Réouverture des écoles : Une raison cachée, par François M

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Le 13 avril dernier, Emmanuel Macron annonçait la réouverture des crèches, écoles, collèges et lycées pour le 11 mai. La raison invoquée : « Trop d’enfants, notamment dans les quartiers populaires et dans nos campagnes, sont privés d’école sans avoir accès au numérique et ne peuvent être aidés de la même manière par les parents. »

Noble raison, évidemment, mais est-ce la vraie ? 

Est-ce déjà une raison valable ?

  • Oui, car ce sont évidemment les plus pauvres qui sont les moins équipés en matériel informatique ou en connexion efficace ; et qui n’ont pas des parents forcément capables de les aider efficacement.
  • Non, car seuls 5 à 8 % des enfants auraient « été perdus » pendant le confinement ; qu’il s’agit, d’après un syndicat, de ceux qui avaient déjà « séché » l’école avant le confinement, et qui probablement ne seront pas présents le 11 mai , d’autant plus qu’il a été précisé que l’école ne serait plus obligatoire pour cette période là.

180°.

L’information fut surprenante pour tous, y compris pour le ministre de l’Éducation Nationale, qui fut prévenu …15 minutes avant !

Rappelons qu’un mois avant, le 12 mars dernier, le même Emmanuel Macron déclarait : « Dès lundi et jusqu’à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités seront fermés pour une raison simple : nos enfants et nos plus jeunes, selon les scientifiques toujours, sont celles et ceux qui propagent, semble-t-il, le plus rapidement le virus, même si, pour les enfants, ils n’ont parfois pas de symptômes et, heureusement, ne semblent pas aujourd’hui souffrir de formes aiguës de la maladie. C’est à la fois pour les protéger et pour réduire la dissémination du virus à travers notre territoire. » Toujours à la surprise de Jean-Michel Blanquer, qui avait soutenu le contraire la veille …  Mais là n’est pas la question.

Pourquoi ce revirement si soudain ? Comment justifier le contraire de ce qui a été dit un mois plus tôt ?

Le président et le gouvernement s’appuient peut-être sur ces deux études :

– la première provient de l’Institut Pasteur

– la seconde provient en partie de chercheurs de Santé Publique France, et publiée dans le journal Clinical Infestious Diseases

Que dit la première étude ? « Parmi les personnes ayant fréquenté le lycée de Crépy-en-Valois (lycéens, enseignants, personnel non enseignant du lycée), le taux d’attaque était de 41%. Parmi les proches des lycéens (parents et fratrie), le taux d’attaque était de 11%. »

Dans les détails, 38 % des lycéens, 43 % des enseignants et 59 % des personnels (surveillants, personnels de cantine, administratifs) ont été touchés (proportionnellement plus d’adultes que d’enfants). 5,3 % des personnes ont été hospitalisés. Bizarrement, l’étude note qu’il n’y a pas eu de décès. La famille de l’enseignant mort doit apprécier.

De cette première étude, on pourrait conclure rapidement qu’un dixième « seulement » des proches d’un ado est contaminé par l’enfant ; et que lorsque l’on est dans un « bain » de virus, on est contaminé plus rapidement (en tout cas lorsqu’il n’y a pas de mesures barrières existantes et suffisantes). Car 43 % des enseignants et 59 % des autres adultes en quelques jours – il y a eu les vacances de février ensuite pour stopper l’épidémie dans ce « cluster » –, alors que le virus ne circulait pas énormément à cette époque, c’est quand même beaucoup…

Que dit la seconde étude ? « The fact that an infected child did not transmit the disease despite close interactions within schools suggests potential different transmission dynamics in children. » que deepL traduit en « Le fait qu’un enfant infecté n’ait pas transmis la maladie malgré des interactions étroites au sein des écoles suggère une dynamique de transmission potentiellement différente chez les enfants. ». Suggérer n’est pas prouver !

Le diable est caché dans les détails, et Le Temps, journal genevois, l’a trouvé. Le cas concerne un seul enfant ayant été dans 3 écoles et une école de ski. Il n’est donc pas forcément resté en contact longtemps avec les 112 personnes qui l’ont plus ou moins approché. La charge virale était faible et d’autres virus ont été détectés en lui, qui aurait pu provoquer une « interférence virale », empêchant le développement du virus (comme nous l’avait expliqué Timiota en répondant à la question de Paul « Peut-on en même temps avoir la grippe et le Covid-19 ? »). Rien ne prouve donc que les « légers symptômes » soient liés au Covid-19

Emmanuel Macron a-t-il donc estimé, selon la première étude, que « finalement, un enfant ne contamine pas beaucoup d’adultes proches », oubliant au passage les membres de l’Éducation Nationale ; et, de la seconde étude, que « finalement, un enfant ne contamine pas grand monde » oubliant les règles de base de toute étude scientifique : un panel large. Et qu’une suggestion n’est pas une preuve.

Ou bien ces études nous sont habilement présentées pour nous faire croire que « finalement, les enfants ne sont pas dangereux… »

Qu’en pensent les scientifiques ?

La décision a été prise en désaccord complet avec de nombreux scientifiques.

Le 5 avril 2020, l’académie de médecine conseille notamment, pour la sortie du confinement « Que la sortie de confinement soit accompagnée du maintien de l’interdiction des rassemblements (sauf cas exceptionnels, comme les obsèques, pour lesquelles le nombre maximal pourrait être de 20 personnes), du maintien des mesures barrières sanitaires (lavage des mains, gel hydro-alcoolique..), mais aussi de leur renforcement par le port obligatoire d’un masque grand public anti-projection, fût-il de fabrication artisanale, dans l’espace public.[2] Cette dernière obligation serait la marque que la sortie du confinement n’est pas encore un retour à la vie normale et elle devrait être maintenue jusqu’à l’arrêt de la transmission du virus (absence de nouveaux cas dans les 14 derniers jours) »

Philippe Sansonetti, professeur au Collège de France et professeur émérite à l’Institut Pasteur indique que, pour la réussite sans rebond du déconfinement, il faut « Pour les spectacles et l’école, projetons-nous dès maintenant vers la rentrée de septembre. »

Le 15 avril 2020, l’ordre des médecins y est également opposé : « [il n’y a] pas d’explication médicale, infectieuse ou épidémiologique à déconfiner dans le milieu scolaire en premier »

Le conseil scientifique a rendu publique son avis sur ce sujet le 20 avril (page 16) : « A l’inverse, le risque de transmission est important dans les lieux de regroupement massif que sont les écoles et les universités, avec des mesures barrières particulièrement difficiles à mettre en œuvre chez les plus jeunes. En conséquence, la Conseil scientifique propose de maintenir les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités fermés jusqu’au mois de septembre. »

Même l’Italie, qui démarre un déconfinement au 4 mai, a décidé de garder fermées les écoles jusqu’en septembre.

Une autre raison ?

Il a été souvent dit que l’objectif principal sous-jacent était de permettre de nouveau aux parents d’aller au travail. Oui, mais contrairement à ce qu’on pense, ce n’est pas pour tout de suite.

L’objectif est la rentrée de septembre. Emmanuel Macron sait bien que la même question se posera en septembre prochain. Il sait bien qu’il va falloir organiser des classes virtuelles, ou en demi-groupe, ou en quart de groupe, que sais-je ?

Le problème, ce ne sont pas les enfants. Le problème, ce sont les adultes : enseignants d’un côté, parents de l’autre. L’idéal ne serait-il pas que ces deux catégories soient immunisées, la première surtout ? Et comme il n’y a pas de vaccin, et qu’il n’y en aura pas avant longtemps, la seule façon d’immuniser, c’est le virus lui-même. Car si une grande majorité des enseignants sont « immunisés » et que les élèves ne craignent rien, les classes peuvent reprendre comme normalement !

Qu’importe alors les dégâts collatéraux …

  • environ 1 million de personnes de l’Éducation Nationale en contact avec les élèves et 52.000 ATSEM ;
  • environ 11 millions de parents (en comptant en moyenne 2 enfants par famille, cela fait 1 adulte pour 1 enfant ; et en retirant les enseignants qui sont aussi souvent des parents)
  • quelques centaines de milliers, voire quelques millions de grands-parents en passant …

… à « vacciner » ou « à tuer »(pendant les grandes vacances scolaires, on ne s’apercevra de rien) …

… car on aura enfin bien démarré cette immunité collective …

.. car les adultes en question, ce ne sont pas, excepté les grands-parents et les enseignants les plus âgés, les plus à risque de mourir…

… car après tout, la nation a sacrifié déjà du personnel médical (par manque de matériel de protection), elle peut aussi se permettre de sacrifier quelques milliers d’enseignants et de parents / grands-parents supplémentaires (par manque de vaccins) …

… elle peut aussi se permettre d’avoir quelques centaines de milliers de personnes supplémentaires, qui auront été hospitalisées en réanimation car gravement malades,  souffrants à vie de problèmes pulmonaires, ou cardiaques, ou neurologiques, ou intestinaux, ou rénaux, ou un peu de tout cela car le virus s’attaque à tous ces organes …

… du moment que nos militaires viennent désinfecter l’Élysée et le ministère de l’Intérieur en tenue NBC.

La vraie raison est-elle celle-là ?

Si le gouvernement maintient sa décision, il est à craindre que la réponse soit OUI. Car nous allons le voir, il n’y a pas vraiment de mesures suffisantes, en l’état, pour garantir les non contaminations.

Protégez-vous !

Le gouvernement l’assure, du ministère de l’Éducation Nationale eu ministère de la Santé, en passant par le premier ministre : toutes les protections seront prises.

Mais lesquelles ?

À ce jour, le gouvernement ne les a pas données. Le comité scientifique, lui, vient de le faire. Notamment :

  1. Information et formation des personnels (et des élèves le jour de la rentrée) sur les gestes barrières, l’hygiène des mains et la distanciation sociale.
  2. Aménagement des entrées / sorties (horaires, non attroupement de parents ou d’enfants)
  3. Lavage des mains à l’arrivée et au départ de l’élève, et à chaque fois que les mains auront été souillées « par un liquide biologique » (bonjour les rhumes des foins !)  avec du savon et une serviette en papier jetable.
  4. bionettoyage de l’établissement plusieurs fois par jour sur les parties fréquemment touchées (« Kevin, va nettoyer les poignées de porte avec une lingettes stp ; Annabelle, va faire les interrupteurs ; Arthur, les crayons, … »)
    Quid des cahiers / feuilles / travaux effectués par l’élève et donnés à l’enseignant ?
  5. aération des salles de classe, notamment aux interclasses, durant la récréation, …
  6. distanciation sociale d’au moins 1 mètre en tout sens à la fois dans la classe, les couloirs, les escaliers, le réfectoire, … Quand on connaît les rangées de porte-manteaux dans les couloirs ou la taille des vestiaires …
  7. non brassage des élèves de plusieurs classes, y compris pendant les récréations et le réfectoire (déjeuner dans la salle de classe). Mais les élèves d’une même classe devront-ils rester à un mètre les uns des autres pendant la récréation ?
  8. les parents doivent assurer une hygiène stricte des mains à la maison, surveiller les symptômes et prendre la température avant le départ pour l’école. Le feront-ils tous ?
  9. Masques anti-projection (pas les ffp2, ils sont réservés à Emmanuel Macron ceux-là lorsqu’il visite une zone potentiellement infectée) pour tous les personnels, pour tous les collégiens et lycéens, et pour éventuellement les plus grands des élèves d’élémentaire (vu que la seconde étude ci-dessus, à un seul cas, a « prouvé » que le jeune enfant n’est pas contagieux, il n’y a pas de problème voyons !)
  10. Le personnel à risque doit « plutôt » faire du télétravail, et prendre avis au préalable auprès de son médecin traitant.
  11. Règle de distanciation sociale dans les transports scolaires (vaut mieux pas être en fin de parcours, il n(y aura plus de place …)
  12. Bizarrement, le conseil scientifique autorise le brassage des élèves pendant le périscolaire ! En contradiction avec le point 7 ci-dessus.
  13. Internat : uniquement pour les élèves dont le retour en classe est une nécessité scolaire ou sociale. Dans ce cas, règle de distanciation sociale à appliquer.
  14. TP en lycée professionnel : respecter la distanciation sociale et éviter le partage des postes de travail ! Par contre, rien sur les TP en lycée classique et au collège ; ou sur les ateliers en maternelle et ou élémentaire …rien non plus sur le matériel de sport ou les activités sportives.
  15. Tout symptôme détecté par un enseignant doit amener à l’éviction immédiate de l’élève. L’élève ne pourra être réadmis qu’après le résultat négatif d’un test Covid-19. Si le test est positif, isolement de l’élève pendant quatorze jours au minimum (prolongeable si d’autres membres de la famille sont malades par la suite) et fermeture de la classe pendant 14 jours avec tests des autres personnes en lien avec cette classe.

