Le coût économique du Brexit

Ouvert aux commentaires.

Depuis juin 2016, date du réferendum britannique, je donne comme explication de l’impossibilité pratique du Brexit :

  • son coût économique faramineux
  • le retour probable de la guerre civile en Irlande du Nord

Une étude de la KUL (Katholieke Universiteit te Leuven), Sector-Level Analysis of the Impact of Brexit on the EU-28, chiffre ces coûts :

Un Brexit négocié implique pour l’UE-27, une perte de 0,38 % de son PIB, de l’ordre de 2,5 milliards d’euros et 280.000 emplois perdus. Pour le Royaume-Uni, une perte de 1,2 % du PIB et d’environ 140.000 emplois.

Un Brexit sans accord implique pour l’UE-27, une perte de 1,54% de son PIB et de 1.200.000 emplois. Et pour le Royaume-Uni, une perte de 4,4 % de son PIB et d’environ 525.000 emplois.

La menace s’éloigne heureusement 😀 .

Mise à jour, le 6/9 à 18h : Les Lords approuvent la proposition de loi prohibant un Brexit sans accord. 

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57 réflexions sur « Le coût économique du Brexit »

  1. Je ne pense pas que le coût d’une décision politique ni ses conséquences négatives rendent moindrement impossible que cette décision soit appliquée. Pour que le contraire soit vrai, il faudrait que les décideurs – qui incluent évidemment les peuples – aient comme règle de décision unique toujours et partout l’intérêt économique. Ce qui me paraît clairement faux.

    De mon point de vue, le politique l’emporte sur l’économique, pas nécessairement en permanence ni même le plus souvent, mais lorsque l’un entre en conflit avec l’autre. Ou pour le dire autrement, les motivations les plus fortes ne sont pas économiques, ni pour les individus ni pour les collectifs.

    Quant à la situation présente, je ne pense pas que la possibilité d’une sortie sans accord le 31 octobre se soit beaucoup éloignée. La séquence de cette semaine semble empêcher Johnson de forcer la décision en ne demandant pas de prolongation du délai au Conseil européen des 17-18 octobre oui, il semble bien qu’une telle demande sera effectivement présentée. Mais cela ne garantit aucunement que le « No Deal » sera évité. La question sera dans les mains du Conseil européen, lequel prendra sa décision… en fonction de facteurs politiques plus qu’économiques.

    Lors du prochain Conseil européen les 17-18 octobre
    – Les 27 n’auront aucune proposition constructive du premier ministre britannique,
    – Naturellement aucune signature de l’accord de sortie par le parlement – ce qui était pourtant l’objectif des six mois de délai accordés en avril, au sujet desquels Donald Tusk avait prévenu « S’il vous plaît, ne gâchez pas ce temps »
    – Si Johnson obéit à la loi Benn passée cette semaine, ils recevront une demande pour 3 mois supplémentaires – sachant que le parlement a déjà prévu dans la loi les reports d’après
    – Ceci sans aucun plan, aucune idée constructive pour la suite, ni de la part des pro-Brexit ni de la part des pro-Remain, sinon une « renégociation » de l’accord de sortie
    – Ni sans aucun « événement démocratique » ni en cours ni planifié… alors qu’un tel « événement » était précisément le seul cas où le gouvernement français notamment disait ne pas d’emblée refuser d’envisager une prolongation

    Tel que je vois la situation, la probabilité de refus de la prolongation par le Conseil est nettement supérieure à 50%.

    Ou dans le meilleur des cas ils pourraient suivre une stratégie semblable à celle que Macron proposait en avril : n’accorder qu’un délai très court, de l’ordre d’un mois, mettant le parlement britannique devant l’obligation de choisir hic et nunc entre deux options seulement la ratification de l’accord de sortie existant ou la sortie sans accord.

    Je recommande le résumé « Comment l’Europe voit la fin de partie Brexit » sur le site du Financial Times https://www.ft.com/content/110207f2-cea2-11e9-b018-ca4456540ea6

    « Comment les décideurs européens voient-ils Brexit maintenant ? J’ai posé la question à des politiciens, des diplomates et des groupes d’entreprises de toute l’UE et je les ai trouvés remarquablement unis autour d’une position ferme envers la Grande-Bretagne.

    Ils ne cèderont pas aux demandes de Boris Johnson de renégocier un accord, mais ils ne veulent pas non plus que les forces anti-no-deal britanniques retardent Brexit.

    Très peu d’Européens sont encore ouverts à l’idée que le Royaume-Uni reste dans l’UE et la plupart craignent un second référendum britannique potentiel. Voici mes conclusions :

    ===> Les décideurs européens ont perdu patience à l’égard de la Grande-Bretagne et veulent qu’elle s’en aille – rapidement. Anne Mulder, rapporteur du parlement néerlandais sur Brexit, parle au nom de beaucoup : « Nous pensions que les Britanniques étaient des pragmatiques rationnels. Eh bien, ils ne le sont pas. »

    Pendant des années, Angela Merkel et beaucoup d’autres à Bruxelles ont espéré que la Grande-Bretagne finirait par abandonner Brexit. En mars, Donald Tusk, président du Conseil européen, a plaidé en faveur de l’octroi d’une longue prolongation au Royaume-Uni, déclarant que l’Europe ne devrait pas trahir « la majorité croissante de la population[britannique] qui veut rester ». Ce point de vue a perdu la faveur à Bruxelles.

