Le Monde : L’ONU appelle à déclarer « l’état d’urgence climatique », cinq ans après l’accord de Paris, le 12 décembre 2020

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39 réflexions sur « Le Monde : L’ONU appelle à déclarer « l’état d’urgence climatique », cinq ans après l’accord de Paris, le 12 décembre 2020 »

    1. Se souviendra-t-on de Greta comme on se souvient de Severn Suzuki ? J’en ai gardé un vague souvenir alors qu’elle avait un discours plus large sur notre environnement.

      “Severn Suzuki, a 12-year-old girl who silenced the world in 1992 on UN Conference at Rio earth summit. Also, in 2012, after 20 years, she comes back to Rio de Janeiro to tell what she Wants for The Future of the Planet”.

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  1. “Monsieur Guterres, vous avez récemment déclaré à juste titre :
    “Si nous ne changeons pas d’urgence nos modes de vie, nous mettons en péril la vie elle-même.”
    Vous ne cessez d’avertir des dangers qui nous guettent, continuez ainsi !
    L’ONU a un rôle clé à jouer en tant que forum de négociations interétatiques. Si elles ont aujourd’hui tendance à patiner, elles ont montré par le passé leur capacité d’action.
    Continuez donc à tirer la sonnette d’alarme !”

    Comment sauver le genre humain – Fayard 2020

  2. Oh PAD ce n’est qu’un minuscule tout petit prémisse à toutes les actions que nous devrons mener, même si j’en conviens c’est Génial

    1. Salut Philippe,

      J’ai relus ton article en lien. Comme ça une question m’est venue à l’esprit à la fin.

      Je te la pose ainsi sous forme d’une petite scènette.

      Je t’emmène en voiture faire une balade dans le Sud et sur l’autoroute, après quelques bavardages futiles, un temps long se déroule sans un mot, je te sens pensif, et inquiet. Je ralenti un peu pensant que ma conduite déplorable et le flux important des véhicules génèrent en fait en toi un malaise. Puis je constate au bout d’un moment en te regardant que tu es blême et d’un coup tu me demandes d’arrêter immédiatement mon véhicule presque en hurlant. Comme on est sur l’autoroute entrain de doubler un camion, je n’obtempère pas, et te demande incrédule mais pourquoi donc ?

      Est-ce que si je dis en te prêtant les mots suivants :

      “CloClo ton véhicule est un système fermé, alimenté en énergie épuisable, et on est sur la réserve le voyant clignote, la pression des roues n’a pas été faite et tu roules vite, tes pneus sont usés, avec les frottements ils peuvent exploser n’importe quand, le moteur chauffe la température d’huile l’indique, tu as dépassé la date d’entretien de plusieurs mois, plus généralement les atomes constituant la matière de ton véhicule se désagrègent et surtout comme ta bagnole est vieille le risque de casser une pièce importante et de sécurité comme tes amortisseurs, ta direction, le sytème de freinage est très important, sans parler de l’incendie probable vu l’usure de l’isolant des faisceaux électriques. En plus t’as un peu trop bu pauvre idiot à midi, et tu conduis vraiment trop mal. Et tous les autres véhicules sur la route possèdent peu ou prou tes caractéristiques, vous êtes dingues de rouler ainsi. Alors donc ARRETE TOI BON SANG MAINTENANT CloClo ”

      Je suis éloigné de ce que tu dis dans cet article ?

      Ce à quoi j’ai répondu :

      “M’enfin Philippe, je ne vais pas rester garé sur la voie d’arrêt d’urgence, on roule encore et ça va c’est pas une épave quand même, je veux bien aller à la prochaine air d’autoroute faire le plein et pour que tu pisses un coup afin de détendre les jambes, mais il va bien falloir qu’on aille jusqu’à destination si tu veux voir la mer”.

      Tout ça pour dire maladroitement que oui un système complexe, et c’est bien le cas d’un véhicule aussi, peut certes claquer dans l’instant si c’est une vieille guimbarde, mais aussi durer suffisamment de temps pour aller à destination, et qu’on ne peut pas toujours s’arrêter comme ça en plein milieu de la route… Là où je te rejoins c’est qu’il faut encore avoir une destination, car oui si le principe est de rouler à tombeau ouvert sans fin, il apparaît alors évident que le crash ou l’accident est inéluctable vu les conditions. Bien que malgré tout la connaissance du moment est quasi impossible, une heure, une journée, un mois, un an … ? Tant qu’il y a de l’essence !

