Y aura-t-il vraiment un « après » Covid-19 ? par Alexis Toulet

Alors que l’épidémie de Covid-19 s’étend encore à grande vitesse dans beaucoup de pays – notamment les Etats-Unis – qu’elle n’a fait que commencer à ralentir dans les pays européens les plus touchés et que la Chine première frappée ne redémarre son économie qu’avec lenteur et prudence, l’aspiration et l’attente est générale : alors, l’ « après-Covid 19 », c’est pour quand ?

Mais il faut d’abord s’entendre. Que veut-on dire au juste par « après » ? Et si le Covid-19 n’était pas une parenthèse ? 

Il y a au moins deux sens à l’expression « après-Covid 19 » :

  • D’une part le sens le plus direct possible, qui est « ce qui arrive après Covid-19 ». Et dans ce sens, naturellement l’après-Covid 19 a déjà commencé, il a commencé dès l’apparition du virus, ou dans une acception légèrement différente il commence pour chaque pays à partir du moment où le virus s’y répand. En ce sens, l’après-Covid 19, nous y sommes déjà
  • D’autre part un sens un peu moins direct, mais qui est ce que beaucoup sans doute espèrent, c’est-à-dire « le moment où on pourra enfin oublier ce fichu virus ». Le moment où on pourra recommencer notre vie d’avant. Comme si ce virus n’avait été en fait qu’une « parenthèse » en somme. Un moment désagréable, même angoissant et dangereux, mais enfin il y aura bien un moment où notre bonne vie d’avant reprendra telle quelle. Non ?

Eh bien, dit comme ça… La réponse pourrait bien être : Non.

Certes l’histoire de la médecine et de la biologie du dernier siècle est celle d’une conquête extraordinaire, celle d’une victoire de l’humanité sur ses pathogènes. Victoire dont on pourrait sans doute discuter quelques détails, comme le SIDA dont après tout nous sommes obligés de continuer à nous garder car on ne sait pas le guérir même après plus de trente ans de recherche – on sait cependant  beaucoup mieux le soigner – ou comme Ebola ou le MERS qui sont toujours sans remède – on sait cependant les contenir si bien que les épidémies n’affectent que de tout petits groupes non des pays, encore moins le monde entier. Mais victoire majeure qui a quand même abouti à ce que pour la première fois de l’Histoire on puisse vivre sans craindre l’une ou l’autre épidémie effrayante, comme la peste et d’autres. Du moins dans les pays les plus développés, et ces pays sont toujours plus nombreux.

Les moyens scientifiques étant aujourd’hui plus puissants qu’ils ne l’ont jamais été, il est permis d’être optimiste pour une victoire à court terme – un à deux ans – sur le nouveau coronavirus.

Oui, mais l’optimisme n’est pas obligé. On peut rappeler que cet autre coronavirus qu’est le MERS n’a toujours pas de remède ni de vaccin huit ans après son apparition. Que le Sida ne peut toujours pas être guéri, même si les traitements améliorent beaucoup le sort des malades et allongent leur survie. S’agissant d’ailleurs d’imaginer que Covid-19 serait une simple « parenthèse » à refermer, remarquons qu’une autre « parenthèse » s’est ouverte dans les années 1980 lorsque a pris fin la possibilité ouverte vingt ans plus tôt par la contraception chimique que les hommes et les femmes puissent avoir des aventures multiples sans utiliser de préservatif. Cette parenthèse-là, ouverte par l’épidémie de Sida, s’est-elle depuis refermée ? Non. En un sens, nous ne sommes toujours pas dans l’ « après-Sida », après plus de trente ans de recherche sur ce virus.

On ne peut donc exclure que ce nouveau virus qu’est le Covid-19 ne soit encore avec nous dans dix ans. Voire dans trente. Ce qui signifierait alors la nécessité de changer ou d’adapter certains comportements, de même que l’obligation de « se protéger » lors de toute relation sexuelle – sauf pour un couple stable ayant déjà passé des tests – s’est imposée jusqu’à devenir une norme pratiquement universelle. Mais certes nous finirions par nous habituer à ces nouveaux comportements que le Covid-19 aurait forcés.

L’impact d’une crise exceptionnelle…

Cependant il y a encore une raison pour laquelle la vie pourrait bien ne plus jamais être « comme avant ». C’est que le coronavirus a bien d’autres conséquences encore que sanitaires, il déstabilise le monde sur les plans économique, financier, bientôt sans doute géopolitique. Et cela, plus fort que jamais depuis la Seconde Guerre Mondiale, voire depuis plus longtemps. Bien plus fort que lors de la crise de 2008-2009.

Voir par exemple ces quelques données concernant le début – et seulement le début ! – de l’impact économique de la crise Covid-19, ceci en série longue, afin de bien placer les choses dans le long terme.

1)

Part de la population employée aux Etats-Unis en pourcentage du total des plus de 16 ans

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Source : US Bureau of Labor Statistics

Les données sont à jour au mois de mars 2020. De février à mars 2020, le taux d’emploi a chuté de 61,1% à 60%, trois fois plus vite que lors du pire mois de la crise 2008-2009.

Et cela, c’était à fin mars 2020. C’est-à-dire avant le plus gros du « mur du chômage » américain.

