29 réflexions sur « Vidéo – Un moment de bifurcation dans l’histoire »

  1. Je suis d’accord sur le fait que Trump souhaite organiser un coup d’État en s’appuyant sur les suprémacistes blancs.
    Trump a joué contre son pays avec la Russie, c’est prouvé.

    Nous ne sommes pas les seuls à l’avoir compris. Il y a très certainement aux États-Unis de nombreuses personnes, attachées aux institutions actuelles et profondément convaincues que la démocratie américaine est de ce fait en danger, qui ne souhaitent pas rester les bras croisés. Je les appelle le « deep state », cela ne vous plait pas visiblement ; appelons-les les « protecteurs des institutions ».

    L’hypothèse que ces personnes organisent un « contre coup d’État » pour tuer Trump via le « virus chinois » est pour moi très loin d’être nulle.

    Les soupçons exprimés sur l’origine (temporelle et spatiale) de la vidéo montrent qu’une série de photos / vidéos ont été pré-enregistrés :
    – On a expliqué à Trump qu’il montrera aux américains qu’il est encore au pouvoir pour qu’il avale le truc.
    – Cela montre à ses supporters la même chose.
    – On évite tout affolement auprès de ces derniers.
    https://www.rtl.fr/actu/international/presidentielle-americaine-j-30-trump-hospitalise-fait-il-semblant-de-travailler-7800878484

    Si mon hypothèse est juste, Trump est « mort ». Si mon hypothèse est fausse et qu’il s’en sort, alors c’est la démocratie américaine qui est morte.

  2. N’y a t-il pas plusieurs manières de neutraliser les bulletins de vote estimés indésirables, du moins « vous étant » défavorables, ou que ce soit dans un monde ou le mythe de la « démocratie est le moins pire des régimes » s’effondre… ?

    N’y a t-il pas alors dans les « liaisons faibles » (notion de physiques en rapport avec la « relativité générale et restreinte ») entre processus d’effondrement, de différentes démocraties, dont la nature des faiblesses des liaisons, semble plus forte qu’elles nous sont faites apparaître (paternalisme occidental du patriarcat commercial, monétaire, de « civilisation » à la Trump, refusant tout « repentir » concernant le commerce triangulaire d’esclaves, etc, et d’assumer toutes responsabilités dans la misère du monde du consumérisme – plus de trois planètes par an France, ne suffisent, quand plus de 6 aux USA, sont insuffisantes à la « croissance » – et des « externalités négatives » polluantes, responsables entre autre de pandémies, etc, comme toutes parts de responsabilités dans les tensions géopolitiques, que les ventes d’armes afin de « pour avoir la paix, prépare la guerre », « faire la guerre pour la paix » causent…) plusieurs point communs pouvant relier non pas les moyens, mais les finalités se destinant à y parvenir… ?

    Bien que les présidentielles aux USA, et ce que « le moment de bifurcation » décrit par notre hôte… semble en effet nous mettre en demeure de mesurer l’importance du sens de l’histoire à laquelle nous allons participer… ou pas… n’en est-il pas reflété en occident, et plus particulièrement dans les médias mainstream français, l’écho d’une bien étrange musique « d’un jour sans fin »… ?

    « Qu’est-ce que la « dictature des émotions »… ?

    Voilà que les médias mainstream, proposent de « vous » propulser dans la narration réjouissante à les croire… d’un monde fantasmatique, celui d’un imaginaire figé sur des scores obtenus aux prochaines élections présidentielles françaises… Et quelle surprise… il n’y pas d’autres alternatives (TINA) que la vertu macronienne face à l’extrême droite…, à les entendre décortiquer cette « politique des chiffres » abscons ?

    Le « monde à voir » le retour des « jours heureux » « quoi qu’il coûte » que la macronie promit de transcender… d’élever bien au dessus du « monde d’après » sa gestion néolibérale de la crise sanitaire… s’accommode, pour ne pas dire se « réconcilie » avec l’idéologie prétendant « qu’il y a du bon dans le coté obscure de la force »… Tant que la force en question reste obscure…

    Comme si vous y étiez, vous êtes invités à « ressentir » un direct, ou est brodé, et « cousu de fil blanc », le duel Macron vs l’extrême droite lepeniste. Comme si il aurait déjà été oublié que le scrutin exprimant des suffrages choisissant démocratiquement des « représentations universelles», est à deux tours, et que beaucoup d’eau va encore couler sous les ponts, vous voici immergés dans les doutes, incertitudes rassurés, réconfortés,du résultat final… et des lendemains qui…

    Mais attention à ne pas laisser penser qu’il y a un risque à ce que d’« un jour sans fin » résulte des même circonstances (mêmes causes mêmes effets) ayant conduit le « roi te touche dieu te guérit », et sa cours, à régner en choisissant de partager, et redistribuer les pouvoirs, avec la tentation de se faire « paraître » seulement… plus « vertueux », que l’extrême droite et l’extrême « droitisation de la société »… ?