      Bon voilà ce que cela m’a inspiré. Tu t’en fous ? Ah bah je m’en doutais un peu dis donc.

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  3. C’est probablement plus l’état d’urgence qui les intéresse que le climat… En tous cas on peut être quasiment sur que ce sera interprété comme ça par les dirigeants de nombreux pays, à commencer par le notre…

  4. Hum, sans doute cela va vous paraître très idiot, mais si ça marche pas, si on arrive pas à respecter les objectifs fixés et tutti quanti ; c’est peut-être parce qu’on a mal ciblé et mal orienté l’urgence.
    Et si « repartir à zéro », ça voulait dire aussi : « fin du monde, fin du mois » ?
    Bref, ne plus opposer les temporalités, mais au contraire, les concilier dans une même source d’inspiration. Alors, grâce à quoi réussirons-nous à concilier les contraires ? Et si c’était en repensant d’urgence… Le travail, “grand impensé de notre société” ?

  5. 90 ans déjà !

    “La question cruciale pour le genre humain me semble être de savoir si et dans quelle mesure l’évolution de sa civilisation parviendra à venir à bout des perturbations de la vie collective par l’agressivité des hommes et leur pulsion d’autodestruction. Sous ce rapport, peut-être, que précisément l’époque actuelle mérite un intérêt particulier. Les hommes sont arrivés maintenant à un tel degré de maitrise des forces de la nature qu’avec l’aide de celle-ci il leur est facile de s’exterminer les uns les autres jusqu’au dernier. Ils le savent, d’où une bonne part de leur inquiétude actuelle, de leur malheur, de leur angoisse. Il faut dès lors espérer que l’autre des deux “puissances célestes”, l’éros éternel, fera un effort pour l’emporter dans le combat contre son non moins immortel adversaire. Mais qui peut prédire le succès et l’issue ?” Le Malaise dans la civilisation – 1930

    A nous de saisir l’époque de l’intelligence artificielle couplée au meilleur de la psychanalyse pour laisser une chance à l’évènement imprévisible au détriment de la répétition du même !

    1. Très bien. Et quelle a été la première proposition rejetée par cette même Convention Citoyenne pour le climat ?

      Aussi, en quoi ce rejet de « réduire le temps de travail » est-il symptomatique d’un refus plus général dans notre société de considérer que la question du travail pourrait être le dénominateur commun ou l’unité fondamentale, pour répondre aux crises de l’Anthropocène ?

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      1. Je ne vous dirai pas le contraire, mais c’est un peu une ‘guérilla’ permanente.
        A chaque fois que s’ouvre une brèche pour faire avancer ce qui peu l’être, il ne faut pas hésiter à avancer nos pions. Ici en signant cette pétition.

      2. PS. Il n’y aura pas de grand soir.
        Il y a une multitude de fronts qui se forment ici ou là, et qui évoluent par forcément à la même vitesse, et dont beaucoup semblent n’avoir aucun rapport évident entre eux. Certains semblent tout à fait anecdotiques, d’autres sont de grands sujets qui ressortissent aux décisions des grands de ce monde. En réalité tout cela forme un tout. Des lignes de forces, des lignes de fracture s’additionnent, se communiquent sans que nous puissions déterminer a priori par où et comment l’ossature du monde craquera ou s’effondrera pour céder la place à quelque chose de neuf. Paul Jorion évoquait lui, les nervures du monde si ma mémoire est bonne. C’est la même idée.
        Bref, nous ne pouvons pas nous payer le luxe d’une approche «’toutourianiste‘, pas d’autre choix donc que de mener cette guérilla. Je précise que cela n’a rien à voir avec la politique des petits pas, puisque comme je viens de le préciser plus haut, tout communique, en surface ou en profondeur. La politique des petits pas concerne un rythme auquel on se résigne, ici il s’agit seulement de dire qu’aucun front n’est à négliger.

