67 réflexions sur « Sera-ce toujours vrai dans 20 ans ? »

  1. Si c’est encore vrai, ce ne sera pas parce que nous ne l’aurons pas voulu!
    https://www.facebook.com/jeanmarc.jancovici/posts/10158549504897281
    Si ce n’est pas vrai non plus.
    https://www.facebook.com/jeanmarc.jancovici/posts/10158548130402281
    Prendre l’avion: utile ou futile?
    Pas vital en tout cas.
    Un pari (pas pascalien): entre le récif Climat et le récif Pétrole, notre Titanic heurtera le pétrole en premier. Mais sa double-coque ne résistera pas au second.

  2. Bonjour,
    Il serait intéressant de savoir ce que vous entendez dans les paroles du chef de train: “pour le monde entier”. S’agit-il de toutes les destinations de la planète ou bien de tout ce beau monde qui prend encore l’avion.
    Cela dit, en bonne collapsologie, si ce n’est plus le monde entier, ce sera sans doute le tiers ou le quart monde…

  3. @P.J. – Est-ce que ça vous conviendrait d’intervenir sous forme d’hologramme à partir de chez vous (avec un retour permettant de constater les réactions de la salle) plutôt que d’avoir à parcourir un nombre aussi considérable de km tous les ans ?

    Je suppose que c’est le fait d’être nombreux à vous écouter et à vous aplaudir qui fait l’intérêt d’assister à une de vos interventions, de même que les cours magistraux en amphi ont comme principal intérêt de démontrer à chaque étudiant que les autres écoutent ce que le prof dit. (J’ai longtemps pensé que la survivance des cours en amphi venait de ce que l’Université n’avais pas encore réalisé que les progrès de l’imprimerie pourraient permettre de s’en passer mais j’ai fini par douter d’être quelqu’un de tout à fait normal.)

    1. @GL
      Pourquoi y a-t-il encore autant de gens qui vont aux concerts alors que nous pouvons voir et entendre nos artistes préférés quand on veut sur nos écrans à domicile ? 🙂

      1. Arkao
        Plus que d’accord sur le direct et la « présence » en concert et dans d’autres circonstances .
        Mais quand je vois tous ces PDG qui prennent l’avion ou le TGV à tire-larigot , je me demande s’ils connaissent l’existence des visio-conférences …
        (visioconférences : il existe une application iOs et Android, Mac et Windows. La version gratuite permet jusqu’à 10 participants )

      2. Pour les uns, pourquoi aller à une messe ? pour se rassurer ?
        Pour d’autres : Pourquoi aller voir l’original quand il y a tant de copies disponibles? Et qui plus est de meilleure qualité que le concert de ce soir là ?
        Il a été dit que la mission Appolo 13 a été décidée par vidéo conférence ce qui a permis d’ignorer la mise en garde d’ingénieurs face aux menaces silencieuses de leurs patrons !- (risque lié à la météo possible, cf. Dick Feynman (http://www.feynman.com/science/the-challenger-disaster/)
        Bref je supporte de moins en moins ces grandes messes mais: « C’est la vie » !
        J’ai eu la chance de travailler sous différentes latitudes et de constater que partout dans le monde, chacun court d’un bout à l’autre du pays: Ne pas tenir en place semble une constante universelle.
        Etant fatigué de ce remue-ménage, j’en suis très mauvais juge !

  4. Bon-Jour au-x présent-s
    « Dédicace …dans 20 ans ? »

    Sera-ce toujours vrai dans 20 ans
    Que pigeon vole comme un oiseau
    Qu’ avion suce tout le carburant
    Et que mouton paye ses impôts ?

    Sera-ce toujours vrai dans 20 ans
    Que Nature pleure telle Madeleine
    Devant dirigeants inconscients
    Et que le monde soit plein de haine ?

    Il est encore temps de choisir
    L’Amour pour mieux nous épanouir
    Et nos enfants mieux accueillir
    Au présent et dans l’avenir !

    Signature : luami
    « Médiateur de l’innovation
    Qui allie raison et passion
    Pour mieux vivre le temps restant
    Et en partager les instants ! »

    Bon voyage dans la poésie de la Vie !

  5. La destination d’Elysium ne sera pas mentionnée dans les bus, mais y aura sans doute encore des promos pour partir ailleurs, en 737 max piloté par un pilot-bot…

    J’aime bien la citation lue sur le blog ce matin :

    Le monde se divise en deux, ceux qui croient que le monde se divise en deux, et les autres.

