À propos de Ruffin hier chez Ruquié : « Les règles comptables ! », par Jean-Baptiste Auxiètre

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Pourquoi n’allons-nous pas vers une transition écologique ? Pourquoi n’avons-nous économiquement que des politiques de droite, toujours la même, quels que soient nos élus ? Pourquoi Mitterrand à t-il dû renoncer à une politique économique de gauche ? Certains médisants ou cyniques pensent que c’est juste parce qu’il a toujours été de droite. Mais alors pourquoi a-t-il pris ce cap de gauche jusqu’en 1983 ? Ça ne tient pas debout.

Ce président peu féru d’économie réelle, comme la plupart des économistes d’ailleurs, ne s’est pas rendu compte que ce qui gouverne l’économie c’est bien la comptabilité : celle de l’État, celle des entreprises, celle des banques, celle du crédit. C’est à cet endroit là que se situe le pouvoir de changer politiquement et réellement les choses. Les politiques, dans leur quasi-totalité, font des promesses qu’ils ne peuvent tenir n’ayant pas même compris que c’est là qu’est le pouvoir. 

Nos règles comptables aujourd’hui sont la suite de celles qui nous furent imposées pour gérer les dons du plan Marshall, celles mises au point dans les années 1930 par la Chambre de commerce des États-Unis. Elles sont entretenues et modifiées aujourd’hui par l’IASB, un groupe de lobbyistes enregistré dans l’état du Delaware, paradis fiscal.

Tant qu’aucun de nos politiques n’entreprendra de changer ces règles, l’économie et la finance resteront entre les mains d’une armée de petites mains actives sur des tableurs Excel qui aboutiront toujours à minimiser les mêmes coûts et optimiser les mêmes bénéfices.

Or un salaire par exemple c’est bien grâce au résultat brut qu’il est payé, alors pourquoi a-t-on mis cela dans la colonne coût : parce qu’à la place d’une comptabilité de la bonne santé de l’entreprise, les règles comptables ont mis une comptabilité de la bonne santé des actionnaires.

Il y a là une tromperie, un abus, et une honte !

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56 réflexions sur « À propos de Ruffin hier chez Ruquié : « Les règles comptables ! », par Jean-Baptiste Auxiètre »

  1. Mais qu’est-ce que c’est que ce texte ???
    😀

    Le salaire ne serait plus une « sortie » de monnaie pour celui qui paye… Hé bé, avec des envies pareilles, on sait que l’avenir est MORT.

      1. Aïe… même ça ce n’est pas compris en économie ?
        Et bien… Le mieux est probablement que vous fassiez un stage en entreprise, ou que vous fassiez votre propre entreprise, ce sera encore mieux pour être au contact de la « réelle économie » :o)

      2. Continuez à filer la comparaison coop et multinationale , ça devrait rendre plus sensible ce que l’auteur du billet ( mais d’abord Paul Jorion ) veut introduire .

      3. Pour qu’il y ait du chiffre d’affaires, il faut prendre les clients au voisin, qu’on soit en Coop ou multinationale.
        C’est génial comme système 🙂

      4. Ha bon , moi je croyais qu’il fallait avoir des fonds ( propres ou par actionnariat ) , des installations , du matériel , un encadrement et ….des salariés .

        Pour produire et générer un chiffre d’affaire .

      5. @ Marc Chinal
        Donc, si je comprend bien , mieux vaut vivre l’expérience de la vie en entreprise pour avoir des notions de ce qu’est la réalité de l’économie réelle ?
        Par ailleurs , pouvez vous donner vos années d’expérience de la vie active pour comprendre de quelle manière il est possible de cerner vos besoins en explications?

      6. En général, pour bien savoir ce qu’est la menuiserie, il est préférable de faire de la menuiserie depuis un certain nombre d’années.
        Idem pour la comptabilité dans l’économie réelle.
        Quelques dizaines d’années d’expérience en la matière mais… si vous avez suivi la « conversation », ce n’est pas moi qui ai apparemment besoin d’explication, non ? 🙂

        Toujours est-il que ce texte sur cette page prend les lecteurs pour des idiots en faisant croire qu’une sortie d’argent puisse être du côté de la rentrée d’argent dans une comptabilité.

      7. @ Marc Chinal
        vous avez une dizaine d’années d’expérience en entreprise , ou vous pensez qu’il faut au moins une dizaine d’années d’expérience pour comprendre ce qu’est l’économie réelle?

        Dans le premier comme dans le deuxième cas , il est sûrement utile que vous à sachiez qu’au bout d’une petite trentaine de vie en entreprise , beaucoup finissent par faire la différence entre «  économie réelle «  telle que théorie véhiculée par les sachants du moment et ….« réalité d’entreprise ».
        La course au st graal du chiffre d’affaire , » piquer des clients à ses voisins » , est ce un système si génial que cela ?
        C’est une drogue comme le devient le jeu pour certains.
        Amusant en effet de jouer au Monopoly tant que l’on n’a pas compris ce qu’est la douleur du chômage dans la vie d’un être humain , tant que l’on se satisfait de la seule victoire du winnner , tant que l’on croit que les losers n’ont que ce qu’il mérite, tant que l’on n’a pas compris que l’art du commerce utilisé comme arme d’une guerre économique fait des victimes dont vous serez , un jour ou l’autre.On n’ échappe pas à un tapis de bombe sans se prendre au moins un éclat d’obus.

