Coronavirus : la déclaration du Prof. Dong Yuzhen

Ouvert aux commentaires.

Le Prof. Dong Yuzhen dans Le quotidien du Peuple :

Le combat de la Chine contre l’épidémie a montré que le Parti communiste chinois est de loin le parti politique ayant la plus forte capacité de gouvernance de l’histoire humaine.

Source : The Wall Street Journal, le 8 mars 2020

Dans le même article :

À l’époque où l’épidémie était essentiellement cantonnée à la Chine, un grand nombre de personnalités du monde politique occidental ont concentré le tir sur les erreurs commises initialement dans le Wuhan, insistant sur le fait que la libre circulation de l’information dans nos démocraties leur conférait un avantage indiscutable en cas de crise sanitaire d’envergure. Or ce qui apparaît cependant évident aujourd’hui, c’est qu’une telle connaissance des faits ne se traduit pas pour autant nécessairement en actes faisant une différence significative.

Oui, vous ne rêvez pas : il s’agit bien d’un article du Wall Street Journal. Dans Comment sauver le genre humain (à paraître dans 9 jours), vous lirez ceci : que notre choix sera un jour d’acheter le système chinois clé en main, ou de crever. À moins du sursaut d’ici-là que nous cherchons à créer Vincent Burnand-Galpin et moi avec ce livre…

© Hervey
Partager :

39 réflexions sur « Coronavirus : la déclaration du Prof. Dong Yuzhen »

  1. Bonjour

    Je tenais a vous remercier pour le travail fournis et la mine d’information utile que vous produisez sur ce blog.
    L’heure est grave et je voulais vous partager ce e-book qui vous permettras de vous protéger un maximum et tirer les bons conseils et informations en ce temps de crise profonde
    En espérant qu’elle vous rassure qu’elle vous aide comme elle m’as aidé moi même et aideras les milliers de personnes a prendre les bonnes précautions et les bonnes décisions.

    Merci et a bientôt.

    1. La modération est bien coulante pour laisser passer ce genre de liens vers des sites pour le moins douteux faisant entre autre la publicité de personnalités proches de l’extrême droite. J’ai vu des commentaires sauter pour bien moins que ça.

      1. Je vais acheter Comment sauver le genre humain, tout comme j’ai acheté et lu vos autres ouvrages. Je suis entièrement d’accord sur le constat exprimé (nous -eux- n’aurons plus le choix : à prendre ou à crever) même si, de manière enfantine, je me dis que peut-être nous pourrions l’éviter (je suis encore jeune et plein de fougue )
        Merci encore de vos points de vues et de vos partages

    1. Devinette
      Je suis insaisissable, multiforme, je suis ici, là, partout, je fais souffrir, blesse, tue parfois, je protège et je sauve aussi, indispensable à la vie je fais peur, quand tout va bien on m’oublie, on se détourne de moi, on ne me connaît plus, quand ça va mal, au contraire, on veut tout savoir de moi, tout, et pourtant le premier qui le dit est exécuté, qui suis-je ?
      La réponse est double : la vérité, un virus.
      La vérité agit comme une sorte de virus.
      Un virus, en l’occurrence le sras-cov-2, est un révélateur de vérité, sinon même une sorte d’incarnation de la vérité.

  2. Les partis chez nous ne gouvernent pas.
    Nous avons pour cela des gouvernements.
    Cela rend classements et comparaisons, tels que « le parti politique ayant la plus forte capacité de gouvernance de l’histoire humaine », quelque peu bancals.

    1. Parti-état?
      Vieille marotte marxiste:
      La Chine? c’est un parti qui possède un Etat.
      ou
      Le parti gouverne.
      Le Prof. a donc sans doute raison…

      Pas ici, naturellement. Ici, c’est la finance.

    2. Ah si, ça gouverne ! Pas comme vous le souhaiteriez, soit. Mais ça gouverne, avec fort renforts de com’ à la … (vous laisse compléter en fonction de votre lassitude).
      Par contre, les pirates et le piratage ont été muselés il y a belle lurette (malheureusement me direz vous 😉

    3. Vous ne vivez probablement pas en France. Merci M. Sarkozy au passage :-). Belle idée cette quasi suppression du pouvoir législatif.