    Les Européens se méfient de Johnson, mais ils désespèrent aussi du dirigeant travailliste Jeremy Corbyn, qui donne la priorité à Downing Street plutôt qu’à l’élaboration d’une politique Brexit sensée, et ils sont sur le point d’abandonner les restes des querelles de la Grande-Bretagne. Même si Remain remportait un second référendum, les Brexiters deviendraient un cheval de Troie au sein de l’UE.

    ===> Mais les Européens continueront à avoir l’air amicaux et ouverts aux négociations. Ils ne veulent pas humilier la Grande-Bretagne « fière », ni être blâmés pour la douleur que Brexit inflige. Ils espèrent maintenir des liens étroits en matière de sécurité après Brexit (mais ils craignent qu’un Royaume-Uni plus pauvre avec une livre sterling en chute libre ne réduise davantage les dépenses militaires).

    ===> Sur le terrain en Europe, le Brexit est déjà en cours. Les gouvernements européens remplacent le Royaume-Uni par de nouvelles alliances, notamment la Ligue hanséatique des pays du Nord.

    De nombreuses entreprises agissent de la même façon : La Rhénanie-du-Nord-Westphalie, une région allemande qui commerce intensivement avec la Grande-Bretagne, a été soulagée d’apprendre que certaines entreprises européennes ont anticipé Brexit en passant des fournisseurs britanniques aux fournisseurs allemands. La Grande-Bretagne devient le problème d’hier.

    Mais que se passerait-il si Johnson, le favori des bookmakers lors d’une élection, gagnait la lutte pour le pouvoir britannique ?

    ===> Les Européens préféreraient avoir un Brexit sans accord plutôt que d’accepter les demandes de Johnson pour qu’ils abandonnent le « backstop » irlandais prévu. L’UE et le gouvernement britannique continuent de commettre la même erreur l’un envers l’autre, note Douglas Webber de l’école de commerce Insead, auteur de European Disintegration ? (2016) : chaque partie pense que l’autre va s’effondrer pour éviter un Brexit économiquement dommageable sans transaction.

    En fait, selon M. Webber, les deux parties considèrent l’économie à court terme comme secondaire. Le gouvernement Johnson accorde la priorité à la réalisation de Brexit. Les Européens donnent la priorité à la préservation des règles du marché unique et à la position de l’Irlande.

    ===> Le soutien de l’UE à l’Irlande – le pays qui insiste sur le filet de sécurité parce qu’il craint une reprise du conflit à sa frontière – n’est pas négociable en raison de la mission essentielle de l’UE. L’UE se considère comme un projet de paix et comme un club composé essentiellement de petits États qui recherchent la force en nombre – deux points que même la plupart des Britanniques qui restent à l’écart.

    Deux tiers de l’UE27 comptent 10 millions d’habitants ou moins. Seuls, ces États pourraient être intimidés : Le Danemark par Donald Trump sur le Groenland, les pays baltes par la Russie, tous par la Chine. L’UE doit maintenant être perçue comme protégeant la petite Irlande. « Il ne s’agit pas de l’Irlande, d’une certaine manière », déclare Noelle O’Connell, directrice exécutive du Mouvement Européen Irlande, une organisation indépendante à but non lucratif.

    ===> Les grandes entreprises européennes ne font pas pression contre la sortie sans accord. Les entreprises de l’UE ont eu trois ans pour se préparer. Et la dernière chose qu’ils veulent, c’est que Johnson transforme la Grande-Bretagne en une zone commerciale à faible réglementation qui leur fait obstacle. Si les entreprises britanniques ne suivent pas les règles européennes, leurs concurrents européens veulent qu’elles sortent du marché unique.

    ===> Les Européens ne prévoient que des dommages économiques modérés en l’absence d’accord. Aucun accord ne coûterait aux citoyens de l’UE27 40 milliards d’euros de revenus par an, estime la Bertelsmann Stiftung, une fondation indépendante. En moyenne, cela représente un montant raisonnable de 90 € par personne. Seule l’Irlande s’attend à une agonie à court terme, et c’est le pays qui s’oppose le plus fermement à la renégociation.

    De nombreuses économies d’Europe du Sud et de l’Est ne remarqueraient presque rien. Ces pays ne consacrent guère plus de temps à Brexit que les décideurs politiques britanniques n’en consacrent à la crise politique de l’Italie.

    La plupart des dirigeants européens (en particulier le président français Emmanuel Macron) veulent que la Grande-Bretagne souffre de Brexit, non pas parce qu’ils sont anti-Britanniques, mais parce qu’ils sont pour eux-mêmes. Si, en un an, Johnson pouvait dire : « Nous avons réussi Brexit », cela encouragerait les Leavers de toute l’Europe.

    Aucun gouvernement européen – pas même la Hongrie – ne le souhaite. Quelle que soit leur rhétorique, ils sont tous désormais objectivement favorables à l’UE en ce sens qu’ils veulent rester.

    ===> Bruxelles s’attend à ce que la Grande-Bretagne rouvre les négociations dans la semaine qui suivra la sortie sans accord. Dans les premiers jours, l’UE permettrait à la frontière irlandaise de rester poreuse, mais les ports continentaux contrôleraient déjà les marchandises, causant des retards et des pénuries en Grande-Bretagne. Bruxelles n’accorderait pas de corrections à plus long terme jusqu’à ce que Londres accepte d’honorer le filet de sécurité, de payer sa facture de sortie de 39 milliards de livres et de garantir les droits des citoyens européens en Grande-Bretagne.