    Pour ne pas se discréditer dans la vente quotidienne du « savoir traiter l’actu », parmi tant d’autres sachant chasser les précédentes, sans un chien… et pour ne pas décrédibiliser leurs « chien.e.s de garde » affamé.e.s… insatiables quant à cumuler des postes du Mercato… pour vampiriser des « temps de cerveaux… », « bas instincts, « ras le bol fiscal », poujadisme »… « disponibles » à l’envoûtement… et intarissables quant à donner des « leçons de morales », politiques, d’économie à l’infantilisation… au cours de ce périlleux exercice consistant à « vous » faire croire que la fiction racontée, n’a besoin que de « vous » convaincre, qu’elle va devenir réalité… puiqu’elle vous « offre » d’être « autoréalisatrice » en somme… parce que « vous » seriez soit disant majoritaire à la souhaiter, à la « demander » en somme… cette presse fait appelle à une subjectivité « complice du pire »… Objectivement nul ne sait ce qui va se produire, s’améliorer, se dégrader, s’arranger… d’ici aux prochains scrutins présidentiels.

    Faisant fit des plus hautes et nobles valeurs morales et éthiques… étouffant de leurs séants… le respect minimum de leurs devoirs de neutralité, d’impartialité, les commentateurs/influenceurs de cette fiction fantasmatique… en élevant au rang de prévision divinatoire, le « scientisme » des statistiques, improbables à calculer… tant d’inconnues, doutes, incertitudes peuvent changer les donnes… prennent en otage le droit le savoir de la citoyenneté, son essence pluraliste par définition démocratique… et le piège à l’horizon d’un trou noir, force obscure, en rien fictionnelle, artificielle, elle…

    Bien que ce soit presque devenu chose courante, « banalisé », « dédiabolisé » (surtout depuis l’apparition des chaînes d’info en continue) de chercher à pronostiquer… à parier… à spéculer (comme il est fait sur la hausse ou baisse des stocks gérés en flux tendu et des prix, de masques, réactifs de tests, respirateurs, médicaments, vaccins, denrées alimentaires -e pénuries, famines, etc – ou encore manque de place de lits de réa, personnel des services publics hospitaliers…)… deux ans avant les élections présidentielles… ou en sera t-on au niveau individualiste… et quand sera t-il des rapports de force… il est devenu « en même temps » « normalisé » de ne pas s’inquiéter d’effets collatéraux que la TINA (et son pendant d’extrême droite) produit sur le corps électoral… Pire la progression des taux d’abstention, votes blancs, nuls… convainc certain.e.s dont la légitimité électorale locale et nationale s’effondre, finit même par être déclarée anti-constitutionnelle (dernière législative partielle) de « diaboliser », sanctionner, punir, « déchoir de… », pareil comportement.

    La « dictature des émotions » insondables… indécises… fantasmatiques… fausses… surjouées… gouverne désormais notre démocratie en lui proposant que de lui renvoyer en miroir déformé, en prospective des moins anxiogènes soit disant… les doutes, incertitudes d’un monde croulant sous les risques d’effondrements économiques, financiers, politiques, « sociétaux », climatiques, environnementaux, et de guerres commerciales, monétaires, de « civilisations »… Et « l’anonymat » des échantillons de quelques milliers de sondé.e.s… que cette « dictature » prétend être plus « représentatif » que nos doutes actuels, derrière son « secret d’affaire » de la fabrication de « l’opinion publique », et les « forces obscures » des conflits d’intérêts… qui gravitent autour… vaut plus paraît-il que l’authenticité la sincérité, la probité, l’émancipation, la souveraineté… de la citoyenneté de plus de 46 millions d’électeurs-trices…

