L’aviation civile ? Warren Buffett n’y croit plus : “Le monde a changé !”

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Quelqu’un qui tousse dans un avion :

À la tête de son conglomérat Berkshire Hathaway, Buffett avait une participation importante dans les quatre principales compagnies aériennes américaines : il possédait 11 % de Delta Air Lines, 10 % d’American Airlines Co, 10 % de Southwest Airlines Co et 9 % de United Airlines.

Il faut en parler au passé : il a tout vendu. Ce qui représente des sommes considérables. Cela fera des vagues, de très grosses vagues, sur les marchés boursiers durant la semaine qui débute dans quelques heures.

Pourquoi cette vente brutale ? À mon avis il a dû voir la simulation ci-dessus, qui circule depuis quelques jours, de quelqu’un qui tousse dans un avion.

Pour rappel, quelqu’un qui éternue dans un avion :

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132 réflexions sur « L’aviation civile ? Warren Buffett n’y croit plus : “Le monde a changé !” »

  1. Est ce vraiment mieux dans un train ou un métro ?
    C’est le règne de l’automobile individuelle qui revient ! Avec une touche de vélo (mais une ou che seulement)

    1. On peut noter certaines différences quand même :
      – davantage de passagers dans un avion ;
      – trajets plus longs que dans un bus-métro-tram (pas forcément en train) ;
      – impossible d’ouvrir les fenêtres dans l’avion 🙂

      Si l’automobile revient à l’attaque (ce que je crains aussi), possible qu’il y ait moins de SUV, au profit de petites voitures moins gourmandes, et que, si le vélo s’intensifie, on ait moins de GCUM aussi (j’espère !)

      1. “vous oubliez les RER et les TGV…”

        Oui, avec la distanciation sociale, on a prévu des places sur les toits des wagons, mais très espacées quand même…
        Bon à l’approche des tunnels faudra juste éteindre votre portable, et prévenir votre correspondant qu vous ne pourrez plus répondre car le réseau ne passe plus.

      2. Prévenir votre correspondant, enfin si vous êtes encore “entier”…
        Distanciation sociale fait LOI. Ah !

      3. @Cloclo

        En Inde, oui mais ça c’était “avant”…
        Au fait ,le tuto pour mettre le masque avec les pieds et s’envelopper de sopalin avant la “cuisson” et/ou le congélo, on le trouve où ?

      4. Non, il y aura de plus en plus de SUV car les responsables rajoutent partout des ralentisseurs… C’est bien plus confortable que d’avoir son bas de caisse qui cogne par terre.

      5. @Jacques Seignan “la seule solution serait une éradication à la chinoise mais on sait bien qu’elle est irréalisable chez nous et de toutes manières c’est trop tard en Europe”

        Nous n’en sommes qu’à 6% de confrontation au virus si l’on en croit les estimations de l’Institut Pasteur soit à peine 10 % du nombre nécessaire à une immunité de groupe, et celà pour 30 000 morts.
        Faut-il déjà baisser les bras comme le gouvernement en février faute de .. tout ?

        Ou faut il essayer de ne pas atteindre les 30 000 x 10 =300 000 morts dans les prochains 18 mois ?
        sur les 30 000 décés il y a 15 000 à l’hopital qui correspondent sans doute à 30 000 vies sauvées par la réanimation soit avec le confinement un coût de 2 mois à 3 % PIB = 6 % du PIB.
        soit un prix/coût de 500 000 vies pour un PIB
        est-ce raisonnable ? on peut continuer le confinement. (ou le reprendre par à coup)
        Peut-on faire mieux maintenant ?
        éradication à la chinoise/coréenne
        isolement strict des individus fragiles (sur initiative personnelle).

      6. @Tréhard
        Et quand il n’y aura plus une goutte de pétrole, et ben il y aura encore plus de SUV, parce que… parce que on peut pas revenir en arrière et que du pétrole il y en a toujours eu et que si y en a plus on ira en chercher ailleurs et blabla… et “blablacar” toujours et encore…. la rengaine habituelle des imbéciles qui ne veulent rien voir.

    2. A tout prendre, il semblerait moins risqué d’être confiné à l’intérieur d’une cabine d’avion qu’entassé dans une voiture du RER B ou D ou métro lignes 4 ou 13 aux heures de pointe !
      Pour l’avion, l’air est renouvelé toutes les 3 minutes par prélèvement d’air extérieur (via le compresseur des réacteurs) et pour 50 % d’air intérieur recyclé via des filtres dont catalyseurs anti ozone ; un doute toutefois concerne le taux d’hygrométrie particulièrement bas et l’on sait que les virus préfèrent un milieu sec pour se propager et que par ailleurs, les muqueuses nasales sèches seraient plus sensibles aux pénétrations virales ?
      Une attention toute particulière des PNC devra être prise concernant le suivi de la propreté des toilettes de bord sur les longs courriers avec un apport supplémentaire de gel nettoyant et serviettes en papier !

      1. @ Tout me hérisse, @ K et @ Emmanuel,
        Ces comparaison sur les “mass transits” à diverses échelles ─ en réalité ce concept est associé aux “transports en commun” mais j’y ajouterais les avions et les trains de plus en plus gros et fréquentés ─ , opposés aux bagnoles, aux vélos ou même à la marche, montrent des différences mais surtout des points communs.
        On transporte beaucoup de monde en espace confiné et cela sur des durées pouvant être supérieures à une heure.
        L’avion offre un meilleur recyclage et améliorable (cf. idée des UV par Timiota). Les ouvertures des fenêtres sont impossibles aussi en TGV ou interdites en principe pour les RER, sans évoquer le métro où ça n’apporterait rien. C’était ma objection à Emmanuel : il y a plus de passagers dans un TGV (avec circulation possible vers le bar) ou un RER avec l’impossibilité d’ouvrir les fenêtres…

        Un autre point crucial doit être évoqué si l’on considère les RER et les TGV : beaucoup sont à étage. Lors des sorties et entrées, une foule attend dans les escaliers. En théorie on peut imposer une distance minimale de 1 m entre les passagers durant ces phases mais en pratique cela signifiera que les remplissages et évacuations prendront nettement plus de temps. D’ailleurs, c’est fascinant de comparer un trajet en avion et en TGV sur une distance de 700 km ( en théorie : 1h vs. 2,5h) : indépendamment des contrôles antiterroristes ─ fouilles très poussées pour les avions ─ , et autrefois une partie du temps économisé était “gaspillée” ainsi. Il faut noter que la SNCF pour de bonnes raisons sans doute a fait des efforts pour remettre du temps pour ses TGV, les rendant plus longs d’accès (le projet Gare du nord serait un plus pour ça). (Heureusement que Le Maire reprend l’idée de Ruffin pour ce qui des vols destinés aux domestiques en courte distance…)

        Ces problèmes de distanciation sociale rappelle ceux rencontrés pour les écoles, “ingérables” pour parler comme les “managers”.
        En réalité, c’est du pipeau : des effets d’annonce. Seul un type qui n’a jamais mis les pieds dans un métro peut imaginer la solution d’un siège sur deux : ce serait risible si ce n’était tragique.
        Actuellement on ne peut pas et on ne sait mettre en pratique la mise en troupeau des élèves ou des passagers en évitant la propagation du virus. On fera semblant.
        Comme le dit Alexis Toulet, la seule solution serait une éradication à la chinoise mais on sait bien qu’elle est irréalisable chez nous et de toutes manières c’est trop tard en Europe ─ les pays “épargnés” ne le sont qu’en raison d’un retard. On doit espérer des traitements ou des vaccinations résoudront ce problème, mais avant, il faut accepter la réalité d’une situation catastrophique et aporétique.
        Nous ne savons pas comment faire, ni nos gouvernants, ni nous collectivement.
        Un monde finit dont il faut faire le deuil (ce qui est toujours long et éprouvant) et celui qui se dessine est inquiétant (pour euphémiser).

