14 réflexions sur « L’histoire, c’est un machin statique où il ne se passe jamais rien ! »

  1. Ben ouais, « tous les problèmes du monde viennent uniquement du fait que les hommes sont incapables de rester tranquillement chez eux ». Blaise Pascal.
    Je crois effectivement que Trump ne sera pas destitué, ça va traîner jusqu’au élections c’est tout. Et après les élections, il y aura non lieu (contrairement à ce qui se passerait en France).
    Ça c’est pour la haute trahison. Quant aux actes d’incompétence, ou d’atteinte à l’humanité, comme la sortie des EU de la convention de Paris sur l’environnement, pour ces trucs là y’a déjà non lieu.

      1. Je ne vous oppose rien, ne le prenez pas comme une critique adressée à vous. C’est le système américain que je critique. Je vous remercie pour vos commentaires avisés en direct.

      2. Quand je dis qu’il y a non lieu au sujet de l’environnement, je ne veux pas dire que Trump n’est pas coupable, je veux dire qu’il y a non lieu aux yeux de la justice américaine, qu’il ne sera pas inquiété pour cela, malheureusement.

  2. Est-ce être hors sujet de faire un parallèle entre ce qu’invite comme réflexion à poser, votre billet démontrant qu’un temps statique, figé par défaut, sans dynamique propre, sans accélération, voire emballement crée par des précipitations de toutes sortes (volontaires, involontaires, intérieures, extérieures…) « en tout cas médiatique » est plus accommodant pour certaines personnalités comme Trump… et autres « maîtres des horloges »… par rapport à ce qu’en France, certains jouent un « contre la montre » avec des temps différents, (médiatiques contre judiciaires. Électoral contre moralité) pour échapper autant au temps qu’ils n’ont plus, qu’à celui dont ils sont comptables, redevables tout au plus…?

    Voici le sujet du parallèle…

    « A en croire le « juge et parti pris » (Pascal Praud dans « L’heure des pros ») d’une idéologie extrêmement droitisée… il y aurait un problème moral et éthique plus important entre le fait que Me. Aubry se représente aux élections municipales à Lille, alors qu’elle aurait prétendue le contraire (sauf exception,ce devait être son dernier mandat) et comparativement, le fait que P. Balkany, n’ayant jamais fait ce genre de « promesse », annonce son intention de se représenter à Levallois-Perret, alors qu’il risque (avec sa femme qui est au commande de la municipalité actuellement) d’être condamné pour fraude fiscale (reconnue par lui même)… entre autre peine de prison, à des années d’inéligibilités.

    La distinction morale que fait cet « arbitrage privé » de la notion de la justice commune, se résume aussi naïvement que vulgairement à faire pencher la balance en défaveur d’une promesse non tenue, d’un coté, à qui est reproché d’avancer masqué… par rapport à l’autre coté dont est « exonéré » de peser dans le jugement, que doit faire le « temps de cerveaux disponible » qu’à vouer un « culte féroce » à la « dictature des émotions » sondant les « doutes, incertitudes, indécisions » du « ras le bol fiscal », « poujadisme » d’un électorat, rabaissé à une « opinion » (« cette pute qui prend par la main le juge » des bas instincts des plus crédules, incultes…) l’immoralité patente, répétitive, cumulative, des pratiques fiscales illégales, reconnues, et en cour de jugement…

    Alors qu’étrangement il est distingué par ailleurs le fait que dans ce cas d’espèce, politique, il y a la morale d’un coté, qui devrait jouer , à en croire des « donneurs de leçons de morales, de justices… », contre une élue de gauche, récusant sa « promesse »… et la loi de l’autre… à laquelle, une personnification et personnalisation de la « représentativité » démocratique locale et nationale, incarnant « l’immoralité optimisée », la délinquance en col blanc… se « plierait » « héroïquement »… pourquoi n’est-il pas mis en avant que bien des « promesses » de probité, d’intégrité, d’honnêteté, etc (comme le fait d’avoir dit à qui voulait le croire, que l’affaire de fraude fiscale… – reconnue par le présumé innocent », judiciairement, il y a peu – était une ignoble attaque politique, destinée à nuire à l’image d’un élu de droite)… de la part des Balkany, ont du être faite à une « opinion », qui aujourd’hui comme hier, est « pris en otage » pour juger jusqu’où sa confiance peut être usée, abusée… ?

