« INTUBÉE JE NE PEUX PLUS CRIER MA RAGE », alors je vais le faire pour elle, par le Dr. Pierre Hauptmann

Il s’agit d’une femme de 33 ans sans antécédent, contractant une pneumopathie par Covid-19 au 6ème mois de sa grossesse, hospitalisée en réanimation depuis quinze jours. Quelques jours après son hospitalisation les signes de souffrance du fœtus, son enfant, obligent l’équipe à pratiquer une césarienne pour le sauver. Grand prématuré, il sera hospitalisé lui-même dans un service spécialisé de réanimation néonatale.

Je découvre le scanner de cette jeune femme ce lundi au milieu d’une vacation hospitalière d’imagerie où se succèdent les cas programmés et les urgences. Depuis un an en arrivant devant les consoles, le fil des examens est parsemé de THORAX DE DEPISTAGE COVID LOW DOSE. Ce sont souvent des images impressionnantes, des poumons ayant perdu leur hypodensité aérique normale, des images en toile d’araignée, des opacités diffuses, confluentes, des poumons pris massivement par l’infection.

Là les poumons sont blancs presque complètement… ça veut dire que l’oxygène ne passe plus… les heures ou les jours de cette jeune femme sont probablement comptés.

Toute l’équipe a compris la gravité extrême de la situation. Devant ces images, et là dans le couloir à côté du lit appareillé où est couchée la patiente qui va remonter dans le service, c’est de nouveau une tristesse absolue, un constat d’impuissance. Une patiente est sur le point de mourir, une vie anéantie, une famille détruite.

L’équipe en a pourtant vu d’autres depuis un an…

Un an… ça commence à faire long.

Et alors me passe dans la tête tout ce que j’ai lu ou entendu dans la presse, la télévision avec des débats journalistiques à n’en plus finir, des déclarations politiques successives, les interrogations permanentes : « Que faire ? »

Et ceci : depuis le début de l’épidémie moins de 50 décès au Vietnam et en Nouvelle Zélande, moins de 1 000 en Australie, moins de 5 000 en Chine.

Et cette déclaration : on demande aux Français de tenir encore 4 à 6 semaines !!!

Combien de temps elle va tenir cette jeune femme, combien de temps ils ont tenu tous ces patients en réanimation qui ne sont plus ?

On m’a rapporté qu’un de mes confrères, hospitalisé au début de l’épidémie l’année dernière et qui est mort rapidement, a dit alors qu’il était encore conscient : « Je veux vivre, je veux me battre pour vivre ».

Qu’est-ce qu’on peut dire une fois qu’on est en réanimation, intubé, sédaté ? Est-ce qu’on peut encore à dire à sa femme, à ses enfants, à sa famille : « Je vous aime, je veux être avec vous, je veux vous serrer dans mes bras, j’ai encore tant de choses à vous dire et à faire avec vous ? »

Est-ce qu’on peut dire aux soignants : « Faites tout ce que vous pouvez pour me sauver, pour sauver tous les patients du service ? » Comment peut-on leur dire merci ?

Est-ce qu’on peut dire aux politiques : « Allez vous faire f… avec votre couvre-feu, vos atermoiements, je confine, je confine pas… ? »

C’est quoi cette solution franco-française ? Stop à cette politique à la petite semaine, à cette navigation à vue morbide.

La politique actuelle en France tue, elle tue ! Elle est criminelle !

Tapons du poing sur la table, secouons les politiques.

Hommes et femmes politiques : « STOP ! Travaillez ensemble, prenez des décisions fermes, appliquez les méthodes qui marchent, faites preuve d’humilité et prenez exemple sur d’autres, communiquez de façon intelligente, faites tout pour accompagner la solidarité nécessaire entre nous et avec les autres pays, arrachez-nous de cette pandémie ! »

Si vous ne le faites pas maintenant nous vous demanderons des comptes, de répondre de vos graves erreurs.

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98 réflexions sur « « INTUBÉE JE NE PEUX PLUS CRIER MA RAGE », alors je vais le faire pour elle, par le Dr. Pierre Hauptmann »

  1. …. …… ….. ….. (En espérant ne pas être le premier commentaire après cette évocation tragique)

    Pas convaincu de commenter pile sur l’axe proposé car bien que la communication en France soit bas de gamme,
    aucun autre pays du coin n’a résolu de faire un confinement très fort. La Finlande et la Norvège s’en sortent mieux,
    mais je voudrais “évader” (comme on dit en franglais) cette discussion, m’en abstraire.

    En revanche, je propose ceci : le covid (notamment ou surtout des jeunes …) est une nouvelle figure de l’intersectionnalité.
    Une partie de la population se retrouve “coupée pour de bonnes raisons” des autres
    (les vieux, les comorbides, les artistes, les malades bien sûr) avant qu’on recoupe en d’autres fragments avec le critère “vacciné/pas vacciné”, à grand coup de QR code.
    Nous sommes en train d’apprendre la Grande Fragmentation, qui passe hélas par la perte d’intégrité de certains de nos poumons,
    et de certaines de nos capacités hospitalières. C’est plutôt cela que le SarsCov2 nous apprend plutôt que, comme le met en avant Bruno Latour,
    les facéties de Gaïa, bien qu’il y ait là matière à interprétation.

    Pour appuyer dans mon sens, je note que la crise des opioïdes aux USA a fait en ordre de grandeur (300 000 ?) à peu près autant de mort que la covid19.
    Elle ne résulte pas tant que ça d’une Gaïa venant “elle-même” frapper à la porte, mais davantage du mécanisme de fragmentation des responsabilités et de dilutions disparitions des communs (usines + campagnes) qui structuraient, dans la douleur aussi, la “réflexivité” des sujets et le devenir de la société.

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  2. Les politiques, il faut les “secouer” écrit il, mais que ne se passa t-il, qui soit bien pire que du “secouage” et qui a justifié impitoyablement une répression sanglante, avec l’aide de qui?
    De quoi sommes nous tous atteints, qui rendent incapables de pitié ? L’anti cléricalisme peut être,?

    1. @Annick :

      Quand je pense que le couple (le mien) qui a accueilli chez elle ma belle-mère, suite au décès de son mari en avril dernier, pour y résider de façon permanente est… celui qui ne s’est pas pas marié à l’église ! La pitié et l’attention aux autres sont partout, pas seulement aux endroits où on voudrait qu’elles soient…

      Quant aux répressions sanglantes, le cléricalisme a fait, et fait encore, sa part.

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      1. Certainement, encore faut il savoir qui se cache derrière cet anti cléricalisme, je vous explique : la politique s’est saisi d’un débat pseudo anti clérical , la gauche notamment, et a pris aussi fait et cause dans ce faux débat de croyance en un virus qui est devenu un enjeu sublimé capable de rameuter, les foules, et c’est pour les élections, c’est pour les voix, et on oublie allègrement toute la souffrance, que soit des malades, ou des manifestants
        voire des fonctionnaires et/ou assimilés, car on ne sait plus trop à qui se vouer, victimes de sanglantes violences en pleine rue. Vous pensez qu’on peut accepter, être amnésique, se donner bonne conscience , y a que les premiers qui tentent de le faire, ils le payent très cher , je crois.

  3. Reddition des comptes contre servitude volontaire, le rapport de forces est par trop inégal…

    Vainqueur par KO technique: servitude volontaire.

    La mort d’une innocente de plus n’y changera rien. J’ajoute malheureusement, pour éveiller l’empathie.

  4. “nous vous demanderons des comptes”

    Tragédie , en effet. Hier, 87373 tragédies en France. ( Hier, Vietnam: 2475 infections, 35 morts, 98 millions d’habitants.)

    “nous vous demanderons des comptes” est un vœu pieux.

