Eurasia Prospective : Entretien avec Vincent BURNAND-GALPIN, co-auteur avec Paul Jorion de Comment sauver le genre humain, le 30 mars 2020

Ouvert aux commentaires., le 21 mars 2020. Ouvert aux commentaires.

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Florent Parmentier : Vincent Burnand-Galpin, vous venez de co-publier avec Paul Jorion Comment sauver le genre humain. Comment vous est venue l’idée de cet ouvrage ?

Ce livre est d’abord le fruit de notre rencontre avec Paul Jorion. Dans le cadre de la tribune étudiante que j’animais à l’ENSAE, je l’avais invité pour une conférence à l’école. Nous sommes restés en contact  et cela fait maintenant deux ans que nous travaillons ensemble. Avant la publication du livre, nous avions déjà co-signé un certain nombre de textes.

Cet ouvrage, plus spécifiquement, est la rencontre de nos deux univers. D’un côté, Paul Jorion travaille depuis de plusieurs années sur une critique de notre système économique actuelle. Il avertit en particulier sur ses failles depuis la crise de 2008. Il alerte également, dans Le dernier qui s’en va éteint la lumière (éd. Fayard, 2016) notamment, sur le risque d’extinction de l’espèce humaine.

Pour ma part, je suis issu du monde de l’engagement lycéen, puis étudiant. Très actif dans la vie démocratique lycéenne, j’ai même écrit le Guide d’action du lycéen engagé, publié par l’Académie de Paris en 2017, pour donner les outils, et surtout l’envie, à tous les lycéens de se saisir du lycée non seulement comme un lieu académique mais un lieu de vie.

Après avoir lu les constats implacables de Paul Jorion, je me posais sans cesse la question : « alors, comment on fait maintenant ? ». Mon guide c’était ça : chercher le comment, proposer des solutions, trouver les leviers du changement au sein des lycées,… d’où ce titre « comment… » : un guide d’action en somme ! Sauf qu’ici, il ne s’agissait plus de trouver des réponses à l’engagement individuel, mais des solutions systémiques.

F.P. : Dans cet ouvrage que vous avez co-écrit avec Paul Jorion, vous en appelez à l’émergence d’une « économie de guerre écologique », en comparant le défi climatique à la mise en place des économies de guerre. Pouvez-vous expliquer sur quoi repose cette mobilisation de l’économie ?

Une économie de guerre c’est la redirection de l’activité économique toute entière vers l’objectif de la victoire. Cela comprend en particulier quatre caractéristiques.

La première est une planification et un interventionnisme étatiques accrus. A titre d’exemple, durant la Seconde Guerre mondiale aux Etats-Unis, il s’est caractérisé par la création, en 1942, de l’Office de stabilisation économique. Ses pouvoirs étaient considérables en termes de fixation des prix, de la qualité et de la quantité des biens produits.

La seconde est un développement hors norme des infrastructures militaires. Un chiffre est particulièrement marquant : en trois ans, entre le 7 décembre 1941 (la date l’attaque de Pearl Harbor) et le 7 décembre 1944, les Etats-Unis ont construit 230 000 avions de guerre alors qu’il ne fallait que 350 avions en service pour assurer toutes les lignes commerciales de l’époque !

La troisième est la mobilisation de toute la population dans l’effort de guerre. Ce sont des faits historiques bien connus : la Seconde Guerre mondiale a mobilisé un nombre considérable de soldats au front mais a mobilisé également l’arrière pour assurer la production industrielle nécessaire et les moyens de subsistance de toute la population.

Enfin, la quatrième caractéristique d’une économie de guerre est la garantie des moyens de subsistance minimum par un Etat-providence fort. Dans l’histoire, l’implication de l’Etat dans cette mission varie : il abandonne souvent l’arrière au profit des besoins du front. Mais le modèle d’économie de guerre britannique durant la Seconde Guerre mondiale est particulièrement intéressant. Le gouvernement avait mis en place le système dit « Utility » selon les mots de Jean-René Bernard (Le système « Utility » : institution fondamentale et caractéristique de l’économie de guerre britannique, Colin, 1953). Les Britanniques produisaient des bien standardisés, de bonne qualité, en grande quantité et à des prix abordables pour garantir les besoins de tous. Une des conséquences inattendues de cette situation est que la population la plus pauvre a été, pour la première fois de l’histoire, bien nourrie.

Un effort de guerre écologique c’est remplacer l’ennemi extérieur par l’ennemi intérieur, autrement dit, notre fâcheuse tendance à consommer, voire consumer, la planète. Pour lutter contre le dérèglement climatique, il s’agit de réaliser une mobilisation sans précédent à tous les niveaux de la société : Etats, entreprises, citoyens … tout le monde a son rôle à jouer. Un Etat-providence fort est nécessaire pour que la société soit capable d’encaisser les chocs. Il s’agit, premièrement, du choc de la transformation profonde de nos sociétés (on pense à la déstabilisation du marché du travail par exemple). Mais il s’agit aussi des crises que l’on va connaitre dues à la perturbation des équilibres naturels. Le coronavirus n’est que la première d’une longue série.

Pour finir, il faut quand même souligner une limite à la comparaison avec les économies de guerre : une économie de guerre se caractérise par la gestion du chaos. Dans la guerre contre le dérèglement climatique il s’agit de planifier un minimum les choses, d’où également notre étude de différents modèles de planification, en temps de paix, dans l’histoire.

F.P. : La capacité des Etats à agir est l’une des clés de la mise en place de cet effort de guerre écologique. Vous déplorez plutôt, toutefois, la perte de compétences étatiques en la matière. « Il est grand temps que les États reprennent ces prérogatives planificatrices et les mettent au service de la plus grande transformation que l’humanité ait eu à réaliser en si peu d’années » (p. 158-159) : si la question climatique a fait l’objet d’une prise de conscience, et fait l’objet de nombreuses formations, où trouver les élites administratives et politiques prêtes à relever ce défi de planification de l’économie ?

Il faut, avant tout, rappeler qu’en France le Commissariat général au Plan était une petite équipe de 150 personnes et que la planification à la française a relativement bien fonctionné pendant plus de 30 ans à la suite de la guerre. Bien sûr, il s’appuyait sur plusieurs centres d’études, mais ils existent encore pour la plupart (comme le CEPII, Centre d’études prospectives et d’informations internationales, ou le CREDOC, Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie). Bien sûr, il faudrait mettre ces institutions à jour 70 ans plus tard et les adapter au contexte actuel.

Mais cette élite administrative est déjà en poste. Elle est partout autour de nous. Au cours de mon expérience d’étudiant, je vois ces élites capables de relever le défi. Pour planifier, il faut déjà quantifier, avoir des sources d’informations fiables : je viens de l’ENSAE, une école qui forme les statisticiens de demain et les administrateurs de l’INSEE. Les méthodes pour gérer l’information en masse sont là ! A Sciences Po, je vois cette génération prête à prendre ces enjeux à bras le corps : elle est prête ! Quand j’étais en stage au Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, j’ai vu cette tour de la Défense remplie de planificateurs dans les starting blocks. J’ai participé moi-même au service statistique à nourrir les nombreux rapports et avis produits par ce ministère mais qui ne sont simplement pas utilisés à leur juste valeur.