  6. « Correspondances pour le monde entier »: plus que jamais même si la France n’est pas le centre du monde, elle le souhaiterait sans doute. C’est bien la France ça! qu’on aime ou qu’on aime pas. En Belgique, j’ai entendu un jour d’été l’annonceur non moins facétieux prévenir au micro à l’entrée d’un train en gare de Charleroi sud (en wallon svp): « Retirez vos longs pieds ». C’est bien plus poilant

    1. Et r’tirez vos longs pieds, ou l’tram va les spotcher ! (prononcez pîs / spotchî). C’était au temps où le tram turbinait sur ses rails ; il y avait deux concessions, les verts et les vicinaux. Jadis, écologiques, ils étaient tirés par des chevaux. Et ils ne menaient ni à l’aéroport, ni au monde entier, pas même au Te-je-ve. Mais trois fois 20 ans ont passés, c’est le progrès en dégradé.

  7. Pour le climat, j’ai arrêté de voyager…

    Après chaque période de vacances (nouvel an, printemps, été), mes amis ou mes collègues me demandent « Où es-tu parti ? ». Je leur réponds : je suis resté chez moi. Il fut un temps où je leur donnais des excuses, ces excuses facilement justifiables du genre : j’avais des travaux à faire ou c’est compliqué avec trois enfants. Je suis arrivé au point où je réponds que je refuse de partir parce que, d’une part ce n’est pas nécessaire et de l’autre, voyager est nuisible à notre environnement, voire à ceux que l’on rend visite.

    Pour quoi voyager ? La question de l’objectif me semble importante. Il est intéressant d’observer ce qu’était le voyage autrefois et ce qu’il est devenu aujourd’hui. Il y a deux siècles, le voyage était un fait d’exception, réservé soit à la classe dirigeante, soit aux émigrés forcés par la famine ou les conflits civils ou militaires afin de sauver leur vie. Durant ces déplacements qui prenaient plusieurs jours à plusieurs mois, les conditions n’étaient pas que confortables. Au contraire elles étaient dangereuses. Voyager était une question de nécessité, pas de plaisir. La motivation était une rencontre importante ou, comme déjà mentionné, tout simplement la survie (sous la forme d’un voyage sans retour), mais nous n’avons que trop peu de traces de ce genre de périple non idéaliste et moins glorieux. Les générations qui m’ont précédées ont été également des réfugiés : lors de la première guerre mondiale, mes aïeuls ont fui la ligne de front, où par endroits une bombe est tombée sur chaque mètre carré. Ils ont été bien accueillis en zone occupée ou libre et ils sont revenus là où j’habite aujourd’hui après avoir reconstruit leur maison.

    Mais aujourd’hui je refuse de voyager, cela fait déjà plus de dix ans que nous n’avons plus pris l’avion pour partir en vacances. Cela fait une année que nous ne sommes plus quitté le domicile pour séjourner ailleurs. Ils n’y a que nos enfants qui partent seuls pour leur camp scout.

    Le tourisme est l’opium du peuple ?

    Oui, nous sommes effectivement entrés dans l’ère de la société touristique. La mobilité de loisir n’est plus une pratique marginale, élitiste ou spécifique. Le tourisme a été inventé en Europe et, pendant longtemps, il a été le privilège de l’Europe. D’abord des classes les plus aisées, puis de toutes les couches sociales d’Europe de l’Ouest et des États-Unis.

    Une dame de 90 ans que j’ai rencontrée m’a raconté qu’elle devait apprendre vers l’age de 9-10 ans (c’est à dire vers 1937) en classe une comptine sur le voyage. Plus de 70 ans plus tard, elle nous a répété cette petite poésie qu’elle avait appris dans sa langue natale et que je vous traduis ici en français :

    « Volez en avion est à la mode.
    C’est le dernier chic.
    Celui qui ne veut pas voler
    N’est pas à la mode. »

    Ce conditionnement sur le voyage a donc cours depuis longtemps.

    Et depuis vingt ans, le désir de voyage s’est non seulement démocratisé, mais il s’est aussi mondialisé. Tout le monde peut voyager. Etrangement, nous refusons uniquement ce droit à ceux qui en ont le plus besoin: les réfugiés. Ces dernières années, les réfugiés sont un groupe de personnes qui ont réellement le besoin de quitter leur habitat pour trouver un environnement sécurisé, loin de conflits et propice à les nourrir, et souvent, une fois la stabilité revenue, ils retournent sur leurs terres. Je me souviens encore dans mon adolescence que, dans notre ville, pendant plusieurs étés, nous accueillions des enfants venus de la région de Tchernobyl pendant un mois afin qu’ils vivent dans un air sain et pur. Dans ce cas, le voyage était salvateur. De même, les plus pauvres d’entre nous ont parfois besoin de quitter un environnement malsain et insalubre pour trouver un air plus pur et un équilibre mental qui leur fait le plus grand bien.