  2. Il est étonnant qu’il ait attendu si longtemps pour tout vendre, lui si bien inspiré d’habitude, les discours lénifiants sur l’absence de risque et de pandémie en début d’année ayant laissé suffisammment de temps aux gens bien informés pour se retirer des secteurs à risque : transports aériens, constructeurs civils, tourisme (AccorHotels, Starbucks … ), croisières, parcs à thème, covoiturage centre commerciaux …
    Thomas Cook n’aurait probablement pas survécu …

    Finalement Carlos Ghosn était bien inspiré de prendre un vol privé (avec des précautions supplémentaires … )

    Peut-être Air France va distribuer des FFP2 à l’embarquement, ou généraliser le port du masque à oxygène (en plus curatif !) .
    Il faut investir chez les équipementiers qui proposent ces équipements de génération d’oxygène à bord.

    1. Carrément le masque à oxygène, c’est l’avenir car c’est l’air est la seule ressource naturelle qui ne se vend pas encore a Grande échelle. J’aurais pensé que ce serait la pollution qui nous y amènerait…

  3. Dans tous ses miasmes il y a aussi des bactéries qui nous aident.
    J’aime pas trop les avions mais vous faites la même simulation dans une rue plus personne ne descend de chez lui…
    Tiens d’ailleurs !

      1. Du vent ? Youpi ! Sortez la bière, les kilts et les cornemuses, c’est la fête avec les écossais ! 😉

      2. Normal, ni les irlandais et encore moins les écossais ne dansent au son de la cornemuse…
        Les jupettes ? No thanks, je n’aime pas J.Bieber.

    1. D’ailleurs dans un avion, il y a de la puissance disponible,
      on pourrait donc passer l’air aux UV (au moment de la récupération dans la ventilation en-dessous.
      C’est ce qu’on fait pour l’eau des bassins à poissons de plein air, si on ne veut pas qu’ils deviennent troubles.
      https://www.manomano.fr/filtre-de-bassin-3305?

      Avantage : on aura quelques virus mutants, on pourra accélérer les test de mutations, au lieu d’attendre que messire SarsCov 2 de Lingopan de Khirrauxptères daigne faire ses essais de mutations pendant l’hiver prochaine, nous semant dans la confusion entre grippe saisonnière, actuelle et nouvelle covid19.

      Mais il est vrai que l’exécutif français n’ayant pas encor muté, il est l’acteur principal de la confusion.

  4. Une démonstration de plus que la seule solution viable est de vaincre le virus, pas de “vivre avec” comme le gouvernement français le prévoit.

    A moins d’imaginer un (gros) coup de chance et un vaccin dans les mois qui viennent – ou un traitement miraculeux… Didier, oh Didier où es-tu avec ta blouse blanche et tes calembredaines ? – il reste la solution chinoise. Qui nécessite un bien plus gros effort en termes d’intensité et de durée du confinement que celui que le gouvernement français a organisé jusqu’ici certes… mais ce serait pour une victoire pas pour un répit.

    1. Si quelqu’un peut m’expliquer , vu que les anticorps ne sont pas protecteurs , comment un vaccin pour ce virus est il possible ?

      1. Si je fabriquais des vaccins , je dirai que je peux sortir un nouveau bon vaccin tous les 6 mois , et qu’il faut revacciner sans cesse .Comme ça on n’aura pas le temps d’oublier qu’il faut des rappels , comme pour le tétanos ( tous les 20 ans à moins d e65 ans , et tous les dix ans après pour ceux qui ne meurent pas d’autre chose après cet âge douloureux) .

        Si j’étais Warren Buffet , c’est là que j’aurais remis ma mise .

      2. C’est une bonne question, je me la pose depuis déjà quelques semaines.
        Ce qui a le plus de chance d’arriver en premier, c’est un traitement qui évite l’emballement du système immunitaire, c’est-à-dire ces fameux orages de cytokines et les inflammations trop importantes, qui sont, plus que le virus lui-même, ce qui met à mal le corps (si j’ai bien compris le problème).
        On tomberait malade, mais pas gravement, et sans séquelles graves et irréversibles (comme c’est sans doute le cas actuellement).

      3. @François M :

        Sans savoir ce qui est vraiment salutaire , il me semble qu’il y a des recherches à l’œuvre de par le monde , au moins dans trois stratégie :

        – vaccin(s)
        – utilisation de produits connus testés tous azimut ( apparemment stratégie de l’institut Pasteur de ce que j’ai compris au début )
        – recherches de produits multiples pour atténuer les effets primaires ou secondaires ,avant , pendant ou après la contamination .Cette dernière voie est en perpétuelle interrogation au fur et à mesure que les constats internationaux ( ou tout bêtement chez les urgentistes et infirmières ) se font plus sérieux sur les effets encore mutants et pas assez prévisibles d e la bestiole .

        Si je n’oublie rien , le tout se passe dans un décor de précipitation , de compétition , d’enjeux commerciaux ou géopolitiques énormes , de distorsions introduites par les pressions politiques nationales .

        Je fonde l’hypothèse naïve que les milieux scientifiques coopèrent plus que le visible ne l’indique , mais quand les enjeux et le pognon sont si présents , j’ai des craintes sur le caractère lumineux du résultat .

      4. Je miserais aussi sur l’informatique ( télétravail ) , le matériel médical , les hôpitaux privés pour friqués ( idem maisons de retraite ), la pharmacie ( anxiolytiques ) , la psychiatrie , le Ricard , la connerie des réseaux sociaux , la voiture “propre” , l’air “pur” , l’eau , les villes moyennes , le ” je m’occupe de tout ce qui vous pèse ” …..

      5. Un vaccin…j’y croyais aussi…mais DR s’en est gaussé avant-hier.. Je sens qu’ “on” ne va pas l’ “enquiquiner ” la-dessus…!

        Par contre , sauf erreur de lecture , lecture très intéressante tant le fil du rapport est clair , les “premières lignes” se rebiffent et semblent s’organiser de façon très intelligente/intelligible… On peut sans peine imaginer la rage qui les anime :

        https://stopcovid19.today/wp-content/uploads/2020/04/COVID_19_RAPPORT_ETUDE_RETROSPECTIVE_CLINIQUE_ET_THERAPEUTIQUE_200430.pdf

        Mérite à mon avis (beaucoup) mieux qu’un simple coup d’oeil..

      6. Mais bien sur, un vaccin avec un virus mutant ? Mdrrr
        Et glisser dans la piscine, mdrr, ça ne le fait pas mieux ?
        Non mais , pisser dans la glycine et sans bouée, c’est mieux !
        Youpi !

      7. comment un vaccin est il possible ? est-ce pour celà que le gouvernement français n’aurait pas encore alloué de financement ?
        @juannesy sur ce coup là Bill Gates a 5 ans d’avance sur Warren Buffet !

      8. Oui dans les CHU il y a des essais de substances connues pour lutter contre les phénomènes immunitaires, on ressort d’anciennes publications sur divers traitements prescrits chez des personnes ayant un déficit immunitaire, d’ailleurs l’hypothèse est qu’il existe des variantes de susceptibilité individuelle immunitaire chez certains jeunes très atteints, l’obésité diminue peut-être l’expression de certaines molécules de défense fabriquées dans le foie.