    Intersectionnalité que dit Timiota. Il en existe une autre: “Eux” et “Nous”.
    “Eux” vivent dans un véhicule judiciairement blindé par leurs soins.
    “Eux” sont étanches aux vœux du vulgus, vulgus surnommés populistes, engeance à éborgner et à réprimer de toutes les façons.
    C’est pourquoi en l’état actuel des choses politiques “nous vous demanderons des comptes” n’a aucune chance de prospérer.

    Nous avons déjà vécu, en tant que pays avec sa propre armature intellectuelle et politique, une situation semblable. 1914, 4 semaines de batailles des frontières, toutes perdues: 300 000 morts.
    Chiffre absolument exorbitant. Résultat: les responsables immédiats de ce crime massif ont mis environ 2 ans pour réagir. La vraie raison était la peur de manquer de matière première et non la protection active du soldat. Encore en 1917, un général pouvait arguer qu’il s’était bien battu parce qu’il avait fait exterminer les 2/3 de sa division (12000 hommes) dans telle ou telle escarmouche.
    Les responsabilités politiques ont été soigneusement enfouies. Remarquons que l’inintelligence était bien partagée.

    “nous vous demanderons des comptes”: aucune chance. Nous, le peuple, supporterons ce que nous devons. Comme toujours.

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    1. @daniel
      Les deux responsables de cette hécatombe à la mitrailleuse que fut la bataille des frontières, Foch et Joffre, sont toujours membres de l’Académie française, malgré l’absurdité criminelle bien démontrée, par les historiens et les experts militaires, de leur stratégie de “l’offensive à outrance”.
      Joffre s’est vaguement réveillé de sa sieste hebdomadaire sous couple, le jour ou fut décidé de définir “mitrailleuse”, juste pour dire : ” C’est une sorte de fusil qui fait pan, pan, pan”.
      Quand à Foch, il continua sa carrière, comme si de rien n’était, malgré son refus d’exécuter un ordre, un jour de cette bataille des frontières, refus d’obéissance qui fit 5000 morts en moins de 24 heures. 5000 en moins d’un jour, en un seul lieu, pour un seul dirigeant, parmi les 300 000 en un mois, sur tout le front, pour deux “maréchals” de mes deux.
      Pour comparaison, rappelons nous du 22 août 14, jour de la bêtises des militaires : 27 000 morts. Et souvenons nous que Verdun, en 9 très, très, très, longs mois, fit 300 000 morts ; avec les horribles blessés.
      J’ai écrit 4 lettres aux académiciens-ciennes, entre 2014 et 2017, pour suggerer que ces deux criminels, vu leurs dossiers, soient exclus, comme le furent les collabos “immortels” de la guerre suivante.
      Rien n’y fit : Aucune réponse ! Ils ne doivent pas savoir lire et écrire. À moins qu’il soit admis que les grands criminels soient toujours innocents, par définition.
      Faut que j’regarde dans leur dico de merde.

    1. Oui, merci à ce médecin, merci à ces médecins, infirmiers/ières, aide-soignants et tout le personnel hospitalier pour leurs luttes au quotidien face à la fois au virus, et à l’imbécilité, l’incompétence, l’avidité des dirigeants de notre pays qui placent la sauvegarde des bénéfices avant la santé des gens. C’est effectivement criminel.

      Nous allons de toute manière devoir reconfiner: entre temps, pendant cet entre-deux où nos dirigeants sont dans la pensée magique, des milliers d’êtres humains, jeunes, vieux, hommes, femmes, avec ou sans comorbidités, vont mourir, ou se retrouver avec des séquelles handicapantes pendant des semaines, des mois, des années, voire toute la vie.

      Tout ça pour quelques liasses de billets dans des poches de ceux qui en ont déjà tellement qu’ils ne savent plus où les mettre.

  5. C’est d’autant plus terrible qu’à la suite du premier confinement, on y était presque… On n’a pas su ou pu ‘maintenir le couvercle’ en Europe.

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    1. @François Corre Pour y revenir un confinement strict à l’abri de frontières fermées est nécessaire.
      Macron a concédé en ce début d’année la fermeture sanitaire des frontières.
      Mais il ne peut se résoudre de lui-même à un confinement strict effficace.

      Peut être même ne croit-il pas lui-même à la capacité des moyens qu’il a mis en place au bout d’un an pour le “tester tracer isoler” à avoir une efficacité suffisante même si la circulation était ramenée à 5000 cas officielement détectés chaque jour.
      Il a besoin d’une catharsys apocalyptique dans les hôpitaux pour s’y résoudre dans les semaines qui viennent.

      Les objectifs du gouvernement ne sont pas de protéger les Français, de réduire l’épidémie mais de tout faire pour éviter un confinement généralisé.
      tout faire pour maintenir les écoles et les cantines ouvertes.

      Cette stratégie permets de laisser le virus circuler dans la population jeune, en particulier la population que l’on ne peut pas vacciner afin qu’elle acquière une immunité naturelle en subissant et survivant à l’infection, tout celà en restant dans la limite de capacité du système hospitalier pour les mois en cours.

      Compte tenu des nouveaux variants et de leur contagiosité accrue un taux de vaccination plus élevé est à rechercher (80 % ?) et il n’est pas certain que la seule vaccination des majeurs (> 16 ans) puisse le permettre.

      Laisser diffuser le variant anglais est une stratégie astucieuse en espérant que sa rapide propagation pourra concurencer celle des variants brésiliens et sud africains, moins sensibles aux vaccins et pour lesquels une immunité collective apparent ne pourra être atteinte que par une contamination générale chez les jeunes et une nouvelle vacination avec des formulations ARN adaptées (dans quelques mois/semaines ?)

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      1. C’est difficile pour moi de ne pas réagir, donc s’il vous plaît, êtes vous vraiment informé de l’épidémie causée par les “variants”, notamment de quoi souffrent ces patients ? Un cas ne vaut pas tous les cas, moi j’ai eu moins un exemple d’une personne âgée, malade depuis longtemps, ayant eu une positivité à un variant, et qui a souffert d’une fatigue durant à peine une semaine. Du coup, je ne peux accepter le concept d’isolement, de contamination , de séquestration à domicile en qualité de précaution anti-contamination : tout cela est un non-sens, suicidaire pour tout le monde. Si nous partions du concept, que ce virus a infecté tout le monde, dès sa sortie d’où on ne sait, ce serait beaucoup plus cohérent. Merci de votre attention.
        Je ne suis pas jeune, et j’ai cherché avant tout à me battre, mais pas à m’enterrer vivante.
        Vous, qui pensez avoir tout pouvoir etc… Venez donc essayer de savoir comment c’est chez les malades… Ah oui. Il y en a beaucoup, du coup, il faut demander à des professionnels… Oui mais, beaucoup sont FINANCÉS par les laboratoires pharmaceutiques, qui soutiennent énormément les établissements PUBLICS, il faut bien en tenir compte.. du coup: pourquoi fait on l’impasse aux avis de grands savants médecins ? Est ce que ce n’est pas la PREMIÈRE question à se poser ?

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        1. @annick
          ce virus n’a pas encore “infecté tout le monde”.
          Loin s’en faut disons 20 % à peu près soit 85 000 morts pour le moment, ça laisse de la marge (potentiel de 400 000).
          L’isolement des contaminés contagieux apparemment 25000 connus (en fait 50 000 ?) pour 14 jours ça fait 700 000 soit 1% de la population.
          N’est-il pas préférable de séquestrer 1% de la population à tour de rôle plutôt que de soumettre la totalité à un couvre feu et une grande partie à l’impossibilité d’éxercer son métier ou de pratiquer son loisir favori ?
          La Sras-cov2 n’est pas le vih la contagion est limitée dans le temps.

  6. Coucou,

    Je comprend et je ne comprend pas.
    Cette histoire touche. Et je comprend ce cri devant l’impuissance et l’injustice.

