28 réflexions sur « Vidéo – Une vidéo que j’aurai du mal à faire »

  1. Salut Paul,

    Je viens de voir ta dernière vidéo, où les larmes de l’humanité envahissent tes yeux et s’emparent de ta gorge. Il n’y a pas de raisonnement intellectuel et les discussions sur la « guerre » me désespèrent, chacun de nous, même le plus vilain et le plus bête sauf lobotomie avérée, peut faire cette expérience submergeante. Je cherche, vainement et en pure perte certainement, le moyen, l’instrument, qui fera un jour que tous à un instant donné, partout, en même temps, nous ferons sortir cette vibration pour une fois pour toute abattre tous ces murs, ces foutus murs.
    Un peu comme les cloches de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, toutes tintantes comme un jour en rêvait ML King.

    https://www.jeuneafrique.com/168911/politique/i-have-a-dream-le-texte-int-gral-en-fran-ais-du-discours-de-martin-luther-king/

    Tu as rafraîchi mon dimanche de Pentecôte d’un douce espérance.

    1. /aparté/ France, George Floyd c’est Adama Traoré. Et des dizaines d’autres. Il faudrait que les blancs français regardent ce qui se passe ici.

      1. Hm!
        En plus la médiatisation de cette histoire de manifestation de sans papiers brouille LA piste.
        Tous ces gens devraient être une excellente énergie pour notre pays
        Et au lieu on a un débat sur le faite de les laisser faire ou pas Appelle parents leur traitement à ceux des gilets jaunes. Tout est prévu.
        Et encore une fois, inadmissible cette une instrumentalisation.

      2. En les comparant au gilets jaunes.

        Comme par magie c’est ce qui fait monter les pensées et les votes xénophobe. Au Lalla c’est vrai qu’il y a uniquement des excellentes attention dans ce bas monde.
        zut flûte crotte
        Faudra se prémunir contre une attaque de drones assassin. :-/

      3. Heureusement que, dans les rues, les petits rires des enfants cocasses Sont de véritables vaccins contre la fragilité des cœurs abandonnés, coquillages et crustacés.

      4. @ Larissa.
        Merci de ne pas raconter n’importe quoi.
        Les français regardent, et rien qu’au taux de mariages mixtes, comprennent déjà très bien que ça n’a strictement rien à voir.

        Gardez votre grille de lecture commutaurienne US pour vous. Les blancs français savent tres bien qu’ils ne sont pas mieux traités que les autres.
        Voire même plus mal pour beaucoup d’entre eux.
        #GJ
        #français des zones rurales sans aucune association ni aucune aide pour lisser/huiler les rapport sociaux et les fins de mois.

      5. c’est totalement inventé.
        Je compte sur vous pour essayer de me trouver un vrai nombre.
        Et renforcer encore l’argument.
        😉

      6. Non et puis si on fait à la proportionnelle, en comparaison avec dehors , c’est simple, je ne dois pas encore être à un pourcentage assez élevé.

      7. ( Quand ta mère a été prise pendant beaucoup d’année pour le petit arabe de service en tant que fonctionnaire, tu peux pas t’empêcher de claquer le baignet des gilets jaunes qui se trompent de combat.)

      8. À savoir–la survie de l’espèce- sans tenir compte des différentes humiliations incongrues ou atroces subit par telle ou telle minorité. Toudoudoum

  2.  » C’était déjà l’heure où reploient leur désir
    les navigants , et leur cœur s’attendrit vers
    le jour de leurs adieux aux doux amis ;
    et le nouveau pèlerin est d’amour
    percé , s’il entend un son de cloche au loin
    semblant pleurer la journée qui va mourir… »

    Dante Alighieri ( Purgatoire )

    Pour le Saint Esprit et le fruit de Patience , je laisse la plume à Bernard , je ne vais pas célébrer la Pentecôte à moi tout seul .