Certaines règles seront très difficiles à tenir, notamment la distanciation sociale lors des déplacements des élèves d’une classe à une autre classe (collège, lycée) ou dans le vestiaire et même la classe (maternelle et élémentaire). Et lors des récréations, moment où l’élève va parler/jouer/toucher le copain ou la copine… Ainsi qu’à la cantine des collèges et lycées.

On est loin des règles appliquées dans certains magasins : nombre max de personnes en même temps, plexiglass entre la caissière et le client, …

Il en est de même sur le partage de matériel (livres, chaises et tables en collège / lycée), puisque ce sont les élèves qui se déplacent de salle en salle ; et du matériel de jeux éducatifs en maternelle / élémentaire ; et des cahiers du jour et autres documents (les policiers, eux, ne touchent pas l’attestation de sortie que vous leur montrez par exemple) ; et du bio-nettoyage plusieurs fois par jour à l’intérieur de l’établissement.

Les élèves de maternelle / élémentaire auront bien du mal à respecter les gestes barrières, à se moucher correctement, à se laver les mains efficacement, …Quant aux plus grands, un seul « rebelle » suffira à détruire toutes les précautions mises en œuvre.

Enfin, le brassage est autorisé lors des activités péri-scolaires, ce qui nuit à l’efficacité des autres actions.

Et pourtant, ces règles sont considérées comme une mission impossible selon les professionnels (chefs d’établissement, syndicats) !

On le voit, même avec des règles strictes, difficiles à mettre en place, il existe de nombreuses failles, difficiles à contourner. Ces règles minimales (impossibles et incomplètes) seront-elles proposées par le gouvernement ? Les failles seront-elles comblées ?

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121 réflexions sur « Réouverture des écoles : Une raison cachée, par François M »

  1. Merci pour l’analyse pertinente (que je partage) de ce billet, François M = François.

    Par ailleurs… Que diraient celles et ceux qui veulent que la reprise économique, de la croissance, soit immédiate, sans prendre le temps démocratique d’un débat au parlementaire, sous prétexte de sauver les vies des plus pauvres, malades d’autres pathologies chroniques que le covid-19… si au lieu de confiner les 18 millions de personnes les plus fragiles, vulnérables, si au lieu de faire reprendre immédiatement l’école aux enfants, au risque d’infecter le personnel de l’éducation nationale, des services de nettoyage, etc, et possiblement de parents… il était question de confiner des la fin des 60 heures par semaines, sans RTT, congés payés, sans retour aux foyers (comme pour la promesse de la conquête de mars, un voyage allé, sans retour), de celles et ceux prenant tellement plaisir à reprendre une activité comme « avant…. que leur impatience masque de moins en moins de retrouver seulement le pouvoir, l’envie, de faire de l’argent… d’avoir au lieu d’être… ?

    1. Interview intéressante : cynisme économique + cynisme politique (politicien) + enferment technocratique, entraine un déni du réel. L’exemple de la parole prise comme une action “performatrice” est intéressant, comme une sorte d’emportement du pouvoir (prémisse de dictature). Cette députée qui semble sincère fait également ressortir une dualité du personnage de Macron, celui d’une face “libre” d’un côté (qui aura sans doute séduit pas mal de gens dont cette dame), contredite par la négation de toute contradiction de la part d’autrui : on pourrait presque appeler cela une autre manifestation du fameux “en même temps” : revendiquer sa propre liberté en reniant la possibilité d’autres manières de faire venant d’autrui. L’expression coutumière d’employer l’expression “j’assume” est très caractéristique : elle concentre cette ambiguïté : c’est en quelque sorte transformer la possibilité de reconnaître une erreur, donc de la corriger, en une posture irresponsable (qui n’a pas de compte à rendre) et toute puissante. C’est une expression qui donne le change, laissant croire à une assurance de détenir la vérité, pouvant être considérée comme positive par certain comme une insigne du pouvoir, et insupportable par d’autre (comme si, (sans donner dans la caricature), un criminel pouvait dire : “j’assume d’avoir tué untel” ; oui, mais après qu’est-ce qu’on fait ?). Intéressant, mais étrangement, dans un environnement professionnel que je fréquente, souvent lié à des personne de la plus ou moins haute administration, je remarque beaucoup ce genre de biais…ça interroge fortement sur la suite.

    2. Un grand merci pour ce lien. Je trouve que c’est une remarquable analyse sur la macronie décrite, de l’intérieur comme une technocratie, hors sol, en folie, j’allais dire presque comme une théocratie.

      Cela est communiquée de manière très simple directe, touchante. Et j’invite tout le monde d’ici à le regarder et à diffuser, ainsi que peut être soutenir cette TV aussi, en complément de ce blog!

      Cela m’a particulièrement intéressé de comprendre la rupture a 180°. Et ce pourquoi nous avons ete beaucoup a adhérer aux valeurs de la campagne (assistée par cambrage analatyca si mes souvenirs sont bons). Cet esprit de liberté, ce potentiel de changer les choses.

      Cela nous laisse probablement a beaucoup une espèce de culpabilité de retirer notre confiance a ce bonhomme car il y a eu un temps d’espoir alimenté par des marqueurs réels d’une nouvelle liberté politique à laquelle nous aspirions et à laquelle on a cru. Et une croyance laisse des marques. Probablement un facteur d’inertie qui lui a permis de faire volte face et d’aller à sa guise avec une rapditidé fulgurante alors que nos inconscients ne pouvaient être que dans un déni pour un temps. Pour De la manipulation, c’est de la grande!

      Ensuite, la description du fonctionnement “hors sol” du noyau de l’équipe, en lien avec toute la technocratie aux ordres et les médias serviles… soutenu par des exemples précis est une étape majeure pour mettre “le roi” a nu.

      Je salue le temps long de cette video, une heure, il faut cela pour rentrer dans le coeur du donjon, et je vous invite vraiment tous a prendre cette heure, comme une confession. Amen 🙂

    3. On ne remerciera jamais assez Denis Robert, un des très rares journalistes intègres, ça défense indéfectible pour les gilets jaunes, à l’opposé du serveur de soupe, comme le sont les journalistes du quotidien Le Monde, pour qui les gilets jaunes étaient et restent de la vermine. Bien entendu je lis ce bidule bourgeois, L’imMonde, pour bien apprendre de mon ennemi comme Marx apprenait du capitalisme pour mieux le démonter.

      1. Toutes les omission des cochonneries que ce gouvernement a déjà fait et des carabistouilles qu’il continue à faire pourraient tout à fait provoquer légitimement un retour à l’envoyeur.

  2. Certains pays ayant décidé d’un confinement moins général et systématique que la France s’en sortent aussi bien que la France.
    Il nous faut faire comme eux, sortir de notre confinement général et systématique. Prudemment. Très prudemment et très progressivement mais rapidement. Ce ne sera pas la vie comme avant avant longtemps mais essayons de nous en approcher autant qu’il est possible.

    Les deux principales difficultés sont les transports en commun et les écoles.
    Pourquoi Macron a-t-il décidé le 11 mai pour les écoles ? Peu importe. Ne soyons pas suspendus à ce qu’il dit.
    Les professeurs ont su avec intelligence et dévouement s’adapter au confinement. Ils sauront s’adapter avec intelligence et dévouement au déconfinement, s’il est progressif et prudent.

    Ce qui compte c’est que tous les rassemblements sans exceptions restent interdits, que les geste/barrières soient respectés et que les vieux, les gros, les à-risques restent chez eux ou au moins continuent à faire très, très attention. Et tout devrait bien se passer.

    Les restaurants et bistrots devraient d’ailleurs aussi rouvrir, avec toutes les mesures de précautions adéquates..,

    1. Il faut bien appréhender “certains pays” il y a tellements de paramètres dans la couscoussière..

      Les points de départ ne sont pas les mêmes , chronologiquement, comportementalement, qualitativement au niveau des statistiques etc..

      Vu depuis la Belgique qui dispose d’une non saturation des soins intensifs, d’un comptage exhaustif des morts (sauf peut être à domicile) mais assez cohérent avec la sur mortalité saisonnière, de premières données de pénétration virale sérologique de la population dans un pays dense avec pyramide des âges de type européenne, on peut calculer (approcher) la léthalité réelle de la bête: cela donne 1,4% ( à la date où c’est sorti) soit 6900 mort pour 11,45M d’habitants avec 4,3% de la population présentant une sérologie positive.

      Il n’y a pas 36 solutions:
      – il n’y aura pas d’immunité de groupe
      – c’est très contagieux mais avance masqué avec une inertie assymptomatique
      – ça tue juste ce qu’il faut mais pas trop pour en faire un virus pandémique, mais dans une forme qui désorganise le goulet des soins de santé que sont les USI

      – la seule solution c’est de contrer la propagation intensivement, rigoureusement, jusqu’à atteindre une circulation virale ultra basse.

      On réouvre les vannes de contacts par les enfants alors que la circulation virale n’est PAS ultra basse, on aura une réponse claire dans 6 semaines si les parents adhèrent au concept ou à la mi Octobre si c’est pour la rentrée de septembre dans les mêmes conditions.

      La Corée souvent citée en exemple et seul modèle connu de fonctionnement contrôlé (l’allemagne ne fontionne pas sociétalement actuellement), c’est 10 à 50 nouveaux cas testés par jour pour 51 millions d’habitants (en testant tout y compris les mouches). Nous on oscille à 500 hospitalisations jours et des milliers de nouveaux cas dectectés quotidiennement en en ratant beaucoup. Alors certes ça baisse en USI, ça baisse sur certains paramètres au goute à goute.

      La donnée à observer plus que tout pour avoir une idée de la qualité du contrôle de la propagation: les nouvelles hospitalisations quotidiennes à l’hôpital au niveau national. (pas en soins intensifs). Car c’est très peu biaisé: ça n’est pas un test réussi ou raté fait ou pas fait, mais un état clinique “seuil” qui s’applique à toute la population exposée dans une proportion certes variant à l’âge mais par essence constante. Oui en maison de retraite on décidera plus ou moins ou pas d’hospitaliser mais cette population opère hélas en variable d’ajustement secondaire de la pression sur les hospitalisations (horrible à dire). Je cherche les histogrammes historique de cette variable , mais ils sont introuvables sur santé publique France, or c’est central. si quelqu’un sit où ça se trouve…

      1. Salut CloClo, Bonjour Denis,

        Ah… J’ai attendu 12h avant de m’énerver ! 🙂

        Je propose qu’on retienne l’excellente proposition de Pierre Juillot, d’inverser le problème.

        On confinera donc ensemble tous ceux qui veulent reprendre une activité, particulièrement ceux qui n’y sont pas contraints. Je propose aussi le port d’une chasuble de couleur vive si des quartiers ne leur sont pas consacrés. Le jaune ayant dernièrement regagné ses lettres de noblesse, je laisse libre choix quant à la couleur.

        Mais je vois déjà notre premier volontaire prêt à reprendre du service :

        Denis, nous sommes fiers de vous ! Expliquez moi juste comment vous faites tenir ensemble ces deux propositions :

        1/ “Ce qui compte, c’est que tous les rassemblements restent interdits” ;
        2/ “Les restaurants et bistrots devraient d’ailleurs aussi rouvrir” ;

        On verra bientôt fleurir les plaques commémoratives :

        “À tous les travailleurs volontaires… L’Économie reconnaissante”.

        Ça c’est l’attitude typique du “j’assume” sans les conséquences et des choix faits pour les autres quand on est bien en sécurité soi-même. On dirait du Sponville.

        Pour ma part, je suis prêt à assurer un service civique dans un secteur ESSENTIEL de l’activité. Alimentation, transport-logistique, ménage, collecte des déchets… Je ne risquerai pas ma vie pour satisfaire encore les caprices inutiles d’une bande d’inconséquents.

        Bonne journée !