      9. @blinblin Je ne comprends pas ce que vous dites.
        Vous faites allusion (d’après les réponses suivantes) à la “tempête de cytokine” ?
        Les premiers anticorps fabriqués par le corps face à un virus nouveau sont ceux qui vont agir par les IgM, les immunoglobulines M, qui ont un spectre un brin large, pas spécifiques et peuvent se faire déborder. Il faut grosso modo une semaine pour que les IgG rentrent en scène, elles sont “mises en route” par l’extraordinaire faculté d’adaptation du système immunitaire (il faut voir que nous ne savons pas comment replier une protéine “in silico”, mais que le système immunitaire en crée des “sur-mesure” sans se planter, il faut qu’elles se replient “comme il faut”.).

        En cas de deuxième attaque, les IgG sont déjà présentes et en principe la protéine active en surface du virus est en compétition défavorable et tombe plus souvent sur une IgG qui lui colle, et ne vas pas pouvoir trouver assez souvent des ACE2 pour se reproduire, le virus ne prend pas, ou très peu, p ex dans certains tissus moins bien irrigués.

        La détection des IgG dans le sérum (sans sauf globules) des gens est ce qu’on appelle le “test sérologique”, il prouve que vous avez été en contact avec le virus. Il n’y a que les effets de faux positifs qui peuvent le faire mentir, mais la spécificité vis à vis des protéines du virus est très bonne. Le test consiste d’ailleurs à mettre le sérum (et les IgG dedans) face à une protéine isolée du virus (= l’antigène) , idéalement obtenue par génie génétique (les fameux “anticorps monoclonaux”, produits en série exactement), et à vérifier que “ça colle fort” : votre anticorps neutralise la protéine,de façàn générale l’anticorps neutralise l’antigène qui n’ira pas trouver sa cible usuelle d’entrée de cellule, ici le récepteur “ACE2”.

        Un vaccin consiste à faire bosser le système immunitaire sur tout machin qui présente des protéines assez proches ou identique mais n’a pas la dangrerosité du virus. Soit on “atténue” le virus, en finissant par avoir des virus avec ARN “affaibli”, exprimant les protéines de surfaces, mais pas les toxines, pas les protéines “de sortie des cellules (la N pour les HxNy, la H étant celle d’entrée). Soit on prépare une autre façon de présenter la protéine au corps (c’est assez folklorique dans le détail) pour qu’il produise la réaction.

        Aujourd’hui, on semble avoir compris qu’il n’y avait pas de cas de “réinfection” au virus, quand des gens redeviennent positifs au test PCR (détection directe de bouts d’ARN du virus par des amorces = brins partiellement complémentaires, et multiplications successives par 2^30 à 2^40 jusqu’à apparition du signal s’il existe) 5 ou 10 ou 15 jours après la fin de la maladie.
        Il s’agit en réalité de cellules pulmonaires mortes qui ont stagné dans les zones abimées des poumons et qui finissent par être expectorées. Dans leurs “plis” (au coin d’une membrane, d’un organite de la cellule) elles ont pu garder de l’ARN du virus en petit morceaux, préservé du métabolisme générale de contrôle cellulaire, un peu comme une cicatrice de piqûre peut faire ressortir longtemps après sur la peau des tout petits bouts enfouis (ou version macro: les kystes).

      10. J’entends bien Timitoa mais l’OMS a dit que le passeport immunité était inutile puisque les anticorps n’empêchent pas une réinfection , donc voila …

    2. Peut être bien que oui , peut être bien que non .

      Vous avez des actions chez les amerloquesairlines ?

    3. @ Alexis Toulet, vous prenez de très grands risques en parlant des “calembredaines d’un certain Didier”.
      Attention : ça peut avoir de terribles conséquences pour vos commentaires ! 🙂
      Les disciples veillent, même ici. Ne vous croyez pas à l’abri !

  5. En restant léger, d’humeur dominicale, je trouve la deuxième animation plutôt joyeuse : la musique est guillerette et comme dans un carnaval, un bonhomme lance une pluie de confettis multicolores vers ses voisins.
    Autrefois, c’est sûr, ils évoquaient la peste de façon plus sévère, avec de sinistres sculptures, les rondes de la mort, les transis … Nous, nous sommes modernes et grâce à nos jouets informatiques on peut tout voir en modélisation. Comprendre, c’est autre chose !

    PS – En tout cas, Warren l’a échappé belle : imaginez qu’il ait aussi investi dans la RATP et la SNCF (ou la DB ou la RENFE) une fois privatisées, comme prévu à terme, il aurait eu exactement le même problème signalé par K.

  6. Qu’en dit on chez Boeing et Airbus ( et chez nous à Air France où nous venons de réinvestir au grand soulagement des salariés ) ?

    1. Si Boeing ne s’était pas fragilisé avec son 737 MAX (et son gros porteur 777-X n’est pas encore bien parti), ça n’est à première vue pas tant que ça la cata (donc côté Airbus):
      Les carnets de commandes fermes étaient pleins à 5 ans et pleins d’option à 10 ans, grosso modo.
      En revanche, c’est vrai que le K a été investi pour que la cadence soit en fonction, et donc le “burning rate” des €€ et $$ est élevé, et n’est pas facilement freiné.
      Et puis les acheteurs de pleins de pays vont être protégé par des lois, s’il font faillite, Airbus ne pourra pas aller se servir comme “futur créancier”, il devra sans doute se contenter des avances consenties dans le contrat.

      Même si un vaccin est trouvé dans l’année, la destruction des capacités hôtelières et le moindre goût pour les conférences à l’autre bout de la terre sera durable sur 5 ans au moins.
      Entre temps, il y aura sans doute un gros boost pour l’aviation électrique malgré le prix bas du pétrole. Car l’aviation électrique ne fonctionnera pas en gros porteur mais au mieux en avion de 100 (horizon 2035). Donc très adapté à la future demande de mobilité (5h de voyage = 2800 km) sur les continents asiatiques (chinois demandeurs, japonais et coréens aussi) américains et bien sûr européens.

      Beaucoup d’effets imprévus aussi (On annonce qu’Orly restera fermé 6 mois, je suppose que le projet de T4 à Roissy va être remisé sur une belle étagère et restera sous la poussière).

      1. Pour l’aérien électrique il y a un sûrement un souci d’autonomie, comme pour l’automobile,
        un drone dépasse rarement 30 minutes.
        Un avion peut sans doute avoir une heure d’autonomie, mais comme il faut 45 minutes d’attente de sécurité à l’aéroport d’arrivée ….

      2. Le transport électrique aérien commercial de passager est (était) prévu courant 2020, au Canada ou dans la zone côtière nord-est américaine, je ne sais plus.
        Il s’agit d’hydravion desservant des zones isolées dans des paysages lacustres, avec effectivement des distances < 200 km et des temps Pour situer les choses, n’oublions pas que la voiture électrique date de 1899 et la première voiture à 100 km/h en 1902 de mémoire fut électrique (le moteur à essence était encore un peu juste et le moteur à charbon à vapeur un peu lourd, sauf sur rail, cf. lois d’échelle, justement).

        => Et pour les avions, il y a des pistes originales, comme les avions à décollage très court, dont l’hélice met exprès une grosse partie du flux d’air sur la voilure au moins à l’envol. Cela permet de décoller vers 100 km/h au lieu de 200 km/h, en gros, donc sur une piste 4 fois plus courte (v^2 = 2 x accelération x longueur de piste et accélération ~constante ~0.1g).

      1. En Espagne, on dit ” ¡ Jesùs ! ”
        Cette invocation me paraît maintenant plus adaptée…

  7. Qu’est ce que Warren Buffet va faire de tout le pognon correspondant à ces ventes ?

    Une fondation , comme Bill Gates ?

    1. L’investir dans des choses sérieuses, bien sûr !

      Par exemple, les dérivés sur obligation adossée à des créances hypothécaires. Ou bien les bonds d’Etat du gouvernement américain.

