33 réflexions sur « « Dispersez-vous ! », par Chantal Montellier »

  1. Si tu leur réponds, il y a outrage. Si tu résistes, il y a rébellion. Si tu prends la foule à témoin, il y a incitation à l’émeute. »
    Maurice Rajsfus (9 avril 1928-13 juin 2020)
    Tweet de Gérard Filoche
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Rajsfus
    ………………….
    « Tout va mal. Quand on apprend qu’on va quand même fermer l’hôpital Bichat, l’hôpital Beaujon, l’hôpital de Garches. Quand on entend la plainte, parce qu’ils ne peuvent pas s’exprimer, des médecins du service de santé des armées alors qu’ils ont monté un hôpital de campagne dont on avait besoin à Mulhouse (…) il y a une situation de crise qui perdure dans les hôpitaux et le Ségur est une grande foutaise. C’est comme ça que ça se passe actuellement”, a-t-il tempêté, face notamment à la porte-parole de La République en Marche Aurore Bergé. « 
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/un-segur-de-la-sante-pour-rien_fr_5ee78d71c5b67e24033224a9?utm_hp_ref=fr-homepage

    1. Ah! Merci pour le clin d’oeil! « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », comme dirait un certain Lavoisier, je crois… Mais qui est la mystérieuse coupeuse de bourgeois en quatre? Sa hache à des reflets bleu, blanc, rouge…

      1. sa tête de dos on ne sait pas si elle porte un chignon ou le pif d’un Schtroumpf, la farce s’enracine en même temps que l’effroi… ça va péter, pas de quartier !

      2. Tant que c’est le « ça » qui va péter… pas bien grave. 7 décennies que j’entends « ça »…

      3. une détermination mécanique et aveugle anime la trancheuse, disons qu’elle est la figure zombie de ce que « ça » craque et s’effondre, qu’elle ne fait qu’ouvrir un chemin sans avenir.

  2. Le virus de la solitude est ce qui a l’air de contaminer Macron, sur l’image.

    Un vrai « saint-Marc » qui blanchit tout ce qu’il y a de collectif, ce président.

    1. « Blanchit »?

      Rendu insipide.
      Stérile.
      Non favorable à la vie.
      Mortifère.
      Morts.

      Pire qu’un virus.

      1. Ah non non le dessin. Top la classe dans le mille troublant
        Franck si j’étais vous je parlerais pas trop sur lui ahiiii

      1. Oui, à lire et surtout à regarder absolument, l’un des rares dessinateurs sachant dessiner . Quand on voit ce que les éditeurs nous servent aujourd’hui!!! On a les yeux qui saignent! Guido Buzzelli, comme Crepax, on été évincés par l’habile pornographe Manara, qui, contrairement à Buzzelli, ne mourra pas dans la misère, lui.

      2. Oui! Que d’os, que d’os! huhuhu Mais que de talent. Nos dominants ont horreur de ça, les artistes de talent, surtout quand ils ne sont pas à leur service, ce qui était le cas de Guido B. Ils les écrasent.

      3. Oui, les italiens ont exploré le spectre de la BD dans ses grandes largeurs assez tôt.

        Le « vieux » Signor Rossi (1960) de Bruno Buzzetto, par exemple, encore très connu en Italie.

        Et du même le film « Grasshopers », petit apéritif sur nos propensions guerrières avant de « Sauver le genre humain »
        https://www.youtube.com/watch?v=ijcuXh-Lk9E
        Ou celui-ci (trouvé seulement sur une page grecque !)
        https://www.youtube.com/watch?v=3zLfMblEALw
        Un peu « gentillet », certes, on est avant Aldo Moro, avant Bologne, etc.

      4. Oui, c’est le mot, « gentillet », du moins pour ce qui est du style de dessin beaucoup vu dans l’édition pour la jeunesse… En France, Bayard presse, par exemple. Mais les idées ne sont pas niaises. La forme euphemise et allège un fond assez sombre… ça fait un peu: l’écologie pour les enfants, non?

  3. Les américains doivent se farcir un génial idiot, les français se consolent (ou pas) avec un majestueux idiot.
    Le monde est passé vitesse Corona.