    Ce cas d’espèce n’est-ce pas celui de « l’inversion de la hiérarchisation des valeurs », morales en l’occurrence, qui tentant de délégitimer en accusant de non tenue d’une « promesse électorale » une élue de gauche, rendant confuses les notions de distinctions à faire entre morale et respect des lois (sur fond d’interférence dans la sérénité de la justice, et dans la raison gardée de l’électorat, par rapport à une enquête judiciaire en cour)… cherche à « blanchir » et relégitimer la candidature d’un autre élu de droite – voire un système rassemblant le carriériste, clientéliste, les adeptes du favoritisme (se retrouvant de connivence avec le pantouflage au verrou de Bercy, et les conflits d’intérêts, derrière l’absence de moralisation et transparence de la vie politique, économique…) – qui a abusé des « secrets d’affaires » ayant permis de masquer au fisc, aux gouvernements, au financement du modèle social, de la solidarité nationale, des services publics… et aux électrices et électeurs… les fraudes fiscales incriminées, et reconnues, « en même temps » qu’on été enfreint avec une exceptionnelle gravité, bien des lois, bien des valeurs « d’exemplarité »… ?

    1. En conclusion…? Tant que « l’Histoire sera écrite que par les « vainqueurs » (au sens de ceux l’ayant « mérité ») est-ce que bien trop de temps ne risque pas d’être perdu à lui confisquer sa « puissance magique » « mystique », « légendaire », qui lui « confère » le fait de faire acquiescer au « plus grand nombre » (ici par la « grâce de la « dictature des émotions » sondant « l’opinion ») son aspect immuable, « éternel »…?

  3. Les médias de masse ont pour vocation de captiver l’opinion du plus grand nombre dans l’orthogonalité de leur ligne de vie avec le plan sociétal –
    Ils se posent en météorologues du climat social – surveillant et régulant sa température – par l’annonce ou l’effacement de faits disruptifs ( faits divers – catastrophes – entre autres ) –
    L’Histoire, celle qui à commencé il y a 10 000 ans et surtout celle projectivisée il y a 2 500 ans, n’est plus qu’une toile de fond derrière le bruit du fourmillement humain – dans les quotidiens, radios, télévisions, ce n’est que la sempiternelle oscillation de la pluie et du beau temps comme météo de nos vies,

    1. Dans une veine pas très éloignée :
      Les médias ne sont-ils pas à la société (au moins fonctionnellement) ce que la conscience (en tant que « regard », cf. PJ) est à nos vies biologiques : ils se chargent de repérer les évènements dont on peut garder une trace, petite ou grande, de longue ou courte durée, d’importance « réelle » très variable.

      Et en ce sens ils incarnent la dynamique d’affect de la société, remplissant à grande échelle le rôle des griots et autres dans les dynamique d’affect des villages (dont rôle de la sorcellerie comme prétexte de séparation à la phase de croissance au-delà des ressources localement accessibles…)

      1. intéressant ! mais la dernière phrase et parenthèse est sybilline. Le sujet mérite développement…
        Les médias cherchent par des grands récits et des petites anecdotes à faire/créer du collectif passant par l’émotion. Cette fonction de griot est hautement manipulatoire. Et dans une société complexe, le collectif créé est souvent en opposition avec les communautés locales vécues… Exemple : « les français sont pris en otage ». Etc.

      2. Pas si sybillin dans les travaux de PJ.
        Je crois que c’est dans « Comment la vérité et la réalité furent inventés » (à vérifier) qu’il met en valeur ces récits de villages africains où la sorcellerie est évoqué pour déclencher (quasi-biologiquement) la séparation du village en deux, une méiose quasiment (division cellulaire). Ce sont donc des « prétextes » engrainés dans les logiques « profondes », (rétentionnelles tertiaires dirait Stiegler), c’est à dire une réaction à un certain état de fait par des représentations associés qui à leur tout modifient les circulations d’affect.