      2. Si d’aventure les bars-restos devaient rouvrir, je me propose donc :

        1/ De laisser ma place à toute personne désireuse de sauver l’Économie, et si toutefois la personne devait y perdre financièrement, je lui laisse mon salaire et prends le sien (je ne sais pas combien vous faites de retraite Denis, mais si ça peut vous filer un coup de main…) ;

        Si les volontaires ne se précipitent pas :

        2/ Je me ferai tester par tous les moyens possibles avant de reprendre le boulot (coercition sur mon médecin si nécessaire) ;

        3/ Tout en maintenant hors travail un confinement des plus stricts (celui auquel je suis soumis à l’heure actuelle semble efficace malgré un risque pris en début de confinement, réglé depuis) dûment validé par n’importe quelle application de tracking ;

        4/ Si je me vois contaminé, j’attaquerai en justice (j’ai l’assistance gratuite et que ça a faire) tous les responsables, dont le premier : Manu soi-même.

        C’est possible ça ? Si on est suffisamment nombreux ça devrait le faire non ? À mon avis on devrait commencer à monter la class action direct…

      3. C’est, il me semble, un bon craquage de leur appli.

        1/ S’assurer d’être covid négatif avant de reprendre le taf ;
        2/ Assurer un suivi du confinement strict hors obligations pro attesté par ladite appli (puisqu’elle sert à ça) ;
        3/ Mettre en évidence la contamination éventuelle ainsi que son lieu (nécessairement le travail) ;

        4/ Trouver tous les chefs d’inculpation possibles juridiquement et attaquer devant toutes les instances compétentes !

        En ayant pris soin de rendre publique et massive l’information avant.

        Il faut juste s’assurer d’un respect strict des mesures barrières au boulot de la part de l’employeur histoire de ne pas se tromper de cible.

        Sachant bien évidemment que dans le cas de mon activité, je le dis, je le répète, c’est IM-POS-SI-BLE. Qu’on songe seulement aux tenues : combien de restos avec des vestiaires ? On a un porte-manteau pour 6… dans la réserve, et rien pour s’asseoir. Ce qui est déjà limite légalement. Pédiluve au resto ? Ou faut que je me fasse un sas de décontamination dans le hall de chez moi ? Dans ma chignole ? Et la désinfection des tenues ? Qui ? On n’est pas encore dans la salle ou la cuisine 🙂 !!!

        Va falloir qu’on bosse en tenue NBC… 🙂

      4. Ça devrait être plus simple et radical de fermer définitivement tous les cafés et restaurants . C’est du superflu ,et on peut s’en passer si c’est la condition pour survivre .

      5. Ça devrait être plus simple et radical de supprimer définitivement tous les bistros et restaurants .
        C’est du superflu et on peut s’en passer si c’est la condition pour survivre .

      6. Salut Juan,

        Je vais vous citer un truc que je viens de voir passer en guise de réponse :

        “Donc quand on achète uniquement ce dont on a besoin, l’économie s’effondre, c’est ça ? Très instructif !” 😉

        Du reste je suis complètement d’accord avec vous.

      7. J’avais plutôt tenté de lancer ce type de débat , mais si vous êtes déjà convaincu , ce n’est pas vous qui allez l’alimenter !

        Si je me soucie quand même de vos lendemains , je suppose que pour être supportables , il vous faudrait la gratuité pour l’essentiel , et une activité sur le mouvement Pop pour le fun et la réalisation personnelle.

        Le second point est à portée de main dès aujourd’hui , rémunéré ou pas , mais le premier n’est pas encore inscrit dans le marbre .

      8. Ha ! noté plus haut que vous citez plutôt le RUS ( indemnités chômage partiel) que la gratuité .

        Paul Jorion ne va pas être content .

      9. Juan,

        Ouais, j’aurais dû faire DJ. Mais hélas il ne suffit pas d’être saisi par le démon de la danse et passionné de musique pour être musicien ou avoir le sens du rythme. Je reste définitivement hermétique, un peu comme Jorion, sauf bidouillage informatique – libération de la contrainte technique. Après, la seule différence concernant la musique c’est le temps passé à en écouter : une évidence simple, trop souvent oubliée, écouter un morceau de 5 minutes, ben, ça prend bien 5 minutes…

        Comme quoi mon directeur de collège/prof de musique a bien fait de causer aussi de La Bruyère ! 😉

        N’espérez aucune main charitable pour alimenter le débat sur la disparition irrévocable de tous les restos et autres estaminets à finalité lucrative, le principe m’en est acquis, seule l’extension globale et généralisée de celui-ci est encore – peut-être – matière à discussion.

      10. Juan,

        Concernant le RU, ici c’était à situation équivalente nécessitant le moins d’ajustement.

        Avant de changer de taf récemment, j’ai bossé 5 ans le vendredi et le samedi, soit un peu plus de 15h par semaine. Avec les allocs, la prime d’activité, un train de vie supportable pour la planète, ça le fait. C’est pas la fiesta et sauf décrochage d’avec la norme de consommation du cercle de proches, carrément vivable. Pas enthousiasmant mais vivable. Je suis bien conscient que ça n’est pas la gratuité mais c’est facilement organisable dans un premier temps.

        La mise en place de la gratuité, si l’on ne veut pas que les “budgets” finissent au même endroit que pour le RU, il y faudra des alternatives de production. La mise en place demande plus de temps et de réflexion. Le RU doit pouvoir assurer la transition soft avec décrochage progressif des activités superflues / inutiles. Ne serait-ce que par entraînement (appel du héros et pression sociale) et conviction progressive.

        Si ces alternatives de production ne sont pas mises en place, j’ai peur qu’on ait affaire à un “canard-lapin”.

        Rien à voir, merci à Ruiz pour le “rationnement” qui remplace avantageusement mes “quotas individuels” et vient se subsumer dans la catégorie plus générale des “mesures d’économie de guerre”. Ok

      11. @2Casa :

        Je pense que c’est votre appréciation de terrain qui pousse Piketty clairement , et Attali moins nettement , à donner la prime au RUS sur la gratuité .

      12. “Ne serait-ce que par entraînement (appel du héros et pression sociale) et conviction progressive”… j’ai envie de rajouter “attrition”, version offensive de la “décroissance”, à laquelle nous assistons maintenant.

        En plus c’est dans Stargate 🙂 !

      1. Nous devons continuer à faire extrêmement attention, peut-être ne nous débarrasserons-nous jamais, ou pas avant des années, voyez le VIH, de ce virus, mais nous devons aussi recommencer à vivre, le pays doit recommencer à vivre.
        Dans un restaurant aussi les distances de sécurité peuvent être respectées.
        “J’ai nationalisé les salaires” a dit Macron, tout fier. Mais pendant combien de temps l’Etat va-t-il payer des millions de gens à ne rien faire ? Nous sommes en pleine folie. Ça ne peut pas durer toujours.
        Vivre avec le virus, mais vivre.
        Ou bien les suites économiques de l’épidémie feront plus de victimes que l’épidémie elle-même.
        Le gouvernement s’y prend mal, le président encore plus, mais il n’empêche, vivons !
        “Le vent se lève ! Il faut tenter de vivre !”

      2. Bonjour Denis,

        Désolé de me faire insistant mais quels sont les risques que vous serez CONTRAINT d’assumer pour mettre en œuvre votre “désir de vivre” ?

        Que l’économie se contente de gâcher nos vies est une chose, qu’elle nous mette en danger immédiat (par opposition avec la lente destruction à déjà à l’œuvre) en est une autre !

        Votre argument du HIV ne tient pas, personne ne m’oblige à me passer de préservatif que je sache.

        Pour ce qui est de l’argument de la paresse, je le répète, il y a des tas de choses UTILES à faire que je suis prêt à me voir imposer (service civique dans un secteur essentiel au bon fonctionnement de la société) en contrepartie du maintien de mon chômage partiel.

        Bonne journée !

      3. “Vivons”, sacré DMB va ! Toujours à côté de la plaque avec flegme et constance pleine de rectitude.

        Ce n’est pas le COVID 19 qui tue le plus mais ce système de vie , et par centaines de millions sur ce caillou, par surconsommation, obésité, diabète, cancers environnemental et maladie respiratoire en tout genre, stress, et last but least saccage en règle de l’écosystème en entier qui lui n’a rien demandé.

        Alors ton “vivons”, dans ces conditions prend des airs mortifère et pue la pourriture mon brave retraité bien assis sur son fauteuil.

        Sors toi les doigts du (BIP) et va servir à la place de notre ami 2Casa puisque ça te tente on dirait.

        Et c’est vrai que moi aussi ça me tente de passer un bon moment entre amis autour d’un verre et d’un bon petit casse croûte, mais à la fraîche, tranquille, avec du temps pour la palabre et les rires, pas sur le pouce, à l’arrache comme un chien qui doit prendre sa pitance et libérer la place.

      4. Pour faire simple, le gouvernement va se défausser sur la responsabilité individuelle, celles des “entrepreneurs”, dans le cadre du rapport de force qui les oppose aux salariés, défavorable aux salariés – comme organisé légalement – au seul risque pour les salariés de se rebeller face aux conditions sanitaires inexistantes ou inapplicables et de perdre leur emploi, ce qui, en temps de coronacrise généralisée est bien la dernière chose à faire, on en conviendra.

        Parfait.

        À mon avis, au début de la deuxième vague, quand ça va recommencer à tomber comme des mouches, les populations vont vraiment perdre patience et ça va secouer grave, instinct de survie et désespoir aidant, les gilets jaunes vont se retrouver relégués au rang d’aimable initiative démocratique…

      5. @ Denis Monod-Broca
        “Mais pendant combien de temps l’Etat va-t-il payer des millions de gens à ne rien faire ? ”
        M’ouais… J’vous assure que j’ai connu pas mal de ‘chefs’ qui n’étaient payés que pour m’emmerder ou presque…
        Vous me direz que c’est toujours ‘du boulot’, oui mais est-ce vraiment bien utile, j’vous l’demande !?
        🙂

      6. @Denis Monod-Broca
        “Payés à rien faire” ? Pas tout à fait. Dans la fonction publique, 5 jours de congés (enfermés à la maison) ont été imposés pour les salariés se déclarant en télétravail et 5 jours de plus pour ceux qui n’avaient aucune tâche à effectuer durant la période de confinement. Belle récompense pour ceux qui avaient anticipé et s’étaient organisés pour effectuer leurs missions à domicile (le plus souvent avec leur matériel informatique personnel).

      7. À mes contradicteurs : à ce que je comprends, un Etat-papa à la Macron convient très bien à des citoyens-enfants comme vous. Il nous paye, je ne sais pas avec quel argent, mais il nous paye alors y a pas à s’en faire, restons tous confinés ad vitam aeternam…

      8. Un gamin… j’espère ! Capacité d’émerveillement, curiosité, absence de préjugés… Carrément 😉

        En attendant c’est pas moi qui pique un caprice et qui insulte tout le monde pour une fois 🙂 !

        Sérieux Denis, vous raisonnez à mode de vie constant. On vous dit qu’on va faire fonctionner l’essentiel, l’épure fournie par le confinement et la stase économique, moyennant la satisfaction des besoins vitaux et, s’il en reste et que tout le monde est servi, un peu de superflu.

        Vous avez manqué de quelque chose d’essentiel pendant le confinement ? À part les rapports humains ? Moi pas.

        On met à plat le taf effectué jusque-là, on l’affine, on le raffine et on l’organise et à la fin on partage, le boulot comme les résultats. Vous allez voir l’exode rural en mode inverse à fond les ballons, tous les pauvres des cités enfin libérés de l’angoisse matérielle qui vont aller revitaliser les petits bleds pas chers de campagne et lancer soixante millions d’activités, ça va être top ! Chants d’oiseaux, fleurs des champs, sourires béats…

        Vous voulez pas en être ?!

        C’est comme l’investissement mathématique dans les études économiques demandé aux étudiants. Une fois qu’ils ont été reconnus après avoir galéré grave, ils vont pas cracher dans la soupe et remettre le bastringue en question. C’est la fonction stabilisatrice que les vieux remplissent. Vous êtes dans cette position là. À mon avis c’était aussi celle de Jduc. Vous pensez avoir dûment mérité ce que vous avez – vie matérielle et sociale – et nul ne saurait avoir le droit de vous en priver et vous auriez raison. Sauf que, majoritaires dans le processus de décision (poids démographique, poids électoral, poids économique dont patrimonial) vous bloquez toute évolution sociétale majeure.