      Profitons en pour suggérer que l’appel aux totalitarismes semble une réponse classique en période de crise. Des tyrans Athéniens, aux idéologies totalitaires qui ont dominé l’Europe aux débuts du XXème siècle, on aurait tôt fait de faire un parallèle. Peut-être un peu rapide ? En tous cas les Athéniens avaient le bon goût de prévoir de se débarrasser de leurs tyrans une fois la crise passée. Alors que nous les conservons et les chérissons : combien d’adorateur Napoléon n’a-t-il pas ? Ou même jusque dans le vocabulaire dans la mesure où nos dictionnaires la défintion du fascisme promue par Mussolini qui est pourtant un contre-sens – étymologique et historique – des plus flagrants.

  3. Certain.e.s y trouveront un hors sujet, dans le commentaire qui suit le billet de M. Jorion, auxquel.e.s je rétorquerais que voire comment se positionne l’ennemi de la Chine, notamment en France, en surfant sur les « peurs d’avoir peur », éclaire sur la « nature » des terrains sur lesquels les batailles à venir vont devoir être menées. Dans cette optique je poursuis ma « série » dystopique… en y mettant moins de satire, et plus de cynisme certes, mais est-ce autant que dans la série « Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire »…?

    « Dystopie ou « réalité augmentée » de la peur… ?

    Alors que les « donneurs de leçons de morales ultralibérales » dénonçaient jusque la « les abus d’arrêt maladie » (entre autre dans la fonction publique…), voilà que dans le contexte d’une épidémie de covid-19, ils préconisent aux parents d’enfants dont les écoles ferment, de ne pas hésiter à s’y mettre, sans hésitation non plus quand à ce que le coût pour la SC qui finance les hôpitaux publics, déjà en difficultés, d’autant fragilisés, explose à nouveau en terme de déficits…

    Pourquoi préconiser l’arrêt maladie, qui malgré ses jours de carences, paie à 100% le salaire du-de la travailleur.e.s (avec complémentaire privée bien sûr pour une certaine durée – il y a même certaines complémentaires qui prennent en charge des jours de carences), défrayé des « charges entrepreneuriales », mais pas des comptes de la SC presque à l’équilibre… alors que le chômage partiel, rémunère vraiment beaucoup moins, et va aggraver le déficit de l’assurance chômage, qui est de plus de 35 milliards d’euros… ? Et pourquoi pas suggérer de se mettre en congé payé, qui ne coûte rien de plus à la collectivité nationale et son modèle social en danger…?

    Est-ce une mesure qui respecte le principe d’égalité, ainsi que celui de fraternité et de liberté…puis de solidarité… entre une personne au chômage, qui malade, par exemple d’une grosse grippe carabinée, prend le risque (en plus d’être « montrée du doigt », traitée de « fainéante », de toucher un « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres et se déresponsabilisent » – qui n’est pas le cas des 30% de « bénéficiaires » du RSA en situation de NON RECOURS, d’absence d’information, dans la négation de leurs droits… le risque pris est celui d’être suspect d’avoir le covid-19), de s’arrêter plus d’une semaine de chercher du boulot, alitée et fiévreuse…. alors que moins de la moitié des chômeur.e.s sont indemnisé.e.s, en moyenne en dessous du seuil de pauvreté… et des parents valides, en activité, d’enfants sains, ne pouvant aller à l’école fermée, qui pourraient épuiser les fonds publics de la Sécurité Sociale durant au moins 15 jours et plus… ?

    Quels coûts auront ces mesures, pour les actionnaires et entreprises assistées sans contreparties, à faire socialiser leurs « pertes » et privatiser leurs profits, à pratiquer « l’immorale optimisation » avec la flat tax, le « blanchiment » (« droit à l’erreur fiscale ») des délits fiscaux, moraux, sociaux, environnementaux (« externalités négatives » polluantes, aggravant le dérèglement climatique, la perte de biodiversité…)… avec les ordonnances, décrets, 49.3 de l’assurance chômage, du code du travail, des protections sociales (assurance vieillesse, « réforme des retraites »…), à s’exonérer de consentir à la solidarité du modèle social… avec les baisses d’impôts sur société, la suppression partielle de l’ISF, la suppression à terme des cotisations sociales patronales… alors que la PBI (soit les contribuables directs et indirects) s’apprête à « sauver » les « pertes » des « fleurons du CAC 40 », « pertes » qui par ailleurs étaient nommées en début de « crise sanitaire» de simple « réajustement des marchés »… ?