      3. @ Timiota

        Référence : Paul Jorion, « Le sujet dans la pensée africaine », dans Psychanalyse au CNRS, Aspects du malaise dans la civilisation, Paris : Navarin, 1987, pp. 174 -181

  4. Plus globalement, il y a l’idée que l’acceptation de ce qu’on subit comporte moins de risques que la rébellion et le « changement de cap ». Une personne nous fait valoir qu’il vaut mieux subir ce que Macron nous inflige (tout différent de ce qu’il a promis comme candidat) que de râler et donc « ouvrir la porte à Marine Le Pen ». Quelqu’un a ce commentaire : « c’est un reste de fatalisme paysan » (=subir les mauvaises récotes), ce qu’on appelle aussi « le bon sens paysan ». Pourtant nos « exploitants agricoles » en sont venus à prendre plein de risque à investir dans le gigantisme machiniste, tout en devant modifier ses produits en fonction du marché mondial, des quotas et subventions… En en sens, les gilets jaunes expriment que leur fatalisme n’est plus tenable : il y a des limites à la soumission en silence, donc on se réunit, on se parle et on bloque.
    Est-ce que ceci s’applique à la destitution ? D’un côté, non, car on est là dans le pari sur le spectacle politique. Le petit poucet va-il renverser la clique majoritaire de l’ogre Trump ? Je me dis souvent qu’il vaudrait mieux aller à la campagne présidentielle avec le dossier d’accusation, plutôt que de rater la destitution juste avant ! Ce qui reviendrait à mettre en accusation/suspicion les candidats républicains. plutôt que de leur laisser le pouvoir de juger Trump. D’autres diront que la procédure de destitution a sa dynamique propre qui pourrait aboutir à la destitution par la modification d’obédiance d’une série d’élus républicains, grâce à la force d’arguments juridiques et éthiques. C’est le pari de Paul Jorion, apparemment, et cet article qui veut dire : laissons advenir l’inattendu, les surprises de l’histoire.
    Les médias nous prédisent que les républicains ne destitueront pas ? Ils nous préparent au fatalisme, pourrait on dire, comme des griots, à la suite de l’idée de Timiota. Mais ils pourraient soudain « lâcher Trump » et dire qu’il faut destituer « pour que rien ne change », pour qu’un président moralement meilleur advienne. Plutôt que d’avoir un bloc de citoyens qui tombe dans le dégout des institutions et même la rébellion.

    1. Je pense que la réussite de la destitution du Donald dépendra des sondages : s’il semble devoir gagner, les Républicains le soutiendront. Si non, et qu’ils voient qu’un autre candidat républicain potentiel a de nettement meilleures chances, ils s’en trouvera assez pour le faire virer.

  5. Tout a été dit, tout reste à dire si on en croit les Cahiers de doléance de 1789. (Critique extraite du Monde qui donne envie d’acheter ce livre!)
    « Les citoyens réclament ! Au-delà des récriminations d’ordre politique s’exprime déjà le souci écologique que les paysages et les forêts soient préservés. Les habitants des grandes villes réclament plus de propreté. Ils . « qu’il soit fait un examen scrupuleux de l’état des finances, des causes de décit et des abus dans l’administration » « se plaignent de la pollution, due aux nouvelles industries, et regrettent que la concurrence déloyale imposée par l’introduction de produits anglais à bas prix fausse l’économie et entraîne le chômage » .
    Privées du droit de vote, non conviées à l’exercice réservé aux sujets masculins de plus de 25 ans, des Franc-Comtoises passent outre et s’adressent au Roi : Pour elles, l’égalité devra attendre encore longtemps. « C’est l’abus et l’autorité donnés indifféremment à tous les hommes qui causent nos plus graves malheurs . Ils se permettent tout, ils se pardonnent tout, ils se soutiennent tous. » (…) Que demande le peuple ? »
    Les cahiers de doléances de 1789, de Pierre Serna, Textuel, 192 p.

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