1961, c’est bien. 1981, c’est encore mieux ! (I)

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20 ans plus tard, on est beaucoup moins gentillet qu’en 1961. Il faut dire qu’en 61 on était convaincu qu’on serait incessamment sous peu vaporisé dans une guerre thermonucléaire et les documents d’époque déclassifiés récemment nous confirment qu’on avait parfaitement raison. En 1961 on est – paradoxalement – « confiant », en 1981, l’esprit critique est tout à fait réveillé (d’où ma volonté de vous rappeler – ou de vous montrer, pour les benjamins parmi nous – à quoi ça ressemblait).

Kraftwerk

The Cure

Soft Cell

Laurie Anderson

(à suivre…)

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32 réflexions sur « 1961, c’est bien. 1981, c’est encore mieux ! (I) »

  1. Entre 1961 et la musique immonde (à quelques exceptions près) des années 80, il y a la grande vague Punk (et ses variantes ) symptomatique d’un monde qui va s’effondrer. No future !

    1. « No Future » ? Eh bien, c’est là précisément l’aspect dérangeant de la destinée humaine que les transhumanistes s’activent à réparer en ce moment-même.

      Quiconque dira à l’avenir « No Future ! » trahira sa condition de plouc, de louseur, de laissé pour compte !

    2. Merci Arkao pour ce jugement sans appel concernant les 80’s ! C’est la catastrophe des « synthés »… féconde par la suite.

      Mais oui le punk, qui vient dégommer les utopies et signe un triste retour à la réalité. Fini les hippies, fini le Disco, la crise est là, les insolents aussi pour le rappeler. Punk qui donnera quelques belles fusions avec le reggae :

      Nina Hagen, African Reggae, 79 : https://www.youtube.com/watch?v=7-FMglTIO30

      Ou l’un des meilleurs albums de Police, Ghost in the Machine, où le jazz et les cuivres viennent s’ajouter :

      The Police, Too Much Information, 81 : https://www.youtube.com/watch?v=yeZNfo1zvdU

      On peut peut-être la considérer, cette période des années 80, comme une phase de « cocon » où tout ce qu’il y avait avant se dissout en une gelée informe avant de donner naissance aux deux branches parmi les plus fécondes du phylum : le Hip Hop et la Techno.

      Dont on perçoit les ramifications dans ce qui s’ébauche alors :

      S’ Express, 88 : https://www.youtube.com/watch?v=Q5mwx-NHdLg

      Herbie Hancock, Rock it, 83 : https://www.youtube.com/watch?v=Ecw8vaKMiC4
      The Beatmasters, Rock da House, 87 : https://www.youtube.com/watch?v=D9eg5nuhoi8

      À noter le « Rock » qui traduit bien le mouvement de shaker généralisé, la « gelée » évoquée plus haut. Et une indifférenciation partielle encore.

      Pour les nostalgiques de ma génération, la première émission française : -) : https://www.youtube.com/watch?v=8oJUcDsZHIE

      Dès la fin des années 80, on aura l’essentiel de ce qui fera la techno après – longue intro, « build up », les phases de montée, plateaux et breaks, la lente déconstruction du morceau à la fin pour favoriser le mix (enchainement avec un autre morceau sur une base rythmique et/ou mélodique) et faire en sorte qu’il n’y ait aucun blanc, aucun arrêt de la musique :

      The KLF, What time is love, 88 : https://www.youtube.com/watch?v=VT7lwdui4HY

      Faudrait s’interroger sur les modalités technologiques de ces apparitions, depuis l’électrification (le rock, 60), les platines (Grand Master Flash, 70), les synthés (80), les beat box et tout le matos électronique et digital ensuite 80/90 (samplers, séquenceurs…) pour le Hip Hop et la tech, on est loin des magnétos de Lee Perry où il scotchait les bandes pour faire des boucles, des bidouillages des Floyd et de Kraftwerk !

      Drôle de période les 80’s, effectivement. Transitionnelle ?

