Censurée en France !

Cette publicité pour un vélo néerlandais est censurée en France. L’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) l’a interdite pour exploitation de … la peur !

On ne sait donc plus quoi inventer pour protéger l’industrie automobile… nationale ? Mais est-ce donc à l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) de se faire le défenseur d’une industrie polluante, gloutonne de ressources fossiles non-renouvelables et émettrice en quantité de gaz à effet de serre ?

Sans vergogne !

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52 réflexions sur « Censurée en France ! »

  1. «L’Autorité de régulation professionnelle de la publicité»… encore un bidule qui « s’autorégule », non ?
    Si elle avait l’ombre d’une conscience des enjeux, sa mission serait très simple :

    TOUTE PUBLICITÉ EST INTERDITE.
    et je ne vois pas en quoi ce serait plus « extrémiste » qu’interdire les paris spéculatifs, par exemple…

    1. Regardez mieux , en retournant dans un bon dico à la mention  » publicité » .

      En l’occurrence d’ailleurs , ici , on vous a suivi : pas de publicité .

      1. Oui oui, jouer sur les mots est exactement ce qui nous manquait.

        Par ailleurs, « pas de publicité ici »… sauf pour les bouquins de Jorion Paul. Mais je reconnais que celle-ci ne me gêne pas : je ne suis pas forcé de venir sur le site. Par contre, les affiches géantes de 4×3 m clamant que la boîte de petits pois est à -10 % pendant une semaine… impossible de ne pas les voir.

      2. En disant  » ici » , je ne pensais pas au blog , mais à l’exemple de « censure » rapportée par le billet .

        Publicité , à l’origine ( et encore ) c’est diffuser , rendre « public » des lois , des édits , des ordonnances . Bref c’est donner une information ,et c’est directement en prise avec la notion de liberté d’expression qui porte sur l’émetteur du message , le message et le support de diffusion du message .

        Par nature même , c’est donc le champ de bataille rêvé pour tous les « ayant droit » , les plaignants ,les juristes , les législateurs , les conditions et attributs des pouvoirs .

        On est passé du crieur des rues à a réclame , de la réclame à la publicité , du besoin à satisfaire au besoin à créer , de l’information au pouvoir des médias , du média à la propagande …

        Mais tous les débats autour d’internet et les réseaux sociaux sont une illustration du combat entre liberté d’expression et limite imposée par la Loi , qui peut seule , pour peu qu’elle soit démocratiquement établie et corrigée , donné le curseur entre le bon et le trop , entre le bien et le mal .

        Interdire sans débat et mesure , est aussi stupide que de tout permettre .

  2. PS. Je suis conscient du caractère immoral de ce com mais mais faut pas m’empêcher d’être écolo, nom d’un bouc

    1. À vrai dire laisser passer cette pub aurais eu sûrement plus d’effet que de noter l’ecocide dans notre constitution . Même si c’est un bon début
      ^.^

  3. Pas touche, chasse gardée.
    Aux USA, Facebook subit le chantage publicitaire par des gros clients « fâchés » avec leur « politique » de « censure ».

  4. Peut-être que l’on peut aussi prendre un peu de recul sur le vélo et arrêter de le présenter comme la solution ultime dans les grandes villes. Un vélo ne remplace pas une voiture c’est donc une dépense supplémentaire qui, une fois encore, privilégie ceux qui ont les moyens aux dépense des autres. Cela devient un objet de consommation branché avec toutes les dérives du consumérisme (surconsommation, gaspillage, pub, etc…). Et je ne parle pas des problèmes soulevés par les batteries, le recyclage, les coûts de modification des voiries. C’est le parfait exemple d’une écologie punitive, clivante et socialement injutse.

    1. Qui veut noyer son chien ….

      Les changements de comportements et d’usages pour tous , sur que ça s’accompagne dans les efforts de terrain :

      https://www.annecy.fr/filactualite/2/529-mise-en-place-d-un-plan-mobilite.htm

      A part la bagnole et le vélo , il y a d’ailleurs un moyen qui ne coute pas cher , écologique , bon pour la santé , qui fait des centenaires : la marche à pieds ( pedibus cum jambis ).

