35 réflexions sur « Thème maudit »

  1. Il est des « malédictions » qui vous collant à la peau (de couleur à en croire la « préférence nationale »), sont tellement difficiles à sourcer que même leurs « responsabilités » s’en retrouvent confusément confondues…

    L’un d’eux thèmes tellement maudits que la peur de la malédiction agit comme la « peur d’avoir peur » d’en causer (« légendes urbaines »…?), pourrait être actualisé avec ce que le traitement de l’actualité ne décrira jamais comme une « Ciminisation » de ce que vivent réellement celles et ceux si facilement rangé.e.s dans la case haïe des « victimaires »…

    Cette histoire pourrait commencer comme suit :

    « Alors que le premier ministre a déclaré en substance lors de sa visite d’un service réanimation d’un hôpital Marseillais que le meilleurs moyen de soulager les services publics hospitaliers, c’est de ne pas tomber malade… qui des « donneurs de leçons de morales », des « chien.e.s de garde » des « influenceurs » se demandent si la déresponsabilisation de la… et du… politique… n’a pas trouvé une limite dans ces termes… ?

    Est-ce que les personnes les plus pauvres, discriminées de façon « systémique » (discriminations impunies à l’embauche, dans l’accès au logement, dans les NON RECOURS concernant plus de 50 % des »bénéficiaires », du RSA, ne touchant en réalité aucun « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent »), rendues vulnérables, jusqu’à être à risque… par des pathologies chroniques (diabètes, sur-poids, pathologies cardiaques, pulmonaires…) occasionnées en partie par des inégalités territoriales, scolaires, de « destin »… la malbouffe… et le stress de la précarité de conditions de vies se délabrant, stress induit par la promiscuité de vivre à plusieurs générations dans des logements insalubres par exemple, pathologies induites par la dégradation des conditions de travail… et des protections sociales, d’accès aux services publics… etc… est-ce qu’elles ont choisi de cumuler des facteurs multiples de comorbidité pouvant les exterminer, et auront choisi de n’avoir comme seul travail, si elles en ont un… que des emplois sans qualification, « en première ligne » (femmes de ménages… quand les caissières de supermarchés sont remplacées par des « caisses automatisées défiscalisées et désocialisées… « Ubérisation et ordinisation » du travail segmenté à la tâches, des savoirs et services publics privatisés, technocratisés digitalisés et de l’emploi se précarisant quand il ne disparaît pour le bas de l’échelle sociale, à qui il faut 6 générations pour « espérer »prendre place dans la file d’attente de « l’escalier social ») sans cotisations sociales patronales, alignés au moins disant social, moral, fiscal, environnemental… si elles ont le malheur de tomber gravement malade, soit de la covid-19 soit d’un manque de soin dû à la saturation des services publics hospitaliers… ?

    Sont-ce elles qui ont en responsabiliser, de choisir quand tomber malade (ou se soigner…?) et pour autre exemple, en plus de leur abstention (se confondant avec l’absentéisme de « représentativité » démocratique entre autre) soit disant favorisant la montée de l’extrême droite… de choisir d’interdire ou pas, la spéculation, qui fait gagner gros sur la hausse quand tout va mal, aux vendeurs et « fabricants » de gel hydroalcoolique par exemple… les mêmes paris qui se faisant sur la baisse des stocks gérés (pénuries, etc) en flux tendu, et des prix, de masques, respirateurs, médicaments, vaccins, place de lits de réa, personnel hospitalier… denrées alimentaires… ne font jamais rien perdre aux actionnaires, « grands patrons », CSP+… assistés par ailleurs sans contreparties… adeptes d’un capitalisme ultralibéral dérégulé (financiarisation des services publics, dettes publics, du vivant…), aussi déréglementé que le devient l’insécurité climatique, les conséquences de la perte de la biodiversité, des guerres commerciales, monétaires, de « civilisations »… ? »

