Un non-billet pour m’aider à rédiger une leçon de mon cours d’anthropologie interculturelle

J’annonce la couleur franchement : « Un non-billet pour m’aider à rédiger une leçon de mon cours d’anthropologie interculturelle ». Je ne me prononce pas (encore…) personnellement. Je voudrais d’abord vous entendre vous.

Le Monde : Emmanuel Macron présente son plan contre « le séparatisme islamiste », le 2 octobre 2020

Le chef de l’Etat a assuré avoir écarté l’idée, un temps envisagée, de retenir une « approche concordataire » pour parvenir à « construire un “islam des Lumières” dans notre pays, en paix avec la République ».

Choqué que des communes « envisagent d’imposer des menus confessionnels » dans les cantines ou d’exclure « les hommes et les femmes de certains créneaux d’accès aux piscines », Emmanuel Macron veut que les préfets puissent suspendre d’autorité les pratiques contraires aux principes de laïcité et d’égalité imposées par certains maires.

L’exécutif envisage également d’intégrer au projet de loi l’interdiction des certificats de virginité, une mesure chère à la ministre déléguée chargée de la citoyenneté, Marlène Schiappa.

Le Monde : Séparatismes : « Le macronisme nous fait courir le risque d’accélerer “l’archipélisation” d’un pays toujours plus divisé »,  par Alexis Corbière, le 1er octobre 2020

Comment juger non des actes mais des intentions dissimulées ? Comment démontrer la fourberie condamnable ? Comment ne pas sombrer dans le délit d’intention ? Qui ne comprend pas le risque d’une prochaine « loi des suspects » ?

Est-il bien sérieux de vouloir légiférer parce que dans certains clubs sportifs on ne se doucherait plus tout nu, mais trop souvent, aux yeux du ministre de l’intérieur, avec un maillot ? Est-il crédible de dénoncer la non-mixité d’une poignée de clubs sportifs de Seine Saint-Denis, quand on finance avec l’argent public des écoles privées catholiques sous contrat qui font de la non-mixité un projet pédagogique pour les enfants de la bonne bourgeoisie des Hauts-de-Seine ?

A contrario, qui ne voit pas prospérer le « séparatisme » des riches, de moins en moins liés au reste de la collectivité nationale, refusant la mixité sociale, vivant dans l’entre-soi confortable de leurs quartiers fermés, de leurs villégiatures de luxe et de leurs très chères écoles ou cliniques privées ?

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42 réflexions sur « Un non-billet pour m’aider à rédiger une leçon de mon cours d’anthropologie interculturelle »

  1. Suite à ma fraiche lecture de Polanyi, il s’agit au fond d’une demande de protection de la part de ceux qui acquiescent à ce « séparatisme ».
    Demande non satisfaite dans le modèle « laïque intégrateur », qui ne garantit pas de droit économique, qui ne garantit pas d’échapper au délit de faciès, à l’embauche ou à l’accent ou autre.

    Demande satisfaite faute de mieux par un réseau d’obédience intégriste d’une sorte ou d’une autre (n’est-ce pas — aux USA — Mme Amy Coney Barrett).
    On peut en effet voir en négatif de cette sensation de vulnérabilité les réseaux privilégiés des riches.
    Mais il ne suffira pas de les écorner pour dégager « de la protection » en dose suffisante.
    La question qui vient est du coup « quelle dé-marchandisation » (« quelle planification » en est une facette) ?

    Il me semble que le marché du travail risque de donner des signes de craquements imprévus dans la trajectoire post-covid (là où d’aucuns pensaient plutôt à la finance, au péri-urbain, aux gilets jaunes,…) .
    Les premiers de corvée ont quelques « sentiments de classe » :
    c’est peut-être par là que se trouverait l’antidote indirect au séparatisme, une forme de solidarité de classe.

    (La solidarité de classe du PC des années 50 60 avait en face d’elle: (i) la société de consommation en plein essor; et (ii) la main baladeuse des Komintern dans les PC comme la France, (moins chez Berlinguer en Italie) . Pas très favorable à une nouvelle culture tout ça. Il est vrai que Netflix et autres machins individualisants pourraient, mutatis mutandis, réduire les réactions « de classe » à peu de choses.)

    (wouah, j’ai bien fermé la dernière parenthèse pour une fois).

  2. Suis-je crédible – et encore, ne le serais-je pas, que perdre d’en avancer l’hypothèse : la crédibilité d’un « mérite » que je ne revendique pas…? une « représentativité » que je ne recherche nullement ? – lorsque que le commentaire qui suit, fut écrit indépendamment de la proposition de notre hôte dans son « non billet… » ? Quel risque vaut en ces temps, le « coût » d’être pris…?

    « Honte à qui…?