    Je ne comprend pas l’accusation. Il est trop tard pour que les vivants vivent comme des morts. Nous vivons déja le programme du front national depuis 1 an.
    L’erreur a été faite au début. Au tout début de l’épidémie. Et encore, il y avait du covid en italie en Novembre 2019.

    Alors on peut refaire l’histoire, dire qu”il faut tout fermer, alors que le virus est parmi nous et qu’on ne sait pas gérer le déconfinement

    Admettre que l’on ne comprend pas tout, et espérer , que l’on comprendra peut-être un jour, les erreurs à ne pas refaire.
    Espérer que les traitements seront efficaces.
    Peut on affirmer dans cette pandémie qu’il y a des responsables ? Des irresponsables , surement, des incompétents, probablement, des compétents, de bonne volonté qui ont fait des erreurs, trés certainement,

    L’homme est tout petit. Mais nous avons déja inventé des vaccins en 12 mois. Des traitements prometteurs s’annoncent.

    Je ne veux pas défendre les hommes politiques, ils sont bien assez grand pour se défendre. Mais dans ces temps incertains, ou les sachants se contredisent ici ou ailleurs, pas facile de prendre des décisions. Ce sentiment d’injustice m’habitait au début de l’épidémie, d’autant plus que j’ai été touché, ainsi que ma femme, et j’avais l’impression, puisque j’en avais anticipé la possibilité quelques semaines avant en prévenant ma femme de ne plus aller au boulot que l’on pouvait prévenir.
    Mais non, tout s’est complexifié, trop vite, trop violemment , comme une vague plus grosse, imprévisible, masquée. Comme celle que je me suis mangée à Etel. Alors, c’est sauve qui peut, et on souque ferme. Depuis 1 an.

    Bonne jorunée

    Stéphane

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  7. Parce que c’est la semaine anniversaire de la mort à 30 ans de ma belle sœur et de son bébé , décédés à l’hôpital lors de l’anesthésie pour une césarienne , je n’ai pas d’avis sain sur ce billet d’un praticien , mais je n’aime pas que l’on convoque les mères de famille pour d’autres ambitions que de les soigner dans le présent .

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    1. @Juannessy Non témoignage – Je ne témoignerai pas de tristes expériences proches dans ce même domaine obstétrical mais à chaque fois que j’en entends parler j’ai des doutes sur la “modernité” de notre médecine. A titre de chirurgie personnelle, je m’en très bien suis sorti mais un copain a été réopéré 3 fois pour compresse “oubliée”!

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      1. Il ne s’agit pas de modernité ou pas de la médecine , dont j’ai eu l’occasion d’apprécier la pertinence à peu près dans toutes les natures de pavillons d’hôpitaux ( sauf psychiatrique ) .
        Il s’agit du respect des patients qui ne sont pas des objets de communication ou de convenance personnelle , et je ne comprends pas qu’un praticien en fasse un sujet de revendication ailleurs que par la voix collective de ses collègues .
        Point .

        1. Juannessy 3 mars 2021 à 17 h 26 min

          « je ne comprends pas qu’un praticien en fasse un sujet de revendication ailleurs que par la voix collective de ses collègues » .

          Tout les gens liés contractuellement par le secret professionnel savent qu’il y a de quoi hurler publiquement de temps et temps et que même indispensable à l’exercice en sécurité de certaines professions, le secret s’oppose à la transparence. Mais si c’est beau d’obéir à l’ordre établi, ça peut être beau de désobéir à l’ordre établi. Depuis le temps que vous êtes attablé ici, vous n’avez pas remarqué que ça va ça vient… ?

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          1. Il ne s’agit pas de secret professionnel . Il s’agit du respect du patient , personne humaine .

            Quand on a une profession et qu’on considère qu’on ne peut plus être à la hauteur pour tout un tas de raisons , on s’exprime et agit de concert avec ses pairs et collègues d’abord , plutôt que de se servir de ses patients pour se délivrer de ses enragements dans son coin , de façon forcément inopérante , et pour le patient , et pour la cause .

            On n’est pas propriétaire individuel de son métier ( fonction publique ) et encore moins de ses bénéficiaires .
            L’avis hors “soins” d’un (1) professeur , d’un (1) médecin , d’une ( 1) infirmière , d’une ( 1) aide soignante qui n’est pas celui exprimé par l’ensemble de la profession ne pèse rien et ne dédouane en rien aucun d’eux .

            C’était en tous cas la fonction publique que j’ai servie et aimé servir .

            1. Juannessy 4 mars 2021 à 11 h 51 min

              Il n’y a pas de problème de douane et de dédouaner dans ce témoignage du Dr. Pierre Hauptmann, juste une sainte colère d’impuissance et l’imaginaire de la toute puissance des décideurs politiques.
              Il n’y a pas d’ensemble de la profession sinon par corset juridique, mais des courants, des avis, des opinions, discutables ou pas.
              Le respect du patient ? vous pourrez blinder juridiquement la notion confuse de respect, il existe des professions où le respect de la vie privée est un embarras clinique.

              Quand à peser…
              https://www.franceculture.fr/societe/le-numerus-clausus-en-medecine-une-reforme-post-mai-68
              https://www.vivre-covid19.fr/
              https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000037289453/2018-08-06
              https://www.conseil-national.medecin.fr/code-deontologie/devoirs-generaux-medecins-art-2-31/article-4-secret-professionnel

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              1. Respect de la personne ne signifie pas respect de la vie privée ( même si ceci fait partie de cela ) .

                L’expression est libre comme est libre son appréciation .

                Je a son prix et mérite le respect . Mais je n’est pas nous dans la médecine comme ailleurs . Et en démocratie , seul nous compte et agit .

  8. Secouer les politiques ?

    Ne savez-vous pas depuis Einstein qu’on ne résout pas des problèmes avec ceux qui ont contribué à les créer ?

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    1. @Manuel C’est pour ça que nombreux sont ceux qui insatisfaits de politiciens de l’alternance, ont voulu les remplacer en même temps par Macron et ses affidés.
      Maintenant le choix (?) semble s’imposer …..

    2. Pourtant, ils peuvent prétendre qu’ils sont ceux qui connaissent le mieux ce dont on se plaint , de l’intérieur .

      Einstein avait par contre raison de penser qu’il n’a pu résoudre le problème de la bombe qu’il a largement contribué à permettre .

  9. Bon-Jour à tou-te-s,

    En effet, “Le plus grand scandale sanitaire du XXIème siècle” (in Carnets de guerre Covid-19 du Pr Didier Raoult) frappe et continue de frapper pour le plus grand malheur de certain-e-s !

    Voilà le lien vers le replay du documentaire d’un réalisateur Belge sur Arte
    https://www.arte.tv/fr/videos/097044-000-A/le-grain-de-sable-dans-la-machine/

    Voilà le lien vers mon blog et la “dédicace grain de sable” que ce documentaire m’a inspirée
    http://luami.viabloga.com/

    A bientôt !
    luami (La Ciotat)

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      1. Ah bon ! Je croyais ma “dédicace grain de sable” assez explicite sur mon blog .
        Sinon, en voilà une autre :

        « Dédicace voir ou ne pas voir »

        Il y a ceux qui ne voient pas
        Peut-être aveugles, ou pour, ou contre
        Et puis tous ceux qui ne voient pas
        Même et surtout quand on leur montre !

        Si notre santé en dépend
        Nous pouvons sentir un malaise
        Qui n’affecte pas tous ces gens
        Sur leur PC et bien à l’aise !

        Si notre survie en dépend
        Nous sentons un autre malaise
        Sauf chez ceux qui vivent aux dépens
        De ce système et très à l’aise !

        Certains parlent de 2 vitesses
        Peut-être même plus si besoin
        D’un système foutu sans prouesse
        Dont la mort n’est jamais très loin !