    Mais pour le reste, le tourisme est en grande partie un modèle issu de société de consommation, qui a commencé par le « Tour » d’Europe des anglais (qui a donné le mot touriste), qui fuyaient l’urbanisation. Ce modèle s’est répandu au XXe siècle. Et à l’heure actuelle, nous arrivons à une exacerbation d’un modèle où l’on fragmente le temps des vacances et le quotidien est une période un peu vide de sens entre deux voyages. Une grande pression sociale est apparue et nous pousse à voyager toujours davantage et plus loin. Jusqu’à l’extrême du raisonnable, le paroxysme me semble les city-trips en avions d’un weekend ou les short-skis. Cette accélération du voyage est alimentée par le principe du FOMO, « Fear Of Missing Out », crainte de rater quelque chose, qui se retrouve également dans l’utilisation compulsive des médias sociaux. Au point que nos enfants ne peuvent exister socialement sans avoir publié de belles photos de vacances dans un décor paradisiaque.

    Mais qu’en est-il des expériences touristiques ? Beaucoup prêtent à la déception et aux plaintes: endroits bondés, files d’attentes, extorsion, nourriture, mauvaise literie, propreté, etc… Il suffit de lire les commentaires sur les sites de réservation en ligne. Et le touriste est un voyageur éternellement frustré. C’est pour cela qu’il récidive et se retrouve désillusionné face à ce qu’il a pu imaginer. Dans ce dernier cas, je vous confirme que le Manneken-Pis de Bruxelles est bien plus petit que l’on ne l’imagine… Et dans nos campagnes, beaucoup de touristes se plaignent du croassement des grenouilles, du chant des cigales ou du meuglement des vaches. Les plaintes sur l’odeur sont également très fréquentes. Pourquoi ? Simplement parce que les attentes par rapport aux vacances sont trop hautes et idéalisées.

    Ensuite, la fatigue est également un autre phénomène courant. Prendre l’avion ou la voiture pour de nombreuses heures n’est pas de tout repos et beaucoup reviennent tout aussi épuisés au travail. Sans compter l’endettement et les sacrifices pour ceux qui ont moins de moyens financiers pour vivre des vacances sensées être inoubliables.

    Bref, bien des désillusions pour trop d’argent et quelques souvenirs qui s’oublient bien vite…

    Et, de fait, il ne faut pas confondre l’homme qui rêve d’un ailleurs avec l’industrie qui l’exploite. C’est la marchandisation de cette routine qui transforme le touriste en animal économique. Le touriste est un consommateur en recherche d’un paradis, d’une expérience que l’on souhaite nous vendre à force de campagnes de marketing. Où un plaisir devient une nécessité vitale. Il est question de ne pas se laisser prendre au piège où à partir de janvier, des campagnes de communication massives vous encouragent à réserver vos vacances d’été.

    A l’heure où en Suède, le mouvement « Flygskam » (ou en français « honte de prendre l’avion ») inquiète les compagnies aériennes. Il est intéressant de se rendre compte de l’impact environnemental du tourisme.

    Autrefois, on nous posait cette question: « Seriez-vous prêts à être l’employé en marketing ou le fournisseur d’une campagne de publicité pour un fabricant de cigarettes ? ». Je repose aujourd’hui la même question : « Seriez-vous prêt à être l’employé d’une société qui promeut le tourisme ? »

    D’après les calculs actuels, l’industrie aérienne représente 2% des émissions de CO2. Le tourisme représente une partie de ce pourcentage qui comprend les vols d’affaires et le transport de marchandises. Mais c’est sans compter sur l’effet amplifié de ces émissions à haute altitude. Et nous riions encore il y a quelques années quand des paysans nous montraient les nombreuses traces des avions dans le ciel en nous disant qu’ils détruisent notre ciel. Malgré que ces traces ne sont que de la condensation, ils n’avaient pas tort : une pollution invisible était bel et bien créée par tous les appareils traversant le ciel.

    Et les prévisions d’achat d’appareils des compagnies aériennes, les extensions d’aéroports ne présagent rien de bon et donnent une impression de malaise. Tous ces investissements donnent le vertige face à la catastrophe climatique à venir. Cependant cette industrie aérienne s’arme en promettant l’achat de certificats de compensation de CO2, l’usage de biocarburants, le déploiement des avions électriques pour les courtes distances d’ici 2050. Il suffit de consulter le site de l’IATA qui proposent des messages rassurants. Cette réaction ressemble à celle des producteurs de cigarettes, il n’y a pas si longtemps que cela (j’y reviendrai). Mais en 2050, il sera trop tard… Et la généralisation des biocarburants présage un besoin de déforestation pour fournir la matière première.