        Celui qui vous écrit cela a coulé des concurrents à ses débuts , tant il avait plaisir à se prendre pour un gladiateur invincible fier de ses techniques de combat.
        Pourtant , j’avais vu mon père se faire racheter sa boîte par des américains pour mieux la couler plus tard . Croire que le système est «  génial «  , on en revient après avoir connu la défaite .
        Ce ne sera pas votre cas?
        La crise actuelle , la continuelle dégradation des conditions de travail , la raréfaction des emplois
        , tout cela ne laisse pas augurer du meilleur pour les générations qui croient encore que le Chiffre d’affaire est la solution.
        Pour ce qui est des « explications «  , prenez le temps de méditer les réponses de gens qui ont plus qu’une dizaine d’années d’expérience … si la course au chiffre d’affaire vous en laisse le temps.
        Certes , il n’est pas facile de voir ses convictions bouleversées tout comme il est difficile de dépasser sa propre culture. C’est pourtant tout le bien que je vous souhaite.

      8. @ Bernard :
        apparemment il vous manque des paramètres pour comprendre la situation.
        Alors pour être clair, j’ai à la fois plusieurs dizaines d’années d’expérience dans la gestion d’entreprise, et à la fois je suis postmonétaire parce que j’ai compris que la guerre pour avoir de la monnaie ne génère que des problèmes insolubles.
        exemple : on ne peut pas lutter contre la misère avec cet outil qui la crée.

      9. @ Marc Chinal
        Oui , j’avais compris que vous étiez post monétaire ( notion que je connaissais pas ) vu le lien que vous avez donné vers un bouquin gratuit.
        Je vais méditer tout ça , parce la gratuité a un avenir certain.
        A priori , pour ma part , ce n’est cependant pas l’outil qu’est l’argent qui est le problème . C’est la façon dont on s’en sert .Valable dans plein de domaines . Faut il supprimer les religions parce certains s’en servent pour faire avancer leur seuls intérêts? Faut il supprimer les couteaux? Faut il supprimer les balançoires parce ça aussi , ça peut être dangereux?

        Je suis persuadé que la notion de « Paix Économique « succèdera à la notion de « guerre économique «  pourvu qu’on comprenne vraiment le pourquoi de la concentration des richesses.
        La question de base est «  à qui profite le crime » ?
        Il ne vous a pas échappé que certains profitent de leur intelligence pour servir leurs seuls intérêts au détriments d’autres êtres humains , persuadés qu’avant que ceux ci comprennent ce qui leur arrive , les poules auront des dents.
        En faisant en sorte que les voyants économiques soient tronqués , personne ne remet en question
        le système économique actuel vu que la perception des causes du problème est difficile à cerner , devenues quasi invisibles vu que passer dans les domaine de l’évidence culturelle.Comme quand certains arrivent à donner un autre sens aux mots que leur vrai sens .On ne licencie plus de nos jours , on « adapte « les effectifs à la demande .Le vocabulaire de cette société folle de gestion regorgent de mot tronqués, au détriment d’une société confiante dans sa propre créativité.

        Pour exemple , les chiffres de l’inflation sont faussés par le fait d’une mauvaise prise en compte des loyers dans les charges d’un ménage .A qui profite le crime? Indexation du smic sur le montant de l’inflation , donc celle ci a intérêt (pour ceux qui ne voient dans les salaires que des coûts ) à être là plus basse possible. Résultat ? La part des loyers qui flambent sans aucuns suivi , grevant le pouvoir d’achat des loyers les plus modestes. La plupart des syndicats réclament des augmentations sans comprendre que certaines baisses des charges profiteraient bien plus à toute l’économie sans favoriser la concentration des richesses.
        Pour ce qui est de la rétribution des actionnaires , autre cause de la concentration des richesses , la ruse est du même acabit et super bien expliqué sur ce fil si vous prenez un jour , le temps , de supposer que ceux qui la propose ont bien plus qu’une dizaines d’années d’expérience dans le monde de l’économie réelle.
        Tout raisonnement , aussi élaboré qu’il soit , est toujours tributaire de la donnée manquante d’où l’utilité de l’écoute .Après , à chacun d’en tirer ses conclusions.

      10. Je suis chef d’entreprise… et vous racontez des âneries : quand j’ouvre mon logiciel de compta et examine les chiffres ou quand je fais mes bilans annuels et le calcul des taxes, j’adopte naturellement le point de vue de PJ. Dans ma boite, c’est ma boite qui paye les salaires et les taxes, ce sont mes employés qui produisent le chiffre d’affaire, et si ma boite a payé en fin d’année un revenu suffisant pour couvrir mon salaire et celui de mes collaborateurs, et tous les coûts liés à la production, dégagé des bénéfices que je provisionne en trésorerie pour être certain de pouvoir tenir +/- 1 année en tournant à vide, je considère avoir fait mon boulot.