      En tout cas, ça réveille à 6h du mat’ ! 🙂

      1. @2Casa
        Fin des années 80-90, je suis plutôt resté dans la mouvance punk-rock avec les Béruriers Noirs, les Garçons Bouchers, Ludwig Von 88, les Wampas…
        A propos des Béru, le guitariste Loran joue actuellement avec les Ramoneurs de menhir (punk breton), tandis que le chanteur Fanfan est devenu chercheur en histoire au CNRS. Le journaliste David Dufresne qui a recensé les violences policières de l’année dernière a commencé sa carrière en suivant cette scène punk-rock alternative.

      2. Pour revenir à ce que je disais à Juan l’autre jour à propos des chanteurs à texte, il me semble que la décennie 80 signe la consommation de la rupture avec le texte, la voix et parfois aussi « la musique ». En tout cas un fossé générationnel musical parfois difficile à combler et pas strictement corrélée à la pyramide des âges.

        J’ai l’impression qu’on est de nouveau à l’heure actuelle dans une phase similaire de « fusion » générale sans véritablement de genre dominant qui émerge. Mais c’est peut-être là que j’accuse le coup du fossé générationnel. Sauf peut-être à considérer que le Rap est le gagnant de la compét’ avec la Tech qui ne thématise plus le son électronique comme tel (le prend pour objet) sauf cellule hyper spécialisée mais est réintégrée comme arrière plan technique général. En attendant la prochaine grosse évolution technologique. Ou à considérer la démocratisation – tout le monde fait de la zique – comme l’étape ultérieure au sériel – i.e. reprise, remix, sample, etc – et la nouvelle forme d’évolution ?

        Regain général d’intérêt pour le texte et la chanson engagée ? Là, comme ailleurs, c’est à la nuit tombée…

        Zoufris Maracas & Winston Mc Anuff, Nanotechnologie : https://www.youtube.com/watch?v=CGV6BKpSyV8&pbjreload=10

      3. (Désolé pour les tests d’avatar !)

        Arkao,

        J’ai suivi aussi, je connais encore par coeur des albums entiers de Ludwig et des Bérus ! Mais ça m’apparaît plutôt comme la poursuite et/ou la radicalisation de l’existant contrairement aux ruptures plus massives (relativement on est d’accord) que constituent le Hip Hop dont le Rap et la musique électronique qu’elle vienne du Disco (Chicago), la House, ou d’Allemagne via Kraftwerk (Détroit), la Tech à proprement parler.

        J’ai vu les Ramoneurs en 2012/2013 en Normandie, toute petite scène, la beat box comme toujours (ce serait bien avec une vraie batterie quand même…), et la grosse patate des binious et bombardes, ça déménage toujours ! Loran est quelque part en Bretagne, j’ai eu l’occase de le lire dans la presse locale. Ni vieux, ni traître ! 🙂

      4. Dramatique intuition au matin :

        Et si l’évolution technologique du moment c’était l’autotune ?! Misère ! 🙁
        Démocratisation + autotune = horreur acoustique actuelle.
        Il faudra bien assumer un jour le fossé générationnel…

  2. L’année 1981 est particulièrement notoire en France , bien sur , et c’est l’année qui manipule le plus de sujets qui sont sous le feu de l »actualité aujourd’hui : nationalisations , ISF , temps de travail , fonctionnaires ,retraites , média ,décentralisation, banlieues, salaires , plan de relance , dévaluation, peine de mort , TGV , … suivis bientôt par une dévaluation et le tournant de la rigueur.