    1
  2. Mais pourquoi s’occuper des gueux, maintenant que les moyens de répression
    dépassent largement les capacités insurrectionnelles, pourquoi l’humanisme quand les autres deviennent surnombre ?
    Quelles sont les digues qui empêcheront l’avènement d’un monde à la Zardoz
    , pas les intellectuels en tout cas, dont la parole atteint très péniblement les 20 % des plus éduqués –
    Jamais le rapport de force entre les puissants et le reste de la population n’a été aussi déséquilibré – d’ailleurs qui connait le nom de ces puissants ?
    La finance ? –
    mais beaucoup de la classe moyenne trempe dans les placements financiers – vià les assurances vies entre autres –
    Je ne vois pas d’amélioration dans le sens de plus d’équité, de justice dans un monde où les ressources se raréfient et où le raisonnement le plus facile amène à la réduction de la population plutôt qu’au freinage de nos trains de vie qui dépendent de moins en moins d’une main d’œuvre abondante.
    J’en reviens au véritable défi de notre civilisation, qui est de motiver un nouvel humanisme, les religions ont su à leur époque endiguer la violence de tous contre tous en confiant le pouvoir suprême à une entité supra-humaine capable de chatier chacun jusque dans son eternité
    – celles-ci désormais largement dévoyées sont malheureusement plus suffisantes pour obliger à la fraternité – sans parler de leur mise en concurrence.
    Mais bon sang, c’est quoi cette classe moyenne – cet acmé d’une civilisation apaisée, c’est le pétrole pas cher et en abondance, c’est un tiers monde qui regroupe 90 % des pays de la planète, ce sont les USA créanciers du monde – monde révolu, vermoulu – le gâteau a certes grossi – mais sa consistance laisse à désirer – part de la finance dans le PIB mondial ? ;
    Parenthèse enchantée d’un siècle, et là-dessus on tire sur l’éternité .

    4
  3. Je ne vois pas en quoi les religions ont pu endiguer quoi que ce soit : entre « tuez les tous Dieu reconnaitra les siens » les Croisades la Saint Barthélémy la phrase « Dieu avec nous » inscrite sur les poignard des jeunes soldats allemands de la seconde guerre mondiale les chiites et les sunnites etc etc Seule une paix laïque universelle garantira la continuité de l’humanité….
    Sinon comme le disait très justement une poétesse chrétienne au moment de la seconde guerre mondiale : …. ET LES TEMPS SANS NOUS RECOMMENCERONS……

    3
    1. Certains se prennent pour Dieu (en osant même le prendre à témoin ) pour justifier l’inverse de ce que celui préconise comme premier commandement … » :tu ne tueras point « .Léger problème de cohérence.

      De la même façon que certains prennent pour laïcité l’éradication des différences ( en osant justifier l’inverse de ce que celle invite à respecter par dessus tout : le bien vivre ensemble.)
      Pour ce qui est de la laïcité d’un état républicain , Il est vrai que tout dépend de ce que l’on entend par fraternité : les membres d’un même groupe ( cette appartenance se suffisant à elle même , et par là devenant terreau pour le conflit avec l’étranger et sa différence) , ou …un arbre dont la sève serait «  tu aimeras ton prochain comme toi même ».

      https://www.temoins.com/liberte-egalite-fraternite-et-les-femmes/

      1. C’est pourtant simple :

        La République et la laïcité vont de paire . Car la laïcité c’est le respect strictement obligatoire des lois votées au parlement de la République , et celui de ses représentants , par tous , sans lois divines supérieures .

        Notre Nation a mis 1000 ans pour l’apprendre et elle ne lâchera rien sauf à périr , et la Justice avec elle .

        Sans se laisser impressionner par rien et quiconque .

        1
      2. @ juannessy
        Oui, enfin, c’est une neutralité de principe qui est proclamée là.
        La réalité est que les religions existent, se structurent, recoivent des aides de l’étranger (vatican, Pologne, Israel, Arabie saoudite, Quatar, Bouthan (;) ).
        A partir de là, l’état laïc aimerait avoir des interlocuteurs pour ne pas gérer les débordements avec des individus mais avec des organisations.
        On y est arrivé pas trop mal avec cathos, protestants et en leur temps israélites (consistoires etc.).
        Mais ça se complique pour l’Islam (aides massives, impossibilité de faire un machin englobant face aux islams chiites, sunnites, soufi..).
        Et en plus, pas de chance, c’est la religion d’un pays fraichement décolonisé où la France n’a pas brillé d’humanité, mais a « rayonné » à l’occasion de radio-activité (Reggane).

