10 réflexions sur « États-Unis : Biden vs Sanders, le 4 mars 2020 – Retranscription »

  1. Bonjour.

    Ne vaudrait-il pas mieux dire : « les pauvres votent à droite, quand ils ne s’abstiennent pas, ne votent pas blanc, ou nul »…?

    Car est-ce qu’affirmer que « les pauvres votent à droite », est représentatif du degré de résignation que sous-entend cette formulation, résignation des dits pauvres, d’une part par rapport à leur capitulation (manque d’instruction, d’accompagnement, de solidarité – désertification et privatisation de services publics, bassins d’emploi, et digitalisation, numérisation, dématérialisation, déshumanisation des services restant… Faut-il alors leur en vouloir aux « pauvres »…?) dans le combat politique, intellectuel, vis à vis des raisons ayant occasionné leur misère, précarité (« Mondialisation/austérité », « compétitivité/ubérisation »…)… et d’autre part, de combattre de fait la part de responsabilité de la droite, qui ne voulant rien assumer dans les misères du monde… au contraire… espère s’en tirer à si « bon frais » après ce que la déception de la gauche aux pouvoirs, eut comme fâcheuses conséquences (2008 subprime, « tout à changé pour que rien ne change » et autre socialisation massive de dettes privées pourries, pertes casinos, « blanchiments » de délits et crimes sociaux, fiscaux, moraux, environnementaux)…?

    Est-ce qu’affirmer que « les pauvres, avec les milieux d’affaires, votent à droite » répond aux inconnues, doutes, incertitudes que représente le taux élevé d’abstention… dans l’électorat pauvre, discriminé, ostracisé, dans le délitement de « vivre ensemble », du « consentement » (fiscal, etc) doutes, incertitudes, ayant toutes en inconnues principales, un grave problème de « représentativité » incrémentée dans l’effondrement des « systèmes démocratiques » (affaire Trump, Brexit, etc), de dialogues sociaux, « économiques », « écologiques » etc, profitant assez bien par ailleurs aux milieux des affaires, à l’immorale optimisation, à aligner au moins disant moral social, fiscal environnemental les modèles sociaux, etc…?

    1. Faut-il se résoudre à ce que plus tôt qu’on ne le pense dans les meilleurs systèmes… que tard… l’illégitimité de quelques élu.e.s… pour quelques fonctions de « représentativités »…. sera posée… en fonction d’un nombre de participant.e.s aux scrutins électoraux, qui ne pourront que voir du meilleur œil qu’il soit, un pouvoir plus totalitaire, autoritaire, dictatorial, pour un simulacre de régime démocratique…?

  2. Joe Biden semble bien parti, après ce ‘super tuesday’, pour être le candidat démocrate qui affrontera Donald Trump en novembre, attendons toutefois la fin des élections des délégués car il y a encore de gros états à se déterminer, dont celui de Floride très bientôt, Bernie n’a peut-être pas dit son dernier mot.
    Lorsque l’on s’intéresse un peu plus au nombre de délégués qui ressortent de ces ‘primaires’, l’on distingue un mode de calcul assez étrange qui est loin d’être strictement proportionnel, les élections américaines recèlent décidément un tas de bizarreries.
    Il est clair maintenant que les gens capables d’analyses et de réflexions ne peuvent qu’aller vers des gens assez rationnels pour les représenter (plutôt de gauche?), encore faut-il que ces représentants soient honnêtes et ne soient pas guidés par leur désir caché de gruger leur électorat (si, si, cela existe…!)

      1. C’est vrai que pour nous les européens de gauche, Bernie est de notre sensibilité et nous appelons à la rescousse tout désir auto-réalisateur, tel que ‘E. Warren conseillera à ses électeurs d’aller vers Bernie’ ou d’autres scores pas seulement en Floride, après tout en 2016, Bernie n’avait pas remporté la Californie, alors qu’aujourd’hui…
        A moins d’une surprise, la logique voudrait plutôt voir arriver en tête J. Biden, mais n’a-t-il pas confondu son épouse et sa sœur lors de son discours ? C’est anecdotique certes, mais il n’est sans doute pas à l’abri de la confusion dans ses propos futurs ; il devra se ménager pour arriver en forme au final…

  3. Avant que les plus « gros soient maigres au point d’en mourir » – encore un de ces comptes/contes « d’apothicaires » qui cherchent à convaincre l’infantilisation si facile des doutes, incertitudes, indécisions, d’un public de « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce » au « ras le bol fiscal », « poujadisme », à la « DICTATURE des émotions » sondant la « réalité augmentée, virtuelle… que la plus brillante « représentativité » d’une vessie, suffit à convaincre qu’elle illumine comme une lanterne – combien de pauvres auront du « passer l’arme à gauche » après avoir prié en dernier « RECOURS », autant dire en vain, pour être « rien »… d’être épargné par cette « droite » aux « tentations » et intentions extrêmes, inavouées et inavouables… ?