    C’est aussi l’année de cette invention française qui , en s’ouvrant , deviendra le NET , le minitel :

    https://www.bing.com/videos/search?q=chanson+minitel+you+tube&mkt=fr-fr&httpsmsn=1&msnews=1&plvar=0&refig=b71535a093aa412d8e41c11b276ed5a4&PC=ASTS&sp=-1&pq=chanson+minitel+you+tube&sc=0-24&qs=n&sk=&cvid=b71535a093aa412d8e41c11b276ed5a4&ru=%2fsearch%3fq%3dchanson%2bminitel%2byou%2btube%26form%3dEDNTHT%26mkt%3dfr-fr%26httpsmsn%3d1%26msnews%3d1%26plvar%3d0%26refig%3db71535a093aa412d8e41c11b276ed5a4%26PC%3dASTS%26sp%3d-1%26pq%3dchanson%2bminitel%2byou%2btube%26sc%3d0-24%26qs%3dn%26sk%3d%26cvid%3db71535a093aa412d8e41c11b276ed5a4&view=detail&mmscn=vwrc&mid=2B05D2A624F111FACDCF2B05D2A624F111FACDCF&FORM=WRVORC

    1. Euh, le Minitel fut un brin colbertien, fruit d’un « France Télécom » qui avait à son actif d’avoir dans les décennies 70 et 80 fait monter en puissance très efficacement la téléphonie classique sur des bons réseaux.
      Mais on ne pouvait quasiment pas « ouvrir » le Minitel, qui est resté « un terminal point à point », alors que l’architecture de l’internet aura ce côté ouvert le plus anti-colbertien qui soit (pensé par les dangereux internationalistes du CERN, quand je me souviens des années 80, l’idée même de porter un badge dans un labo hors « labo secret » était teintée de ridicule, O tempora O mores, O silllycon doit-on ajouter en franglais). Et son langage html qui va entrer en synergie de l’architecture internet et donner le sentiment de « surfer », « butiner » … .

      1. Ben oui , mais qu’est ce que ça change au fait que pour la première fois dans le monde on avait installé sur un meuble dans sa maison , un engin qui allait devenir partie intégrante de la vie de tous les jours , bien au delà de ce que le téléphone pouvait « représenter » et faire ?

        Mais le raté , ça a effectivement été de n’avoir pas ouvert l’architecture .

      2. Le minitel « partie intégrante de la vie de tous les jours » : oui, mais comme courrier/fax amélioré, pas plus.
        Pas pensé que l’image allait passer dans le fil
        Pas pensé que la logique n’allait plus être « linéaire » comme dans une page.
        C’est rigolo parce que l’invention du CCD (1970 de mémoire, prix Nobel 2001) l’ancêtre des webcam actuels
        (@arnaud Castex, je simplifie et insulte « CMOS », soit), avait été pensé pour … le visiophone.
        Mais Bell Lab se rendit compte que si l’image était belle et la caméra plus sympa que les anciennes à tubes
        (les vidicons au sélénium avec leurs trainées reconnaissables…) pour cet usage, il n’y avait pas du tout
        la bande passante électrique sur la ligne et pas de « loi de Moore » des réseaux en vue à l’époque.
        10 ans plus tard, l’auraient gardé au chaud, mais le Minitel est venu dans ce « gap » où l’image était encore un objet mal digéré par le numérique.

        Est-ce qu’on peut se poser des questions analogues à l’échelle x10^6 :
        Est-ce que le smartphone est un bon objet pour digérer et transmettre rien moins que la philia ?
        Saurons nous dans 20 ans ce que nous avons raté dans la projection facebookienne ou gafamiesque
        de nos existence, projection dont le smartphone aura été le grand vecteur ?
        (@ les matheux pardonnez moi, un vecteur ne projette pas, on projette selon un vecteur sur un espace de dimension inférieure)