2)

Bilan de la Banque Fédérale Américaine

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Source : US Federal Reserve – L’unité en ordonnée est le millier de milliards de dollars

L’augmentation du bilan – c’est-à-dire le rythme de la planche à billets – dans les six semaines entre le 9 mars et le 20 avril 2020 est de 2 261 milliards de dollars, soit plus du double des 974 milliards d’augmentation du bilan dans les six semaines suivant le 15 septembre 2008 c’est-à-dire le jour de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers, point culminant de la crise financière.

3) Citons encore les prévisions sur l’impact économique à court terme de l’épidémie de coronavirus du rapport de la banque italienne Unicredit, sobrement intitulé « La mère de toutes les récessions est là » – soit une récession de -13% en 2020 dans les pays de l’Eurozone. Rappelons qu’une chute de l’activité économique plus grande que -10% est généralement appelée une dépression, et peut s’avérer nettement plus durable qu’un simple choc, même le plus brutal. Le rapport Unicredit prévoit un vif relèvement des économies à partir de 2021, mais cela dépendra avant tout de la découverte rapide d’un vaccin ou d’un traitement efficace qui permettrait justement de « redémarrer tout comme avant » – ce qui est tout sauf certain.

Ce ne sont là que trois exemples de cette réalité d’une crise économique mondiale qui ne fait que commencer, et qui est pourtant déjà plusieurs fois plus brutale que la crise de 2008-2009 et promet d’être incomparablement plus profonde.

… Sur un monde fragile

Or le monde « d’avant », disons le monde de la fin 2019, était tout sauf stable. A cela de multiples raisons, souvent évoquées sur ce blog et qu’il n’est pas question de développer à nouveau ici.

Disons seulement pour résumer qu’une humanité

… cette humanité formait déjà quand le coronavirus est apparu un monde tout sauf stable.

Une chiquenaude aurait-elle suffi à déstabiliser ce monde ? Nous ne le saurons jamais. Car le coronavirus est bien davantage qu’une chiquenaude, et l’instabilité est là – ou plutôt elle ne fait que commencer.

Voici juste quelques-unes des incertitudes et dangers qui se profilent, exprimées sous forme de questions :

  • La montagne de l’endettement public et privé mondial, dont le poids va croître encore démesurément du fait à la fois des programmes de relance et de la diminution de la taille de l’économie mondiale… tiendra-t-elle debout ? Ou y aura-t-il multiplication des faillites de banques et d’Etats ?
  • Les grandes monnaies, dont on imprimera à foison dans les mois et années qui viennent… tiendront-elles ? Ou est-il concevable que l’une ou l’autre connaisse pire qu’un peu d’inflation ?
  • Les chaînes logistiques industrielles, étendues et croisées par-dessus les continents, dépendantes de tant de pays différents… tiendront-elles vaille que vaille ? Ou de nombreux produits deviendront-ils indisponibles parce que parmi les multiples composants nécessaires à leur fabrication, tel ou tel était issu d’un pays dont l’économie n’a pu reprendre après avoir été suspendue ?
  • Les pays producteurs de matières premières et ceux qui dépendent du tourisme… tiendront-ils ? Ou leurs économies s’enfonceront-elles dans une dépression sans précédent vu le trop-plein d’offre par exemple de pétrole et l’interruption quasi complète du tourisme international ?
  • L’Union européenne et l’euro, soumis à des tensions bien plus grandes qu’entre 2010 et 2015 du fait des besoins différents voire divergents des économies des pays membre… tiendront-ils ? Ou l’échec à définir un plan de relance à la hauteur de la crise mènera-t-il à la fin de la monnaie, voire du marché unique ?
  • La production de pétrole de roche mère des Etats-Unis, dont les coûts de production peuvent être jusqu’à plusieurs fois supérieurs au cours actuel du pétrole… tiendra-t-elle ? Ou s’effondrera-t-elle non temporairement, mais pour ne plus se relever, marquant le dépassement du pic du pétrole donc le blocage de toute croissance économique mondiale significative ?
  • La rivalité entre Etats-Unis et Chine poursuivant et amplifiant leur lutte évidente pour la prééminence mondiale en temps de crise Covid-19… restera-t-elle contenue ? Ou la spirale des accusations réciproques tendant de plus en plus à l’hystérie mènera-t-elle à qui sait quelles extrémités ?

Même si nous avons beaucoup de chance, si les chercheurs font des miracles et vaccin et traitement contre Covid-19 sont au point dans un an, le « monde d’avant » ne reviendra pas. Le coronavirus n’est pas une parenthèse. De même par exemple que la « Belle Epoque » d’avant 1914 n’a jamais repris, même après la fin de la Première Guerre Mondiale. Le « monde d’avant » n’est jamais revenu, parce que les événements l’avaient trop profondément déséquilibré. Il n’était pas possible de le reconstruire.

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Recoller les morceaux, vraiment ?

Ce qui est et sera possible en revanche, c’est de reconstruire… mais un peu différemment peut-être. D’abord de faire ce qu’il faudra pour limiter les dégâts, ou du moins ce que l’on pourra – et cette phase n’est pas terminée certes, de même que les déséquilibres et les effondrements sont sans doute loin d’être achevés ! Ensuite, dans un monde qui aura perdu plusieurs de ses repères, où probablement certaines choses et certaines institutions se seront effondrées… eh bien reconstruire ce qu’il faudra. Et améliorer. Ce qui prendra du temps, et beaucoup d’efforts.