    1. Il nous reste Franck Lepage et sa « conférence gesticulée », notamment celle intitulée « L’inculture »… Que fait la police ?

  4. Arthur RIMBAUD
    1854 – 1891
    Les corbeaux
    Seigneur, quand froide est la prairie,
    Quand dans les hameaux abattus,
    Les longs angelus se sont tus…
    Sur la nature défleurie
    Faites s’abattre des grands cieux
    Les chers corbeaux délicieux.

    Armée étrange aux cris sévères,
    Les vents froids attaquent vos nids !
    Vous, le long des fleuves jaunis,
    Sur les routes aux vieux calvaires,
    Sur les fossés et sur les trous
    Dispersez-vous, ralliez-vous !

    Par milliers, sur les champs de France,
    Où dorment des morts d’avant-hier,
    Tournoyez, n’est-ce pas, l’hiver,
    Pour que chaque passant repense !
    Sois donc le crieur du devoir,
    Ô notre funèbre oiseau noir !

    Mais, saints du ciel, en haut du chêne,
    Mât perdu dans le soir charmé,
    Laissez les fauvettes de mai
    Pour ceux qu’au fond du bois enchaîne,
    Dans l’herbe d’où l’on ne peut fuir,
    La défaite sans avenir.

    1. Magnifique poème, et magnifique choix cher ami, complètement en résonance avec mon dessin inspiré par ceux de Guido Buzzelli, qui a dessiné des corbeaux (et des beaux corps, promis aux corbeaux) toute sa vie (mal traitée par les éditeurs…)

      1. Comment Chantal ?!

        Comment osez-vous proférer de telles insanités ?! Surtout concernant ces animaux qui ne flattent que votre égotique désir de possession ?!

        « De Pierre-Yves – 13/09/2018, 09:06

        Je confirme, Ecodouble, que j’ai eu le privilège de rencontrer en chair et en os sur son lieu d’habitation, est un amoureux de la nature, et donc des animaux, petits et grands, ah pardon, il aime aussi beaucoup les plantes, bref tout le monde des vivants que l’on saccage pour de stupides impératifs économiques au mépris de la biodiversité. Et à cause aussi au non moins stupide complexe du propriétaire exagérément affecté, parce qu’il préfère se lier à un animal en particulier plutôt qu’à tous les animaux encore sauvages et en voie de disparition qui peuplent la Terre. Il est vrai l’animal domestique a accompagné l’histoire de l’humanité, mais l’animal domestique d’aujourd’hui flatte avant tout l’instinct de propriété à courte vue, il est plus un joujou, un objet animé possédé auquel on prête des sentiments humains par projection de son petit égo plutôt qu’un animal qu’on respecte parce qu’il est d’une réelle utilité, comme les chiens d’aveugle par exemple, le lien fort qui unit alors l’homme à l’animal n’est pas vain. Quant aux chats, leurs propriétaires s’amusent de leur nonchalante et distante présence, on se demande alors pourquoi ils sont hébergés en si grand nombre. Autant contempler la nature, qui appartient à personne en particulier et en même temps à tout le monde et n’a pas d’exclusive, puisqu’elle n’est jamais plus belle que dans sa (bio) diversité. »

        Inutiles, nuisibles et dangereux même !!!

        « Le chat domestique, ennemi mortel de la biodiversité

        Par Écodouble, mercredi 29 août 2018. Lien permanent Écologie

        Ils sont partout, dans les rues et les campagnes : les chats domestiques !
        Ils sont capables d’infliger des morsures très graves avec la possibilité de complications gravissimes.
        Mais cela ne serait rien si les seules victimes de ces animaux étaient les propriétaires et les amoureux de cet animal qui pue.
        Hélas, le pire est qu’ils ont un impact énorme sur la faune sauvage partout dans le Monde.
        En effet, ils sont classés par les défenseurs de la Nature comme étant un des pires fléaux. Produits par les Humains, ce pouvait-il qu’il en fût autrement ?