On le montre dans le livre : la France est championne du monde de la planification ! Il existe une constellation de plans environnementaux très précis que ce soit au niveau national, au niveau régional ou au niveau local. Il nous reste simplement à les hiérarchiser et à les appliquer.

Mais il est vrai, la limite à la planification n’est certainement pas technique mais politique. Le paysage politique y était pour l’instant très hostile. Mais les choses bougent très vite avec la crise sanitaire actuelle : les annonces d’Emmanuel Macron depuis le début de la crise sont dans ce sens très encourageantes. Espérons que cela ne soit pas seulement de vains mots !

J’ai parlé de la France, mais les autres régions du monde sont prêtes pour une telle planification aussi. Au niveau européen, la Commission, si elle veut bien se saisir de ce rôle, est un planificateur de longue date. Seulement, elle n’a pas les moyens de ses ambitions. Pour ce qui est de la Chine, elle est déjà au point là-dessus depuis bien longtemps, même si ce n’est pas le modèle que nous souhaitons appliquer en Europe. La machine planificatrice est rodée depuis l’ère de Deng Xiaoping. Mon inquiétude se tournerait plutôt vers les Etats-Unis. Ils ont montré leur capacité par le passé de planification, mais l’administration Trump aujourd’hui détricote toutes les agences fédérales susceptibles d’être des appuis dans ce genre de défi.

F.P. : Vous interpelliez votre lecteur : « Rappelons-nous en particulier que nous ne serons jamais à l’abri d’une épidémie inédite, à laquelle nous serions particulièrement vulnérables dans un contexte de malnutrition, même ponctuelle. » (p.22) La pandémie actuelle du Covid-19 confirme vos craintes : agit-elle comme cause, amplificateur ou comme révélateur d’une crise dont les ramifications seront multiples ?

La crise sanitaire actuelle est clairement un révélateur de la crise multiforme. Les problèmes sous-jacents étaient déjà bien présents.

Pour ne parler que de l’aspect sanitaire, cela fait plusieurs années que le budget alloué à la santé est progressivement réduit (on pense à la polémique sur les stocks stratégiques de masques, ou les différents épidémiologues se défendant d’avoir manqué de moyens pour étudier la famille des coronavirus). Avant la crise du Covid-19 cela faisait plusieurs mois que le personnel hospitalier dénonçait la réduction des moyens.

Pour l’aspect environnemental, la biodiversité nous protège des maladies infectieuses. En détruisant la biodiversité, on détruit les barrières naturelles et cela nous met à nu face à ce genre de risques. Certes, les épidémies ont toujours existé, mais leur rythme s’est accéléré.  L’écologue et parasitologue Serge Morand montre qu’alors que le nombre de victimes de maladies infectieuses a diminué de 95% aux Etats-Unis entre 1900 et 1990 (grâce aux progrès en médecine), le nombre d’épidémies aurait été multiplié par 10 depuis 1940.

L’institut national de santé italien a montré que l’immense majorité des victimes du coronavirus en Italie était atteint de maladies chroniques causées en particulier par la malbouffe ou la pollution par exemple. Il y a clairement notre mode de vie et nos choix politiques à remettre en cause. Ces défaillances, nous le dénoncions déjà dans le livre avant même la crise, mais la crise les dévoile au grand jour et aux yeux de tous.

F.P. : Vous évoquez, notamment à travers le recours à la fiction, la menace d’une guerre nucléaire qui est aujourd’hui relativement absente de l’imaginaire populaire, contrairement aux années 1970 où cette peur était plus ancrée. Faites-vous un parallèle avec la menace climatique ?

C’est bien au sens littéral. Le risque de guerre nucléaire est toujours bien présent. En l’état actuel des choses cela ne parait pas un risque imminent, mais à une échelle de 10 à 20 ans, le sujet pourrait redevenir préoccupant. Le dérèglement climatique est une bombe à retardement géopolitique.

Jean-Michel Valantin, le montre dans son livre, Géopolitique d’une planète dérèglée : le dérèglement climatique menace les équilibres géopolitiques. Nous vivons encore dans une relative abondance : la nature a été très généreuse avec nous jusqu’à aujourd’hui. Mais si le climat s’emballe, ce sont les écosystèmes qui s’effondrent et donc nos ressources alimentaires avec. La multiplication des catastrophes climatiques met en péril l’agriculture (sécheresses, espèces invasives …). Le dernier rapport du GIEC montrait que les rendements agricoles baissent en moyenne de 2% par décennie, alors que pour satisfaire les besoins de la population mondiale, il faudrait une augmentation de la production de 14% par décennie.

Bien qu’elle soit sans doute apocryphe, on attribue cette phrase à Churchill : « Entre la civilisation et la barbarie, il y a cinq repas ». Il est aisé d’imaginer des scénarios à la Mad Max avec l’émergence d’Etats-belliqueux se battant entre eux pour des ressources devenues rares. On est prêt à tout quand on a le ventre vide y compris, pourquoi pas, à appuyer sur la gâchette nucléaire.

F.P. : Vous appelez à « Sortir du fatalisme et renouer avec l’optimisme », et présentez plusieurs orientations pour cela. Pensez-vous encore possible de faire du « Green New Deal » européen l’un des instruments de cette transformation, qui passera également par la mobilisation des territoires ?

C’est en effet un appel que nous lançons à Ursula von der Leyen à la fin du livre ! L’objectif de neutralité carbone en 2050 est ambitieux. Maintenant, il faut y mettre les moyens. Il est urgent que l’Europe soit enfin cette Union tournée vers des objectifs sociaux et environnementaux.

Mais dans le paradigme économique actuel, le risque est fort que la transition énergétique prônée dans ce Green New deal, ne soit qu’une addition énergétique. Dans les milieux financiers, les actifs verts sont à la mode. Il n’y a jamais eu autant d’argent disponible pour développer les énergies renouvelables. Mais en même temps, la consommation mondiale d’énergie ne cesse de croitre et on n’a jamais consommé autant de pétrole et de gaz que l’an passé, et que l’année encore avant.

Le risque est que le Green New Deal ne soit qu’une opportunité supplémentaire de faire du business pas cher dans un secteur porteur mais qu’en même temps on ne réduise pas considérablement la consommation d’énergie. La transition écologique n’est viable qu’en réduisant drastiquement la consommation d’énergie, en tendant vers la sobriété.

Il existe cette tendance techno-optimiste qui pense qu’il suffit de remplacer les voitures diesel par des voitures électriques, les avions à kérosène par des avions à panneau solaire, ou encore des burgers au bœuf par des burgers à viande de synthèse. La transition écologique ce n’est pas remplacer nos consommables par des ersatz supposément « verts » mais c’est repenser entièrement notre mode de vie autour de la sobriété. La recherche du profit, à lui seul, n’est plus un moteur suffisamment puissant pour tendre vers cela. Les citoyens ont un rôle clé, pour alerter, et l’Etat, pour planifier, et diriger la quête du profit dans un sens plus écologique.