    Un vol aller-retour de l’Europe vers Bali représente un supplément de la moitié des émissions de CO2 pendant un an pour un Européen moyen. Si vous multipliez ces émissions par quelques millions de personnes en plus, imaginez l’impact considérable des vols aériens qui nous attendent : selon certaines prévisions, les émissions de CO2 causées par l’aviation représenteraient 50% des émissions totales d’un pays comme les Etats-Unis d’ici 2050.

    Mais l’avion n’est pas le seul coupable, les études d’impact montrent que les déplacements touristiques ne produisent que 8 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Les voitures, les bus, les paquebots ont également une grande part.

    Sans compter la surconsommation lors des séjours, produits importés pour répondre aux besoins des touristes ne voulant pas changer leurs habitudes alimentaires, générant une montagne de déchets.

    Au-delà du tourisme global qui a contaminé la diversité de la nature, il a également endommagé les cultures traditionnelles à un rythme accéléré. En nous confrontant à leur culture, nous les déformons en leur apportant un autre modèle et s’en suit un mélange. Il en est de même du touriste qui vient chez nous et qui repart avec une autre vision du monde.

    Cela me fait rappeler à l’un de mes professeurs de marketing nous avait posé une question intéressante lors de mes études en communication. Autrefois, on nous posait cette question: « Seriez-vous prêts à être l’employé en marketing ou le fournisseur d’une campagne de publicité pour un fabricant de cigarettes ? ». Je repose aujourd’hui la même question : « Seriez-vous prêt à être l’employé ou le promoteur du tourisme ? »

    Si quelque chose doit changer, cela viendra d’une part des individus qui doivent prendre en main le problème. Refuser de voyager? Oui. Et dans ses nombreuses formes.

    En Europe, la première action politique concrète à entreprendre semble la taxation du kérosène. Il n’est pas normal de payer si peu pour un vol par rapport au train qui émet le plus souvent beaucoup moins de CO2.

    Beaucoup diront que les empêcher de voyager est une violation de leur liberté. Ne touchons pas à la liberté du touriste! Contre ce propos, j’aime bien reprendre la réflexion de Spinoza : «Les hommes se croient libres parce qu’ils sont conscients de leurs désirs mais ignorants des causes qui les déterminent ». Nous pensons être libres de voyager, mais les causes du désir de voyager nous ont été créées de toute part. Le voyage touristique n’est donc pas inné, et face à cela nous refusons le voyage forcé du réfugié. Quelle belle contradiction…

    Même si le voyage reste un bon moyen d’apprendre la diversité du monde, il faut savoir s’en passer et comprendre que la richesse intellectuelle ne vient pas nécessairement de ces nombreux déplacements. Une bonne émission ou un bon livre peuvent vous en apprendre davantage.

    Mais que faire d’autre? Rester chez soi? Pour quoi faire ? Nos grands-parents savaient se contenter à rester chez eux. Pourquoi pas nous ? Que faisaient-ils lors de ces journées de ‘vacance’ : jardiner, se reposer, entretenir leur maison. Il y a tant de choses que nous pouvons faire pour rendre notre environnement quotidien un peu meilleur et pouvoir en bénéficier pendant tout le reste de l’année. Notre expérience personnelle a été très agréable: trous semaines de farniente, de lecture, de petits repas entre amis et avec la famille. Apprenons à nos enfants à faire la même chose. Soyons un exemple pour eux.

    Si le besoin vous reste de bouger, pensez à découvrir ce qui se passe à côté de chez vous. Apprenez à connaître vos voisins, en famille. Arrêtons le snobisme de vouloir découvrir et de raconter ce que nous avons vécu loin d’ici. Vous recherchez quelque chose de neuf ou d’enrichissant ? Vous pouvez le faire pour moins cher et plus près. Sans avoir besoin de passeport.

    Si vous avez encore le besoin de partir plus loin, apprenez à découvrir les environs au moyen d’une mobilité douce. L’expression disant que « le voyage compte plus que la destination » semble un cliché, mais elle est pourtant tellement vraie. A quoi bon se précipiter vers sa destination sans admirer ce qui se passe le long du chemin. A cet effet, je ne peux que vous conseiller la marche, elle est un magnifique moyen de contempler et de se retrouver. La marche est la plus ancienne façon de se déplacer et, par conséquent, de voyager. Avec ses qualités de lenteur, elle s’oppose au culte de la vitesse et de la performance.