        C’est donc d’un point de vue pragmatique un peu plus délicat à gérer.
        Sans doute à un certain point la France a manqué de s’acheter une clientèle un peu intelligemment. Dans les années 1990, quand les paraboles et l’argent salafiste a commencé à couler, il y aurait pu y avoir à coût assez modeste par rapport aux dommages actuels des formations massives d’imams modérés,
        en mobilisant assez de gens pour trouver une formule oecuménique.
        Par exemple sur le voile, (1989), j’ai lu cette idée pas trop compliquée que si on distingue 3 sortes de voiles (pour signe de croyance perso, pour signe de soumission, et un 3ème dont je me souviens pas peu importe) et qu’on en autorise au moins un, eh bien après c’est plus facile :
        on a coupé l’herbe sous le pied. Les contestataires joueront entre le modèle n°1 autorisé et le n°2 interdit comme les jeunes ados qui enfreignent les limites, mais le terrain de jeu est délimité et une forme de philia peut exister. Il s’agit de canaliser dans des choses reconnaissables, susceptibles d’évoluer à long terme ver des standards acceptables à grande échelle (on pouvait penser que France et Allemagne étaient bien placé pour proposer un « islam européen », ce qui aurait évité d’avoir un « islam algérien » à la Mosquée de Paris et des influences turques en Allemagne, en anticipant certes que l’on risquait d’avoir le pire de chaque côté si on laissait faire.
        Peut-être anticipait-on trop, dans les années 90 (et j’en étais) que le conflit israélo palestinien allait se soigner en une ou deux décennies « seulement » , après les accords d’Oslo etc. D’où une garde abaissée en se disant qu’un certain temps de conflit était derrière soi.
        La philia ne s’accroit que si l’on s’en sert ?

        1
      3. @Timiota :

        Mon commentaire précédent n’est pas négociable .

        La République se corrompt quand elle négocie avec deux virus mortels :

        – les religions ,
        – le capital .

        Négocier , ici , veut dire « donner prise sur la Loi  » .

        Je n’ai jamais dit que la Loi était neutre . Mais la Loi s’impose parce c’est un fruit de la Constitution qui fait le Peuple qui l’a voulue .

      4. Loi de transitivité :

        Pas de République sans Constitution ,
        La Constitution française intègre la DDH depuis l’origine ,
        La République Française et la DDH vont de paire .

        La liberté de culte ( et d’expression ) n’est pas la liberté de substituer un droit divin ( ou des fake news ) au droit républicain .

        Point final . Ou poing dans ta gueule .

      5. Juan une constitution ça peut évoluer la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de la première république n’est pas non plus la déclaration universelle des droits de l’homme et on en est à la Vième république. Sur le reste on est encore d’accord (décidément 🙂 ) même si votre conclusion pourra paraitre choquante à plus d’un. Je dois avouer avoir du mal à trancher si c’est la bonne méthode, malgré le fait qu’elle soit rationnellement étayée à l’inverse du « point dans ta gueule » intégriste ça reste quand même la stratégie du « point dans ta gueule »… Il est cependant difficile d’en envisager une autre, comme vous dites c’est non négociable, et ce plus ou moins par définition.

      6. @DUP:

        Une Constitution , ça peut évoluer et ça évolue … avec précaution et assentiment ( même si l’exemplarité parlementaire n’est pas toujours au rendez vous pour des aspects qui restent heureusement non vitaux )

        Mais c’est elle qui fait peuple et Loi . C’est d’ailleurs la mère des Lois qui nous évitent la guerre de tous contre tous . Sans elle , il ne peut y avoir espoir de justice . Nous avons payé de notre histoire et de la souffrance de nos prédécesseurs , cet acquis incontournable .

        Aucun peuple digne de ce nom ne peut accepter que la Loi qui le fonde soit supplantée dans ce qu’elle a d’existentiel .

        @Chabian :

        Vous confondez la violence et la force au service de la Loi ; Regardez mieux et vous verrez où est la violence et sur qui elle s’exerce et pourquoi .

      7. Le prochain en période de Covid est celui dont il faut se méfier le plus, le distant est bien moins dangerereux, pour soi et pour tous.
        « tu ne tueras point » il n’y a pas de problème de cohérence, ils tuent au nom de Dieu justement, pas pour eux-meme, comme un bourreau, une victime désignée par lui, (au moins par d’autres) et souvent au prix de leur vie, témoignant de la puissance d’une foi comme les martyrs chrétiens d’autre-fois.