Mais une économie de guerre ne se réussit pas en opposition à la recherche du profit. L’exemple américain est très parlant. L’historien Hugh Rockoff n’explique pas la réussite de l’effort de guerre américain par son économie centralisée mais par le parallèle historique avec la Ruée vers l’or de 1848 : l’Etat offrait de bons prix pour l’achat de matériel militaire et les industriels s’empressèrent alors d’en produire. Nous ne disons donc pas que transition écologique et initiative privée soient incompatibles ! Il faut simplement un encadrement clair de ce qui est possible et de ce qui doit être : nos démocraties doivent donner des fins à l’économie et le monde de l’entreprise doit être la force productive pour atteindre ces fins.

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76 réflexions sur « Eurasia Prospective : Entretien avec Vincent BURNAND-GALPIN, co-auteur avec Paul Jorion de Comment sauver le genre humain, le 30 mars 2020 »

  1. Ce bout de phrase vers la fin « …diriger la quête du profit dans un sens plus écologique » me parait un peu malheureux sinon surprenant.

    Est-ce l’aveu qu’un monde sans quête du profit est inévitable ? Comprenez-moi bien, ce n’est pas le mot profit qui me fait tiquer mais plutôt « la quête » !

    Je crois n’avoir pas lu trop grossièrement et ai bien noté la mention, plus haut, que la « recherche du profit, à lui seul, n’est plus un moteur suffisamment ». Mais s’il advient un jour que le plus grand nombre s’accorde pour passer de la logique des moyens à celle des fins et que cette fin demeure la quête du profit, même dans un sens plus écologique, en serons-nous plus avancé ?

    1. On peut essayer d’imaginer un monde sans argent ni profit. Mais il s’agit très vite d’emporter l’adhésion de tous dans cette grande transformation, y compris les amis du plaisir !

      1. Je pense que vous m’avez moins bien lu que je ne vous aie lu !

        Pour le dire autrement, je pense qu’une autre quête est possible en acceptant le profit comme résultat collatéral.

        Quant-à savoir ce qu’il faut quêter, nous sommes probablement dans l’erreur quand nous faisons toutes les réponses à l’avance en laissant au collectif le simple choix d’appliquer.

        Chacun par que contribution peut apporter l’éclairage qui devrait nous permettre collectivement de déterminer la fin qui doit remplacer les moyens ou à défaut de poser un digue aux fins non désirables.

        Soutenir que la quête du profit doit demeurer la fin me semble un peu prématuré et en contradiction avec le reste de la démarche.

      2. Salut JeNeSauraisVoir,

        Assez d’accord sur le modèle négatif, ne pas dire ce qui sera mais interdire ce que l’on ne veut pas. Sur le mode « tables de la loi » : « Tu ne voleras point » etc.

      3. @ Vincent Burnand-Galpin,
        N’étant pas un Tolkienologue comme la plupart des commentateurs de ce fil, je voudrais juste dire un mot par rapport à la question stratégique qui va se poser, à terme.
        Je comprends le raisonnement « d’emporter l’adhésion de tous dans cette grande transformation, y compris les amis du plaisir » ou continuer dans la « recherche du profit ». Par exemple profiter du fléau en cours pour leur expliquer que l’intérêt de tous n’est la somme d’intérêts individuels et comme l’a reconnu BoJo « There is such a thing as society », tuant Thatcher pour la 2ème fois.
        Mais pour moi « les amis du plaisir » ou profits sont des termes trop vagues pour être opérant. Je peux m’inclure dans ces « amis du plaisir » (sans SUV mais avec un diesel de 14 ans) mais par rapport à la lutte des classes, il y a autre chose, plus abrupt dans cette conservation du « plaisir » (selon moi ,profondément liée aux profits). On l’a vu après 2008 où RIEN n’a changé.
        Si c’est remporter l’adhésion de la majorité des classes moyennes (et un plus sup’), peu ou prou engagées dans cette logique de « plaisir, OK, mais si l’on veut vraiment casser les cliquets, renverser la table, en finir avec le capitalisme pour sauver l’espèce, il ne suffira absolument pas d’emporter une adhésion quelconque mais effectivement d’empêcher de nuire ceux qui sont en bout de la pompe à inégalités.
        Actuellement un truc me sidère. Le silence de MM Arnault et Pinault qui rivalisèrent pour donner un peu de leur pognon à ND de Paris mais aujourd’hui, rien de rien pour les hôpitaux, le personnel. Un don volontaire de quelques milliards : évidemment avec ce qu’ils ont « perdu » en bourse, je suis cruel !
        Mais remporter leur adhésion, à ces gens-là, qui sont le pouvoir ? Là, je ne comprends pas.
        Je pense d’ailleurs que c’est plus une question de processus sans sujet que de personnes « méchantes » à éliminer tels les crétins sans âmes que j’ai cités. Simplement, les dégager.

        De ce point de vue-là, sans doute suis-je plus lordonien que jorionien.

      4. Je crois qu’on peut commencer à mieux structurer votre semblant de différend , en avançant que la réponse se trouve dans la notion de nécessaire VS superflu . Car pour les « isoler » , il faut avoir une fin commune .Par contre :

        – le nécessaire et les gratuités ( le transport en commun ) répond à notre besoin d’empathie ( ou d’altruisme , coucou Saroumane et Timiota ). Ils doivent , par construction échapper au marché . Ils sont portés et financés par la puissance publique qui se donne les ressources nécessaires , en priorité . Ça n’est pas « le surplus  » de Pierre Massé , c’est le préciput .

        – le superflu ( la voiture individuelle ) répond au besoin de jouissance et de profit de ceux qui l’ont . Il peut obéir aux  » lois  » du marché , mais la puissance publique y ponctionne prioritairement ses ressources , en veillant à ce que la richesse non ponctionné ne s’accumule pas abusivement et ne dépasse jamais sa propre richesse .

        Reste à partager , aussi nettement que possible , la « fin  » commune qui permet de séparer le nécessaire du superflu , le cerveau de droite du cerveau de gauche ,  » l’appris « du « parié » .

        Sur la méthode , encore rien de mieux que la démocratie ( qui est un moyen ).

        Sur la fin souhaitable , le débat est ouvert .Je l’appelais de mon côté , encore faute de mieux la République fondée sur la DDHC .

        Mais j’ai déjà aussi exprimé qu’il faut repasser la DDHC sur l’établi pour la purger de son hôte abusif , la Propriété , au moins dans l’absence de formulation où cette dernière est idéologiquement restée .

    2. Je suis un peu dubitatif sur notre aptitude à être assez futé pour repérer le jour « où le plus grand nombre s’accorde pour passer d’e la logique de de moyens à celle des fins et que cette fin demeure la quête du profit  » .

      Je le remets là , comme plus plausible et jouable :

      https://www.pauljorion.com/blog/2020/03/29/intello-n1-paul-jorion-il-nous-faut-une-economie-dirigee-par-francois-ruffin/#comment-781601

      PS à VBG : Bien ! Cours , cours partout !

