de Béatrice Frecenon va dans le sens de ce que nous dit P.H.Castel dans « le mal qui vient ». Ils ne sont là que pour la jouissance de profiter des dernières ressources, vider la caisse avant que le magasin ferme…
      D’ailleurs, un membre d’anticor avait bien dit que nos dirigeants ne défendaient plus l’intérêt général mais l’intérêt de quelques personnes.
      Ils jouent donc au jeu des temps de la fin avec un coup d’avance. Choisir entre bourreau ou victime, non merci. Du coup il ne me reste plus qu’à aller voire du coté de chez deep green resistance ou extinction rebellion.

      C’est très bien que Greta Thunberg participe à la diffusion des questions environnementales chez les jeunes mais qu’elle soit invitée par LREM à l’assemblée nationale le jour du vote du CETA on peut dire qu’il y a récupération politique.
      Le comble c’est quand De Rugy et Brune Poirson ont félicité les jeunes pour leur manif dans laquelle était dénoncé l’inaction des politiques. Bien sûr qu’ils n’ont pas pu s’empêcher d’aller faire des selfies avec ces jeunes en grève…

      1. Bonjour Marc,

        Quand vous parlez de « la jouissance de profiter des dernières ressources », cela me rappelle le conseil à la jeunesse de Laurent Alexandre (il était en compagnie de Philippe Bihouix) lors d’une interview à Thinkerview : « Jouissez. Profitez. N’écoutez pas les prophètes de malheur apocalyptiques qui vous démoralisent. »

      2. C’est le même Laurent Alexandre qui mène une croisade contre Greta Thunberg, disant qu’elle est malade et que ses parents devraient la garder à la maison. J’ai déjà eu l’occasion de faire remarquer que sa propre mégalomanie devait déjà être visible quand il était lui-même adolescent et qu’il est dommage que ses parents ne l’aient pas alors empêché de sortir.

    3. En effet les propos de cette directrice adjointe sont ceux d’une irresponsable. Le fait de pousser sur tous les curseurs en même temps ; humour, cynisme, j’men foutisme, dérision, lâcheté, mépris, nous montre comment ces individus sont faibles et désespérés. Non seulement nous devons nous protéger d’eux, mais il faudrait, d’une certaine manière, les protéger de leurs propres égarements. Directrice adjointe du ministre de l’Agriculture ? : les bras vous en tombent.
      ___________________________

      Bolsonaro n’a pas encore dit il faut faire caca sur la tête des communistes tous les jours mais il doit y penser très fort. Trump de même.
      J’ai en tête les mots de Martin Niemöller : Quand ils sont venus chercher…

    4. On s’étonne plus de rien , nous on va travailler à vélo , mais encore plus fort certaines vont assister à une étape du tour de France en prenant un avion puis un hélicoptère !

  2. « Je veux non seulement éduquer, mais aussi inspirer une nouvelle vague d’éco-guerriers »
    Quand on fait entrer les enfants dans le champ du politique, c’est rarement rassurant sur l’état des sociétés.
    http://img.over-blog-kiwi.com/0/94/72/48/20180612/ob_e07fb3_000-enfance-affiche.jpg
    https://o3.llb.be/image/thumb/57387c7d35708ea2d5839735.jpg
    https://img.aws.la-croix.com/2018/02/01/1200910436/Jeanne-Arc-13-Jules-Eugene-Lenepveu-1819-1898-Pantheon-Paris_1_729_723.jpg

    1. Oui. « Inspirer une nouvelle vague d’éco-guerriers » peut d’ailleurs se traduire d’un mot : endoctriner. On ne parle plus alors d’éducation.

      C’est une partie de l’ambiguïté des adultes qui sont derrière le phénomène Greta Thunberg.

      L’un des problèmes étant que cette ambiguïté peut aussi repousser certaines personnes, tandis que d’autres seront simplement mal à l’aise.

      En plus bien sûr du fait qu’une « croisade des enfants » risque de sérieusement manquer de compétences techniques, qu’il peut être tentant de suppléer par le seul enthousiasme.

      1. Quand la « protection » d’un pays est quantifié au nombre pléthorique de missiles qu’un dictateur psychopathe s’amuse à lancer pour soit disant « protéger » son pays et le « préparer » à « se défendre », et qu’un autre voisin asiatique « joue » de ce levier pour asseoir et conforter sa réthorique de la soie, doublée d’achats de terres sur le continent africain et en Europe, et de « mater » toute tentative « démocratique »; c’est qu’il y a, sans ambiguïté aucune, quelque chose de particulièrement pourri au pays des stals, qui n’ont rien à envier à leurs « miroirs » occidentaux ou orientaux.

        DMB relire Rhinocéros de Ionesco, à raison, merci.
        Et si vous aimez les arcs-en-ciel colorés et diversifiés, les regards pétillants, les esprits libres et les rires des enfants : fuyez, pauvres fous !

        La guerre, nucléaire notamment, c’est vrai, Kim le bouffi gargouilleux (mais non kim n’est pas paranoïaque et il n’a pas tué son frère) et son staff, ont l’air de trouver ça « très drôle », son peuple un peu moins parait-il.

        Corée du Nord : Kim Jong Un a supervisé le dernier tir de missiles
        https://www.europe1.fr/international/coree-du-nord-kim-jong-un-a-supervise-le-dernier-tir-de-missiles-3913710

      2. On a besoin de croisades, que ce soit au debut du 13ème s. Comme au début du 21ème… Mais bon la croisade des innnocents, ça s’est mal terminé pour certains…

    2. « Oui. « Inspirer une nouvelle vague d’éco-guerriers » peut d’ailleurs se traduire d’un mot : endoctriner. On ne parle plus alors d’éducation. »

      Tout à fait. Sans parler de ceux qui instrumentalisent tout cela, ad nauséam.
      « Ambiguïté » ? Puant vous voulez dire !