      Vous dites ? Investir dans des entreprises travaillant sur la transition énergétique ? Voyons, ne faites pas l’enfant !

  8. Mais s’il a tout vendu, il y a donc bien des gens qui lui ont tout racheté !
    Donc, ça change quoi pour les compagnies d’aviation ?

    1. Vous croyez qu’on peut vendre 10% de la valeur actionnariale d’une compagnie d’aviation sans faire baisser le cours de l’action ? Ça s’appelle le “slippage” : le prix qui glisse à votre désavantage.

      Vous vendez 1% d’une compagnie aérienne au cours du marché. Vous absorbez la demande, Bravo ! Vous en vendez encore 1%. Il n’y a plus tellement de clients : il faut baisser le prix. Quand vous arrivez à 10%, le cours est dans les choux.

      Sans compter les gens qui vont se dire : si Buffett vend toutes ses actions dans l’aviation civile, c’est que le secteur est naze.

      1. Merci pour votre explication. Je me demande qui a pu racheter – donc investir – dans ce secteur aérien dont on peut quand même se douter qu’il va, au moins pour un certain temps, souffrir, voire faillir ? Il s’agit de millions de dollars en risque quasi certain. Avant que les cours ne remontent (si jamais ils remontent) …Ils sont fous ou bien aveugles ?

        1. Ceux qui ont acheté à un prix bradé peuvent prêter ces actions (contre un loyer) à ceux qui vont les “shorter” : parier encore à la baisse.

          Il y a des milliers de façons de gagner de l’argent en finance : il y a tous ces montages “synthétiques” dont j’ai parlé dans Investing in a Post-Enron World (2003) et ensuite en direct ici de 2007 à 2009.

      2. Pour les compagnies c’est pas trop grave si le cours baisse, le dividende à servir aux actionnaires pourra peut être être moindre sans sous-performer et puis les possibilités ultérieures de plus value sont meilleures …
        Il n’y a que si la compagnie veut émettre tout de suite de nouvelles actions pour investir.
        Mais les avions sont en leasing et il va y en avoir plein de disponibles …

      3. Comme ça ne passant Aladdin de Black Rock n’a pas été foutu de modéliser cette pandémie et les risques économiques inhérents ?

        Mon petit doigt me dit que si c’est vrai un must en IA, ils ont soldés dès décembre ou janvier tout les secteurs impactés (aviation, tourisme, divertissement, pétrole, …) et misé sur ceux à fort potentiels (gel, masques certifiés, sécurité, armement, surveillance, …) !

        Sinon, ils peuvent débrancher leur bordel, ça ne vaut pas tripette !

      4. Ben oui mais du coup comme tout le monde aura suivi, ce qu’il veut vu qu’il annonce, demain après demain ça baisse de jsais pas 10 20 30 peu importe et là il rachète celles qui ne devront pas mourir, simple mais efficace, une belle bascule sur le moyen long terme

      5. Si ça se trouve , il suit à la lettre les indications du bouquin de Paul Jorion .

        C’est vrai aussi que lorsqu’on est plus riche que la banque , on a de fortes chances de gagner au casino .

    2. A mon avis, je parierai qu’il a vendu déjà depuis quelques semaines (ou était en négociation pour). Il a dû entamer le processus dès fin janvier, en tout cas bien avant que nos gouvernements aient compris la gravité du problème.

      1. Juste de l’intuition. Dès que les chinois ont annoncé faire 2 hopitaux en 10 jours en confinant 50 millions de personnes, j’ai bien compris que ça allait être le bazar économique. Si j’avais eu des actions de compagnies aériennes, j’aurais tout vendu. Mais je ne boursicote pas.

      1. Les plongeons boursiers de mars se sont produits parce qu’il à lu la presse de mai ?

  9. J’ai une pensée pour les hôtesses de l’air et les stewards , qui vont devoir se farcir à chaque départ une démonstration de prise de masque en cas de dépression brutale , de mise en place des bouées , et d’éternuement contrôlé dans un deuxième masque ou dans le sac à nausées .

    Par ailleurs je me demande si les actions des croisières Costas en a pris déjà un méchant coup , en même temps que le plan de charge des Ateliers de l’Atlantique .

      1. En plus , même pour un campagnard , c’est pas un bon plan , car il parait que les patates s’accumulent , ne se vendent pas ( Mac Do , les restos , les belges…out ) .
        J’ai déjà revendu mes actions tubercules .

      1. Pas seulement. La dépression est aussi ce qui est en train de commencer à l’échelle de l’économie mondiale.

        Le XXIème siècle n’est pas bien vieux, et il a déjà connu trois événements brutaux, dont les conséquences et ramifications vont et iront bien loin.

        1. Attaques terroristes du 11 septembre
        D’où renouveau du militarisme américain, déstabilisation de nombreux pays à commencer par l’Irak, renouveau du djihadisme en contrecoup – par exemple, naissance de Daech – et érosion de la puissance militaire américaine

        2. Crise financière de 2008-2009
        D’où dégâts directs sur l’économie de nombreux pays – notamment sur les plus faibles dans chacun d’eux – y compris en Europe notamment du Sud et dégâts indirects sur la stabilité de beaucoup plus de pays, du printemps arabe débouchant sur au choix les islamistes au pouvoir ou le retour de dictateurs quand ce n’est pas la guerre civile comme en Syrie, aux troubles politiques plus ou moins contenus en Europe, pas si bien contenus aux Etats-Unis, sur fond de continuation de la marche mondiale vers l’inégalité économique dans beaucoup de pays

        3. Crise du covid-19 2020-20xx
        Début de ce qui sera probablement la pire dépression économique depuis les années 1930, voire depuis plus longtemps. Conséquences peu claires encore, sinon cette certitude qu’elles seront brutales. Mais on devrait en savoir plus assez bientôt…

        A noter que chacun de ces événements a eu des conséquences plus déstabilisatrices que le précédent.

  10. Ce secteur est mort pour plusieurs raisons et le covid 19 vient de lui donner le coup de grâce.
    Comment respecter les horaires, faire passer la sécurité en respectant la distanciation sociale, 1 mètre ici, 2 mètres ailleurs aux 300/400 passagers d’un vol ? Il va falloir arriver 6 heures avant le départ !!
    Et je n’évoque pas les encombrements à l’arrivée.

    1. Si on se fie à la deuxième vidéo , il ” suffit” de supprimer 10 sièges sur 11 .

      Ça devrait faciliter l’embarquement , le confort du voyage et le débarquement .

      Mais le prix des places ne devrait être accessible qu’au 1% .

    2. Il n’y aura pas d’encombrement à l’arrivée puisque tout le monde n’aura plus qu’à aller passer 14 jours à l’hôtel …

      1. 14 jours à l’aller et 14 jours au retour bloqués dans un hotel formule 1 , il va vous rester une journée pour vous ballader dans les rues désertes avec un masque , va falloir vraiment être motivé pour ce genre de vacances

      2. @blinblin
        Pour aller au Japon ou en Alaska ce sera le retour du Transsibérien (ou route de la soie) + ferry, mais en wagon-lit plombé.
        Au moins la fenètre remplacera l’écran.

      3. @Olivier Reivilo C’est plus prudent, et ça tendrait à prouver que leur approche marche, que la quarantaine y est faite pour être vraiment efficace pas un frein à la propagation à 1 % ou 0,1%, pour rassurrer la population.

        Tout le contraire de l’Europe où la France pour des raisons idéologiques n’applique pas une quarantaine vis à vis des autres pays européens alors que les politiques sanitaires sont indépendantes.
        Un peu comme la monnaie unique l’Euro alors que les politiques budgétaires et fiscales sont indépendantes.
        N’est-ce pas mettre la charrue avant les boeufs ?
        dans l’espoir (pensée magique) qu’on progresse en marchant, et que l’attelage efficace va se transformer tout seul.