    3. « diriger la quête du profit dans un sens plus écologique »
      – – – > diriger la quête **de l’utilité** dans un sens plus écologique

      (du moins c’est le mot qu’il faut utiliser pour que les économistes tendent l’oreille)

    4. à mon humble avis , si l’espèce humaine n’est pas capable de dépasser la logique du profit tout en satisfaisant toujours son principe de plaisir (nécessaire) , elle a peu d’avenir.
      les solutions envisagées par VBG ne feront que rebattre les cartes un moment comme tout réformisme .
      pourtant il existe des pistes qui puissent permettre à l’homme de quitter cette adolescence prolongée qui l’a installé dans la toute puissance du verbe.
      je les avaient évoquées sur ce blog il y a quelques années…. (je ne les ai pas retrouvées , existe-t-il un moteur de recherche sur les alias?)
      mais elles demandent une révolution copernicienne .
      je ne sais pas si Homo Sapiens Sapiens à les capacités cognitives pour ce faire.

      mais les a-coups se rapprochent de plus en plus et l’impasse climatique se rapproche.

    5. « Je pense qu’une autre quête est possible en acceptant le profit comme résultat collatéral. »

      Nous sommes d’accord ! C’est dans ce sens là que je voulais m’exprimer.

      1. il est plaisant de voir à quel point vous jouez sur les mots.
        dans votre dernier paragraphe , le complexe-militaro-industriel US saisit donc l’occasion offerte par la politique de Roosevelt offrant des fonds (dont il faudrait déterminer l’origine ) pour faire du « profit » , à savoir une plus-value.
        qui en profite le plus ? à court terme , à long terme ?
        Son post-successeur (après le sinistre Truman) Eisenhower a pourtant averti de l’inverse possibilité de ce vous suggérez , savoir , non « Il faut simplement un encadrement clair de ce qui est possible » , mais le fait que cet encadrement pourrait échapper aux états +++++ (et devenir sous contrôle des industriels (entre autres) en question )
        tout est sauf simple dans cette affaire .

  2. « Entre la barbarie et la civilisation, il y a cinq repas » : Tous des Hobbits ! Aaaaah, La Comté partout, le bonheur…

    https://middleearthsbgfrance.files.wordpress.com/2018/11/shire_-_fotr.png?w=765&h=380&crop=1

    C’est d’ailleurs une lecture assez classique du « Seigneur des Anneaux » que d’y voir la transposition de l’aversion de Tolkien pour la transition industrielle et la destruction du mode de vie traditionnel britannique. Le « Silmarillion » fut pour partie rédigé dans les tranchées pendant la première guerre mondiale. On imagine bien que, même si peu nombreux, les avions et le sifflement des bombes peuvent aisément figurer les Nazguls et la terreur qu’ils inspirent.

    Pour en revenir au sujet : « Economie de guerre », soit. Mais on le voit avec le corona virus, une menace immédiate à des effets – presque – immédiats. Une menace diffuse, pas d’effets du tout. La volonté de la victoire ou la restauration de la paix peuvent motiver cette économie de guerre et les efforts, la mobilisation nécessaires des populations. On le constate en ce moment.

    Il ne me semble pas que nous ayons, dans le cadre d’une menace diffuse ou à plus ou moins long terme, les mêmes chances de succès. D’autant qu’ici, si la situation n’est pas terrible pour une part de la population, le reste n’aspirera pas à ce qui peut s’apparenter à une baisse du confort matériel et des distractions offertes par le capitalisme du titty-tainement (Sex and drugs and Mc Donald’s !)…

    Comment rendre désirable et sans attendre l’urgence absolue, un avenir fait de moins et de mieux ?

    1. … Dundee en Merry, Juan c’est Theoden, y’a pas photo… Chantal, qui nous dessine l’avenir, Galadriel… Recherchons figurant potable pour Sauron (Vlad est déjà pris)… Les Nazguls, ils sont légion à se battre pour le poste !

      1. Salut Arkao,

        C’est bien sûr à cela que je pensais, y’avait pas une photo détournée en ce sens sur le blog ?

  3. … Dans un monde où l’anneau unique – si préciiiiieux – c’est le pognon : « Un anneau pour les gouverner tous et dans les ténèbres les lier », où est notre Orodruin ?

    Monsieur Jorion, vous avez trouvé votre Frodon, (avec Julien version Legolas, vigneron en Gimli, perso, j’hésite encore entre Boromir et Aragorn, CloClo, tu préfères qui ? Merry, Pippin, Sam ?), c’est pas très cool pour lui… 😉 Et jduc en Grima bien sûr ! Attali en Saroumane…

      1. Dundee,

        J’avais cru comprendre ( 😉 ) mais je soulignais par là le côté enjoué de vos interventions ! Tauriel, nan mais ça va pas ou quoi ?! Et pourquoi pas Xena la guerrière ?! Fi, donc, des apocryphes et du politiquement correct hollywoodien ! Arwen, très bien…

        On devrait peut-être ne pas trop polluer le fil, désolé Vincent.

        Ne gardons que la métaphore : La Comté (+ internet) un avenir désirable une fois l’anneau détruit ?

        (Même si Juan en Theoden ça a de la gueule !)

      1. Ouais, Saroumane a mangé du Rifkin à dose conséquente semble-t-il.
        « Que l’Empathie soit », et l’empathie patina.
        La philia, c’est un peu plus adpatable à toutes les psychologies individuelles, me semble-t-il.

        Au moins à l’échantillon de ces psychologies qu’on peut voir à travers les commentaires du lieu.

      2. @Juannessy
        Mouais, bof. Extrait:
        « Chaque épidémie majeure, depuis mille ans, a conduit à des changements essentiels dans l’organisation politique des nations, et dans la culture qui sous-tendait cette organisation. Par exemple, (et sans vouloir réduire à néant la complexité de l’Histoire), on peut dire que la Grande Peste du 14ème siècle, (dont on sait qu’elle réduisit d’un tiers la population de l’Europe) a participé à la remise en cause radicale, sur le vieux continent, de la place politique du religieux, et à l’instauration de la police, comme seule forme efficace de protection de la vie des gens.  »
        La grippe de 1918-1919 ? Noyée dans le désastre de la Première Guerre mondiale.
        Le choléra de « 1832 » ? N’a pas interrompu la Révolution Industrielle.
        La Grande Peste du XIVe siècle ? Où a-t-il vu une mise en cause radicale de la place politique du religieux ?
        Tout au plus peut-on observer un éloignement du siège de Saint-Pierre et le foisonnement « d’hérésies » micro-locales, préludes à la grande Réforme qui arrive 200 ans plus tard.
        Non, ce qui parait plus important avec cette pandémie de la fin du Moyen Âge, c’est la captation du patrimoine foncier par les survivants, à l’origine du capital lors de la relance du XVIe siècle.

      3. @Juannessy
        De quoi je me nourris si pas Rifkin ?
        (en plus du lait de chèvre du hobbit PJ ?)

        En gros d’extrait hydraté de Simondon & Stiegler (pouah… goût un peu comme la Suze, le génépy en rive droite du Rhône) avec une pointe de Sennett (Richard, et Max bientôt).