    1. Pour les pauvres, précaires, les plus discriminé.e.s, vaut-il se « réfugier », à défaut de terre d’accueil, de droit d’asile… dans la mythologie d’une « Cosette » abandonnée même par la gauche, ou dans la croyance plus aveuglante qu’aveugle, en un « père Noël », qu’il soit autant pragmatique que « Picsou », ou aussi féerique et magique, mirifique que « Disney », revenant au même : le pauvre le reste, quoi qu’on lui « redistribue », ou pas (cas des NON RECOURS, concernant 30% des « bénéficiaires » du RSA)) un « pognon de dingue » à travers les « minimas sociaux », et se déresponsabilise même si il lui est appris à pécher… ?

    1. 2024, même si Biden casse sa pipe.
      Ou alors, Biden prend une vice présidente qui casse sa pipe (une sénatrice afro-américaine ou latino démocrate âgée pour situer, c’est une hypothèse de travail), et qu’il peut remplacer par qui il veut (comme Gérald Ford qui remplaça Spiro Agnew(*) et fut le seul président des USA non élus après le Watergate). Et puis il casse sa pipe lui aussi ou se fait impeacher parce que les Républicains ont appris la leçon, du moins les cabinets d’avocats de ces gens là (un peu comme Macron pour qui l’économie française marche bien quand un deal entre kazhaks et marocains se fait avec une banque d’affaire française).

      (*) Spiro : Le 10 octobre 1973, il devient le second1 vice-président de l’histoire américaine à démissionner en cours de mandat. Mais cette démission est due à un délit commis durant son mandat de gouverneur du Maryland. Il est accusé de corruption passive et d’évasion fiscale. Il ne conteste pas l’accusation d’évasion fiscale. Il est condamné à payer 10 000 dollars – correspondant au redressement fiscal pour les revenus non déclarés – et à trois ans de mise à l’épreuve. Les poursuites pour corruption pendant son mandat de vice-président sont abandonnées.

  4. Le discours de « clap de fin » d’Elisabeth Warren. Ca a de la gueule.
    Et ce n’est pas la fin.
    (DeepL est votre ami, pour les non anglophones)

    I want to start with the news. I want all of you to hear it first, and I want you to hear it straight from me: today, I’m suspending our campaign for president.

    I know how hard all of you have worked. I know how you disrupted your lives to be part of this. I know you have families and loved ones you could have spent more time with. You missed them and they missed you. And I know you have sacrificed to be here.

    So from the bottom of my heart, thank you, for everything you have poured into this campaign.

    I know that when we set out, this was not the call you ever wanted to hear. It is not the call I ever wanted to make. But I refuse to let disappointment blind me – or you – to what we’ve accomplished. We didn’t reach our goal, but what we have done together – what you have done – has made a lasting difference. It’s not the scale of the difference we wanted to make, but it matters – and the changes will have ripples for years to come.

    What we have done – and the ideas we have launched into the world, the way we have fought this fight, the relationships we have built – will carry through, carry through for the rest of this election, and the one after that, and the one after that.
    So think about it:

    We have shown that it is possible to build a grassroots movement that is accountable to supporters and activists and not to wealthy donors – and to do it fast enough for a first-time candidate to build a viable campaign. Never again can anyone say that the only way that a newcomer can get a chance to be a plausible candidate is to take money from corporate executives and billionaires. That’s done.

    We have also shown that it is possible to inspire people with big ideas, possible to call out what’s wrong and to lay out a path to make this country live up to its promise.

    We have also shown that race and justice – economic justice, social justice, environmental justice, criminal justice – are not an afterthought, but are at the heart everything that we do.

    We have shown that a woman can stand up, hold her ground, and stay true to herself – no matter what.

    We have shown that we can build plans in collaboration with the people who are most affected. You know just one example: our disability plan is a model for our country, and, even more importantly, the way we relied on the disability communities to help us get it right will be a more important model.

    And one thing more: campaigns take on a life and soul of their own and they are a reflection of the people who work on them.
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    This campaign became something special, and it wasn’t because of me. It was because of you. I am so proud of how you all fought this fight alongside me: you fought it with empathy and kindness and generosity – and of course, with enormous passion and grit.