  11. Bon débarras si l’industrie aréonautique s’écroule.
    Greta avait ouvert la voie, un petit virus fait le reste.
    Il suffira si j’ose dire d’en garder les parties réellement utiles (catastrophes naturelles … transports des denrées vitales … non produites localement…) et remettre en service des dirigeables pour le transport des charges lourdes, après tout dans le monde après, la course à la vitesse n’aura plus de raison d’être.

      1. @Timiota :

        La trace de route la plus ancienne que je connaisse , c’est les vestiges de la route dallée qui joignait le palais de Cnossos à la côte nord de la Crète à hauteur d’Héraklion . Elle a plus de 4000 ans .

        Heureusement , nos chaussées , par leurs structures sont largement plus biodégradables ( j’ai vu disparaitre des délaissés de route abandonnées sous la végétation au bout de trois ans ) . Pas les ouvrages d’art cependant , que l’on pourrait démolir pour en faire des carrières de matériaux ( avec pas mal d’énergie à dépenser cependant !) .

        Mais surtout , qu’on se débarrasse de cette engeance psychopathiques qu’est le véhicule personnel à quatre roues .

      2. @juannesy le cinéphile
        Ce monorail a servi de lieu de tournage à un très beau film de Bouli Lanners, une sorte de road movie franco-belge dans les plaines de la Beauce. Avec de bons acteurs dont de très vieux, Michael Lonsdale et Max Von Sydow.
        Très bonne musique du bassiste Pascal Humbert.
        https://www.youtube.com/watch?v=jjTVaDMcHjw

        Superbe à mon avis

    1. M’étonnerait pas qu’il ait acheté certains “G.A.F.A.” … un comble…un paradoxe… les deux… autre(s)?
      Mort , elle est là ta victoire ! ” …^!^…

    2. @ Pierre-Yves, oui, on peut dire ça… mais songe aux conséquences pour une ville comme Toulouse. Ça va être dramatique.
      Il faut savoir que l’on avait pensé à d’autres activités (notamment après AZF) pour Toulouse : pôle santé, recherches, en particulier pharmaceutique mais Sanofi a préféré sacrifier son laboratoire en 2015.
      https://www.ladepeche.fr/article/2015/10/31/2208001-site-recherche-sanofi-toulouse-est-plus-coquille-vide.html
      «En 2008, il y avait plus de 700 employés, note Laurent Besson-Imbert, le délégué syndical Sud-Chimie. Aujourd’hui, il doit en rester 300, mais seulement une quarantaine avec la casquette Sanofi. Le groupe a bien réussi l’opération de désengagement que nous craignions. De l’activité recherche qui était le fondement, l’essentiel du site, il ne reste plus que des miettes. Le site est maintenant aux mains du repreneur allemand, Evotec, mais les activités sont regroupées dans certains bâtiments, le reste du site est plein. de vide».

      Mais ma remarque vaut pour toutes les autres industries et toutes le villes, de l’ancien monde qui va mourir sous nos yeux : production de bagnoles, de navires de croisières etc.
      Comment va-t-on faire avec des millions de chômeurs ? “Une bonne guerre” ?

      1. Jacques,
        Dans le cadre actuel c’est effectivement dramatique.
        C’est ici que les syndicats ne doivent pas se tromper de combat en exigeant le reconversion de cette industrie vers des activités aéronautiques et non aéronautiques compatibles avec la capacité de charge de notre planète.
        Dès maintenant il leur faut exiger des contreparties en contrepartie des aides de l’Etat, et bien sur ne pas se contenter de vagues promesses du gouvernement.
        Je n’en dis pas plus, tout cela a déjà été largement débattu sur le blog et même a fait l’objet d’un programme mitonné par notre hôte où il est question d’économie de guerre.

      2. La mutation en cours avait été annoncée mais jamais prise en considération par nos politiques qui n’ont rien fait pour que la transition se réalise en douceur.
        Si rien n’est trouvé à court, moyen terme pour le soigner, le covid19 aura été l’élément déclencheur de ce basculement qui fera disparaitre l’inutile au profit du nécessaire et permettra de développer de nombreuses alternatives qui peinaient à s’imposer comme les pistes cyclables par exemple.

        Quant à une guerre, contre qui ?
        Mieux vaut être dans le camp des chinois qui disposent et disposeront de toutes les compresses, seringues,sparadrap, pansements, etc, nécessaires à soigner les éventuels blessés…
        Vu que tout ce matériel est fabriqué hors hexagone … nous serons une fois de plus démunis.
        Par contre, guerre civile, fort probable et les USA sont à plaindre vu le nombre d’armes à feu en circulation.

      3. sans oublier la restauration , le tourisme , tous les services , l’art , la culture , le divertissement , et même l’ecole , il reste quoi ?

      4. @Dom – “il reste quoi ?”

        La bouffe ! Comme ça comprend le matériel agricole, les engrais, les semences, etc, qu’il faudra “relocaliser” y’a pas mal de pain sur la planche (si j’ose dire.)

      5. @Lagarde Georges heureusement pour la France il y a la Bouffe, parce que l’aéronautique est un des rares secteurs industriels où on a/avait encore l’impression d’exporter.
        Il restera le saucisson (si pas de grippe porcine trop voyante).
        Mais le matériel agricole (Kubota … rachats chinois) , les engrais (vous êtes sûr ?) , les semences (Monsanto ? ou Limagrain),

      6. Jacques, tu as raison.
        “L’avantage” de l’industrie du transport aérien, c’est qu’elle n’a reconfiguré que quelques villes et quelques terrains fermés et séparés, et reconfigurables (aéroport de Mirabel à Montréal, par exemple, reconverti en parc industriel, je ne sais pas s’ils ont gardé une piste à coucou d’affaire, c’est secondaire, sauf qu’ils pourront être électrique).

        La route et la bagnole, en revanche, comme le dit ici juannessy pour avoir vu le côté génie-civil asphalté de la lorgnette je crois, c’est du lourd, ça a formé la largeur des routes, les formes des lotissements et la bétonisation sans fin des “raquettes”, les rocades qui sont des passeports pour l’urbanisation irréfléchie en créant les pressions ad hoc (les villes italiennes moyennes se sont passés de rocade assez souvent et ont un centre ville vivant, et peu de “centre commerciaux” en périphérie, comparativement aux nôtres, même si le cas des centres “Giotto II” et “Palladio II” dans la plaine du Pô (Padoue et Vérone respectivement) m’ont laissé rêveur quand je les ai découverts).

        Un des fantasmes des années 50 était un moyen multimodal, où on est “comme en train” sur autoroute et “comme en voiture” quand on n sort. Rendez-vous dans un siècle pour voir ce qu’on aura fait de nos m3 de béton, qui malheureusement vieillit assez mal, pour ne rien arranger.

        Sans vouloir faire le “c’était mieux avant”, les archéologues italiens ont compris seulement récemment comment les constructions de salines en sur des baies calmes (vers Anzio) avaient pu tenir avec un mortier romain pendant 2000 ans, alors que eau salée et mortier/béton, ça fait deux en général.
        Et ils ont compris que les romains, par ajouts de certains composants de lave notamment, avaient sur faire un mortier/béton dont la force s’accroissant par la salinisation : quelques minéraux minoritaires se transformaient dans un sens favorable, grâce à leurs ajouts. Chapeau les romains, même si du point de vue “élégance en génie civil” c’était un peu plus (pour les styles impériaux principaux) des “boeufs” que les grecs et les étrusques , adeptes du “mastoc” sans que ça les gêne.