        Ça commence à faire un moment et ça commence à être urgent, va falloir lâcher l’affaire un jour. Et là, en bon Boomer, vous nous refaites encore une fois 1/ votre liberté… à vous 2/ la responsabilité économique… des autres.

        Comprenez-moi bien, Denis, là encore, ce n’est pas vous en tant qu’individu, mais comme “archétype”.

        Nothing personnal, comme on dit.

        Bonne soirée !

      9. Mister MBD,

        Pour avoir des contradicteurs faudrait déjà que vous soyez en capacité d’argumenter sur le sujet… Chose que vous n’avez pas démontré pour l’instant. N’est ce pas monsieur le retraité en pleine fonction , vous avez bien raison, à la charge des actifs, c’est bien normal, d’aujourd’hui ?

        « Le vent se lève ! Il faut tenter de vivre ! » comme argument ça ne vaut pas tripette, en tout cas pas plus que dans “Banga y a des fruits” ou ” Et c’est tant mieux parce que je ferai pas ça tous les jours”.

      10. @2 Casa :

        Les pauvres au minima sociaux “dans les campagnes ” , ils y sont déjà et depuis plus de 30 ans , car c’est le seul endroit , pas trop cher où ils arrivent à survivre et se loger . Parlez en avec les maires de petites communes rurales de moins de 2000 habitants de tout le massif central et au delà ( et parfois de 5000 habitants comme à la Grand Combe , dans les Cévennes , par exemple ), ils vous expliqueront comment ils n’arrivent pas à gérer leur commune avec des taux de bénéficiaires desdits minima sociaux proches de 50 % . Par contre , on y trouve souvent des chaines de solidarité innovantes et fraternelles qui rendent la misère moins dure .

      11. @Denis Monod-Broca
        “je ne sais pas avec quel argent”.
        Voir dans la liste à gauche: “Argent mode d’emploi” et “Le prix”. 😉

      12. Juan,

        J’ai passé 5 ans dans l’Orne, le triangle des Bermudes – 1h30 de Caen, 1h30 de Laval, 1h30 de Rennes – en plein milieu. C’est super beau, la campagne est magnifique, les arbres surtout, les gens sous des abords rugueux sont vraiment… rugueux mais sympathiques et accueillants. Pourtant à part le Limousin profond, j’ai jamais fait un bond dans le temps comme ça. 20 ans, fastoche. Et une misère économique, sociale, culturelle, qui n’a effectivement rien à voir avec les Cités dont j’arrivais en banlieue parisienne. Et encore… tranquille LA cité !

        C’était plutôt un trait d’humour, je pensais au “Retour à la terre” de Manu Larcenet :

        https://www.dargaud.com/bd/Retour-a-la-terre-Le/Le-Retour-a-la-terre/Le-Retour-a-la-terre-tome-1-Vraie-vie-La

        À tout prendre je préfère quand même être pauvre à la campagne. Les fondamentaux sont là : vie simple et frugale, rapport à la nature, liens sociaux forts (parfois pesants), avec internet maintenant… Ceci dit, dans l’Orne, j’étais pile entre les deux bleds du coin, fin de ligne à chaque fois, parfois c’était trois semaines sans internet et sans téléphone, un seul portable qui capte – il faut la bonne marque de téléphone et le bon opérateur au bon étage – autant dire l’Enfer quoi ! (Mode Marseillais Off)

        Vous oubliez une donnée dans l’équation : 30 à 40% du prix des produits sont des intérêts versés tout le long de la chaîne de production (de l’extraction au consommateur final). On les déduit et déjà ça fait un vieux bol d’air. 628 + 30% = 800 (à la “CloClo”, nom d’un très vieil outil de mesure utilisé aux alentours de l’An 01 dit “de l’Épidémie”, anciennement ustensile de cuisine, voir “louche”), ça augmente la part du gâteau, le pouvoir d’achat relatif (ou ça diminue le prix des produits). Ensuite faudrait voir si la part collective (gratuité) est couverte par le brut des salaires moyens (2200 : 3.5 + part du brut) + les emprunts de l’État (ce qui manque pour boucler un budget), c’est là que le petit calcul touche mes limites !

        Pour autant que cela ait un sens de calculer encore comme ça.

        Car si l’essentiel est assuré suivant le listing de Jorion (nourriture, logement, habillement, transports, connectivité) de quelle part de superflu avons-nous encore réellement besoin ? L’objectif étant d’avoir une planète qui se restaure progressivement en baissant la part de nos prélèvements (628/ Terrien – x% par an). On voit en ce moment que cela peut aller très vite même quand on est encore au-dessus de la capacité de charge (et même si l’inertie toussatoussa, on est d’accord, la rétroaction négative c’est possible aussi).

        Après tout que sait-on d’un mode de vie où l’essentiel est assuré ? Où il n’est plus nécessaire, chaque jour, de lutter pour sa survie, faire face au “chantage quotidien aux moyens de subsistance” ? Sans doute faudra-t-il prendre l’habitude d’aller regarder ce qui se fait chez ceux qui en ont une longue pratique : tennis, golf, polo, régates, cynisme, désoeuvrement, politique… 🙂

        Il nous faut donc des “quotas individuels” (i.e. rationnement) qui redoublent la monnaie actuelle et la court-circuite, “Crédits Carbone” (CC) – avec un petit côté Empire Galactique – comme “bons à tirer” sur la portion de planète qu’on juge bon de soumettre à la consommation de chacun. Un recensement mondial. Une identification ADN. Un mode de paiement avec IRM du consentement (pour éviter l’extorsion).

        Sinon y’a le Bancor mais ça a l’air un peu compliqué, alors que là…

        Ensuite une production de biens de première nécessité et de biens d’équipements de qualité (comme la machine à laver prototype évoquée sur le blog : que des pièces standard, de la mécanique, tout recyclable et garantie 30 ans mini). Comme on ne peut pas faire confiance au marché, des coopératives – je suis sûr qu’il y a plein de jeunes agriculteurs, architectes, stylistes, ingénieurs, hackers et autres bidouilleurs qui ne rêvent que d’une chose, c’est de faire des trucs utiles et pas nuisibles et qui en plus seront disponibles une fois débarrassés de tout ce système foireux – assurant le va-et-vient (bottom-up/top-down) entre savoir-faire individuel et collectif et planification. Le tout à quinze heures de taf hebdo sauf maniaque.

        Bon ben allez, on fait ça demain.

        Bonne nuit !

      13. DDT ou LBD ou BDM
        La mort aussi, c’est ad vitam aeternam et c’est vachement con quand elle vient lorsqu’il s’est agit de vouloir gagner un peu de temps, surtout du temps à consacrer à un Boulot De Merde (BDM) où l’on perd son temps puisqu’il n’offre qu’une VDM.

        Et ne vous bilez pas Bromo-Canod ! “Bel-Ami” sait trouver du fric !
        300 milliards dès son premier discours… et dernièrement 7 autres pour acheter Air France – sans en prendre le contrôle !??! Cadeau ! – compagnie qui n’en vaut plus que 2 et dont la plupart des avions se retrouveront à la ferraille dans le monde d’après à cause de la déplétion pétrolière (enfin admise par l’AIE).
        Et pis aussi 5 autres encore pour l’ancienne boite du samouraï libanais, qui se cassait déjà la gueule bien avant le Covid .
        Sans oublier quelques millions pour des drones destinés aux poulagas et aux arlequins.
        Et tout cet oseille sans même avoir besoin de décréter un impôts exceptionnel pour les riches (car “ce serait un mauvais signal” qu’il a dit, le maire de Bercy). Pensez qu’il en a encore sous le pied, le Bel-Ami.
        En fait, on avait Jésus et les petits pains. On aura maintenant jupiter et les roros.
        Alors donte vory Mona Lisa. Profitez !
        Et puis c’est le printemps : Profitez et respirez ! En faisant quand même gaffe au pollen. Hein ? Gaffe au pollen !

  3. J’accroche sur le “SEUL” 5 à 8%….
    Et de toute façon l’école ne redémarrant que partiellement… Le “déblocage” économique est très relatif… Et un mois après il n’est pas dit que les solutions de gardes soient meilleures et moins favorables à la circulation du virus.

  4. L’économiste Christian Gollier de la TSE (= “chez Tirole”), qu’on peut entendre ici sir F Culture
    https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/le-prix-de-la-vie-14-sante-et-economie-les-freres-ennemis
    expliquait en fin d’émission que la stratégie “optimale” consisterait à laisser les jeunes se contaminer au max entre eux en laissant les vieux confinés pendant ce temps.
    Et quand les jeunes (à eux tout seul) approchent le seuil d’immunité de groupe et éliminé quasiment le virus, on rouvre les vannes.

    Tout ça basé sur un calcul de coût (une vie = 3 millions à 9 millions d’euros), oeuf corse.

    C’est un peu ce que voudrait faire le gvt avec les jeunes scolarisés et les profs.

    Ceci dit, j’ai du parlé dans un billet lointain du fait que le prix de cette stratégie était pas si faible car on ne peut classer la population
    en deux partie “risque 1%”. Pas de chance, il y a un quart ou un tiers de la population qui est entre les deux risques; les quinqua et les “bords” de part et d’autres. Et ça repose donc le même problème de “sacrifice massif” à un facteur 3 ou 4 en-dessous de la version “sans séparation d’âge” qui veut que l’immunité de horde soit au prix de 300 000 ou 400 000 morts en France. 100 000 morts, c’est un quadruplement de la première vague.

    Mais, puisqu’on vous dit que c’est “optimal”
    … et qu’il y va de l’utilité et produire (euh pardon d’importer) et vendre des scoubidous, et aussi “des aspirateurs…” (etc. “la complainte du progrès”, B Vian) !

    1. Le choix n’est pas de refuser ou critiquer une solution parce qu’elle demanderait 100 000 morts, comme si l’on avait une meilleure solution, ce n’est sans doute pas le cas, comme pour les tests de médicaments il faut comparer au traitement standard.
      Sur les bases actuelles (avec beaucoup d’incertitudes) un taux de létalité de 0,5 % avec Réa, et un taux de survie en Réa de 66 % celà veut dire que le surcoût d’une vague de saturation des réa peut être estimée à 1%, soit pour “vacciner” 40 000 000 , 400 000 décès ce qui corresponds avec une estimation d’opportunité de 3 000 000 € par tête à 1200 milliards €.
      Il y a donc une certaine marge pour suspendre l’économie et gagner du temps.
      Dans l’émission la solution de suppression (parmi les 3 stratégies évoquées) est bizarrement affublée d’une durée de confinement de 6 mois, ce qui semble supposer que l’on attends semble-t-il dans les conditiions actuelles avec un Ro de 0,5, sans prendre en compte la possibilité d’isoler activment les cas symptomatiques et tous leurs cas contacts ce que semble faire la Corée sans bloquer l’économie.

      Il est curieux que cette maladie dont les conséquences économiques sont significatives, ne soit toujours pas une maladie à déclaration obligatoire, et que le législateur n’ait pas donner aux préfets les moyens légaux d’imposer les mesures d’isolement nécessaires (tests ou pas).

  5. La grippe de 1968 ou grippe de Hong Kong est une pandémie de grippe qui s’est répandue dans le monde entier à partir de l’été 1968 et jusqu’au printemps 1970. Elle a tué environ 1 million de personnes et a été causée par une souche réassortie H3N2 du virus H2N2 de la grippe A.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Grippe_de_Hong_Kong
    On en a pas fait tout un fromage !

    1. Et les 36.000 morts de l’éruption du Krakatoa ? Et les 8.000 noyés de Galveston ? Est-ce qu’on en a fait un fromage ?

      Les catastrophes, ça nous fait les pieds ! Quand est-ce qu’on finira par s’y habituer ?

    2. Parmi les éléments de l’époque :
      Pyramide des âges différente.
      Le monde “propriétarien” n’est pas loin de son minimum (Piketty), la place des vieux dans l’électorat n’est pas majeure.
      Mourir à 70 ans n’est pas vécu comme inacceptable.
      On est encore un peu à l’âge des sanatoriums aujourd’hui quasi disparus, à l’âge du BCG “utile”, les (ex) tuberculeux en France sont dans le paysage, dans les familles.
      La saisonnalité est assez probable (ça passe avec l’été).

      Et puis les 32 000 décès français (chiffre a posteriori) correspondent vraisemblablement à une situation proche de l’immunité de groupe, soit 45 000 en chiffre d’aujourd’hui, contre 450 000 pour la Covid19, un facteur 10 quand même.