Mais cet objectif-là est réaliste, oui. Vouloir ramener l’ancien, vouloir « refermer la parenthèse » ? Quoi qu’on en pense, et même si on pense que le monde d’avant était idéal, ce ne sera tout simplement pas possible.

La question n’est pas de savoir s’il s’agit de refaire tout comme avant. Mais plutôt de constater que ce ne sera pas possible… et de partir de ce constat.
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46 réflexions sur « Y aura-t-il vraiment un « après » Covid-19 ? par Alexis Toulet »

  1. Le « monde d’avant » ne reviendra pas : cela veut-il dire que nous devons rester optimistes et constructifs, ou bien que désormais nous avons de bonnes raisons de l’être et de le montrer davantage ?

  2. – Bon dimanche sous vos applaudissements ! Comment tu t’appelles ?

    -Alexis !

    – Tu fais quoi dans la vie ?

    – Je vais péter ton moral,

    – Et tu vas nous chanter quoi mon petit Alexis ?

    – Je vais chanter une chanson de Didier Super : https://www.youtube.com/watch?v=VIngAb9-YFQ

    – Les enfants sont merveilleux !

    (toute ressemblance avec une vieille émission du Dimanche d’un autre temps est fortuite…)

    1. 😀 ! Eh bien vous n’abandonnez pas l’humour, au moins !

      (A part lui) « Caramba, je n’y suis pas allé assez fort ! »

  3. Après ce vibrant playdoyer pour les conséquences économiques (des mesures prises en réaction à) de cette pandémie, ne serait-il pas plus sage d’accepter les 250 000 vies raccourcies pour la France, 35 000 000 pour le monde et continuer dès maintenant comme avant ?
    Comme Bojo (1ère manière).
    D’autant plus qu’à part la Corée du Sud, le Vietnam, la Chine peut-être, qui maintiennent leur activité et liberté de mouvement, la voie suivie ne semble pas nous écarter de cette issue finale, tout au plus la retarder, avec des succès temporaires éclatants pour certains, Bulgarie, Slovaquie Portugal, Grèce mais au prix d’un blocage de l’activité.

    1. On n’est pas encore sûr que si 7 milliards de gens sont en contact du virus, celui-ci s’éteigne vraiment entièrement. S’il subsiste des poches avec des mutations, et qu’il s’avère que l’immunisation est un cas tordu (ni 2 mois ni 20 ans, mais 9-18 mois par exemple), alors on peut « repartir pour un tour ».

      Je vous accord que c’est peu probable, mais pas plus que la rencontre d’un pangolin et d’une chauve-souris qui ont échangé ou laissé muter des gènes avec un coronavirus de passage chez la seconde puis chez le premier.

      1. @ timiota,
        pour apporter de l’eau à ton moulin…
        Le cas de Singapour est significatif : le Monde du 18 mars dit :
        «https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/03/18/singapour-s-affiche-en-modele-de-la-lutte-contre-le-coronavirus_6033600_3244.html »
        Le Monde du 24 avril :
        «https://www.lemonde.fr/international/article/2020/04/23/a-singapour-l-epidemie-de-covid-19-revele-la-precarite-des-travailleurs-migrants_6037521_3210.html »
        Je cite : « La façon dont Singapour traite ses travailleurs étrangers n’est pas digne du premier monde mais du tiers-monde ! », s’indigne, sur sa page Facebook, l’ancien diplomate singapourien Tommy Koh. Leurs dortoirs « sont une bombe à retardement qui a maintenant explosé », dénonce-t-il, avant de conclure : « C’est une alerte qui devrait nous amener à ne plus traiter notre indispensable force de travail étrangère de cette façon scandaleuse. » Dans cet Etat semi-autoritaire, où la parole est sous contrôle et le respect pour le système de mise, on n’entend pas souvent un ancien ambassadeur aux Nations unies s’exprimer de la sorte contre un « modèle » dont il était censé défendre les vertus. »
        La 2e vague à Singapour démontre qu’il sera impossible d’éradiquer le fléau sans en donner les moyens aux pays les plus pauvres qui dans le cas de Singapour doivent exporter leur « esclaves ». Le virus est un révélateur et désigne toutes les folies de l’espèce (inégalités, destruction de son environnement en autres).
        On a ainsi la réponse aux questions d’Alexis Toulet car aider les pays pauvres est interdit/impossible/inaccessible dans la « civilisation » actuelle.

    2. Tenter la « stratégie de l’immunité de groupe », c’est-à-dire accepter d’être décimés par le covid-19 sans réagir en comptant qu’après, eh bien ce serait fini, n’empêcherait absolument pas une crise économique gravissime. Au contraire, ce choix la rendrait encore plus grave.

      La suspension d’une partie de l’économie pendant le confinement serait remplacée par la suspension ou l’effondrement de la totalité de l’économie… y compris les parties littéralement vitales comme la distribution de nourriture ou les soins de santé. Il ne faut en effet pas imaginer que les travailleurs indispensables à ces activités vitales continueraient de se rendre au boulot si des centaines de milliers de gens mouraient faute de soin dans des hôpitaux transformés en simples mouroirs car totalement dépassés par le tsunami de malades du covid-19. Ils penseraient d’abord à leur propre protection, et qui pourrait les en blâmer ?

