91 réflexions sur « Vidéo – La priorité des priorités pour la gauche »

    1. VIVE LA GAUCHE ! Oui, sauf qu’on s’étonne toujours que ne figure pas dans cette liste de soixante-trois personnalités, le nom de telle ou telle célébrité de gauche… Pourquoi ? La gauche, ou tout simplement, la possibilité de s’exprimer (à gauche), serait-elle donc dorénavant réservée à des personnalités ?
      C’est par où, la gauche ?
      Et elle, qui est-elle ?
      https://youtu.be/ht1RkTMY0h4

      1. Pourquoi des personnalités ? Pourquoi sur du papier jaune ? Pourquoi l’appel publié dans la journée plutôt que la nuit ? Pourquoi tant de bottés en touche dans les commentaires ici ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

        1. C’est une question très importante. Mais nous avons maintenant quelques indices : personnalité, papier, journée. Qu’ont-ils comme point commun ?
          Eh bien, derrière l’affichage, je pense qu’à la base, il y a une peur. Celle que ces personnalités, papiers, journées servent en quelque sorte de « paravent ». Et mon sentiment est que cela est en rapport avec une démocratie en danger. Comme si, d’une manière de plus en plus diffuse et dangereuse, se répandait l’idée que la démocratie sert de paravent à une oligarchie. Alors, au-delà de la gauche, que faire pour que la démocratie ne soit pas mise sur la touche ?

  1. Il ne s’agit pas de rassembler la gauche médiatique autour d’un projet commun pour se présenter aux élections, mais de décider l’ intellectuel de gauche à organiser la réflexion populaire en participant lui-même à de petits groupes de discussion concrets partout et tous le temps ou cela est possible. Cette modalité d’action a fait la force du parti communiste, et il n’est pas nécessaire d’embrigader lorsque l’on défend un socialisme libertaire.

    De même une multitude de petit groupe virtuel, peuvent être facilement construit sur des outils pratiquement gratuits ( comme Word Press, ou le très avancé, Tiki wiki) et montés sur des serveurs très économiques. Nous pouvons monter une action collective de réflexion et créer des cercles de reflexion populaire, en lien notamment de chaque situation et sur les liex précis ou le peuple subit la domination.

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    1. L’idéal que vous développez est évidemment souhaitable, et je souhaite et pense qu’il est toujours atteignable. Notamment parce que, comme vous le soulignez, les moyens pour l’atteindre se sont étoffés.
      Mais à mon avis vous avez perdu de vue les forces en présence, les enjeux, et la temporalité de l’ensemble. Il me semble donc qu’au contraire, et dans un premier temps, il s’agit bien de « rassembler la gauche médiatique autour d’un projet commun pour se présenter aux élections ». Ou, plutôt qu’une « gauche médiatique », toute velléité un tant soit peu crédible auprès de la population et qui s’opposerait véritablement à la dérive fasciste actuelle.
      Parce que l’imminence des élections disqualifie, faute de temps, votre idéal. Et que cela nécessite donc une alternative, qui soit avant tout une alternative au fascisme.
      Pour tout similo-Biden élu, nous échapperons à un aspirant-Trump et c’est déjà ça.
      Et puis Paul Jorion a relevé que Mr Biden a montré des signes de sympathie pour les syndicats, dont on constate par ailleurs une sorte de recrudescence aux États-Unis. (En tout cas parmi les employés des GAFA, ça s’organise. Soit à cause des conditions de travail, soit sur des questions éthiques. Quoi qu’il en soit, dans les articles que j’ai pu lire sur ces sujets, on parle d’organisation en syndicats) Or à mon sens le syndicalisme est un énorme pas vers l’éducation politique.

      Bref, ce qui se passe aux États-Unis n’est pas directement transposable ici, mais j’y vois une lueur d’espoir qui ne sera pas immédiatement douchée parce que la situation s’y est quelque peu apaisée.