        Signature : luami
        « Médiateur de l’innovation
        Qui allie raison et passion
        Pour mieux vivre le temps restant
        Et en partager les instants ! »

        Bon voyage dans la Vie !
        http://luami.viabloga.com

  10. Cette situation est bien tragique. J’ai perdu 4 connaissances cette année (entre 55 et 83ans) et je ne peux que comprendre la peine des familles et la frustration des proches ou du corps médical.

    Mais est-ce bien le ‘Eux contre nous’ qui est d’application? Est-ce vraiment une bonne vision des faits d’opposer le politique au peuple? Certaines mesures sont identiques en France ou au Japon. D’ailleurs en tant qu'”étranger”, je trouve les mesures françaises assez sévères par rapport à d’autres pays. Mais là-bas elles sont respectées… ic pas tout à fait.

    N’est pas en fait individuellement contre nous-mêmes que nous devons nous battre, en tant qu’occidentaux ? La différence des chiffres est celle d’une différence entre une vision d’individualisme de distinction vs une collectivité à protéger. Depuis le début, je vois beaucoup de personnes dans mon entourage, de toutes les classes sociales (des moins au plus favorisés) refuser la discipline et l’effort nécessaire à tout moment, par méconnaissance, par souhait de ne pas paraître ridicule, par envie de ne pas faire comme la “masse”, par méfiance vis-à-vis des connaissances scientifiques, par défit au politique ou par intérêt pécuniaire personnel. D’autres respectent l’effort, parfois sans trop comprendre les tenants et aboutissants des mesures, voyant leur liberté individuelle restreinte (sorties, vacances, soirées entre amis ou au bistrot).

    Là bas, en Asie, le port du masque est un geste civique qui s’applique depuis longtemps: au moindre rhume, il s’agit de protéger les autres en couvrant son visage. Ici, encore trop d’entre nous pensent encore qu’il sert à SE protéger: faites un sondage dans un groupe socialement varié et vous verrez.. Collectif vs individuel: là se situe la différence. Les mesures ne sont qu’une couche supplémentaire sur cette différence anthroplogique profonde. La faiblesse ou la sévérité de celles-là ne peuvent être considérées uniquement comme un facteur mutiplicateur des décès. Le politique n’est qu’un composant dans une totalité. Mais les spécialistes en anthroplogie politique sauraient mieux répondre et décrire cela qu’à travers ces quelques lignes.

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    1. Ne pas porter de masque (ou le porter de manière inefficace) relève de l’inconscience et/ou du court-termisme. Voter pour ceux qui vont continuer à faire des économies sur les hopitaux et les autres formes e solidarité relève soit de l’inconscience et/ou du court-termisme. On a – du moins dans les pays occidentaux – les dirigeants politique qu’on mérite et la situation sanitaire qu’on mérite.

      Qu’en Asie le sens civique soit plus développé (ou du moins que la conscience qu’on ne ne peut y vivre aussi nombreux qu’en respectant des règles acceptées par tous y soit plus répandue) est peut-être une vision optimiste des choses.

      Pour ce qui est de la Nouvelle Zélande et surtout de l’Australie (dont je suis la situation parce que j’y ai de la famille) j’avoue ne pas comprendre: 3 hab./km2 mais 86 % des habitants dans les grandes villes, un sens civique pas spécialement développé et des manifs anti-vaccination.

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      1. @Lagarde Georges Heureusement que nous n’avons pas d’hôpitaux plus performants.
        Si nous avions 4 fois plus de pmaces en réa ce ne serait pas 300 morts par jours que nous aurions mais 1200 et l’espoir d’en sortir plus vite.

        Pour l’Australie des villes très distantes sans trop d’habitat intermédiaire rends sans doute plus facile des confinements locaisés.

        Mais l’organisation sanitaire y est par état (Victoria ..) qui ne sont pas des iles !

        1. Faudrait quant même pas réduire encore les places en réa 😉
          C’est comme l’airbag dans la voiture, ce n’est pas parce que l’on a des airbags qu’on s’amuse à faire les fous sur la route.

          1. Si ! Si l’on ne déprogrammait pas en réa, outre que l’on sauverait ainsi quelques vies à la marge, un reconfinement plus tôt pourrait permettre un retour à un niveau de mortalité journalier plus faible.
            L’airbag donne un sentiment de sécurité, il n’est pas impossible qu’il influe sur la prise de risque, (bien que sa présence ne soit pas trop visible).
            En revanche un ABS ou des phares anti-brouillards performants modifient les conditions de conduite et font prendre plus de risques !

          2. Tout le monde sait – ou devrait savoir – que pendant une grève des médecins en Israel il y a eu moins de la moitié du nombre habituel de morts.

  11. Ce qui est terrible c’est que tout le champ politique semble atteint par la cécité, pour ne pas prendre le taureau par les cornes, pour courir après le virus plutôt que tout faire pour avoir un coup d’avance sur lui. Il n’y a pas un seul ténor de la politique, à gauche comme à droite, pour prôner une politique 0 covid. (Entre parenthèses cela n’augure rien de bon en ce qui concerne la qualité des débats lors des futures élections présidentielles.)
    Il ne manque pourtant pas de docteurs et professeurs de médecine, ou d’épidémiologistes pour prôner une autre politique sanitaire, comme les docteurs et/ou professeurs Djillali Annane, Gilbert Deray Catherine Hills et l’auteur de ce billet éloquent, poignant.
    Malheureusement sur les plateaux télé où ils interviennent régulièrement ils sont regardés comme des bêtes curieuses ; il s’est installé comme un consensus tout de résignation autour de l’idée que le confinement est la dernière chose à faire, que la santé mentale de nos concitoyens est un prix bien trop lourd à payer, comme si la politique d’atermoiements constants était moins dommageable pour les esprits, et l’économie. Quand aux tenants du consensus de la résignation on oppose les exemples d’une autre politique sanitaire en Asie et en Océanie, il est répondu que ce n’est pas possible chez nous. En quoi un néozélandais serait d’une nature foncièrement différente d’un français ou même d’un espagnol, d’un allemand ?
    De plus cette réponse ne tient pas à l’examen des faits : on nous avait dit que jamais les français n’accepteraient de porter des masques, de se confiner, de se vacciner. Or, globalement, ils l’ont fait. L’argument comme quoi nous ne serions pas prêts à suivre une autre politique sanitaire anti covid ne tient pas la route. Nos ténors de la politique dans un mépris absolu de leur électorat préfèrent rejeter la faute sur le peuple soi-disant indiscipliné, plutôt que d’interroger leur manque de discernement, et finalement leur démission.

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    1. @Pierre-Yves Dambrine
      L’idée est interessante, Il est temps qu’un candidat à l’élection présidentielle se déclare sur ce programme, celà pourra faire bouger les choses, figurer dans les sondages et mettre un coup de pied dans la fourmilière.
      Axel Kahn ou un autre (avec un comité de soutien) en couverture de Paris-Match ?

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      1. Axel Kahn a apriori toute ma sympathie mais son approche de la médecine du cancer n’est guère encourageante. Il a probablement raison en disant que nous en sommes tous touchés mais que seule la moitié saura s’en défendre. Ce serait une illustration “vivante” du Chat de Schrödinger , sain et malade qui s’ignore à la fois ?
        Alors on fait quoi ? On tente de renforcer les défenses non spécifiques qui entretiennent la vie au quotidien : ça va demander un effort et abandonner de mauvaises habitudes. Mais assez curieusement, l’enseignement de cette crise locale, nationale et globale à la fois, démontre – une démonstration par l’absurde – que l’Etat ne travaille pas à “chercher à soigner” si j’en crois les témoignages de médecins qui se décarcassent avec de traitements sans AMM ou non-homologués mais il attend que “l’Industrie” résolve la situation comme par magie et lui demande l’autorisation d’usage.
        C’est l’erreur de conception médicale que je dénonce depuis le premier jour ! D’abord une erreur de dépistage car les services vétérinaires savent faire des PCR depuis “toujours” et une autre erreur médicale majeure : il faut ralentir la prolifération virale pour ralentir l’inflammation générale qui suit qui est une réaction “non spécifique” et qui doit donc être prévenue le plus tôt possible. Voilà deux erreurs d’aiguillage catastrophiques. Et je ne serais pas étonné que les médecins asiatiques disposent de thérapeutiques “non spécifiques” qui contribuent à ralentir cette inflammation ce qui correspond à un traitement de fond. Mais les prendre au sérieux ne semble pas compatible avec le “savoir-faire” républicain ?