      Tout cela… pour peut-être ne même pas atteindre cette fameuse immunité de groupe, pour peu que le virus mute suffisamment rapidement, ou que l’immunité des anciens malades ne soit pas durable pour quelque autre raison !

      Et il n’y pas d’ issue finale inévitable comme quoi tout le monde l’aurait forcément en définitive. Même si aucun vaccin n’est mis au point dans les prochaines années. De même que tout le monde n’a pas eu le virus du sida, même si aucun vaccin n’existe après trente ans de recherche.

      « Simplement », les mesures barrière, la distanciation sociale, la détection rapide des nouveaux cas et le suivi inquisiteur de leurs contacts deviendraient des caractéristiques permanentes de notre vie sociale. De même que l’impératif de « se protéger » lors de relations sexuelles hors d’une relation stable est devenue une caractéristique permanente de notre vie sociale.

      J’espère vivement que la recherche permettra d’éviter de devoir rendre permanents de tels impératifs. Mais je n’en suis pas sûr. Et un monde où ces impératifs deviendraient permanents resterait préférable à un monde où chaque année nous perdrions 1% de la population du fait d’une nouvelle vague d’un covid-19 mutant…

      1. Pourquoi penser que l’activité économique serait bloquée alors que quelques signes rassurants seraient donnés aux travailleurs : masques renouvelés, gels hydroalcooliques, éloignement des postes, nettoyage frénétique des locaux …
        A l’heure actuelle nombre de soignants vont travailler, alors qu’à plus de 55 ans ils risquent sans nul doute plus pour leur vie, même avec accès à un respirateur que des moins de 45 ans sans accès à un respirateur.
        Au pire seul les moins de 45 ans travailleraient (c’est le rève des patrons).

        Croyez-vous vraiment que les travailleurs libres d’aller au cinéma, aux rave parties, de faire des réunions de famille, divaguer dans la nature, faire du shopping s’abstiendraient d’aller au boulot ?

        Le choix de l’étalement contre le choc semble fait, mais le coût économique en est très élevé 2 mois de confinement, 15 jours de liberté et on recommence avec 10 % de l’objectif à chaque fois et 6 % du PIB, le résultat final en terme de mortalité étant celui de l’immunité de groupe.
        Seule la multiplication des respirateurs pourrait en abaisser le coût économique sans en changer la mortalité finale.
        A moins que miraculeusement les conditions du déconfinement par l’ajout des masques grand publics (inutiles !) nous donnent un R <1 (avec 12 % de convertis déjà en IDF).
        La voie de l'isolement de l'endiguement et du traçage, prouvée et qui préserve les capacités économiques, n'est pas clairement choisie -en France- , peut-être par crainte de ne pouvoir l'appliquer, à la date de déconfinement annoncée faute d'avoir réduit l'activité du virus à un niveau compatible des moyens que l'on se propose de mobiliser, ou par pure idéologie de crainte d'avoir à gérer les entrées et sortie des zones sous contrôle.

  4. J’en suis là aussi.

    Mais une fois qu’on a réalisé cela, pas facile pour autant de se mettre en mouvement concrètement sur la suite.

    C’est comme si on venait d’arriver dans un pays dont la loi n’est pas encore écrite.

    Le confinement en plus, rends difficile le travail de reconstruction à mener autour de nous, les conversations qui permettent l’acquisition , l’accord sur les nouveau repères. Au lieu de ça on est isolés, et inondés d’info.

    Et on est quand même encombré de gens à tous les niveaux, qui se comportent comme si rien n’avait changé.

  5. Des besoins fondamentaux sont menacés : https://medium.com/@a.grimonpont/qui-veille-au-grain-pour-demain-c90db17e515a

    Les émeutes et troubles divers vont donc permettre aux ventes d’armes de reprendre assez vite, si elles s’étaient jamais ralenties : voilà au moins un secteur sans problème !

    Et la France est très menacée par un assèchement progressif presque général, qui est déjà en cours : https://sciencepost.fr/la-france-fait-deja-face-a-des-niveaux-de-secheresse-inquietants/

      1. Qui s’attend au pire ne peut avoir que de bonnes surprises… Au pire, la satisfaction d’avoir vu juste, en cas d’erreur, quel soulagement !

        Quelqu’un sait-il à quelle école philosophique se rattachent ces profondes pensées ?

      2. @Ermisse :

        Je vois . Pas de Festival cette année sans doute .

        La dernière fois que j’ai cassé la croute à la Chaise Dieu ( faisait pas chaud ) , j’avais pu voir la fresque de la danse macabre que j’ai rappelé à arkao , l y a peu . Appris aussi comment la région avait fourni le premier pape fondateur d’Avignon .

        J’avais ensuite rendu visite pas très loin au « château » de notre Lafayette franco américain , à Chavaniac ( avec pour guide une nana qui partageait son temps avec son job de maçonne de restauration de monuments historiques . Une figure , elle aurait plu à Arkao .