      8. @ juannessy
        « La République se corrompt quand elle négocie avec deux virus mortels :

        – les religions ,
        – le capital .«  ….

        Par ces temps de covid ,vous avez pu remarquer comme de plus en plus de gens entament des études de médecines . Pour vous , il s’agirait de Faire des religions et du capital des « virus mortels «  ? Les biais de confirmation on encore frappés.
        A confondre l’outil avec la façon de s’en servir ., on en oublierait que la violence est le pire des virus mortels, dans le sens où la haine se communique pour ne faire que détruire , sans discernement , sans humanité .
        Les poings , mieux vaut les remettre sur les i , avec fermeté et sans violence svp ..pour ne construire un monde d’intolérance.

      9. @ Ruiz
        Si vous ne voyez pas le problème de cohérence à faire le contraire d’un précepte donné par un dieu que l’on prétend servir …je comprend mieux pourquoi vous mettez sur le même plan « mourrir pour sa foi « , et « tuer pour sa foi. » .
        C’est comme si vous me disiez que vous ne connaissez pas la différence entre servir quelqu’un et se servir de quelqu’un.

      10. @Bernard à 12 h 50 min Celà dépends ce que veut vraiment dire le précepte, si l’on s’attache à l’aspect litéral ou à la responsabilité, tuer est-ce réaliser l’action appuyer sur le bouton de larguage d’Enola Gay ou prendre la décision dans une république qui a renoncé à la peine de mort d’approuver une opération Homo à l’Elysée ?
        De l’extérieur cela n’apparait peut être pas comme cohérent, mais ce n’est peut-être pas l’avis des acteurs.
        Le jeune tchéchène a probablement voulu servir, Ceux qui l’on formé se sont sans doute servi de lui.
        Et l’on se sert de l’évènement pour faire avancer différents agendas politiques au lieu de servir l’apaisement et la laïcité.

      11. @ Ruiz
        Le propre de la folie que de créer sa propre cohérence (voir exemple de la main invisible dont l’absurdité apparaît de plus en plus).
        Comment retrouver la raison dès lors ? L’entêtement des faits peut aider , tout comme le fait de réaliser les conséquences d’actes que seule la folie peuvent expliquer ( voir discours présidentiel sur le capitalisme fou).
        Nous verrons bien comment certaines décisions ont servies l’apaisement d’une part , et la laïcité d’autres part .Tout en sachant que l’art de la politique actuel consiste à vider les mots de leur sens.

      12. Juan Il y a eu, il y a, et il y aura des peuples non constitués et je ne pense pas qu’ils ne soient pas dignes de ce nom. Je comprend parfaitement que ce n’est pas envisageable pour le notre mais quand on fait l’effort de mettre de côté notre formatage bon petit français de la république on découvre un monde d’une richesse passionnante avec des modes de vivre ensemble qui nous laissent tout éberlué, notre anthropologue d’hôte nous dira si je me trompe même si c’est plutôt matière à ethnologue. Nous ne détenons aucune vérité absolue. Il y a une chose que vous oubliez entre le peuple et la Loi : le consentement, chez nous c’est lui qui fait Loi et Peuple par la constitution. Et n’oubliez pas que pour qu’un groupe de gens consentent au respect d’une constitution et ce faisant, s’érige en Peuple , il leur faut d’abord consentir au processus constituant 😉

        https://www.courrierinternational.com/article/amerique-latine-le-chili-approuve-massivement-un-changement-de-constitution

      13. @DUP :

        Je ne reprendrai pas la trilogie Peuple – Etat- Nation .

        Un anthropologue expliquerait sans risque d’être démenti que les peuples qui n’ont pas de constitution écrite , ont de fait une « constitution  » coutumière qui les fait se reconnaitre comme peuple . Le passage de la coutume au texte écrit ( on retrouve la même évolution dans les « grandes » religions ) est une forme de modernisation du droit ( DDHC ) qui permet de mieux traduire dans le langage des concepts afin d’en faciliter la compréhension commune et la correction si nécessaire . C’est un repère commun .