    Mais le risque est que d’ici là, Johnson aura gagné une élection avec un parti dur-Brexit. S’il blâme l’Europe, refuse de payer et fantasme de faire entrer la Grande-Bretagne dans la zone de faible réglementation des États-Unis grâce à un accord commercial avec Trump, l’absence d’accord pourrait former des métastases »

  2. La Chambre des Lords a adopté, vendredi 6 septembre, une loi qui oblige le premier ministre britannique Boris Johnson à demander à Bruxelles un nouveau report du Brexit, prévu le 31 octobre, en cas d’échec à obtenir un accord de sortie avant le 19 octobre. Ce texte bloque ainsi de fait la possibilité d’un « no-deal ». Il s’agit d’une nouvelle défaite au terme d’une semaine infernale pour le premier ministre britannique, qui a affirmé jeudi qu’il préférait « être mort dans un fossé » plutôt que de formuler une telle demande à l’Union européenne.

    Cette législation doit entrer en vigueur dès lundi après approbation de la reine Elizabeth II.
    Dans le luc lulu !

  3. Le point de vue de l’ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981) sur le Brexit https://youtu.be/REa-7Db6KkA

    L’entretien date de 2018.

    1:18 : « Les Britanniques ont toujours eu historiquement un certain dédain pour l’Europe. Ils considèrent que c’est un continent désordonné, qui ne respecte pas les règles, sur la parole duquel on ne peut pas toujours compter, ainsi de suite… Ils considèrent que l’Europe, c’est une zone – parlons franchement – inférieure, d’infériorité. »

    2:34. « Il ne faut pas prolonger le désordre. Le désordre, ça suffit. Ils avaient deux ans pour travailler, les deux ans se terminent, on s’en va. »

  4. Perso je me moque pas mal de jhonson du brexit et de trump , je suis quand même curieux d’observer vos réactions si ce brexit a lieu et si trump et réélu à l’occase 🙂

    1. « Perso je me moque pas mal de jhonson du brexit et de trump »

      Cela montre à quel point vous êtes déconnecté du sort du genre humain. Je ne suis pas sûr qu’il s’agisse de quelque chose dont vous devriez vous vanter : pensez à l’opinion de vos proches, qui pourraient être plus soucieux que vous de la survie de notre espèce.

      1. Je ne pense pas que le sort final de la question du Brexit soit si important à l’échelle du genre humain. Les chiffres même de l’étude que vous citez le montrent. Il reste le scénario d’un effondrement financier déclenché par un Brexit sans accord oui, mais n’est ce pas un scénario marginal ?

        La politique de Trump, c’est un tout autre morceau, clairement. Je pense surtout à deux choses :
        – Le risque que l’étranglement de l’économie iranienne qu’il a décidé ne débouche sur une grande guerre autour du détroit d’Ormuz, d’où récession mondiale et risque sérieux d’effondrement financier
        – Le non-renouvellement du traité New Start d’ici 2021, malgré que la Russie le propose, d’où pour la première fois depuis cinquante ans une absence totale de tout traité de limitation des armes nucléaires

  5. Pour l’instant tout continue ( les dividendes continuent de couler à flots, les dirigeants peuvent maintenir leur train de vie, la croissance mondiale est toujours là etc…) et il semble encore un peu tôt pour qu’un pays décide d’enclencher ( à moins d’être maso ?) un début d’apocalypse ( apocalypse sans royaume selon Gunthers Anders ).
    Nous disposons donc encore de temps pour aller dans la bonne direction afin d’éviter un effondrement global et j’ai bien l’impression que le coût du Brexit associé au risque de guerre civile va finalement faire renoncer les Anglais à sortir de l’Union européenne.
    On verra bien d’ici le 31 octobre :]

    1. Le brexit, c’est comme Nessie du Loch Ness, tout le monde en parle, mais personne ne les a encore vu.

      « Après une longue étude, dont les résultats ont été dévoilés jeudi, un scientifique néo-zélandais vient conforter l’idée que Nessie était probablement une anguille géante.
      Ce n’est pas un requin, pas davantage un poisson-chat ou un esturgeon géant. Et si l’insaisissable monstre du Loch Ness était… une anguille géante ?  »
      https://www.parismatch.com/Actu/Insolite/Et-si-le-monstre-du-Loch-Ness-etait-une-anguille-1645538

      Affaire à suivre…

  6. Le Brexit n’est que malentendus de toutes parts :

    Les gens, en général la classe plutôt pauvre, ont voté Brexit parce qu’ils ne veulent plus d’immigrés chez eux. En Angleterre ce sont des Polonais bien Catho… ça n’empêche que c’est le mouvement général dans toute l’Europe, la religion qui est prise comme cause principale n’est qu’un prétexte, la preuve.

    Les discussions avec l’UE se font sur l’Irlande qui pose un réel problème pour… l’Angleterre en particulier, et l’Irlande du Nord aussi, of course, et j’avoue que je ne vois pas trop de solution concernant cette frontière… p’t la vraie raison de l’entêtement de l’UE qui trouve qu’elle a assez discuté comme ça sur la question ne voyant pas d’accord possible (en fait moi non plus)

    Les gens de droite au pouvoir ont en projet avec le Brexit de diminuer les droits sociaux au max (déjà commencé)… en défaveur de la majorité qui a voté pour. C’est la vraie raison qui fait que Corbyn est contre…
    Trump se réjouissait de la sortie de l’UE : chic un marché de plus pour moi, il doit commencer à s’impatienter, surtout en voyant la bourse descendre à l’annonce de la sortie et hop remonter aussitôt une non sortie en vue.

    quel bordel général…

    et pendant ce temps les citoyens britanniques se demandent à quelle sauce ils vont être mangé, dont ceux qui vivent en France (par choix), ou les French qui vivaient en GB (la plupart sont partis, ils doivent se demander pourquoi ces temps ci).

    sans doute ce n’est qu’un mince aspect de tous les em… de tous les côtés que vivent tout le monde depuis 2016 ça commence à faire un bail.