    Some of you may remember that long before I got into electoral politics, I was asked if I would accept a Consumer Financial Protection Bureau that was weak and toothless. And I replied that my first choice was a consumer agency that could get real stuff done, and my second choice was no agency and lots of blood and teeth left on the floor. And in this campaign, we have been willing to fight, and, when necessary, we left plenty of blood and teeth on the floor. And I can think of one billionaire who has been denied the chance to buy this election.

    Now, campaigns change people. And I know that you will carry the experiences you have had here, the skills you’ve learned, the friendships you have made, will be with you for the rest of your lives. I also want you to know that you have changed me, and I will carry you in my heart for the rest of my life.

    So if you leave with only one thing you leave with, it must be this: choose to fight only righteous fights, because then when things get tough – and they will – you will know that there is only option ahead of you: nevertheless, you must persist.

    You should all be so proud of what we’ve done together – what you have done over this past year.

    We built a grassroots campaign that had some of the most ambitious organizing targets ever – and then we turned around and surpassed them.

    Our staff and volunteers on the ground knocked on over 22m doors across the country.

    They made 20m phone calls and they sent more than 42m texts to voters. That’s truly astonishing. It is.

    We fundamentally changed the substance of this race.

    You know a year ago, people weren’t talking about a $0.02 wealth tax, universal childcare, cancelling student loan debt for 43 million Americans while reducing the racial wealth gap, or breaking up big tech. Or expanding Social Security. And now they are. And because we did the work of building broad support for all of those ideas across this country, these changes could actually be implemented by the next president.

    A year ago, people weren’t talking about corruption, and they still aren’t talking about it enough – but we’ve moved the needle, and a hunk of our anti-corruption plan is already embedded in a House bill that is ready to go when we get a Democratic Senate.

    We also advocated for fixing our rigged system in a way that will make it work better for everyone – regardless of your race, or gender, or religion, regardless of whether you’re straight or LGBTQ. And that wasn’t an afterthought, it was built into everything we did.

    And we did all of this without selling access for money. Together 1.25 million people gave more than $112m to support this campaign. And we did it without selling one minute of my time to the highest bidder. People said that would be impossible. But you did that.

    And we also did it by having fun and by staying true to ourselves. We ran from the heart. We ran on our values. We ran on treating everyone with respect and dignity. You know liberty green everything was key here – my personal favorites included the liberty green boas, liberty green sneakers, liberty green make up, liberty green hair, and liberty green glitter liberally applied. But it was so much more. Four-hour selfie lines and pinky promises with little girls. And a wedding at one of our town halls. And we were joyful and positive through all of it. We ran a campaign not to put people down, but to lift them up – and I loved pretty much every minute of it.

    So take some time to be with your friends and family, to get some sleep, maybe to get that haircut you’ve been putting off – you know who I’m talking about. Do things to take care of yourselves, gather up your energy, because I know you are coming back. I know you – and I know that you aren’t ready to leave this fight.

    You know, I used to hate goodbyes. Whenever I taught my last class or when we moved to a new city, those final goodbyes used to wrench my heart. But then I realized that there is no goodbye for much of what we do. When I left one place, I took everything I’d learned before and all the good ideas that were tucked into my brain and all the good friends that were tucked in my heart, and I brought it all forward with me – and it became part of what I did next. This campaign is no different. I may not be in the race for president in 2020, but this fight – our fight – is not over. And our place in this fight has not ended.

    Because for every young person who is drowning in student debt, for every family struggling to pay the bills on two incomes, for every mom worried about paying for prescriptions or putting food on the table, this fight goes on. For every immigrant and African American and Muslim and Jewish person and Latinx and transwoman who sees the rise in attacks on people who look or sound or worship like them, this fight goes on. And for every person alarmed by the speed with which climate change is bearing down upon us, this fight goes on. And for every American who desperately wants to see our nation healed and some decency and honor restored to our government, this fight goes on. And sure, the fight may take a new form, but I will be in that fight, and I want you in this fight with me. We will persist.

    One last story. One last story. When I voted yesterday at the elementary school down the street, a mom came up to me. And she said she has two small children, and they have a nightly ritual. After the kids have brushed teeth and read books and gotten that last sip of water and done all the other bedtime routines, they do one last thing before the two little ones go to sleep. Mama leans over them and whispers, “Dream big.” And the children together reply, “Fight hard.”

    Our work continues, the fight goes on and big dreams never die.

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