      L’écologie, et cette adorable adolescente, valent et méritent certainement mieux que cette manip minable et ce buzz outrancier, cette mascarade, qui desservent, en instrumentalisant à dessein, plus qu’ils ne servent. Faire du buzz, faire du « bruit ». Demain c’est mort, as usual…

    3. Je me souviens de l’époque de mai 68′, on nous traitait de gamins aux culottes et aux idées courtes. Et qu’on était manipulé par Moscou et Pékin. Je faisais du stop, et un adulte très bien mis a déclaré savoir de source sure que « les étudiants étrangers faisant la grève de la faim à Louvain étaient nourris la nuit ». Si mes souvenirs sont bons, on ne votait pas encore (il fallait 21 ans). Aujourd’hui des miliers de lycéens de l’Europe ont fait des grèves récurrentes, on les trouve gentillets, ils ne votent pas, ‘n’est-ce pas (il faut 18 ans). Ils sont manipulés. Pourtant une pucelle a bouté l’Anglais hors de notre beau royaume (et la République la fête encore), une fillette a galvanisé les belges en 1914 et elle a sa statue à Bruxelles.
      Moi je choisis tous les manifestants « récurrents » de 2019 contre les « Martine s’en branle » qui nous font la guerre sociale et écologique à rebours en trouvant cela drôle.

      1. « Pourtant une pucelle a bouté l’Anglais hors de notre beau royaume »

        Plus besoin de pucelle pour le battelage de la menuaille, n’en déplaise à la marinée et à sa consoeur maréchal nous voilà et à leur ami le nodocéphale Boris Johnson, pour exiter-bouter l’ancien « ennemi », cette fois-ci hors de l’UE. Ennemi, qui était redevenu ami, voire alliés, grâce à Winston Churchill et Lord Mountbatten (entre autres…) et puis, en passe de s’allier nowadays, pour faire de très bonnes affaires, avec l’agent orange.
        Lui, Donald, nouvel ennemi de la Chine, mais ami de Kim le bouffi gargouilleux qui adore faire mumuse avec ses missiles surtout, depuis, hélas, qu’il n’a plus d’hémorroïdes, et ce, grâce aux conseils avisés de Bolsonaro le brésilien.

        Alors, for god’s sake ! l’anglois « ami » ou « ennemi » de nostre bel royaume françois ?

        Le Royaume-Uni espère sortir indemne du Brexit et soutenu par Trump
        Par Challenges.fr le 12.08.2019 à 13h38
        L’administration américaine espère une sortie réussie du Royaume-Uni de l’Union européenne et la soutiendra par un accord de libre-échange bilatéral.
        https://www.challenges.fr/monde/etats-unis/le-royaume-uni-espere-sortir-indemne-du-brexit-et-soutenu-par-trump_668780

        Marée humaine pour la démocratie
        Marée humaine à l’aéroport de Hong Kong contre les violences policières
        http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20190812-hong-kong-tous-vols-annules-aeroport-sit-in

    4. @ arkao,
      Commenter ou baver comme de si rien n’était.
      Il y a cet article ci-dessous sur les climatosceptiques et le poids de leur parole néfaste.
      Mais je suppose que vous le réfutez… du haut de vos certitudes.

      J’approuve et je remercie Paul Jorion pour ce qu’il a dit sur Greta : elle permet de voir à quel camp appartiennent les gens.

      1. « J’approuve et je remercie Paul Jorion pour ce qu’il a dit sur Greta : elle permet de voir à quel camp appartiennent les gens. »

        Ok, je capte mieux ta position binaire ! Et je te donne raison alors, trop commenter nuit à la pensée mon jacquot.

        Si on ne peut pas avec raison critiquer des choix de communications alors, je ne suis pas dans TON camps avec évidence. D’abord, mettre des gens dans des camps, c’est connoté, et c’est bête car c’est arriver à l’opposé exacte de ce que l’on souhaite quand on est Humaniste. Tu suis une pente sans issue dans ton approche, on peut tout à fait être au fait et convaincu de la nécessité d’un changement radical dans l’organisation de nos sociétés et dans la lutte contre les effets anthropiques du réchauffement climatique sans pour autant couper toutes les têtes qui dépassent ou qui, à juste raison, critiquent la forme que prend ce combat dans le domaine public. Si tu ne captes pas ce principe élémentaire, c’est qu’on t’a perdu Jacques dans les méandres de tes certitudes et de tes peurs. C’est ça qui nuit à la pensée au fait…

      2. @arkao, Jacques, Cloclo… PJ…
        Deux camps:
        celui à certitudes ouvertes,
        celui à certitudes fermées.

        Révélateur, ici (*) désolant, mais pas étonnant.

        * boîte de Pétri

  3. A propos de Bolsonaro, un député du parti Socialisme et Liberté avait dit de lui qu’il n’avait pas dépassé le stade anal de Sigmund Freud. Décidément, le diagnostic se précise…

    Quant au « Mal qui vient » et son auteur, je suis assez perplexe concernant la démonstration…
    D’ailleurs qui sont ces « ils » qui ne sont là que pour la jouissance de profiter des dernières ressources, vider la caisse avant que le magasin ferme… ?
    Les autres, forcément et certainement pas moi… Par ailleurs, dans une vidéo sur Youtube, on voit l’auteur pratiquer une sorte de délation en dépeignant et dénonçant « Deep Green Resistance » et l’un de ses leader comme une sorte de groupe d’éco-terroristes près à faire sauter toute installation utilisant des énergies fossiles (et pourquoi aussi les centrales nucléaires, pendant qu’on y est …). Or Deep Green Resistance propose plutôt des actions style Greenpeace.
    Moi je me méfie de ce type qui par ailleurs est très controversé dans « le milieu » (psycha, s’entend…) pour des comportements en désaccord avec l’éthique de la psychanalyse.

  4. C’est un tabou: le plus efficace pour stabiliser le climat, c’est d’avoir moins d’enfants
    Devant le fait de vivre sans voiture, d’éviter un vol transatlantique ou d’adopter un régime alimentaire végane, c’est l’action susceptible d’avoir le plus gros impact au niveau individuel. Et ce serait en priorité aux habitants des pays riches de faire moins d’enfants.