      Mort à la bagnole !

      PS1 : on ne voit pas pourquoi tous les vélos seraient d’ailleurs forcément électriques ou néerlandais .
      PS 2 : quand j’ai commencé à bosser , je me souviens que les « cantonniers , astreints à habiter à moins d’un quart d’heure de leur point de rassemblement , avaient droit à une prime de première mise pour l’achat d’un vélo ( s’ils n’en avaient pas déjà un , ce qui à l’époque était très rare , tout le monde pédalait ) ainsi qu’à une indemnité mensuelle d’entretien de leurs « engins » .

      1. Un de mes oncles, frère de ma mère, à l’annonce de l’arrivée imminente des troupes allemandes à Bruxelles, a sauté sur son vélo et a pédalé jusqu’à la frontière française. Là il est monté dans le premier train qui partait et s’est retrouvé à Saint-Nazaire. Étant interne en médecine, il s’est rendu à l’hôpital et là Ô honte ! (il m’a raconté tout ça), il n’y avait plus que les malades, les médecins ayant pris la poudre d’escampette (ne le répétez surtout pas : que cela reste entre nous !). À trois ou quatre internes, ils ont remis les choses en route et ont géré l’hôpital … jusqu’à ce que les médecins effarouchés reviennent.

      2. Quand vous pourrez loger dignement un cantonnier à Paris, autrement que dans un hlm délabré du 20eme, excusez 2.0 ou d »Orly vous me ferez signe,

        Mort aux citadins !

    2. Si c’est quand même bien utile , mais faut pas non plus acheter ces vélos hors de prix , vous pouvez mettre un moteur électrique sur votre vieux vélo avec une batterie générique , voila la vraie liberté ( testé pendant 6 mois suite à une annulation de permis )

  5. @philippe « Un vélo ne remplace pas une voiture ». Dans l’absolu ça n’a pas de sens. C’est dans les usages qu’il faut comparer.
    « Solution ultime », personne n’a jamais dit ça, et pour l’instant, l’ultime et l’excès est uniquement porté par la toute puissante voiture.

    Sinon, jeter un oeil au maillage vélo dans les pays du nord de l’Europe, en « vue vélo » sur OpenStreetMap :
    https://www.openstreetmap.org/#map=7/48.850/2.346&layers=C

    Voir aussi ce que ça peut donner si on lui accorde de la place, somme toute encore ridicule par rapport à celle qu’on accorde à la voiture :
    http://jeanneavelo.fr/2020/07/01/un-nouvel-immense-parking-a-velos-a-la-haye/

    1. Je parle bien d’usage : pour la plupart des gens il faut une voiture pour certains usages et un vélo pour d’autres et cela représente donc une dépense supplémentaire. Notre société a été construite autour de la voiture, je trouve dommage de pénaliser et punir ceux qui en sont prisonniers, d’autant plus qu’ils ne font en général pas partie des 1%…

      Voici le premier point du programme du nouveau maire de Lyon : « Il nous faut agir dans l’urgence par des aménagements provisoires pour faire de la place aux piétons, aux cyclistes et aux transports en commun adaptés. Mais pour que nos villes soient résilientes, et que l’on y respire bien, le provisoire doit devenir la norme ». On n’est pas très loin de la solution ultime…

      Pour le maillage et la place accordée à chacun, le vélo c’est 3% des déplacements, principalement en ville : leur consacrer 50% de la voirie me parait un peu disproportionné.

      Enfin une publicité pour un vélo à € 2 000 fabriqué hors de nos frontières est-ce bien ce que l’on cherche à mettre en avant ?