    Mais quel honte que de vivre et d’entendre des débats médiatico-politiques s’indigner suite au discours « jupitérien »… sur quelques demandes plus que minoritaires, de distribuer des repas de substitution dans les cantines scolaires, alors que de plus en plus de maires, institutionnels locaux, de droite extrême d’extrême droite,, voir de la macronie, suggèrent ou essayent d’appliquer la fin de la distribution gratuite de repas, aux enfants de familles pauvres (souvent cumulant des discriminations impunies à l’embauche, dans l’accès au logement, les brutalités policières commises lors de contrôles aux faciès, sur les grands frères, ou lors de « manifestations interdites »)…

    Ou sont donc leurs indignations, à celles et ceux, prétendant que « sauver l’économie, c’est sauver des vies » (disons qu’on parle des « donneurs de leçons de morales » s’adressant aux « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce » à la « dictature des émotions, sondant que les doutes incertitudes, du « ras le bol fiscal » local et national, « poujadisme », « bas instincts »), par rapport à la privatisation des services publics représentés par les cantines scolaires, et à la privatisation d’une de nos valeurs républicaines, la solidarité incarnée par la distribution gratuite, « à pas chère » de repas, aux enfants de familles pauvres, modestes… lorsque durant le confinement, les supermarchés, les « grandes enseignes » et leurs actionnaires ont parié et tout gagné en jouant à la « profitation », sans partage… en s ‘étant gavé, sans « épargner » le maigre « pouvoir d’achat » des plus démuni.e.s qui fut amputé … ?

    Pourquoi ne les entend t-on pas déplorer aujourd’hui, la fermeture de certaines écoles, lycées, universités, qui va confisquer aux familles précaires, d’enfants, d’ados, la distribution de la gratuité par les cantines scolaires, centres universitaires, de repas équilibrés, égalitaires, fraternels… et des repas à 1 euros aux étudiant.e.s (sans parler des conséquences sur les études d’ados et enfants de familles modestes… que pareils « déscolarisations » – qui accusera les étudiant.e.s de fraudes au chômage partiel dans l’exercice du « télétravail »…? -représentent)…, ce qui conséquemment va exploser les dépenses contraintes de leurs maigres « pouvoirs d’achat », en transférant ce que la privatisation de la gratuité confisque au « pouvoir d’achat » (hausse des dépenses contraintes, par le confinement des gosses à la maison), vers les budgets assistés des supermarchés… de leurs actionnaires…

    Pourquoi ne déplorent-elles-ils pas des conséquences… quand elles-ils ne chérissent rien d’autres que la « relance », l’exonération, l’annulation des loyers de leurs locaux… de restos, bars, etc (et autres point de restauration des parents actifs des dits enfants…?) « quoi qu’il en coûte » à l’inatteignable objectif de « l’immunité de la horde des plus riches, forts », sans vaccins… et sans qu’il n’y est pas plus de morts dus à la covid-19 , aux facteurs multiples de comorbidité qu’occasionnent le chantage à l’emploi, à la baisse de 20 % des salaires, au sacrifice des RTT, congés payés, majorations des heures sup, aux jours fériés, la socialisation des pertes casinos, et des dettes fiscales, sociales, morales des propriétaires privés d’entreprises, d’actions… « quoi qu’il en coûte » aux pathologies chroniques graves demandant des interventions chirurgicales urgentes et donc à la saturation du service public de la santé, sans exploser les dettes publiques et déficits…?

    Pourquoi dans les débats publics du jours est-il prétendu que « bien nommer les choses, c’est ne pas rajouter du malheur au monde »… quand la question du « séparatisme islamique », devant obnubiler les « temps de cerveaux disponibles », ne dit rien des « subventions publiques » (sans des « primes » accorder aux « complices du pire » des politiques du chiffre, du coté obscure des 50 % du personnel du « bras armé de l’Etat », votant pour l’extrême droite) que touchent les propriétaires privés d’entreprises, pour mettre fin à leur impunité juridique (aux victimes d’apporter la « charge » dela preuve)…vis à vis des discriminations dans les 80 % d’embauches qu’ils proposent qu’en CDD très courtes durées, temps partiel subi (alors « qu’en même temps » l’assistanat sans contrepartie de la « start-up nation » – « quoi qu’il en coûte » aux dettes publiques locales et nationales et coupes dans les dépenses sociales – leur fait préférer « l’ubérisation et ordinisation » défiscalisée et désocialisée du travail segmenté à la tache, des savoirs et services publics privatisés, technocratisés, digitalisés et de l’emploi se précarisant quand il ne disparaît pas)… ?