    Alors certes, que « le pays ne soit pas plus à l’arrêt » que des entreprises « essentielles » puissent continuer « d’œuvrer au bien commun »… ai autant de sens… que des parents d’enfants (350 000 en tout actuellement) dont les écoles sont fermées, ne doivent pas prendre le risque en confiant leurs bambins aux grand parents, de les contaminer, d’aggraver l’épidémie, et donc qu’ils doivent pouvoir les garder sans trop perdre de salaire, soit une préoccupation d’intérêt général, cela participe bien sûr à ne pas amplifier la « psychose »… Mais est-ce réellement du « bon sens », moral, éthique, que la mesure d’urgence envisagée soit toujours au détriment d’un « ordre social » reproduit à l’identique inégalitaire… privilégiant toujours les mêmes, « l’élite », le « mérite », le « ras le bol fiscal », le « poujadisme », les doutes incertitudes, indécisions des « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce » à la « dictature des émotions » sondées… au risque de mettre encore plus en péril, la démocratie et son dialogue social, la stabilité des comptes publics et un endettement public insupportable, illégitime, odieux pour partie, sans parler de celui privé qui ne cesse de faire socialiser des pertes casinos et dettes privées pourries… ? »

  4. Dans la phrase du début, le prof n’imagine pas un autre régime que de parti unique. Cela ne nous est pas applicable à nos régimes pluripartites.
    Un régime « à parti unique » est un régime qui organise un fort contrôle pour qu’aucun autre parti ne surgisse (ou ne grossisse trop — je crois qu’il y a eu d’autres partis tolérés en Chine). Ce contrôle peut être avant tout policier (cfr URSS, RDA) et donc appelant à des dénonciations, ou avant tout social (comités de quartier à Cuba), etc. Et il peut être avant tout coercitif (prisons, camps, etc.) ou déclassant (arrêt de carrière, d’emploi…). Il ne faut pas tout mettre dans le même sac, même si ce sont des nuances.
    Un régime Poutine et sans doute un régime Trump est un régime à parti hyper-dominant qui s’impose aux foules par du nationalisme notamment (Pétain a essayé un tel régime).
    Un régime communiste laisse après disparition une importante nostalgie de grandeur et de progrès social de base (emploi, santé, éducation). Cela explique le maintien de confiance à Poutine malgré la misère croissante.
    Nous exacerbons l’appréciation des régimes avec une grande dose de « liberté », mais lesquelles et pour qui ? Dans quel régime les inégalités sont-elles les plus insupportables ? Et le contrôle en progression sur nos vies privées par des Gafa et autres services secrets, est il meilleur que celui d’un régime politique ?
    Le livre annoncé veut-il donc sauver le genre humain d’un avenir chinois (par un « sursaut) ? Bizarre…

  5. Ne jamais oublier que ce même parti-Etat a causé par des mesures stupides des millions de morts pendant le Grand bond en avant. Que ce même Parti-Etat emprisonne aujourd’hui dans des camps des centaines de milliers de Ouïgours.
    Que sans Li Wenliang et quelques autres médecins de Wuhan, le Parti aurait perdu un temps inestimable pour retarder la propagation du virus.

    1. Je trouve incroyable cette façon de raisonner. L’empire française, par son passé colonialiste, a tué des millions et des millions de personnes. Et quand on évoque cette histoire à un français aujourd’hui, il répond: vous ne pouvez pas me reprocher les crimes d’autrefois de l’état français.

      Ce qui est marrant, c’est que les personnes comme Pierre-Yves Dambrine ne cessent de reprocher à un communiste chinois d’aujourd’hui les millions de morts du grand bond en avant. Pourquoi reprocher à un chinois ce qu’on refuse à soi-même ? Et encore, ce chiffre vient du livre noir du communisme. En réalité, on ne sait rien. Les auteurs, qui parlent de millions de morts, ont en fait estimé la population chinoise avant et après le grand bond. Le problème dans ces calculs est qu’aucun calcul n’est fiable car on ne savait pas exactement le nombre de la population dans ces périodes là. Les premiers recensements datent de 1953, mais ce ne sont que des estimations. Après le grand bond, le nombre de la population chinoise a diminué. Mais on ne sait pas si c’est du à des millions de morts ou à une faible natalité. Les spécialistes discutent toujours de ce sujet.