      3. @Timiota Le minitel était un terminal, mais l’usage n’en était pas point à point comme le Fax ou le courrier, au contraire il introduisait un usage dissymétrique lié à des bases de données (annuaire, programmes de cinéma, horaires de train…), en consultation à distance, remplaçant les ouvrages imprimés équivalents, voire transactionnel (réservation de billet ..), mais aussi intermédié comme les messageries roses. Le prestataire téléphonique avait largement ouvert son offre sur des prestataires tiers dont il assurait la facturation.
        L’autre caractéristique étant l’alliance d’une gratuité de terminal avec une tarification éhontée des services. Internet c’est l’inverse.
        Rare était l’usage en point à point différé à travers des BBS (Bulletin Board System) mis en place avec les premiers micro-ordinateurs.
        Technologiquement l’information était textuelle en mode caractère, presque limitée au noir et blanc, et vaguement mâtinée de semi-graphique. Pas de photo, pas de son, pas de vidéo, difficile de comparer à Youtube, Mais le PC de l’époque 81 était aussi en mode caractère monochrome pour les pro.
        Cependant mis à part le confort d’un vrai clavier, et d’un écran plus performant l’échange essentiel que nous avons sur ce Blog est très semblable à ce qui devenait possible avec Minitel et BBS.

  3. Paul Jorion a raison, on aime surtout la musique de notre jeunesse.
    De fil en aiguille, You Tube nous a emmené au début des années 90.
    Résultat, on a fini ma compagne et moi à pleurer comme des cons en face de notre bol de soupe, submergés par les souvenirs heureux comme par la perte récente de certains de nos amis très cher.

    1. Salut Arkao,

      Sur les « pas punk » : quelles que puissent être les qualités intrinsèques des artistes présentés ici, on est encore dans la continuité. Knopfler aussi brillant soit-il n’est que la figure du « guitar-hero » continuée. Streisand comme survivance… Je vais finir par croire que comme pour les théories scientifiques c’est avec leurs supporters que cela disparaît (moyennant quelques rares explorateurs temporels).

      Concernant la musique de notre jeunesse : s’il suffit d’un contre-exemple pour invalider une théorie (il existe au moins un cygne noir), je serai celui-là ! Biberonné aux 60’s, pré-ado au Top50, ado au rock de la seconde moitié de années 60 (Doors, Velvet, …), étudiant à la Soul et au Funk, jeune actif à la House jusqu’à la Tech un peu pointue, tous azimuts depuis…

      D’accord pour dire que la musique c’est de l’affect cristallisé. Probable que comme pour les autres affects, les premiers soient décisifs – concernant la House, je pense qu’en ce qui me concerne c’est le Disco entendu de manière intra-utérine, beat calé sur les battements du coeur en version sub-aquatique, j’ai fait le test dans ma baignoire 😉 !!! Mon prof de musique de collège déjà évoqué disait « on n’aime que ce que l’on reconnait », intuition de la charge d’affects sans doute.

      La question suivante est : pourquoi la majorité d’entre nous investirait-elle moins d’affects après l’adolescence ?

      On était trop occupés, encore…

      Bonne journée ! 🙂

      1. Sur les extraits musicaux du moment.

        La palme du bizarre à Laurie Anderson que je ne connaissais pas. Sur l’artiste qui explore les confins et fait péter le cadres théoriques, le jeu-à-la-limite, en musique comme ailleurs.

        Dans la continuité l’hyper-spécialisation – le texte et la voix dans le Rap, le son et sa modulation dans l’Électro – si rupture il y a, elle s’inscrit de toute façon dans un phylum. Blondie le montre bien entre « soul-funk-disco » + platines comme instrument et Rap non encore « spécialisé ». Pas inécoutable pour une fois.

        La Cold Wave, outre peut-être le meilleur parti possible tiré des synthés 80, The cure en est un bon exemple (Joy Division, Stanglers et autres), c’est à mon sens le dérivatif offert aux gamins des classes moyennes et supérieures pour exprimer leur mal-être. Comme la Pop après (Radiohead et compagnie). Le Rap ce sera pour la « racaille ».

        Dire Straits comme figure continuée du guitar-hero et survivance d’un rock qui n’a plus rien de subversif, Phil Collins c’est le phylum variétoche (Roxy Music, Elton John aussi bien), rien à voir.