  7. L’UE s’apparente de plus en plus à une secte que ses membres ne peuvent pas quitter sans un effort surhumain sur eux-mêmes ni prendre le risque d’en être sévèrement punis, et qui préfère le suicide à la remise en causes de ses propres certitudes et mensonges.

    1. L’UE n’est pas une secte, c’est avant tout une structure légale supranationale. C’est la conséquence du choix de la méthode Monnet à base supranationale et mécanisme de cliquet de préférence à la méthode intergouvernementale par exemple le plan Fouchet à l’époque de De Gaulle.

      Cela signifie entre autres choses que les gouvernements européens sont loin d’avoir une liberté pleine et entière de négocier des accords : la structure institutionnelle et légale s’impose à eux aussi.

      D’où d’une part une force plus grande de l’UE dans les négociations internationales notamment commerciales : c’est un éléphant qui marche sans pouvoir vraiment faire attention à où il va ni s’adapter si bien, il vaut donc mieux s’écarter de son chemin.

      D’autre part une plus grande fragilité sur le long terme, car la clé de la survie pour les organisations comme pour les organismes c’est d’abord la souplesse, et l’UE en manque cruellement.

      Sa force est celle du chêne de la fable, et comme le chêne sa survie est moins assurée que celle du roseau… si les tempêtes continuent d’augmenter en intensité.

      1. « D’autre part une plus grande fragilité sur le long terme, car la clé de la survie pour les organisations comme pour les organismes c’est d’abord la souplesse, et l’UE en manque cruellement. »

        Entre autres, et d’ouverture….

  8. J’ai une pensée pour un petit gars entrain de pêché en ce moment dans un lac perdu dans les brumes au fin fond du « Lake District » en Angleterre…..un certains David Cameron…..Le pauvre, il doit la regretter sa connerie du référendum…

  9. Ce qui, vu de France, parait un désordre insupportable, est en fait une base de démocratie tout à fait différente… et de fait plus démocratique que nous.

    Chez nous UN mec (jusqu’à ce jour nous n’avons pas encore vu une femme à ce poste) décide : le Président qui décide pour tous. Les Français sont bizarres car à la fois ils adorent ce système, à la fois ils se fatiguent en quelques mois de celui qu’ils ont élu à ce poste (même si c’est par défaut, c’est un fait, par ex. je me suis abstenue au 2ème tour pour moi c’était bonnet blanc / blanc bonnet, et pas question de voter pour un néolibéral)

    En GB c’est bien plus démocratique : tout se passe dans et par le Parlement (dont fait partie la Reine), la.e chef.e du moment est sorti de la majorité élue par le Peuple, et les changements de Chef.e se font par élection interne et peut changer à tout moment… pas notre Président élu pour immobilité de 5 ans.

    Bizarre en fait le régime le plus royaliste n’est pas celui qui apparait l’être.

    1. au fait en Italie qui nous parait aussi en grand désordre permanent, c’est comme en GB… ce qui a parmi que le faf en place est sorti… pour le moment.

  10. Votre analyse de la dimension démocratique du parlement britannique me laisse perplexe…

    1. Vous dites que le président français , c’est « un mec qui décide pour tous ». Il me semble qu’il a le soutien légitimant d’une majorité parlementaire démocratiquement élue.

    2. C’est original de dire que le parlement britannique est « plus démocratique » et dans le même temps, de préciser que la reine en fait partie… Quelle est donc sa légitimité démocratique? (Même si, dans les faits, on sait que la reine est essentiellement là pour le protocole et pour donner son blanc-seing aux décisions du premier ministre.)

    3. Tout aussi sympa de parler de modèle « bien plus démocratique », sachant qu’une partie du parlement, la « Chambre des Lords », est composée de plusieurs centaines de parlementaires (non-élus) nommés à vie, de descendants (non-élus) de la noblesse britannique, de membres (non-élus) du clergé anglican… Même si les pouvoirs de cette « chambre haute » sont plus limités que ceux de la « chambre basse » (la « Chambre des Communes » issue des élections), ils ont quand même la possibilité de modifier ou retarder des lois…

  11. Bonjour Mr Jorion,
    Lisez-vous les commentaires Twitter ?
    Peut-être pourriez vous signaler aux gens qui vous lisent et vous écoutent que contrairement à ce que vous disiez dans votre dernière vidéo « Sale temps pour les démagogues », il ne peut pas y avoir d’interdiction de visionnage pour les gens bloqués par Thinkerview sur Twitter puisque c’est une chaine youtube accessible à tous.

  12. @ Tous,

    Comme vous commentez souvent avec justesse et sens de l’à-propos, je souhaiterais avoir votre éclairage sur cette question qui me traverse l’esprit et me taraude la vulve :

    Il semble que la sortie douce ou dure de l’UE présente un coup économique important pour les deux entités, UE et GB. Même si chaque prospective dans ce genre de truc mérite d’être prise avec des pincettes. On croit souvent maîtriser la causes et l’enchaînement des choses, puis pouf, patatras, rien ne se passe ainsi. Même pour le problème de l’Irlande du Nord, elle pourrait se séparer in fine de la GB est s’unifier avec le sud pour rester en UE et éviter la frontière physique… Bref.