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        1. Vous croyez sérieusement que les médecins vous ont attendu pour ajuster leurs prises en charge des arrivants à l’hosto depuis un an ?

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          1. @Juannessy Sauf qu’à l’hosto il est déjà trop tard, c’est dès le test ou le premier symptôme qu’il faudrait agir, c’est à dire en médecine de ville, au delà du simple paracétamol.
            Vous n’allez à l’hosto que si vous commencez à avoir des signes plus importants (essouflement) ou que votre oxymètre digital vous alerte.

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    2. Les pays “zéro covid” (en dehors de la Chine) sont insulaires ou péninsulaires extrèmes (Corée du Sud et même Vietnam) avec peu de rapports avec leurs voisins. Vivant une grande partie de mon temps en Irlande, j’y scrute les prémices réels d’une alliance “zéro covid” de bon sens entre le Royaume Uni et la République d’Irlande. La république irlandaise mène le jeu, les orangistes du Nord foutent la merde comme de coutume et B. Johnson qui masque son incurie en vaccinant tous azimuts reste l’opportuniste absolu qu’il a toujours été. Les choses paraissent progresser avec, de part et d’autre des confinements extrêmes mettant les choses à plat. On passera ensuite aux coûteuses quarantaines dans des hotels imposés suivies d’innombrables tests. Je crains hélas que l’Europe continentale soit trop “intégrée” pour qu’on puisse y espérer jamais une politique “zéro covid”. Mais cette intégration européenne porte tant d’espoirs pas ailleurs.

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      1. @Pierre Morissens La Sardaigne semble déjà mieux se comporter que le reste de l’Italie.
        Alors pourquoi pas tenter la Corse
        voire la Bretagne.
        A propos les zones fortement touchées semblent aussi celles dotées d’autoroutes et d’un traffic important.
        En Bretagne il n’y a pas d’autoroutes.

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        1. Ha bon ? La bretagne depuis le plan routier du Général est la région de France qui a le plus dense réseau de 2X 2 voies , gratuites qui plus est .

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          1. bonsoir,
            puisque vous êtes un spécialiste pour débusquer les problématiques, vous savez pertinemment ce qui ne va pas dans votre commentaire. Vous confondez volontairement le tuyau et les flux. Une petite comparaison entre les types de circulations routières en Bretagne et la région Grand-Est ou la Vallée du Rhône serait le bien venue!

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            1. Outre qu’un virus prend tout aussi bien un train toutes les deux minutes qu’un train toutes les 20 minutes , j’ai plutôt l’impression que pour ces vacances scolaires les grandes métropoles ont plutôt migré sur la côte atlantique que sur celle de la Méditerranée ou dans les Alpes .

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          2. @Juannessy Oui 2×2 voies limitées à 110 publiques non payantes et très efficaces. Statut lié aux conditions du traité d’annexion de la Bretagne au XVI ème siècle parait-il.
            Mais il n’y a pas de traffic international en transit et semble-t-il moins d’aires d’autoroutes sujettes aux brassages.

            On pourrait même se demander si une grève des routiers, une pénurie totale de gazole, ne jugulerait pas l’épidémie !

      2. @ Pierre, c’est également ce que je disais ici:
        https://www.pauljorion.com/blog/2021/02/13/video-chroniques-de-leffondrement-n-5/#comment-837712
        et là:
        https://www.pauljorion.com/blog/2021/02/02/pour-une-europe-de-la-defense-sanitaire-par-mg/#comment-835955
        Sur les rapports aux autres pays je serais plus nuancé ; je vois plus un lien entre les possibilités de maitrise et la position des pays par rapport aux flux humains et commerciaux.
        Pour la situation au Royaume-Uni, on peut considérer que les dirigeants n’ont pas su profiter au maximum des indéniables avantages géographiques dont ils disposent.
        Quant à la situation de la France et d’une grande partie de l’europe, elle est hélas bien différente.

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      3. “Les prémices réels d’une alliance ‘zéro covid’ entre le Royaume-Uni et l’Irlande” ? Vous voulez dire la suppression des bars à roulette au niveau des lignes Dublin-Liverpool et Londres-Dublin faute d’accès public aux stades ?

        Détrumpez-vous, Boris Johnson avait choisi de son côté l’immunité collective – herd immunity – à grand renfort de lobby bannono-brexitien. Résultat 130.000 morts à date ! Chapeau le ‘zéro covid’. Et laissez donc les irlandais tranquilles, au nord comme au sud, ils vous en seront reconnaissants mais ne resteront pas insensibles.

        1. @Kertugal. C’est loin d’être aussi simple. Pendant toute l’année 2020 ou presque la république a contenu le virus comme elle pouvait et le Royaume Uni laissait flotter les rubans. L’absence de frontière avec le Nord constitue un “loophole” avec toutes sortes d’effets pervers :
          – les county’s frontaliers de la République d’Irlande étaient plus “infectés” que les autres ;
          – les irlandais partaient en vacances en passant par le Nord lorsque les controles étaient légers en Grande Bretagne ;
          – les britaniques passaient par le Nord pour s’envoler en vacances depuis Dublin lorsque les controles sont devenus stricts chez eux cet hiver ;
          – l’immense communauté irlandaise travaillant et vivant en Grande Bretagne se déplaçait à sa guise pour dire bonjour à la famille!!!!
          Résultat : une explosion carabinée du nombre de cas dans la république après les vacances de Noël.
          Le Brexit n’arrange évidemment rien.
          On va doucement vers une harmonisation des règles liées au Covid entre UK et République d’Irlande avec des quarantaines strictes à l’entrée de ces pays. Cette harmonisation permettra d’atténuer ou de gommer l’effet désastreux sur l’épidémie qu’à eu l’absence de controles entre le Nord et le Sud. Les quarantaines strictes dans des hôtels contrôlés par les états comme à Taïwan et en Nouvelle Zelande notamment, deviendront ou deviennent la règle en Irlande et au Royaume Uni. Principal intéressé, le gouvernement de la république est à la manoeuvre. L’Irlande du Nord, gouvernée conjointement par le Sinn Fein (nationalistes catholiques) et le DUP (unionistes protestants) complique considérablement l’implantation de mesures de bon sens liées à l’épidémie dans un contexte Brexit évidemment désastreux.
          PS. Il n’y a plus qu’une ligne ferries à ma connaissance entre Liverpool et Dublin : P&O avec 90% de camions. J’utilise cette ligne deux fois par an et n’ai rien remarqué d’autre que des chauffeurs de camions épuisés et des équipages philippins charmants. Cantine à menu unique…. aucune table de jeu.

          1. Pour avoir été témoin de mariage à Dublin l’été dernier, je peux vous dire que s’ils ne sont en sortie d’aéroport, les hôtels accueillent bien volontiers les irlandais de toutes provenances sans aucune mesure contraignante pour ce type d’événement, au delta près d’une assistance légèrement réduite.

            C’est d’ailleurs le premier endroit où j’ai assisté à une manifestation anti-confinement dès le mois d’août devant le siège de la RTE.