    Pourquoi n’est-il pas débattu politiquement, en ce jour vu par les médias mainstream, ou le « séparatisme… » fait dire à certain.e.s de droite extrême et d’extrême droite « c’est pas assez » et à d’autres « c’est une diversion »… des conséquences des mesures d’une politique publique néolibérale de « l’offre », en pleine gestion néolibérale d’une crise sanitaire (comme si les crises sociales et « sociétales » n’avaient plus droit de citer… lorsque les dirigeants des secteurs publics et privés, espèrent répondre ainsi à « comment lutter contre la menace de justice sociale…?) dont son « ruissellement », ne partage, ni ne redistribue, « rien », aux plus de 50 % des cas de NON RECOURS au RSA (chiffre avancé par ATTAC)… victimes entre autre, d’inégalité territoriales, scolaires, de « destin » ne touchant en réalité aucun « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent » (et à qui il faut plus de 6 générations pour espérer prendre place dans la file d’attente de « l’escalier social », soit d’une « représentativité »), quand les assocs à but non lucrative auxquelles « l’État providence » à « délégué » (ou abandonné… ?) ses prérogatives de devoir de porter assistance (aux réfugié.e.s climatiques des guerres dont nos ventres d’armement ne sont pas innocentes…), alertent sur l’explosion du nombre des miséreux-euses se bousculant à leur porte, le long des trottoirs menant à leurs locaux… ?

    Serait-ce parce que celles et ceux (toutes et tous bénéficiaires d’une « année blanche » à la suite de lé réforme du prélèvement à la source de l’IR…?) se retrouvant dans l’espoir de revivre un duel mortifère confrontant l’extrême droite fusionnée à la droite extrême, au « mouvement » du « roi te touche dieu te guérit », sont des spéculateurs dont la foi et la loi sont immoralement optimisées (flat tax…), n’ayant d’autre intérêt particulier que de parier sur la hausse ou baisse des stocks gérés en flux tendu, et des prix, de masques réactifs de tests, médicaments vaccins, respirateurs, manque de place de lits de réa, personnel de service public de la santé, denrée alimentaire… que de parier sur le dérèglement climatique, la perte de biodiversité (dont les activités humaines nuisibles – dont les modèles de croissance épuisant plus de trois planètes par an, comme le notre, n’est pas à exonérer avec ses « externalités négatives » polluantes… – sont à l’origine des pandémies comme celle de ce coronavirus)… que de parier sur les tensions géopolitiques des guerres commerciales, monétaire, de « civilisations » et la « compétitivité » de croissance démographique sur fond de raréfaction des ressources… ?

    Serait-ce donc parce que ce genre de comportement de « séparatiste », « sécessionniste », « séditieux », usant de la novlangue disruptive… n’ayant pas d’autre intérêt particulier pour garder intact leur train de vie, « pouvoir d’achat », que de spéculer… qu’il n’est pas débattu non plus du risque qui existe d’aligner l’âge de départ à la retraite – dont l’espoir de la vivre en bonne santé, recul pour les populations discriminées, précarisées, paupérisées… – aux taux de létalité et mortalité de la covid-19… qu’il n’est pas débattu non plus du risque d’imposer dans certaines localités (en terre du « Concordat »), sur la « base du volontariat » le « travail gratuit », « bénévolat subi » aux ayants droit à la solidarité, contre le RSA, une indemnité chômage, qu’il n’est pas débattu aussi de l’intention de fusionner les aides sociales, sous prétexte de lutter contre les « fraudes sociales », en imposant son fuit (réduit ») sur le revenu… ? »

  3. « Parler aux représentants du peuple des moyens de pourvoir à sa subsistance, ce n’est pas seulement leur parler du plus sacré de leurs devoirs, mais du plus précieux de leurs intérêts. Car, sans doute, ils se confondent avec lui.

    Ce n’est pas la cause seule des citoyens indigents que je veux plaider, mais celle des propriétaires et commerçants eux-mêmes.

    Je me bornerai à rappeler des principes évidents, mais qui semblent oubliés. Je n’indiquerai que des mesures simples qui ont déjà été proposées, car il s’agit moins de créer de brillantes théories que de revenir aux premières notions du bon sens. » …. / ….

  4. Pfff Corbière fait dans le discours insoumis au rabais qui m’a fait prendre mes distances avec ce mouvement. Consensus, grand écart jusqu »à l’écartèlement, arguments qui esquivent le sujet et polémisation gratuite sans envergure.
    On peut discuter des choix de Macron sur l’Islam et son approche calculée à coup de statistiques.
    Mais, oui il y a bien nécessité de mettre des limites à un certain islam qui se répand en France, dans les zones paupérisées notamment, financé à grands coups de pétrodollars par une monarchie moyenâgeuse qui reconnaît à peine que les femmes sont des être humains et qui lapide les homosexuels. Oui cet version de l’islam rigoriste et rétrograde progresse en France et il est nécessaire d’y mettre un frein et de poser des limites. Et je parle en connaissance de cause, car je côtoie ces milieux quotidiennement.

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    1. @ Yann

      Il est bien évident que je partage entièrement votre argumentaire mais dites-moi alors pourquoi l’Arabie Saoudite est l’allié de la France et pourquoi le gouvernement de messieurs Macron & Castex soutient militairement cette  » monarchie moyenâgeuse  » dans la guerre atroce que celle-ci fait en ce moment au Yemen. Une guerre actuelle qui est en train de provoquer – au delà des centaines de milliers de morts – la famine de deux millions d’enfants ?