      1. Lac d’Annecy : Il ne dépend pas plutôt de la fonte en ce moment ? (et de l’eau de barrage qu’on retient pour plus tard ? mais je dois dire que je ne connais pas de centrale liée à ce lac, La Bathie c’est ailleurs, et Roselend itou et l’Alu (Rio Tinto ex Pechiney) loin , en Maurienne)

      2. Je connais mieux les problèmes du lac d’Annecy pour avoir eu à les gérer ainsi que ceux du lac Léman , et je vous assure que , sauf pluies soutenues dans les semaines à venir , on va vers des décors inhabituels .

        Le lac d’Annecy n’est pas un lac de retenue pour fabriquer de l’énergie , c’est un lac de cuvette naturelle né du recul d’un glacier qui allait jusqu’à Lyon il y a 17000 ans environ . Par contre , on y pompe ,en deux stations ,l’eau potable qui alimente l’agglomération soit près de 30 à 35 000 mètres cubes par jour . C’est l’eau que je bois à table .

      3. Je ne connais pas aussi bien que vous, et de loin. Travaillé dix ans à Annecy, y ai gardé de profondes amitiés. Je découvre cette information. Très inquiétante en effet. Je me souviens des niveaux bas records et impressionnants de l’été dernier. Chez nous sur les contreforts cévenols, l’explosion printanière fait illusion mais les sols sont dramatiquement secs (vigilance sécheresse sur le département). Quelques millimètres tout au plus ces derniers jours, autant dire rien. Climat, énergie (addiction totale aux fossiles, pétrole surtout pour nous), vivant (destruction directe ou indirecte): tout est inextricablement lié à notre mode de vie. La « crise » (le mot ne convient pas) du coronavirus ne devrait pas nous aveugler, mais nous éclairer. Partager, ou mourir.

  6. L’avant est une vue de l’esprit…car il on ne peut jamais revenir à l’avant puisqu’il s’est produit quelque chose entre temps. La question est celle de l’écart à « l’avant », cet « avant » étant marqué/signifié par une date, un évènement, quelque chose qui s’est produit. A ce stade je pense qu’il y a beaucoup d’incertitudes quant à l’ampleur de cet écart. Il pourrait être faible (le virus est saisonnier, on découvre un traitement, on fait de l’annulation de dettes massives..) ou gigantesque (le virus s’installe, pas de traitement ni de vaccin, paupérisation massive des populations, explosion de l’UE…).

    1. …  » La question est celle de l’écart à « l’avant », cet « avant » étant marqué/signifié par une date, un évènement, quelque chose qui s’est produit. A ce stade je pense qu’ il y a beaucoup d’incertitudes quant à l’ampleur de cet écart  » …

      Je crains que cette incroyable/impensable/inexcusable impéritie systémique , conjuguée à la déformation constante du langage de vérité , qui est mise chaque jour en évidence même sur les meRdias « gd public » ( dernière saillie bienfaisante mais « dans le vide » : https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=fb2X1iGzpyM ) , ne s’achève dans un réflexe de peur de nos dirigeants tentés par la tactique sportive bien connue :  » la meilleure défense.. c’est l’attaque..!  » .. : l’éditorial dévoilé du « Monde » :
      https://www.laquadrature.net/2020/04/25/stopcovid-est-un-projet-desastreux-pilote-par-des-apprentis-sorciers/

      1. @Otroméros

        Merci, tout à fait !

        « Tribune. Le mardi 28 avril, les parlementaires français seront amenés à voter sur StopCovid, l’application mobile de traçage des individus imposée par l’exécutif. Nous souhaitons que, par leur vote, ils convainquent ce dernier de renoncer à cette idée tant qu’il est encore temps. Non pas de l’améliorer, mais d’y renoncer tout court. En fait, même si toutes les garanties légales et techniques étaient mises en place (anonymisation des données, open source, technologies Bluetooth, consentement des utilisateurs, protocole décentralisé, etc.), StopCovid serait exposée au plus grand des dangers : celui de se transformer sous peu en « StopCovid Analytica », une nouvelle version du scandale Cambridge Analytica [siphonnage des données privées de dizaines de millions de comptes Facebook].

        L’application StopCovid a été imaginée comme un outil pour permettre de sortir la population française de la situation de restriction des libertés publiques provoquée par le Covid-19. En réalité, cette « solution » technologique ne serait qu’une continuation du confinement par d’autres moyens. Si, avec ce dernier, nous avons fait l’expérience d’une assignation à résidence collective, les applications mobiles de surveillance risquent de banaliser le port du bracelet électronique. »
        https://www.laquadrature.net/2020/04/25/stopcovid-est-un-projet-desastreux-pilote-par-des-apprentis-sorciers/

        https://pbs.twimg.com/media/EWihpi0XYAEGPmU?format=jpg&name=small

      2. Cet appel de la quadrature du net regroupe d’éminents experts dans leur domaine mais il ne semble pas qu’il y ait un seul informaticien parmi les signataires.
        Celà ressemble un peu à un réflexe pavlovien de lutte contre le mal.
        Pourquoi vouloir interdire une application qui prétends avoir le souci des données privées, si ce n’est pour faire de la place aux autres applications existantes de géolocalisation mise à disposition par Google et Apple ?
        Le papier n’évoque aucun argument technique entre les solutions proposées.
        A priori la détention d’un smartphone n’est pas encore obligatoire, et l’installation d’une application requiert encore apparemment le consentement de l’utilisateur.
        Si les craintes évoquées pouvaient inciter les gens qui ne veulent pas être suivis à laisser leur téléphone chez eux quand ils sortent, ce ne serait pas déjà si mal, et à moins sortir ce serait encore mieux.
        Pourquoi pas simplement une application qui Beepe quand un nouveau smartphone inconnu passe à côté ? ça sensibiliserait et permettrait de garder ses distances !