            En revanche, il faut reconnaître que l’Irlande ( la République) est aujourd’hui l’un des pays européens où la décision de laisser les écoles fermées a été effectivement prise depuis le début du mois de janvier 2021 contrairement à bien d’autres. Avec la conséquence immédiate que les chiffres restent particulièrement en retrait en comparaison avec le Royaume-Uni et très notablement l’Ulster où ces mesures n’ont pas été suivies dans le respect des consignes d’outre Man.

            Si effectivement une prise de conscience se fait jour c’est en grande partie grâce à des personnes comme Michael J Ryan : https://youtu.be/uZgM5LFHbOw

            1. @Kertugal. Merci pour cette video youtube. J’y vois une réponse vertueuse d’un fonctionnaire irlandais du WHO. On ne peut qu’être d’accord avec lui. Cependant, la réalité irlandaise parait bien plus complexe. Cet article récent du Irish Times décrit bien la situation (j’espère qu’il est accessible aux non abonnés).
              https://www.irishtimes.com/opinion/stephen-collins-johnson-s-unilateral-breaking-of-ni-protocol-could-go-horribly-wrong-1.4501418?localLinksEnabled=false&utm_source=Newsletter&utm_medium=email&utm_content=McKillen+jnr+initiates+High+Court+challenge+over+construction+lockdown&utm_campaign=lunchtime_latest_digest

  12. Nous avons tous démissionné collectivement car en effet qui peut me citer un endroit, une entreprise , un quartier , un village, où les habitants se sont pris en charge collectivement sans attendre les consignes de nos directions administratives et politiques . Ceal existe peut-être mais personne ne le sait !
    Nous avons tous perdu la pratique démocratique de nos vies au quotidien, il ne nous reste plus que l’individualisme et le communautarisme pour espérer sans sortitr, ce qui est une erreur totale, l’histoire nous l’enseigne depuis des millénaires, mais apparement nous sommes collectivement incapable d’apprendre.

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    1. C’est moins une démission collective qu’une culture bureaucratique particulièrement toxique qui encourage l’inertie : les médecins qui proposent des traitements pour soulager leurs patients se font retoquer car il n’est pas homologué ! Des molécules connues sont retoquées car elles n’ont pas été utilisées assez tôt dès les premiers symptômes. Une des pires excuses lues dans un rapport dit-scientifique c’est que l’Ivermectine n’est pas à retenir car comme thérapie unique elle ne fait rien de plus ! Si elle donne des résultats avec du zinc, de l’azythromycine, de la vitamine D,… cela reste un traitement qui pourra ralentir et probablement éviter des formes graves (digestive, nerveuse,..) ou chroniques, ce qui vaut quand même la peine d’être pris en compte !
      Le vétérinaire sait que toute affection pulmonaire virale s’aggrave rapidement par des forme microbiennes variées donc l’antibiotéhrapie s’impose d’emblée. Les corticoïdes suivent selon les réactions de l’animal. Attendre que ce soit autorisé par l’Ordre est une faute professionnelle. Comme nous sommes tous porteurs de “comorbidités”, la médecine reste un acte personnalisé et prétendre la piloter depuis l’Elysée n’est pas une erreur de droite ou de gauche, seulement une longue culture bureaucratique nationale castratrice. D’où la démission collective ? Peut-être ?.

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      1. Jean-François, les critiques adressées à Raoult ne sont pas liées au fait qu’il guérirait des gens et qu’on voudrait lui interdire de le faire, c’est qu’il présente comme justification qu’elles guérissent des statistiques qui le feraient échouer en CP, brandit des graphiques qui montrent autre chose que ce qu’il prétend, fonctionne au bluff plutôt qu’à la preuve.

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        1. @P.J. (3/3 à 16h02)
          Ce que vous prenez l’initiative d’écrire , succinctement , c’est : “Raoult est un charlatan enfin dévoilé par cette épidémie devenue pandémie.”
          Je me trompe?

          1. @ otremoros 16h42 : il me semble bien que vous errez. Paul Jorion a parlé de ses justifications, tout en écartant “le fait qu’il guérirait les gens”.
            Sil fallait résumer d’un mot, je dirais qu’il est donc un fumiste, mais peut-être pas un charlatan…

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            1. charlatan ” vs ” fumiste ” ..??.. ” g$$gle est notre ami ” .!. 🙂
              Je maintiens que le “meilleur” qualificatif du contenu du commentaire concerné est le mien , que je ne partage évidement pas , et encore moins le vôtre , interpréter n’étant pas acquiescer.
              Mais peut-être que le maître de céans viendra en personne nous départager..

        2. @ Paul – « Il faut contextualiser avant de hiérarchiser » ( Mona Ozouf) – Je me méfie des mathématiques qui laissent croire que l’on passe d’un côté à l’autre du signe “égal” sans perdre d’information : toute évolution biologique utilise et perd de l’énergie, d’autant plus en pathologie et en thérapeutique. Le mathématicien change volontiers de langages, de normes quand il n’arrive pas à ses buts avec ses outils habituels. Je me suis méfié des statistiques quand j’ai vu comparer des écosystèmes évoluant dans des contextes très différents : la physiologie n’est pas linéaire. L’historique et la culture font partie de l’évolution de tout organisme seul ou en groupe. La première phrase de tout exercice statistique est : “Toute chose étant égale par ailleurs,…”
          En écologie comme en médecine, on est rarement dans des « situations égales par ailleurs ! ». Il est particulièrement décevant que des médecins compétents n’aient pas cherché à comprendre en quoi ces situations divergeaient. Je n’utilise pas d’explication statistique linéaire pour une succession de séquences multifactorielles et d’explications pluridisciplinaires. On peut imaginer ou faire l’hypothèse que dès l’origine, on ait eu à faire à un variant asiatique différent qui évolua en fonction de traitements locaux ou de réactions immunitaires asiatiques spécifiques. Ce ne serait pas la première fois mais j’ignore si les premières analyses génétiques permettent de le préciser ou pas ; Raoult est sans doute le seul à l’avoir séquencé à son arrivée et à pouvoir faire des comparaisons précises. Chez les animaux, il existe des souches et des lignées génétiques sensibles à un virus qui ne touche pas les voisines. Il y a une vingtaine d’années, une nouvelle maladie pulmonaire virale est apparue dans un croisement de lignes porcines. La prudence et la simplicité eurent été d’éviter ce croisement ! Non, l’industrie développa une vaccination et encouragea les éleveurs à utiliser ces lignées et les vaccins !

          En décembre et janvier 2019, cette « maladie » n’était pas encore une épidémie et les statistiques ne pouvaient en être qu’approximatives. L’expérience de terrain acquise à Marseille pouvait laisser imaginer que faire tomber la virémie suffirait ce que faisait l’hydroxychloroquine en accord avec des médecins chinois et des résultats in vitro sur le premier coronavirus ( Lancet 2003 de mémoire). Puis Raoult a constaté comme d’autres médecins que ce n’était pas le cas ; la maladie prenait une tournure inédite et provoquait parfois un fort emballement métabolique : ce n’est plus une simple maladie virale ! Le billet du Dr Hauptmann décrit des lésions pulmonaires nouvelles qui restent physio-logiquement mal comprises. J’ignore s’il y a des équipes qui travaillent sur cet épisode de manière précise; c’est une étape non spécifique de ce dysfonctionnement métabolique . Ce choc septique est une complication chirurgicale heureusement peu fréquente mais reconnue de longue date. Henri Laborit a réussi à le calmer à l’aide de la chlorpromazine utilisée par la suite comme pré-anesthésique, molécule de la même famille que l’hydroxychloroquine. Ce n’est pas un antiviral mais un tranquillisant métabolique et Raoult, fort des équipes qu’il a mis en place en 20 ans, est mieux placé que quiconque pour affiner ce “traitement préventif”. Tout éleveur et médecin a connu ces situations banales qu’on résume à : “ça ne marche pas”. Il a fallu en passer par là et s’accrocher quelque temps pour faire que “ça marche mieux”. Je n’ai aucun doute que des médecins investis y arriveront mais cela ne sera pas forcément un traitement miraculeux spécifique; au contraire cela devrait être une thérapie d’accompagnement. D’où la nécessité d’assistance complémentaire et d’écouter d’autres professionnels. Je ne comprends pas que l’Ordre ne le fasse pas ! Travailler sur les aspects « non-spécifiques » que décrit le billet en référence est la méthode de choix pour progresser et envisager d’autres pandémies. Mais je commence à avoir de sérieux doute sur l’engagement de administrations en place et des politiques qui les pilotent à travailler pour « l’intérêt général ».
          C’est pour cela que je fais l’hypothèse que la culture et les médecines asiatiques différentes d’un pays à un autre, ont pu proposer des thérapies qui prises immédiatement avec respect des gestes barrières ont modifié le cours de l’épidémie en enrayant le chaos cytokinique. Et qu’il y a un intérêt scientifique à retourner les écouter.