    A la complexité de ce monde, et des prévisions, de scénarios de ce que donneront les prochaines élections présidentielles, répondre avec la « simplification » des rapports de forces (oui ou non, pour ou contre), étant soit disant comme fut la « finale », aux dernières présidentielles, en réduisant le pluralisme démocratique de la citoyenneté, et les « aléas moraux »… à une « anonymisation », à des amalgames, mélanges des genres (« ayatollahs de l’écologie », khmers verts »…)… anonymisation (et/ou sous pseudo, « usurpation d’identité ») dont le procédé se retrouve dans le « culte féroce » des secrets d’affaires, les « comptes au nom de personnes morales » (de propriétaires privés d’entreprises assistées sans contrepartie, comme de particuliers, contribuables directs « séparatistes », « sécessionnistes », « séditieux ») et se conjugue à « l’immorale optimisation fiscale » (flat tax, etc), comme avec le coté obscure des forces des mafias vertes, du travail non déclaré, des trafics de drogues, d’organes, de la traite d’êtres humains, enfants de la prostitution, des ventes légales et illégales d’armes… c’est piéger notre rationalité, et intelligence, à l’horizon d’un trou noir, distordant, disruptant… les espace et temps, individuels et collectifs.

    Il ne faudrait pas que cette « dictature… », s’exonère, – déjà qu’elle socialise les pertes pour le dialogue social, « sociétal », démocratique, d’un système dont le vote censitaire opère un « grand remplacement » du suffrage universel…, comme sont socialisées les annulations d’impôts « charges »… de propriétaires privés de « l’économie », et privatisés les bénéfices de politiques néolibérales de « ruissellement », etc explosant les déficits et dettes publiques – d’avoir une part croissante de responsabilité dans la misère du monde des risques de provoquer, reproduire à l’identique (au sens « identitaire », il est question d’endogamie, de reproduction de classe, d’exclure celles et ceux pour qui il faut plus de 6 générations pour espérer prendre place dans la file d’attente de « l’escalier social », de la « représentativité ») les résultats du deuxième tour des présidentielles de 2017, en réussissant à dissuader des citoyennetés d’exercer leur droit et devoir (comme pour les cas de NON RECOURS)…

    Ce genre « d’intention » dont le présumé innocent « bon » sens, est de reproduire à l’identique les mêmes causes et leurs effets, afin de rassurer… s’apparente à « maintenir l’ordre social » et « sociétal » dans le même état de tensions, si ce n’est pas pire… en pavant son chemin (à ne pas confondre avec le renouvellement de « l’État d’urgence sanitaire »… ? Sachant que les dirigeant.e.s des secteurs publics et privés sont obnubilé.e.s à répondre à « comment lutter contre la menace de justice sociale » et « sociétale » ?) d’un chaos qui va devenir infernal à pratiquer…

    Il est des mécanismes psychologiques de manipulations, qui n’ont pas besoin que la preuve soit faite qu’ils portent la responsabilité directe, par exemple d’influer sur un renoncement à exercer son droit et devoir de voter, ou de bénéficier des aides sociales pour lesquelles nulles « représentativités » défendent vos droits… Les « marchands de doutes » en illustrent les schémas… La désertification/digitalisation/dématérialisation/ »ubérisation » des services publics de proximité… l’austérité, les « réformes structurelles » néolibérales… par exemple, participent indirectement au cynisme de cette mécanique faisant abandonner à certaine citoyenneté, tout espoir d’être reconnue fraternellement, solidairement, défendue à égalité de droit…. et d’être « représentée » dans toutes ses libertés…

    Au même titre que les discours haineux, concupiscents, sur les « fraudes sociales » (d’autres encore parlent de ‘l’assistanat c’est un cancer de la société, « chômeur.e.s=fraudeur.e.s » et rêvent d’imposer « sur la base du volontariat » le « travail gratuit », le « bénévolat subi » aux ayants droits à la solidarité… contre l’ouverture d’un droit au RSA, à une indemnité chômage, alors que la « réforme structurelle » de l’assurance chômage va finir d’être suspendue) contribuent indirectement dans les intentions de fusionner les aides sociales, afin de mieux lutter contre ces fraudes en imposant aux plus pauvres bénéficiaires, un « impôt sur le revenu… à dégouter les plus pauvres, précaires, ostracisées des citoyennetés de choisir de voter, pour quelles pires contaminations, entre la peste et le choléra, se faire infecter, exclure (de « l’immunité de la horde des plus forts »…?), isoler…