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  2. Bonjour
    Vous nous faites un petit rappel historique que les habitués vous ont déjà entendu énoncer à savoir l’existence de ces deux gauches, l’autoritaire et l’anti-autoritaire, l’autoritaire étant les marxistes. J’en conclue que tous les autres courants sont à ranger dans le courant anti-autoritaire. Ce dernier me parait pour le moins hétérogène, vous dites vous mêmes qu’il comprend aussi bien les anarchistes que les sociaux bourgeois.
    Mais cette analyse pour pertinente qu’elle soit pour la fin du XIXe et une grande partie du XXe siècle peut-elle nous éclairer aujourd’hui sur le “rejet” de la notion même de gauche ? Je n’en crois rien.
    Je situe la rupture, en France, au tournant “néolibéral” du gouvernement Mitterrand en 1983. La gauche était au pouvoir, élue sur un programme bien plus radical que ce qui nous est proposé aujourd’hui dans quelque chapelle que ce soit à gauche. Cette trahison des élites socialistes est la raison principale et pertinente du rejet persistant actuel de la notion de gauche. Les différents gouvernements socialistes qui se sont succédés depuis sont resté sur cette ligne politique. Ces élites pour une bonne part se retrouve aujourd’hui dans la majorité présidentielle “ni de gauche ni de gauche”.
    Alors, bien sur, les valeurs qui fondent la gauche sont toujours pertinentes.
    En 1981, le clivage entre anti-autoritaires et autoritaires n’avait pas empêché de longs mois de négociations qui avaient abouties au “programme commun” qui avait porté “la gauche” au pouvoir. Mais la politique ce sont aussi les hommes et l’on peut douter de la réussite de cette stratégie en faisant fi de la personnalité de Mitterrand. L’un ne va pas sans l’autre. Des idées, et des hommes qui les incarnent.

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    1. Le propos est connu , et il a l’apparence de la vérité a posteriori en imputant l’échec à la faiblesse de quelques uns .

      Sans méconnaitre , avec Aristote et Montesquieu , le rôle des idées et des “hommes” ( et des femmes ) , à l’intérieur d’une structure institutionnelle plus ou moins permissive , je trouve que cette imputation est plus incantatoire , expiatoire , que fondée dans son poids réel ou éclairant l’avenir .

      Car la politique ne se fait pas dans le désert ou sur le papier , et notre siècle est la confirmation que les issues sont mondiales , et c’est pour ça que Paul Jorion n’a pas tort ( il a raison !) de mettre en avant la nécessité prioritaire d’une science économique en prise avec le réel. Mitterrand , comme Hollande et les autres , a été en prise avec la finance , et ils n’avaient pas le modèle à viser et les leviers et les forces pour le mettre en œuvre . C’est toujours le cas , et ce sera le cas de n’importe quel leader franco-français qui se voudrait de gauche , car la politique c’est agir possiblement sur le réel ( soit ,valablement ,sur les trois branches du soliton , a minima ) , et que cette action sur le réel , qui s’impose à toutes la nations ou états , ne peut vraiment être sous un début de maitrise que par des accords et progrès internationaux.

      Ce qui met en chantiers dignes de tous les efforts :

      – la doctrine économique , l’équilibre des échanges , les monnaies mondiales , la fiscalité redistributive,
      – la gestion des ressources dont énergies , dérèglement climatique ,
      – la démographie , l’égalité homme/femme , primauté de la jeunesse ,
      – la force armée nécessaire et suffisante ,
      – les nouveaux process d’élaboration de la décision ,démocratie et Responsabilité ,
      – l’IA et l’éthique , la culture et le savoir ,
      – évolution du sens du travail et du ” revenu”, gratuités
      – les alliances nécessaires pour avancer .
      -…

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      1. “Mitterrand n’avait pas les forces” alors qu’il était largement majoritaire lors de son élection. S’il ne l’était pas, autant dire que personne ne peut l’être… Voilà sur quel genre de raisonnement vit la gauche depuis 30-40 ans… Et on refile toujours les commandes aux mêmes vieux barbons… C’est à désespérer.

        1. C’est bien simple , c’est parce que les forces en jeu utile ne sont pas franco française .

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      2. @juannessy

        Vous invalidez toute solution nationale, mais ne proposez aucune solution européenne de remplacement. Ce qui est peu près ce que tout le monde vous reproche depuis des décennies à droite comme à gauche. On vous attend encore et toujours sur le sujet.

        1. Je n’ai pas de “solution européenne” à vendre en prêt à emporter au drive in du coin .

          L’Europe , dans le champ des domaines que je rappelais , est le seul niveau qui nous permette de peser dans le monde pour évoluer dans un sens humaniste , sinon de gauche .

