18 réflexions sur « Se choquer délibérément : 2 motivations possibles »

    1. Sur une question comme celle-là, j’entends bien ne progresser que pas à pas. Et je ne vous ferai pas un dessin pour vous expliquer pourquoi. Si mon rythme ne vous convient pas, je vous conseille de ne revenir qu’à la fin de la semaine prochaine. Parce que je n’en changerai pas.

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      1. Ça se défend si vous avez besoin de l’écho des commentaires pour assurer vos pas , ce qui se respecte , mais me parait un peu contradictoire avec une constitution d’alliance déjà en route ( ce qui suppose un point de chute déjà assez clair ) .

        Mon propre pas est ….sur la table .

        J’attendrai 8 jours pour ne pas le changer .

  1. Je soupçonne – on en saura peut-être plus prochainement – que ce n’est pas tant l’enfant qui a été choquée, que ses parents ou son entourage, ou des gens qui n’avaient pas assisté à la scène. Plus précisément l’enfant a peut-être été choquée dans sa sensibilité, mais ce n’est pas elle qui a commencé à « en faire tout un plat ».

    Je suis pratiquement sûr – disons que le contraire me stupéfierait – que ce n’est pas cette adolescente de 13 ans qui a initié les messages sur les réseaux sociaux appelant à blesser ou tuer cet enseignant.

  2. C’est un collège, des adolescents pas encore matures. À mon sens le premier irresponsable responsable c’est le père qui s’enflamme sur les réseaux sociaux.

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  3. Tester la laïcité en montrant à des enfants de 13 ans une image qui est clairement à caractère pornographique ? J’ai quelques doutes sur ce sujet.
    Le choix de ce dessin précis a été une catastrophe en ce sens qu’il a déclenché une mécanique affreuse qui a broyé de multiples vies sur son passage…
    Voici ce que Delfeil de Ton disait de ce dessin précis en janvier 2015 : « Je posais la question à Charb », poursuit Delfeil de Ton : « Sous le titre ‘Mahomet : une étoile est née !’, montrer un Mahomet, vu de trois quarts dos, en position de prière, couilles pendantes et vit gouttant, en noir et blanc mais avec une étoile jaune à l’anus, tournez-le dans tous les sens, en quoi est-ce drôle, spirituel ? »

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    1. Ce n’est pas et ce ne sera jamais la question ( est ce que c’est drôle? )

      Ce n’est pas au bon gout de qui que ce soit de décider ce que les artistes peuvent faire.

      Non, le choix de ce dessin n’a pas broyé des vies : c’est la connerie des hommes qui a broyé des vies. Connerie qui se serait mise en mouvement sur ça, ou autre chose.

      Vous me faites penser à ces titres de journaux  » le brouillard a encore tué  »

      Non, le brouillard n’est pas mortel, les gens qui roulent sans visibilité, par contre oui !

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  4. Une forme d’hubris motive et déclenche autant l’un que l’autre des deux comportements.
    Leçons apprises (si l’on peut dire) par boulimie d’images dans les journaux télévisées et autres médias Internet.
    La différence de comportement tient (selon moi) au voisinage à qui l’on s’adresse.
    Ce voisinage fait parti de la bulle dans laquelle se trouve l’enfant émetteur ou transmetteur.

    Mais je ne réponds sans doute mal à votre question car il n’y a pas de choix au sens où le choix est déterminé par le milieu.
    C’est donc suivant que son milieu soit propice « à être choqué » ou suivant que son milieu soit plus « partisan » que cet enfant penchera.
    On peut dire qu’il agit en responsabilité limitée.

  5. Pour ce qui est de l’attitude que ressentent les jeunes d’une même classe,
    dans la situation « vue d’en bas », je m’attache ici à dire ce que je crois qu’il se passe quand
    ils doivent peu ou prou s’identifier aux messages des « maitres »:

    J’ai en effet l’impression que deux attitudes émergent suivant le passé culturel des gens concernés :
    Soit viser l’identification à la tête (aux maitres) et la reproduction relative des élites,
    soit se sentir sur un tremplin permanent, avec l’idée que puisqu’on n’est pas dans la droite ligne de
    ce que la culture vous a légué, il est bon de continuer à bouger, à « se donner un coup de pied à ses propres fesses »,
    ce qui conduit de fait à renoncer aux positions de pouvoir, sauf heureuse coïncidence.

    Donc je crois par exemple qu’on peu dire qu’on « part en éclaireur » dans le cas où on ne s’identifie pas à ce qui est proposé.

    Mais que ce n’est pas en soi un souhait profond de « partir en éclaireur » (ou je suis déjà un pas trop loin ?).

    1. « Donc je crois par exemple qu’on peu dire qu’on « part en éclaireur » dans le cas où on ne s’identifie pas à ce qui est proposé. »

      Oui mais le désir on le met où dans ce chmilblick qui ratatine l’ego ?

  6. Voici l’extrait :
    La question est en effet éminemment politique. Les mouvements dont on parle, les frères musulmans ou le salafisme, sont apparus dans le contexte de la colonisation, notamment en Egypte, au XIXeme siècle.
    Par ailleurs salaf veut dire pur. On revendique donc un soit-disant retour à la pureté des origines de l’Islam. Et cet forme de repli sur le passé séduit énormément les jeunes générations dépassées par la complexité du monde moderne et ses contradictions, et ce aussi bien en France que dans les pays musulmans. Ainsi les considérations centrales de ces pratiques religieuses tournent autour des apparences et de la posture vis à vis de l’Occident. Non sans contradictions assez comiques d’ailleurs. Associé à cet extériorisation de la foi, une pratique assidue de la prière qui plonge le dévot dans un état de super-puissance, de sur-confiance qui lui fait se sentir dans la vérité, et l’isole peu à peu de tout ce qui ne gravite pas autour de cette sphère. On a la tous les ingrédients de la secte. Avec à la clé des ressources intarissables pour ceux qui veulent manipuler et utiliser ces groupes pour leurs propres dessins.

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  7. Et pour connaître assez bien les milieux des banlieues d’île de France, je peux vous dire que l’influence de ces courants sectaires dans ces zones délaissées par l’État est tentaculaire.

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    1. Divers médias et personnalités
      ( Kamel Daoud , Valls,… ) stigmatisent la position angélique voire pire d’ Edwy Plenel sur ces sujets. Et vous qu’en pensez vous ?

      1. Bien sûr, Kamel Daoud, parce qu’il comprend de l’intérieur et explique. Pas Valls, qui dit que comprendre c’est déjà chercher à excuser ou bêtise de ce genre. Sur ce sujet Plenel s’érige en défenseur des musulmans stigmatisatisés et il a raison dans une certaine mesure. Mais le monsieur est excessif, donc il est dans une posture qui est assez peu tenable aujourd’hui. Ça l’a conduit d’ailleurs à soutenir Tariq Ramadan. Je pense qu’avec un peu plus de lucidité et de recherche, il aurait pu éviter cet écueil.

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  8. Encore que la posture de Kamel Daoud est discutable. Notamment sur le voile, qu’il dénonce. Je comprends son point de vue en tant qu’algérien mais ses propos peuvent être récupérés ici par des gens avec des agendas pas très nets comme Valls par exemple.

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