Climat : Le moment Pearl Harbor, par Vincent Burnand-Galpin

Ouvert aux commentaires. Cette mobilisation massive pour sauver le climat, l’environnement et donc l’espèce humaine ne s’est toujours pas déclenchée.…

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12 réflexions sur « Climat : Le moment Pearl Harbor, par Vincent Burnand-Galpin »

  1. C’est bien loin Pearl Harbour.
    Malgré le constat. malgré le savoir. Nous sommes dans une urgence quotidienne sordide.
    Payer ses factures; Survivre. manger du poison bio . payer les études des enfants…
    Quelle est la marge de manœuvre ?
    C’est bien, sans doute la 1ère fois, que savoir ne sert à rien face à la force de cette « dictature » du quotidien imposé.
    Dans les 80’s, nous avons pris les armes pour renverser ce système. la répression a été impitoyable. ce système a même inversé notre lutte pour justifier encore plus d’inégalités et continuer son « développement » impitoyable.
    Nous étions déjà à côté de la plaque malgré le constat, nos solutions étaient stupides et sans issues.
    la croissance !
    Ils nous ont mis dans du chacun pour soi et tous contre les autres.
    Quel détonateur pour inverser la tendance ? Quel Pearl Harbour ?
    Les constats sont là. Mais aucune force n’est assez puissante pour inverser la vapeur.
    L’Australie peut bien bruler. Les « migrants » peuvent se noyer dans la mer la plus polluée du monde.
    Et alors ?
    Le GIEC. mademoiselle Greta, les savants….le savoir…. Rien d’assez puissant pour contrecarrer cette course folle en avant.
    Quelle perle faudrait-il détruire pour obliger ce système meurtrier a changer son fusil d’épaule ?
    Ils nous mettent en joug. Nous regardons, lucide, nos bourreaux.
    Même notre violence ne pourrait les vaincre. Tellement ils sont armés et puissants.
    Il n’y aura pas de Pearl harbour.
    BR, RAF,AD…. nous n’avons pas réussi a inventer un modèle de lutte capable de les vaincre.
    Bien au contraire nos luttes vaines les ont renforcés.
    Constat amer. Nous laisseront à nos enfants un monde plus impitoyable que celui que nous avons reçu.
    Les détonateurs sont pourtant innombrables. Mais rien.
    Le dérèglement climatique n’est pas la seule raison de cette extinction. Monsieur Aurélien Barreau l’explique très bien.
    Qu’il serait simple de dire aux armes.
    Mais ce n’est pas le temps des armes, ni du savoir. Une sorte de nihilisme. Comme une fatalité.
    Les peuples ne sont plus capable d’imposer leur volonté, le mirage électorale d’une soit disant représentation nous a rendu irresponsables et impuissants.
    Tant pis. Certain iront voter pour des solutions par procuration. Rêveront de Pearl Harbour sans eux même se mouiller dans une violence désespérée.
    La Terre continuera de tourner sur son axe incliné, sans se soucier de ces stupides dinosaures suicidaires, vaincus, soumis et amorphes.Malgré les sciences, la philosophie, les lettres. Qui voulaient péter plus haut que leur cul. Et n’ont jamais réussi à s’organiser.
    tant pis. On a le monde qu’on mérite .