      1. A priori tout le monde peut sortir des énormités , l’homme de picardie il avait un avion ou un péniche pour transporter du blé de l’acier et du charbon ?
        Non Monsieur on n peut pas dire tout et n’importe quoi !

      2. @georgeon
        Ah, au temps de la batellerie… À quoi carburait / carburent les péniches ?
        Je peux vous dire qu’ici (sur la Seine), même si il y a un petit regain, les péniches ne sont pas légion…
        D’ailleurs les mariniers ne disent pas ‘péniche’ mais ‘bateau’; pousseur, barge, automoteur, etc…
        PS: Sur certains canaux, y’avait une machine pour tracter les bateaux que les bateliers appelaient ‘zinzin’… 😉

      3. Merci pour la précision.

        Quand je parlais du tourisme qui représentait 8% des émissions de CO2, cela inclut les voitures, bus et bateaux de croisière en plus de l’aviation. La distinction entre vols d’affaires ou touristiques et le fret qui dans leur ensemble représentent entre 2% et 4% des émissions totales n’est pas détaillée dans mon texte, mais c’est bien correct: les transports en bateau sont très polluants.

        Je vais à nouveau faire ma critique post-68: les bateaux de croisière sont très souvent fréquentés par des personnes âgées, c’est à eux qu’ils faut prendre conscience de leur choix polluant. Malheureusement, il n’aiment pas se prendre des leçons d’une gamine de 16 ans, qui de plus fait la grève de l’école…

    1. à JPC, merci pour votre texte qui fait bien le tour de la question. J’aime bien votre question «Le tourisme est l’opium du peuple ? » qui entraine une réponse positive.

      Une mobilisation de tous est souhaitable et pourrait se faire sur quatre points :

      – lutter contre les extensions d’aéroports et la lutte contre la privatisation d’ADP est de ce point de vue aussi un combat essentiel
      – taxer dans un premier temps le kérosène comme les autres carburant puis le surtaxer
      – interdire les navires de croisières et leur pollution dans les ports ce qui pourrait aider à en terminer avec ces usines à touristes
      J’évoque les actions impactant le tourisme de masse mais il faut ajouter les actions pour entraver les dérives du commerce mondial par bateau…

      1. Cher Jacques,
        Le préfet des TAAF et le « dirlo-marionette » de la Réserve Naturelle des TAAF – TAAF qui viennent d’être classées Patrimoine mondial de l’Humanité – semblent vouloir ouvrir Crozet, Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam aux bateaux de croisières de la Compagnie du Ponant.
        Les riches désœuvrés tireront la ficèle jusqu’au bout du bout. Leur demandes seront toujours exaucées ; ils le méritent tellement. A moins que le besoin d’argent, juste pour plus d’argent, pervertissent les hauts-fonctionnaires qui ne sont plus depuis longtemps, des garants de l’Intérêt Général.

    2. @ arkao
      Ah… Le bon temps des bêtes de somme !
      Le halage humain a dû se pratiquer sur la Seine (18 ème/19 ème ?), mais avec des chevaux c’est certain, le chemin est d’ailleurs toujours là par endroit.
      Ironie cruelle pour la chorale Russkoff, mais au niveau des choeurs, suis plutôt tendance gospel… 🙂

  8. Si les économistes sortent un nouveau tour de leur chapeau comme ils l’ont fait en 2008 avec le quantitative easing et qu’ainsi soit rendu économiquement viable l’exploitation du pétrole de schiste présent en Russie, Chine, France et ailleurs alors peut être que dans 20 ans on entendra toujours le chef de train.
    Il y aurait aussi quelques milliards de barils à exploiter au pôle nord.
    Mais les mesures prise dans ce sens ne font que repousser le problème et empirer le réchauffement climatique. Et pendant ce temps, nos gouvernants semblent bien déterminé à vider la caisse avant que le magasin ferme :]

    1. A ce jour c’est le pétrole de schiste Nord américain qui n’est pas économiquement viable.
      La déstabilisation de la production Saoudienne pourraient par un surenchérissement du brut inverser la donne.