    Il n’est pas réjouissant pour cette population, d’avoir comme perceptive de choix électoral… qu’il soit envisager de reprendre une « réforme structurelle » qui voudrait aligner leur âge de départ à la retraite – dont l’espoir de la vivre en bonne santé recul avec l’aggravation des conditions de vie des inégalités territoriales, scolaires… et des conditions de travail – à celui du taux de létalité de la covid-19, quand cette population est la plus touchée par les facteurs multiples de comorbidité, le fait d’être en « première ligne » (femmes de ménages, etc) le risque de saturation des hôpitaux… le manque de personnel…

    Et rendre leur vote obligatoire, aux abstentionnistes, ne résoudra pas plus les problèmes de légitimité que leurs « désobéissances civiles » expriment encore librement, par rapport à leur défiance croissante vis à vis de pareil presse mainstream, de pareil gouvernance « dictatoriale » des émotions, de pareil « représentativités usurpatrices d’identités », d’une monarchie républicaine s’accoutumant sans « repentir » toujours mieux des NON RECOURS systémiques (« inégalités de destin », concernant actuellement plus de 50 % des « bénéficiaires » du RSA… qui ne touchent aucun « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent »), des brutalités policières commises lors de contrôles aux faciès, « manifestations interdites » (50 % du personnel du « bras armé » du « monopole de la légitime violence de l’État », vote pour l’extrême droite)… des discriminations à l’accès au logement, et dans les 80 % d’embauches ne se faisant plus qu’en CDD très courtes durées, temps partiel subi… dont les propriétaires privés d’entreprises aux pratiques discriminatoires peuvent s’exonérer de toute culpabilité en recevant une « subvention publique » pour employer leurs victimes… et « blanchir » leur impunité… »

  3. La première chose est que le Buzz (inévitable sans doute) autour de la maladie de Trump est malsain. C’est nourrir la politique spectacle, et c’est tout sauf fondamental. Ce sont nos émotions positives ou négatives vis-à-vis de Trump qui sont activées et qui s’alimentent du buzz.
    Ce buzz pourrait être favorable à Trump (s’il en ressort rapidement) ou à son remplaçant, ou au parti républicain. En Belgique, le Roi Baudouin avait trouvé une entourloupe constitutionnelle un peu abusive pour ne pas signer la loi de dépénalisation de l’avortement, tout en la laissant adopter. Le Parti socialiste avait promis de remettre « un jour » en cause la Royauté… Bien plus tard, le Roi meurt et toute la population, avec émotion, porte le deuil et apporte des fleurs etc. : la mise en cause du « Royaume » ne pouvait plus être mise à l’agenda. Il y a trente ou quarante ans que cela dure ! Cette mobilisation de l’émotion avait été fortement organisée par les milieux du Palais Royal et relayée par les médias.
    Nous avons évidemment été frappé de voir un président d’un pays démocratique protéger des bandes qui se comportent au dessus des lois dans un dessein politique. Qui les arrêterait ? Quelles sont les accointances entre cette pègre et la police de l’Etat fédéral ?
    Mais toutes les pièces du puzzle sont elles rassemblées pour un coup d’Etat ? J’en doute.
    1/ Le choix du calendrier serait bizarre d’attendre une défaite électorale pour renverser les règles démocratiques. C’est plutôt au début d’un mandat, au moment de la victoire et de la légitimation, qu’on cherche un surcroît d’autorité, tel De Gaulle avec la Ve République, tel Hitler en 1933 ou Pétain en 1940 (avec les pleins pouvoirs, la fermeture du parlement et la répression violente des organisations de gauche et des travailleurs).
    2/ A part ces chemises « noires » (suprémacistes blanches !), Trump n’a pas un vrai mouvement politique structuré et fidèle, capable d’entraîner les foules. Il profite du Parti républicain qu’il neutralise.
    3/ L’Etat n’est pas humilié comme l’Allemagne en 1920. Il n’y a pas de ressentiment. Il y a a défaite du Vietnam, mais pas de sanction des vainqueurs.
    4/ Trump n’a pas l’entièreté des forces armées derrière lui, ni des troupes spéciales pouvant conquérir le pays (cfr Franco). Ni sans doute l’Administration fédérale ni les administrations des Etats de l’Union.
    Bref, je pense que Trump laisse le suspense pour tenir ses troupes électorales en haleine et dans un esprit de victoire malgré tout, mais il n’a pas de force contre les institutions.