    Michel Bourban
    Docteur en philosophie, chercheur et chargé d’enseignement en éthique de l’environnement, auteur de « Penser la justice climatique »

    https://www.huffingtonpost.fr/entry/cest-un-tabou-le-plus-efficace-pour-stabiliser-le-climat-cest-davoir-moins-denfants_fr_5d5175a3e4b0fd2733f37a54?utm_hp_ref=fr-homepage

    Le plus difficile pour l’humanité : c’est d’accepter les évidences.
    Destruction = PIB = Population * PIB/Population= Population * pouvoir d’ achat.

    1. @Hadrien
      Quand l’intérêt d’une Vie est quantifiée en tonne de carbone émis par tête c’est qu’il y a vraiment quelque chose de pourri dans ce monde. Ce qui pourrait donner envie de faire moins d’enfant, ce n’est pas l’apocalypse environnementale mais la faillite de l’humanité dirigée par les sociopathes de la gouvernance par les nombres.

    2. Puisque c’est la semaine Jean-Pierre Mocky, le jeu, la tendresse, la drôlerie pour briser la mer gelée en nous.

      Je viens à confesse parce que Satan m’habite ! (dans Le Miraculé)

  5. Chère toutes, cher tous,

    L’effet Greta me fait plus penser à Bernadette de Soubirou couplé avec la grotte d’Aristote.

    Son message est messianique dans le sens d’un récit universel qui devient audible, il est platonique car il offre la lumière à celles et ceux qui vivaient dans l’ombre du déni et de l’auto (en soi) et de l’auto mythe de la croissance.

    C’est en cela qu’elle est formidable selon ma petite analyse.

    Bien à vous toutes et tous, avec toute ma tendresse philosophiquement votre, Pierre de la tribu des Queralt’s adorateur de Greta

  6. « L’effet Greta me fait plus penser à Bernadette de Soubirou couplé avec la grotte d’Aristote. »

    Mais que diable faisait donc la gentille bergère Bernadette Soubirous (non pas de particule, ni de sang bleu chez les Soubirous) dans la grotte (la caverne ?) avec Aristote et Platon ?
    à moins qu’Aristote, lui, non contemporain de Platon, n’apprécie pas plus les grottes que les apparitions mariales. Idem pour Diogène et Bacchus, qui eux leur préféraient, à raison et de fait, les tonneaux, plus que les Danaïdes, les grottes et les apparitions mariales, à ce qui paraît-il nous a-t-on dit.

    Fichtre ! Greta Thunberg aurait donc été, comme Bernadette à Lourdes, le témoin privilégié d’apparitions mariales ?
    Etrangement, elles se ressemblent un peu.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernadette_Soubirous

    On ne nous dit pas tout….même en philosophie.

  7. PUBLIÉ LE13 AOÛT 2019 PAR HUET

    Climato-scepticisme et médias : la duperie

    D’après le système européen Copernicus, juillet 2019 égale ou dépasse le record de 2016 pour le mois de juillet le plus chaud.

    Comment les citoyens peuvent-ils revendiquer une bonne politique climatique à leurs gouvernements si on les trompe régulièrement dans la presse ? C’est la question aiguisée par les canicules (en France, et avec un rebond au Groenland) et les records mensuels de températures planétaires (en juillet 2019 à nouveau). Or, dans la dernière livraison de Nature communicationsun trio de chercheurs démontre avec une démarche « big data » à quel point la presse (anglophone dans une centaine de pays) se livre sans compter aux négateurs de la science du climat. Traités, dans le meilleur des cas, à égalité avec les scientifiques (1). Et contribue ainsi à la diffusion des messages trompeurs et mensongers des porte-paroles du mal nommé « climato-scepticisme ».

    Climate feedback 

    «Nous voulions quantifier la visibilité dans les médias des négateurs de la science du climat d’un côté et des scientifiques de l’autre, afin de vérifier la surreprésentation possible des uns ou des autres», explique Emmanuel Vincent, l’un des trois auteurs. Emmanuel Vincent à l’origine un chercheur en climatologie a bifurqué vers la science du Big data et travaille aujourd’hui au Media lab de Sciences Po. Il s’était déjà lancé dans l’aventure de « climate feedback », dont l’objectif est de vérifier la fiabilité d’articles de presse rendant compte de publications scientifiques. (Ici dans Le Monde.fr)

    Pour cette recherche, il s’est associé avec deux chercheurs de l’Université de Californie afin de plonger dans l’océan de données sur la presse anglophone qu’offre le Media cloud (une coopération MIT et Harvard ) qui indexe déjà plus 59 000 médias et 1,3 milliard d’articles.  Chaque semaine, environ 10 000 nouveaux articles de cette base comprennent les mots « climate change ». Et 100 fois moins le terme « climate skeptics ». Mais cette proportion reflète t-elle le rapport de force entre scientifiques du climat et négateurs ? Pas du tout, ont-ils découvert.

    Le titre de l’article paru dans Nature Communications

    L’idée des trois chercheurs ? Comparer la surface médiatique d’un pannel de climatologues et d’un nombre équivalent de porte-paroles du climato-scepticisme. Pour les premiers, c’était facile, il suffisait de piocher dans les auteurs de 200 000 articles scientifiques sur le climat recensés dans le Web Of Science. Pour les « négateurs », les chercheurs ont pioché dans la liste des conférenciers du Heartland Institute (un think tank ultralibéral climato-sceptique) et celle du DesmoBlog project , une des meilleures sources sur les campagnes climato-sceptiques dans le monde.

    De ces deux bases de données, ils ont extrait 386 négateurs, puis du coup choisi 386 scientifiques du climat. Et formés deux sous-groupes concentrant 224 négateurs ayant publié au moins un article scientifique sur le sujet (les autres en ayant donc 0 et n’étant pas nécessairement des scientifiques de profession) et les 224 chercheurs les plus cités dans la littérature scientifique, donc les « meilleurs » ou les plus influents dans la communauté des sciences du climat.