        Il se trouve que à cause de la crise du Covid, je ne rentre plus un sou : pas grave, la trésorerie encaisse, et si je dois mettre la clé sous la porte, ce sera dans un an. Ça aussi c’est de la bonne gouvernance, de la vraie bonne gouvernance.

        Alors abandonnez cette morgue d’étudiant en Eco ou école de commerce et écoutez ce que les gens intelligents en prise à l’économie réelle ont à vous dire.

        Cordialement

      11. Ce n’est pas aussi simple et évident que cela.

        Généralement, avant de faire du CA, il faut bien mettre un peu charges (stocks, matières, salaires, frais généraux, amortissement des investissements) et de trésorerie (apport, compte courant d’associés, autorisation de découvert, emprunt). Non ? La charge c’est l’oeuf, le CA la Poule…

        On décide de cracher du CA (Classe 7) à partir de Charges (Classe 6) afin de faire du dividende en Classe Affaire !

        Mais si on veut bien y réfléchir y a plein d’autres façons de calculer et de raisonner tout ça.

      12. @ Clo Clo :

        La compta c’est déjà assez sioux , sans y ajouter la lutte des classes ( même si je sais qu’il n’y en a qu’une pour vous ) .

        Mais j’attendais une réponse beaucoup plus simple et pragmatique de la part de Marc Chinal .

      13. Attention à ce fait qui m’a surpris, apparu en 2008. L’entreprise fait un investissement sur ses fonds propres (capitaux), mais emprunte pour toutes les dépenses de production : matériaux et salaires. En ce sens, le salaire est prédéfini (dans le contrat de travail, journalier puis à plus long terme) mais par une négociation (non dite) entre parties sur un marché réagissant à une offre et une demande, un rapport de force, mais aussi à un maintien à l’existence de l’autre, comme l’a montré P.J. Ce jeu de marché est bien connu dans le travail du docker, où l’engagement journalier se faisait à la criée. Le salaire n’est donc pas un coût donné, mais un prix négociable à l’avance et pouvant être revu (grève, appel à réduire les salaires…). Puis la production est vendue à un prix (de marché) si possible rentable (très) et l’emprunt est remboursé.
        Le capital (investi, non liquide) est un gage qui permet l’emprunt. Même avec des pertes momentanées, n’épuisant pas le gage.
        Marx, devant la faiblesse de négociation et les salaires de misère, donne une explication du salaire comme un « coût » : celui de la reproduction de la force de travail. Descendre plus bas s’oppose au maintien de l’autre ! Il objective par celà le salaire. Mais son critère de mesure (la reproduction) est une donnée subjective (demandez aux femmes leur valeur de reproduction de la force de travail… et demandez aux Gilets jaunes).
        Il est un peu court de dire que le salaire est pris sur « le résultat brut ». Il faudrait éclaircir ce que c’est que cette négociation non dite dont j’ai parlé, comme boîte noire. Elle a lieu ‘a priori’, elle est contrainte par des rapports sociaux, des conventions et barêmes, etc. Et il n’est donc pas évident de la penser intervenant ‘a posteriori’. Par contre il serait tout à fait légitime de prévoir une co-gestion, une participation démocratique de l’acteur « ouvrier » dans la distribution du dividende. ou du PIB ?

    1. Vous n’avez pas répondu à Juannessy. Je crois que vous gagneriez à le faire, parce que sa question n’est pas naïve…

      Elle attire votre attention sur le fait que salaire et dividende sont tous deux des sorties de monnaie. Du point de vue de l’entreprise, il s’agit de toute façon d’un paiement : à un employé, à un actionnaire.

      Si l’un est compté comme coût et pas l’autre, c’est le résultat d’une convention. Laquelle a pour effet de faire considérer comme efficace car peu coûteux ce qui permet de payer moins en salaires… sans faire en même temps considérer comme efficace car peu coûteux ce qui permet de payer moins en dividendes !

      Si les recherches d’efficacité économique qui sont une partie fondamentale de l’activité d’une entreprise étaient dirigées non seulement vers la diminution du montant payé en salaires, mais aussi vers la diminution de celui qui est payé en dividendes, les résultats seraient différents…

      1. Les résultats seraient différents en quoi ? Ce serait toujours la guerre économique, avec des exclus. La monnaie est aussi un outil d’exclusion. Mais certains ont l’envie utopique d’une meilleure répartition alors que dès qu’il y a plus de monnaie sur un marché, les prix augmentent…

      2. Tout dépends en effet de qui est (considéré comme) le propriétaire de l’entreprise.
        Si c’est l’actionnaire -ce qui a priori semble la règle dans nos sociétés- le dividende variable, qui lui revient est à maximiser et les salaires sont manifestement un coût.
        Si ce sont les salariés, c’est le salaire qui est à maximiser, et donc ne peut être que variable, au minimum une part variable ou à paiement différé. La participation est une approche homéopathique. Le financement est alors bancaire ou obligataire et constitue un coût déterminé .
        Si la propriété est partagée, c’est une sorte de métayage (sans outils/bétail).
        Si la technostructure se considère comme représentant l’entreprise (capital épars, commandite ..) salaires et dividendes sont des coûts.
        Pour éviter cette dérive de jugement il est approprié de motiver les cadres dirigeants mercenaires par des stock options généreuses.
        D’autres cas sont sans doute possible où il faut tout réduire dans le cas où l’entreprise appartient au client : coopératives de distribution ou de fournitures, services publics (mâtinée par le rôle de syndicats forts et des contribuables)

      3. L’actionnaire a droit à une part du montant à la casse de la firme en cas de faillite.

        Cela suggère-il qu’il est l’un de ses propriétaires ou l’un de ses créanciers ?