  6. Cette raison cachée me paraît douteuse, car extrêmement hasardeuse.
    La première vague a été sévère, je ne vois pas au nom de quel calcul raisonnable basé sur des considérations scientifiques le gouvernement pourrait se risquer à provoquer une seconde vague d’envergure. Le cas Johnson est tout de même là pour le dissuader de s’engager sur cette voie.

    Si raison cachée il y a je la verrais plutôt du coté de Marseille, où malgré le raout que cela provoque chez beaucoup d’esprits méthodiques, un président a cru bon faire le déplacement dans cette ville pour rencontrer un certain professeur qui estime que Covid19 est probablement une épidémie saisonnière. Après tout Macron a déclaré qu’il était passionné par les recherches de ce virologue.. Il aurait pu se laisser convaincre. Ce qui n’est sans doute pas le cas du premier ministre Philippe qui d’après certaines observateurs serait inquiet quant aux possibles poursuites judiciaires et y va donc à reculons.
    Cette raison cachée me semble plus plausible que celle avancée dans ce billet, car le pari est tout de même moins hasardeux. Si le nouveau coronavirus s’avérait saisonnier, l’affaire serait dans le sac, la réouverture des écoles serait rétrospectivement interprétée comme une bonne décision, tandis que l’acquisition d’une immunité collective même limitée à un groupe apparaît comme une opération à haut risque (voir Timiota ci-avant) .
    Partant également du principe que cette réouverture sera basée sur le volontariat, cela laisse le champs libre pour une retraite en rase campagne, et un ajournement pure et simple de la mesure.
    C’est donc que coté coté gouvernemental on a pas les coudées franches.

    Le plus vraisemblable, le plus prévisible, le plus attesté, c’est que ce gouvernement n’est préoccupé que par la reprise économique dans le cadre existant, celui-ci se montrant incapable de penser et agir, maintenant, pour établir les bases d’un nouveau modèle. Directives aux préfets pour abaisser les normes environnementales, rétropédalages sur les aides conditionnées aux grandes entreprises sont des signes qui ne mentent pas. Rouvrir les écoles c’est donc une étape obligée pour un « retour à la normale ».

    1. Je partage assez l’idée que face à une situation inouïe , l’exécutif est balancé entre social – économie – responsabilité devant des morts y compris juridique , et que les cafouillages sont autant dus aux aspirations instinctives mises en transe , qu’aux évidences d’une situation assez peu maitrisable à coup sur , et qu’à la conscience qu’il s’agit de décisions lourdes devant le tribunal de l’histoire . Ces cafouillages existent d’ailleurs chez les oppositions aussi et je n’ai guère lu ( mais j’ai peut être raté des prises de position ) que sous la plume du PS l’expression de la conscience de l’immense responsabilité et difficulté des choix multiples à opérer .

      1. Ecouter Philippe et les principales réponses des grands groupes.

        Je ne sais pas si le plan est le bon , mais je suis sur que Philippe est un honnête homme , en laissant toutes les décisions partielles sous condition d’un suivi de la situation en temps réel, quitte à ne pas appliquer les “décisions ” du moment , et en annonçant d’autres points d’étapes .

        Bon point aussi , le volontariat et une réelle décentralisation .

        Chapeau pour endosser pratiquement seul le choix de la méthode et donc de la responsabilité finale , dans la mesure où il prend le risque de faire exprimer à la dure les postions des autres partis , ce qui les exonère de fait de la responsabilité réelle de la suite .

        Réponse pas au niveau de Mélenchon , à bon niveau de LR , critique mais responsable de PS , coopératif de l’UDI … pas vu les autres

  7. “On” pourrait peut-être s’inspirer de ceci…. :
    [[ Excluons d’abord du raisonnement les personnes âgées hébergées dans quelque structure que ce soit ( EHPADs ou..ou..) ]].
    Appelons P65+ les personnes âgées , plus ou moins “à risque(s)” , celles qu’ “on” semble vouloir “protéger” à tout prix…même au prix de leur liberté de choix (de vie , comme de fin de vie , responsablement assumée) fondamentale… Considérons :
    En général ces P65+ ne sont pas plus contagieux pour les “autres” que n’importe qui..
    En général ils n’ont aucune obligation d’encombrer les transports en commun aux heures de pointe..
    En général ils peuvent choisir leurs horaires de super-marché //…//.. et similaires de manière à y croiser un minimum de contacts infectés et donc ainsi peuvent se mettre en possibilité/obligation d’appliquer quasi-parfaitement les gestes/distances/.. dits “barrière”..
    En général……….etc..etc.. à vot’bon coeur

    Où est le problème alors?? Foutons-leur la paix , non??
    Réglons la logistique chronologique de “la suite” sans leur accorder une importance aussi démesurée qu’inutile… à une seule condition …condition que justement ces P65+ sont les plus en capacité de remplir…
    …les informer cash et les responsabiliser
    … noir sur blanc …déclaration officielle à remplir en mairie d’implication consciente dans les conséquences de leur choix… :
    ” ” ” tu attrapes le Covid19… on te soigne au mieux des recettes médicales les plus pointues…; ça tourne au vinaigre…on t’admet à l’hôpital dans une première phase d’observation/intervention de freinage de l’attaque virale/réaction somatique…; ça a l’air de se compliquer respiratoirement .. on te trouvera sans doute pas trop difficilement un masque de surmultipliée d’oxygénation… ; ça devient dramatique……alors tant pis pour toi , pas de place réservée en réa , sauf “basse saison hospitalière”…rappelle-toi le document de base que tu as volontairement signé et qui était très clair pour cette finale éventualité.. on ne peut obtenir le beurre et l’argent du beurre ..! ” ” ”

    Why not?

    1. euuu euthana … euthanagénie ? Enfin, quelque chose de pas net comme ça, non ?

      A quel moment peut-on choisir la valeur des années de vie pour des gens valides et ayant suivant l’expression consacrée “tous leurs esprits” ?

      Pour les ehpad, il est “acquis” qu’il s’agit de gens qui ont perdu une partie de leur autonomie, sur lesquels il est possible de projeter
      qu’ils n’ont plus “autant de projet” , ce qui minimise de fait la valeur d’un sourire, d’un rire partagé, de gestes humains.

      Dur à mettre en mots, vous avez essayé d’un côté de l’Achéron, j’essaye sur une autre rive, voire sur un affluent.

      1. @Timiota
        Les autorités jurent-elles imprudemment sur le Styx ou comptent-elles sur l’action du Léthé qui emportera nos âmes vers l’Hadès… ? 🙂

      2. @timiota 1h42 ! (très tard ou tôt…selon…^!^…) (grasses personnelles..)
        … ” euuu euthana … euthanagénie ? Enfin, quelque chose de pas net comme ça, non ? ” …

        pas net ..?? Très net au contraire…!

        L’infantilisation des P65+ , qui , je l’espère , pour la part importante d’entre eux qui sont autonomes et désireux de goûter à sa juste et immense valeur chaque instant du poison mortel de leur parcours final , dût-il durer encore un jour ou 30 ans … cette infantilisation aveuglément généralisée est à mes yeux tout simplement inacceptable.
        “Simplement”…
        Information claire , complète et objective sur les conditions de l’éventuel parcours final hospitalier(voir mon post du 27 à 23h46) en cas d’infection par temps de pandémie.
        Mise à disposition illimitée des “accessoires” de protection/barrière (masques , gants , gels ,….savon..)
        Décision personnelle responsable et authentiquement enregistrée.
        Respect des “autres” (et parallèlement auto-protection..) par le choix volontairement raisonné des buts et horaires de “circuit” (de subsistance , social , évasion…) de “déambulation extérieure”.
        Stricte application des attitudes et gestes dits “barrière” en public “naïf” , mais , au contraire , liberté retrouvée en cercle fermé 100% concerné, informé et consentant .
        Nul n’oblige quiconque à souscrire à ce concept-projet (de fin de parcours.. aussi long soit-il).
        Nul n’interdit à quiconque d’y adhérer . En toute conscience et clarté.
        A ce prix , et seulement à ce prix .. “on” (les P65+ ..et intéressés..) peut voir selon moi “une lumière au bout du tunnel”..

    2. Tout à fait, le repli de la parole présidentielle qui a laché par rapport à son discours où il prévoyait un déconfinement progressif en fonction de l’age est catastrophique et montre l’absence de détermination de ce dirigeant.
      Ce n’est pas pour protéger les 65+ que l’on désire les garder confinés, mais toujours pour ne pas saturer les services de réa, raison pour laquelle on n’a pas hésité, faute d’avoir prévu de disposer d’autres méthodes, à confiner l’ensemble de la population !
      Il était raisonnable de déconfiner progressivement et donc astucieusement avec des mesures d’age.
      Cela permettait de déconfiner plus de monde, plus vite, à risque égal pour le système de santé.
      Ne pas le faire c’est l’assurance de saturer le système de réa à un niveau de circulation du virus beaucoup plus bas, donc l’assurance de reconfiner beaucoup plus vite.

      Ou alors simplement la prise en compte que l’opinion publique ne supporterait pas un deuxième confinement, et qu’il serait alors plus aisé de laisser le système hospitalier saturer, et permettre au virus de faire son oeuvre d’allègement des charges de retraite, de sécu et de diminution du nombre de fonctionnaires (120 000 on est encore loin de l’objectif).

      Les possibilités de sortie devraient être limitées en fonction inverse du risque de syndrome sévère soit typiquement un facteur 30 (0,2 % / 7 %), tant que les possibilité de réa à 15 jours sont sous tension.

      Le modèle d’autorisation de sortie obligatoire à présenter à toute réquisition, sous forme de PDF/ou smartphone pourrait être conservé pour les personnes à risque (> 65 et IMC > ?) à contrôler et enregistrer par la maréchaussée, avec une case supplémentaire déplacement libre attestant du renoncement à toute priorité pour l’accès à des soins en réa en cas des saturation …
      ou exiger une protection suffisante lunettes de protection + FFP2 + stage de mise en oeuvre ?

      1. Pourquoi pas, il y a quelques pistes.
        Ceci dit, je vois mal la France arriver à converger sans brouhaha dans la méthode de gouvernance que nous connaissons.
        Si d’ici 2 ou 3 semaines un autre pays EU se lançait dans la méthode (p ex : NL, assez neutre …) on pourrait suivre en évitant les coups de bélier dans la tuyauterie de la gouvernance sanitaire micronisé et macronisée “en même temps”.

    3. Oui… Oui.. C’est evident.
      “Schäuble will dem Schutz des Lebens nicht alles unterordnen”
      On ne peut pas tout subordoner a la protection de la vie
      Herr Wolfgang Schauble.

  8. Rien à voir, une pensée ce soir pour Robert Herbin mort aujourd’hui, c’était l’entraîneur de la fabuleuse équipe des Verts !
    Pour ma part l’histoire du foot s’est arrêtée à cette époque. Alors aujourd’hui c’est sans doute mon ultime occasion de rendre hommage à une personnalité du foot, Pelé mis à part peut-être. En consultant sa bio j’apprends en plus qu’il appréciait Brassens et Brel ! Paix à son âme.

    1. Et Rocheteau est un des pas si nombreux à avoir “bien tourné”, non ?
      Avec des Herbin autour, ça aide…

    2. Aux dernières nouvelles , il serait d’ailleurs une victime indirect du Coronavirus, car il vivait seul dans une maison isolée et il avait d’habitude la visite d’une femme de ménage et d’une personne qui faisait ses courses . En confinement il est resté trop longtemps sans visite et , quand quelqu’un s’est soucié de lui , on l’a retrouvé un peu perdu et complètement déshydraté chez lui . Huit jours d’hosto n’auront pas suffi à le sortir d’affaire . Il picolait et buvait pas mal ( on le lui avait reproché même quand il était joueur à l’ASSE ).

  9. “RENNES, 23 avril 2020 (APMnews) – Le conJnement de la population française pendant un mois aurait permis d’éviter environ 590.000 hospitalisations pour Covid-19 et 140.000 admissions en réanimation à l’échelle nationale, ainsi que plus de 60.000 déceÌ€s intrahospitaliers, selon une étude de modélisation réalisée par des chercheurs de l’École des hautes études en santé publique (EHESP), diffusée jeudi.”

    J’ai le PDF de l’article si PJ le souhaite.