  9. Sans doute pas et c’est tant mieux :
    « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre « 

    1. Dans le même, je cite Cioran (« De l’inconvénient d’être né », que je recommande à lire avant la fermeture de la boutique):

      « Un zoologiste qui, en Afrique, a observé de près les gorilles, s’étonne de l’uniformité de leur vie et de leur grand désoeuvrement. Des heures et des heures sans rien faire… Ils ne connaissent donc pas l’ennui?
      Cette question est bien d’un homme, d’un singe occupé. Loin de fuir la monotonie, les animaux la recherchent, et ce qu’ils redoutent le plus c’est de la voir cesser. Car elle ne cesse que pour être remplacée par la peur, cause de tout affairement.
      L’inaction est divine. C’est pourtant contre elle que l’homme s’est insurgé. Lui seul, dans la nature, est incapable de supporter la monotonie, lui seul veut à tout prix que quelque chose arrive, n’importe quoi. Par là, il se montre indigne de son ancêtre: le besoin de nouveauté est le fait d’un gorille fourvoyé. »

      1. Pour être moi-même un « grand singe » – un privilège que je partage avec l’ensemble de mes lecteurs – je peux vous assurer qu’un gorille qui s’emmerde … s’emmerde !

        Nous sommes faits pour adorer être shootés à l’adrénaline (ou à quoi que ce soit d’autre hélas !). Cela va de soi bien entendu : si les grandes crises prenaient nos congénères au dépourvu, et les trouvaient désarmés devant l’adversité, l’extinction aurait eu lieu aussitôt que nous sommes apparus : il y a un million d’années.

  10. L’opulence actuelle de Roissy Charles de Gaulle ne sera sans doute qu’un lointain souvenir dans 20 ans, quelque soit le scénario envisagé.

    Hypothèse 1 : il y a effondrement, donc plus de tourisme, c’est le premier secteur qui devrait trinquer aux premières de ses manifestations, or le tourisme fournit au traffic aérien une bonne part de son volume.
    Roissy devient une grande friche abandonnée à son triste sort.

    Hypothèse 2 : la transition écologique et climatique se réalise effectivement, dans ce cas les voyages à longue distance commerciaux ou touristiques n’ont plus lieu d’être, l’économie se trouvant re-localisée tandis que le tourisme « lent » devient la norme : le monde redevient habitable, on prend le temps de faire les choses, et si l’on souhaite rencontrer son prochain au bout du monde, on n’hésite pas parcourir les distances en empruntant des moyens de locomotion peu énergivores.

    Le tourisme change donc de nature, si on va loin, c’est plus pour échanger des savoir-faire, à égalité avec les humains que l’on rencontre, que pour faire des affaires ou dépenser son argent dans les zones touristiques hyperconcentrées. L’hospitalité devient la norme, les petites structures hotelières remplacent les grandes chaînes, on loge aussi chez l’habitant.

  11. Hors sujet. Désolé
    Au rythme des catastrophes plus spectaculaires les unes que les autres, je me demande combien de personnes seront encore de ce monde dans 20 ans si ce genre de virus est relâché accidentellement dans la nature et voyage en TGV ou A380.
    En moins de 48 heures le monde entier pourrait être atteint.
    http://www.leparisien.fr/societe/russie-explosion-dans-un-laboratoire-renfermant-la-variole-et-ebola-17-09-2019-8153751.php

  12. Moi j’ai compris la question autrement : comme à ce jour c’est prévu de privatiser l’aéroport Charles de Gaule qui fait parti d’ADP, avec un engagement à l’horizon de70 ans, ne sommes nous pas dans un système totalement absurde, écologiquement, economiqement, et politiquement. Parfois poser la question c’est déjà y répondre.

      1. Pourquoi ne l’avoir pas reproduit ?
        @CoralieDelaume:
        « Les actionnaires minoritaires d’#ADP seront indemnisés par l’Etat à hauteur d’un milliard d’euros.
        Parmi ces actionnaires, il y a Vinci.
        Si cette entreprise obtient la concession, l’Etat aura payé l’acheteur ! »
        #URGRS

    1. On peut aussi dire que les politiques savent qu’il n’y aura bientôt plus assez de pétrole pour tout le monde et du coup ils préfèrent ne plus avoir à gérer la rentabilité de l’aéroport en le vendant et ne s’occuper que d’encaisser le loyer.
      Mais pas de doute, nous sommes bien dans un système totalement absurde qui, tout en connaissance de cause, ne nous laisse que peut de perspective d’avenir…

  13. Hors sujet :
    BlackRock, vous connaissez ?
    https://www.youtube.com/watch?v=Abz3Ab9HhaQ

    Notre président semble en connaitre parfaitement le PDG, il veut lui confier les retraites !