        Je crois que la réponse est sans équivoque.

      4. Au delà de l’aspect comptable le propriétaire est intéressant parce qu'(en ce qu’) il détermine (plus ou moins) la direction de l’entreprise donc le succès ou l’échec d’une part et les choix de répartition d’autre part.
        Le métayage tendrait à faire considérer l’exploitant comme le « propriétaire de l’entreprise » et le propriétaire du sol comme un apporteur de capitaux à rémunération variable -finance islamique ? – le fermage lui même comporte une indexation sur le prix des denrées agricoles.
        La répartition en matière de pêche est plus stimulante, le capitaine étant aussi le propriétaire du bateau (endetté auprès de la banque …).

        La répartition en cas de faillite n’est pas vraiment une pratique comptable, la comptabilité étant toujours envisagée dans une perspective de continuité d’activité.
        D’ailleurs les règles juridiques, voire sociales, prévoient une priorité
        d’abord les salaires, puis les créanciers (fournisseurs, clients, prêteurs) et finalement les actionnaires.

        Le pouvoir semble être en ordre inverse de cette priorité.
        Et bienheureux celui qui récupérera son « nominal ».

        L’entreprise comporte des entrées, des sorties monétaires et non monétaires.
        La comptabilité ne s’intéresse qu’aux aspects monétaires (d’où l’astuce des droits carbone). Sous estimation au minimum des valeurs naturelles (industries extractives, pollution, déchets).
        Le résultat économique (opérations commerciales déduites) de l’entreprise est à partager entre développement, travail, finance.
        Celà laisse de la place à l’absence de dividende (mais des plus values?) dans les start-up,
        le bénévolat (Puy du fou …), heures supplémentaires non payées, le salaire réduit avec des primes (PSA), les comités d’entreprise généreux, le prêt gratuit (subvention/mise à disposition territoriale).
        Des stratégies d’externalisation peuvent être mises en jeu
        du travail trans formé en sous-traitance (Uber ..)
        du dévelopement financiarisé (rachat successif de startup externes).
        du financement ? (crowdfunding souscription ?)
        Plus que de pratiques comptables (qui semblent optimisées pour les sociétés par action transnationales), c’est d’innovation juridique dans le statut de l’entreprise, voire simplement dans un changement de pratique vers des statuts existants mais peu usités, dont on peut attendre le changement.

      5. @ Ruiz :
        vous pensez changer quoi avec « de nouvelles règles » ?
        Vous pensez que ce qui comptera ne sera plus « ce que j’ai dans la poche à la fin du mois ? »
        Comment, dans un monde qui reste monétaire, on peut échapper aux « prix », à la « rentabilité », à l’exclusion faute de monnaie suffisante, etc, etc ?

        Vous pensiez à quel changement de règle par exemple ?

      6. @ Marc Chinal
        Stuctures juridiques de pouvoir au sein de l’entreprise ne veut pas strictement dire « nouvelles règles ». on peut citer les Coop ou Scops (cf. citation calameo) qui ne semblent pas enthousiasmer tout le monde.
        Si l’option est de se passer de monnaie, alors la comptabilité doit être profondément revue, voire inutile si l’abondance est déclarée.

        « La monnaie est aussi un outil d’exclusion » en effet, mais plus souple qu’un système de ticket de rationnement ou une allocation dans une secte ou un camp de travail,.

        Ce sont des systèmes sans monnaie, mais n’y a-t-il pas de misère ?
        y échappe-t-on à la « rentabilité », à l’exclusion ?

        Pour produire et générer un chiffre d’affaire il faut surtout des clients et une offre pour les allécher, ou alors vivre comme éternelle start-up sans CA mais uniquement de plus values potentielles : l’entreprise est le produit !

        Les surcapacités crées par les délocalisations de Renault, ne créent pas de chiffre d’affaire, une diminution des investissements aurait peut-être permis de produire avec des équipements amortis et des coûts français, les automobiles réellement vendues. Mais ceci est une approche de l’entreprise en temps qu’outil économique destiné à organiser des revenus localement, pas une vision d’actionnaire.
        La vente partielle à l’Etat par des subventions ad hoc de petits modèles importés, alors que la R&D sera réduite car mondialisée est une belle réussite de relation publique du haut management.
        Une participation de représentants du personnel au conseil d’administration, ou une participation au capital d’entité locales -comme en Allemagne- assurerait peut-être des décisions différentes.
        Le monde du commerce reste féroce et si Toyota remplace Renault, l’ouvrier de Valenciennes va-t-il s’en plaindre ?