        Quand je dis ( après Robespierre je crois )  » qu’il n’y a pas de peuple sans constitution  » , j’entends par peuple une entité autonome qui se donne la volonté et les moyens de rester une et indivisible , et qu’elle exprime par cet acte qu’elle s’engage à respecter et faire vivre . C’est la signification de notre Constitution qui nous fait un égal parmi les tous . On peut croire que c’est désuet et contreproductif , mais c’est nous et notre garantie des Droits . J’adhère sans réserve à ce produit de notre histoire , en lui prédisant un avenir conceptuel radieux quand la Constitution sera mondiale ( qui ne verra peut être jamais le jour , pour des raisons qui n’ont rien de rationnel ).

        Jusqu’à cet horizon « touche pas à ma Constitution  » ou je meurs comme citoyen et nous mourons comme peuple français .

        Mais je veux bien la ranger si une authentique constitution européenne me redonne cette même garantie d’être citoyen dans un groupe qui partage les mêmes désirs , droits , devoirs , fins et moyens . Car l’Europe fera alors peuple au sens où ça veut dire quelque chose .

    2. @ juannessy
      «  poing dans ta gueule …»😊
      Ben mon Juju , les choses ne sont peut être pas si simples.
      Si comme vous l’écrivez « La République Française et la DDH vont de paire «  , que pensez vous de. Son préambule ?

      « En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être Suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen. » ?
      Mélenchon ayant déjà pris la place de la république ( «  la république , c’est moi ») , ne me dites pas que l’être suprême, c’est vous ! 😁

      1. Relisez mieux les conditions de rédaction de nos premières constitution et de la DDH , et vous comprendrez mieux pourquoi il a fallu inviter un être suprême ( et la propriété d’ailleurs , un peu plus loin ) . Mais vous avez raison, s’il devait y avoir deux seules bonnes raisons de prendre le risque de retoucher en profondeur notre Constitution , ce serait les deux bonnes raisons de retoucher la DDHC :

        – redéfinir la propriété et ses conditions ( ça , je l’ai déjà rappelé dans un très vieux commentaire quand il était discuté de Constituante ) ,
        – virer la référence à l’être suprême ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Culte_de_l%27%C3%8Atre_supr%C3%AAme )

        Il n’y a de suprême pour un peuple que sa Constitution .

        Tant qu’on reconnait les peuples .

      2. @ juannessy
        Il me semble que vous pensez pouvoir « reconnaître » les peuples en leur faisant oublier leur Histoire.
        Que vous le vouliez ou non, c’est la croyance en un être suprême qui a engendré l’idée de DDH.
        Je n’aime pas ce concept bizarre qu’après avoir récolté les fruits , il faille couper l’arbre.

        Bon , à part ça , scène de la vie quotidienne : engorgement au niveau des tests prévisible mais pas prévu .Pas loin de chez vous , quand la queue , est top longue , on demande aux gens de revenir au bout de x heures d’attentes … pour revivre la même chose le lendemain. Des Forces de l’ordre ( on aurait pu rėver l’armée même ) servant à autres chose qu’à séparer les files .Il serait plus judicieux de « mettre de l’ordre » en permettant de réaliser ce que l’on va avoir de plus en plus de mal à réaliser .
        Horizon compliqué .

      3. @Benard :

        Rien à changer à mes commentaires .

        Pour les queues , elle sont à l’aune de la bêtise humaine : sans limitées et injustifiées . Il faut vraiment être tavelé pour poireauter des heures pour se rassurer comme on console un bébé .

      4. @ juannessy
        Vous êtes gentil avec votre « tavelé « , mais on vois bien que vous avez quitté le monde du travail depuis un certain temps . Après avoir été en contact avec un cas confirmé de Covid19, l’employeur peut exiger l’examen pour ré- intégrer son emploi , d’où l’obligation pour certains de faire le «  tavelé « …
        Il ne s’agit pas de se « rassurer ».
        Difficile de regarder la vie avec une autre paire de lunette que de celle de sa propre existence.

      5. @Bernard :

        A défaut de gambader dans le srues , avenues et ateliers , j’ai encore des antennes et surtout une très grande famille exerçant de multiples métiers et qui sont assez loquaces pour me faire part de leurs expériences .

        Je connais , merci , les cas que vous décrivez . Mais de ce qui me remonte ( in situ ) , c’est que ce ne sont pas ceux là qui encombrent les files d’attente , à leur propre désespoir d’ailleurs .