      1. Le vélo c’est 3% des déplacements parce que les infrastructures dédiées occupent moins de 1% de l’espace.
        Si vous y réservez 50 % de la voirie vous verrez l’effet sur la proportion des déplacements à vélo !
        Et pour revenir à ce que vous disiez précédemment pourquoi ne voir dans la transition vélocypédique que la solution électrique ? Ça rejoint mes réflexions outrées sur le plan vélo du gouvernement : prime correspondant à 10% du prix d’achat d’un vélo électrique. Mais pourquoi obligatoirement ÉLECTRIQUE ?!! Et mes jambes alors elles ne servent plus à rien ?

      2. 50 % des déplacements en voiture font moins de 5 km.
        https://multimedia.ademe.fr/infographies/infographie-la-mobilite-ademe/
        Je ne pense pas que réduire l’usage de la voiture pour ce périmètre là soit réellement une « punition ». Et si l’on souhaite toujours remplir son coffre une fois par semaine ou par mois, telles que les habitudes du « tout voiture » nous ont poussés à faire, eh bien il existe des vélos cargos, et l’on peut aussi imaginer d’autres systèmes de livraisons, moins individualistes, pour s’entraider à ce niveau-là, ou développer des livraisons avec ces modes de déplacement. Je crois que certains grands groupes y pensent. Je pense aussi à des boites comme https://www.olvo.fr/ ou encore tout un tas de « petits métiers » à base de vélo cargo : électricien, livreur, déménageur (si-si), etc.
        C’est tout cela qu’il nous faut détricoter en baissant notre dépendance à la voiture individuelle, surtout en ville.

        2000 € pour un vélo fabriqué hors frontières ? ça ne me dérange pas du tout. Les voitures font pire (a t-on besoin d’un SUV étranger pour aller faire ses courses à moins de 5 km de chez soi ?) Quant aux vélos fabriqués totalement en France (je ne parle pas d’assemblage comme chez, anciennement Gitane-Micmo http://www.velodirectusine.com/fr/), ils sont rares, et très chers.

      3. @Emmanuel
        Des décisions fondées sur des moyennes ce sont des décisions qui ne s’appliquent à pas grand monde. Pour les déplacements domicile-travail, ceux qui posent vraiment problème et qui polluent le plus, 20% seulement font moins de 5 kms. Donc oui, c’est une punition quotidienne pour tous ceux qui ne peuvent pas s’en passer. Mais comme ce ne sont pas les électeurs on s’en moque un peu et on continue tranquillement à transformer les centres des grandes villes en ghettos dysneylandisés pour cadres sup et professions libérales

        @de Bressy Yves
        Même aux Pays-Bas ce n’est que 36%, la moyenne européenne étant à 8%. Attendons que la météo devienne moins clémente, que les équipements de protection deviennent obligatoires et que le respect du code de la route pour les cyclistes soit imposé et je pense que le nombre d’enthousiastes va légèrement diminuer 🙂

      4. C’est une dépense supplémentaire si on y pense à court terme, mais à plus long terme:
        – Moins de frais sur sa voiture (essence, entretien…)
        – Bénéfique pour la santé, donc moins de dépenses de santé (si les conditions de circulation à vélo sont correctes)
        – « Remboursement kilométrique » (je ne connais pas le terme exact) en place dans beaucoup de compagnies

        Au final, quelqu’un qui troque la voiture pour le vélo pour aller travailler va probablement faire des économies.

      5. @FafaPapa:

        C’est assez simple à évaluer d’ailleurs . Prenons une bagnole assez modeste à 20 000 € :

        – amortissement sur 10 ans : 2000€/an
        – carte grise , variable , sur 10 ans : 40 €
        – entretien : entre 500 et 2000 € : on va dire 1000 €
        – assurance : variable . On va dire , si vous êtes bon conducteur sans malus : 500 €
        – carburant , si moyenne de 6 l/100 kms et 15000 kms /an à 1,40€/l : 1260 €/an
        – parking et péages : on va dire très modestement 500 € /an
        – on va dire que vous êtes très discipliné et respectueux des autres et que vous n’avez jamais de PV

        Total pour un véhicule de type 207 Peugeot : de l’ordre de 5300 € /an pendant 10 ans . Toutes choses égales , vous pouvez sur la même période vous acheter 26 vélos électriques et faire de la location !