    Donc dans ces conditions, et je viens à ce qui m’interroge, est-ce que l’entrée par exemple de la Russie dans l’UE créerait plein la richesse et plein de l’emploi ? Partant de là, est-ce que l’intégration de tous les pays du monde dans l’UE créerait plein plein de croissance et plein plein d’emplois ? Et serait un gage de paix accessoirement ?

    Qu’en pensez-vous ? Est-ce similaire et transposable ?

    1. @cloclo
      Je ne suis pas économiste mais
      l’intégration de tous les pays du monde dans une zone économique unique conduirait à adopter une monnaie unique – et pas commune – avec tous les déboires et défauts de la monnaie unique européenne étendus à l’échelon mondial.
      Que cette monnaie unique s’appelle euro, dollar ou yen conduirait aux mêmes inconvénients d’une monnaie unique avec des pays de niveau de développement différents.
      Je ne suis même pas certain que cela nous préserverait d’un conflit entre deux puissances quelconques tant la nature humaine est ce qu’elle est.

      1. « la nature humaine est ce qu’elle est. »

        Elle est coopérative et solidaire. Si, si. On croit toujours que l’Homme est un loup pour l’Homme mais la réalité c’est que l’Homme est un ami/frère pour l’Homme. Ce qui n’empêche pas une forme de violence, parfois extrême, malheureusement…

    2. Surtout pas malheureuse ! Il ne faut pas de croissance elle détruit la biosphère et menace le genre vegétal animal et humain , donc je ne comprends pas bien vos positions , une baisse de la croissance suite au brexit devrait vous réjouir ??

    3. La Russie intégrée à l’UE ? Comme on dit dans les madrasas de commerce, beau challenge !

      En fait il faudrait alors choisir entre deux systèmes :
      – UE intégrée à la Russie : un homme fort dirige un simulacre de démocratie.
      – Russie intégrée à l’UE : des oligarchies dirigent des simulacres de démocraties.

      Choix délicat s’il en est, mais restons positifs ! La convergence est indiscutablement en cours.

      1. Loin s’en faut, Roberto, ce qui semble compter n’est pas la démocratie dans cette histoire, mais le gain ou la perte de PIB et la Sécurité.

        En ce sens, la Russie a littéralement toute sa place dans l’UE, il est même totalement illogique qu’elle n’en fasse pas encore partie sur ces deux critères. Encore un peu d’effort de simulation mesdames et messieurs les russes ! Pour la croissance et la sécurité !

        Alors Arkao, ça a donné quoi l’intégration des 10 en 2004 ?

      2. Si la démocratie semble bien converger vers une même notion éthérée pour l’UE et la Russie, concernant le PIB il n’y a par contre pas l’ombre d’un doute : vive l’extractivisme et les énergies fossiles.

        Maintenant il est vrai qu’une intégration Russie-UE posera un problème aux complexes militaro-industriels qui devront se trouver un autre ennemi pour justifier leur existence.

      3. L’idée d’une intégration de la Russie dans l’UE démontre (et démonte) par l’absurde ces notions de PIB et de compétitivité dont l’incessante augmentation est censée nous emmener au paradis. Il ne s’agit là que d’un storytelling destiné à cacher la prédation des oligarchies à la populace car le véritable enjeu est le pouvoir politique.

        Une Russie intégrée à l’UE signifie l’effacement de l’impérialisme russe au profit de celui de l’UE. Autant demander aux USA s’ils sont d’accord pour intégrer l’UE et renoncer ainsi à tout ou partie de leur pouvoir politique, économique, monétaire et militaire. Absurde.

      4. Bien sur cloclo la democratie à parlé il y a 3 ans , logiquement toute cette histoire devrait déjà être réglée depuis belle lurette

      5. @CloClo
        Entre autres choses, la possibilité offerte aux Français pauvres d’acheter des voitures de pauvres fabriquées par de plus pauvres qu’eux en Roumanie au grand bénéfice de riches encore plus riches 😉
        Qu’importe le gain de PIB s’il est aussi mal distribué.

    4. Les économistes (même s’ils se gourent beaucoup) ont souvent avancé la notion de « zone monétaire optimale » et sans les brusquer beaucoup, ils sortiraient celle de « zone économique optimale ». Il s’agit en réalité de zones ou les transferts/péréquations sont « bien vécus », comme entre les Länder allemands, ou entre les Etats des USA. Ca n’empêche pas les invectives régulières sur tel Land est dépensier et tel autre est la riche fourmi qui nourri les autres (comme la Bavière ou le Bade-Wurtemberg), mais sur fond de « philia » sur ce qu’il faut garder ensemble.

      C’est intéressant parce que d’une certaine façon, ça définit la « non philia » avec les zones auxquelles on ne veut pas faire confiance que « ça va être bien vécu ». Et les raisons sont multiples mais elles ne sont pas très loin de l’extractivisme ou de l’exploitation de main d’oeuvre « ad hoc » (agriculture des immigrés clandestins latinos aux USA, marocain en Andalousie, maquiladoras au Mexique et usines de voiture non plus à Trnava en Slovaquie (années 1990) mais au Maroc. Le cas de la Chine est spécial, le contrôle de son « hinterland » lui permettant de gérer un flux de migrants intérieur immense, basé sur un réservoir qui se compte non pas en dizaines mais en centaines de millions de personnes (au moins 200 millions famille comprise), si on se place à l’échelle de quelques décennies (échelle générique des exodes ruraux… malgré la coulée de béton la plus massive de l’histoire de l’humanité, ledit exode est loin d’être tari en Chine, ce qui n’empêche pas, le nombre aidant, que les villes aient la capacités, par dizaines et dizaines de millions en terme d’habitants, d’atteindre un niveau de consumérisme quasi occidental.