      1. Pourquoi ? Parce que c’est l’argent qui dirige la planète et que nous autres, individus anonymes sommes la variable d’ajustement…

  5. L’occasion historique fut donnée …mais délibérément lâchement ratée par Lionel J. , futur ex-président de la R.F. , lors de l’épisode de CREIL ( par exemple, pour sa clarté : https://www.lefigaro.fr/vox/societe/il-y-a-trente-ans-l-affaire-des-foulards-de-creil-fut-le-debut-de-l-offensive-islamiste-en-france-20190911 ) de déminer toute la base de la future et toujours actuelle « chienlit » gangrénant la seconde religion de France et toutes les dérives les plus atroces qui la squattent.
    Que ce soit un Macron qui puisse aujourd’hui (et aujourd’hui vicieusement) exploiter cette possibilité béante pour ainsi décider de s’y coller de façon parfaite …mais , lui uniquement pour tenter de faire oublier tout le reste (oubli strictement impensable au demeurant , mais remplissage médiatique assuré ) , est pour moi un scandale dont la gauche (toute la gauche , de sa gauche à sa droite) se relèvera difficilement.
    D’autant plus difficilement que chaque « clan de gauche » est visiblement prêt à souffler sur les braises au détriment de l’intérêt général intérêt général de la gauche comme intérêt général du pays.
     » Vae victis  » ..!

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  6. Ce qu’il serait intelligent de dire c’est qu’il serait beaucoup plus constructif d’établir des ponts entre le monde arabe (et là je ne parle pas de l’islam) et les institutions, l’école notamment. Enseigner aux descendants d’immigrés de ces pays les références d’un univers culturel qui dépasse largement la religion. Où sont les Ibn Sina, Ibn Rushd (Avicenne et Averroès), les Al Ma’mûn et les Zyriab ? Ainsi les jeunes, riches d’une culture de leurs origines, n’iraient pas s’acheter une identité sur le marché des courants religieux médiocres et sectaires…

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    1. Vive la France des Zénètes* et de leur gueule pas nette !!

      * peuplé berbère culturellement très intéressant ( et où auraient été convertis par un judaïsme à l’époque encore prosélyte ceux qui devinrent les juifs d’Afrique du Nord, la théorie de la diaspora étant devenue largement contestable –cf. Shlomo Sand…)

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    2. C’est bien de citer les philosophes de « l’âge d’or » du monde arabe mais il faudrait, justement, en sortir de cet âge d’or qui n’existe plus depuis longtemps. Il a été suivi de trop de conquêtes et d’humiliations, entre celle de l’Empire ottoman et celle de la colonisation occidentale qui ont marqué durablement l’inconscient collectif de ces peuples, sans compter les humiliations quotidiennes de ceux qui vivent en France et sont toujours traités en colonisés, même après des décennies de présence en France et, bien souvent, une nationalité française acquise voici déjà 1 ou 2 générations, voire davantage…
      Cesser de les traiter en suspects potentiels serait déjà une première étape.
      Et, si on veut revenir vers les fondamentaux de leur culture d’origine, favoriser l’apprentissage de la langue arabe au sein des institutions de la République serait un « plus ».

    3. Ceci dit, @Yann, cet appel à s’élever et à éviter ce qui abaisse et humilie (les courants médiocres et sectaires), doit être formulé de façon millimétrée pour ne pas rater son but.

      Car c’est aussi potentiellement une injonction du type « soyez cultivés comme nous le sommes nous autres les héritiers des Lumières » (ou de qui vous voudrez « bien de chez nous »), qui ne laisse pas d’issue facile si elle est formulée comme étant en surplomb de l’interlocuteur (j’entends bien que ce n’est pas votre cas, mais parce que je peux aussi tenir compte d’autres informations).

      On sort par le haut surtout quand on peut faire une synthèse. Passait l’autre jour en face d’Olivia Gesbert (ma voix préférée) sur FQ l’auteure Léanora Miano qui a écrit en 2008 « Afropean et autres nouvelles ». Articuler une Afropéanité est ce qui permet de sortir par le haut.

      Une Francozénétitude est demandée à la réception.

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      1. « Une Francozénétitude est demandée à la réception »

        Mais elle existe déjà 🙂 !

        Elle nous a d’ailleurs donné un essayiste et polémiste fameux, quoique assez souvent très contestable… Éric Zemmour

      2. @ timotia, il s’agit surtout de rendre accessible aux jeunes des pans entiers de l’histoire qui n’ont jamais été enseignés. Nous avons une histoire imbriquée avec le monde arabo-musulman depuis le début. D’où ma référence à Al Ma’mun et la maison de la sagesse, qui ont rendu la Renaissance possible.
        « Une injonction de type soyez cultivés » heu c’est pas le but de l’école ??
        Par ailleurs assumons le fait que c’est à nous de prendre en charge l’éducation de ces jeunes qui sont français.