      De toute manière, Pierre-Yves Dambrine aime bien répéter comme un perroquet ce qui est dit dans notre industrie de désinformation. Passez votre temps à lire de vrais historiens comme Rémy Herrera qui affirme que c’est grâce au grand bond en avant a permis à la Chine d’obtenir par la suite une croissance économique très forte: https://vimeo.com/254295775

      Malgré ce qu’on a dit sur les Ouïgours et Li Wenliang, vous continuez à remuer cette histoire.

      Depuis l’arrivée du PCC, la Chine n’a plus été envahi par un pays étranger. C’est le PCC qui a mis fin au colonialisme occidental qui a dépecé la Chine pendant plus de 100 ans continuellement. Pierre-Yves Dambrine qui aime bien calculer les millions de morts. Et bien, calculez le nombre de morts à cause du colonialisme sur 100 ans !

      Sur le coronavirus, je vous invite à lire ce qui est dit dans les crises sur comment va gérer une démocratie comme la France: https://www.les-crises.fr/epidemie-de-coronavirus-covid-19-explications-analyses-et-conseils/

      1. Dans le genre révisionniste, et même négationniste, vous êtes pas mal, monsieur le commissaire politique Nicolas.

      2. @Pierre-Yves Dambrine
        Voilà l’étiquette « Commissaire politique » face à des arguments, face à des arguments.

      3. Les Ouïghours…
        le Tibet…
        Ce n’est pas rien. Quoiqu’en dise JLM…

        Pas rien non plus les vies misérables des centaines de millions de chinois concentrés dans les mégalopoles infernales, happés par le modernisme et la technologie débilitante de ce 21eme siècle, condamnés aux travaux forcés de l’industrie. En tout point comparable à ce que fait de pire l’Occident.

        La Chine ne peut en aucun cas être un modèle. Qu’elle soit plus efficace sur le plan de la réaction par rapport aux situations de crises écologiques ou sanitaire que ne le sont nos systèmes capitalistes ne fait aucun doute. C’est logique, mécanique.

        A nous d’éviter le pire, le collapse climatique et/ou la transformation des régimes politiques en dictatures autoritaires partout sur Terre.

  6. Je crois que nous y sommes là , je suis allé au supermarché cet après midi : Parking quasiment vides sur toute la zone commerciale , quelques gens hagards dans le magasin dont certains avec des masques , des rayons entièrement vides pour les produits de première nécessité comme les pâtes , jamais vu ça , le monde est train de s’arrêter

    1. Les Etats ont une carte à jouer : remettre la solidarité au coeur du dispositif économique, instaurer la gratuité pour l’indispensable.
      Pour éviter les désordres c’est la seule solution viable, et de nature à recouvrer la confiance perdue.
      Sans quoi nous nous acheminons vers toujours plus d’autoritarisme et de violence.

      1. Vous ne cessez de parler de solidarité. Mais solidarité de quoi ? Vous faites comme les médias, vous profitez de cette crise pour vomir votre haine du PCC et éreinter les fonctionnaires chinois, les citoyens et leur culture. Et maintenant ça se retourne contre la France et provoque la panique parmi les Français.

      2. je vous renvoie aux nombreux liens que j’ai postés sur le blog, tous sourcés, parfois traduits par mes soins du chinois, si c’est cela que vous appelez une haine de la culture chinoise et des citoyens chinois, eh bien vous repasserez.
        PS. Je ne vois pas la contradiction entre saine critique et appel à la solidarité.

      3. PS 2 Beaucoup des articles auxquels je me suis référé ont été rédigés par des chinois.
        Ces chinois là éprouvent-ils de la haine envers leur culture ou bien simplement ils ont des raisons d’être critiques, et même d’être en colère ?

      4. @ Pierre-Yves Dambrine
        Traduction du chinois de ce qui va dans votre sens. Quand la France gouvernait l’Indochine, il y a eu aussi des famines. Accuse-t-on les Français de millions de morts ? Après, on ose parler d’honnête intellectuelle ?