        Mais plus sérieusement , vous achetez un vélo électrique qui va durer 10 ans , et si , sur les 15000 kms /an actuels , tout en gardant votre bagnole , vous pouvez en faire raisonnablement 5000 ( en ville ) en bécane ( soit environ 25 kms/jour , semaine de5 jours , sur 40 semaines de boulot ) , vous économisez déjà en carburant , en entretien, en parking soit environ 750€ par an au bas mot .
        En moins de 3 ans votre achat est remboursé , en 10 ans vous avez économisé plus de 5000 € .

        Si vous bazardez la bagnole en achetant un vélo pour votre femme et vos deux enfants ( investissement 8000€), vous avez économisé
        45 000 € , et vous pouvez même faire un don au blog avec la somme correspondant à la revente de votre voiture !

        PS : ça donne toute la mesure de l’abjection de ces consommateurs de bagnole qui pleurent parce que l’état ne leur offre pas de masques gratuits , que l’on peut fabriquer soi même .

    1. Et j’ai entendu dire qu’en plus.. ces substituts au vélo ne craignaient ni la pluie ni la neige because ils n’en avaient jamais vu…
      Une vision d’avenir.
      A mort le vélo. Vive le chameau.

      1. Sans compter que le fromage de chameau serait un atout de plus pour notre art culinaire..
        Jamais crevé , peur de rien (ou presque ) donc jamais dégonflé .Peut se monter sans selle , tout terrain .
        Amortisseurs naturels , GPS intégré .Adaptation hors normes aux variations climatiques.
        Pas besoin d’en connaître un rayon pour le conduire .
        L’avenir quoi.
        Oui, Vive les chameaux ! Le chameau est l‘avenir de l’homme !
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Chameau_sauvage_de_Tartarie

    2. dromadaire ==> MERS-COV2 ==> 50% de mortalité, ça nous changerait des 0,5% du SARS-COV2 et ça justifierait l’interdiction par l’ARPP des pubs pour dromadaires

  6. Petite question hors sujet pour Paul Jorion:
    Face à la dépression économique qui s’annonce, que pensez-vous d’une nouvelle politique de grands travaux pour remettre les gens au travail en réalisant des updates et des upgrades des différentes infrastructures publiques, voire même privées, à vitesse grand V, pour se préparer au « nouveau monde » qui arrive, le tout en laissant filer les déficits (ce qui finira par arriver tôt ou tard) et faisant financer le tout – involontairement via l’hyperinflation – par les détenteurs de capitaux et patrimoines ?

    J’ai lu qu’avec le chèque stimulus aux USA, 2,4 mille milliards de dollars avaient été dépensés jusqu’à présent, juste pour gagner quelques mois, et à « fonds perdus », puisqu’ils sont destinés à simplement permettre aux gens de payer temporairement leurs factures.

    Le même montant utilisé pour des grands travaux aurait l’avantage de permettre d’obtenir in fine des infrastructures publiques neuves ou réhabillitées, et orientées vers l’avenir et ses nouveaux défis.

    Quitte à finalement crasher son économie et ses finances publiques avec, autant se retrouver avec quelque chose de durable en retour… Cela rejoindrait ce que vous dites: il nous faut une économie qui fonctionne selon le principe d’une économie de guerre…

    Pourquoi pas alors mettre un nouveau Eisenhower à la tête d’un tel projet pour sa mise en application.

    1. Je crois que se pose une question de compétences.

      – Une récolte miraculeuse de tomates demandant une main d’oeuvre exceptionnelle : pas de souci, chacun (à partir de l’âge de 4 ans) sait cueillir des tomates avec talent.

      – Refaire tous les ponts vermoulus : mon sentiment (peu informé je l’accorde) est qu’il faudrait recruter en plus de braves Français de souche, de nombreux étrangers.

      Corrigez-moi si nécessaire (j’ignore tout de la question).