  7. Ce qui est profond dans la question , ce n’est pas le covid19 , qui n’est qu’un événement parmi de nombreux autres , c’est le ….. »après » , qui ne se résume pas par la flèche du temps .

    1. A moins de dire que la flèche va y laisser des plumes.
      « Les mouches du temps aiment une flèche », me dit l’intelligence artificieuse (Time flies like an arrow)

      1. Faut pas parler de mouche devant Schizosophie .

        Moi , j’avais plutôt en tète Simone de Beauvoir :  » Cessons de tricher : le sens de notre vie est en question dans l’avenir qui nous attend . Nous ignorons qui nous sommes , si nous ignorons qui nous serons « .

        Où l’on peut reparler « d’utopie réaliste » pour venir en aide à la réciprocité et à la responsabilité , et ainsi compléter Dominique Temple .

  8. Merci Alexis Toulet de souligner les grandes lignes, qui se dessinent sur un horizon aussi court, qu’obscure… je crains…

    Dans la continuité de votre projection, et dans un registre plus « nationaliste », et « immédiat », mes craintes se traduisent ainsi.

    « La Macronie (mais pas que quand elle choisie en concurrent déloyal,le jeu de la droite extrême et extrême droite, dans un contexte électoraliste court-termiste) ne cherche pas a sauver la vie/des vies dans toute sa/leur variété, diversité de sentiments, nuances, solidarités, fraternités… dans le sens d’être en somme… mais elle cherche à ne sauver que l’idée qu’il faut avoir pour vivre afin de faire de l’argent (façon déclaration de Trump)…

    Ce faisant elle fait passer dans la plus grande confusion, le moyen d’être en vie, qu’est entre autre, l’économie (on ne parle plus « d’économie politique » en « Etat d’urgence »), pour une fin en soi – il y a même une pub récente qui parle « des entreprises/entrepreneurs comme les « soignants » de l’économie »… – pour avoir une « économie » suffisamment forte, afin qu’elle nous survive… Ne signifie t-elle pas alors la mort assurée aux perdants (aux « non utiles », au sens de l’article premier de la déclaration universelle des droits de l’Homme et du citoyen, de 1789, que « Jupiter » à loué…?), à celles et ceux refusant de sacraliser, sanctuariser, louer, des indicateurs d’une « bonne santé » (PIB, croissance, etc) élevés au rang de « religion féroce »…?

    Pour elle… il faut vivre pour manger (voire les deux saisons de la série « Dystopie… » publiées ici), pour consumer (avant la crise sanitaire le modèle de croissance français en était à 3 planètes par an). Elle entend donc rendre confuse, dans notion de « la fin justifiant les moyens », la faim/fin des plus vulnérables, survenant à la suite d’une crise sanitaire et d’un confinement de la précarité, de l’insalubrité de logements, de la promiscuité au bord de la rupture. A la faim/fin elle justifie sa gestion des moyens dispensés dans la pénurie (confiscation des moyens des plus modestes – réduction des bas salaires, fin de la gratuité des cantines scolaires) l’austérité… la priorisation d’une « inversion de la hiérarchisation des valeurs » (gestion par endettement public, d’un sauvetage en urgence de pratiques de la distribution en « flux tendu » des stocks de denrées alimentaires et manques de certains produits, pénuries. A noter que les malades du covid-19 sont des plus exposés au risque d’infection, des suites de pathologies chroniques, d’obésité, d’âges avancés, etc). Comme il est craint et constaté, des suites de la pandémie, dans les pays pauvres (comme l’Afrique ou l’âge moyen des populations est très jeune, et l’obésité n’y est pas un fléau des pays occidentaux), l’apparition des risques croissants d’une grave crise sociale (famine pour cause de chute d’activités) de tensions géopolitiques, et d’effondrements… à l’échelle nationale la Macronie, ne cherche pas à faire mieux, ou moins pire… par rapport à son jeu électoraliste avec les extrêmes droites et la droite extrême.

    Pour cette idéologie « droitisée » il faut manger pour ne pas être mangé, et non, manger pour vivre, un repos mérité, pour suivre l’éducation de ses enfants, pour survivre à une retraite douloureuse quand l’espérance de vie en bonne santé, arrivée à l’âge de la retraite, pour les plus précaires, travailleur.e.s exposé.e.s à des facteurs de pénibilités, recule, voire disparait en mourant, après infection du covid-19, pour vivre une convalescence en cas d’inégalités de chances, etc… Pour elle il faut vivre, quand on est pauvre, pour laisser le « soin » à la « magie » de la « main invisible » des « marchés », (grande distribution assistée sans contrepartie par ailleurs) tout le temps du confinement, et dans « l’après » distribution d’une prime exceptionnelle, de s’engraisser avec leurs maigres pouvoirs d’achats, dépensés dans l’approvisionnement en denrées alimentaires, etc… habituellement fournies par la gratuité de cantines scolaires… par l’intérêt général, la solidarité d’un « État providence » quoi.