      1. Pouvez vous nous donner à la louche la durée de vie de la biosphère si chaque habitant de cette planète avait le niveau de vie occidental par exemple celui de Monsieur Jorion
        En vous remerciant

  13. J’avais écrit : « l’UE s’apparente de plus en plus à une secte, dont les membres ne peuvent pas sortir sans un effort surhumain sur eux-mêmes ni risquer d’en être punis ; et qui préfère le suicide au renoncement à ses certitudes et mensonges ». Mon commentaire n’a pas été publié. La comparaison que j’y fait aurait-elle été censurée pour sa trop scandaleuse proximité avec la vérité ?

      1. La vérité n’est à personne.

        Comme tout un chacun, je constate 1/ les déchirements affectant la GB depuis qu’elle a décidé de quitter l’UE et 2/ les accusations portées par l’UE contre la GB qui prétend la quitter. Cela ne fait-il pas penser aux relation entre une secte et l’un de ses membres voulant la quitter ?

        Quant au suicide en cours de la secte en question, les indices ne manquent pas, ils sont bien connus aussi, comme par exemple, dans le désordre : les appels permanents à la refondation, l’euroscepticisme augmentant à chaque consultation électorale, le sort que la troïka a fait subir à Chypre et à la Grèce, l’état des banques européennes, l’état de la zone euro, l’incapacité de l’UE à avoir une politique conforme à ses « valeurs » en matière d’immigration, son alignement sur les USA en dépit de vaniteuses velléités d’indépendance, etc…

  14. Bonjour, je ne comprends pas votre attitude vis à vis de B. Johnson et du Brexit. Mais alors pas du tout!

    Les anglais ont voté il y a 3 ans la sortie de l’Europe. Peut être était-ce une erreur mais c’est leur choix. Depuis 3 ans, les élus anglais essaient d’appliquer cette décision difficile et je trouve cela très courageux et respectueux de la démocratie représentative. Ils ne sont pas au-dessus de leur peuple, ils sont là pour le représenter, appliquer ces décisions et donc essayer d’obtenir la sortie la plus pragmatique possible. Ce qui compte n’est pas la décision du Brexit mais ce qu’on en fait

    C’est vrai qu’en France quand on vote NON à 55% à la constitution européenne en 2005, les représentants du peuple (nos élus) eux votent cette même constitution 2 ans plus tard par bidouillages successifs. On peut donc dater à 2007 la fin de la démocratie en France et la prise de pouvoir par des élites qui ne représentent plus qu’elles-mêmes.

    Le chantage que fait Bruxelles aux anglais sur le backstop est inqualifiable… En gros, soit les anglais construisent une frontière entre les 2 irlandes, soit l’Irlande du Nord reste soumise aux traités européens et donc il n’y a pas de brexit. Comment voulez-vous que les anglais acceptent cela? Comment l’Europe de la réunification allemande peut elle suggérer de construire un mur en Irlande ? Ces technocrates sont prêts à tout pour gagner quitte à réactiver les conflits les plus anciens. Tout cela va beaucoup trop loin.

    Arrêtons ce chantage au backstop et laissons les anglais partir dans de bonnes conditions.

    1. Je reconnais la position d’Asselineau dans ce que vous dites. Comme il est partisan d’un Frexit, d’une sortie de la France de l’euro, il défend une position de ce type-là, où un démagogue comme Johnson est un héros. Or un démagogue est un démagogue.

      1. Vous qualifiez la « science économique », ou l’économisme, de religion, et même de religion féroce, ce en quoi je vous donne raison, alors pourquoi défendez-vous avec tant d’acharnement l’Europe (sous sa forme actuelle) et l’euro qui sont directement issus des mensonges de cette religion féroce ?
        D’ailleurs l’Eglise fait, à mes yeux, la même erreur : elle critique de plus en plus fortement la mondialisation ultralibérale et les excès du capitalisme mais défend corps et âme l’UE, création ultraliberale foncièrement favorable au capitalisme.

    2. @ 0Trefle

      Apparemment vous n’avez pas apris beaucoup dans les années passées.

      Le gringos bien sur que oui.

      Les referenda (point par point), les plébiscites (tout un ensemble), au moment supreme de la votation, ne se basent PAS sur les arguments, les raisons au sujet, (= neo-cortex), mais sur les EMOTIONS ( = systeme lymbique) manipulées par les demagogues, ORFANISEES par les monopolistes plus feroces du monde: GATES ET ZUCKERBERG. Des MONSTRES des etres humains, comme PROUVE dans les investigations parlementaires au Royaume Uni et, ensuite, au Parlement Europeen.

      C’est PROUVE qu’on abuse les medias sociaux pour fabriquer, emettre et distribuer des mensonges, des manipulations, des barbaries, comme, dans le cas du referendum de Brexit, avec de MENSONGES sur le paiement de 350 mio de Euro par semaine a Bruxelles, l’entree de la Turquie dans l’UE, l’arrivee de millions de Turcs / Turques au Royaume Uni etc etc etc etc.

      Et Vous, 0Trefle, ets-ce que vous vous trouvez du coté des monopolistes, utilisant les referenda et les plébliscites, oui ou non?