      1. 1 – on a connu assez souvent dans notre histoire des périodes dramatiques où il a fallu  » donner du boulot » ( occuper , en fait ) à beaucoup de monde relativement peu qualifié , mais dans des sociétés encore très rurales . Ça a été le cas , par exemple , pour la politique des grands travaux lancée par Napoléon III à partir de 1840 . ( travaux très importants de drainage et irrigation des terres , suppressions de grandes zones de marais) .

        Mais, quelques remarques sur cette époque .Les qualifications étaient surtout , une bonne santé physique , des salaires de misère subis qui faisaient souvent que les femmes et enfants de la famille devaient tous s’y coller pour arriver à bouffer . De façon plus macro , il y avait , en outre ,une certaine logique économique à l’action : amélioration des rendements des terres ( encore qu’en ne séparant pas drainage et irrigation on se privait d’un meilleur résultat , que les ASA héritières de cette époque , ont encore du mal à corriger ), et libération-assainissement de zones et d’espace et fixation de main d’œuvre pour l’industrialisation qui allait suivre .
        Voir aussi , l’histoire chinoise .

        2- Pour « refaire  » ( surement pas d’ailleurs : « réparer » ) les ponts de toutes domanialités et maitres d’ouvrage qui le mériteraient , il faut surtout du pognon à très très haute dose . Ce ne sont pas , sauf à la marge , des natures de travaux qui supportent une absence de formation lourde . La remarque vaut pour tous les types de métiers et aptitudes concernés par le chantier . De l’ingénieur au coffreur ou chargé de manutention , sauf à accepter de faire des morts ou des destructions plus rapides que prévues . Sur cette piste , il y a cependant tout ce qu’Il faut dans les cartons (depuis plus de quarante ans ) , pour monter un programme pluriannuel ( forcément ) sur dix ans , pour , une fois le financement assuré , donner de la visibilité aux entreprises pour s’organiser et embaucher . On pourra d’ailleurs au passage décider qu’il y a des ponts qui ne valent que d’être détruits car ils ne servent à pas grand chose ( cf aménagement du territoire et politique de mobilité) .
        Mon sentiment est qu’au total , si l’on vise le meilleur ratio nombres d’emplois assurés / dette accrue consentie , ce n’est pas forcément le meilleur créneau , même si on ne perdrait pas son temps en consentant un effort .

        Historiquement ( et c’est l’origine de l’expression  » quand le bâtiment va tout va » ) , ce ratio est plus favorable en matière de bâtiments et constructions ou améliorations de logements , bien que ce type de chantier , mécanisation , préfabrication , standardisation des coffrages et rationalisation aidant, soit devenu aussi moins prolifique en main d’œuvre .

        On a connu aussi dans les années 80 les TUC ( travaux d’utilité collective ) , mais pour avoir eu à encadrer plusieurs dizaines de jeunes dans ce dispositif , on s’était vite rendu compte que , pour ne pas se moquer d’eux , on trouvait rarement des jobs de plus de trois mois consécutifs suffisamment motivants ( aussi bien pour les Tucistes que pour nous ) .

        Sur le fond , et au delà de l’urgence économique du moment , la question mérite à coup sur de faire transpirer quelques têtes à la fois opérationnelles et « théoriques  » , dans la perspective où l’on parle de gratuité , de superflu , de travail disparaissant , « d’activité » , de transition écologique , de politique de mobilité , de monnaie…

        De FIN …

        On aura alors peut être la première percée sérieuse pour mettre le travail , les solidarités financières , la fiscalité … à la nouvelle place où ils redeviennent des moyens .

      2. @Arkao :

        comme un toubib , je vous dirais qu’il est hasardeux de se prononcer sans avoir ausculté soi même le patient , mais ( bien que l’on mette en général des pathologies différentes derrière le terme  » cancer du béton ) , c’est le type de maladie ( rare heureusement ) qui est plutôt inquiétante et à traitement difficile pouvant aller jusqu’à la décision de destruction pure et simple en effet .