          Cette Europe là , elle se construit ,et son modèle avec , en liaison avec des alliés internationaux . Il faut d’abord avoir envie de s’allier avant de jouer le sauveur ou Moïse descendant du mont Sinaï . Ce travail au plus près ,du village jusqu’au parlement européen et autres institutions un peu bancales déjà en place , ne se fera pas ” sur ordre” ou par convictionnement médiatique . Il se fera ( ou pas , car trop tard ) quand l’évidence que la solution néolibérale ou la solution autoritaire ne sont pas supportables et porteuses de vie , apparaitra sans brouillard à une majorité d’européens .( comme , à plus petite échelle chez nous , on a commencé à se soucier d’une loi Montagne et Littoral quand les dégâts étaient déjà trop monstrueux pour ne plus être vus )

          Mais on peut déjà se mettre d’accord sur le diagnostic des enjeux mondiaux , le rôle de l’économie , le repérage des atteintes actuelles à l’égalité et à la vie , les premiers outils à conforter pour peser sur le réel .. Le dernier bouquin de PJ et Vincent Burnand – Galpin ( dont j’aimerais bien le commentaire sur ces deux billets ” prioritaires ” ) participe de ce travail nécessaire , et apporte du contenu à un pacte possible .

          Dans le même temps , éviter de prêcher , dans son patois local , des pistes dont le poids est celui de jeux de cours d’école , permet de ne pas renforcer le brouillard .

          Place aux alliances de gens de bonne volonté à tous niveaux . Mais pour avoir réellement prise sur le réel et répondre correctement aux injustices et risques que l’on prétend dénoncer , compte tenu de la taille des contraintes , la seule issue pour des expériences prometteuses passe par un niveau a minima continental .

          J’attends de la gauche qu’elle se repose la question du communisme ( “prolétaires de tous les pays , unissez nous ” ) en comprenant que pour sauver les prolétaires ou en assécher la production , c’est aujourd’hui l’humanité entière dans toute sa diversité qui doit s’unir pour se sauver ., dans un projet qui permette et conforte à égalité l’empathie , la créativité toujours rebelle , l’organisation et les normes provisoires , la prise de risque partagé pour se projeter dans le futur .

          C’est une ambition qui associe des inclinations naturelles de la gauche de cœur ( cerveau de droite ) , pour les deux premiers items , et des inclinations naturelles de droite ( cerveau de gauche ) pour les deux dernières .

          La vie politique saine , c’est lorsque ces deux “tendances” s’affrontent dans un parlement sous contrainte des alternances possibles , sans jeux pervers ou faussés . La gouvernance publique peut y trouver son compte si les décisions répondant aux problèmes du moment sont en responsabilité et mesurées par un “neutre” dans leurs impacts .

          Les enjeux du siècle sont tels que gauche et droite historique ne savent pas en trouver les issues possibles , et que les solutions de type ” en même temps ” construites au fil de l’eau avec des bribes ” du meilleur des deux bords ” ne sont qu’un pis aller qui épargne des aventures fascistes , mais sans résoudre le fond de l’énoncé des problèmes qui interpellent la planète .

          L’absence de stratégie ( mais pas au sens de Besancenot ) de long terme , au bon niveau , explique pour moi , l’atomisation des intentions de vote en France et presque partout .

          Si la gauche , comme la droite ne sont pas capables de répondre à cette attente pressante , le vide sera occupé par le vide fasciste de l’absence de pensée .

          Qu’au moins les gauches européennes donnent l’exemple de la responsabilité et de la lucidité .