      7. Jean-Paul
        Vous avez raison, je n ‘aime pas la guerre non plus,
        « économie de guerre » ce n’est pas pour moi la guerre et son lot de victimes, mais une formule qui fait référence à un contexte politique à la faveur duquel toute une industrie est ré-orientée en fonction de nouveaux impératifs, vitaux. Ici l’ennemi c’est nous-mêmes, le modèle d’économie destructrice de l’humanité. Je garde de la guerre l’idée un effort à fournir rapidement et pour un objectif clair. Ce qui put être réalisé en temps de guerre, à savoir la reconversion de certaines industries pour produire d’autres choses que ce qu’elles produisaient, peut et doit maintenant être fait maintenant en temps de paix. Non plus pour produire des armes, ou même dans le cadre d’une guerre économie, pour entrer en concurrence avec d’autres, mais pour vivre mieux tous ensemble.

    3. La vitesse ne sert généralement qu’à cacher des contradictions systémiques sous le tapis. Que ce soit pour les productions industrielles à flux tendu, ou pour l’organisation personnelle, c’est la même chose : plus il y a de contradictions, plus il faut de vitesse, pour que ça marche quand même !
      A la fin de ma période d’activité professionnelle, j’en étais à tant de contradictions qu’il m’aurait fallu l’ubiquité…

      Pierre-Yves, il n’y aura pas de dirigeables, il faut se sortir cela de l’esprit : l’hélium est un élément rare sur cette planète, non renouvelable, non synthétisable, et les besoins actuels (scientifiques, entre autres) dépassent déjà l’offre. Et comme l’hydrogène est bien trop dangereux…
      https://www.20minutes.fr/planete/590745-20100830-planete-les-reserves-mondiales-d-helium-se-degonflent

      Vive la marine à voile!

      1. @timiota Le hindenburg fut un trauma, mais est-ce la vraie raison, en fait il y a eu de nombreux rescapés de cet accident, on ne peut pas en dire autant du dernier avatar de Boeing.
        De plus un dirigeable peut naviguer à basse altitude et permettre le vrai tourisme aérien.
        Le renouveau du digeable tant attendu il y a une quinzaine d’année ne semble pas s’être produit, le principal avantage pour les charges lourdes étant l’arrivée à destination comme l’hélicoptère.

  12. Corona l’asphyxie

    Pour que la musique continue, il faudra changer les systèmes de renouvellement d’air (aspirer plutôt que souffler),
    réduire la densité des passagers,
    augmenter des prix du billet,
    rembourser la dette des compagnies aériennes,
    réduisant de facto les clients potentiels.
    asphyxie des destinations de vacances accessibles par avion,
    asphyxie des constructeurs d’avions.
    asphyxie des fournisseurs aux avionneurs etc..
    Le virus a réduit le rayon d’action des vacances,
    le monde se contracte, se confine.

    1. @un lecteur ou transformer (/relancer) des A380 mais à 200 places avec les lits/caissons individuels ou des séparations en plastique transparents (type heaume de P4).

  13. Impressionnante cette modélisation de l’aérosol créé par un éternuement dans un avion !
    Après avoir lu, dans le rapport de Marc Wathelet, les paragraphes sur les masques, on aimerait visualiser l’évolution du même aérosol dans la rue ou dans une pièce ou dans un transport en commun, sans masque et avec masque, et avec différents types de masques. Cela pourrait aider à comprendre et à apprendre comment bien se comporter.

  14. Une devise attribuée à un Rotschild dit : ” j’ai fait fortune parce que j’ai toujours vendu trop tôt ! ”

    Pour Buffet, en plus, sa surface va aider sa prophétie à se réaliser : 10 % du secteur US ! C’est fou !

  15. Pour ce qui est de prévision désastreuses, ne pas oublier que l’Europe et ses 600 M habitants,
    c’est peu devant l’Asie-Pacifique (qui commence à Dubai et fini chez Jacinda–NZ ) et son 3000 M+ d’habitants.
    Euh étaient sur une trajectoire très ascendante en usage de l’avion.
    Même si dans dix ans il ne font “que” x1.5 sur l’avant covid, ça fait encore un gros marché.

    Il ya toujours l’effet “Smil” (de Vaclav Smil) pour les choix énergétiques principaux des besoins ressentis comme principaux (se déplacer ici, certes tout est dans le “ressenti comme”) : Il y a 30 ans d’inertie.

    Ce qui n’empêche pas Covid2019 de faire de 2020 l’an de la bifurcation aérienne.

    1. @ timiota, oui, ça fait “encore un gros marché” pour les avions.
      Mon objection vient de “encore”. Deux questions simples :
      1) combien de temps pour l’industrie aéronautique chinoise pour produire une gamme équivalent à celles de Boeing et aibus ,
      2) combien de temps pour les dépasser technologiquement sachant que les deux géants occidentaux sont à terre et qu’ils vont faire de coupes claires dans leurs dépenses R&D (survie à court terme, mort à long terme) ?

      1. Un demi-Smil, Jacques.
        Le “Smil” est l’unité de temps de changement de technologie d’infrastrcuture, 1 Smil = 30 ans.
        Ca n’empêche pas des changements soudains “en surface” comme la fermeture brutales des marchands de chevaux à Paris
        vers 1905-1910 de mémoire.
        Les chinois ont mis 15 ans à s’approprier (avec succès) l’EPR, avec une partie française
        (mais les français, après 1969-70 et le fiasco de St Laurent des Eaux tranche 1 de la filière graphite-gaz, avaient repris le design Westinghouse).

        SI on parle d’avion électrique, il faudra de toute façon remettre des compteurs divers et variés à zéro.
        Pas tous : par exemple, l’industrie des profilés d’alu haute perf (Figeac…) et une grosse partie de la cabine, fuselage, train,
        commandes de volets & gouvernes restent les mêmes.

      2. 10-20 ans
        1) 10 ans
        2) 20 ans
        peut-être un peu plus …
        1) gamme partielle : Airbus a mis longtemps à passer du 300 au 380
        2) L’Europe ne maîtrise pas totalement toutes les technologies
        Il faut voir combien celà a pris pour passer de GSM (Nokia) à 5G Huawei, sachant que l’aéronautique est un milieu beaucoup moins évolutif que l’électronique.
        Voir aussi le TGV, les chinois vont vite.

  16. Tiens tant qu’à faire, puisqu’on redécouvre que voyager loin n’est pas sans conséquence (cf mes modèles d’explication “écono-terroriales” il y 7 ou 8 ans),
    quid de saper le “régime propriétariste” où nous vivons (dixit Piketty), particulièrement inégal au niveau de la fortune (= propriété)
    en couplant “fonte” de la propriété et distance à la propriété.
    Vous dormez tout le temps chez vous ? Votre maison vous appartient et sera même héritable à X% en ligne directe.
    Vous passez plus de 3 mois par an dans des pieds-à-terre à Amsterdam et Dubai ? Là votre droit de propriété “fond” de 2% par an.
    A préciser comment (par exemple un acheteur peut proposer X% du prix du marché, on dégonfle ainsi le prix des propriétés, problème majeur).
    Vous possédez des actions de compagnies pharmaceutiques japonaises via un Trust à Singapour ?
    Double délocalisation. Ca fond à 10% par an. Rien ne vous interdit de revendre dans l’année, la “spéculation” sans paris,
    où vous espérez avoir apporté votre liquidité et être récompensé par un gain. Mais pas si vous attendez.
    (Le contraire de la taxe Tobin, tient, c’est curieux).