      Ici en Colombie, ces criminels ont utilisé le referendum d’octobre 2016, afin de pouvoir re-lancer tout un peuple dans une guerre criminelle, dominée par les maffias internationales de la drogue, des armes, des traffic de personnes, de laver de l’argent, de la prostitution etc. Enfin: la destruction consciente de tout ce qui est humain.

      Vous vous trouvez de quel coté 0Trefle?

      1. Si je vous suis, il ne faut plus consulter le peuple ni faire d’élections vu que les idiots que nous sommes seront toujours manipulés.

        Oui, nous sommes manipulés; mais le sursaut est possible alors que sans être consultés, aucun sursaut, aucun espoir n’est envisageable. A part, descendre dans la rue… comme en France

        Refléchissez bien à ce que le Brexit signifie ? En fait pas grand chose si L’Europe ne nous faisait pas une crise d’autorité… Qu’ils tiennent tête aux Chinois et Américains plutôt que de s’acharner sur les anglais. L’Europe signe des accords de libre échange avec la planète entière et elle va mettre des barrières infranchissables avec un pays ami qui se situe à 40 kms des côtes françaises juste pour le punir ? Cela défie toute logique… Vous avez raison, nous sommes manipulés!

      2. @ 0Trefle

        Vous écrivez:

        ¨Si je vous suis, il ne faut plus consulter le peuple ni faire d’élections vu que les idiots que nous sommes seront toujours manipulés.¨

        * Non madame/monsieur 0Trefle, cela n’est pas ce que j’ai dit, ou ce que le parlement des Pays-Bas ait dit. Le diable se trouve dans les détails, et la science nécessite la nuance.

        * La raison pour laquelle il nous faut faire attention, est le fait (prouvé) que NOTAMMENT les referenda (une question), ou les plébiscites (un pacquet de questions) se sont PROUVé.e.s ultra-vulnérabes de la manipulation de la question / du pacquet de questions relevante.s.
        Cela est une ‘découverte’, une ‘inovation’ si vous voulez qui se trouvait sous controle des nerds, des trolls, des Mercers (Robert et Rebekah), ou, comme prouvé aussi, sous controle des naifs, comme Brittany Kaiser et aussi Chris Wylie, analysé en profondeur a plusieurs reprises ici au blog par Paul Jorion.

        Jusqu’ici, le grand quasi monopoliste Zuckerberg a su continuer son (sale) jeu d’échapper a la responsabilité qu’il faudrait dans des cas sérieux et presqu’incroyables comme les ‘jeux’ ave les sort de l’UE, avec le sort de la population du RU, ou, et apres 52 années de guerre, avec la réalité barbare de plus que 260.000 de morts et 8.000.000 de refugié.e.s intérier.e.s en Colombie.

        * Ma surprise de MA part est votre manque de sensibilité apparente a vous, madame ou monsier 0Trefle.

        Et je rejoins la critique de Paul Jorion vis a vis de vous.

        La démocratie vaut mieux, beaucoup mieux, et je vous rappelle les lecons de l’Europe dans les 119 années passées.

        Qu’on se laisse intimider et écraser par un seul YUP de 35 ans (Marc Z), tout un parlement entier, (PE a Bruxelles), c’est cela qui mérite l’indignation.

        https://www.lesoir.be/158123/article/2018-05-22/zuckerberg-devant-le-parlement-europeen-le-patron-de-facebook-sengage-repondre

    3. Merci pour ce rappel de quelques faits.
      En Démocratie, le vote vaut décision.
      Les différentes opinions perdurent après le vote, mais la décision a été prise.

      1. Medellín, le 9 septembre 2019

        @ Romain Vitorge

        1. Merci pour votre commentaire. Je vous présente ma ‘mea culpa’ pour les erreurs de frappe, causées par un écran écrase de mon ‘tablet’, raison pour laquelle je suis condamné, pendant quelques jours, a un café internet (alors… sans codes pour les accents graves non plus..).

        2. Oui, je considere que REFRAICHIR la mémoire quant aux mensonges MONSTRUEUX employés systématiquement par Facebook, whatsapp etc etc, pendant, et SURTOUT pendant les referenda et les plebiscistes est un effort essentiel.

        Refraichir la mémoire… c.a.d. se rappeler ce qui faisaient ces trolls de tous les cotés apres l’apparition de facebook, whatsapp et toutes ces saletés des gringos dans la communauté humaine.

        INJECTER des mensonges qui n’avaient rien, mais absolument rien a voir avec la ou les question.s relatées au sujet du referendum ou du plébiscite en question.

        Brexit: au lieu de Brexit oui ou non: 350 mio, Turc Turques etc

        Colombie: au lieu de oui ou non au resultat de Havane (accord avec les farc): ideologie de ‘genero’ (la sexualité est une construction sociale au lieu d’une donnée biologique)

        (et dans le cas de la Colombie, monsieur le pape francisco a Rome, ne l’oublions pas: VOS esclaves ici, vos ‘sacerdotes’ de la droite extreme, qui sont de dizaines de milliers ici au pays, etaient les diffuseurs les plus fanatiques de ces mensonges… mais evidemment aucun excuse de ce sieur argentin / chimiste).