        Il me semble qu’une appropriation d’un « système technique » peut être faite de haut en bas par ses acteurs en faisant cycler les savoirs, (*) et si vous acceptez cela après avoir lu l’exemple de la note, j’ai idée, que, non sans luttes, mais avec aussi la marée dans le bon sens, c’est une « empathie mixte », qui s’approprie le système technique dans ces tenants et aboutissants, qui peut devenir le levier social. Si vous percevez, dans chaque joule qui circule entre un coup de balai et la mise des gaz aux réacteurs, l’unité technique, vous pouvez mieux admettre l’unité sociale qui en résulte, mieux admettre (ou faire advenir) la « common decency » de limiter les écarts de salaire, les inégalités, et enfin en gros partager entre systèmes les questions de « robustesse/sobriété » puisqu’elles couplent la plupart des systèmes entre eux. En gros, faire basculer la « gouvernance par les nombres » de l’autre côté de la force. Distribuer le pouvoir mis dans « le nombre » (le fichier Excel avec le budget du chef ou du ministre concrètement) aux parties prenantes de la chose mixte savoir-capital matériel/technique, pour liquider les envies de course à la Joule. Pas assez d’affect humain si vous avez pris le mot « savoir » au premier niveau, je le mets plus au coeur des désirs collectifs. Y compris pour ce qu’on appelle « les services ».

        Je n’ai pas encore vu Attarkin ou Rifli braconner sur ces terres là.

        Au passage, Monbiot voit le début de la reprise en main du système par la base qui s’approprie les pratiques et objets de base , cela au sein même des les premières réactions à la dystopie en cours.
        https://www.theguardian.com/commentisfree/2020/mar/31/virus-neighbours-covid-19
        (Et Monbiot était pro-nucléaire, ce que je fus jusqu’en 2011, et que je ne renie pas avec ce que je pense de ces techniques « massives » dans un monde qui n’a pas de sagesse à la bonne échelle pour ce cas là)
        _____________

        (*)l’aviation civile étant un exemple techniquement correct (accidentologie basse, tout les métiers sont éssez symbiotiques et le mépris y est minime entre eux, plutôt moins que dans le reste de la société, pilotes AF à part);
        Et écologiquement… (rhhooo) digne d’intérêt par sa centralisation dans les aéroports, urbs « fonctionnel » à part le rayon Duty Free, et qui, comme les villes du moyen-âge, … et puis qui ne pose pas trop fort la question des routes , celle qui a du tant vous préoccuper si vous emprunitiez les yeux d’une DDE (ces talus qui s’éboulent pour un rien, ces crapauds à faire traverser, ces murs anti-bruit qui volent au vent…): on vole dans l’air, ça « relaxe » les contraintes. Au pire Heathrow, 6 tours de stade-manège vers 14000 pieds avant d’atterrir. Les routes sont devenues non généralisables (rocades 4 voies partout, artificialisation du péri-urbain…) , et pour les trains c’est presque pas mieux, notamment les TGV (Lyon-Turin…) sauf pays très spécial : Israel, Taiwan, peut-être Corée du Sud : maillage élémentaire, et plus rien n’est à plus de 30 km des gares. Seul rescapé, le tram, pansement péri-urbain sur une jambe de bois.

      4. Oops, qqs coquilles dans ma partie « avion ».

        « comme les villes du moyen-âge, qui ne pose pas trop fort la question des routes , celle qui a du tant vous préoccuper si vous empruntiez les yeux d’une DDE  » (les routes au moyen-âges ne posent pas trop de pb écologiques locaux,, même les voies romaines toutes droites dans le tuf: ce ne sont pas des barrières à bio-diversité, des tueries de scarabées et l’asphalte n’y est point, ce ne sont que pierre et terre des lieux proches re-brassées).

        Sinon, le site « Academia » recense des papiers « Covid-19 » d’intérêt global ici:
        https://www.academia.edu/coronavirus-covid-19/papers
        Dont celui-ci (cf le fait que les chercheurs doivent tenir compte de l' »hoaxification » de leur communications):

        Hand-picked by our team

        The Novel Coronavirus (COVID-2019) Outbreak: Amplification of Public Health Consequences by Media Exposure

        2020, Health Psychology
        Roxane Silver
        Abstract : The 2019 novel coronavirus (COVID-2019) has led to a serious outbreak of often severe respiratory disease, which originated in China and has quickly become a global pandemic, with far-reaching consequences that are unprecedented in the modern era. As public health officials seek to contain the virus and mitigate the deleterious effects on worldwide population health, a related threat has emerged: global media exposure to the crisis. (…)

        /// KW : Health Psychology, Media, Infectious Diseases, Coronavirus COVID-19 ///

      5. Ça m’apprendra à lever le doigt …

        Je vais essayer de potasser la métaphore routière, sachant effectivement que sur le thème on peut écrire des poèmes , des chevauchées de la Walkyrie , des musiques douces , des horreurs , de la complexité , de l’humain ou du nombre .

        Mais je vous rejoins pour dire qu’on n’imagine pas la multitude des items humains , physiques , géologiques , écologiques, psycho-sociaux… à prendre en compte pour faire œuvre utile et supportable , quand on a mission de créer . C’est d’ailleurs comme ça que je me suis fait sur le terrain un peu anthropologue et psychologue !

      6. @Timiota :

        Mais tout ça reste cohérent avec l’importance de la « relation biunivoque avec l’environnement au sens large  »
        ( je ne sais plus où on était tombés d’accord là dessus ).

      7. @Arkao :

        Il n’en reste pas moins que la peste , par sa durée et son grand coup de faux ( un tiers des européens comme rappelé) a favorisé , via l’affaiblissement du dogme et de la puissance de l’église , la venue du libéralisme ( philosophique ) et de la Renaissance .

        Illustration du traumatisme ( que l’on retrouve en d’autres lieux ):

        https://www.abbaye-chaise-dieu.com/visites/la-danse-macabre-du-xve-s/

        Illustration de mon propos :

        https://www.pauljorion.com/blog/2012/10/16/les-forces-collectives-proudhoniennes-un-complement-a-misere-de-la-pensee-economique-par-jacques-langlois/#comment-371300

      1. En fait, il « tweete » en anglais depuis qu’il a déserté le blog : « Court et percutant », c’est sa devise ; nous ne l’aurons pas oublié.
        En tout cas, tel que je le connais, en ce moment, il vient de finir de tailler ses fruitiers, son smartphone toujours dans la poche pour rester « on line ». Et, en même tant (il est macroniste, ne l’oublions pas) il veille au confort de sa maman.

      2. Si vous le dites, juannessy, si vous le dites…
        Cela dit, vous avez raison, je ne suis pas avec lui en ce moment : C’est un fait !
        Mais croyez-moi, il est très drôle de le voir descendre d’un prunier qu’il vient de tailler.

    1. Il ne manque plus qu’un appel du pied extra parlementaire… lol ! 😉

      Ah la vache… Quel dommage qu’on ne puisse pas vraiment exprimer le rire aux larmes par écrit.

      Pour une première ça va être une première. C’est le retour à Orthanc. Prenez garde Gandalf, le blanc a déjà viré à l’irisé et au multicolore. Faut pas forcer sur le Palantir…

      (Apprendre en se lisant, disiez-vous ?)

      Merci !

      1. Aussi subtil que du Vigneron .

        Mais comme de cinématographie , j’ai aussi crainte et méfiance des légendes .

  4. « Le coronavirus n’est que la première d’une longue série. »

    Et les deux canicules de 2003 ? Nous y étions aussi peu préparés qu’au sars-cov-2. Mais Vincent devait être bien jeune.