        L’usage de la monnaie vient aussi de l’impôt (en remplacement de la corvée) et sa définition innovante pourrait créer des comptabilités innovantes.

      1. Désolé de vous décevoir, mais ce qui organise l’humanité depuis toujours c’est le pouvoir. L’argent, invention humaine, est un attribut du pouvoir qui a plutôt tendance à le pacifier en le rendant moins meurtrier.

      2. Désolé de vous décevoir mais sans monnaie ni troc ni échange, le pouvoir se réduit à l’individu, car il n’est plus possible d’exercer le chantage « pour obtenir de la monnaie, fait ce que je dis, prends les armes et va tuer ton voisin ».

        S’il y a des ventes d’armes dans le monde, c’est sûr que c’est « pour le rendre moins meurtrier » et pas du tout parce que cela génère des bénéfices ou des rapports de forces pour ensuite imposer ses entreprises (monétaires) !
        :o)

    2. Parce que vous croyez que les dividendes pour les actionnaires ne sont pas aussi une sortie pour une entreprise ! Évidemment que si !

  2. L’entreprise est une activité aléatoire, il y a des entrées et des sorties (rémunérations du capital et du travail) la différence mesure la viabilité de la chose.
    Si la rémunération du capital était fixe et la rémunération du travail variable, il serait plus logique de soustraire le coût du capital et d’attribuer la différence au travail.
    C’est un peu ce qui se passe pour un chauffeur Uber dont l’outil de travail est porté par un leasing.
    Entrepreneur il est sorti du salariat (son travail n’est plus un coût calculable, mais une activité/occupation lui donnant droit aux résultats de sa petite entreprise.
    Le Hic (pour lui) c’est qu’apparemment il ne semble pas libre de fixer ses prix.

    1. Le capitaliste fait une avance de capital à l’entreprise, donc le capitaliste n’a d’à valoir dans l’entreprise que cette avance non pas la valeur de l’entreprise elle même ! Normalement pour compter lors d’une vente etc… on ne fait qu’un partage entre parts et là il faut se rapprocher du métayage du XIXième siècle et non pas dire que l’ensemble appartient à l’entrepreneur ce qui est comptablement faux. UNe entreprise c’est des parts réparties entre l’apport de capital et de travail. En cas de vente par exemple on doit rembourser le capital investit puis ensuite on doit partager la valeur restante en parts !

  3. C’est sans doute une bonne idée d’appeler à un changement de ces règles comptables, mais d’un point de vue pragmatique ou de sa mise en œuvre, il faudrait faire un pas de plus, pour pouvoir dépasser la déploration que « Tant qu’aucun de nos politiques n’entreprendra de changer ces règles, l’économie et la finance resteront entre les mains d’une armée de petites mains actives sur des tableurs Excel qui aboutiront toujours à minimiser les mêmes coûts et optimiser les mêmes bénéfices. »
    Aucun politique n’entreprendra de changer ces règles miraculeusement sans que lui soit fournie clé en main une autre proposition cohérente de règles alternatives. Donc si quelqu’un a des compétences en comptabilité (pas besoin d’être un professionnel spécialiste de la spécialité non plus…), qu’il trouve une version formalisée de ces règles de l’IASB, les prenne une par une, et en rédige pour chacune une nouvelle version, plus compatible avec notre survie sur cette planète.
    Il sera alors beaucoup plus réaliste d’espérer trouver un décideur pour les mettre en œuvre.

    1. Je confirme que c’est ça l’idée, commencer à reprendre un part un, une part une ces règles comptables, et mettre en cout ce qui est négatif pour une entreprise, un état etc… et positif et que la comptabilité reprenne cela même s’il faut rajouter au besoin un compte comptable de bénéfice pour la planète, le climat, les personne etc… mais surtout pas seulement les actionnaires !

      1. Faut-il prendre le taureau par ces cornes là ? Réécrire les règles IASB, et prier pour être entendu ?

        Alors qu’on a des savoirs sur les systèmes complexes assez avancés ?
        Comme celui-ci, de Karl Friston
        https://blog.dropbox.com/topics/work-culture/karl-friston-takes-on-the-pandemic-with-the-brain-s-arsenal
        récemment « sauté » de la neurobiologie à la modélisation « causale » (*)de la pandémie covid19
        ((*)i.e. en affinant la confiance dans les réponses à des questions « normales », sinon « nominales », sur le qui, quoi, quand, où)

        Alors oui il faut bien un compte de quelque chose, et ce que j’avais déduit de mes modèles très très simples « Piketty/Gattaz », qui incluaient le minimum d’aléa (Geometric Brownian Motion) pour générer des crises collectives, c’est qu’il était bon de pirater les flux.
        Un outil qui à partir des flux de tréso (quels comptes se remplissents, se vide, et vers quels comptes des parties prenantes = employés, et autres « servitudes » sociales (salaire différé/communalisé etc.)) indique si les inégalités s’accroissent ou pas pourrait servir à faire un « cadastre 0 », à partir duquel une taxation s’ensuivrait.
        La subtilité par rapport à la proposition de Paul Jorion de mettre les salaires du côté des avances et non des dépenses serait de passer par l’indicateur « dérivée première » (ou autre « second moment de la distribution ») de la quantité, plutôt que la quantité elle-même.
        De façon à ce que le tiers-état ait son cheval de Troie.