      5. Le fait est que vous ne supportez pas une once de critique à l’égard du gouvernement chinois, pour ma part, et je vous l’ai déjà dit, et c’est ici qu’éclate votre mauvaise foi, je n’ai jamais hésité à critiquer nos gouvernements. Est-ce qu’il faut qu’à chaque fois que j’adresse une critique du PCC, je re publie l’intégralité des griefs que j’ai adressés, tous azimuts, aux gouvernants de chez nous ?

        Je ne sais pas dans quel monde vous habitez, ni dans quel pays, mais à vous lire, personne ne critiquerait jamais durement nos gouvernements, nos systèmes. La France a commis des actes ignominieux pendant la colonisation, elle s’est même compromise avec un régime génocidaire au Rwanda. Que faut-il que je vous dise de plus ?

        Cela vous paraît impensable que l’on puisse critiquer et la Chine et la France. Pourtant, si, c’est possible. Vous devriez essayer, cela vous rendrait peut-être un peu plus lucide.

  7. On a déjà connu cela ! Souvenez vous (principalement) de la crise des missiles de Cuba. Les clients se sont précipités principalement sur le sucre. Mais quelques denrées autres.
    Ce fut le dernier événement de la « guerre froide », une invention de l’OTAN pour capitaliser sur la peur que l’URSS, après sa victoire sur l’Allemagne, ne déferle en Europe avec l’appui d’une large partie de l’opinion (cfr le discours « J’ai peur » de Paul-Henry Spaak).
    En deux mots, l’URSS a fourni au Cuba libéré de son dictateur et de sa colonisation étasunienne grâce aux castristes, des bombardiers et envisage d’y installer des missiles. Kennedy choisit de provoquer une crise en organisant un blocus de l’île (piraterie maritime). L’URSS cède, mais Castro refusera longtemps de céder les bombardiers, non-nucléaires !
    Durant ces quelques jours, tout le monde a eu très peur : on avait vécu la guerre en 70, puis en 14-18, puis en 40 : 34 ans de paix, puis 22 ans de paix et on remet cela (45-62 : 17 ans seulement !).
    C’est dire que nous sommes dans un stress de peur dont les anciens se souviennent, 58 ans de tranquillité ! Malgré bien sur les expéditions occidentales meurtrières (Indochine & Vietnam, Algérie & Congo, Yougoslavie, Iran et Irak, etc.) qui ne nous ont pas fait peur !

  8. PIerre-Yves Dambrine parle de solidarité.

    Prenons un exemple entre la Chine et l’Italie pour voir la différence de gestion. Alors que la Chine célèbre le malade centenaire qui a guéri, en voyant dans cet exploit un encouragement pour tous, l’Italie se résigne à sacrifier faute d’équipement ceux qui ont le moins de chance de guérir. Ce sont effectivement deux mondes avec non seulement des valeurs, mais des politiques différentes !

    Dans cet article : https://www.la-croix.com/Monde/Europe/Coronavirus-lItalie-sous-equipee-face-crise-sanitaire-2020-03-08-1201082772 , voici ce qu’on peut lire:

    – « Face à la rapide diffusion du Covid-19 dans le nord du pays, les hôpitaux de la région sont saturés. Dans les unités qui accueillent les patients infectés, les médecins sont déjà appelés à privilégier ceux qui ont plus de chance de s’en sortir. »

    – « Qui aurait imaginé voir ça au cœur de l’Europe ? Papier vertigineux sur les témoignages des médecins : tri des malades, choix affreux entre patients par manque de lits et de respirateurs artificiels. Ce qui fonde la réaction en catastrophe de l’Etat italien ».

    – « Voilà où nous auront menés des décennies de politique austéritaire : en des urgentistes obligés de choisir entre 2 malades lequel vivra, lequel mourra.
    Merci aux grands gourous néolibéraux, et à la Commission européenne en particulier. »

  9. Selon le professeur Dong Yuzhen dans l’équivalent local du quotidien soviétique Pravda :
    « Le combat de la Chine contre l’épidémie a montré que le Parti communiste chinois est de loin le parti politique ayant la plus forte capacité de gouvernance de l’histoire humaine »

    C’est ici l’idée que les pays démocratiques n’auraient pas la capacité de faire face à une crise sérieuse, ni de lancer un programme d’action un peu décidé ni de quelque envergure.