    Enfin, bref, faire une attaque “spatio-temporelle” sur la propriété, de façon à résoudre nos deux problèmes du moment :
    – L’inégalité (beaucoup via la propriété, les loyers élevés suivant les prix des acheteurs fortunés)
    – La mondialisation, qui empêche de faire des communs “matériels”, on peut importer un inventaire à la Prévert pour satisfaire un besoin X,
    alors que mis au sein d’un commun (coopérative, etc.) ce besoin est satisfait à coût très abaissé et avec “encastrement” polanyi-ien.
    – Et un peu l’écologie, puisqu’on oblige les gens à s’intéresser à ce qui se passe sous leur nez, et à n’aller voir loin avec leurs pépettes qu’en ayant tourné 7 fois sa lange dans la bouche et son stylo devant son chéquier.

    Pas tout à fait le moment d’en parler en France, mais à méditer (pour moi) pour vous resservir peut-être sous forme plus appétissante.

    Kalo orexi néanmoins.

    1. Il va en falloir des applications de type stop-covid ( stop-propriété ?) pour rendre tout ça réel et efficace .

      Mais ça devrait faciliter le cadastre des biens et richesses cher à PSDJ ( ça fait longtemps qu’on ne l’a pas lu ) .

    2. Oui, il faut se poser la question de la propriété… et des communs. Citons Aristote : “Ce qui est commun à tous fait l’objet de moins de soins, car les Hommes s’intéressent davantage à ce qui est à eux qu’à ce qu’ils possèdent en commun avec leurs semblables”. Ce qui me renvoie à cette définition du socialisme selon une amie tchèque : “des travailleurs payés pas grand chose et qui ne font pas grand chose”.
      Piketty y invite d’une certaine façon, en disant que les propriétaires sont les vrais bénéficiaires du système qu’ils ont mis en place au XIXe. Mais je ne sais pas si plutôt le système financier s’est autonomisé par rapport à la propriété aujourd’hui (cfr l’image de Chantal Montellier aujourd’hui, qui rappelle étrangement le “Oncle Picsou” de notre enfance).
      Je ne sais s’il faut donc ici mélanger argent et logement. La question du logement (thème marxiste connu) fut en question en Algérie : les français étant partis, les voisins (ou domestiques) du pays ont occupé les maisons vides et il fallut mettre de l’ordre dans cela. Je me suis laissé dire que l’Etat avait nationalisé le tout et “confié” le logement à leurs occupants, avec possibilité de le reprendre pour des motifs de bonne distribution, de bon entretien et modernisation (par les pouvoirs publics). Je ne sais ce que cela est devenu… Des questions de ce genre se posent à Cuba depuis 1959, où de grosses villas des colonialistes sont devenues des appartements plutôt dégradés.
      Il faut surement garantir à chacun (individu, famille, divorce ?) la sécurité d’un toit, mais il faut aussi garantir la bonne répartition et le bon entretien et la qualité de vie, aussi du point de vue de l’urbanisme (ravalement, décoration des fenêtres, respect des règles de bâtir…). Le marché du logement comporte des injustices qui commencent par les petits logements loués ! ce n’est pas qu’une question financière.
      (Pour un logement à Dubai ou une médina à Marrakech, un système de location touristique s’impose… — et pourtant je suis dans le cas avec deux vies en France et en Belgique ! Rien n’est simple).
      Par contre, pour les entreprises et leurs capitaux, j’aime l’idée que toute entreprise appartient à la communauté. A Cuba, “ce sont les bénéfices des entreprises qui alimentent l’Etat” me disait un syndicaliste cubain il y a longtemps. La population ignorait les impôts. Il a donc fallu les introduire quand on a libéralisé l’initiative privée, devant la dégradation due à la disparition de l’URSS, et les gens ayant créé des restaurants et des chambres d’hotes ont été sous le choc… Ils découvraient les taxes ! Et les paysans ayant gardé une terre rechignaient aux conditions de marché imposées par l’Etat, l’essentiel de l’agriculture étant nationalisée/collectivisée ; cela a changé aussi depuis 1995).
      Bien sûr il faut récompenser l’entrepreneur (l’humanité a besoin d’esprit d’entreprise !) qui prend des risques sur le marché et qui y consacre sa tête et son temps et son stress, et cette récompense est en partie lié à l’utilité sociale de l’activité – que nous mesurons par le marché. Mais cela passe-t-il par une propriété totale du début (il démarre avec des capitaux familiaux ou un emprunt) à la fin (il garde et transmet “l’affaire”) ? Il me semble qu’on pourrait concevoir d’autres récompenses et incitants, qui “fondraient” à la retraite de l’entrepreneur, et que l’Etat garant de l’affaire la mettrait en gestion chez un nouveau candidat entrepreneur. Les héritiers pourraient avoir un avantage comme candidat (ils connaissent l’affaire, ils y travaillent…) mais non comme propriétaire. Nous avons l’expérience d’un tas d’entreprises reprises par des cadres ou des travailleurs après faillite, ou d’ateliers “exfiltrés” de la maison mère, ce système serait à généraliser.
      Reste les “capitaux”. C’est à dire, de manière simpliste pour moi, les moyens de commerce (banquiers italiens) d’une part, les avances (prêteurs sur gage) d’autre part. Je suis frappé combien les entreprises fonctionnent à crédit : les coûts de fonctionnement sont empruntés et se remboursent sur la vente. Le profit ne sert jamais qu’à l’investissement et à la jouissance du propriétaire — et la gratification du PDG ?–, pas aux consommables de la vente future (expliqué en 2008 : le gel du crédit a paralysé les entreprises ; je ‘ai vu pour l’entreprise industrielle où je travaillais en 1985 : les banques créancières ont pris le pouvoir sur la gestion, se sont payées et ont organisé ensuite la faillite).
      Chronia Polla ! (https://lepetitjournal.com/vivre-a-athenes/petits-bons-mots-grecs-entre-amis-60749 )

      1. Sans être Aristote , je me suis vite aperçu qu’en presque toutes choses on trouvait plus d’élan et de partants pour investir que pour entretenir . C’est valable pour tous les biens immeubles surtout , mais ça l’est devenu sur les biens meubles . La difficulté psychique à gérer les temps longs l’explique pour les immeubles . la société de consommation et l’obsolescence programmée ont fait le reste pour les meubles “déplaçables” et à temps plus court .

        Il y a ceux qui “créent” ( les Conquistadors) et ceux qui gèrent ( les Indiens ) et souvent les premiers ignorent les seconds voire les méprisent . Dans mes métiers ,j’ai alterné entre les deux positions avec de fréquents allers retours . C’était plutôt formateur et je vous promets qu’on ne “projette” plus de la même façon en conquistador , quand on a été indien .

        C’est d’ailleurs ce qui me faisait crier “casse cou” auprès des maires qui nous demandaient des études et travaux de voieries et réseaux d’eau ou assainissement , comme on fait des petits pains, souvent pour permettre et non pas accompagner des extensions de zones bâties ( dont la floraison des lotissements cités par Timiota ). Mais on fait plus facilement sa renommée en cédant aux caprices des administrés et en coupant des rubans d’inauguration , qu’en s’interdisant de se mettre à court et moyen terme dans la mouise financière ou le défaut d’entretien .

        Il y a en France beaucoup trop de voies communales et de voies départementales , qui ruineront les collectivités si elles veulent assurer une sécurité et un confort moyen sur ces voies . La sagesse financière voudrait qu’on en détruise ( idem pour les ponts qu’elles ne savent et peuvent pas entretenir correctement ) , mais surtout qu’on se débarrasse de cette plaie , fléau absolu, qu’est la bagnole , car c’est bien sous cette pression individuelle et industrielle là que les routes ont couru et non pas l’inverse . L’autre handicap français , c’est la densité historique des réseaux ( pays tempéré , on est bien partout ) et la constellation de bourgs , villages , communes ….pas vraiment corrigée par les fusions de communes .