      3. @PHILGILL “réduire le temps de travail” La Covid a montré que notre société pouvait le faire quoiqu’il en coûte !
        Des pans entiers ont été mis à l’arrêt et pour quelle raison ?
        En même temps des secteurs se sont trouvés en surchauffe (Hôpitaux).
        C’est l’incapacité à accroître le temps de travail, plus précisément à le répartir sur un personnel accru qui a conduit à réduire le temps de travail ailleurs !

        Le temps de travail est un concept trompeur, ce n’est pas un fluide aux caractéristiques uniques constantes universelles indéfiniment substituable …

        On a réduit le temps de travail de médecins il y a 30 ans avec le numerus clausus.
        Maintenant on réduit celui des restaurateurs, serveurs, saisonniers, artistes, tenanciers, coiffeurs, gardiens de musée

  6. Coucou,

    “Etat d’urgence” !
    Les mots ont un sens lourd. Nous sommes en état d’urgence sanitaire.
    l es libertés sont de plus en plus baffouées et vous demandez un état d’urgence supplémentaire .

    Il faut arreter avec le délire climatique. La gauche a la tête à l’envers.

    Bonne joruéne

    Stéphane

    1. Avec ou sans tête , elle a surtout l’air de ne pas savoir être .

      Les gauches aboient , les urgences passent .

    2. @baloo. Dans notre essai, nous définissons l’Etat … d’Urgence écologique comme un approfondissement radical de la démocratie au sein d’un Etat régénéré, afin de hisser la démocratie à la hauteur de l’Urgence écologique (Etat grand E et Urgence grand U car urgence existentielle, urgence des urgences, puisque la survie de l’espèce humaine et d’une bonne part de la vie sur Terre est menacée)

      Nous sommes contre “l’état d’urgence” (petit é petit u) illibéral, antidémocratique, précurseur des dictatures… et des totalitarismes.

      Si la démocratie ne se hisse par à la hauteur de l’Urgence écologique, que nous ne hissons pas l’Etat à la même hauteur, nous pensons que nous aurons à la fois les “états d’urgence” anti-démocratiques ET les effondrements écologiques.

      https://livre-moi.be/fr/catalogue/livre/declarons-letat-durgence-ecologique

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      1. COucou,

        Je ne sais pas quoi répondre à çà.
        Défendez vos idées sans promouvoir l’état d’urgence. Comment voulez vous “vendre “un truc pareil !
        Politiquement, c’est comme un cercueil à deux places !

        Et puis, les urgences, c’est à ‘hopital, pour soigner les gens .
        Pour le reste, c’est un peu comme les hommes indispensables: des urgences, il y en a plein les cimetieres des idées !

        Bonne journée

        STéphane

      2. @Baloo :

        On avait pigé votre avis dès la première ligne .

        Pour le reste , entre hôpital , cercueil et cimetière , c’est imbitable .

        Mais on visera quand même une bonne journée .

      3. COucou re,

        @juanessy

        Vous me faites rire !

        Tant que çà reste des mots comment vous dites, inbitable, sur un blog.

        çà me donne envie de relire “alice de l’autre coté du miroir.”

        Sante et bonne soirée.

        STéphane

      4. @Baloo :

        Avec les miroirs , faites quand même attention ; Paul Jorion peut vous confirmer que les miroirs brisés , c’est pas glop .

    1. Il est fort utile d’essayer de faire comprendre qu’un gigawatt de puissance électrique fourni par le solaire (intermittent) est beaucoup moins utile qu’un gigawatt gaz-pétrole-charbon (disponible à la demande) et qu’un gigawatt nucléaire (même si on ne peut pas arrêter un réacteur chaque fois qu’on en a pas besoin), ce que Jancovici explique lui aussi.

      Il est fort utile de rappeler que 75% de l’énergie que nous consommons (pour l’industrie, les transports, le chauffage, l’agriculture) ne passent pas (pas encore?) par l’électricité, ce dont Jancovici ne parle pas (probablement pour ne pas avoir à dire qu’il faudrait multiplier par 4 le nombre de réacteurs nucléaires pour pouvoir se vanter de performances exceptionnelles en ce qui concerne le CO2 : le nucléaire ne fourni en France qu’environ 20% de l’énergie totale qu’on y consomme, les combustibles fossiles 80% environ.)