      2. Réécrire les règles IASB, et prier pour être entendu ?

        Disons plutôt avoir les éléments pour pouvoir être entendu et suivi d’effets.

        Je n’aurai pas d’avis sur la meilleure solution (la vôtre, timiota, ou celle de Paul Jorion ou une autre encore) car je n’ai pas les compétences comptables. Par contre, sur la méthode à suivre pour voir la solution adoptée et mise en œuvre, ce que je sais d’expérience, c’est que pour qu’une proposition « technique » de ce genre, qui va contre le système en place, soit mise en œuvre par un décideur politique, il faut que ce dernier comprenne que, malgré l’hétérodoxie de cette solution et le rejet de certains de ses conseillers au nom de l’infaisabilité, cette proposition peut être mise en œuvre. Et pour qu’il comprenne cela, il faut que la solution lui soit proposée « clé en main » —
        utopique mais faisable. Autrement dit, si c’est une décision qui serait mise en œuvre par décret, il faut lui présenter le décret rédigé.
        C’est en suivant ce cheminement que l’on découvre aussi la complexité de la situation existante (i.e. l’usage des règles de l’IASB) et les contraintes auxquelles elle répond ; et que l’on peut s’extirper de l’incantatoire « yaka faukon » et garantir une meilleure robustesse à la solution alternative proposée.

        Je n’y connais rien en comptabilité, mais une recherche élémentaire me renvoie vers ces détails provenant de la Banque de France qui me laissent entendre que :
        L’application des normes IFRS en Europe a été précisée par le Règlement (CE) n°1606/2002 (c’est donc sans doute une révision clé en main de ce texte ou de son texte d’application dans le droit français qu’il faut préparer).Ces normes s’inscrivent dans un ensemble plus vaste de normes, dont les IAS (qui doivent sûrement faire système : il convient donc de suivre le fil de leurs relations et d’adapter de manière cohérente tout ce qui doit l’être pour refaire système).Tous les pays du monde n’utilisent pas ces règles (par exemple, les États-Unis appliquent leur propre référentiel comptable, dit US GAAP).Les sociétés peuvent présenter leurs comptes selon plusieurs systèmes ; une même société peut déjà présenter ses comptes selon plusieurs systèmes ; j’en conclus qu’il existe dans les logiciels de comptabilité la possibilité de présenter les comptes de plusieurs manières concomitantes, et donc qu’il n’y a pas besoin de remplacer les règles de l’IASB ou d’y se substituer mais seulement (a minima) de s’y ajouter (ce qui limite l’ampleur de la tâche).

        Il me semble que la porte d’entrée est celle-là : List of IFRS Standards.

  4. Le fondateur de Apple a refusé toute sa vie de payer des dividendes (depuis ses successeurs se sont vengés); ce qui a amené l’entreprise à thésauriser un cash formidable lui permettant de financer ses innovations et de se développer face au monopole de Microsoft grâce à des politiques de niche. Il considérait que les actionnaires devaient participer à une aventure industrielle en ne se rémunérant que par la plus-value issue du pari sur l’avenir…L’avantage c’est que l’actionnaire (ainsi empêché de se nourrir sur la bête) est incité à favoriser les développements d’avenir et la pérennité de l’activité…Mais on peut se poser la question de la fluidité du marché pour obtenir la plus-value une fois le capital arrivé à « maturation », c’est-à-dire la performance industrielle réalisée, si toutes les entreprises font de même et que le marché secondaire se rétrécit… mais peut-être qu’il y a suffisamment d’activité pour que ce « rétrécissement » ne nuise pas à la possibilité de plus-value proportionnelle à la performance d’innovation lorsqu’elle arrive à se concrétiser; je n’ai pas d’opinion fondée là-dessus; de plus et par contre, une entreprise qui ne paie plus de dividende investit et donc, en cas de pari malheureux sur l’avenir , il reste un minimum d’immobilisation et de mobilisation matérielle pour garantir, si ce n’est une complète récupération du capital, tout au moins il reste quelques poires pour la soif. (car je suppose qu’un actionnaire qui ne peut rémunérer son capital qu’en sortant de l’aventure, va d’autant plus surveiller la dette et son évolution raisonnable). Aujourd’hui l’entreprise n’a quasi plus rien de matériel, c’est quasiment un flux, et lorsque vous en possédez une action, vous n’êtes propriétaire que du vend qui y souffle: la trésorerie est à crédit, le private équity fait main basse sur les fonds propres, il n’y a plus de stock, l’activité est à flux tendu, les immeubles des sièges sociaux sont regroupés dans d’autres entités, elles aussi financiarisées (exemple unibail rodamco) et la dette tient lieu et place de tout ce qui autrefois y était matériel… Un jour d’arrêt et c’est la faillite, malgré des années et des années de milliards produits….L’action n’est plus qu’un papier dont la vocation est de s’échanger à la micro-seconde sur des bruits de couloir, puisqu’on sait très bien que la matérialité de ce qu’on échange n’est qu’une vaste escroquerie au fond. Dans ce système ce qui n’est pas comptabilisé c’est le réel des externalités environnementales et sociales : les déchets, les vrais coûts sociaux , les éradications (destructions définitives sans espoir de retour) qui sont payées par les impôts et la pauvreté ou l’empêchement à profiter de ses efforts pour des classes moyennes en voie de paupérisation. Il y a bien une richesse, mais elle est purement virtuelle et basée sur du papier spéculatif qu’une oligarchie en plein aléa moral s’échine à défendre coûte que coûte pour garder ses privilèges en artificialisant un consensus de classe sociale. On a oublié le triptyque taylorisme (pour démocratiser les biens rares), fordisme (pour solvabiliser et donner des droits économiques aux citoyens afin de pouvoir acheter ces biens rares), innovation pour dynamiser et accroître un marché en l’empêchant de se « fossiliser » (avec une économie de la connaissance et la promotion des métiers qualifiés), on a remplacé tout cela par « financiarisation » et les élites sont banquiers et décadents au lieu d’être ingénieurs et innovants. Nous aurons besoin du fordisme, car l’écologie nous commande d’acheter des biens de meilleure qualité, donc plus cher et donc de payer de meilleurs salaires pour rentabiliser une production plus respectueuse des vraies réalités.