      2. @juannessy
        Non, me supprimez pas mes petits ballades à vélo (route, et rythme pépère) sur les sous-départementales les moins fréquentées !

        A la limite, je ne veux qu’un ruban de 50 cm sur le côté, j’accepte tous les nids de poule au milieu des routes.
        Bon, mais à l’inverse, je vois bien qu’un usage à 70-80 kmh pour moins de 200 véhicules par jour, ça pourrait laisser penser à
        rendre la route à une voie et 50 kmh façon Ecosse (avec “passing place” tous les 200 m, bien que ce soit accidentogène à tout point de vue).
        C’est toutefois encore sur les would-be Gilets Jaunes qu’on ferait peser un poids écologique, ça me rappelle quelque chose…
        Réinventer le taxi collectif ? (mode liban chypre mais “wazé” donc moderne et + dispo ? et inuberisable ?)

      3. Qu’est ce qui vous empêche de faire du vélo sur des routes non revêtues ? J’ai fait des kilomètres comme ça , et sans VTT . Halte au cyclisme bourgeois !

        Pour info , c’est un sacré bazar que de gérer la maintenance des chaussées à “bandes” de matériaux différents . Et dangereux .

      4. La loi du 14 octobre 1960 a été une ‘horreur absolue’ pour les grands propriétaires immobiliers qui ont perdu leurs revenus issus des locations; pour les locataires cela s’est révélé plutôt positif car ils se voyaient devenir propriétaires selon la durée assumée des loyers :
        http://www.juridicas.unam.mx/publica/librev/rev/indercom/cont/41/leg/leg8.pdf
        Tous ces expropriés se sont retrouvés à Miami où ils ont pu faire pression sur les autorités américaines lesquelles ont pu mettre en place le blocus économique de Cuba au nom de la liberté (loi Helms-Burton), toujours d’actualités aujourd’hui…

  17. Je ne peux que donner raison à Pierre-Yves D, qui reste fidèle à la vision de Greta et ses rêves, donc du même coup trace un vrai fil conducteur de l’ici maintenant vers un avenir possible (si ça c’est pas un voyage alors qu’est-ce que c’est ?). En comparaison que peut-on dire du tourisme de masse, qui inéluctablement débouchera sur la mort et la désolation. Tout le bien de cultiver son jardin au sens propre comme au sens figuré.

    1. Apparemment ça pousse dur pour que les jardins soient sur les plages de l’Atlantique et de la Méditerranée .

  18. Une réponse synthétique à Pierre-Yves et aux commentateurs au sujet des industries.
    Elle reprendrait ma remarque sur les transports : situation catastrophique et aporétique.
    Il y a aussi mis sur un même plan, à tort, divers domaines d’activités (de l’aéronautique à l’hôtellerie par ex.) ce qui brouille l’analyse.
    Il faut dissocier et il est facile d’imaginer (de rêver?) que l’on aura encore besoin (et que l’on saura relocaliser si besoin) des industries de base (lesquelles de plus?) en Europe mais avec quel niveau d’emploi ? Hypothèse ultralibérale avec retour au 40 h ou pourquoi pas 50 h / semaine ou la proposition de bons sens de M. Martinez avec 32 h…
    Je ne sais pas commenter éviter des millions de chômeurs dans une période intermédiaire qui peut être chaotique (“peut-être” : pensée positive).
    Nous devrons travailler pour le monde souhaité par Greta (cf. Octobre). (Repensons à une proposition de P. Jorion : nettoyer la nature, que de travail, manuel et valorisant !)
    Personellemnt je n’arrive pas à imaginer comment sauter au-dessus du gouffre, entre le monde ancien et le monde meilleur.

    PS – j’attends avec impatience les travaux (sous forme appétissante ou non) de Timiota.

    1. En ’68, on parlait comme hypothèse réaliste de travailler 4 heures par jour ! (ou un mi-temps sur la semaine, le mois, l’année, la vie). Je reste à cette idée : supprimons les activités inutiles… Et quand on commence à tirer sur le fil, cela tombe et tombe !). Et ajoutons des activités utiles, à commencer par les jardins horticoles, mais aussi des activités socialisantes autres que le travail : sports et activités culturelles, spectacles collectifs, rituels festifs (Vian : on est là pour voir le défilé”). Tout cela, nous le faisons déjà, par exemple dans nos innombrables associations, mais dans une obscurité sociale crasseuse.
      Chaque jour, dix nouveaux produits apparaissent sur le marché, dont neuf disparaissent après trois mois et avec un gaspillage de communication, d’investissement, et d’argent (je ne connais pas les chiffres, c’est l’idée). Et dix associations apparaissent, qui ne coûtent quasiment rien et dont on ne dit rien. Une sociologue, Eva Illouz, a souligné l’importance des activités socialisantes, et l’enfermement que constitue la vie de ménage que nous vivons avec le confinement. https://www.franceculture.fr/societe/eva-illouz-le-foyer-domestique-ne-peut-pas-etre-un-monde
      Nous allons vers une période de chômage massif, mais nous avons la sécurité sociale : en 30-39, nous n’avons pas connu la soupe populaire qu’ont connu les étasuniens (cfr le film “on achève bien les chevaux”). Et dans ce contexte, je crois qu’on reparlera d’une forme de revenu universel.

    2. Comme je lis Piketty, je vois qu’il propose de complexifier l’usine à gaz des impôts sur le revenu pour faire un cadastre financier des actifs en général (de toutes les sortes de fortune), se lamentant de façon convaincante qu’à l’heure des big-data on ne sache pas faire cela… et constatant peu après que Russie et Moyen-Orient sont ceux qui cachent tout ce qu’il peuvent de leurs propriétés dans les havres fiscaux.

      Peut-être que la volonté de cacher les fortunes est une face de l’extractivisme, auquel cas c’est un peu comme le revenu universel :
      fais ton outil super cadastre, et moi j’embaucherai des super-comptables pour mieux y échapper par les N trous qu’un législateur laisse par force dans ses filets.

      Et comme l’extractivisme se base sur un transfert de propriété à grande distance (les actionnaires de BP sont “possesseurs” des réserves prouvées et ont un “coef” sur les réserves suivantes “plausibles mais pas prouvées complètement” (je ne sais plus le nom)), un remède spatio-temporel serait le bienvenu.
      Des interférences “déconstructives” à grande distance en quelques sortes (le contraire de ce que prévoit la théorie de la cohérence spatiale de la lumière, tiens).

      1. @ Timiota, j’en viens à penser que Piketty est trop intelligent et ça le conduit à aimer les usines à gaz subtiles. et même les complexifier comme tu dis.
        Quand le prélèvement à la source à été imposé (et réussi, bravo Bercy!) il était super content car pour lui c’était une première étape ─ qui ne viendra jamais ─ pour enfin améliorer la distributivité. Perso, j’avoue que ça me déplait de ne pas savoir calculer facilement, sauf avec une feuille excel et sur base mensuelle cumulée, mon IR annuel (=glissement annuels des taux de prélèvement).
        Tout vient aussi de son fond réformiste gentil : il propose de magnifiques solutions (avec de très vives critiques contre Macron et cie) sans jamais dire comment y arriver alors que les gens auxquels il faudrait faire cracher leur fric sont complètement enfermés comme des fous dans leur cupidité et ne savent jamais rien lâcher.
        Alexandre eut une manière peu subtile mais très efficace de venir à bout d’une complexité : de son épée il trancha le nœud gordien.
        Il faut compter sur un amateur de nœud gordien pour les résoudre ainsi.

  19. Bon c’est pas l’tout, mais si ça se confirme, à quoi vont bien pouvoir servir ces kilomètres de tarmac ?
    Des supers pistes de chars à voile, youpi… ! 🙂

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