    Surfaces médiatiques inverses à la crédibilité scientifique

    Armés de ces listes, ils ont recherché leurs surfaces médiatiques respectives dans 100 000 articles (imprimés ou numériques) où étaient cités l’une au moins des personnes des deux groupes de 386 (ou les groupes de 224) auparavant identifiées. Sur la période 2000/2017. Le résultat peut s’exprimer familièrement ainsi : plus vous n’avez rien publié d’intéressant en climatologie, et plus vous serez starisé par la presse, surtout les titres récents n’existant que sur internet. 

    Sur le graphique ci-contre les  224 bleus, c’est l’équipe des scientifiques reconnus par leurs pairs comme les « meilleurs ». Les  224 rouges, ce sont les négateurs ayant publié au moins une fois. Leur production est faible, et surtout n’intéresse pas grand monde.  Les articles de ces 224 négateurs reçoivent au total 1% du total des citations de la communauté scientifique du climat, ont découvert les trois auteurs, ce qui révèle un rôle très marginal. Une part de ces citations sont d’ailleurs dus aux réfutations qu’ils ont déclenchés.

    En revanche, lorsque l’on étudie leurs surfaces médiatiques, le rapport des forces s’inverse entre les deux groupes. L’équipe des 386 rouges obtient environ 50% d’intérêt médiatique de plus que l’équipe des 386 bleus.

    Et c’est seulement si on réduit les médias étudiés à 30 journaux « mainstream » (Guardian, New York Times, Wachington Post, Los Angeles Times, Wall Street Journal…) que les équipes de 386 sont à égalité malgré l’écrasante supériorité scientifique des bleus. Une égalité qui résulte d’ailleurs d’un équilibre entre les choix « pro-sciences » de certains (Guardian) et les choix « pro-bobards » d’autres. Les trois auteurs se sont amusés à calculer le ratio entre le nombre d’articles scientifiques publiés et le nombre d’apparitions dans les médias. Les scientifiques négateurs, sur ce ratio, sont 15 fois plus cités dans les médias que les scientifiques normaux.

    Chevalier de la Terre noire et plate

    Ce décalage monumental entre le traitement médiatique de la science normale du climat et la faveur accordée à quelques négateurs peut s’exprimer par une métaphore sportive : c’est un peu comme si le journal L’Equipe consacrait 15 fois plus de place à une équipe de foot amateur de Romorantin qu’à celle du pays champion du monde. Il vient de recevoir une illustration assez comique avec le n° de Valeurs Actuelles qui ouvre ses colonnes à une brochette de climato-sceptiques tous plus incompétents les uns que les autres en climatologie (sauf l’américain Richard Lindzen, mais dont toutes les tentatives de contradiction sérieuse ont été réfutées par le débat scientifique normal). Parmi eux – même si la liste est anonymisée dans la publication mon petit doigt m’a dit qu’il en fait partie – le géophysicien Vincent Courtillot – le spécialiste es-bourdes hilarantes comme d’oublier dans ses calculs que la Terre est ronde et qu’elle renvoie une partie du rayonnement solaire ce qui lui a valu le sobriquet de « chevalier de la Terre noire et plate » par des climatologues américains.

    Opérer au strict inverse

    La démonstration big data des trois chercheurs ne traite qu’un aspect quantitatif du sujet. Les études qualitatives permettent de mieux cerner l’efficacité des mensonges climato-sceptiques : ils s’appuient sur une apparence de science, et sur le « bon sens » populaire qui est systématiquement pris en défaut par une Nature dont la compréhension passe par un travail scientifique complexe.

    Cette réalité devrait donc pousser les médias à opérer au strict inverse de ce que révèle cette étude : consacrer beaucoup plus de place, de temps et d’intelligence journalistique pour aider les citoyens à s’approprier un savoir indispensable à leurs décisions politiques. Car, comme le souligne justement le site Climate feedback : « la précision de l’information est à la base du fonctionnement de la démocratie« .

    Un indice très éloquent

    Les enquêtes réalisées depuis 2000 chaque année par l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) sur “la représentation sociale de l’effet de serre” permettent de mesurer l’ampleur du problème, même dans un pays, la France, où l’audience médiatique des climato-sceptiques est plutôt faible. 

    A la question : «A votre avis, lorsque l’on parle aujourd’hui du réchauffement de l’atmosphère terrestre dû à l’augmentation de l’effet de serre, est-ce plutôt ?…», la réponse «Une hypothèse sur laquelle les scientifiques ne sont pas tous d’accord» obtient, de 2000 à 2018, l’assentiment d’entre 24% et 45% des Français et encore 39% en 2018. De plus, lorsque l’on pose la question “ouverte”: «Selon vous, à quoi est dû le changement climatique ?», seuls 2% répondent spontanément “effet de serre” et 5% “CO2”. Les deux réponses les plus fréquentes sont très vagues : “la pollution” ou “les activités humaines”.

    Un indice supplémentaire mais très éloquent se trouve dans la question sur l’éventuelle responsabilité dans l’émission de gaz à effet de serre des centrales… nucléaires. Les réponses « beaucoup » ou « assez »  cumulent un score très élevé, avec 58% en 2017 (page 16 de l’enquête). Une réponse qui pourrait sembler étrange si l’on oublie qu’une part importante de la population est encore privée d’une compréhension de la physique de base du réchauffement climatique.

    Il est intéressant de rapprocher ce chiffre d’une autre enquête montrant que cette opinion erronée croît, et est d’autant plus répandue que l’on est jeune et/ou opposé à cette technologie.