    1. Oui, vous touchez aux limites du Pikettysme grâce à votre analyse.

      Les « flux financiers » sont devenus des « courants porteurs » de tourbillons de dettes dont les cliquets ruissellent vers les déjà-riches à chaque tout du moulin à prière hayekienne (Notre monnaie qui êtes aux cieux, donnez nous notre spéculation quotidienne…) .

      Un « fordisme dans la sobriété », c’est aussi ce qu’il nous faut (ceux qui se rappellent Michel Leis sur le blog, et son ouvrage, se rappelleront aussi qu’il se définissait comme « social-démocrate extrême », nous avons besoin d’une tendance analogue au niveau technique, mais elle doit être métabolisée par les gens, c’est pourquoi je cite souvent Richard Sennett et Matthew Crawford, malgré leur biais « Arendtien », idéalisation pour un trop petit nombre de gens, en résumé, mais un fil à trier néanmoins. )

      Mmmm…

    2. @DVL
      … » Dans ce système ce qui n’est pas comptabilisé c’est le réel des externalités environnementales et sociales : les déchets, les vrais coûts sociaux , les éradications (destructions définitives sans espoir de retour) qui sont payées par les impôts et la pauvreté ou l’empêchement à profiter de ses efforts pour des classes moyennes en voie de paupérisation  » …

      Remarquable.
      Peut-être un sujet ( à bien préparer anticipativement) à évoquer entre P.Jorion et F.Ruffin …

    3. « la pauvreté ou l’empêchement à profiter de ses efforts pour des classes moyennes en voie de paupérisation. »
      Justement  » l’empêchement à profiter de ses efforts pour des classes moyennes » en particulier la partie de la classe moyenne située autour du revenu médian est bien le seul moyen pour lutter efficacement contre la pauvreté, puisque celle-ci est définie comme une situation où le revenu est inférieur à 60 % du revenu médian.
      Pour vaincre la pauvreté il suffit donc de baisser les revenus de la partie de la population autour du revenu médian afin que celui-ci soit tel que le revenu le plus bas constaté ne soit pas inférieur à 60 % de celui-ci.
      Cet appauvrissement de la classe moyenne n’en fait donc pas des pauvres !
      Le niveau de revenu des plus favorisés (et le % de ressources concerné) est par ailleurs sans aucune incidence sur l’état de pauvreté de la population.

      « Il y a bien une richesse, mais elle est purement virtuelle »
      Si c’est vraiment le cas pourquoi essayer de lutter contre les inégalités ?
      Pourquoi ne pas favoriser plutôt une croissance illimitée des riches en richesse virtuelle ?
      Si bien sûr cette richesse ne contient pas d’énergie, de ressources fossiles, ne génère pas de gaz à effet de serre !
      S’il faut créer de l’emploi par la dépense ou l’investissement, décourageons l’épargne,
      peu importe si c’est le riche ou le pauvre qui dépense.
      Autrefois les riches donnaient des fêtes ….

  5. Un des problèmes les plus évidents mis en avant à ce niveau c’est que les parts ne sont pas définies ou plutôt que toutes les parts sont à l’actionnaire. Normalement on devrait définir des parts entre captial et travail car une entreprise c’est les deux. Pour un métayage un ferme sans fermier ne vaut rien l’inverse non plus c’est bien une coopération qui produit la richesse et un bénéfice.

    1. Le basculement ne vient-il pas au moment où des forces actionnaires ont pu « réclamer du 15 % » et racheter du capital au rabais pour le détruire après l’avoir essoré ? Au point de terroriser et corrompre de braves gestionnaires ? Je caricature, mais il y a eu un basculement qu’on a appelé la « financiarisation de l’économie » et qui est la source du mal. Ce sont eux qui prennent le gateau et écrasent la part qui pourrait enrichir le salaire, comme durant les 30 glorieuses. Non ? Comment est survenu ce basculement, ce rapport de force nouveau ?