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        3. Je sens que je vais devoir apprécier Monsieur le Professeur Raoult: il raconte des conneries mais selon vos dires, il soignerait. Un cas patent où la tête est déconnectée de la parole. Impardonnable, en effet.
          Un médecin qui soignerait, encore acceptable. Mais son gaspillage de papiers, intolérable.
          ( ‘soignerait’ par prudence mais selon le Yéti, il soigne.)

          Si c’est là son résumé, il est évident qu’il doit être ostracisé sans merci.
          Chais pas bien, mais je ressens que j’ai déjà vu un cas semblable de solécisme mondain.

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        4. Coucou,

          Mon frére m’a fait rire la semine dernière. Il est médecin, mais je ne l’emmerde pas trop avec les aventures de monseigneur Covid.
          Je lui posais une question sur le test du médicament nantais XAv-19.
          Et , trés sérieusement, de me répondre: “je ne sais pas, je ne suis pas journaliste.”

          Et nous avons éclaté de rire.

          Bonne journée

          STéphane

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      2. @JEAN-FRANCOIS LE BITOUX : je pense que vous êtes excessivement prudent dans vos propos sur l’ivermectine. Je suis depuis novembre les études qui sortent, à un rythme accéléré, sur cette molécule. Il en ressort absolument clairement qu’elle a une très grande efficacité, tant en préventif qu’en phase précoce. Mais on ne cesse d’entendre dans les médias (y compris les émissions scientifiques de France Culture, dont on attendrait plus d’impartialité) des médecins clamer haut et fort que ”à l’heure actuelle, aucune étude n’a montré l’efficacité de l’ivermectine contre la covid”… Dans quel monde vivent ils ? … Et l’ANSM ? pourquoi tarde t elle tant à se prononcer sur le sujet, alors qu’elle donne si rapidement le 22 Février dernier une ATU (conditions encore plus restrictives que la RTU) à une toute nouvelle molécule (anticorps monoclonal) qui est loin d’avoir fait les preuves d’une grande efficacité, et sur la base d’une seule étude du labo lui même (alors qu’il y a plus de 50 études sur l’ivermectine qui s’accumulent depuis octobre, toutes clairement positives) ?

        Finalement, combien de vies auraient pu être épargnées depuis 2 ou 3 mois en France grâce à l’ivermectine (plus zinc, vit D, etc..) ? ..
        Réflexion à mettre en regard des indignations imprécises du Dr Hauptmann ….

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  13. Ce billet est ‘un appel à l’aide au seul politique pour nous sortir de la par une stratégie à l’asiatique de “0 Covid”, mais les éléments cités par JPC, Pierre Yves et Christian sur les causes sociologiques, le partage des “responsabilités” individuelles et collectives, montrent qu’ on ne s’engagera dans cette solution qu’en dernier recours quand la situation sera catastrophique, hélas. Il reste à espérer tirer les leçons de cet échec.

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  14. “Les premières sources écrites montrernt que les peuples de la Mésopotamie antique comprenaient le principe de la contagion. Chaque fois que c’était possible, ils prenaient des mesure afin de mettre en quarantaine les premiers cas identifiables en les confinant à leur domiciles sans laisser entrer ni sortir personne.
    Ils comprenaient que les voyageurs de longue distance, les commerçants et les soldats pouvaient être porteurs de maladies.
    Leurs pratiques d’isolement et de prévention préfigurent les mesures de quarantaine des lazarets des ports de la Renaissance.”

    1. @PAD Ce sont en effet des connaissances bien anciennes qui ont été oubliées !
      La Covid constitue en fait une piqûre de rappel pour nos organisations, avant la prochaine pandémie.

    1. Ça ” à rien à voir. La volonté politique peut servir la lutte contre un virus comme contre l’oppression ethnique. Il n’y a pas que la Chine ou la stratégie anti Covid à réussie la Corée du nord et Vietnam sont arrivés à de meilleurs résultats avec des politiques adaptées. Avec des ordres de grandeur très très significatifs

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      1. La Chine a réussi parce que c’est un continent homogène , et par atavisme sanitaire des chinois .

        L’Europe foire parce que c’est un puzzle sans conscience et volonté collective.

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        1. Si les préparations “professionnelles” des pays asiatiques contre les épidémies de grippe depuis les années 2007-2009 est de l’atavisme, alors oui cela est culturel mais il y a un bel entrainement théorique et ses travaux pratiques poursuivis d’une année sur l’autre depuis 2 décennies! Décrites en détails dans Frédérik Keck – Un monde grippé Flammarion 2010.

          Ce que confirme un confrère en place à la FAO : “On se rappelle que tout avait été mis en place face aux peurs de mutation du H5N1, que des budgets plus que conséquents y avaient été engloutis, que les réseaux d’épidémiosurveillance, d’alerte précoce et de réponse rapide avaient été mis en place, et que le “One Health” avait été conceptualisé en 2009… et on a tout oublié… En 2009 à Rome, j’étais en charge de la mise en réseau régionaux et mondial des systèmes d’épidémiosurveillance, et puis on a tout arrêté parce que les budgets étaient épuisés, puis non reconduits parce que la peur s’était estompée… Je pense que l’Afrique se sort mieux du COVID car elle a su maintenir ces réseaux… pour une fois.

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  15. il y a un mois que je suis inscrit sur une liste via la préfecture. Aucun signe de l’hôpital. Espère un signe avant 2023?

  16. Ce témoignage troublant, dans un contexte de propagation nosocomiale ne va pas relancer les naissances dans un pays où celles-ci ont déjà baissées de 13 % en janvier.
    De plus attendre d’être vacciné (alors que ce n’est pas expressément recommandé) avec un vaccin pour lequel on n’a pas de recul semble également comme une stratégie non dépourvue de risque potentiel inconnu.