    Après tout, BlackRock n’est-il pas déjà le patron du CAC 40
    https://www.ouest-france.fr/economie/bourse/blackrock-le-fonds-de-pension-americain-patron-du-cac-40-4508811
    Ce tonton Picsou semble être partout : https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/blackrock-l-institution-financiere-185781

    1. Toujours hors sujet;

      nécessaire de (re)dire que BlackRock a permis une chute des commissions de gestion dans le petit monde des gestionnaires d’actifs qui pensaient surtout à pomper des fees aux investisseurs. Investisseurs pro (zinszins) mais aussi et surtout aux plus petits épargnants qui ne voyaient pas l’arnaque.
      Il a aussi démontré que le rendement de la grande majorité des fonds gérés activement (commercialisés par les banques ) était largement inférieur à celui des fonds passifs popularisés par BLK.

  14. Signalons qu’un tas de gens visitent le monde entier à pieds. Bon, ils tombent sur des murs, sur des naufrages, sur des îles, sur des camps ou des prisons. Tandis que les voyageurs en avion…
    En fait, on devrait inverser la situation : répressions contre les voyages avion, liberté et papiers pour les gens à pied.

  15. Bonjour tout le monde,
    Ah , l’avion! A la fois instrument de connections entre êtres humains mais aussi pourvoyeur d’externalités négatives comme d’ailleurs la plupart des activités économiques….alors que faire?
    Habitant Toulouse, fief de l’un des 2 plus gros constructeurs d’avion au monde, le sujet m’intéresse au plus haut point.
    Aujourd’hui, les constructeurs sont engagé dans une course pour augmenter les performances énergétiques des avions. L’idéal, zéro GAS n’est pas pour demain. On pourra imaginer des avions tout électrique dans des décennies…d’ici là, on pourra espérer des petits avions hybrides d’ici une vingtaine d’année…Mais je crois pas qu’on va pouvoir faire mieux.
    Après le soucis qu’on a , c’est que même si les performances des avions s’améliorent d’année en année, en face la courbe de la demande progresse plus vite….Les anciens pays en développement sont entrain d’exploser la demande. D’où au global, les progrès technologiques n’arrivent pas à faire infléchir la courbe des émissions de GAS issu de l’activité aérienne. Sans parler que la construction d’un avion demande toute une panoplie de ressources minières qu’il faut aussi prendre en compte dans le bilan écologique. Même si demain, on aura des avions électriques, ils ne seront pas neutre écologiquement parlant…… Bref, on est bien embêté….
    Ceci dit, le cœur du probléme ce n’est pas l’avion en tant que tel mais l’usage qu’on en fait et la manière dont on les fabrique. Sur ces 2 volets, ce sont les pressions inhérentes à notre modèle économique qui les influencent. Donc, si on change le moteur (l’idéologie) économique , on transformera de fait tout le reste.
    Je vous renvoie vers cet excellent article qui dit bien où on en est aujourd’hui:Le capitalisme nous conduit au désastre
    ==>https://reporterre.net/Le-capitalisme-nous-conduit-au-desastre
    On sait ce qu’il nous reste à faire 😉

    1. Avions électriques demain, d’après Pierre !?!
      Bon sang, avec celle-là, je vais bien faire rigoler mon père… qui est un des pères du Concorde et des Airbus.
      Pierre, si vous avez pris des cours sur ce qu’est l’énergie, révisez !
      Sinon, prenez des cours !

    1. Encore un article intéressant à lire…
      En fait étant un homme du XXe siècle (et un peu du XIXe 🙂 ) je lis encore beaucoup de livres (en papier) et je bosse sur des trucs persos : en fin d’aprem, récré, je vais sur le blog Jorion car y a plein de trucs super, et hop : encore un truc à lire sur le Net ! Ouais, difficile d’y échapper…

      1. @Jacques Seignan
        Pour ceux qui adorent le toucher du papier et l’odeur de l’encre, la revue Usbek & Rica, sous sa forme papier, est consultable dans certaines bibliothèques de la ville de Paris…

  16. Hier j’ai vu que les climatologues français prévoient + 7°C en 2100.
    Ce matin, je suis songeur et je pense à une voie de sortie.
    Tout d’abord il faut la mettre en œuvre par « hélicoptère monnaie»
    https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9licopt%C3%A8re_mon%C3%A9taire
    mais cette distribution, à hauteur de 10.000 € (ne mégotons pas !), serait faite en bons de consommation touristique obligatoires et accompagnée d’investissements massifs pour hôtels gratte-ciels, avions type A380, navires de croisière afin que des millions de Terriens « envahissent la Terre et qu’ils en profitent avant que la catastrophe s’emballe tout en agissant ainsi pour cet emballement.
    Eh oui, on sait que parfois quelqu’un de condamné par une maladie incurable décide de brûler le reste de sa vie par les deux bouts. C’est ma proposition !
    Alors au point où l’on en est, sachant que l’on se paye de mots sans vouloir (ou savoir) réagir avec l’ampleur qui serait à la hauteur de ce défi vital, autant jouir tout en envoyant le plus de photos par les rézossocios ! Si les serveurs de stockage de ces images survivent, au moins les IA auront des trucs amusants à voir. Par exemple : une foule avec le bras tendu, smartphones en extension, autour de la Joconde souriante derrière sa vitrine blindée ou une foule faisant la queue au sommet de l’Everest.

