4 réflexions sur « L’intelligence artificielle : bénédiction ou malédiction ? »

  1. Ci-dessous un message envoyé à Paul, auquel il a réagi par un  » Ah ! Ça me rassure !  » et l’ouverture des commentaires sous la vidéo tant le sujet semble important. Je me devais donc de le recopier ici.

    C’est un peu vexant de vous entendre dire que en sortant à Picadilly Circus des caméras enregistrent le mouvement des yeux des consommateurs pour analyser et comprendre ce qui les intéresse. Comme si en France, nous étions en retard… En fait ça existe dans Paris depuis longtemps.

    Vous prenez le métro de temps en temps, n’est ce pas ? Alors vous avez déjà vu/regardé les grands afficheurs de pubs Samsung à cristaux liquides en mode portrait qui sont installés un peu partout. Regardez en haut de l’écran : il y a deux caméras qui repèrent les mouvements des yeux des passants (il en faut 2 pour la triangulation). Ces écrans sont installés depuis plusieurs années, peut-être 5 à 8 ans. Peu de temps après leur installation cette information avait été rendue publique, mais sous contrainte, quelqu’un avait dû s’apercevoir de la présence des caméras. Je crois que l’opérateur (Samsung ?) avait déclaré que ces caméras seraient désactivées. Mais ça n’a intéressé personne. Je suppose qu’elles ont été remise en route rapidement. Résultat: souvent, au lieu de regarder la pub qui défile, je regarde les caméras. Mais ces derniers temps, je n’y pensais plus. Merci pour le rappel!

    Mais tout ça pour conclure : nous, les Français, ne sommes pas du tout en retard par rapport à ces insulaires de Brits, ouf !

  2. J’ai visité cet été une expo « Uncanny Valley », Biennale for Change. J’avais l’occasion de discuter de manière extensive et approfondie avec des chercheurs en IA (c’était très intéressant), ainsi que avec des psychologes. « Uncanny Valley » reprend la notion « uncanny » (« Das Unheimliche »), terme employé par Sigmund Freud. Le spécialiste de la robotique japonais Masahiro a crée des robots qui ressemblent terriblement aux humains – cela peut paraître terrifiant aux âmes sensibles. « Das Unheimliche » désigne la peur face à l’étrangeté des phémonènes inconnus que l’on ne maîtrise pas ou que l’on ne peut maîtriser. En effet, quand on spécule sur les possibilités d’application de l’IA, un individu sensible peut éprouver en sentiment d’inquiétude; tout dépendra quelles mains se serviront de cette nouvelle technique.

    1. « « Das Unheimliche » désigne la peur face à l’étrangeté des phémonènes inconnus que l’on ne maîtrise pas ou que l’on ne peut maîtriser. »

      Permettez l’application de cette phrase, non à l’IA, mais à une Intelligence extra-terrestre:
      la peur face à… porte déjà un nom: la « cosmotrouille ».
      On s’en sort très bien, temporairement, en bottant en touche, par un ricanement et/ou une moquerie, voire une argutie scientifique.
      Peut-être se prive-t-on ainsi, d’une « bénédiction » ? inconfortable…

  3. « Elle est là, mais on ne la voit pas, parce qu’elle disparaît au fur et à mesure » fait penser à la définition du mathématicien Laurent Schwartz : « le concret, c’est de l’abstrait auquel on s’est habitué ».

    Mais, si une telle évolution, dans le domaine intellectuel des mathématiques, est inoffensive, ce n’est pas le cas dans la vie réelle : en s’habituant à l’IA, nous en devenant chaque jour un peu plus ses esclaves. Nous devrions de toutes nos forces résister à cet esclavage. La manière Amish de résister n’est sans doute pas la meilleure mais au moins elle prouve que la résistance est possible.

    Être les esclaves de nos propres inventions, quel avenir désespérant est-ce là !?!…

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