    Alors qu’aujourd’hui, elle se rend compte – des dirigeants de secteur public et privé se demandent « comment lutter contre la menace de justice sociale ? » – que les plus pauvres parlent de mourir de faim, de ne plus pouvoir manger pour vivre quoi, la préoccupation première de la gouvernance est de maintenir « l’ordre social » en l’état (inégalités scolaires, territoriales, « sociétales »…) en compensant avec une « aumône », de la redistribution (à partir du 15 mai), qui ne veut surtout pas dire, du partage (soit par l’augmentation de la contribution fiscale des plus riches des multinationales, etc) ce qu’elle fait ruisseler sans contreparties dans les poches de propriétaires privés, d’actions, d’entreprises peu scrupuleuses… Cette gouvernance ne prévoit pas de se soucier, ou qu’on se soucie, de réguler, de réglementer ces même « marchés » (celui de la soit disant « armée de l’ombre ») et leur spéculation faite sur la faim, sur l’approvisionnement en « flux tendu », et la pénurie, sur la hausse des prix… qui comptent s’accaparer cette « aubaine » (hausse exceptionnelle des minimas sociaux) en profitant de « l’effet de manque », de la frustration des plus fragiles, d’une « chimère » d’une « reprise » comme « avant » …La Macronie, mais pas que… s’interdit d’interdire la spéculation faite sur l’explosion des dettes publiques, la faim dans le monde, la vente d’armements, la colonisation de territoires occupés, et/ou la privatisation du vivant, de ce qui reste de la biodiversité…

    Dans le même état d’esprit, et contre l’avis d’un conseil scientifique (qui préconise une rentrée en septembre), la « bonne intention » de faire reprendre le chemin de l’école, du collège, des lycées, etc aux enfants, ados (en se souciant soit disant des plus modestes, défavorisés à l’horizon de cette gestion de la crise. Sous prétexte aussi que des malades de pathologies chroniques ne se soignent plus, etc), corrélée à la hausse exceptionnelle de minimas sociaux, pave, trace, flèche, la direction que le « marché » peut prendre en vendant des masques aux dits enfants pour qui le port sera obligatoire (et donc qui dit obligatoire dit sanctions, flicage, etc), autant dire un enfer « sociétale » pour beaucoup dont les inégalités, injustices, pèsent déjà lourd.

    Il ne faut plus aller à l’école, finir ce cycle et cursus annuel… pour s’instruire, pour apprendre, pour se sociabiliser, pour manger du savoir… mais il faut y retourner, y vivre sous astreinte, sous d’autres contraintes additionnées à celles quotidiennes, traduites en hausses pesant sur les dépenses des parents… pour consumer « l’amélioration temporaire » du pouvoir d’achat des dits parents pauvres, pour manger leur économie, et libérer leur « temps de cerveaux disponibles » afin qu’ils travaillent 60 heures par semaines, qu’ils ne pensent pas à profiter de RTT et congés payés, laissés à la discrétion des patrons actionnaires… sans rechigner à la tâche (sans exercer son droit de retrait) même si les règles sanitaires ne sont pas respectées (aménagement des postes de travail avec distanciation sociale, masques, gel… etc), suffisamment biens contrôlées, sinon la menace de faire partie de la deuxième vague qui risque d’être plus que sanitaire, s’agrémentera d’un licenciement en rien interdit par « l’État », la Macronie…. qui s’interdit aussi de nationaliser… »

  9. Bon, c’est dimanche, le jour du Saigneur !

    On pourrait aussi être optimiste, tout ceci relève du monde du vivant, ou presque, et comme en son temps le SRAS COV 2003 avait disparu de sa belle mort en juillet après un petit tour sur la scène mondiale. Là pour la distribution y a plus de moyens et les figurants sont plus nombreux, un vrai Peplum, mais autant y aura aussi écrit THE END avec un bon gros baiser final, va savoir Charles.

    D’ailleurs pour l’histoire des capotes pour le SIDA, c’est pas toujours aussi vérifié que cela, l’usage…

  10. Ces quelques quarante jours de confinement que nous venons de vivre sont déjà porteurs de quelques enseignements. Le premier, déjà relevé par d’autres que moi, c’est que les peuples acceptent finalement assez facilement de modifier radicalement leurs modes de vie, une fois mis devant le fait accompli d’une situation sanitaire exceptionnelle et devant l’évidente nécessité de prendre des mesures radicales.
    Des peuples qu’on disait indisciplinés comme les peuples français ou italiens se sont confinés sans rechigner. Deuxièmement les peuples loin de rester passifs (même si être confiné n’est pas une attitude passive car cela sauve des vies.) ont déployé des trésors de solidarité : un seul exemple, l’initiative Masques du Nord, déclinée d’ailleurs désormais à l’échelon national en Masques Solidarité se substituant à l’Etat défaillant.
    Les personnels hôspitaliers quant à eux ont fait exploser le carcan néo-libéral de la gestion des hôpitaux, reste à transformer l’essai, mais un pas décisif a été franchi et il sera difficile aux autorités de restaurer le cadre préexistant tant la mobilisation des premières lignes fut massive et volontaire. C’est la revanche des hommes et femmes de terrain sur la technostructure économico-financière. Les technos ont été obligés par la force des choses de « pousser les murs » pour satisfaire à la demande pressante de lits de réanimation.