    Que l’on soit favorable ou défavorable à cette technologie, la démocratie requiert que tout débat public sur le sujet soit fondé sur un partage minimal des connaissances. L’énorme ampleur de l’écart entre les opinions publiques et les présentations les plus simples des sciences du climat, ou des liens de telle ou telle technologie avec les émissions de gaz à effet de serre, plombent toute tentative de démocratiser les choix technologiques, économiques et sociaux rendus indispensables par la menace climatique. La responsabilité des médias n’est bien sûr pas unique dans ce constat, mais elle est clairement engagée, montre cette étude.

    Sylvestre Huet

    (1) Alexander Michael Petersen, Emmanuel M. Vincent et Anthony LeRoy Westerling, Discrepancy in scientific authority and media visibility of climate change scientists and contrariansNature communications 13 août 2019.

    1. Bonjour

      Article très intéressant. C’est pour cela, que personnellement je pense que la médiatisation de la jeune Greta est à mon sens un danger, peut-être habilement utilisé à son insu, pour la sécurité de diffusion d’une information correcte et rationnelle sur le changement climatique. Car en jouant sur l’affect on change de registre et on s’expose de fait à une contre attaque sur l’irrationnel ou par un autre affect plus puissant.

      Comme le disait le Journal La Décroissance, « Non aux enfants soldats du climat » !

      Il faut de la pédagogie permanente et objective.

      1. Bonjour Cloclo,

        Il me semble que la pédagogie permanente, objective, rationnelle, scientifique, etc, est faite par le GIEC et un certain nombre d’acteurs pédagogues, objectifs, rationnels, scientifiques, etc. depuis quelque décennies. Les choses ont-elle évolué à la hauteur de leur discours ? J’ai l’impression que non car nous sommes toujours sur une courbe CO2 tragique. Peut-être qu’il leur a manqué de jouer sur l’affect, l’émotion, le « non-rationnel » pour être efficace ? Peut-on craindre une contre attaque encore plus irrationnelle de la part des « climato-irrationnels » ? Une contre attaque encore plus irrationnelle ne se démonétiserait-elle pas d’elle même ?

        Laurent

      2. La contre attaque a déjà démarrée et elle va submerger nos pauvres petites menottes pleines de fleurs.

        https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/bresil-la-deforestation-de-l-amazonie-s-est-encore-acceleree-au-mois-de-juin_3520677.html

        https://www.latribune.fr/economie/international/le-gouvernement-trump-s-attaque-maintenant-aux-especes-menacees-ou-en-danger-825675.html

        https://www.franceculture.fr/geopolitique/le-rechauffement-climatique-aiguise-les-appetits-dans-larctique

        Vous en voulez vraiment d’autres ?

        Greta ou n’importe qui n’y changera rien, assez des prophètes et autres leaders sauveurs du monde, de toute sorte, il faut éduquer et expliquer, sans cesse en restant rationnel c’est la seule solution.

        Nous savons tous ici que la solution est multi factorielles, sociale, économique, écologique, politique, éducative, etc etc, il faut changer de paradigme, jouer les paroxysmes c’est juste à terme augmenter les confrontations.

        Comme il y a quelques siècles (entre le 17 et début 20), certains ont joué sur les religions et les mythes pour dompter les masses plus vite, ce fût un crime contre l’espèce humaine et sa rationalité naissante, d’autres ont rejoué la partition récemment ou tente de le faire de nouveau façon new âge, j’ai bien peur que cela ne mène nulle part, et quand bien même, ce n’est pas acceptable.

        La rationalité en la matière n’est pas du tout relayée correctement et répétitivement dans les grands médias, par les grands partis, par les grands intellectuels car ces gens là s’en contre foute ou ils n’y comprennent rien. Le GIEC n’y peut rien. Ca n’infuse pas correctement. Manque de formation et d’éducation scientifique partout je pense. Manque de conscience politique aussi partout. Car les Etats ne donnent pas, ne mettent pas les moyens en face pour y arriver et que ça diffuse en profondeur. Mais ça ne change pas la donne que seule une éducation populaire de qualité sur le sujet peut véritablement influer les choses sur la durée dans le bon sens. Le reste c’est du gadget qui peut plus nuire que profiter vu la masse d’intérêts coalisés et d’abrutis à laquelle on fait face. On parle aux êtres humains, à tous, avec le même discours (qualité, argumenté, étayé, efficace…), et on explique.

        Quand Greta ne suffira plus, vous souhaiterez vous diriger vers quelle autre forme d’action ? Vous voulez un dessin vers quoi ça tend ce genre de prise de position radicale ?

    2. Merci M. Jorion pour cette étude éloquente. Que les débats soient controversés et biaisés par certains médias ? Je l’avais déjà remarqué, merci bien. Simplement, je n’ai pas besoin d’une icône médiatique, toute sympathique et idolâtrée qu’elle soit, pour me faire mon opinion à ce sujet. En outre, l’instrumentalisation des convictions de cette jeune fille sont plus que malsaines. La jeune Greta est autiste asperger, elle n’a que 16 ans, c’est une adolescente, c’est quelqu’un de vrai et de profondément sincère. les asperger sont vrais et entiers, de fait, et sans détours. Que les individus qui soient autour d’elle instrumentalisent sa sincérité de cette façon et la propulse dans la fosse médiatique est tout simplement infect, et en est d’autant plus écoeurant. Évidemment, Greta ne « perçoit » rien matériellement, quid de ceux qui l’entourent, qui s’en servent et qui font tourner à fond la machine médiatique et le reste ? Si je n’ai pas de doute sur la protection environnementale, j’en ai sur certains procédés ! Pas vous ?