    Plus généralement, nous voyons que les incertitudes politiques et une instabilité se marque dans plusieurs pays :
    – montée des aspirations populaires mobilisées par l’extrême droite ;
    – surgissement d’hommes nouveaux avec un parti ‘ad hoc’ (Salvini en Italie, Macron en France, Bolsonaro au Brésil, Johnson en UK si on veut, Erdogan en Turquie). Mais sans qu’ils aient une situation favorable pour leur avenir ;
    – montée d’égoïsmes nationalistes, et préparation de conflits internationaux ;
    On a le sentiment que la guerre va émerger comme la solution aux différentes crises auxquelles nous sommes confrontées.

    Bref, la maladie de Trump ne constitue pas une bifurcation. Si la société démocratique des USA produit une conjonction du type Trump, elle peut certainement offrir les conditions à un équivalent. Les aventures politiques sont dans l’air du temps.

    Mais il y a une bifurcation qui est en cours avec les crises. Les sociétés et les systèmes se délitent. On ne voit pas venir le sursaut pour y répondre de manière non aventuriste. Mais seulement une inertie du système qui nous font « espérer », et en même temps désespérer.

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    1. Enfin un commentaire plein de bon sens !!!

      Du coup, se concentrer sur l’utopie du sursaut plutôt que la dystopie du spectacle devrait être notre seule et unique priorité !!!

    2. Une manière un peu abrupte de vous signifier que l’homme est de toute les façons un animal politique et que l’oublier est à notre détriment.

  4. Trump est (était) résolu à se maintenir au pouvoir par des moyens non légaux, j’en suis persuadé et je n’en parle plus avant le jour où … Mais il y a une question pas moins intéressante: pourquoi, il y a 4 ans, quantité de gens qui ne sont pas tous des suprématistes blancs, ont voté pour lui. Ou plutôt ont voté contre la harpie qui se présentait de l’autre côté. A ce moment là, Trump n’était quand même pas appétissant, surtout après Obama. Je viens de retomber sur une video du 10 novembre 2016, juste après l’élection.

    Aldo Sterone https://www.youtube.com/watch?v=3j9iB-iVOPk durée 16 minutes.

    Voici le chapeau, qui résume bien le propos :
    Vous vous souvenez de la pleurniche monumentale lors de la mort du president de la Corée du Nord? On assiste a la meme chose en Europe et aux Etats-Unis. Oh, pauvre Clinton qui voulait lancer une troisieme guerre mondiale contre la Russie pour Daesh!!! Snif snif, la candidate du systeme a perdu les elections. Il faut tout annuler. Refaire voter. La nommer candidate a vie. Ou bien ne plus presenter que des candidats de gauche…

    Et un tweet d’un journaliste que je paie avec mes impôts, juste après l’élection. Aldo Sterone le ressort plusieurs fois:
    @franceinter : Trump, c’est le candidat qui redonne aux Américains l’espoir, l’espoir qu’il soit assassiné avant son investiture. @pablOmira

    Le style du discours d’Aldo Sterone est très loin de l’esprit de celui d’ici. Ecoutez quand même jusqu’au bout, c’est d’actualité. J’espère que Trump ne sera pas réélu, parce que depuis quatre ans j’ai lu et écouté (le livre de la nièce vengeresse, et Bolton The Room where it happened), mais je serai désolé quand le vieux et médiocre Biden aura gagné, à cause de tout ce qui est derrière lui, l’argent et le mépris.

    1. Aldo ! Ma ! La classe ! …. Ah non ça c’était Maccione …. Beaucoup plus marrant…

      Bon, Jorion, prenez en de la graine ! Jaboter en Ray Ban au volant de sa Mercedes en leasing, ç’est quand même beaucoup plus branché que de radoter mal coiffé sur une chaise dans son salon avec des bouquins et des tableaux bizarres en arrière plan.

      Franchement… prendre les vannes de Pablo Mira, chroniqueur humoristique déjanté – chansonnier comme on disait dans l’ancien monde de France Inter – au premier degré, en les dénonçant comme des propos de journaliste gauchiste ! Faut vraiment avoir la conduite à droite !