  2. Il y a trois sortes de mensonges: les mensonges, les sacrés mensonges et les sondages ( pour reprendre la citation de Mark Twain ) –
    De ce que je vois, entends autour de moi, la préoccupation principale des gens c’est leur sécurité financière pour le présent et pour l’avenir, c’est le combat intérieur qu’ils mènent pour endiguer la frustration et lever l’optimisme de la volonté – la priorité de beaucoup est de recouvrer une dignité – une fierté d’être ce qu’ils sont.
    L’enjeu environnemental est maintenant dans tous les esprits – comment pourrait il en être autrement vu le battage médiatique autour du sujet, cependant il reste en arrière plan comme un théâtre d’ombre lorsqu’on déroule une conversation en tête à tête et que sont abordés les sujets de dérelictions.
    Comment reprocher d’ailleurs à ceux que je côtoie, j’entends ou lis de ne pas ériger en priorité des priorités le soucis environnemental, tant je conçois que devant l’immensité de la tache, le ressenti plus que la certitude du phénomène ( beaucoup n’y entendent pas grand choses aux arguments scientifiques avancés par le GIEC – sans parler de la défiance de plus en plus grande de la population vis à vis des organismes institutionnels) et la difficulté qu’il y a à vivre sa vie, on se place d’abord en spectateur, auditeur d’une crise qui par son ampleur, son universalisme, convoque immédiatement un sentiment d’impuissance.
    Alors oui, l’écologie n’a jamais autant résonnée dans les consciences, mais loin s’en faut que demain elle devienne si prégnante que la population acceptera de bon coeur des mesures coercitives comparables à la mobilisation qu’un pays peut lever en temps de guerre – du moins dans nos contrées occidentales.

  3. Voilà, le blog de Paul Jorion mérite sa qualification de « blog le plus optimiste du monde occidental » 🙂 !

  4. Le moment  » Pearl Harbour  » ?
    C’est peut-être comme je le pense et le répète depuis longtemps et que j’ai toujours jugée impensable : la mort par dizaines ou centaines d’enfants, pour des causes explicitement liées au dérèglement climatique.
    Douleur indicible pour le vieil instituteur que je suis, de simplement l’envisager.

    1. @ Régis Pasquet
      Mais ce qui va se passer en premier, c’est Aylan au carré, les enfants des migrants seront les premiers touchés, d’abord dans leurs migrations, puis dans les camps d’Europe (Lesbos, celui de Bosnie occidentale récemment fermé, …)
      Par un réflexe logique, les enfants « occidentaux » seront protégés avec les nombreux moyens encore disponibles.
      Si par exemple, il commence à y avoir plus que 10 morts par an d’enfants oubliés à dormir dans une voiture qui passe au soleil et surchauffe, on vendra des détecteurs de ce qu’il faut pour que « ça n’arrive pas ».

      Autre possibilité : complexité épidémiologique (Sars , dengue, …) on limite les mouvements après les premières rafales de victimes. D’un certain point de vue, nos capacités d’avoir survécu du paléolothique au néolithique et à maintenant en adaptant pas mal de chose sera toujours invoquée à l’échelle qu’il faut (les enfants, l’ensemble hanséatique, la méditerranée…) pour repousser un moment global. J’aimerais être contredit, mais la mondialisation des gens est assez fractalisable pour refaire des « murs » (celle des containers l’est moins….) et fermer les yeux sur ce qu’il y a derrière.

      Suis-je contredit par l’exemple australien ? Peut-être lors d’une décennie ou le gros du bois crame, mais celle d’après est forcément un brin plus calme en feu, sinon en température …

  5. Différence avec l’exemple de Pearl Harbor: les américains avaient de bonnes raisons de penser que, n’étant pas eux-même menacés, ils pourraient presque à eux seuls renverser la situation. En ce qui concerne le climat aucun effort national, même exemplaire, ne peut suffire à inverser la tendance.

    Peut-être qu’un exemple plus convainquant serait la lutte contre les empires coloniaux où la multiplication des actions locales a rendu évident le fait que cette évolution était inévitable et les efforts des puissances coloniales inutiles quelque soit leur ampleur ?

  6. bon! mais…
    je suis en Europe, Vous en France….
    et le reste du monde?
    Asie,Afrique, Fédération de Russie etc.

  7. Pourquoi ne pas citer les incendies australiens ? D’autant qu’ils pourraient être le moment Pearl Harbor de ce pays.
    2 coquilles dans le 3 ÈME paragraphe: IPSOSO
    « au cours des deux dernieres (années) »

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