    1. POÈME GUERRE CIVILE
      La foule était tragique et terrible ; on criait :
      À mort ! Autour d’un homme altier, point inquiet,
      Grave, et qui paraissait lui-même inexorable,
      Le peuple se pressait : À mort le misérable !
      Et lui, semblait trouver toute simple la mort.
      La partie est perdue, on n’est pas le plus fort,
      On meurt, soit. Au milieu de la foule accourue,
      Les vainqueurs le traînaient de chez lui dans la rue.
      – À mort l’homme ! – On l’avait saisi dans son logis ;
      Ses vêtements étaient de carnage rougis ;
      Cet homme était de ceux qui font l’aveugle guerre
      Des rois contre le peuple, et ne distinguent guère
      Scévola de Brutus, ni Barbès de Blanqui ;
      Il avait tout le jour tué n’importe qui ;
      Incapable de craindre, incapable d’absoudre,
      Il marchait, laissant voir ses mains noires de poudre ;
      Une femme le prit au collet : « À genoux !
      C’est un sergent de ville. Il a tiré sur nous !
      – C’est vrai, dit l’homme. – À bas ! à mort ! qu’on le fusille !
      Dit le peuple. – Ici ! Non ! Plus loin ! À la Bastille !
      À l’arsenal ! Allons ! Viens ! Marche ! – Où vous voudrez »,
      Dit le prisonnier. Tous, hagards, les rangs serrés,
      Chargèrent leurs fusils. « Mort au sergent de ville !
      Tuons-le comme un loup ! – Et l’homme dit, tranquille :
      – C’est bien, je suis le loup, mais vous êtes les chiens.
      – Il nous insulte ! À mort ! » Les pâles citoyens
      Croisaient leurs poings crispés sur le captif farouche ;
      L’ombre était sur son front et le fiel dans sa bouche ;
      Cent voix criaient : « À mort ! À bas ! Plus d’empereur ! »
      On voyait dans ses yeux un reste de fureur
      Remuer vaguement comme une hydre échouée ;
      Il marchait poursuivi par l’énorme huée,
      Et, calme, il enjambait, plein d’un superbe ennui,
      Des cadavres gisants, peut-être faits par lui.
      Le peuple est effrayant lorsqu’il devient tempête ;
      L’homme sous plus d’affronts levait plus haut la tête ;
      Il était plus que pris, il était envahi.
      Dieu ! comme il haïssait ! comme il était haï !
      Comme il les eût, vainqueur, fusillés tous ! « Qu’il meure !
      Il nous criblait encor de balles tout à l’heure !
      À bas cet espion, ce traître, ce maudit !
      À mort ! c’est un brigand ! » Soudain on entendit
      Une petite voix qui disait : « C’est mon père ! »
      Et quelque chose fit l’effet d’une lumière.
      Un enfant apparut. Un enfant de six ans.
      Ses deux bras se dressaient suppliants, menaçants.
      Tous criaient : « Fusillez le mouchard ! Qu’on l’assomme ! »
      Et l’enfant se jeta dans les jambes de l’homme,
      Et dit, ayant au front le rayon baptismal :
      « Père, je ne veux pas qu’on te fasse de mal ! »
      Et cet enfant sortait de la même demeure.
      Les clameurs grossissaient : « À bas l’homme ! Qu’il meure !
      À bas ! finissons-en avec cet assassin !
      Mort ! » Au loin le canon répondait au tocsin.
      Toute la rue était pleine d’hommes sinistres.
      À bas les rois ! À bas les prêtres, les ministres,
      Les mouchards ! Tuons tout ! c’est un tas de bandits ! »
      Et l’enfant leur cria : « Mais puisque je vous dis
      Que c’est mon père ! – Il est joli, dit une femme,
      Bel enfant ! » On voyait dans ses yeux bleus une âme ;
      Il était tout en pleurs, pâle, point mal vêtu.
      Une autre femme dit : « Petit, quel âge as-tu ?
      Et l’enfant répondit : – Ne tuez pas mon père ! »
      Quelques regards pensifs étaient fixés à terre,
      Les poings ne tenaient plus l’homme si durement.
      Un de plus furieux, entre tous inclément,
      Dit à l’enfant : « Va-t’en ! – Où ? – Chez toi. – Pourquoi faire ?
      – Chez ta mère. – Sa mère est morte, dit le père.
      – Il n’a donc plus que vous ? – Qu’est-ce que cela fait ? »
      Dit le vaincu. Stoïque et calme, il réchauffait
      Les deux petites mains dans sa rude poitrine,
      Et disait à l’enfant : « Tu sais bien, Catherine ?
      – Notre voisine ? – Oui. Va chez elle. – Avec toi ?
      – J’irai plus tard. – Sans toi je ne veux pas. – Pourquoi ?
      – Parce qu’on te ferait du mal. » Alors le père
      Parla tout bas au chef de cette sombre guerre :
      « Lâchez-moi le collet. Prenez-moi par la main,
      Doucement. Je vais dire à l’enfant : À demain !
      Vous me fusillerez au détour de la rue,
      Ailleurs, où vous voudrez. – Et, d’une voix bourrue :
      – Soit, dit le chef, lâchant le captif à moitié.
      Le père dit : – Tu vois. C’est de bonne amitié.
      Je me promène avec ces messieurs. Sois bien sage,
      Rentre. » Et l’enfant tendit au père son visage,
      Et s’en alla content, rassuré, sans effroi.
      « Nous sommes à notre aise à présent, tuez-moi,
      Dit le père aux vainqueurs ; où voulez-vous que j’aille ? »
      Alors, dans cette foule où grondait la bataille,
      On entendit passer un immense frisson,
      Et le peuple cria : « Rentre dans ta maison !