      1. Aldo Sterone, Algérien qui faisait ses études de médecine en France quand l’administration a découvert qu’il était en situation irrégulière, et lui a proposé de se déclarer demandeur d’asile pour pouvoir rester, est quelqu’un de plus intéressant que le ricanant SDE le croit. Ecoeuré par la proposition de mentir, il est parti en Grande-Bretagne. Depuis 7 ans, il s’asseoit dans sa voiture (qui n’est pas une Mercedes et qu’il a achetée d’occasion) pour s’adresser aux Français. Il avait d’abord donné des cours (compétents et malveillants) de religion musulmane, et pour l’instant se concentre sur la marche de la civilisation en Europe.

        Le commentaire de SDE fait appel aux mêmes réflexes de gauche surplombante que la vanne (! aurait-il été de droite, un procureur lui aurait sauté dessus) de Pablo Mira. Aldo Sterone (l’hormone aldosterone, souvenir médical) en parle dans son discours video.

  5. Plus que de bifurcation , et pour rester fidèle à la perception de l’histoire de Tolstoï que je privilégie , je pense qu’il s’agit d’un moment ( de plus ) qui révèle le déclin des USA et le point de rupture de la domination sans partage de la marche du monde par une culture dominante . Trump est un résultat et un avatar , permis par le déficit de réponses du monde capitaliste aux enjeux du siècle , que le coup de tabac ( qui dure ) , apporté par une petite bestiole , secoue à son tour .

    Des temps et équilibres mondiaux nouveaux vont devenir instamment nécessaires . La Chine ne suffira pas à remplir le vide , et ça n’est d’ailleurs pas souhaitable . L’Europe a des atouts pour innover et apporter une forme de paix dans une partie du monde . D’autres agglomérats vont se faire et c’est souhaitable pour autoriser le progrès et une économie viable sur des ensembles territoriaux suffisamment compatibles . Ce que l’on a parfois nommé le monde multipolaire .

    Reste pendante la mise au point des nouveaux paradigmes universels acceptables et profitables pour tous , qui permettraient de donner les rouages pour que l’ensemble fonctionne en pas trop mauvaise intelligence .

    Mais c’est vrai que les américains , eux , sont à une bifurcation et que du choix qu’ils feront le 3 novembre dépendra leur malheur ou leur possibilité d’espérer participer , avec tous leurs talents , à la vie de la famille mondiale .
    Make America « Gather » Again ? ( surement pas en provoquant une guerre civile et des gouvernances fascistes )

    J’espère que  » comment sauver le genre humain » est assez costaud pour répondre aux aspirations dans toutes les langues .

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    1. Tout à fait d’accord avec Juan.

      La chute de l’avatar ne change pas tout.
      Restent des problèmes domestiques immenses et croissants aux USA, comme cette guerre de sécession à finir.
      Le pays a besoin du fioul de la croissance pour tenir debout, peut-être plus qu’un autre.
      Les 2 – 3 années qui viennent vont être quoiqu’il advienne historiques.

      Je pense aux  » troupes supremaciste  » en déshérence, mais aussi aux 100 et plus installations nucléaires en gestion privée pour la plupart (avec 30 % de Pib en moins, c’est une expérimentation claire et nette des limites du système )

    2.  » … le point de rupture de la domination sans partage de la marche du monde par une culture dominante . » Belle formule, mais pour moi c’est plutôt un fantasme chinois, cité plus bas dans le texte, que le réel. Ce serait plutôt la fin de la domination d’un pays surpuissant sur le monde, car la « culture dominante » est devenue culture universelle.

      En Chine (où je vis habituellement depuis assez longtemps pour avoir un avis), j’ai l’impression d’être plus près de l’Amérique (que je ne connais pas aussi bien) que de l’Europe. Les individus se sont détachés de la civilisation traditionnelle. Ca se mesure: peu de mariages, très peu d’enfants, on met les vieux dans des maisons de retraite maintenant qu’elles existent. Les solidarités s’évaporent. Les échos que j’ai d’Amérique du sud (où j’ai de la famille) vont dans le même sens.

      Le monde futur sera encore moins varié que celui d’aujourd’hui. Quant à savoir si la construction politique sera à base de démocratie apparemment dévaluée en ce moment, ou d’oligarchie méritocratique cooptée tempérée par la corruption, modèle chinois, je parie quand même pour la démocratie. Dans les années 1930 (nos n’y étions pas, mais on peut lire), l’opinion éclairée était que les totalitarismes étaient l’avenir (national-socialisme, socialisme dans un seul pays, des variantes militaro-impérialistes au Japon et en Chine ), la faillite des démocraties incapables de sortir de la crise économique était évidente. Et puis non. Les démocraties ont survécu et pas les autres.