    1. @Georges Cortez Oui ce document est connu, mais demandez-vous combien auraient été évités si la décision de confinement avait été prise pour débuter 3 jours avant, une semaine avant ou quand l’Italie nous a prié de le faire ?
      De plus il n’y aurait jamais eu 590 000 hospitalisations ou 140 000 admissions en réa faute de place …
      Ce document sera à relire au mois de juin.

      1. C’est en ‘cumulé’ je pense, nous en sommes déjà à 88712 hospitalisations depuis début mars…

  10. éducation = virus…

    … Ce n’est pas faux, dans l’imaginaire de bon nombre d’élèves et de parents…

    Alors, pourquoi ne pas franchir le pas de la métaphore à la réalité?

  11. Un témoignage.
    Un ami, expert-comptable à la retraite, aide en télétravail et bénévolement.
    Voici ce qu’il m’écrit :
    « en télétravail, on perd beaucoup de temps en mails, visio, et dans l’avalanche d’informations de la technocratie administrative qu’il faut ingurgiter. Pour te donner un exemple : pour avoir droit au fonds de solidarité de 1 500 € par mois pour les commerçants, artisans, qui n’ont plus un sou de recette..et qui n’ont pas tous pu constituer une épargne, la FAQ (Foire aux Questions) pour savoir s’ils y ont droit … fait 36 pages !
    Tout en donnant 7 milliards à Air France sans sourciller …
    Si l’on n’a pas une explosion sociale, on aura de la chance ….»

    1. Il est patent que construire le Charles de Gaulle échappe aux procédures de marché public , et pas l’achat de quatre chaises et une table pour n’importe quelle administration .

      On vous a demandé votre avis pour le programme de mise au point des bombes atomiques françaises ?

      1. @ Juannessy, c’est sûr on aurait dû ouvrir une procédure de marché public pour le CdeGaulle : après tout les US auraient pu nous en vendre un d’occase ou, en attendant un peu leur montée en puissance, en acheter un à la Chine : on sait qu’ils ont des prix imbattables.
        Vous êtes satisfait de votre commentaire si profond, si utile (et tellement à gôche) comme tous ceux dont vous nous gratifiez à longueur de journées ?
        Je mets un témoignage, vous persiflez.

      2. @juannessy d’où sortez-vous que “construire le Charles de Gaulle échappe aux procédures de marché public” ?
        références SVP.
        De plus on a en général le temps avant de se décider à de telles commandes.

      3. @Ruiz :

        A moins que le code des marchés publics n’ait beaucoup changé , les grands investissements stratégiques militaires peuvent en être exonérés. Et je ne crois pas me tromper en affirmant que ça a été le cas , au moins de tout ce qui était stratégique et secret défense ( et le plus onéreux ) sur le Charles de Gaulle …
        On a le temps pour décider de faire un porte avion nucléaire , mais une fois la décision prise , c’est la DGA qui manage et ça dépote , et elle connait très bien comme naturel le code des marchés .
        Si vous saviez tout le pognon qui s’est dépensé sans procédure sur les décennies depuis de Gaulle jusqu’à ce jour relativement à nos bombes et leurs vecteurs …

        @Jaacques Seignan :
        Bercy ( comme Paul Jorion quand il nous appelle à ne pas traiter avec le même mètre des objets différents ) a , avec Air France , un seul sujet d’un côté , et de l’autre , pour des sommes comparables , des millions de dossiers possibles . Inévitablement il y a dossier . Qu’il fasse 36 pages , j’en sais rien et c’est évidemment ridicule si s’est avéré ,,et Bercy a toujours de vieux réflexes quand beaucoup d’ayants droits lui demandent de l’argent , mais le principe d’un contrôle rapide de l’éligibilité est nécessaire .

      4. @ Juannessy,
        De toutes façons vous ne prenez même plus le temps de lire les commentaires des autres avant de poster les vôtres : à croire que vous en avez en stock déjà prêts.
        Exemple : mon ami parle d’une FAQ de 36 pages, pas d’un dossier.
        Vous ajoutez : « j’en sais rien et c’est évidemment ridicule si s’est avéré» , c’est bien sûr insultant pour le témoignage de mon ami mais j’accepte toujours que l’on demande des preuves et des références.
        Vous avez aussi une position systématique, un réflexe : se faire en douce l’avocat des puissants. Dans ce cas c’est patent avec Bercy.
        La question n’est pas dans la nécessaire vérification des demandes, des procédure, après tout normales dans une démocratie, la question est la mise en œuvre des procédures décidées pour sauver EN URGENCE les artisans et commerçants dont il était question et qui sont noyés par des imbécillités administratives produites par la technocratie, désormais dominée par des ultralibéraux.
        Tout est désormais ainsi : belles mesures annoncées, chaos sur le terrain pour économiser le “pognon de dingue”.

      5. @Jacques Seignan :

        S’il y a encore à Bercy certains inspecteurs des finances auxquels j’ai pu me frotter , ils vont sourire de vos suspicions de connivence .

      6. Je me souviens avoir fait des prélèvements de vase autour du Charlie Golf.
        Sa coque vide avait été amarrée à un quai de l’arsenal de Brest et, là, l’assemblage avait continué.
        A la DCN, ils avaient dû oublier Archimède ! La coque s’est enfoncée sous le poids de tout le bazar qui faisait qu’elle devenait un porte-avion, jusqu’à aller poinçonner dans la vase que les vaincus de Trafalgar n’avaient pensé à draguer.
        J’vous dit pas ! Quand ils ont voulu bouger le “Général”, sa quille était scotchée, tellement la vase elle suçait.

        Mais bon ! Tout ça c’est pour dire à Jean du Loch Ness que pour faire nos prélèvements de vase nécessaire à notre étude (afin de connaitre leur “succion” ou, plus précisément, si vous préférez, leur caractéristiques mécaniques) on avait fait une proposition de prix (tout comme nos concurrents) à la compagnie des ponpons rouges.
        Ils sont regardant à la défense… dépense, faut pas croire !

        Je rajoute qu’il y a eu aussi le coup de la piste trop courte mais c’est déjà un brin trop long mon histoire. Et puis aussi la récente du Covid-confinement à cause du pacha qui l’a pas jouée finement avec le virus.

        Maintenant, juannessy, à vous ! Qu’allez-vous me répondre ?

    2. la notion de marché public s’impose ( ou pas en l’occurrence ) au maitre d’ouvrage ( ici l’état via la DGA ) .

      La DCN a eu ici un rôle de maître d’œuvre , lequel , en procédure normale, doit être déterminé par le maître d’ouvrage en application du code des marchés , et donc être choisi après compétition ( ou pas ,ici).

      Après le maitre d’œuvre organise , en tant que prestataire du maitre d’ouvrage , la mise en compétition des entreprises ( ou pas , ici ), pour les prestations “physiques” . Mais c’est le maitre d’ouvrage qui porte la responsabilité générale du respect ou pas du code des marchés .

      Qui en l’occurrence est respecté ici , puisqu’il prévoit explicitement que la Défense Nationale peut lui échapper .

      1. @ Juannessy,
        Vous dites que ça doit “dépasser les capacités d’un comptable retraité”.
        Mon ami est expert-comptable (ancien co-dirigeant d’un cabinet d’expertise comptable), retraité depuis peu. J’ai signalé que vous ne lisiez pas attentivement et dans ce cas vous choisissez une formule méprisante, sans doute pour vous.
        Vous êtes empli de mépris ; je vais finir par vous plaindre.

  12. Une autre raison ?

    L’injonction contradictoire envoyée autant aux parents d’élèves/parents actifs… qu’aux enseignant.e.s/parents ne serait-elle pas à plusieurs dimensions…?

    Le “quoi qu’il en coûte” raisonnant encore en écho d’un discours jupitérien “grandiloquent”, peut laisser perplexe la réflexion du sortir du confinement (refus d’accorder un délai de 24 heures minimum aux parlementaires devant voter les mesures du déconfinement), en commençant par rescolariser les enfants (“bonnes intentions”…?), contre l’avis du conseil scientifique, et sous prétexte de se préoccuper des plus exposés… aux inégalités, à la précarité, au transfert de la solidarité nationale exprimée auparavant dans la gratuité des cantines scolaires, qui nourrissaient parmi 12 millions d’enfants, vers ce qu’a constitué opportunément, “l’aubaine” d’en faire un “marché” prospère, pour la grande distribution alimentaire…

    La Macronie pourrait décider qu’il en coûte, en effet, que trop aux dépenses sociales, de cette prolongation du confinement. Cette gouvernance comme les précédents, ne se sont jamais gênées de faire faire des milliards d’euros d’économies, tous les ans, sur les dépenses sociales, comme la non redistribution des aides sociales au ayants droit… Les cas de NON RECOURS (5 milliards d’euros par an) qui concernent plus de 30% des “bénéficiaires” du RSA … constitue la confiscation du droit à la solidarité avec celles et ceux, censément toucher “un pognon de dingue mis dans les minimas, sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent”. La perversité de cette mécanique institutionnelle d’exclusion, ne semble indigner personne.

    En terme d’explosion des déficits de la SECU, de l’assurance chômage, par rapport au mise en chômage partiel, et en arrêts maladie, pour les cas de garde d’enfants à domicile… de nombre de parents “actifs” durant le confinement, les discours politiciens ont clairement exprimé que l’excédent de dettes publiques qu’il en résulterait, serait à faire payer… Et apparemment, vue la démesure de l’assistanat (annulations de dettes fiscales, sociales… ruissellements à destination de propriétaires privés, d’entreprises, d’actions… par dizaines de milliards d’euros, et garanties à coût de centaines de milliards d’euros) consacré à “l’économie”, sans contreparties, et même l’absence de la moindre indignation, quant aux licenciements qui commencent à créer le mouvement de fond d’une vague à venir… ce qui semble soucier la gouvernance ne pourrait-il pas être :

    – De couper les aides de l’amortisseur social, du chômage partiel, des arrêts maladie, aux parents qui en bénéficiaient pour raison de garde d’enfants, puisqu’une décision politique (arbitraire ?) fut prise d’un retour à l’école obligatoire, de les ré-ouvrir quoi, parce qu’une tempête (de “bombes” sanitaires ?) serait passée – sous entendant que pire pourrait-être celle “économique”…?

    – De couvrir le patronat (grand et petit, mais aussi les polémiques des médias de masse et discours politiciens…) ayant l’intention de menacer les parents ne voulant pas reprendre leur activité – comme avant – en voulant garder et protéger leurs enfants au domicile ; soit de licenciement (la vague aidant, il n’y a plus qu’à surfer dessus, puisque tout le monde le fera) en cas d’intention d’exercer leur droit de retrait, de prétexter que les lieux de scolarité et mesures sanitaires, ne soient pas satisfaisantes, comme les parents peuvent l’estimer aussi dans celles prises sur leur lieu de travail ; soit (ou “en même temps”) de les forcer à prendre leur RTT et congés payés, voire de perdre leur salaire jusqu’à la prochaine rentrée scolaire, en cas d’insuffisances des dits jours, si les parents l’attendent, en s’en remettant au conseil scientifique…?

    – De renvoyer la responsabilité d’un manque d’organisation dans l’accueil de tous les enfants (contradiction par rapport aux annonces de 15 élèves seulement en classe), dans la fourniture en repas, dans la désinfection des locaux communs, dans le suivie des élèves dont les cours resteront transmis en “télétravail” … à une mauvaise volonté idéologique trahissant “l’Etat d’urgence” et de “guerre”, en mélangeant enseignants et leurs syndicats, certains maires de certaines collectivités, etc…?

    1. Pardon pour les profs, maitresses et maîtres d’écoles, etc et le personnel de municipalités dédié à la distribution de repas dans les cantines scolaires, au personnel de nettoyage, etc, qui va devoir gérer l’impossible désinfection deux voir plusieurs fois par jours, dans la pénurie, qui autant parents que concernés, j’ai oublié d’inclure dans cette perspective analytique d’autres “raisons cachées”, rapidement écrite. Peut-être est-il possible de conclure que cette stratégie de sortir du confinement, à coup d’injonction contradictoire, et pas que… a une visée toute autre que purement et seulement devant satisfaire un enjeu “économique”, quand celui électoraliste, court-termiste, passant par les prochains scrutins des municipales, peut en être bouleversé et profiter au duel des populismes : Macronie vs fhaine (extrêmes droites et droite extrême).