    Bref, tout cela, m’amène à considérer que les verrous, les cliquets, qui semblaient si solides, inamovibles, peuvent à la faveur de circonstances exceptionnelles, ici une pandémie, être défaits. presque du jour au lendemain. Et il semblerait même que cette fois de nouveaux cliquets se mettent en place mais cette fois dans un sens positif. Des cliquets qui ne sont plus ceux du droit et de la loi, mais qui relève  d’un choix imposé par la nécessité de concilier la vie et l’économie, cela ne pouvant plus se faire dans le cadre pré-existant.

    Face à l’épidémie le choix de la vie a primé sur l’économie guidée par des principes extérieurs à l’humanisme, et nous n’en mesurons pas encore toutes les conséquences.
    Le choc est tel, avec des conséquences potentiellement cataclysmiques dans le domaine économique et financier, qu’en toute hypothèse, les solutions qui hier semblaient utopiques et irréalistes pour les partisans à tous crins du capitalisme néo-libéral, vont finir par s’imposer d’’elles-mêmes. Non pas par la bonne volonté du Médef et de la cohorte des croyants du néo-libéralisme, mais parce que les choix qui doivent être faits ne tolèrent plus la demie-mesure.

    Ou bien on fera le choix d’éliminer les pauvres, ou bien on préférera inclure tous les humains dans une organisation sociale basée sur les principes altruistes qui jusqu’ici ont fait défaut.
    Que l’on songe aux centaines, milliers de places subitement disponibles pour les pauvres sans domicile dans les hôtels. La demande explose du coté de la banque alimentaire en ce moment, et pourtant nous ne sommes qu’au tout début de la crise économique.

    La vie ou la mort tel est le choix désormais beaucoup plus clair. Dans ces conditions, le choix des fins susceptibles de maintenir et d’accroitre la vie bonne supplantent les choix qui n’ont pour seul but que de maintenir une économie qui apparaît aux yeux de tous pour ce qu’elle est, une économie mortifère.

    Le pire peut encore advenir, mais il y a de sérieuses raisons de penser que le pire n’est pas sûr et que nous sommes déjà en train de bifurquer.

  11. Le basculement que tout le monde peut constater, c’est le renversement des valeurs qu’impose le virus.
    La glorification (récupération apolitique) des métiers sans valeur ajoutée, la rareté des masques ffp2, le pic de consommation du pq, etc..
    Il n’est pas difficile de comprendre que le sujet des causeries dans les salons huppés des traders/conseillés/investisseurs concernent déjà depuis un moment les opportunités dans le commerce alimentaire. C’est le delta (la différence) qui aiguise l’appétit des friqué, pas seulement des volumes ou des prix, mais depuis peu l’inversion des valeurs.
    A bon entendeur, la mutation suit son cours..

    1. Comme après avoir nationaliser majoritairement les salaires et les revenus des citoyens de la majorité des Etats et ce à l’international : la suite, généraliser le RU ?
      Naaann comme vous y aller, il n’y avait plus de pognon…., mwarf et, qui va payer ? Demain tous soumis au RU ? Kesskonssmarre !!!

      Ps ; avec le RU que comme notre hôte je ne soutiens pas, on est loin de la gratuité et de son mode de financement et du bancor, hélàs…

      « Depuis le 14 mars, l’économie espagnole est à l’arrêt. Le gouvernement réfléchit à l’instauration d’un revenu universel pour aider les familles, qui pourrait bien rester en vigueur après l’épidémie. »
      https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200407.OBS27193/coronavirus-pour-faire-face-a-la-crise-l-espagne-veut-instaurer-un-revenu-universel.html

      http://www.economiematin.fr/news-revenu-universel-espagne-changement-societe-coronavirus-monde
      https://www.france24.com/fr/20200417-europe-covid-19-revenu-universel-debat-espagne-france-justice-sociale-solidarite

      1. Le Revenu Universel, pourquoi ? c’est encore un usage monétaire, par temps de crise, nous n’y sommes pas encore, il est de bon ton d’uniformiser les ressources de façon égalitaire par un rationnement.
        C’est déjà le cas pour les masques (voire l’hydroxychloroquine ou les patches à la nicotine).
        Mais peut-être pourrait on voir venir le temps pour l’alimentation.
        Pour le moment les subsides de remplacement aux cantines scolaires à bas prix, sont constituées par des allocations, mais celà pourrait être des colis comme aux Etat-Unis (initiatives privées) ou aux restaus du coeur.
        Celà nécesite une logistique ou au moins des tickets (comme des ordonnances), habile moyen d’introduire une nouvelle monnaie totalement découplée de la finance.
        Si les principaux besoins naturels de la population étaient couverts par cette monnaie (traçabilité obligatoire) les anciennes monnaies Euro dollar pourraient être abandonnées aux jeux de casino des traders et gouverneurs de banque centrale …

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