    Suivant les préférences de la personne qui en parle, l’idée a différentes versions depuis la notion d’ « homme fort » jusqu’à celle de « parti à la direction correcte », et diverses variations dans ce dernier cas suivant que la direction correcte est maoïste-léniniste, néo-maoïste-semi-capitaliste-mais-chut-faut-pas-le-dire, stalinienne, léniniste, fasciste ou national-socialiste.

    Attention, ne pas confondre, sous peine d’impair majeur ! On ne répond PAS à un stalinien « Vous avez raison, seul le fascisme peut sauver notre pays », et pas davantage à un maoïste « Bien sûr, car Adolf Hitler est la victoire ! », sous peine de désagréments certains. N’essayez pas non plus de conforter un néo-nazi en faisant semblant de croire qu’il chante les louanges du Président Mao et approuve la direction du Parti communiste, vous y risqueriez des éclats de voix, voire votre sécurité.

    Maintenant, s’agissant du cas particulier de la réaction à une pandémie, il faut citer l’exemple de la ville de Saint-Louis aux Etats-Unis pendant l’épidémie de grippe espagnole de 1918-1920 (1)

    [début de citation]
    DER SPIEGEL : Vous avez fait des recherches approfondies sur la pandémie de grippe entre 1918 et 1920, qui a tué plus de 650 000 personnes rien qu’aux États-Unis. Qu’avons-nous appris de la pandémie de grippe ?

    Lipsitch : Les villes américaines ont réagi très différemment à l’époque. Philadelphie n’a réagi que deux semaines après le premier cas de grippe, lorsqu’elle a fermé des écoles et annulé des manifestations publiques. St. Louis, au contraire, est intervenue très tôt, au bout de deux jours. Le taux de mortalité le plus élevé à Saint-Louis n’était que d’un huitième de celui de Philadelphie. L’étude a montré que si les villes intervenaient tôt et mettaient en place une distanciation sociale agressive, l’épidémie ralentissait et était moins meurtrière en général.
    [fin de citation]

    Eh bien la ville de Saint-Louis aux Etats-Unis était gouvernée de façon tout à fait démocratique en 1918. Et elle a obtenu des résultats.

    Pendant ce temps, le seul régime à la « direction correcte » ou « à la plus forte capacité de gouvernance » de l’époque, c’est-à-dire le PCUS dirigé par Lénine, était fortement occupé à faire la guerre civile, à créer le goulag et à créer des famines. Résultats somme toute plutôt pires que ceux de la ville de Saint-Louis. Voire même que ceux de Philadelphie, qui se lourdait dans la réponse à la grippe espagnole certes, mais n’était quand même pas en train de créer des camps de concentration.

    On n’a pas la possibilité de comparer les version national-socialiste et maoïste-léniniste de la « direction correcte » et la « plus forte capacité de gouvernance » puisqu’elle n’existaient pas encore à l’époque. Il est donc permis de leur accorder le bénéfice du doute.

    Ou bien non, tiens, en fait 🙂

    (1) https://www.spiegel.de/international/world/i-don-t-think-the-virus-can-be-stopped-anymore-a-03d404e6-762b-42fb-ac48-e4a8f03a2f2b

  10. @ Pierre-Yves Dambrine

    Je ne suis pas contre les critiques, mais la liberté de pensée ne peut s’exercer que si elle respecte certains principes: réalisme, pertinence et cohérence. Lorsqu’on critique le gouvernement chinois en se basant sur des mensonges et des rumeurs, l’art de la critique disparaît.

    1. Je répandrais donc des rumeurs et des mensonges sur ce blog.
      Vous ne manquez pas d’air.

    2. « mais la liberté de pensée ne peut s’exercer que si elle respecte certains principes: réalisme, pertinence et cohérence.  »

      Bah alors le petit nicolas, c’est du grand n’importe quoi tes sorties, t’as pas encore 7 ans mon pauvre (voui paraît que c’est l’âge de raison mon petiot) ?

      Tu répéteras 1000 fois, 3 fois par jour pendant 3 semaines en avalant tes cachets pour lutter contre la fièvre délirante :

      La liberté de pensée est absolue, celui qui la limite est un dangereux gribouille qui mérite des baffes !

  11. @Georges Cortez

    Et Macron, c’est un modèle ? Le type gagne une élection, alors qu’il n’a le soutien que de 20% de la population. il passe en force pour la réforme des retraits. Il crève les yeux et les mâchoires des valeureux Gilets Jaunes.

Les commentaires sont fermés.