  13. Le déconfinement est de toute manière un jeu à somme négative pour le gouvernement et les élus :

    – Soit l’on choisit de minimiser le nombre de victimes humaines, on garde la population confinée et on maximise le nombre de faillites d’entreprises. Il s’ensuit une crise sociale majuscule avec un basculement massif de la population dans la pauvreté et la précarité. Résultat : les rescapés du coronavirus deviendront les victimes économiques de la crise sociale induite. La pauvreté tue et plus sûrement encore qu’un virus.

    – Soit l’on choisit de minimiser le nombre de faillites d’entreprises et on déconfine tout le monde. Les défailances d’entreprises paraissent un temps jugulées, le temps que le virus se répande dans la population. Les arrêts maladie et les entrées en réanimation augmentent de manière exponentielle et l’économie s’arrête de nouveau quelques semaines après avoir péniblement redémarré. Résultat : les entreprises rescapées de la première vague de pandémie ne survivent pas à la seconde. Il s’ensuit une crise sociale majeure un basculement massif de la population dans la pauvreté et la précarité.

    – La seule voie praticable et une voie médiane : on déconfine petit à petit, le télétravail se développe et moyennant le suivi rigoureux de pratiques précautionneuses (port de masque, lavage récurrent des mains, distanciation sociale) on parvient à limiter le nombre de victimes autant que de défaillances d’entreprises. Mais seulement limiter : il y aura des morts et des faillites, c’est inévitable hélas.

    Cette affaire aura au moins le mérite de nous faire reconsidérer (dans la douleur sans doute) notre rapport à la mort et à notre propre finitude. Et nous rappeler à tous que nous ne sommes que de passage ici-bas.

    1. Et même de tré-passage .

      Le dilemme est bel et bien de dessiner cette ligne médiane ( qui , comment , dans quelle urgence ) et d’être prêt à en porter la responsabilité au sens où j’ai déjà énoncé cette responsabilité .

    2. Il y a une illusion des gouvernants sur le fait qu’une fois le virus disparu, le monde d’avant redémarrera de plus belle.

      Non, on va probablement rentrer dans un mécanisme de dépression économique, où la demande chutera régulièrement. D’une part parce que les gens auront été in sécurisés (même si le chômage partiel aura de beaucoup limité cette in-sécurisation), d’autre part parce que les gens auront eu une baisse de revenu et une réflexion, un tri, sur ce qui est essentiel et ce qui est peu utile.

      Donc seules les productions utiles (alimentaires, sanitaires, éducatives) s’en sortiront, les autres verront une chute ou une disparition de leur marché.

      Remettre tout le monde au travail n’a donc pas forcément de sens. Sauf si l’on veut transmettre cette illusion à la population (un jeu du quitte ou double en quelque sorte) au risque de perdre toute crédibilité (si l’on pense qu’il y en a encore).

      Maintenant, pour recadrer sur le sujet, le risque de remettre en route les écoles est de générer une deuxième vague qui arrêtera de nouveau la production et fera de nouveau chuter la confiance. Fonctionner par à-coups est toujours moins efficace.

  14. En regardant la photo des petits chinois avec leurs petits chapeaux -hélicoptère colorés et leur masques , je me suis demandé ce qui serait le plus dur à faire accepeter par les enseignants et les parents en France :

    – le masque ?
    – le chapeau ?

    Peut être d’être tous habillés avec la même petite veste .

    Remarqué aussi que l’institutrice ne porte pas de chapeau hélicoptère de distanciation . C’est vrai qu’elle aurait du le porter soit à la taille en classe , soit sur la tête avec ses collègues . Le PPC n’est pas allé jusqu’au bout de la démarche .

    1. Le « chapeau hélicoptère » est en fait le chapeau caractéristique des officiels chinois à la cour, ce chapeau de base carrée et à ailettes !
      Précision que j’ignorais : il s’agirait sous la dynastie Song d’un chapeau dont les ailettes devaient permettre d’établir une distanciation sociale afin que que les officiels ne conspirassent point. Je mets le conditionnel, car l’empereur lui-même portait un tel chapeau, voir la reproduction dans cette bio de l’empereur Huizong.

      En Chine un ami chinois m’avait fait le cadeau d’un tel mandarin ailé réalisé en bois, objet que la famille offre à sa progéniture diplômée de l’enseignement supérieur. Ce chapeau dans la culture populaire chinoise est devenu la représentation stéréotypée du mandarin.

      https://www.lesinrocks.com/2020/04/27/actualite/societe/en-chine-des-ecoliers-portent-un-chapeau-de-distanciation-sociale-vous-allez-vouloir-le-meme/

      Pour les classes françaises on pourrait proposer le bonnet phrygien avec masque intégré ! 😉

      1. Merci de cette information .

        Pour nous , on aurait aussi pu aussi penser au casque gaulois mais avec un masque , à moins qu’il soit de fer , ça ferait bizarre .

        Cependant , le casque , c’était plutôt pour éviter que le ciel nous tombe sur la tête , pas trop pour la distanciation sociale .

      2. Ah oui merci pour cette précision, j’ai cru au départ à des minis deltaplanes ou un concours d’ aéromodélisme… 😉
        Le casque est une idée (bientôt Donald évoquera peut-être cette solution), gaulois/celtique ou même viking pourquoi pas,
        mais seraient finalement peu efficaces car sans cornes la plupart du temps…
        Le modèle ‘Adrian’ de 14/18, en cas de souffle trop fort ?? 🙂

      3. Précisions:
        Ni les casques gaulois, ni les casques vikings n’avaient d’ailes ou de cornes 😉
        (A part dans les bandes dessinées)

      4. Je ne connaissais pas ce chapeau-hélicoptère, c’est interessant. Merci Pierre-Yves pour cet ajout culturel.

  15. il est évident que ce sera avec votre société de la décroissance (où les biotechnologies sont des ‘besoins inutiles” cfr S Latouche, la décroissance, 2019, p 26) et de la force musculaire que la solution viendra… On se demande quel rebouteux ou chamane fabriquera médicaments, gants en plastique (eh oui), et autres intubateurs…

  16. Bon, on est mardi à 16h24, Francois M, que pensez vous des annonces et de leur justification?

    1. Désolé, j’étais absent durant le discours du premier ministre (une grosse tournée des magasins avec un masque sur le visage, histoire de voir ce que ça fait d’en porter un). Et bien, c’est ch…, et ça va être vraiment compliqué de le faire faire à des collégiens.

      Pour répondre à la question (je n’ai regardé que l’extrait qui concerne l’éducation, et surfé sur deux – trois titres sur internet) :
      1) Il n’y a pas de changement de stratégie, Édouard Philippe, qu’il soit ou non d’accord avec le président sur ce sujet, met en application la décision d’Emmanuel Macron. La logique de vouloir faire entrer les plus petits en premier plutôt que les collégiens et lycéens montre uniquement que la raison principale est de permettre aux parents de ces plus petits de partir au travail (car les plus grands peuvent rester seuls à la maison), et non comme il l’affirme pour “des raisons pédagogiques”. Surtout qu’à demi-classe sur 8 semaines, cela fait quatre semaines de travail effectif… Ce n’est pas cela qui va changer radicalement la réussite ou l’échec d’un élève. On réduit donc le nombre d’adultes à immuniser en ne prenant que les parents d’enfants les plus jeunes (ceux sensé être les moins risqués vis à vis du virus) en protégeant – un peu – les professeurs en leur proposant des masques ; et en oubliant au passage les grands-parents… (tout le monde ne fait pas garder ses enfants par du périscolaire ou des nounous à la sortie de l’école).

      2) La logique des départements “verts et rouges” applicables pour les collèges et les lycées ne l’est pas pour les petites classes. Pourquoi ? Il y a un manque de cohérence certain là-dessus, qui ne s’explique que pour les mêmes raisons qu’au 1)

      3) La limitation des échanges entre régions permet de limiter l’exportation du virus d’une région infectée vers l’une qui ne l’est pas. D’un point de vue national, les zones qui se ré-inflammeront pourront envoyer leurs malades vers les zones plus saines (maintenant que l’on a des TGV équipés pour !).

      4) Les points techniques précis – excepté le port du masque, la limitation à 15 élèves, et le respect de règles de distanciation sociale sans les détailler – n’ont pas été évoqués. Ni non plus les recommandations du comité scientifique, qui seront / ne seront pas ? obligatoires. Sans doute parce que le gouvernement se rend compte qu’elles sont trop difficiles à appliquer. Au contraire, il renvoie à des décisions locales, jusqu’à, si j’ai bien compris, au niveau des conseils d’école (primaire) ou conseils d’administration (collège et lycée) avec des négociations “institution / parents d’élèves”. Qu’il y ait des adaptations locales me parait bien, mais il n’y a là aucun cadre de départ, ça risque donc d’être un beau bordel. Mais c’est une façon de la jouer à la ponce Pilate “démerdez-vous, je m’en lave les mains, ce ne sera plus de ma responsabilité”.

      Voilà pour mes premières impressions, sur une seule écoute d’un extrait du discours d’Édouard Philippe.

    2. 5) dire que “les élèves qui resteront à la maison auront la continuité pédagogique”, c’est à mes yeux totalement impossible, l’enseignant ne pourra pas être au four et au moulin. Il y aura donc des élèves sur le carreau, et beaucoup plus que pendant le confinement.

  17. “le taux d’attaque était de 41%. Parmi les proches des lycéens (parents et fratrie), le taux d’attaque était de 11%. ”
    Il me semble avoir vu aussi quelque part à la télé un chiffre de 17 % pour la famille.

    Mais le problême me semble plutôt être que recouvre le 11% ?
    Il suggère un faible taux de contamination, mais le risque me semble devoir être interprété comme 11%/41% soit quand même 25 % 1/4 ce qui n’est pas négligeable

    et on parle de fratrie et de parents mais Quid des grands-parents ?

    Si l’on rouvre les écoles, le masque et la distanciation sociale devrait être obligatoire à la maison pour les enfants surtout s’il y a des grands parents (garderie/week-end).

    1. Pour le taux d’attaque, je me suis posé la même question. Je pense qu’il faudrait aller plonger dans le document (en anglais), ce que je n’ai pas fait.

      Pour le masque, effectivement si les enfants n’en ont pas porté en classe et lors des transports (cas des primaires), le risque qu’ils importent le virus à la maison devient important.

      Il le sera aussi avec les collégiens, qui peuvent soit mal l’utiliser, soit le retirer parce que “ça les gonfle !”. Et puis, ils auront peut être aussi envie d’embrasser le petit / la petite copain / copine…

      De même, il va être impossible d’empêcher des gestes de camaraderie, quel que soit l’âge de l’enfant. Le risque d’importation du virus à la maison augmente forcément avec le regroupement.

      1. “Le risque d’être infecté au sein du domicile passait de 9% à 17% pour les parents si le lycéen était infecté, et de 3% à 21% pour la fratrie si le lycéen était infecté”
        C’est ce que l’on trouve à la lecture de l’article en français en référence du billet, celà signifie donc que le fait d’avoir un enfant lycéen atteint double le risque d’être contaminé.
        et qu’au sein d’une fratrie le risque est multiplié par 7 !
        Il est curieux que le taux de référence soit de 9 % pour les parents et 3 % pour la fratrie …
        Tout celà montre qu’une étude qui a sans doute servie à mettre au point le test sérologique, peut toujours être utilisée dans un sens ou dans l’autre suivant la façon dont on présente le résultats.

  18. En 3 semaines, 25 enfants ont été touchés par une maladie rare, dont le déclenchement serait lié au coronavirus..
    https://www.ladepeche.fr/2020/04/28/syndrome-inflammatoire-et-coronavirus-chez-des-enfants-le-centre-necker-lance-a-son-tour-une-alerte,8866654.php

    Dans la note d’alerte du NHS, il était indiqué, sauf erreur de compréhension de ma part, que certains enfants étaient positifs et d’autres négatifs au test PCR, mais qu’ils avaient des anticorps liés au Sars-Cov-2.

    1. Signes de la maladie de Kawasaki, et défaillances circulatoires, celà rejoint d’autres variantes relevées par Otromeros, peut être cette information surgit-elle opportunément alors que l’on pensait que les enfants ne risquaient rien et que l’on va rouvrir les maternelles !
      Mais symptômes multiples et maladies multiples, au début le Sida n’était pas connu, encore moins le VIH et seulement relevait-on des anomalies d’apparition de syndrome de Kaposi.