      Ce qui cloche avec Greta Thunberg
      dimanche 9 juin 2019VoltiModifier l’article

      « Sans doute vous êtes-vous demandé, comme moi, par quel miracle cette adolescente inconnue était passée soudainement de l’ombre à la lumière et du trottoir de Stockholm aux dorures de Davos… Malheureusement, il semble que ce « miracle » n’ait pu se réaliser que par l’intercession de quelques archanges de la Bourse très au fait de la manipulation des réseaux sociaux. et un dernier clou dans le cercueil pour la route ! »
      https://lesmoutonsenrages.fr/2019/06/09/ce-qui-cloche-avec-greta-thunberg/

      Cette icône provoque un engouement et se retrouve prise dans un véritable maëlstrom médiatique,à quel prix pour elle et pour sa santé psychique de jeune adolescente asperger ? En outre, je ne suis pas sure que l’outrance et le battage permanents affichés dans tous les médias au sujet du climat, et ses controverses, dans un sens comme dans l’autre, hélas, servent vraiment, d’une part la cause climatique, et d’autre part la cause environnementale. Moi aussi, je leur préfère l’information, et ce, m^me si cela devient plus complexe.

      Quand la Chine fait main basse sur le marché mondial du lithium
      Par Manon Quérouil-Bruneel – Publié le 07/08/2019 à 15h26 – Mis à jour le 07/08/2019
      « L’empire du Milieu a soif de lithium. Pour s’assurer sa place de leader mondial de la fabrication de batteries et de voitures électriques, Pékin investit dans des mines à l’étranger. »
      https://www.geo.fr/environnement/quand-la-chine-fait-main-basse-sur-le-marche-mondial-du-lithium-196911

      La plus grande réserve naturelle d’Afrique menacée par un projet d’exploitation pétrolière
      Par Emeline Férard – Publié le 05/08/2019 à 14h54 – Mis à jour le 08/08/2019
      « En 2012, le Niger a donné naissance à la plus grande réserve naturelle terrestre d’Afrique : la réserve naturelle de Termit et Tin Toumma. Sept ans plus tard, le pays a décidé de modifier ses frontières pour permettre le développement d’un projet chinois d’exploitation pétrolière. »
      https://www.geo.fr/environnement/la-plus-grande-reserve-naturelle-dafrique-menacee-par-un-projet-dexploitation-petroliere-196887

  8. Chères toutes, cher tous,

    Bien sur et toujours la rationalité.

    Il n’empêche qu’elle a quelque chose de « marial » et/ou de la « Joconde ».

    C’est aussi que chez les personnes autistes il semble que le mensonge semble presque impossible, ce qui rajoute à la pureté.

    Dans le cas de Greta la personne me semble être pour beaucoup dans la force du message.

    Tout sert à transformer nos représentation il y a encore quelques années d’un monde sans limite et aujourd’hui d’un monde limité.

    La force du récit est une des pierres angulaires de la transformation et j’ose dire pour le plus grand nombre qui n’a pas accès à la complexité à différentié macro et micro.

    Rappelez vous la parabole de des aveugles qui touchent chacun une partie d’un éléphant :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Anekantavada

    celui qui touche la patte dit que c’est un arbre

    celui qui touche la trompe dit que c’est un serpent

    celui qui touche l’oreille dit que c’est un éventail

    Bon c’est peut être pas tout a fait exact de mémoires.

    Juste pour dire que le récit pourrait être une des parties de l’éléphant et pourrait traduire la complexité du réchauffement pour celles et ceux qui n’ont pas accès à la rationalité et bien d’autres choses, donc fort dépendant des affetcs.

    Voilà rien ne s’oppose mais tout s’appose n’est il pas !!!

    Autrement dit deux briques lancer l’une contre l’autre comme des certitudes axiomatiques se brisent, alors que deux briques apposer l’une à l’autre permette la construction (mur) d’une maison.

    1. « Rappelez vous la parabole de des aveugles qui touchent chacun une partie d’un éléphant :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Anekantavada

      celui qui touche la patte dit que c’est un arbre

      celui qui touche la trompe dit que c’est un serpent

      celui qui touche l’oreille dit que c’est un éventail

      Bon c’est peut être pas tout a fait exact de mémoires.

      Juste pour dire que le récit pourrait être une des parties de l’éléphant et pourrait traduire la complexité du réchauffement pour celles et ceux qui n’ont pas accès à la rationalité et bien d’autres choses, donc fort dépendant des affetcs. »

      Bien sûr, sauf si l’éléphant est sauvage…
      Mais, faites la même expérience avec un NAJA : vous êtes mort, accessoirement, bien sûr…
      En mode pause ?

    2. « La force du récit est une des pierres angulaires de la transformation et j’ose dire pour le plus grand nombre qui n’a pas accès à la complexité à différentié macro et micro. »

      Soyez rassurés, votre message a bien été entendu.
      Ils ont raison, tout est bon dans le cochon, miam, miam, miam.

      « Bernadette Soubirous » : le pari audacieux d’une comédie musicale à Lourdes
      Pas moins de 11 millions d’euros ont été investis pour créer ce spectacle en résidence à Lourdes. Il fait le plein à l’occasion du pèlerinage du 15 août, et a déjà vendu 42.000 billets depuis son démarrage le 1 er juillet.

      « Le pèlerinage national de Lourdes draine chaque été 8.000 pèlerins du 11 au 16 août dans la petite cité des Hautes-Pyrénées où Bernadette Soubirous vit apparaître la Vierge en 1858 : une aubaine pour la comédie musicale consacrée à ce miracle qui ne désemplit pas depuis son lancement le 1er juillet. Déjà 42.000 billets ont été commercialisés.

      Rien n’a été laissé au hasard pour accueillir tous les publics : des travaux réalisés à l’Espace Robert Hossein pour en faire une vraie salle de spectacles avec des gradins pour 1.400 personnes et la possibilité d’accueillir jusqu’à 130 personnes en fauteuil roulant ou dans des lits médicalisés… »
      https://www.lesechos.fr/industrie-services/services-conseils/bernadette-soubirous-le-pari-audacieux-dune-comedie-musicale-a-lourdes-1124476

  9. Bonjour,

    une seule petite question : Pourquoi est-il des ‘gens’ dont vous (comme beaucoup d’autres) aimez à parler de leur vivant ( Ex. Greta) et d’autres dont vous aimez (à en parler) une fois décédés ( Ex. Mocky) ?