  17. à voir le nombre élevé de “pouces levés”, ce billet a remué les méninges. Mais avec des divergences d’opinion. La question est alors “que faire” ? Que faire dans cette situation ?
    Oui mais voilà, l’auteur “crie sa rage” dit-il, à la place de celle qui ne peut plus le faire. Colère, émotion : mauvaises conseillères ?
    Nos premiers échecs : 1/ Le retard à décider 2/ La négligence à appliquer des plans “épidémie/pandémie” construits peu après 1990 et oubliés, négligés, jetés aux oubliettes peu après 2010. Impréparation. 3/ Une non-attention pour les résidences collectives de personnes agées. Un non-suivi des voyageurs des vacances d’e février/carnaval. 4/ Une guéguerre de prédateurs entre états européens pour se réserver du matériel de protection. 5/ Une incapacité à renforcer les capacités hospitalières (armée, protection civile), sinon selon la débrouille des gestionnaires d’hôpitaux. 6/ Une mauvaise communication au public 6/ une mauvaise concertation entre acteurs. Dans cette première phase, on ne voit pas bien ce que les citoyens auraient pu décider. Pourtant : elles/ ils ont fait des masques, de très nombreux masques, mais sans aucune reconnaisance ni renfort d’organisation !
    Dans un deuxième temps, les experts se sont constitués en informateurs et conseillers. Et il y eut des controverses et des échecs (affaire Lancet, polémique Raoult…). Les citoyens se sont dispersés au gré de ces controverses. Rappelons-nous combien ici même nous avons discuté des statistiques et de leur interprétation. Ici encore, nous n’aurions pu organiser grand chose. Il eut fallu suivre les personnes agées restées à domicile (on ne sait toujours aucun tableau de suivi à ce sujet), bien plus nombreuses qu’en résidence collective. Sans doute que les médecins auraient pu constituer un contre-pouvoir, rassembler autour d’un autre programme de restrictions sanitaires ? Pas certains qu’ils aient parlé d’une seule voix, et que nous les aiyons suivi…
    J’arrête ici. On aura compris le mode d’interrogation/évaluation.
    Dernière réflexion : songeons à 1940. En France, Pétain reçoit le pouvoir après la défaite “gouvernementale” “en rase campagne”, afin de conclure une armistice. Aussitôt, il fait révoquer les 83 députés (PS essentiellement) qui n’ont pas voté les pleins pouvoirs, et donc la dissolution de l’assemblée. Qu’on fait les citoyens ? Pour l’essentiel, rien, suivistes du “Maréchal” et de ses promesses de “rénovation” , mais sans grande chaleur. Une seule force a été très rapidement en ordre de bataille : les communistes, déjà en clandestinité depuis 1939 et profitant de l’expérience vécue durant la guerre d’Espagne. Mais très mal considérés par l’opinion générale, manipulée en vertu de l’entente “germano-soviétique”. Ils ont été une colonne vertébrale de divers mouvements de résistance… concurrents (Combat, PS, etc.).
    Il nous a manqué un tel mouvement structuré. On peut songer aux gilets jaunes, on peut évoquer les 150 citoyens du processus sur le climat, qui restent au créneau aujourd’hui.

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  18. Pour vous je ne sais pas, mais moi, vu où nous en sommes rendu, je prendrais bien un petit coup de rosé !

    C’est pas encore l’heure de l’apéro, sinon j’aurai pris un petit foetus.

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  19. Je lis certains rêver encore d’un avenir Zéro covid … Ce n’est pas interdit de rêver, pas encore, mais avec le nombre de porteurs de virus, le nombre de foyers, le nombre de virus, …. un éventuel passage aux animaux domestiques, … Je crains qu’il ne soit trop tard pour en être débarrassés, de ces virus.

    Et les pays vertueux (Vietnam, Corée,n … ) sont sous le grand risque de voir arriver ces virus, demain ou après-demain. Peuvent-ils maintenir des contraintes sanitaires longtemps ?

    Je pense que nous allons baigner dans une soupe virale, comme pour les virus des grippes ou des rhumes. Nous venons tous de prendre une leçon d’hygiène : le lavage / gel des mains protège des gastro de saison, entre autres. On pourra donc d’adapter, un peu, à un environnement moins sain.

    Une autre possibilité est la disparition naturelle du virus, un peu comme celui d’Ebola. Et l’insouciance quotidienne revient. Temporairement.

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    1. @Luc Ebola revient, pour le moment en Afrique. Heureusement il est beaucoup plus mortel (et pas asymptomatique).

      1. @baloo Excellente émission de Taddéi avec B Canard, P. Crépey, L Gerbaud.

        Insuffisance des moyens (? non extensibles) consacrés à Tester tracer isoler.
        Inadaptation pérenne des structures d’un système de santé inadapté.
        Probabilité d’un reconfinement avec les variants, malgré la vaccination, et redéconfinement aussi raté.

    1. Au moment où la France s’émouvait de la famine au Biafra, les Britt étaient invités à donner aux organismes de charité en vue de combattre la famine au Nigéria. Avec à l’appui, des photos semblables d’enfants décharnés qualifiés de nigérians.

      Pour les Britt partisans de l’intégrité du Nigéria, combattre l’irrédentisme biafrais nécessitait tous les sacrifices, y compris sur la bouffe des enfants nigérians. On peut aussi penser à une contre-instrumentalisation bien organisée. C’est Shell que j’aime.
      Précisons que je n’y étais pas. C’est seulement un témoignage de ma femme, qui y était et a comparé les 2 côtés de la Manche.

      Je suis surpris que notre influence, à l’époque, pénètre jusqu’en Suisse francophone.

  20. Je ne comprends pas bien : critique de quoi exactement ? pas de chiffres, juste des mots d’indignation. Pas très clair… Oui la situation est révoltante; oui elle est très perturbante; oui elle est traumatisante; oui on ne voit pas bien comment s’en sortir. Mais est ce vraiment de la faute d’un gouvernement qui ne prends pas les ”bonnes” décisions ? D’ailleurs, quelles seraient les ”bonnes” décisions ? L’auteur de ce texte n’en parle pas, ça aurait été pourtant crucial dans son argumentation qu’il s’exprime là dessus. Sans chiffres et sans propositions concrètes cela reste bien fade et sans grand interêt à vrai dire. Je précise que j’exècre le gouvernement actuel, je ne cherche donc absolument pas à le défendre bien au contraire. Mais c’est certainement plus complexe qu’un gouvernement Français qui ne prend pas les bonnes décisions que d’autres prendraient, car l’évolution du virus est à certains égards imprévisible (n’en déplaise à la cohorte des épidémiologistes bien pesants qui sont convaincus que le seul paramètre que leurs équations ne contrôlent pas est le comportement des gens…quelle prétention !). Enfin, prendre un cas particulier d’une femme de 33 ans atteinte certes durement et injustement, en le présentant comme représentatif de la situation générale, est un procédé pour le moins douteux. D’autant plus que les femmes enceintes passent nécessairement par une phase d’immunodépression, ce que ce médecin ne peut ignorer, et qu’elle est donc dans les personnes à risque.

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    1. @Huurd : pour ma part, je reproche fortement au gouvernement français en particulier (mais le reproche peut être étendu aux gouvernements occidentaux en général) de ne pas avoir mené de politique agressive d’éradication du Covid en mai-juin 2020 quand les contaminations étaient descendues à un niveau gérable.

      Et on peut aussi reprocher à M.Macron d’avoir oublié ses promesses faites le 30 octobre de descendre à un seuil permettant de rendre l’épidémie gérable, seuil qu’il avait lui-même fixé à 5000 contaminations par jour, pour privilégier une politique de stabilisation à un seuil haut, très probablement sous pression du MEDEF, de la CCI et de la CGPME fin novembre-début décembre. Elle permet d’éviter la saturation complète des hôpitaux, mais elle épuise le personnel hospitalier, occasionne environ 10 000 morts par mois, sans oublier les nombreuses personnes qui vont garder de graves séquelles de leur COVID et qui ne sont pas vraiment comptabilisées.

      Le terme de “politique Zero Covid” n’est probablement pas très bien choisi. Mais pour comparer l’approche française et l’approche aggressive néo-zélandaise, par exemple, en Nouvelle-Zélande, on ferme une grande ville pour 3 cas (Auckland, 1 500 000 habitants, c’est l’équivalent de Lyon). En France 3 cas est le seuil fixé pour la fermeture d’une classe.

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  21. À vous, toubib, et à toutes les équipent hospitalieres, qui réussissez à nous soignez, malgré tout, dans le chaos qu’ont organisé les débiles qui nous gouvernent, je dis un immense et éternel MERCI.

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