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          1. @juannessy

            C’est quasiment du Jacques Attali dans le texte. Le problème de ces réflexions d’une telle hauteur, c’est qu’elles ont à peu près la consistance d’une lettre au Père Noël, et l’Union Européenne que vous appelez de vos vœux est du même ordre que l’Atlantide: Elle tient du mythe. La réalité sur laquelle vous voulez avoir prise, c’est que l’U.E est constituée sur quelques principes assez simples (et j’insiste sur ce mot, il y a une Constitution de l’Union Européenne qui a été ratifiée dans le dos des peuples – notamment en France, et notamment avec le concours des socialistes, encore une raison d’être défiant):

            “Concurrence libre et non-faussée” (c’est un oxymore, mais passons), libre circulation des marchandises et des capitaux (et dans marchandises il faut inclure les humains, puisque dans ce paradigme nous sommes tous et toutes des marchandises comme les autres), et une mention spéciale pour la BCE et son impératif de minimiser l’inflation. Rien là dedans n’invite à la coopération entre les peuples (comme la crise sanitaire nous l’a d’ailleurs encore une fois démontré dans des exemples ubuesques), et rien ne préfigure d’un changement de cap à ce niveau. Ou alors si, mais en creux: Coopération des peuples pour abattre ce Moloch. C’est une idée qui m’est en fait venue il y a quelques années déjà, celle d’un socialisme cynique: Il se rendrait tellement odieux aux peuples qu’il provoquerait leur révolution.

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            1. Je dois dire que présenter ainsi ça se tient aussi.

              Mais une lettre au Père Noël circonstanciée, mesurée, avec des objectifs atteignables, des analyses modestes, des moyens ajustés, des budgets serrés, pleins de beaux graphes, de superbes PowerPoints, des références, des citations, ne pas s’aventurer hors des chemins, respecter les procédures, parapher toutes les pages, et attendre la signature du supérieur. Rien sans ordres de services dûment renseigné et authentifié ! Un truc de bureaulier quoi, comme dit Josette !

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            2. Ce qui pousse à la coopération , c’est l’envie ou la nécessité de coopérer , pas une constitution . L’outil ( nécessaire pour se repérer ) n’a jamais été la fin , ni une fin en soi . Il n’y a pas lieu de se cacher derrière elle pour se dispenser d’être un parmi les autres , avec les autres , grâce aux autres .

              D’autant que la “fin” européenne n’a encore jamais été vraiment débattue et écrite .

              J’espère voir ça avant le cimetière , car je serais plus rassuré sur la possibilité pour mes suivants de vivre sous notre devise républicaine , sans abandonner leur sort aux géants , au marché , à l’ultralibéralisme , à l’arbitraire fasciste ou mécaniciste , au transhumanisme , ou à la fin de partie sifflée par le réel .

              Une constitution , comme la République , ça se construit et évolue comme il est dit dans la citation de Pierre Mendes France , ou bien il faut renoncer au progrès et à l’intelligence humaine pour se livrer aux solutions clés en main , ou à l’arbitraire , ou au nombre et l’IA .

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              1. “Ce qui pousse à la coopération , c’est l’envie ou la nécessité de coopérer , pas une constitution .”

                Bien sur, mais à ce compte là il n’y a pas non plus besoin d’une union européenne, des accords multilatéraux feraient bien (mieux) l’affaire. Et par ailleurs, quand une constitution institue le principe de concurrence comme cadre général, avouez qu’on se retrouve plus surement sur une logique de guerre économique que de coopérations de quelques natures qu’elles puissent être.

                1. J’ajouterais que les grandes coopérations européennes et même mondiales (erasmus, le CERN, EADS), culturelles, technologiques et scientifiques ou même industrielles ne doivent à peu près rien à l’U.E. (elles lui sont d’ailleurs bien souvent antérieures). Le travail de l’U.E. consiste essentiellement à produire des directives sur le calibrage des choux et des carottes, sur le démantèlement des services publics, même stratégiques, et à condamner les grandes multinationales à des amendes symboliques en regard de leurs chiffres d’affaires pour abus de position dominante. Le tout en se gargarisant d’inviter les lobbyistes à sa table d’honneur.

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                2. Si les accords multilatéraux définissent une monnaie commune , une armée commune , une solidarité fiscale et énergétique , des règles sociales et écologiques , une justice commune …pourquoi pas , car c’est ce qu’il faut pour peser vraiment sur son destin et être respecté dans le monde .

                  Et ça s’appelle une union européenne renforcée , plus ou moins fédérale .

                  Mais on ne pèse pas sur l’organisation sociale , ni sur les nouveaux paradigmes salvateurs de la planète , avec des accords bilatéraux sans squelette et désirs et règles communs .

                  Ou bien on laisse le champ libre à ceux qui comptent , ou au marché “commun” qui , de “première marche vers” est devenu un socle immobile pour installer le veau d’or .