    1. Vous me prenez au mot ! Mais je corrige : « le coronavirus n’est qu’une crise parmi tant d’autres passées mais surtout à venir. »

      1. Je ne voulais pas développer mais je ne peux pas m’empêcher.

        D’abord j’ai vu passer recemment un titre d’étude anglo-saxonne qui prétend que le genre de crise que nous vivons aujourd’hui augmente à un rythme exponentiel… (encore cette vacherie d’exponentielle) ! Pour la retrouver je pense que g… est notre ami.

        Ensuite pourquoi voulez vous que nous soyons mieux préparés aux crises futures que nous, Français, étions préparés aux canicules de 2003 ou à cette pandémie de covid-19 ? Une des prochaine crise possible que je préfère pourrait être due à une éruption solaire semblable à celle de 1859 :

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Tempête_solaire_de_1859

        Quand elle adviendra, bientôt selon les statistiques, je vous garantis que nous serons vraiment bien protégés contre les canicules et les pandémies de coronavirus ! Nous pourrons alors ressortir tous nos stocks de crème solaire, climatiseurs, masques FFP2 et autres respirateurs. C’est la ligne Maginot pour empêcher les chars d’assaut allemands de passer…

        Dans l’industrie il y a des méthodes pour essayer d’imaginer tous les modes de défaillances possibles de systèmes complexes dénommées AMDEC (en anglais FMECA) :

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_des_modes_de_défaillance,_de_leurs_effets_et_de_leur_criticité

        Il y a tout un tas de comités de théodule comme disait De Gaulle qui ne servent à rien (eg « haute » autorité pour l’audiovisuel ? les « économistes » payés grassement dans les universités ?). Renvoyer au vrai travail ou à défaut chez pôle emploi les membres de ces comités et en créer qui feraient des AMDECs sur nos sociétés, voilà qui serait intelligent et ne coûterait rien. J’espère que c’est dans votre bouquin. Mais même si vous y avez pensé, ça n’arrivera pas, les comités théodule sont comme des tiques qui transmettent la maladie de Lyme, impossible de s’en débarasser sans les tuer, et on n’est pas des sauvages, on est de gauche après tout, n’est ce pas ?

      2. Ouah ! Délire…

        Le risque d’une éruption solaire de grande ampleur est loin, très loin devant nous… La strate climatique se sera manifestée sur Terre bien avant cela, à moins que le confinement en cours anti SARS-CoV-2 ne produise quelques effets mesurables à court terme !

        Pour l’heure, le soleil pique un gros somme depuis la fin du cycle n°24, qui plus est à l’approche du prochain minimum solaire (cycles 25 et 26), et ça c’est tant mieux pour nous tous ; vous remarquerez d’ailleurs que 1859 correspond au retour vers le pic du cycle solaire n°10, et ceci trente ans après le dernier minimum solaire dit de Dalton (1790, 1830), rebelotte aussi en 1989 lors du Blackout canadien lors du cycle n°22, ou encore en 2003 année de la canicule lors du pic du cycle n°23 :

        https://www.swpc.noaa.gov/products/solar-cycle-progression

        Dans cette étude, les fréquences des éruptions solaires extrêmes y sont estimées et vous pourrez vérifier qu’elles ne se produisent jamais dans une fin de cycle, mais bien dans un pic, hors minimum solaire qui ne sont pas pris en compte :

        https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1029/2019GL086524

        Sur le Blog de Paul Jorion, nous avons été témoins des dernières éruptions sévères, et notamment celle-ci, inoubliable à l’approche de l’épisode El-Nino 2015-2016-(2017) ; avait-on besoin de ça :

        https://www.pauljorion.com/blog/2015/12/31/ar2473-lorsque-le-roi-soleil-apporte-son-petit-coup-de-pouce-a-lenfant-jesus-1-par-philippe-soubeyrand/

        Puis à la fin de l’été 2017… A savoir, la même année, à la même période que les ouragans José, Katia, IRMA, Maria et Ophélia, ou encore l’année du tremblement de terre du Mexique… Je crois d’ailleurs que l’on peut dire que celle-ci était vraiment extrême ; une « simple » opinion personnelle à ce stade…

        https://lesia.obspm.fr/10-septembre-2017-une-soudaine.html

        Donc voilà, dormez tranquille braves gens, le soleil ne vous fera pas d’ennuis pour le moment… Il s’en va faire un très gros somme a priori…

        Amitié d’un observateur.

      3. @Philippe Soubeyrand

        Merci de nous rassurer sur les éruptions solaires, je suis vraiment soulagé. Donc inutile de prévoir pour le moment, on peut mettre ce sujet de côté. Ouf, un peu de travail en moins !

        Pourriez vous aussi nous rassurer sur les cailloux qui tombent du ciel, les éruptions volcaniques, ainsi que le raz-de-marée (ou tsunami) qui pourrait venir lorsque le sol de la mer du Nord s’effondrera suite au pompage du gaz. Et puis les sécheresses ou inondations dues au réchauffement climatique. Merci par avance.

  5. Comparaison n’est pas raison, l’idée d’économie de guerre, même si techniquement cela parait assez juste, est gênante d’un point de vue de la symbolique et de la finalité. Mais bon, au moins cela permet de voir ce dont les communautés humaines sont capables en terme de mobilisation de moyens et d' »efficience » en situation extrême….

    1. Confortable, hein, vu de loin et haut ?

      Vous vous trompez, surtout sur la symbolique de vous-même que vous découvrez à notre observation.
      Pour votre finalité, c’est encore à voir…
      Et votre efficience en situation extrême ? Je ne me hasarderais pas à en pré-juger.

      C’est une histoire symbolique racontée par Giraudoux. Il y est question de Troie, de guerre en suspens mais inévitable par la souffrance des peuples, et d’un haut balcon où se prélassent des commentateurs, distanciés et non acteurs tels à un match de foot. Le balcon se casse la gueule. Ce qu’ils nomment une catastrophe. Ils ne le voulaient pas, il y sont.

  6. Bonsoir,
    Juste une petite question à Vincent Bernard Galpin et Paul Jorion.
    Pourquoi stigmatisez vous les administrateurs de l’INSEE ?
    Entre le bas de l’échelle et le haut il y a beaucoup de catégories intermédiaires qui travaillent aussi.
    Pourquoi le bas de l’échelle s’est il cassé pour les enquêteurs de l’INSEE ?
    Moi aussi j’ai bossé pour l’INSEE avec d’autres.

      1. @otromeros,
        Je n’ai pas bossé à l »accueil parce qu’il n’y en avait plus.
        Otromeros êtes vous d’accord avec le contenu du RSA pas en terme de revenu ?
        Le cornavirus a mis un nombre important de salariés au chômage qui pour certain ne savent pas comment ils vont être payé. Il n’y a plus de législation du travail parce que le travail n’existe plus.

  7. En attendant l’économie de guerre , qui finalement n’est rien d’autre qu’une variante de » l’économie au service de l’homme et non pas l’homme au service de l’économie » , est il possible que nous vivions une phase d’entre deux ?
    Tout comme coexistent actuellement défi climatique et déni climatique , on dirait que nous vivons une période où l’homme serait au service de l’homme et l’économie au service de …l’économie .