      3. @ Yann… tout est dans le « millimétré » : L’école, oui, « soyez cultivés », oui,
        mais arriver à ne pas l’asséner « de haut », ou si je force un peu le trait, « depuis les élites parisiennes genre celles de l’école alsacienne dont nous parle Juan Branco », pour donner une idée du point auquel le « surplomb » est naturalisés par bien des gens (et moi sans doute à ma façon).
        L’actuel « examen de conscience » de Harry et Maghan, lui animé des meilleures intentions mais réalisant les failles qui rendent le racisme et les inégalités réelle, c’est un autre exemple là aussi un peu caricatural.
        Les écoles normales qui fournirent les bataillons d’instituteurs avaient des connections campagnardes et par exemple lorsqu’elles se firent « station météo » quand l’intérêt pour la météo scientifique débuta au XIXème siècle, les profs de ces écoles entendaient aussi les savoirs locaux sur la météo (durée, signes, conséquences…). Quelque part, ce modèle des écoles normales doit être repensé, certes pour un enseignement dans le sens que vous proposez, mais aussi en assurant une imprégnation pas seulement superficielle des enseignants à ce monde qu’ils voient de loin.

      4. @ Timotia, je vous rejoins sur le fait de faire attention à la posture effectivement. Le monde arabe et les cultures du sud en général doivent être pensés dans un rapport d’altérité parfaite, sans résidus de colonialisme, n’ayons pas peur du mot. Et il y du boulot !

  7. excusez moi je suis remonté à bloc, mais la France Insoumise me fait penser à ce groupe de rock qui après avoir produit un magnifique album qui deviendra un classique, revient quelques années plus tard avec un disque où toute créativité a disparu et sert une grosse daube commerciale insipide, tout ça parce que leur seul moteur dorénavant c’est la trouille de ne plus vendre de disque…

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  8. De la critique acerbe et facile sur une politique a peu près juste cependant insipide.
    Ça recadre un tantinet mais ce qui est claire c’est qu’il n’apaise pas beaucoup.

  9. Une opinion qui ne vaut pas raison : ne pas être naïf sur cette question, et ne pas céder à une forme de clientélisme communautaire : pour illustrer mon propos, j’ai habité une commune de l’Ouest parisien où le maire allait régulièrement à la mosquée où il passait des « accords » avec des représentants de tel ou tel communauté pour s’acheter des voix électorales….pas bon. De mon point de vue, la politique fait très mauvais ménage avec toute catégorie ethnico-religieuse. Mais aussi voir le lien entre communautarisme et situation sociale : le communautarisme fourni une forme de solidarité et d’entre aide de base quand le social ne le fait pas. Nombre d’immigrés fournissent la main d’œuvre à moindre coût et survit grâce aux réseaux d’entraide souvent sous-tendus par des liens d’origines géographiques communes et/ou d’affinités religieuses. A un certain moment, cela produit un entre-soi qui finit par générer des zones refermées sur elles-mêmes ou « ghettoïsées ». Quand à l’islamisme, j’espère que la leçon de ces dernières années aura fait ressortir comme cela a été une idéologie mortifère et toxique ayant vocation à conquérir l’espace politique…donc oui la laïcité affirmée pour toutes les religions, et pas seulement « fléchée » sur une religion en particulier, soit nettement séparé de l’espace politique. Mais est-ce que cela était la question ? A partir de là, pas besoin de parler « d’islam des lumières », ou de je sais quoi de comparable ; ce sont deux ordres séparés.

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  10. Bonsoir,

    Rien ne vaut une bonne enquête de terrain!

    Pourquoi ne pas partir d’une interprétation du film Les Misérables de Ladj Li? L’avez-vous vu, monsieur Jorion?

    Il y est question de vie en banlieue, de jeunesse désoeuvrée, de prosélytisme musulman…

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      1. Merci de la double objection:

        – Etude du film vs enquête de terrain: Ladj Li vient du quartier qu’il filme, s’inspire d’un fait divers réel, porte le projet de ce film depuis plusieurs années (court métrage initial.
        – Macron adore le film? Encore faut-il comprendre pourquoi, si tant est que cela soit vrai… En tout cas, le film met en image quelque chose qui se passe en profondeur dans un pan entier de la société française et qui a à voir avec le « séparatisme » (enfin bon, comme le terme est nébuleux…). Il a valeur de signal fort et même d’avertissement.

  11. En entendant France Info pendant mon petit-déjeuner, associations d’idées, mais certainement hors sujet.

    J’ai d’abord entendu « Enfants à partir de 3 ans à l’école, désormais interdiction de faire école à la maison » pour inculquer les valeurs de la république le plus vite possible. Je me suis de suite demandé si ça concernerait tout le monde, y compris les familles qui ont les moyens d’un précepteur à domicile, à l’ancienne. Et pourquoi ne pas tenter à nouveau de supprimer les écoles privées pendant qu’on y est ? Après tout Macron était trop jeune pour se souvenir que Mitterand avait mis la moitié de la France dans la rue sur ce sujet.

    Puis alors seulement j’ai compris qu’il s’agit uniquement d’islam. Reste le problème des école islmistes privées : oui mais non, car c’est l’état français qui va former les imams et les psalmodieurs (je n’avais jamais entendu ce terme) plutôt que les saoudiens, turcs ou autres pakistanais. Ouf !