        S’il s’agit de béton armé , il faut reconstituer tous les éléments physiques d’origine : nature , qualités physico-chimiques des granulats et des aciers , voire de l’eau employée , détail et positionnement du ferraillage , reconstitution des conditions de fabrication du béton ( slump tests , résistances à 7 et28 jours originelles ) , conditions de mise en œuvre dans les coffrages , très souvent qualité et caractéristiques du ciment ( je me souviens qu’aux USA on avait mis en évidence des réactions chimiques entre ciment et acier ) … Bref , sujet emmerdant et difficile à éclairer rapidement . Les conditions environnementales ( types de pollutions de l’air sur site d’implantation , régime météorologique dominant ) ont parfois été mises en accusation .

        Si j’étais toujours en fonction , je vous aurais branché avec l’ingénieur de mon service en charge du laboratoire départemental , qui s’était fait une réputation presque internationale en travaillant sur ces pathologies rares des bétons . Mais comme moi , il est parti à la retraite depuis le passage de l’an 2000 , et je ne suis même pas sur que , décentralisation vers les conseils départementaux aidant , le labo ait été conservé .

        A vous de voir donc , si un labo spécialisé peut vous permettre d’affiner le problème et son origine , mais si les quantités et types de structures concernées ne sont pas trop sensibles , on ne peut pas exclure , au doigt très mouillé , une destruction et remplacement purs et simples ( revérifier les résistances et équilibres de la structure dans son ensemble dans ce cas ) .

        Je croyais que vous ne faisiez que dans les vieilles pierres et les monuments historiques . II y en a en béton , à part les œuvres du Corbu , et elles méritent déjà d’être restaurées .?

      3. @Juannessy
        La notion de vieillerie est très relative. Mes enfants m’appellent « le vieux » alors que pour ma mère presque centenaire je reste un homme jeune 🙂
        Une position radicale consisterait à dire que ce qui a été fabriqué hier appartient dès aujourd’hui au passé.
        Je ne suis pas professionnellement impliqué dans la problématique des ouvrages de Freyssinet. Je vais juste aller travailler à côté de l’un d’eux et cela a éveillé ma curiosité (d’autant que je risque de prendre sur la tête les éclats de béton qui s’en détachent).
        Pour répondre à votre dernière question, oui il y a des ouvrages en béton armé qui sont classés monuments historiques et nécessitent des restaurations. Quelques exemples:
        https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Monuments-historiques/Actualites-Articles/Reims-La-restauration-des-halles-du-Boulingrin-un-chantier-d-une-grande-portee-architecturale-et-technique
        http://www.amis-de-laon.com/wa_files/rotonde_20sncf_20pdf.pdf

      4. Arkao et juannessy
        Vous parlez de changer les infrastructures et tout de suite, vous causez béton.
        C’est fini le béton ! 10% du pétrole mondial servait à faire du béton. Il se trouve que les huiles de schistes c’était 10% du pétrole avant le Covid. Vous pouvez faire le lien ?!?

        Dans 1000 ans il n’y aura plus un seul ouvrage en béton debout. Or, il y a encore des ponts romains en pierre qui font partie des réseaux routiers de l’Europe ; et ceux qui ne sont plus, c’est parce qu’ils ont été démolis ou bombardés.
        Pour des ponts durables, faites des voûtes et oubliez les tabliers.
        Et pour les larges fleuves, vive les bacs !

      5. @Ecodouble :

        On ne parlait pas de construire , mais de réparer !

        Ceci étant je sais faire aussi ( et réparer ) des ponts en maçonneries , remarque faite que les carrières de qualité sont en voie d’épuisement et que l’ouverture de nouvelles carrières n’est pas forcément conseillée ( la plupart des blocs de granit viennent actuellement de Chine ….. par cargo ) .