    Dans la série «  déni » ou comment comprendre que l’ennemi est aussi de l’intérieur
    1.https://lecourrierdesstrateges.fr/2020/03/25/bernard-beauzamy-et-si-on-avait-choisi-de-ne-pas-confiner-que-se-serait-il-passe/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=la-fin-de-l-impunite-pour-les-antifas-par-charles-weizmann_146
    2 . https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/cotes-d-armor/usine-masques-fermee-cotes-armor-2018-creve-coeur-ex-directeur-1808456.html

    Dans la série l’espoir entre soi , ou «  la France au service de la France « 
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/morbihan/coronavirus-start-up-bretonne-lance-test-serologique-du-covid-19-ultra-rapide-1809170.html

    Tout ça pour dire que le problème COVID19 demande une réponse mondiale et RAPIDE , n’est ce pas ?
    Sinon , en suivant les lois de l’économie actuelle , l’effort de guerre perso enrichira quelques uns au détriment de la vie de bien des autres.
    Dans la série coercitions, il serait bon que les entreprises œuvrant dans la lutte contre le Covid19 soient obligées de partager leur savoir faire et découvertes et ce GRATUITEMENT. J‘aimerai tant que la France montre l’exemple en la matière …
    L’économie planétaire étant en jeu, les règles du jeu doivent changer si on veut qu’il y est encore des participants.
    Il se peut que ceux qui tiraient grand profit du jeu d’autrefois en aient conscience, ou pas.

  8. Lecture : https://www.facebook.com/EuropeansForBerniesMassMovement/
    « Des milliers de textes, vidéos et images de première main venant des États-Unis et concernant tout ce qui se passe au sommet mais surtout à la base de la société nord-américaine, sont postés heure après heure sur le Facebook « Europeans for Bernie’s Mass Movement » que nous avons lancé il y a 4 ans et que nous conseillons vivement aux lecteurs de gauche. » nous dit Yorgos Mitralias sur le site LeGrandSoir.info
    Lecture : Quand la gauche essayait encore, Le récit inédit des nationalisations de 1981 et les leçons à tirer par François Martin — quelques extraits disponibles sur : https://www.luxediteur.com/catalogue/quand-la-gauche-essayait-encore/

  9. Exemple d’Économie de guerre ?
    ( tout comme pour les masques , ou une économie de guerre face au drame écologique , c’est les délais de livraison qui risquent de ne pas être en adéquation avec la situation ).

    « L’objectif du consortium est de produire 10 000 respirateurs dans les 50 jours qui viennent. »

    « On a décidé de mettre à disposition ces respirateurs à prix coûtant. Ça veut dire que tous ces frais supplémentaires, les investissements supplémentaires, l’engagement de toute cette équipe d’experts sur les respirateurs, mais aussi de nos partenaires, tout cela, tous ces coûts exceptionnels y seront mis à disposition gratuitement.« 

    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/fabrication-des-respirateurs-on-ne-compte-pas-les-heures-les-equipes-sont-mobilisees-six-jours-sur-sept-assure-air-liquide_3894263.html

    PS : je retourne à la lecture ( passionnante ) du bouquin «  comment sauver le genre humain «  , mon petit cerveau ayant la capacité de ne pas pouvoir se concentrer sérieusement sur deux choses à la fois : pandémie ou écologie.
    A moins que , par chance, les deux problèmes se rejoignent , finalement.

    @ otromeros : soit gentil avec la dame , s’t’plait.

  10. Très bien votre (r)appel sur l’économie de guerre, pourtant…

    La guerre c’est toujours une économie politique qui prolonge autrement la paix. C’est toujours une restriction du droit aux plaisirs avec une hiérarchie des renoncements en fonction des rapports de force sociaux qui perdurent de fait dans l’union sacré. Les récalcitrants sont un embarras, et l’arsenal juridique et policier les traite selon la hiérarchie qu’ils occupent dans l’appareil contestataire. Mais puisque c’est pour la bonne cause « sauver le genre humain », finis les contestataires ? Est-ce bien sûr l’amour du prochain ? Lequel ? J’ai comme un doute sur les gentils qui offriraient les clefs pour réaliser le plan. Tant que l’ONU avec son corset juridique et le SMI avec son corset juridique aussi, ne seront pas transformés, le sauvetage localisé sera une chimère, mais rien n’empêche de courir après une chimère, l’optimiste y pousse pour éviter la grande dépression.

    1. On peut même aller jusqu’a dire que la guerre …c’est des morts.

      Les «  récalcitrants » ? Pas très compliqué de les mettre hors jeux
      https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/maintien-du-premier-tour-des-municipales-malgre-le-confinement-bayrou-accuse-l-opposition-d-avoir-manque-de-civisme_3894379.html

      ONU, SMI … et Europe ?

      « Un rapport sur les systèmes de santé européens est publié en 2018, avec l’OCDE. Il ne mentionne nulle part le risque de pandémie. Encore moins la constitution de «stocks stratégiques» médicaux, recommandés en 2013. Au contraire. Son second chapitre est tout entier consacré à la réduction indispensable des dépenses de santé des pays membres, soit environ 9,6% du PIB européen. «Un cinquième des dépenses de santé est gaspillé et pourrait être réduit ou éliminé sans nuire à la performance du système de santé, peut-on lire. La réduction de ces dépenses est donc importante.»

      https://www.letemps.ch/monde/stocks-medicaux-europeens-imagines-puis-delaisses

      1. Bernard,
        d’ici peu, les auteurs de ce rapport vous feront savoir que c’est pas eux les auteurs de leur rapport ou, en belle novlangue, que vous avez mal lu ce que vous avez lu.

      2. Bernard 1 avril 2020 à 19 h 00 min

        Si je n’ai pas mentionné l’Europe, c’est que sa transformation dépend de sa hiérarchie à la Kelsen ou façon matriochka. Et par les temps qui courent le spectre qui hante l’Europe n’est pas celui que rappelle Elessar.
        Le gros mot de nationalisation circule à nouveau, petit rappel :
        Constitution 1789 : La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.
        Constitution 1793 Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. Nul ne peut être privé de la moindre portion de sa propriété sans son consentement si ce n’est lorsque la nécessité publique légalement constatée l’exige, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.
        Constitution 1795 La propriété est le droit de jouir et de disposer de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie.
        1948 Déclaration universelle des droits de l’homme :
        1. Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a droit à la propriété.
        2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.
        1952 Convention européenne des droits de l’homme :
        Toute personne physique ou morale a droit au respect de ses biens. Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d’utilité publique et dans les conditions prévues par la loi et les principes généraux du droit international. Les dispositions précédentes ne portent pas atteinte au droit que possèdent les États de mettre en vigueur les lois qu’ils jugent nécessaires pour réglementer l’usage des biens conformément à l’intérêt général ou pour assurer le paiement des impôts ou d’autres contributions ou des amendes.

  11. Complètement incroyable !
    Un ami travaillant dans les coulisses de la Commission européenne vient de m’envoyer un SMS qui m’a scotché : Ursula vient de nommer une nouvelle commissaire. Et tenez-vous bien, c’est une commissaire chargée de mettre en place les mesures pour faire basculer l’Europe dans la décroissance d’ici la fin de l’année.

    Est-ce que Bruxelles serait en train de se réveiller ? Et de voir à quel point le système néolibéral est à bout de souffle et générateur de crises menaçant le Monde tout entier ?