    Oui mais et l’égalité alors ? Sûr que l’église catholique par exemple est tellement pauvre qu’elle serait bien d’accord pour que l’état forme les prêtres qui assurent le catéchisme !

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  12. Je voulais m’empresser de répondre sur le sujet ayant un excellent argument suite à l’écoute d’une émission radiophonique qui m’apprit ce scandale séparatiste contemporain au cœur de la république française avec la bienveillance d’un gouvernement complice.

    Mais, vous m’avez ôter les mots de la bouche :

     » Est-il crédible de dénoncer la non-mixité d’une poignée de clubs sportifs de Seine Saint-Denis, quand on finance avec l’argent public des écoles privées catholiques sous contrat qui font de la non-mixité un projet pédagogique pour les enfants de la bonne bourgeoisie des Hauts-de-Seine ?  »

    Contre le projet séparatiste et odieux de non-mixité dans les écoles catholiques privées, c’est en tant que citoyen de la république laïque française, que je réclame l’arrêt immédiat du financement de ces institutions séditieuses avec l’argent des contribuables.

    Soit, nous obligeons ces établissements scolaires à s’ouvrir à la mixité contre rétributions publiques soit nous leur supprimons nos subsides. En vérité, je suis effaré que le Ministère de l’Éducation puisse subventionner des établissements privés qui pratiquent encore au XXI° siècle un apartheid sexiste.

    Oui, je suis effaré qu’une telle chose puisse exister encore et qu’elle fut si longtemps tue par la plupart des médias mainstream. N’est-il pas temps de lever le voile sur ce sujet ?

    Allô, Monsieur Blanquer, m’entendez-vous ?

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  13. 1. Refuser la racialisation ou la communautarisation de la « question sociale » (la gauche débile, empêtrée à jamais dans sa métaphysique de la radicalié et sa recherche récurente d’un « sel de la terre » comme sujet de « l’Histoire ».

    2. Ne pas faire de la question sociale l’écran de fumée des pathologies sociales (la cécité des honnêtes gens, et qui est d’abord une méconnaissance de la réalité du politique).

    3. Encore et toujours un retour à la pensée comme seule norme de vérité : pas de foi sans mauvaise foi (indépassable leçon liée à l’intenttionnalité) –ergo : ne jamais courber l’échine devant aucun goupillon : n’ont rien à dire, sont animés des plus élémentaire pulsions, ne se comprennent pas eux-mêmes, n’ont que le ressentiment pour conatus : la religion reste toujours le même piège à con et tout croyant conséquent est meurtrier en puissance (si Dieu est l’absolu, alors qui s’écarte de Dieu pèche absolument –> les dernières conséquences poisseuses de sang sont déjà dans la formule, comme sont dans les propos de Zemmour l’appel aux pogroms anti-naufragés.

  14. A part ça, pas grand chose : Macron bétonne sa droite en vue de sa réelection, déjà acquise vue la bêtise des prétendants et prétendantes.

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  15. Pour un saut plus pointu sur la question sociale et religieuse, ci-après une interview d’un chercheur socio-anthropologue d’origine mauritanienne très intéressante, posant notamment la question de la relation entre la religion et la science, à partir d’une situation de son pays d’origine , avec une très grande connaissance du sujet et une très grande rigueur d’analyse :
    https://youtu.be/–PUoQONpcI

  16. « anthropologie interculturelle »

    … Mais la question de l’islamisme – ou du « séparatisme islamiste » comme l’a nommé Macron – est-elle une question culturelle ?

    L’islam est avant tout une religion, même si étant présent en France essentiellement par le biais d’immigrations récentes il peut être encore lié à des cultures de pays d’origine. Les Français musulmans sont d’abord des Français, et la culture d’origine de leurs parents – ou grand-parents, voire arrière grand-parents – prend de moins en moins d’importance à mesure que le temps passe et les générations immigrantes s’éloignent dans le passé. Même lorsque la culture d’un autre pays est encore dans l’équation, elle n’en est pas le terme principal, qui est bien religieux.

    … Mais la question de l’islamisme est-elle une question religieuse ?

    L’islamisme, certes, est sorti de l’islam dont il se présente comme une interprétation, plus précisément comme « la seule juste interprétation ». Mais n’est-il pas avant tout un mouvement politique ?

    Si la « question du voile » est devenue prégnante à partir de la fin des années 1980 puis années 1990, c’est avant tout en conséquence de la révolution iranienne de Khomeiny – qui fut aussi à l’origine de l’invention de l’attentat suicide par le Hezbollah libanais peu après. L’ascension de l’idéologie islamiste s’est ensuite rapidement étendue au monde sunnite, d’où viennent aujourd’hui le plus clair des impulsions – comme des attentats suicide. Or, la révolution de 1979 en Iran n’était-elle pas avant tout un événement politique ?

    Et les partis islamistes en pays musulman ne sont-ils pas avant tout… des partis ? C’est-à-dire des mouvements politiques ?