      Je parie que Trump vu de dans 20 ans sera un épisode pittoresque qui n’a pas laissé de traces dans la société, même s’il est réélu, alors que Pétain (pas lui, ce qui porte son nom) vu d’aujourd’hui continue de rayonner (si on peut employer ce mot aux connotations trop favorables).

      Quant à la gouvernance mondiale « pour sauver le genre humain » (Jorion et Burnand-Galpin, 2020), je vais finir de lire.

      1. Je reprends volontiers le terme de fin de la domination d’une surpuissance ( qui se manifest(ait)e par la puissance militaire , la puissance technologique ( toujours là même si la silicone Valley commence à trouver des concurrents à sa taille ) ) , la suprématie du dollar ( menacée à très court terme y compris par les monnaies numériques ) , la suprématie d’une langue d’échange .

        Culture est effectivement un domaine plus large , plus mouvant , matériel et sensible , qui ne garantit pas une domination, et qui ,selon moi , continuera bienheureusement à donner des couleurs différentes aux différentes parties du monde même sous des formes de gouvernances qui tendront davantage à l’universel , au moins via nouveaux paradigmes communs que des bouquins tels que celui de Paul Jorion et Burnand Galpin contribuent à mettre en chantier .

        Mais de mon côté , je n’imagine pas que la démocratie , qui reste à établir dans tous ses attendus , ne soit pas au rendez vous final de ce projet de paix , dont elle est le couronnement .

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  6. commentaire un poil nocturne :
    -l’élection de trump est déjà une bifurcation
    -une élection trump/biden est aussi un genre de bifurcation (des amis américains sont atterrés par une telle alternative)
    -les états unis ne sont pas si unis que çà. C’est le truc qui m’inquiète ce mois ci.
    -la montée de la russie doit au moins autant à une version erronée de la situation de la part de l’otan politique (les militaires étant payés pour être méfiants et rationnels, ils sont au moins rationnels) qu’aux manoeuvres poutiniennes (elles même résultant d’un long pouvoir, comme dans d’autres pays, les plus proches étant l’allemagne et la turquie).
    -par contre, je suis bien d’accord pour dire bifurcation depuis 10 ans (non exhaustif, politique aux US/RU/Italie/France, écologique en chine et qq autres. D’autres ayant fait des virages (allemagne turquie)…ou perception du covid).
    P.S. : je n’ai pas suivi le blog depuis lgtps (10 ans!) ni l’actu consciencieusement, mais à mon sens, si trump était dans la paume de poutine avant, comme président des EU il aurait put s’en dépatouiller sans trop de problème.
    ps2 : juannessy j’avais entamé une réponse, mais après relecture j’ai rien compris de votre commentaire.

    Au final comme bifurcation nouvelle, ou plutôt comme dérive supplémentaire, le covid, ajoute une couche (et provoquera une crise financière d’ici 1 ou 2 ans). Comme vous l’aviez indiqué le système financier est devenu allergique à toute gêne. Anticiper plus avant est un exercice d’expert que je vous laisse volontiers.

    au passage, je l’ai appris récemment, content de vous voir à lille (habitant à douai, je suis peut être partial!)

    1. Si vous n’avez pas compris mon commentaire , demandez une explication à Jeanson Thomas qui semble l’avoir mieux reçu .

      Si ça ne suffit pas , ça n’est pas grave . Comme déjà dit , et en plagiant Yvan Audouard , je suis tellement intelligent que quelquefois je ne comprends rien à ce que je pense moi même .

      Ps : 10 ans avant de revenir ?!… Qu’avez vous fait pendant tout ce temps ?

  7. 1 / Il me semble que l’une des hypothèses récentes de Paul Jorion pouvait se résumer à l’alternative suivante :
    – Refus de Trump d’accepter sa défaite – un coup d’état donc – et
    – Recherche d’une porte de sortie  » honorable  »pour éviter la prison.

    N’en sommes-nous plus là ? Ou alors ce qui s’organise en ce moment à la Maison Blanche n’est-elle pas la mise en œuvre de cette seconde possibilité ?