    1. Une coronamissaire ?
      La décoronacroissance ?
      Le pompon sur la couronne ….

      On va pouvoir reprendre la légende de Sainte Ursule (wiki).
      « À son retour [d’un épisode précédent à Rome], elle aurait été capturée par les Huns et aurait refusé d’épouser leur chef Uldin (ou son petit-fils Attila ?), et donc d’abjurer sa foi. Elle est massacrée, criblée de flèches par les Huns qui assiégeaient Cologne, ainsi que ses suivantes vierges, au nombre de onze mille.

      Le Dictionnaire de l’argot des typographes de 1883 donne une autre version :

      « On prétend que la légende de sainte Ursule et des onze mille vierges, ses compagnes, est due, comme Vénus sortant des ondes, à cette coquille d’un traducteur. Le texte latin portait que sainte Ursule et sa compagne Undecimille avaient été martyrisées le même jour. Le traducteur, étonné de rencontrer le nom Undecimille, excessivement rare, supposa que le texte était altéré et qu’il fallait lire undecim millia c’est-à-dire onze mille.

      Voilà pourtant comme se font les légendes ! »

      1. @ Timiota
        J’en conclu que les Huns ne voulaient pas entendre parler de la décroissance.
        De fait, peut-être sont-ils les ancêtres des néolibéraux ; dont Jacques Attila.

        Quant au moine traducteur, il multipliait les vierges tout comme Lagarde va bientôt multiplier les billets pour ses amis les banquiers.

      1. @ Clo-Clo
        C’était le jour ou jamais !
        Le dernier poisson d’avril que j’avais osé (sur mon blog) je l’avais posté en commentaire sur le Blog de Paul Jorion le lendemain, 2 avril 2013. Il annonçait l’arrêt (faux bien entendu !) du projet de l’Airaultporc de Notre-Dame-des-Landes.
        Finalement, le projet a été abandonné ; et cet abandon n’était vraiment pas envisagé en avril 2013.
        Alors pourquoi ne pas espérer bientôt qu’une Europe décroissante succède à l’actuelle, croissanciste, d’ici quelques années.
        Si cela arrive, promis ! je ne prendrai pas la grosse tête. 😀

  12. Pourquoi le ministre des finances des Pays bas peut se permettre des propos érépugnants selon l’appréciation du Portugal ?

    http://archives.lesechos.fr/archives/2014/Enjeux/00315-035-ENJ.htm

    ça date de 2014 , mais ça ne s’est pas arrangé depuis .

    on trouve aussi dans les références d’Airbus , que derrière un siège social bien franchouillard ( Blagnac ) se cache des règles de la Société régies par les lois des Pays Bas ( et des références très anglo-saxonnes en cas de contentieux financier .

    Si on commençait par sortir du capitalisme à la Trump en balayant devant et derrière la porte européenne ?

    1. @ tous, je rappelle que François Leclerc a un blog passionnant, indispensable et complémentaire à celui-ci sur ces questions.
      Il a parlé de la dernière réunion où Antonio Costa PM du Portugal a déclaré que les propos du ministre néerlandais étaient « répugnants (sic).
      https://décodages.com/2020/04/01/nen-disposant-pas-les-autorites-europeennes-prennent-leur-temps/

      De plus il est directement accessible dans la colonne de gauche de ce blog CHEZ FRANÇOIS LECLERC.

  13. @Paul Jorion :

    Si vous le connaissez , j’aimerais avoir votre avis sur un bouquin de Maurice Duverger , qui s’appelle  » Janus , les deux faces de l’occident »( 1972 chez Fayard ) , qui me semble formidablement , dans le constat des tares du capitalisme et des risques qu’il porte en germe , en phase avec vos constats jusqu’à Trump .

    Lui voyait comme issue l’avènement d’un socialisme démocratique qu’il voyait plutôt apparaitre à l’Est si l’URSS évoluait en bien , et à défaut il le pensait possible à l’Ouest sans encore définir les briques nécessaires .

    Y a -t-il des choses qui ont muri en près de 50 ans ?

    1. j’y relis ( ne pas oublier qu’on est en 1972):

      « Dans la mesure ou le maoïsme subordonne le développement de la production matérielle à l’harmonie collective, il correspond au besoin primordial des sociétés industrielles qui souffrent principalement de la subordination de l’homme aux objets qu’il produit…. »

      « …Admirable instrument pour tirer les nations agricoles de leur enlisement, pour les délivrer des dominations impérialistes , pour les développer e de façon équilibrée ,pour orienter leur progrès matériel dans le cadre d’un système de valeurs et de civilisation , le socialisme chinois est trop éloigner des techno démocraties pour leur convenir. »

      Selon lui , le vice caché à anéantir était la notion de profit ( pas seulement capitaliste , mais d’abord ) .

      Est ce en devenant maitresse des produits créatifs ( elle est devenue la première puissance informatique mondiale même si Los Angeles lui tient la dragée haute ), que la Chine en venant à bout du dollar roi ( qui permet aux USA d’exporter leurs déficits et dettes ) , ouvrira au monde la possibilité de combiner production de biens et harmonie ?

      J’ai la crainte que non , quand je vois ces managers chinois qui ressemblent à s’y méprendre aux  » nôtres » .

      PS : à propos de Trump qui préfère l’économie à la santé , faut il rappeler un certain Nixon qui , à Détroit en 1971 déclarait : » nous n’allons pas permettre que le problème de l’environnement ….serve à détruire le système industriel qui a fait la grandeur de notre pays  » , qu’un certain Sarkozy a copié , petit bras , en trouvant que « l’écologie , ça commence à bien faire  » .

      1. Pour Nixon, c’était déjà en réaction au « Clean Air Act » de 1963
        https://en.wikipedia.org/wiki/Clean_Air_Act_of_1963
        La génération Kennedy voyait que ça pouvait déconner et se voyait de reprendre les rênes à ce sujet (avec que les rennes commencent à ne plus voir de neige).

        Voir aussi dans le livre de Livingstone « Fuck Work », les études sociologiques des années 1970(?) prises au sérieux par des gens de patronyme connu (Donald Rumsfeld ! mais si !) montrant que plus d’argent distribué aux pauvres ne les conduisait pas du tout à « glander », au contraire. Et que l’idée d’une société différente s’infiltrait alors de façon inattendue dans le temple du capitalisme (faut que je retrouve les refs)

      2. C’est réalisé dans des conditions techniques un peu hard , et ça confirme que les animateurs de débat gagneraient à ne pas trop la ramener dans lesdits débats, mais apparemment ( même si « l’avenir n’est plus ce qu’il était ») , il ne faut pas trop attendre d’un réel affrontement entre Chine et USA , pour changer de monde ( en tous cas , pas aussi vite , comme les consommateurs pressés que nous sommes le croient ) .

        Spartacus est un moucheron , s’il ne s’inscrit pas dans la durée ( proverbe chinois et constat historique ):

        https://www.franceinter.fr/emissions/le-grand-face-a-face/le-grand-face-a-face-04-avril-2020

    2. PS : sur le lien vers FI , l’intérêt est sur l’entretien avec Pascal Lamy soit à partir de la 25 -ème minute ( et pour moi , le point relevé , c’est le « affirmatif » de la fin )

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