                  1. Concernant l’armée commune, je suis pour le désarmement du monde, cette revendication ne me parle donc absolument pas. Je ne vois personnellement pas grande différence entre un discours pour une armée “forte” et un tract pour la NRA, si vous voyez ce que je veux dire.

                    La monnaie commune, une utopie (dans le sens péjoratif du terme) puisque n’effaçant aucunement les disparités de productivité ou de protections sociales des pays y adhérant, bien au contraire: Un objet de spéculation supplémentaire. La solidarité fiscale, parlons-en, oui: C’est précisément son absence qui fait de l’U.E. une atrocité, c’est une de ses tares congénitales.

                    L’U.E. a été pensée comme une union économique et financière, pas comme une union sociale, il y a de quoi le déplorer mais c’est un fait, et il n’y a à mon sens plus grand chose à faire au stade où les choses sont rendues pour rectifier cela (admettons que si, quand même: Mais dans un monde idéal qui ne serait pas traversé de la moindre crise, dans un siècle ou deux, et moyennant quelques brutalités de “l’État européen” envers ses populations – Nous en avons déjà parlé précédemment je crois). Sauf que de toute façon le calendrier ne colle pas, mais alors pas du tout. Les règles sociales et écologiques? Elles sont harmonisées régulièrement, mais par le bas, et il ne peut en être autrement en régime concurrentiel. Le moins-disant a nécessairement raison dans ce paradigme.

                    Encore une fois, les principes que vous défendez pour l’U.E. ne sont pas tant le problème que leur réalisation qui relève à mon sens de la fable. Comme souvent dans l’Histoire – notamment à gauche – nous n’avons probablement pas des objectifs si éloignés les uns des autres, c’est surtout la méthode pour y parvenir qui nous sépare. Malheureusement, elle le fait de manière radicale.

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                  2. Bonjour Juan,

                    Désolé, mais je remarque que ton programme place la monnaie en tout premier, suivie de l’armée (ce qui paraît judicieux pour protéger la cassette).

                    S’en suit un blabla de gôche.

                    Et en tout dernier on trouve la justice, je devrais dire une justice puisque celle-ci n’a même pas droit à sa majuscule qui permettrait d’écrire la Justice.

                    Ben j’ai l’impression que ton programme n’est pas de gauche anti-autoritaire.

                    1. Bonjour , gars,

                      Il n’y a pas d’ordre hiérarchique dans ma liste ., ni même de souci de majesté majuscule .

                      Ce n’est pas un programme , ce sont les attributs standard et obligatoires de l’indépendance de l’action d’une société solidaire qui veut honorer les trois piliers ( et demi ) de la République :

                      ” Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant” .
                      ( trois indissociables sous peine de la vanité du tout et des parties , même si c’est la Fraternité qui doit doser la flamme quand la Liberté et l’Egalité se tire la bourre )

                      La monnaie est la traduction d’un système économique autonome
                      Il n’y a pas de Justice sans Force .
                      Il n’y a pas de Force au service de la Justice sans République .

                      La République n’est pas “autoritaire “. Elle est forte de sa réponse aux besoins et aspirations communs recueillis et mesurés par la démocratie , et c’est ce qui lui donne la légitimité des lois et de la contrainte . La détruire ou la trahir c’est offrir l’humanité au “tout est permis” et à la guerre de tous contre tous . La République n’est pas de gauche ou de droite.

                      Des trois items relevés , Il ne “s’ensuit ” rien du tout d’autre que , en cas de réussite , ce qu’on aura pu prendre en compte ,au travers de ces moyens, des enjeux que j’ai très grossièrement cités plus haut ( et c’est de ça qu’il faut discuter d’abord pour établir la structure “institutionnelle” qui sera prise en compte par la Justice , la Force , la Monnaie et le système financiaro-économique ).

                      https://www.pauljorion.com/blog/2021/03/12/video-la-priorite-des-priorites-pour-la-gauche/comment-page-1/#comment-840813

          2. Salut Juannessy,

            Tu viens d’enfiler 3 réponses à Romain et Dissonance, dont la justesse analytique selon moi est pertinente et rend compte de la réalité. Et que je résume en : Point de salut en consanguinité. Bon d’habitude tu arrives toujours à coller un truc qui me fait bondir, et qui envoie tout par le fond, mais pas là, bien envoyé. Malgré de prime abord un petit goût de TINA.