  19. @François M
    Votre billet est historique. La première fois depuis la création du blog que j’y lis un invité qui fait l’apologie de la théorie du complot. Et j’ai lu des centaines de billets ici. C’est affligeant et partisan, mal documenté. A mon sens pas digne du niveau habituel de ce blog.
    Covid-19 : merci d’essayer de prendre un peu de recul et mesurer chaque parole quand, comme nous, on n’est pas spécialement compétents pour traiter d’un sujet qui divise les meilleurs spécialistes mondiaux!

    1. Je ne vois vraiment pas de quel complot vous voulez parler. Expliquez-vous.

      Le but de Macron est qu’en septembre le maximum de monde puisse retourner au travail, et pour cela, en l’absence de vaccin, il faut bien trouver un moyen pour immuniser les gens. Si le simple fait que penser qu’il puisse avoir cette idée vous froisse, dites-moi donc quel est l’objectif de Macron alors, et pourquoi prend-il autant de risque et va à l’encontre du Conseil Scientifique (qu’il louangeait un mois auparavant).

      Édouard Philippe à mon avis n’est pas chaud à ce sujet, d’autant plus qu’il sait qu’il y aura des “dégâts collatéraux”. C’est pour cela qu’il freine des quatre fers, et qu’il a repoussé les rentrées de collèges et lycées à la saint glinglin (exceptés pour les plus jeunes, 6è et 5è, que les parents aimeraient voir sous surveillance).

      Expliquez moi en quoi l’Italie, la Roumanie ou d’autres ont décidé de ne rouvrir les écoles qu’en septembre alors qu’ils ont une situation identique, voire moins critique. Expliquez moi pourquoi Monaco choisit d’abord de faire rentrer les plus grands (collèges et lycées), puis ensuite, si c’est possible, les plus jeunes (primaire)

      1. @François M
        Je ne vais pas démonter point par point un billet qui a été validé par Paul, car ce serait un manque de respect envers lui plus qu’envers vous. Je vais me contenter de dire qu’il y a de quoi. Et je maintiens que vous avez une approche complotiste, ce que quelques vieux habitués du blog on déjà dû remarquer (ainsi que quelques nouveaux, j’ose l’espérer).

    2. Je pensais qu’il voulais mettre ça en place qu’à partir de septembre, visiblement il est encore plus pressé …

      https://www.bfmtv.com/economie/a-partir-du-1er-juin-le-droit-au-chomage-partiel-pour-garde-d-enfants-sera-plus-restrictif-1904173.html

      Extrait : “A partir du 1er juin, les parents devront fournir une attestation à leur employeur pour justifier que l’établissement scolaire de leur enfant n’est pas en mesure de l’accueillir. Sans ce justificatif, ils n’auront plus droit au chômage partiel. ”

      Alors, complot ?

      Je vais me repasser en boucle le “quoi qu’il en coûte !”

      1. Merci d’échanger cette info, que je vais partager, avec le regret d’avoir a constater que les craintes que je soulevais plus haut, s’avère plus sérieuses que ce que j’anticipais à mon humble niveau de réflexion.

        En effet ; quels proviseurs, devra assumer d’être en conflit avec quels prof, maîtres/maitresses, instituteurs(trices) etc, et quels pauvres gamins… pour décider dans le cadre du plan général national préconisant des classes de pas plus de 15 élèves, et “en même temps” le fait de fournir des justificatifs pour bénéficier des aides sociales de type chômage partiel pour cause de garde d’enfants… à quels parents devront être fourni des attestions, suivant quels types d’activités ces derniers exerceront (“externalisation” de l’aspect négatif du “tri sélectif”, “darwinisme social”…?), et donc quels patrons (du “ras le bol fiscal”, “poujadisme”) risqueront d’être mis à dos – pour ne pas changer – de l’éducation national, de “l’utilité” de ce service public et combien d’autres…?

      2. “Quoiqu’il en coûte,” nuance avec “quoi qu’il en coûte”, n’est-il pas ?
        (“Bien qu’il en coûte” au sens du premier).
        Couac dans le “quoi-que”, cerise sur le kouke (ah, l’abus d’Affligem ne me réussit pas autant qu’à John Boltion, je ferai un stage à Knokke le zoute).

  20. Suite du commentaire du 29 avril 2020 à 17 h 25 min destiné à François M= François.

    Zut alors. Aurais-je oublier volontairement la dimension du choix cornélien – façon affaire Dexia ? – … entre parents adeptes du syndicalisme, et ceux, majoritaires, hésitant entre être gilets jaunes et avoir “l’air/l’ère” dans l’inconnu, l’incertitude, les doutes… qui au niveau local… a encore une capacité de résistance assez forte… peut-être suffisamment trop (selon ces dirigeants du public et privé, qui se demandent, : “comment lutter contre la menace de justice sociale” ?) pour contrecarrer des ambitions “électoralistes” territoriales (les sénatoriales n’étant jamais loin. Voire dans les saisons de la série “Dystopie…”, présentée ici… les épisodes en référence aux “seigneurs féodaux locaux”,) l’enjeu de rejouer les municipales signifiant un échec de la Macronie, n’étant pas assez loin non plus…?

    1. Cornélien,zut, je m’apprêtais à dégainer Racine, “De quel amour blessée vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée”.
      Je parlais d’une protéine ACE 2 en goguette aux bords d’une cellule, bien entendu.

  21. Une enseignante me souffle dans l’oreillette après visio-conférence avec le staff rectoral et municipal que cela va être un beau merdier le 11 mai. Tout le monde espère que le département va être classé en rouge 🙂 Trop tôt pour rentrer dans de bonnes conditions.

    1. Tant qu’à faire dans le progressif pour les écoles @arkao :

      – Là où les hostos restent trop saturés, on peut étendre simplement les écoles qui ont ouvert pour les personnels médicaux, je crois que c’est 4-5% des effectifs, pas plus, à l’échelle nationale (genre 2 classes pour 1 école sur 5 soit, 2 sur 5×8=40 classes donc typiquement, 5%).

      Passer à 20% en ouvrant à peu près toutes les écoles, et en récupérant les enfants de famille monoparentale en priorité (c’est là que le truc de l’ancien monde qui s’appelle l’aide sociale sert à quelque chose, nom d’un petit bonhomme). Et comme il n’y aura pas de miracle sur le R0, ça n’ira guère plus loin sauf par quartier, cas particulier, en souplesse.

      – Là où le niveau viral est bas (Ouest france) , il est bon qu’il le reste assez longtemps (= 7 semaines jusqu’aux vacances), là on tente les manips de réouverture avec profs de 45 ans max (sauf les déjà touchés, j’en connais) et 40% des élèves max pendant 2 semaines, et puis un peu plus ensuite.

      Idem pour les futurs vacances des allemands et bataves:
      Les tracer sur autoroutes à 5 ou 6 stations services lourdement staffées.
      Leur “réserver” des plages (les limiter à ces plages) et camping (là ce serait exclusif), avec personnel qui ne sort pas du lieu.
      Donc utiliser 20% de l’hébergement pour du staff lourd, faire livrer bouffe et boules OBUT “en masse”, etc.
      Ce n’est pas inimaginable, mais si ça fait un peu bizarre et qu’il fait à la limite prévoir des choses analogues pour les français : obligation de résidence dans un périmètre resséré etc.
      Ouverture des terrains de sports comme café “distancié” à la grecque, vaisselle jetable entièrement et simple, les gens qui veulent viennent avec leurs couverts c’est déjà ça.
      Je sais que 2Casa n’y croit pas beaucoup, mais ce n’est pas inimaginable qu dans 3 mois, les gens aient renormalisé pas mal de chose (ne plus se faire servir à table par exemple, payer sans contact le plus souvent , etc.)
      Pour les hôtels restaurants, j’avoue que ça me semble fichu, sauf une vaste terrasse jardin et une chaine de self analogue à celle des frites aux brocantes un jour de pluie.

      1. Timiota avait proposé, il y déjà a des semaines, l’idée des hôtels et petit à petit elle est mise en œuvre .
        Analyses fines, propositions pertinentes => je suggère une pétition pour qu’il soit nommé sans délai au Conseil scientifique !

      2. Salut timiota,

        Effectivement, je n’y crois pas beaucoup !

        J’en reste à ma première interrogation : quid des tenues et de la sécurité afférente ? Je dirais qu’au bas mot 50% des établissements ne respectent pas la première des règles : mettre à disposition un vestiaire avec des casiers qui ferment. Les seuls endroits où j’en ai vu, ce sont les grosses structures employant beaucoup de personnes où les obligations légales sont globalement respectées (elles ont simplement les infrastructures pour ce faire).

        Ailleurs ils s’en sortent en général en n’imposant pas un dress-code trop formel. Les tenues se transformant en “déchets biologiques” je ne vois pas comment on va s’en sortir.

        On n’est pas encore en salle ou en cuisine et déjà le problème est insoluble dans un cadre légal. Sauf à s’asseoir, comme d’hab’, sur la sécurité des salariés.

        Deux remarques adjacentes :

        1/ Sur le port de l’uniforme et la domination exercée sur les corps : https://www.youtube.com/watch?v=ZvURR83ohcg
        C’est bien d’y être un peu sensibilisés, le folklore, franchement, ça faich…

        2/ Les nouveaux artifices qui sont en train de s’introduire (masques, visières, etc) sont les premiers signes apparents de notre adaptation à un milieu dégradé. À une échelle globale ça se passera comme ça, par petites touches. On finira sous terre ou sous cloche. Pas très enthousiasmant.

        Si d’aventure les restos devaient rouvrir, le passage à un mode self apparaît comme la seule solution pour contrôler les flux et permettre la spécialisation des tâches (ce qui assure la moindre déperdition des gestes barrières nécessaires à chaque étape). Seule solution envisageable pour éviter d’être sur un modèle éclaté (en étoile, radial ?) i.e. avec une personne qui circule entre différents points et joue le rôle de vecteur potentiel. Sinon les interactions sont de toute façon trop nombreuses, les gestes barrières ne seront pas respectés.

        Et encore, en y réfléchissant, ça dépend finalement de la personne à qui on souhaite faire courir le risque : le personnel en modèle habituel avec clients à table, les clients sur un modèle self.

        La simple concentration en un même lieu de personnes venant d’horizons totalement différents (brassage) me semble, quoi qu’il en soit, une aberration. C’est exactement ce que l’on veut éviter. Pas la peine d’évoquer les clim pour se rendre compte que la plupart des établissements sont des “étuves” véritables bouillons de culture sans aération sérieuse.

        D’un point de vue financier, un resto fonctionne sur la mise en commun de “tout ce qui n’est pas strictement individuel” (la bouffe dans votre assiette), pour réaliser une forme “d’économie d’échelle” sur tout ce qui n’est pas “consommable”. Un retour au mode “MacDo” (tout individuel) avec déchets à la pelle risque de gréver lourdement la rentabilité sans même parler de la gabegie écologique !

        Sans appel. Disparition programmée sauf situation très particulière liée au type de restauration, aux infrastructures…

        Qu’est-ce que je vais faire de mes 23 mois de confinement en attendant un vaccin ?!
        Vivre… 🙂 Quelle reconversion ?

      3. J’ai des actions à Rivesaltes ET dans les mobil-homes de l’Atlantique, et dans les hotels de la couronn parisienne, faut prévoir les catas climatiques ET sanitaire !

    2. Il sera anthropologiquement tentant de suivre comment cette ” rentrée” , si elle a lieu finalement ,sera assurée selon la partition public /privé , selon les confessions dans l’enseignement privé, selon la géographie , selon la ” couleur politique majoritaire ” du secteur administratif , selon la partition primaire , collèges , lycées …..

      1. Dans la mesure où , indirectement , les maires , de fait , ont désormais le choix responsable local à faire pour arbitrer entre sanitaire et économique , on pourra aussi peser si les communes bassins d’emploi ont été plus sensibles à la ” nécessité” de reprise scolaire . On peut par contre présumer que les communes déjà en déshérence économique auront moins ce type de pression .

      2. Ah, Todd parlait de zombie à tire-l’haricot (:;)

        et nous sommes tous zombies en attente du vaccin vaudou, mais pas zombies exactement pareil, Todd va se régaler, l’abus d’INSEE ne nuit pas à la santé.

        ou de la cérémonie propitiatoire faite par le maire local en présence du chamane
        (le maire adjoint ou conseiller municipal délégué aux scolaires) et sous les auspices de l’ARS, dont Mediapart nous apprend d’ailleurs le caractère zombie dans la crise des zombitests (après celle des zombimasques)

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