      1. Il y avait un accord tacite que les dividendes étaient (dans la logique de l’ancien métayage), une part de la richesse créée grâce à l’achat de l’action par l’actionnaire (le montant qui a été payé pour l’action sur le marché primaire lors de l’introduction en Bourse – le cours en Bourse ensuite [marché secondaire] ne jouant plus sauf lors d’une OPA, quand un autre intervenant rachète toutes – ou une majorité – des actions en circulation).

        Ensuite, du fait que l’ancienne tactique consistant à annoncer une nouvelle mirobolante à l’occasion de la communication des chiffres trimestriels (pour faire décoller le cours de l’action) avait cessé de convaincre, les compagnies ont recouru à deux stratégies 1) au lieu d’investir leur cash excédentaire dans la compagnie, l’utiliser pour racheter les actions de la firme (une pratique légitime amha), ce qui réduit leur dilution et fait grimper leur cours ; 2) faire mieux que le voisin en termes de dividendes, quitte à s’endetter pour les verser.

        Bien entendu, quand une compagnie s’endette pour verser des dividendes, on a complètement décollé de la logique traditionnelle qui faisait des dividendes une part de la richesse créée grâce à l’argent investi par l’actionnaire. La logique économique est alors complètement sens dessus dessous et le capitalisme ne repose même plus sur sa justification classique, et quand, pendant ce temps-là, les obligations versent l’équivalent de « coupons » (comme les dividendes, mais pour les obligations) négatifs, puisqu’on vous rembourse à l’échéance moins que vous n’aviez prêté, le système financier est entièrement tombé sur la tête, une situation qui ne pourra pas durer indéfiniment.

      2. Que penser encore du LBO ? Quand l’entreprise elle-même s’endette pour se racheter ?
        Pourrait-on envisager qu’une entreprise rachète toutes ses actions ?
        Où toutes celles dans le public ? (renationalisation / commandite => entreprise individuelle/coop).
        Affranchissement / paiement d’une rançon ?
        Est-il normal que le pouvoir (lié au risque de perte totale du capital apporté) soit achetable ?
        Le marché secondaire des entreprises transfère le pouvoir de gestion,
        dans celui de la titrisation des prêts subprime, aucun pouvoir de renégociation de l’économie du prêt, les risques de nature différente y sont, il est vrai, partagés.

        L’existence de l’entreprise (de sa capacité à fournir, de ses contats de travail, des ses paiement d’impôt, de ses appels à la sous-raitance) a une valeur pour d’autres (clients, territoires,employés,fournisseurs) que ses actionnaires apparents au capital.
        Sa disparition (totale ou partielle) représente un risque, ne devrait-il pas donner droit à un accès à la gouvernance ?
        Notamment en cas de monopole local de fait.
        Il semble que les règles nouvelles de surveillance de la montée au capital (d’entités étrangères), édictées par les Etats participent de cette vision des choses.

  6. Marc Chinal a raison de remarquer qu’il faut des échanges économiques de biens ou de services dans une société pour assurer son métabolisme, et que l’argent est le moyen commun, pas idiot, de laisser la liberté du choix des biens à consommer.

    Et donc des choix à offrir en face (« piquer les clients »).

    A-t-il une explication sur le niveau d’inégalité qu’on atteint lorsque la « valeur travail » est en position de faiblesse et que « la fortune appelle la fortune », comme on le voit aujourd’hui à moins d’avoir des très grosses croûtes sur les yeux ?

    Et si la valeur travail est en position de faiblesse au point que la logique qui s’ensuit est juste, simplement, « destroy » (comme on disait au millénaire précédent) pour la ch’tite planète bleue, comment démonte-t-on la logique infernale ?

    On doit s’attaquer d’une part aux inégalité « faciales » (salariales) mais surtout à la constitution de pool de capital à la recherche de rendement.
    Pour cela, il « suffit » de faire la part qui lui revient au travail: c’est une avance comparable, voire plus noble, que celle en capital, puisqu’elle s’accompagne, au moins d’énergie même quand ce n’est que du travail d’abruti, mais de mise en œuvre d’énergie et de savoir-faire dans le cas de plus en plus fréquent de nos sociétés technicisées à souhait.

    Si vous raisonnez en vous rappelant que l’intrant primaire, c’est l’énergie, mais que ce qui la transforme au mieux, c’est un mix de travail et de savoir-faire, vous pouvez revoir toutes les affaires de « CA », et de la compta comme ci ou comme ça.
    Bien sûr, on ne substitue pas l’un à l’autre du jour au lendemain. Le salaire lui-même est peut-être un cheval de Troie encore un peu gros pour vous. Disons les inégalités qu’engendre le salaire, car on les retrouvera sous forme de sous-éducation dans la progéniture, donc de contrôle plus difficile de la démographie, etc. Raisonnement valable de l’OCDE au Malawi.

    Entre deux fluctuations géantes des affaires mondialisées de cette planète, on a des petits moments pour y réfléchir.

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