      6. @ juannessy
        Une carrière pour extraire de la pierre à bâtir n’est pas problématique, ni pour la pollution qu’elle engendre, ni pour sa dimension, contrairement aux carrière de granulats qui sont démentielles. Les carrières pour ciment sont démentielles aussi.
        En ce moment, en notre beau pays, on travaille à faire réouvrir des carrières pour faire des ouvrage en pierre sèche. Les procédures sont là très simplifiées.
        En fait, comme il n’y aura plus de bagnoles assez rapidement, on peut laisser vieillir et ne plus réparer les ponts en béton. La bagnole est ruinante : on fait des routes et on élimine les intersections, ce qui nécessite plein de ponts en béton, qui vieillissent très mal et qui nécessitent alors de l’entretien qui coûte un pognon de dingue : et c’est presque tjs les 3 mêmes qui encaissent le fric (je ne cite pas ces trois mafieux !)
        Les ponts en pierre, sauf cas exceptionnels, vieillissent bien mieux. Quand j’avais, dans ma vie d’avant, des diagnostics de ce genre de ponts, j’étais content : de beaux dessins à faire et peu de boulot.
        Avec ceux en béton, c’était des dessins tristes et un boulot long et chiant tellement la liste des pathologies était longue.
        Je vous l’ai dit : la déplétion pétrolière va nous faire revenir aux fondamentaux. La bagnole sera vite oubliée. L’important sera de manger.
        La période qui commence va être la plus dramatique de tous temps. Et il ne faut pas compter sur la haute fonction publique pour nous aider à nous en sortir. Elle nous coûte bien un pognon de dingue (notre nouveau premier sinistre enpochait 160000 € par an il y a peu) mais elle n’est vraiment pas à la hauteur : l’intérêt général, elle ne connaît pas.

      7. @ecodouble
        Les carrières de granulat alluvionnaire présentent effectivement des dimensions démentielles. Néanmoins je trouve que le bilan environnemental (hors transport des matériaux) est contrasté. Pour les avoir suivi pendant trois décennies, je peux vous dire que c’est un paradis pour l’avifaune (et pour les ornithologues). Grâce aux observations des bénévoles, les associations environnementales ont réussi à faire pression pour que les aménagements clôturant l’exploitation ne soient plus que de simples étangs. Les carriers sont maintenant contraints de réaliser des vasières, des roselières, des ilots rocheux, de laisser un front de taille, afin d’offrir une grande variété d’habitat aux espèces inféodées aux zone humides. Et ça marche plutôt bien.

      8. @Ecodouble :

        1 – vous faites des diagnostics de ponts en les dessinant ?

        2 – On construit de moins en moins de ponts et c’est très bien comme ça . Le problème n’est plus la construction des ponts , qu’ils soient en béton armé , en béton précontraint , en métal , en ossature mixte , en maçonnerie … mais leur entretien et réparation qu’ils soient en …..Pour un certain nombre , il faut même envisager de les détruire , mais il faut se rappeler alors qu’un pont , ça n’est jamais qu’un passage obligé sur un itinéraire , et que ce qui est alors détruit , c’est l’itinéraire et une « liaison » .

        3 – on a estimé qu’il y a environ 80 % des ponts romains en maçonnerie qui n’ont pas attendu mille ans pour disparaitre ( le plus souvent à cause de fondations mal conçues , ce qui s’explique d’ailleurs car les reconnaissance géotechnique des sols d’implantation n’étaient pas trop sérieuses à l’époque , en particulier en site aquatique ).

        4- un pont en maçonnerie sera toujours plus élégant et sensiblement plus cher qu’un pont en béton . S’il est bien conçu , il permettra même le passage de charge plus lourde ( c’est souvent encore par là qu’on a gardé les itinéraires de convois exceptionnels par leur poids ).

        5- tous les ponts , quelque soit le matériau , doivent être surveillés et entretenus par des gens compétents .

        6- un pont en béton armé peut durer très longtemps ( plusieurs siècles ) s’il est entretenu ( et son entretien -réparation est le plus souvent aisé )

        7- il y a beaucoup de  » franchissement de brèches » inaccessible à des solutions maçonneries .