      2. Parce que l’affect , ça ne s’investit pas , ça se dépense « quoi que ça coûte » !

        PS : on se savait pas qu’on avait des experts de la musique Pop sur le blog , mais s’ils se reconnaissent déjà « hors du coup » , c’est pas ça qui va ramener de jeunes adhérents au blog .

      3. Alors Charlotte, que je ne connaissais pas… Gros beat Hard Tech – du lourd ! – sonorités Trancy un peu rétros et cymbales Jungle. Elle tente de domestiquer la Hard Tech pour l’introduire en clubs ? À ma décharge ça fait plus de dix ans que je ne coure plus les teufs ou les clubs, ni ne connait le niveau standard de ce qui s’y joue. Je privilégie désormais des trucs plus « cérébraux » et moins à « éprouver » – insuffisance du volume sonore par respect pour les voisins 😉 !

        Vini Vici avec Armin Van Buren que je connais. Sympa le live du Tomorrow Land 2019 ! Ça me rappelle le Full On Thaïlandais du début des années 2000. Voir Hilight Tribe pour la fusion Trance, percus, didgeridoo : je cherche un morceau et paf ! Remix par Vini… comme quoi ! 🙂 C’est des Bretons en plus, de Brest.

        https://www.youtube.com/watch?v=I3rlh18G11E

        C’est le phylum Germain, via Kraftwerk, Détroit, la Tech et puis la Trance. Musique de teuf à éprouver et peut-être pas si tant à écouter. Plus confidentiel et moins démesure commerciale que le Tomorrow Land, le Waldfrieden Festival, même phylum en moins grand public, parfois plus intéressant et défricheur. S’il existe toujours… Après vérif oui. Sur la base de l’opposition clubs/free parties, le Tommorow est dans le club et le Waldfrieden plus dans la Free. Le son va avec.

        Une anecdote concernant la Tech qui s’éprouve : je crois que c’est dans un Guy Ritchie – lequel ? – que des policiers font une saisie record de produits stupéfiants de synthèse. L’un d’eux s’écrie alors « qu’il y a là de quoi faire danser 10 000 personnes sur un klaxon de voiture »… Si l’étude des innovations technologiques serait intéressante pour suivre l’évolution musicale, une étude parallèle sur l’évolution des innovations en matière de chimie s’avèrerait tout aussi pertinente il me semble !

      4. Arkao,

        https://www.youtube.com/watch?v=niVOVFZu37w

        Dans ce live à partir de 8.08 ( 😉 ) « What’s going on » des 4 Non Blondes, c’est une référence directe à Sense8, la série des Wachowski. Si ça pouvait devenir une référence générationnelle et les valeurs qui vont avec ! Trop bien…

        On est en plein dans l’intertextualité et la pratique de la citation, l’emprunt, l’ajout, la reprise (le remix). Magnifique !

      5. Arkao,

        Sur ce qu’il y a à découvrir de la Tech… C’est une vraie histoire maintenant ! 40 piges, tu parles… Petit docu déjà cité ici :

        https://www.youtube.com/watch?v=49J5HJViOOw

        Super bien foutu. J’étais au Fort machin-chose à Paris au début des 90, trop underground pour moi à l’époque. J’étais aux premières rave des Trans à Rennes. C’était quand même pas toujours terrible… Mais il y avait déjà tout, dès les premiers morceaux de la fin des 80. Le vrai âge d’or à mon sens c’est le milieu des 90 jusqu’au début des années 2000. Quand les Free réintègrent les clubs. D’abord ça caille moins, et là, franchement au niveau House, c’est top ! Après, la commercialisation fait son oeuvre. Capacité à réintégrer en « Grand-Messe » ce qui était mouvement spontané. Nécessaire canalisation d’une énergie sinon débordante ?