  17. Bonjour. Nous sommes le mercredi 18 septembre 2119 et mon petit texto s’intitulera:

    Pourquoi penser le grand collapse à l’heure qu’il est ?
    ou
    Mes vacances avec eBay
    ou
    Se débarrasser de la vie est une question du Capital
    ou
    Penser tout bas la collapsologie avec Jorion
    ou
    Mystère de la pensée eschatologique
    ou
    Le survivalisme à l’agonie
    ou
    Les gens mode d’emploi
    ou
    Comprendre les gens qui sont des nôtres
    ou encore
    La transmission des avoirs
    ou enfin
    Les prêcheurs d’où ça ?

    C’est juste pour détendre un peu l’atmosphère avant le jugement dénié.

  18. Mais aussi quelque part, il n’est pas garantie que, dans 20 ans, nous puissions trouver un véhicule motorisé pour y aller, à Charles de Gaulle – Roissy !

  19. Cher Paul,
    Vous vous trompez, dans 20 ans et probablement moins, il n’y aura plus de chef de train. Il aura été remplacé par une charmante voix suave gérée par une intelligence artificielle.
    Quant à savoir s’il y aura autant d’avions, c’est un autre débat. Il va falloir qu’ils zigzaguent entre les dépressions et cyclones de catagorie 6, 7, … 8.

    1. Ce clin d’œil me rassure, pourquoi ?
      Si l’on en croit Saint Augustin : “ SI JE ME TROMPE, JE SUIS. CAR CELUI QUI N’EST PAS NE PEUT ÊTRE TROMPÉ.” Aussi, je me demande : si jamais une personne essaie beaucoup plus qu’à la normale pour des raisons professionnelles et/ou personnelles de ne pas se tromper, jamais ; que pourrait-on en déduire d’un point de vue existentiel ? Que chercherait-elle à fuir ?

  20. Nous aurions été semés dans une (relativement) grosse boîte de Pétri…
    Mais voilà que les colonies empiètent les unes sur les autres et que les ressources pour les nourrir s’épuisent.
    La question se pose (à certains individus de ces colonies) de savoir si le(s) semeur(s) laborantin(s) feront quelques prélèvements sélectifs avant d’achever l’expérimentation à l’eau de Javel.
    A moins qu’il(s) se désintéressent de l’expérience, laissant la culture s’épuiser d’elle-même…
    Peut-être aussi que, dans une autre temporalité, il(s) attendent que, du compost bien mûri, renaisse(nt) quelque(s) plantule(s), objet d’observation pour une expérimentation renouvelée…

    NB le « bon » observateur scientifique essaie toujours de ne pas perturber l’objet de son observation 🙂

      1. Peut être que nous serons alors dans une boite en bois , sous terre , à l’arrêt , bien détendus , on ne sait pas …

      2. @arkao
        « Avez-vous vu le film de Bernard Werber « Nos amis les terriens » ?« .
        Non, et merci pour la bande annonce.
        Ce filme semble être un miroir pour notre propre observation…
        ne pas omettre cependant de considérer son énantiomorphisme !

    1. Hop hop hop hop hop, tout doux l’ami, on ne plaisante pas avec la zone 51, près de 2 millions ont répondu à « l’appel », hélas à l’arrivée, amendes de plus de 2000 dollars et interdits de zone 51 !
      Tout ça pour ça, et même pas moyen de faire un selfie avec E.T ou Alien , le monde est vraiment trop injuste.
      http://www.fredzone.org/les-youtubeurs-arretes-dans-la-zone-51-ont-ete-condamnes-a-une-amende-887

      Mais ça ne pas vaut l’oiseau des îles qui a réussi à transporter une jeune panthère noire chez lui dans le nord de la France, ni vu ni connu, et avoir eut la très bonne idée de partir en laissant le félin chez lui. Sauf que la belle féline de 6 mois, et déjà d’une belle taille, s’est fait la malle sur les toits en plein jour, à la recherche du mowgli fugueur…et peut être de quelque pitance appétissante sur le baobab sur le toit, y²oupi au carré !
      Miaou.
      https://www.francebleu.fr/infos/insolite/la-panthere-recuperee-a-armentieres-est-transferee-dans-un-parc-zoologique-adapte-1568885952

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