        8- le terme de « carrières » mérite définition car il recouvre aussi bien la fourniture de granulats ( de moins en moins de qualité , car les meilleurs gisement s’épuisent ), les roches de construction ( granit et calcaire dur ) et les minéraux industriels ( dont certains font parler d’eux avec les boues rouges ). La tendance lourde reste cependant depuis déjà pas mal d’années à une gestion maîtrisée et non extensive de la ressource . Je crois qu’il y a moins de 400 carrières en France capables de fournir des roches de construction . Il y a certainement beaucoup plus de sites  » ponctuels  » capables de fournir en petite quantité , mais il n’y a aucune raison de laisser se faire des trous partout , dignes d’un mitage de l’espace naturel .

        9- qu’ils proviennent de carrières ou de gravières , les granulats ( matériaux concassés et calibrés à différentes granulométrie ) deviennent de plus en plus une ressource rare , et ça fait déjà deux ou trois décennies qu’on pratique , dans la mesure du possible , la récupération de granulats par broyage – re concassage de matériaux de destruction d’ouvrages , d’immeubles , de fraisât d’enrobés . On les réintroduit alors en pourcentage de l’ordre d e10 % dans le béton ou enrobé nouveau , en acceptant une moindre performance du nouveau produit ( on se justifie alors en affirmant que des méthodes de calcul plus sures et pointues permettent d’accepter cette moindre performance en garantissant quand même les coefficients de sécurité règlementaires ) .

        10 – la » haute fonction publique « n’a vraiment rien à foutre là dedans ! Les maires et leurs conseillers municipaux bien davantage .

        10- Je préfère les ponts en maçonnerie aux vélos électriques .

  7. C’est à se demander si l’ARPP n’a pas été effrayée par le design du vélo en question, aussi moche et con que le Cybertruck de Musk.
    Mort à la bagnole
    Mort aux pubs débiles
    Mort aux designers

    1. A mort la guillotine!
      Détruire mieux que reconvertir ?
      Facile de détruire quand on n’est pas concerné . Vous travailliez dans l’automobile ?«C’est votre problème » prétendent les ayatollahs de l’écologie.
      D’autres écolos préfèrent la manière douce .
      En attendant le ministère du bricolage, le ministère de la reconversion .
      Pour le ministère de la destruction , le Covid19 s’en charge bien assez.
      https://www.youtube.com/watch?v=w6V8lTJ-d8w

    2. Longue vie au gaulois réfractaires qui ouvre sa grande bouche pour râler parce qu’il sait qu’une certaine égalité est à portée, et que la vie crève.

      1. En tout cas je note que dans notre pays il est bien plus facile d’insulter le pays même que son président et ça il faudrait quand même inverser.

  8. Une étude publié par une ONG a précisé que les navires géants du croisiériste Carnival avaient émis en 2017, dans les mers européennes, 10 fois plus d’oxyde de soufre que les 260 millions de voitures roulant sur le Vieux Continent. Les ports de Barcelone, Palma de Majorque et celui de Venise sont les plus pollués en Europe, le port de Marseille se qualifiant à la 8e place.

    Voir aussi l’article de Science & Avenir :
    https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/pollution/les-bateaux-de-croisiere-emettent-une-pollution-colossale_135358

    1. @ Hervé
      Et le soufre, c’est un des accélérateurs de l’altération des pierres des monuments que viennent voir les touristes-croisièristes : Les bateaux détruisent le patrimoine qui les « nourrit ».
      Heureusement, la déplétion pétrolière de 2018-2019 qui a conduit à la crise économique qui commence, et que le Covid a malheureusement éludé, va mettre un peu d’ordre. On va revenir aux fondamentaux. Car cela ne repartira pas : après 2008 on a eu les huiles et gaz de schistes. En 2020, on n’a plus de dernière carte disponible.
      Le bon vieux et simple vélo sans batterie va reprendre du service.

  9. Le vélo de fabrication belge ‘CowBoy’ présente de meilleures performances et un prix plus attractif que celui fabriqué Outre-Moerdijk, il mériterait d’être mieux connu… 🙂

    1. Et il n’a pas besoin d’électricité pour permettre des performances exceptionnelles : il suffit de mettre un cornet de frites au point de destination .

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