        3. Alors, pourquoi AUSSI refraichir cette mémoire? Pour COMPRENDRE, cher Romain, POURQUOI le deuxieme parti au pouvoir aux Pays-Bas, D’66, et attention, un parti NE en 1966…. c.a.d. dans la revolte des années 1965 – 1969.. qui a TOUJOURS fait un plaidoyer PRO le referendum / plebiscite, a lutté dans les années passées pourquoi le referendum / plebiscite soit aboli aux Pays-Bas…. une décision effectivement ‘avalée’ par le Parlement néerlandais l’année passée.

        https://www.nrc.nl/nieuws/2018/07/10/senaat-stemt-voor-afschaffing-referendum-a1609512

        Raison? A voir mes remarques anterieures.

        Le détournement de cet instrument pas le capital monopoliste des EEUU / du monde, y compris les bandits de la Russie avec leur Cambridge Analytica.

        4. Immanuel Wallerstein (RIP, mort le 31 aout 2019), avait raison.

        Dans sa lutte ultime, le capitalisme de monopole va de plus en plus mentir (facebook, whatsapp, mais aussi: des facades comme fair trade, etc)… et quand cette stratégie ne donnera plus non plus: le retour a la guerre, comme ici en Colombie.

        (Des janvier de cette année 2019: 2.364 personnes ‘disparues’…… et je ne parle pas encore des ASSASINATS cotidiens, comme dans le cas de la pauvre candidate… Karina García, quien tuvo el coraje de dire: dehors les maffias:
        https://www.elpais.com.co/multimedia/videos/al-carro-le-dieron-veinte-minutos-de-fusil-el-duro-relato-con-detalles-sobre-el-asesinato-de-karina-garcia.html ).

        5. Nous vivons dans un monde de confrontations dures et directes. Il n’y a pas de refuges.

        Je vous ai écrit de mon coeur, si je disparais ici, vous savez déja pourquoi. La recherche de la vérité a son prix.

        B.a.v. jl

  15. @ Romain Vitorge

    Medellín, le 9 septembre 2019

    Et si vous ou ‘l’on’ penseriait en France: ¨et alors, et comment tout cela nous touchera ici, dans notre pays de merveille, de transquilité relative?¨

    Sachez, alors, que Alejandro Ordoñez, a ce moment, le 2 octobre 2016, Procureur Général de la Colombie, et l’un des plus fanatiques de la manipulation du NON contre l’accord de la paix de Havane avec les farc, était une personne tres, tres proche de la France… et de son ‘avonturier’ Marcel Lefebvre …(https://es.wikipedia.org/wiki/Marcel_Lefebvre )
    membre de l’église Lefebvrevista de la Colombie:

    https://www.las2orillas.co/alejandro-ordonez-fanatico-religioso/

    Et ou ce trouve ce monsieur maintenant, apres le ‘viol’ terrible de l’accord de la paix avec les farc?

    Comme représentant du président de la droite Colombienne a Washington, ambassadeur aupres de l’OEA!

    https://es.wikipedia.org/wiki/Alejandro_Ord%C3%B3%C3%B1ez

    https://www.cancilleria.gov.co/newsroom/news/embajador-alejandro-ordonez-presento-cartas-credenciales-oea

    Un endroit ou ce monsieur Ordoñez continue a distribuer des mensonges dans la mesure dans laquelle le meme gouvernement de la droite Colombienne a du se voir corriger son propre ambassadeur, puisque il ait dit que ¨Maduro était en train d’organiser activement les refugié.e.s de Vénézuela afin de promouvoir le socialisme en Amérique Latine.¨

    https://www.asuntoslegales.com.co/actualidad/el-gobierno-espera-que-ordonez-rectifique-ante-la-oea-carlos-holmes-trujillo-2858830

    Menteur un jour, menteur toujours.

    L’église catholique sait bien organiser les choses. Aliée fielle des monopoles des fabriquants de mensonges.

    1. Vos conviendrez que vos critiques ne concernent pas exclusivement le référendum mais qu’elles s’appliquent tout aussi bien à l’élection.
      La propagande, la manipulation de l’opinion, etc. ne sont pas réservées aux campagnes des référendums.
      Ce faisant ne pointez-vous pas du doigt les limites de la « démocratie » telle qu’elle se pratique de nos jours ?

      1. @Romain Vitorge
        « Ce faisant ne pointez-vous pas du doigt les limites de la « démocratie » telle qu’elle se pratique de nos jours ? »

        Cela vaut la peine de se poser la question en ces termes !
        Notons que la « base » est amenée à penser que lors d’au moins deux referenda, elle aurait « mal » voté.

        Birthday !
        Remarquons aussi qu’il est question de « déclassification », après cinquante ans, du dossier Caravelle Ajaccio-Nice/Antibes/Toulon… (11 septembre 1968)
        Birthday !!
        Dix-huitième anniversaire du 11 septembre 2001..
        Que découvrirons-nous dans trente deux ans++ ?

        En attendant, merci à ceux qui nous engagent, avec tant de subtiles attentions, à bien penser.

  16. @Denis Monod-Broca
    9 septembre 2019 à 23 h 28 min
    « D’ailleurs l’Eglise fait, à mes yeux, la même erreur : elle critique de plus en plus fortement la mondialisation ultralibérale et les excès du capitalisme mais défend corps et âme l’UE, création ultraliberale foncièrement favorable au capitalisme. »

    Il semble que Johan Leestemaker vous donne raison sur ce point:
    « Menteur un jour, menteur toujours.
    L’église catholique sait bien organiser les choses. Aliée fielle des monopoles des fabriquants de mensonges.
     »
    https://www.pauljorion.com/blog/2019/09/06/le-cout-economique-du-brexit/#comment-721857

    Le diable se cache dans les détails…

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