      Victor Hugo

    2. A lire les beaux messages de soutien à Paul , je me dis que l’Esprit de consolation souffle où il veut.

  3. Vaincu, sage ou vainqueur, ne te retourne plus.
    Passé, présent, futur te torturent de doute,
    Et te voient, tel l’oiseau, comme pris à la glu
    Que l’idéal trompeur pose au bord de ta route.

  4. Ce que vous dites de l’attitude de Malinowski vis-à-vis de Rivers fait irrésistiblement penser à la rivalité mimétique telle que décrite par René Girard. Après tout, les grands savants sont des hommes comme les autres…

    Aux USA , si l’on quitte Philadelphie vers le sud-ouest en compagnie d’un Américain, il n’oublie pas de vous signaler le moment où on franchit la Mason-Dixon Line, la ligne qui sépara longtemps le Nord du Sud et qui reste présente dans tous les esprits.

    La situation aux Etat-Unis est tragique. Elle résulte très certainement en grande partie de cette division. Elle est aussi (comme en France et ailleurs) une révolte contre les injustices de l’idéologie quasi-religieuse du progrès. Injustices que l’épidémie et nos réactions à l’épidémie mettent au grand jour.

    1. Télescopage impressionnant en effet, comme rappelé dans le billet « Etats-Unis : Dystopie ».

      A la une de la pro-démocrate CNN comme de la pro-républicaine Fox News, les manifestations et les émeutes – des violences, des blessés, et déjà 3 morts en plus de George Floyd. Très peu de place pour le succès de SpaceX.

      Je ne sais pas si Crew Dragon aurait pu appliquer une vraie injection d’optimisme à la société américaine. Mais quoi qu’il en soit, les circonstances le lui ont de toutes façons interdit.

    2. Le monde d’en haut comme le monde d’en bas portent un full face mask … mais pas pour les mêmes raisons !

  5. Très ému par la video de Paul…

    Allez, tout n’est pas encore perdu si des 2 côtés de la barrière, on trouve encore ce genre de gars pour éviter la racialisation des questions d’injustice au détriment du bien commun :
    https://www.reddit.com/r/MadeMeSmile/comments/gttn56/cops_in_flint_laid_down_all_their_gear_and_start/

    En cette journée de Pentecôte, puisse l’Esprit Saint souffler sur le peuple américain et éclairer tous ceux en responsabilité qui auront à prendre des décisions difficiles…, y compris le Donald.

  6. L’émotion transpire dans cette petite vidéo ; au passage, le son est en amélioration légère, il est à
    -13db 🙂
    Vous êtes un homme riche…, pas en pognon, mais en expériences de toutes sortes, le petit livre ‘Mes vacances à Morro Bay’ n’éclairait cela que d’un rai lumineux, peut-être faudrait-il songer à un ‘spot light’ moins concentré ? 🙂
    Je trouve qu’il serait de plus en plus intéressant d’interviewer Alexandria Ocasio-Cortez, de voir comment elle se situe par rapport à Nancy Pelosi, Joe Biden, Bernie Sanders, quelle est son analyse de la situation actuelle… ?
    Question subsidiaire : comment changer les choses vis à vis de Cuba (si) quand Joe Biden (est) sera élu ?

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