        Où ça se passe maintenant ? J’en étais resté à l’Amérique Latine après la Thaïlande devenue trop commerciale. C’est plus de mon âge toutes ces conneries…

        Si tu as la possibilité de te faire une idée chronologique dès le début – c’est comme pour la lecture de Tolkien quand tu conseilles quelqu’un qui ne connait pas du tout, profitez-en pour le lire dans l’ordre ! – c’est aussi bien. Si les sonorités 80’s/90’s ont vieilli (c’est là qu’on perçoit la dépendance très claire de l’Électro au matos), la charpente et ce qui fait « la trance » – la montée progressive qui te saisit et t’embarque, que tu éprouves physiquement, le « corps » – est déjà là. Après c’est souvent lié à des artistes et à des labels en fonction des genres et des grandes périodes quand ça se spécialise.

        Pour ma part, je reviens à des trucs plus House, mon phylum 70’s « soul-funk-disco-house », avec le Nu Disco. Plus de chair sur la rythmique, sans négliger les apports technologiques, ça continue à danser et c’est moins clivant. La règle absolue : faut faire danser les nanas ! 😉

      6. Arkao,

        Le plus marrant dans l’histoire, c’est que je peux dater très précisément mon basculement dans la musique synthétique depuis le rock underground électrique des Velvet, ce qui n’était pas gagné, via peut-être les Floyd et le rock psychédélique 70’s et mon phylum « soul-funk-disco » : c’était un samedi soir après le taf dans un club de Saint Tropez, le Bal, en 92. Le DJ jouait des imports italiens dont son propre remix de Black Machine, How Gee. La tarte ! Ouverture des chakras, illumination, transfiguration, appelle ça comme tu veux… À jeun, je précise ! Et là, paf ! La trance. Ton corps bouge malgré toi. Jamais dansé de ma vie. Comment c’est possible ?! Sans doute le même truc qu’en Afrique avec les polyrythmies. C’est de l’ordre de la transe, je ne vois pas d’autre explication. Après, ben tu cherches une explication, forcément !

        https://www.youtube.com/watch?v=JGHwNy9ZMts

      7. @Paul Jorion :

        Comment on établit le 47, 55 % des utilisateurs ?

        @Arkao , 2 Casa :

        Je ne fais pas trop de ségrégation , à la première écoute , entre la voix ( qui garde cependant ma préférence , et me fait accéder plus naturellement à la joie de l’émotion servie par la maîtrise ) , et la musique ( où je suis plutôt sensible à la mélodie » ) .

        Pour ce qui concerne « le texte » , je reste très raciste , et si l’important de l’affaire c’est le sens , qu’il soit porté par la grammaire ou « le ton  » , je ne suis réceptif qu’au français ( ça limite , hein !). Par contre il y a des langues que je reçois sans en comprendre un seul mot : c’est la cas du russe et de l’italien . Sans doute parce quelles portent leur sens dans leur « musique vocale » .

        Tiens , cadeau pour Marina , avec quelques mots de français « in fine »:

        https://www.bing.com/videos/search?q=vladimir+vissotsky&&view=detail&mid=E8DEF83CEADCBC28D0F2E8DEF83CEADCBC28D0F2&&FORM=VDRVRV

  4. J’apprécie beaucoup la musique classique, j’adore la flûte indienne, j’aime aussi l’accordéon, je déteste « la bastringue »

    1. D’une manière plus générale, je me dis que, finalement, c’est l’expérience générationnelle de la « fusion collective » et de la « transe » – comme les polyrythmies africaines, les derviches tourneurs pourquoi pas, mais aussi les twists, les rocks endiablés, les jerks, les mash potatoes, le fox trot, que sais-je ? – ou que cela passe par le foot… qu’importe.

      Au 12e siècle déjà :

      https://www.youtube.com/watch?v=AcmpBCXOgVI

      À mon avis la jeunesse italienne de l’époque aidée de quelques verres de vin bien épais… 😉

      Pour des pistes :

      Un de mes chouchous : https://www.youtube.com/watch?v=3xXXEqAwqko
      Un dernier pour la route : https://www.youtube.com/watch?v=a3IkgN9KKh4

      Bon voyage !

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