    2/ Dans le cas d’un coup d’état, je me demande quelles analyses font en ce moment les diplomaties des pays étrangers et notamment l’Otan, la Chine, les pays du golfe, l’Iran, l’Inde, le Brésil etc… Toux ceux qui savent autant de choses que nous et auraient un intérêt quelconque à préserver les relations commerciales et financières avec les États-Unis. Ceux qui ont déjà choisi un régime politique totalitaire ou bien sont en train de céder à la tentation de la répression de leurs peuples. Je me demande quelle serait l’attitude de chacun d’eux. Mais quoi qu’il en soit je ne pense pas que les USA se retrouveraient seuls. Quels pays, au fond, organiseraient la résistance au nom d’une démocratie reposant sur les libertés, la solidarité et la lutte pour la préservation de notre planète dont tous les puissants où qu’ils se trouvent ne veulent surtout pas entendre parler ? Sans doute s’agit-il bien en effet d’une bifurcation. Paul nous direz-vous si l’anthropologue a préféré à dessein ce mot à celui de décentrement ?

  8. Trump est très clair, il tweete régulièrement ses plans : instaurer un fascisme US. La société US résistera t elle? Constatons que les non-fascistes ne se font guère entendre, et que l’opposition à Trump se fourvoie dans le politiquement correct et les émeutes racialistes. C’est la majorité (relative) blanche qui décidera. Si cette majorité doit choisir entre le fascisme et le racisme anti-blanc, elle optera pour l’évidence.
    Si Trump reste au pouvoir, nous bifurquons plus franchement encore que quand Adolf le prit.

    1. Trump est un fasciste à la petite semaine. Hitler n’a pas eu besoin d’une seconde élection. Il a fait crâmer le Reichstag et a pris les pleins pouvoirs. Trump a eu 4 ans pour le faire avec l’appui de 40% d’américains déplorables, et au lieu de ça il s’embarque dans une nouvelle élection ? C’est donc un vieil imbécile. Faut dire que Hitler avait 44 ans, pas 74, c’est peut-être un détail, mais peut-être pas.

      Ah oui, sauf qu’il n’a pas pu faire son coup d’état hitlérien, car heureusement les patriotes du deep state (qui n’existe pas, cf Jorion) l’en ont empêché, ouf ! Et maintenant s’il était malheureusement réélu, ou pas d’ailleurs, ces patriotes se mettraient tout à coup au service du nouveau dictateur ? Bien sûr tout est possible, mais je mets 5% de risque que ça arrive.

  9. Sous la ainsi nommée BIFURCATION je ne vois que du désordre grandissant, d’où la référence à CASINO de Scorsese lors d’un commentaire précédent …
    En deux mot :
    Mauvaises météos, incendies et inondations envahissent le quotidien des informations pour nous rappeler l’urgence climatique brandie par les scientifiques qui n’est pas prêt de s’arrêter.
    L’autre marche vers les abimes de notre monde économique révélé et amplifié par la Covid pénalise et met à terre une à une toutes nos institutions créant partout des désordres sociaux sans issues … (désolé) …
    Ces deux seules évocations constituent le cocktails qui nous fait bifurquer dans un monde à la Scorsese régit par les mafias.
    La bifurcation vient de nous ouvrir ses portes.
    Bienvenue.

  10. Oui, je pense aussi que c’est une bifurcation, Trump
    – a exhibé et joué avec les failles qui parcourent l’Etat nord-américain,
    – a exacerbé le racisme qui divise la population américaine,
    – a démontré qui sont les vrais maîtres du monde,
    – a exemplifié l’état de déliquescence de l’Occident.
    Lui le passager clandestin du parti républicain s’est fait déloger par un autre passager clandestin qui a démontré, si besoin était, la supériorité du biologique sur l’hubris humaine.
    Nous avons tous maintenant, un peu de temps pour digérer cette parenthèse trumpesque, ce coup d’accélérateur dans le néant.

  11. Moment de bifurcation?
    Trump est tellement menteur que forcément il vaut mieux se méfier . Si la contamination est bidon , sa guérison pourrait devenir un sacré argument électoral . Si cette contamination est réelle , la fin de l’histoire est peut être toute proche.
    Un détail montre qu’il y a du changement dans l’air. Trump apparaît non maquillé .Me rappelle pas l’avoir vu d’une autre couleur qu’orange .
    Bizarre qu’un «  vieux beau «  comme lui n’est plus pour le coup , ce souci des apparences .
    Sinon , le médecin de ce président à peut être trouvé un cobaye , vu ce qu’il a déjà fait prendre à Trump?
    https://www.ladepeche.fr/2020/10/04/coronavirus-qui-est-sean-conley-le-medecin-de-donald-trump-9116212.php

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