        Ce sont les tavelé(e)s !

        ( je n’ai pas vérifier si c’est de l’argot français ou du stéphanois , car ça m’arrive de confondre mon jargon d’enfance avec l’académie française . Comme  » gone » , ça doit vous arriver aussi) .

  4. @Juannessy :Tudieu, quelle violence, quelle sécheresse ! Je ne connaissais pas ce que disait la laïcité à la française, je suis servi…
    Permettez de signaler ici qu’il y a des royaumes constitutionnels et qui n’ont pas, malgré ce que m’objectait un laïc français incrédule, de président de la République.
    Chez nous, la séparation de l’Eglise et de l’Etat est faible, la moitié de l’éducation nationale est conventionné avec le réseau d’écoles catholiques, il y a des « Te Deum » célébrés avec « les plus hautes autorités du pays ». Jusqu’en 1945, le « Parti Catholique » était dominant.
    En fait, la laïcité y est d’abord une morale, instruite dans les écoles en parallèle aux cours de religion. C’est une organisation privée. Et un drapeau (politique) levé quand des lois sont en conflit avec la religion. Ainsi la loi sur l’avortement a bien été adoptée par le parlement. Et elle a été légalisée malgré que le Roi ne voulait pas l’entériner (comme la loi l’y oblige) : il a été jugé « incapable de régner » le temps qu’une procédure de légalisation différente et constitutionnelle soit appliquée.
    Et pourtant la DUDH est intégrée dans notre arsenal juridique. On pourrait dire pareil de bien d’autres pays à famille royale.
    En fait, le théorème République = laïcité et DDH apparaît comme un fantasme (?) de la France = république universelle que les peuples du monde vont rejoindre ou prendre comme modèle.
    Quittons donc la théorie et considérons la pratique. Ce projet des années 1790-1800 n’est pas advenu ! La majeure partie de la DDH dans le monde n’est pas appliquée (droits économiques et sociaux) et quelques principes humanitaires (loi de la guerre, droit des réfugiés politiques) pas davantage d’ailleurs. Les dirigeants français nombreux ont pris langue avec le pape, avec des dirigeants des religions juive et musulmane. Un ambassadeur français a récemment été récusé par le Vatican. Quant à l’indépendance des lois de la République vis-à-vis du Capital, je ne sais s’il faut rire ou pleurer : il est vrai qu’Emmanuel Macron se réclame de la « Révolution » , titre de son programme.
    Bref, y compris pour gérer les problèmes que nous vivons, la Théorie risque d’être un poids plutôt qu’une aide pratique.

    2
    1. Le Français ne connait du compromis que la chose due 🙂

      Plus sérieusement vous n’êtes pas au fait de la vision française du problème et je n’en suis pas surpris, c’est ce que je voulais dire à P Jorion quand je lui ait dit que je le trouvais Belge dans sa vidéo. Il faut l’avoir vécu de l’intérieur pour savoir ce qu’est la laïcité pour un Français. Je me souviens très bien de ce sentiment d’étrangeté immense quand j’ai vu défiler pour la première fois la légion avec les curés quand je suis arrivé en Espagne. C’était carrément impossible à intégrer, entendons nous bien, pas à comprendre mais à intégrer dans mes valeurs personnelles comme un pc qui renvoie sans cesse le message « not matching ». Comme le dit Juan c’est non négociable sinon ya plus de France. Pétain n’a pas livré des pleins trains de juifs aux nazis parce qu’il était Catholique mais bel et bien parce qu’il était Français. Et oui, c’est violent comme une campagne Napoléonienne, c’est sec comme le désert Algérien, c’est brûlant comme les Colonnes Infernales, c’est le creuset incandescent des deux plus grand massacres de l’histoire de l’humanité et comble de la nature humaine il s’en trouve encore pour nous l’envier 🙂

      https://www.youtube.com/watch?v=LHvKGO3u3eY

      1
    2. Si vous considérez que la DDH n’est pas une utopie digne du monde , dites le à Paul Jorion avant sa sixième conférence , mais n’essayez pas de me le faire croire .