    Merci

    1. P.S. Quand ils sont vivants on dit « une critique » ou « un éloge », quand ils sont morts on dit « un hommage ».

      Exemples :

      – Je fais l’éloge de Greta Thunberg et la critique de Laurent Alexandre
      – Je rends hommage à Jean-Pierre Mocky

      1. C’est ironique je suppose ?
        La question était alors plutôt : ‘ pourquoi ne pas avoir fait l’éloge (la critique semblant moins probable, à vous entendre. Mais pourquoi pas après tout ?) de Mocky lorsqu’il était encore vivant ? ‘

        De ce que j’entends dans vos propos :
        – Si Greta venait à décéder, je suppose que vous continueriez à en faire relativement longtemps l’éloge.
        – Si Laurent Alexandre venait à décéder, vous n’en feriez point la critique après sa mort.

        Alors :

        1 : Pourquoi ?
        2 : N’a t-on donc pas le droit de se tromper dans la vie, sans risquer de se couper de l’autre ?
        3 : Sur quelles bases peut-on dire que quelqu’un a raison ? Ce qui n’est pas dans la démarche scientifique ( cf : statistiques) puisque la science, selon la discipline, lorsqu’elle ne fait pas partie de la pure farce, la science ne fait que remettre en question ce qu’elle connaît au fur et à mesure de ses découvertes. Quand elle n’avoue pas purement s’être trompé ( au fur et à mesure, toujours pareil…)
        4 : Que pensez vous des statistiques qui montrent que, tout expert en quoi que ce soit, au cours de ces cinquante dernières années dirons nous, n’ait pu faire autre que se tromper dans ses pronostics ?

        Merci

      2. donneur de leçons \dɔ.nœʁ də lə.sɔ̃\ masculin (équivalent féminin : donneuse de leçons) singulier et pluriel identiques

        1. Homme qui a la manie de vouloir réformer ou corriger les autres.
          • À faire plus mitterrandiste que Mitterrand, par peur d’être hors du coup. Les plus acharnés mitterrandistes, aujourd’hui, sont bien sûr les ralliés de la onzième heure. Les donneurs de leçons abondent, ces temps-ci. — (Guy Hocquenghem, « Contents et forcés », Libération du 29 mai 1981 , en recueil dans Un journal de rêve : Articles de presse (1970-1987), Éditions Gallimard, 2017)
          • Pauquet a déjà eu l’occasion d’en entendre, des donneurs de leçons, il y en a à tous les coins de rues, même dans le quartier populaire du quatorzième qu’il habite.— (François Caradec, Le doigt coupé de la rue du Bison, Fayard, 2008, page 137)
          • Il n’élude pas ce que fut la colonisation et ne veut surtout pas se poser en donneur de leçons. — (Marc Semo, « A Erevan, Macron plaide pour une francophonie de « reconquête » », Le Monde. Mis en ligne le 11 octobre 2018)

      3. P.S. J’ai encore neuf compte-rendus de films de Mocky programmés. Trois autres films précommandés dans une ré-édition à paraître en octobre. Vous allez être drôlement malheureux !

      4. Privé de réponse suis-je ? Ça ne s’appellerait pas ‘donneur de leçons 1/2 ‘ ce type de clouage de bec ?^^

        Selon Marx : tout ce qui est interdit à discuter s’inscrit dans le ‘vrai vrai’

        Selon Freud : … à deux ou trois choses et sans importance, dans la vie, on ne fait jamais que de parler de soi-même. Y compris et/ou surtout à travers les autres.

        A bon entendeur, salut…

        https://youtu.be/DnpN0nAOuL0

      5. P.S. Je ne faisais que poser des questions, des ‘vrai-vrai’ (??) questions. Car l’âme humaine m’interresse vraiment autrement que par le simple prisme des statistiques.
        Maintenant, vous avez pris ça pour des attaques personnelles, j’en suis…euh… comment dire ?…

      6. Je vous dis « Je rends hommage » à Mocky. Vous me dites : « Non ! Vous auriez dû faire son éloge de son vivant ! »

        Ce n’est pas juste une question de goûts et de couleurs : vous ne comprenez pas qu’un éloge et un hommage, ce n’est pas la même chose ? qu’avec un hommage, je le prolonge ? que je le maintiens vivant après sa mort, en répétant après lui ce qu’il ne peut plus dire, et qu’il n’arrivait plus à dire, parce qu’on avait cessé de l’écouter. Comme Serrault qu’on ne voulait plus voir, avec son visage que la maladie déformait.

        Ce qui m’irrite avec vous, c’est que ce que je dis là, tout le monde l’avait compris avant que je l’écrive maintenant ici, sauf vous, le « donneur de leçons ».

    1. « Récession économique en vue. Bonne nouvelle pour la planète ? » Nous dit demande Scapatria.

      J’aurai tendance à dire que non, une récession n’est pas une décroissance volontaire motivée par une réorientation de nos sociétés et de nos besoins/envies/objectifs/motivations, mais une simple panne, momentanée, dans la machine à produire/distribuer qui va donc pour se relancer puiser encore plus vertement dans le stock initial « gratuit ». La pire des choses quoi, on le voit bien en ce moment partout, c’est parti de plus belle pour faire sauter tous les verrous à l’exploitation des ressources. The winner take all ! (et fait game over). Après plus d’insert coins, mais c’est insère toi un doigt si tu peux encore…

  10. Chères toutes, cher tous,

    Le récit de Greta est de l’ordre de « La révélation ».

    Oh fait milles excuses pour les fautes d’orthographes et/ou de grammaire et/ou de clavier.
    J’aurais pu en éviter mais je ne relisais jamais la copie.