    La question du « séparatisme islamiste » est avant tout celle de l’influence croissante – quoique encore nettement minoritaire parmi nos compatriotes musulmans – d’une idéologie politique qui pousse ceux qui la suivent à rompre avec ce que l’idéologie leur enseigne à considérer comme impur.

    C’est bien la question de la pureté qui me paraît primordiale :
    – Pureté de la femme, notamment de la fiancée, d’où la demande de « certificats de virginité »
    – Pureté à protéger du regard forcément concupiscent du mâle, d’où les séparations entre hommes et femmes, d’où le voile distinguant « les filles chastes », et en sens inverse l’insulte voire la violence à la limite « compréhensible » envers celles qui « ne suivent pas le code » (ne l’ont-elles pas « cherché » ?)
    – Pureté par rapport à l’incroyant, d’où le mouvement de séparation par exemple scolaire, d’où encore la mise à l’écart de celui qui non seulement n’est pas vraiment croyant, mais refuse explicitement de suivre le mouvement et s’affirme ouvertement athée – sans parler du converti à une autre religion, à soumettre à l’ostracisme

    La majorité des Français musulmans se tiennent à l’écart de ces tendances, ou n’y plongent que le bout d’un orteil. Mais la minorité de ceux qui y plongent est croissante – les retours du terrain sont nombreux et concordent.

    Ce n’est pas la culture. Ce n’est pas la religion. C’est l’idéologie qui progresse.

    Lutter contre le progrès de cette idéologie est nécessaire. Comment ? C’est la difficulté. Je ne suis pas sûr d’être convaincu par toutes les décisions annoncées hier par Macron. Il a du moins le mérite de s’y essayer.

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    1. Merci, très bel exposé. La question est en effet éminemment politique. Les mouvements dont on parle, les frères musulmans ou le salafisme, sont apparus dans le contexte de la colonisation, notamment en Egypte, au XIXeme siècle.
      Par ailleurs salaf veut dire pur. On revendique donc un soit-disant retour à la pureté des origines de l’Islam. Et cet forme de repli sur le passé séduit énormément les jeunes générations dépassées par la complexité du monde moderne et ses contradictions, et ce aussi bien en France que dans les pays musulmans. Ainsi les considérations centrales de ces pratiques religieuses tournent autour des apparences et de la posture vis à vis de l’Occident. Non sans contradictions assez comiques d’ailleurs. Associé à cet extériorisation de la foi, une pratique assidue de la prière qui plonge le dévot dans un état de super-puissance, de sur-confiance qui lui fait se sentir dans la vérité, et l’isole peu à peu de tout ce qui ne gravite pas autour de cette sphère. On a la tous les ingrédients de la secte. Avec à la clé des ressources intarissables pour ceux qui veulent manipuler et utiliser ces groupes pour leurs propres dessins.

    2. Petite correction, salaf ne veut pas dire pur, mais ancêtre, bien que la notion de pureté y soit attachée implicitement pour les salafiste.

  17. Pour résoudre un problème, la première condition est de le poser correctement. Pour l’Islam il faut commencer par lire le Coran. On y trouve, entre autres la sourate 9, dite du repentir, verset 5 de l’épée:

    « Sourate IX Le repentir (Tawba)
    Que les polythéistes se déplacent en toute sécurité dans le pays pendant un délai de quatre mois.

    (fr) « Le Coran », dans Le Coran : traduction nouvelle et commentaires, Cheick Si Boubakeur Hamza, éd. Fayard-De Noël, 1972, vol. 1, chap. 9, verset 2, p. 369

    A l’expiration des mois sacrés, tuez les associateurs partout où vous les trouverez. Emparez-vous de leur personne, assiégez-les, dressez contre eux des embuscades.

    (fr) « Le Coran », dans Le Coran : traduction nouvelle et commentaires, Cheick Si Boubakeur Hamza, éd. Fayard-De Noël, 1972, vol. 1, chap. 9, verset 5, p. 369

    Il n’appartient pas au Prophète et aux croyants d’implorer le pardon en faveur des associateurs, fussent-ils des parents alors qu’il leur est apparu clairement que ce sont les gens de l’Enfer.

    (fr) Le Noble Coran et la traduction en langue française de ses sens (trad. Docteur Mouhammad Hamidallah), éd. Complexe Roi Fahd, 2000, chap. 9, verset 113, p. 205 (voir la fiche de référence de l’œuvre) ».

    Une autre traduction , de wikipedia:

    « Verset 5 : le verset de l’épée

    Le verset 5 de la sourate 9 ordonne de combattre tous ceux (les païens et les idolâtres10) qui ne croient pas « à la religion vraie »11.

    Ce verset est considéré par les islamistes comme un verset abrogeant « tout autre verset appelant à une attitude conciliante à l’égard des non-musulmans. »12, plus d’une centaine selon certains auteurs13. Il est appelé le « verset de l’épée » (âyat al-sayf). Ce nom est donné entre le XIe et le XIIIe siècle13.