      1. c’est vous qui introduisez le terme « utopie », avec en plus ce critère « digne du monde ». Un peu « chinois », non ?
        Partant des utopies, on sait qu’il y a loin de la coupe aux lèvres. Pensons aux socialistes utopistes, et donc à l’expérience réaliste du fils de serrurier GODIN. L’utopie des droits humains est d’abord une protection des citoyen.es contre le pouvoir absolu. Mais dans le contexte bourgeois du XIXe, on découvre qu’il ne protège pas contre le pouvoir absolu de l’argent… Cela a été ajouté dans la déclaration des Droits humains de 1848, pour répondre à la colère et au ressentiment des peuples..
        Pour moi la déclaration des droits humains est d’abord un événement d’histoire, qui a un contexte, et qui a produit un texte, et qui a connu une évolution. DE plus la pratique des droits (politiques, économiques, sociaux) a une histoire diversifiée et riche. Luttes sociales, lutte des femmes pour l’égalité, lutte des peuples pour l »indépendance, tout cela a changé la valeur de ce(s) texte(s).
        Alors, utopie digne des humains ? (à part eux, le monde s’en fout, des « valeurs »). Une utopie, depuis Érasme, naît en réaction à un blocage sociétal, à un monde en décrépitude qu’un peuple ou un intellectuel ou un gourou ne peut plus tolérer. C’est aussi la définition d’une religion ! La question est donc trop large.

      2. Avis aux archéologues du futur ! Ne perdez pas votre temps sur des futilités : concentrez tous vos efforts sur les archives du Blog de PJ, tout y est !

        15.000 billets, ½ million de commentaires (authentique !) et … que du lourd (sauf la remarque de F*** G*** le 11 mars 2011) !

        1
      3. Chinois pour qui ne veut pas vraiment comprendre, la DDH n’est pas une utopie, je pense que Juan utilise ce mot pour sous entendre la difficulté de son respect même dans le pays qui l’a vu naitre. Mais ce n’est en rien une utopie, c’est plutôt un socle sur lequel vous pouvez construire une infinité d’utopies. C’est une tentative (perfectible) d’établir les fondement de la dignité de la personne humaine, à la différence d’une utopie elle n’a pas vocation tant à être vraiment appliquée/respectée à la lettre, qu’à être comprise, assimilée. C’est quand on l’intègre à un système de valeurs et à une organisation sociale qu’on construit une utopie. Une utopie serait par exemple de la prendre intégralement et uniquement pour constitution, et si je ne me trompe ça donnerai un truc qui ressemble beaucoup à ce qu’on appelle l’Anarchie (pour ce que j’en connais, je suis loin d’être un lecteur assidu de Proudhon… on me tombera peut être dessus et à raison pour avoir osé la mise en perspective 🙂 ).

      4. Je revis ! Merci du rappel… Je ne croyais pas être apparu en 2011 sur ce blog, je n’ai pas reconnu de suite le style, j’ai cru un bon moment à un sosie, puis j’ai reconnu mes dadas ! (Anticiper, Manin, etc.). Je n’avais aucune conscience des noms de contributeurs à l’époque, qui sont encore là.
        Et je vous ai à peu près retrouvé là-bas tel qu’en vous même vous persistez aujourd’hui…
        Peut être en moins réaliste aujourd’hui ?
        Il semble qu’à l’époque, on pratiquait un « forum à thème », sans article de départ. Ici donc un forum sur « l’utopie réaliste ».
        J’ai écrit par ailleurs que, le taux de mortalité de la pandémie étant en recul, nous pourrions peut-être passer l’hiver. Mais vous ne devriez pas rester plusieurs jours sans contribuer : vos lecteurs s’inquiètent, dont moi ! Devoirs de vacances ?

      5. @Chabian :

        Pas devoirs de vacances , non ,. Un peu de recul et d’observation des multiples commentaires disparates , contradictoires , au diapason de ce qu’une agora peut fournir quand on perd le nord et l’essentiel ( à mon goût , qui est le seul qui ne me quitte jamais depuis même avant 2011 ) .

        En vrai , comme je viens de perdre ( du corona ) un bon compagnon de route de mes années de boulot , j’ai passé du temps au téléphone avec sa veuve et ses enfants . Il habitait Lyon . Il avait un sourire digne d’être pris en photo . Il l’a gardé autant que faire se peut jusqu’à la fin en remerciant le personnel soignant . La famille aura eu le temps de la cérémonie d’accompagnement avant le reconfinement .

        1

Les commentaires sont fermés.