      C’est surtout pour son exceptionnelle description de l’effet de serre et de ses conséquences que j’ai apprécié la vidéo signalée par CloClo.

  7. @Lagarde Georges Les Installations de production électriques devraient être comparées en GWH par an et pas en puissance installée.
    voire en GWH utiles par an, c’est à dire quand on en a besoin, mais là c’est plus difficile.
    Une centrale électronucléaire n’est pas intermittente, qualificatif qui plait à Jancovici, mais elle n’est pas non plus pilotable ce qu’il cache avec pudeur, et donc nécessite tout autant des moyens de stockage, ou des moyens de tarification incitative finement différenciés (cf Linky).

    Tout son discours ne semble là que pour faire passer un message sur l’intérêt du nucléaire, d’ailleurs il ne semble pas sensible à l’incohérence de son discours, qui s’il est convaincant sur la déchéance énergétique et climatique qui nous attends avec ses conséquences sociales et géopolitique chaotiques, avec l’incertitude sur la capacité à y faire face, ne voit pas la difficulté à reposer dans un tel contexte sur une source électro-nucléaire qui nécessite une société stable, complexe, en paix, alors que l’usage de carburants liquides ou solides est beaucoup plus robuste, stockable, en période de troubles et compatible d’une société redevenue féodale et parcellisée localement..

  8. …” une centrale électronucléaire… n’est pas … pilotable ” …((( concerne électricité produite)))

    Partir de l’évidence que..? : “TROP” n’est jamais un problème (mise à “terre”) – “TROP PEU” est toujours un problème.

    https://www.sia-partners.com/fr/actualites-et-publications/de-nos-experts/la-modularite-du-parc-nucleaire-francais-dans-la

    …” une étude de RTE qui évalue l’impact d’une réduction à 50% de la part du nucléaire dans le mix électrique français d’ici 2030. Ces travaux prospectifs insistent, entre autres, sur la nécessaire flexibilité du système électrique.
    L’un des outils à disposition des opérateurs du réseau électrique pour assurer cette flexibilité repose sur la modulation, à la hausse comme à la baisse, de la production d’électricité issue des sources pilotables thermiques (fioul, gaz, charbon). Le parc nucléaire permet également ce type de flexibilité dans la génération d’électricité. Décarbonée, l’énergie nucléaire s’inscrit dans la stratégie de transition énergétique française qui s’appuie sur la forte part d’électricité issue du nucléaire (72% de la production d’électricité en 2016) pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
    …(…)…
    Le suivi de charge d’un réacteur nucléaire se caractérise par deux rampes de puissance, l’une à la baisse, l’autre à la hausse, encadrant un palier bas ou un arrêt/démarrage. Le programme de charge le plus courant est le «12-3-6-3 » : 12 heures de fonctionnement à la puissance nominale (Pn) du réacteur, 6 heures en palier bas, et 3 heures de transition lente à la hausse et à la baisse (soit des rampes de puissance évoluant à un rythme de 0,5% de la puissance nominale du réacteur par minute).
    ” …

    1. @Otromeros Merci pour les précisions mais piloter la fourniture d’électricité en fonction de la demande ou de la variation éolienne et solaire nécessite de piloter au 1/4 H ce que permettent seulement les centrales hydroélectriques et les centrales thermiques.
      Ne pas faire fonctionner une centrale à 100 % de sa capacité c’est aussi augmenter le coût du Kw/h nucléaire fourni dans la mesure où le coût du capital est prépondérant.

  9. Le nucléaire fournit 4% de l’énergie consommée dans le monde (440 réacteurs)
    Les ressources fossiles 85% (charbon, le gaz et pétrole)
    Les renouvelables 11% (hydraulique, vent, solaire)

    C’est donc au moins 10.000 réacteurs nucléaires qu’il faudrait construire (et alimenter uranium) pour résoudre les problèmes dus au CO2 …

    https://en.wikipedia.org/wiki/World_energy_consumption

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