    Cette vision abrogeante, qui se développe principalement à partir des recherches d’Ibn Taymiyya (1263 -1328 Damas) et d’Ibn Kathir (1301-1373 Damas) « est privilégiée aujourd’hui dans l’enseignement destiné à former les imams et les docteurs, et ce jusqu’à el-Azhâr, la grande mosquée-université du Caire. »13 Pour Marongiu-Perria, le principe d’abrogation de versets par le verset de l’épée est admis par « une majorité d’exégètes traditionnels musulmans »14

    « Quand les mois sacrés seront expirés, tuez les infidèles quelque part que vous les trouviez ! Prenez-les ! Assiégez-les ! Dressez pour eux des embuscades ! S’ils reviennent [de leur erreur], s’ils font la Prière et donnent l’Aumône (zakat), laissez-leur le champ lire ! Allah est absoluteur et miséricordieux. »

    — Le Coran (trad. R. Blachère), « Le repentir (At-Tawbah) », IX, 5. »

    Le terme « associateur » semble désigner les chrétiens (qui associent le père le fils et l’esprit saint).
    Cette sourate est l’une des dernières émises et selon la sourate de l' »abrogation » abroge les éventuelles contradictions de celles qui la précèdent (parfois plus pacifiques).

    Il est clair que l’Islam n’est pas une religion d’amour et de paix.

    1. @ Hadrien

      Telle ou telle religion qui ne serait pas de paix ou d’amour , ça c’est vous qui le dites .

      Les agressifs ont ceci de commun qu’ils sont capables de faire de tout objet une arme ( Bible et Coran y compris ).
      Pour les doux , c’est le contraire . Tout leur est propice à faire en sorte que la vie soit heureuse.
      Un tel présent , un tel avenir possible est il possible sans fraternité ?

      https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2020-10/l-imam-d-al-azhar-francois-redonne-sa-conscience-a-l-humanite.html

      1. Il va finir de défriser la curie ce pape qui parle juste , et qui pourrait participer au blog ( on lui fera cadeau des cotisations ). !

        PYD a là un peu la réponse à sa crainte du renouvellement d’une lâcheté papale .

        Quand on condamne sans détour le nationalisme et le libéralisme , on condamne MAGA ( j’apprends vite Monsieur Jorion ) , sans céder à l’opportunisme des temps courts .

    1. J’ai écouté le début de l’argumentation. Mais je crois qu’il ne s’agit pas de ça quand est évoqué le « séparatisme islamiste ». Il s’agit d’une idée qui s’est rependue, notamment dans des aires géographiques comme dans certaines banlieues, par des populations d’origine musulman, qu’elles vont petit à petit dominer l’espace public et politique en France. Il y a bien un phénomène à déconstruire, et je pense que le discours de Macron, certainement soufflé par Chevènement et par des enquêtes de terrain, l’a bien identifié. La réponse à cela n’est pas simple, car cela relève de plusieurs facteurs ; d’abord géographique et résidentiel : il y a des zones urbaines qui sont habitées de plus en plus exclusivement par des populations d’origines immigrées et d’ascendance musulmane visible, ce qui fait utiliser le concept de « ghettoïsation », qu’on pourrait presque qualifiée d’ethnico-religieuse ». Il y a un phénomène socioéconomique évident, de localisation et de concentration résidentielle, liés à une question d’accès à la fois au logement et à l’emploi, qui génère ce phénomène. La réponse concrète n’est pas évidente, d’autant que la ghettoïsation va de paire avec les inégalités croissantes, qui impacte directement les populations d’origine immigrée.

  18. L’humanité extractiviste arrive a son terme, les classes dirigeantes le sentent bien. Le basculement du pouvoir de l’occident vers l’Asie se poursuit, voire s’accélère avec la covid-19, inexorablement. La guerre, la colonisation ne sont plus des options. Pourtant il faut résoudre cette polarisation de classe qui monte en puissance et qui risque de détruire leur statuts, avoirs et propriétés.
    Bien entendu, concéder, partager avec les gueux n’est pas non plus une option, ces derniers étant des monnaies d’échange dans les batailles avenir pour la domination du « Monde ».
    Elysium pourrait être la solution.

  19. Lire et relire Romaric Godin :  » La Guerre sociale en France  » ed La découverte .
    https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-La_guerre_sociale_en_France-9782348045790.html

    En complémentarité, pour nourrir la réflexion concomitante d’un point de vue géostratégique, on peut lire cet article du Monde dont le titre nous renseigne bien sur  » les chiens de guerre  » et autres mercenaires privés employables et corvéables à merci sur les différents théâtres d’opération :
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/10/02/le-haut-karabakh-nouveau-theatre-d-intervention-des-mercenaires-syriens-a-la-solde-d-ankara_6054453_3210.html

    La fabrication politique du  » Choc des civilisations  » si cher à M.Huntington bât son plein dans le sillage du  » remodelage du Moyen-Orient  » à coup de charniers et de canons si cher à M.Bush.

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