        Pour vous en convaincre, lisez cet article, datant de janvier 2013, qui avance les chiffres astronomiques de ce qu’est la réalité du chat domestique, du chat errant et du haret aux USA (notons que l’auteur de l’article confond chat errant et haret avec le magnifique et très précieux chat sauvage, Felis sylvestris, que tous les défenseurs de la Nature en Europe rêvent de voir un jour reconquérir les forêts de leur régions). Et bien en fait, au pays de Trump, les chats domestiques et harets trucident entre 1,4 et 3,7 milliards d’oiseaux chaque année !
        Le score est ahurissant ! C’est bien plus que n’en tuent les crétins de chasseurs français, ces amis de Macron, qui vont bientôt faire la police dans nos campagnes. En effet et pour se faire une idée, question canards par exemple, ces sbires en abattent environ 5 millions chaque année (un chiffre de « La Hulotte » si je me souviens bien).

        Mais le pire du pire, on ne le voit pas car c’est loin, dans les terres de l’Océan Austral.
        Si l’on considère le cas des Îles Kerguelen, où un couple de chats domestiques a été introduit de façon totalement inconsciente au début des années 50, la descendance de ces deux félins constitue aujourd’hui une population de harets, forte de huit à dix mille spécimens. Certains d’entre-eux s’attaquent depuis quelques temps aux poussins d’albatros de 10 mois, peu avant leur envol.
        On a même la preuve photographique qu’un chat a tué deux poussins d’albatros hurleur en deux jours. Une catastrophe lorsque l’on sait que ces oiseaux, les plus grands du monde, se reproduisent seulement tous les 2 à 3 ans, pour élever un seul poussin chaque fois, et que l’on compte une population mondiale de moins de trente mille individus.
        IL EST URGENT DE FAIRE QUELQUE CHOSE !

        Dès lors, et cela pour commencer à faire ce quelque chose nécessaire, en premier lieu dans nos campagnes, chasseurs ! je vous déteste mais je vous le dis :
        N’hésitez donc pas à tirer, plomber et sulfater, sur chaque chat que vous rencontrerez durant vos raids dans la Nature. Vous aurez, ce faisant, la bonne idée de vous rendre utiles durant votre nuisible activité.
        Quant à vous, les propriétaires de chats (ou plutôt « les larbins de chats », puisqu’un « chat n’a pas de maître ») pensez bien, en lui ouvrant la porte, pour lui permettre de se dégourdir car il est « si mignon » et « si bôô, que vous êtes responsables d’un crime contre la Nature ; c’est-à-dire d’un crime contre la Biosphère ; c’est-à-dire d’un crime contre la Vie.
        Votre chat est un tueur en série menant à un écocide et vous êtes son complice lorsque vous le laissez partir divaguer, que ce soit en ville ou à la campagne.

        Petite précision maintenant, pour ceux et celles qui, d’ordinaire, ne lisent pas écodouble et qui viendraient ici juste pour pour faire part de leur indignation et de leur rage vis-à-vis de ce que je viens d’écrire : sur ce blog on aime plus que tout les animaux, et cela même quand il s’agit de vers solitaires !
        En fait, ici, plus encore que les animaux, on aime la biodiversité ; c’est-à-dire ce gigantesque ensemble dynamique d’êtres vivants en relations bijectives deux à deux et répartis dans le volume fini qu’est la biosphère ; notion restant inaccessible pour les abruti(e)s de l’hyper consommation – avec ici l’emploi de l’écriture inclusive pour n’oublier personne, car, chez les fhœmmes, la bêtise n’a pas de sexe. »

        Enfin Chantal ! Reprenez-vous voyons !

        😉

  5. Pourquoi? Ses « conférences »sont tout de même pas mal decretinisantes, non? Sauf quand il parle de Malraux, il est trop partial… Mais dites moi, que lui reprochez -vous? Éclairez ma lanterne, svp. Est-ce son narcissisme?