    Revenons à Greta, ma chère Greta, dear Greta, caro Greta,

    Après le coté « Marial » j’ai le sentiment qu’il y a quelque chose de l’ordre de la révélation.
    « En outre, tout autant qu’un nouveau concept de révélation, c’est un nouveau concept de raison que Ricœur cherche ici à conquérir: une raison qui se sait interpellée par quelque chose de plus originaire qu’elle-même. Plus précisément, l’étude se donne pour but de récuser le divorce traditionnellement admis entre les «vérités révélées» et les «vérités de raison». (…)
    Il « Paul Ricoeur » tend, à la fois, à montrer que la révélation n’est pas si irrationnelle qu’on le croit souvent, qu’elle ne requiert aucun sacrificium intellectus, et à établir que la raison n’est pas si indépendante non plus qu’on le pense habituellement, dans la mesure où elle répond à un témoignage qui la précède toujours déjà. in Ricœur et la question de la révélation parGilles Marmasse

    Tout cela pour nous introduire dans l’idée que « la révélation est essentiellement fragmentaire et d’une crédibilité qui n’est jamais entièrement établie ».

    Et on voit bien comment les climatosceptiques peuvent s’insinuer dans notre inconscient et nos possibles compréhensions.

    Les modifications (l’entropie) que l’homme apporte à notre environnement est où pourrait être vécu comme de l’ordre de la révélation et par ce fait comme une possible compréhension du phénomène (qu’on aime où pas, c’est selon).

    Ainsi il n’y aurait pas de certitude, la certitude s’opposant au doute de toute éthique scientifique.

    Alors comment pouvons nous, comment Greta peut elle revendiquer une vérité vrai ?

    C’est par le récit par l’histoire qu’elle nous raconte qu’elle insuffle son influance :
    « L’œuvre littéraire, en effet, assure une opération qui se distingue de l’opération descriptive du langage ordinaire et du discours scientifique. Elle n’augmente pas notre connaissance des objets, mais nous restitue à un rapport aux choses distinct du rapport utilitaire usuel. La fiction décrit notre appartenance au monde d’une manière inédite. »

    Ainsi comme être sensible où acteur, les hommes dans leur globalité participent à la transformation de leur environement et sont de fait et de toute façon transformé.
    Je suis de toute manière exposé au phénomène et transformé que je m’approprie les conséquences ou que je les rejette.
    « Enfin, l’idée de l’appropriation renvoie à la manière dont je m’expose au texte et suis transformé par lui. Cette idée est le pendant de celle du monde du texte. Pour Ricœur, le sujet ne s’objective que s’il choisit ses possibles par le détour de la fiction. Il n’est authentiquement un moi tel que s’il se réfléchit en faisant l’épreuve du texte.  »

    Alors se laisser aller à la révélation dont la messagère Greta la petite sirène (Suedoise) nous demande de croire et d’agir pour que cela nous transforme :
    « Par ailleurs, le discours biblique (dans ce cas à lire comme le récit de Greta) opère en tant que tel une transformation de la conscience que nous avons de nous-mêmes. En effet, l’idée de révélation porte atteinte au préjugé de l’autonomie radicale du sujet pensant. Elle montre que nous existons parce que nous sommes saisis par des événements que nous n’anticipons pas. Mais c’est justement pour cette raison que la rencontre de l’absolu est possible. C’est parce que nous ne sommes pas les créateurs de nos représentations que nous pouvons rencontrer un divin qui précède et excède notre conscience. »
    Comment entendre la question du divin ? A chacun sa réponse ?
    Mais ce serait toujours selon Gilles Marmasse :  » Parce que nous ne constituons pas la totalité de notre expérience, nous ne fabriquons pas non plus un Dieu à notre image. En même temps, puisque tout témoignage s’expose à la critique, l’idée de révélation nous révèle qu’il n’y a pas d’intuition unitive, pas de savoir absolu. Ainsi est-il montré que la conscience de la vérité ne peut prendre que la forme de la critique et de l’auto-critique. »

    Ainsi le récit « universel » que déploi Greta est de l’ordre de la « révélation ».

    Il nous révèle à nous même notre finitude et par la même notre humanité.

    Pour celles et ceux qui veulent lire le texte entie dont je me suis inspiré :
    Le texte .Ricœur et la question de la révélation par Gilles Marmasse est à lire par le lien suivant :
    https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00785582/document

    Et toujours avec mon entière tendresse, Pierre d ela tribu des Queralt’s.

  11. Greta se rend à l’ONU à NY en bateau « zéro carbone » :

    http://www.leparisien.fr/video/greta-thunberg-va-traverser-l-atlantique-a-bord-d-un-voilier-zero-carbone-14-08-2019-8133387.php

    Outre le fait que des dizaines de journalistes étrangers sont venus assistés à son départ de Portsmouth, et n’y seraient pas venu sans ça, il semble qu’une équipe de 5 skippers partent aussi en même temps en avion pour ramener ensuite le bateau en GB.

    https://www.7sur7.be/ecologie/le-voyage-de-greta-thunberg-pollue-t-il-vraiment-moins-l-equipage-fait-l-aller-retour-en-avion~a0829195/?referrer=https://www.google.com/

    On marche décidément sur la tête… Il aurait été plus judicieux, en l’état actuelle des choses, rationnellement parlant, de partir tranquillement directement en avion à Greta et son père.

    C’est là qu’on sait que tout ceci est voué à un échec lamentable et retentissant.

    Je me demande personnellement si, au lieu de faire sauter une journée une journée d’école, une grève de la faim organisée sur les réseaux sociaux et massive au niveau planétaire, de jeunes et moins jeunes, n’aurait pas plus d’impact dans les consciences.

    Alors prêt à mourir pacifiquement pour stopper l’influence humaine sur le changement climatique ?

    1. @ CloClo, il est vraiment minable votre commentaire.
      Je vous le dis sans détour car vous faites souvent de bons commentaires. Je crois que trop commenter nuit à la pensée….

      1. Je commente statistiquement moins que toi par exemple, mais dis moi en quoi il est minable exactement ?

        Parce que je critique les choix de Greta rationnellement ou bien parce que je me demande si une autre forme d’action est envisageable, comme une grève de la faim ?

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