  6. Un immense merci à Paul Jorion pour avoir créé ce blog où je sens mes neurones repousser, contrairement au milieu BD où j’ai toujours l’impression de les perdre… C’est d’ailleurs fort triste, car le médium a d’énormes possibilités, mais il est trop souvent aux mains des abrutisseurs
    et des proxénètes qui lui font faire le tapin …

    1. En plus , c’est beau un neurone sous l’objectif d’un microscope , mais ça doit être coton à dessiner à main levée .

      https://lejournal.cnrs.fr/nos-blogs/aux-frontieres-du-cerveau/limage-de-la-semaine-larchitecture-dun-neurone

      Moi , plutôt que grâce au blog , pour laisser repousser mes neurones , je dors , mais en me couchant tard . C’est le matin entre 7 heures et 9 heures que la moisson est la meilleure . Et c’est pour ça que depuis que la retraite me permet ce respect d’horloge interne , je rajeunst .

      Mais de la tête seulement .

      PS : s’agissant de Franck Lepage , ce n’est pas une découverte sur le blog . Ses vidéos ont souvent été mises en ligne ici , y compris par votre serviteur ( dont celle sur l’histoire des syndicats français avec son compère Tanguy ). Il est de salubrité publique comme Paul Jorion , et ils ont à mes yeux les mêmes limites : celles de résumer un peu trop vite le monde à leur pertinence et désir , ce qui n’est pas avoir la grosse tête , mais peut être la tête pas assez infinie , et le risque que les faits dénient leurs espérances , par ceux là mêmes qu’ils pensaient promouvoir .

      Ma part de cerveau de gauche m’incline personnellement , pour la prise en charge du réel  » local » ou régional , à davantage m’appuyer sur les édiles municipaux , les syndicats et l’entreprise quand elle garde sa fin opérationnelle avant de se soumettre à des fins financières ( pas simple ). Pour l’action nationale , je lui commande d’abord d’être pertinente dans sa perception du monde tel qu’il est ,et ( universalisme « français ») , dans son impact dans l’évolution pour des relations mondiales plus désirables .

      Mais comme mes neurones commencent à se connaître mutuellement , cette inclination opérationnelle , se nourrit aussi pour ses choix de ce que mes neurones de cerveau de droite peuvent drainer d’empathie et d’imagination chez les « penseurs  » , les « anarchistes ,  » les  » artistes « , les écrivains , les soignants … Et c’est un système ouvert en équilibre jamais stable ,aussi bien en « auto-usage » , qu’en convergence collective qui fasse peuple ou humanité …

      … à sauver .

       » La chair est triste , hélas , et j’ai lu tous les livres .
      Fuir ! Là bas , fuir !Je sens que des oiseaux sont ivres
      D’être parmi l’écume inconnue et les cieux ! « 

      1. Pour la première fois de ma longue existence, je ne trouve rien à redire aux paroles d’un autre. Même pas pour le plaisir de m’opposer. Je sors donc extrêmement frustrée de cette lecture, mon cher Juannessy! Faites mieux la prochaine fois, svp. Pour ce qui est de la chair, elle m’inspire surtout de la compassion, surtout maintenant que la mienne n’est plus aussi fraiche… (du coup, le loups s’éloignent, ouf!)… Quand aux livres, j’en ai tellement lus que je leur préfère désormais les voix de ceux qui ont encore quelque chose à dire, comme Paul, par exemple. Elles me réchauffent d’avantage que « L’Ecume des pages », (une librairie historique survivante, 174, boulevard Saint-Germain)… Amitiés. C.

  7. Je ne trouve aucun mot – et pourtant qui sait comme je sais en dénicher (de trop on me dit) quand j’y pense tellement fort que mon laissé aller me déborde – à la vue des émotions qui submergent la liaison cognitive entre mes yeux souvent éboulis, ébahis, éberlués, attendris, perturbés, etc, par l’Art de la multitudes d’idées que m’inspirent vos dessins, chantal montellier, cette si intime fenêtre… et cette éternelle frustration à verbaliser correctement, de façon intelligible, du moins, perceptible, toute la complexité de sentiments qui se bousculent, s’entremêlent, un peu comme l’exprime le dessin de Zil Zelub mis en commentaire par timiota. Juste ! J’adore ce que… et comment.. vous faites vibrer la communication, l’inspiration, etc.

    1. Eh bien! vous pouvez vous venter de m’avoir fait rougir mon cher Pierre. Et en plus , compliment pour compliment, je suis épatée par votre style. Sincèrement. Amitiés. Chantal

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