            Et pourtant, cette phrase de toi aussi m’interpelle :

            “Le propos est connu , et il a l’apparence de la vérité a posteriori en imputant l’échec à la faiblesse de quelques uns .”

            Ce monde des apparences, et des jeux de miroirs et de contre miroirs est bien déroutant.

            En effet, et Dissonance n’a pas tort non plus, il faut bien un mouvement premier pour déclencher un processus, et parfois la trahison d’un seul peut tout mettre à bas.

            Comment faire pour unifier la physique quantique et la physique relativiste ? Le Graal est là certainement.

            Ou alors, accepter que nous soyons en fait dans le meilleur et le plus parfait des mondes étant donné les données qui nous ont été données…

            C’est vrai que vu d’en haut de la pyramide le regard est toujours un peu satisfait de lui même, quoique l’on peut désespérément vouloir gravir les dernières marches pour rester en équilibre précaire tout en haut du pyramidion. Ou alors on peut choisir d’en descendre pour se retrouver non pas tout en bas, à sa base, mais totalement sur le côté et regarder cette vaste termitière sous un autre angle, s’en extraire un peu. Toucher le sable autour, le désert est si vaste.

            Bon c’était la pensée du samedi après midi. Bon courage “la gauche” !

            1. En science physique comme en politique le réel a toujours raison .

              Et le miracle , c’est qu’en le comprenant tant bien que mal , on peut le transformer et en user pour survivre et vivre , par le savoir , la coopération , la gestion supportable des temps .

              Et pour ce qui est de notre place , le respect de ” Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant” , pour avoir une chance de servir ce qui nous fait humain : l’empathie , la créativité , l’organisation , le partage massif du pari sur le futur .

              Mais le nier est la meilleure façon de tuer et mourir .

        2. @ Dissonance:
          Simple, la solution toute faite et prête à l’emploi n’est pas mûre. Faut attendre. On va quand même pas prendre des risques pour faire plaisir à des excités ( comme nous). L’avenir radieux, c’est dans l’ordre et selon un chemin balisé bien en avance. D’ailleurs , la fonction de la Science est d’abolir l’incertitude et le hasard. Et l’anxiété des décideurs. Voulez-vous vraiment condamner ces décideurs à l’AVC? Et leur retraite, paisible et durement gagnée, vous voulez la saboter?

          Et n’oubliez pas: Si l’anarchie est déplorable, le ‘nationalisme’ est un crime. Non seulement nous ne devons jamais rien faire pour la première fois mais en plus, surtout pas seuls, pauvres isolés français de nous autres.
          Or visiblement , les grandes puissances de l’est, du nord, de l’ouest et du sud ne nous ont pas donné quitus pour les déranger.

          Donc [répétition] tout conspire à une situation d’attente. Le consensus internationaliste ne va pas tarder, promis. Il grandit à son allure, voilà tout. Vous n’imaginez pas la complexité de ces choses.
          Attendre, faudra vous y faire.

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          1. Je vois bien où est le consommateur de solutions dans cette réponse , pas vraiment le citoyen parmi les citoyens .

            Comprendre qu’il faut attendre qu’une solution murisse toute seule , sur la base de ce qui était écrit , est surtout la démonstration qu’on est pas prêt à payer de sa personne pour élaborer , non pas mon phantasme personnel , mais un vrai système dans le partage au bon niveau .

            Nier l’énoncé du problème , c’est le recours des feignasses bonimenteurs qui mettent la société à leur disposition , en se drapant dans le drapeau de l’anarchie qu’ils souillent de leur bêtise .

          2. @daniel

            Il est souvent périlleux d’user d’ironie à l’écrit, mais pour cette fois ça passe. Je m’amuse d’ailleurs beaucoup de cette remarque judicieuse de Lordon faite à propos de l’européisme (béat) en tant que nationalisme de rang supérieur. J’en connais quelques-uns, ayant de l’internationalisme et de l’Europe plein la bouche, qui ont du s’étouffer en entendant cela.

        1. Heu, une vidéo de 2:20, vous pouvez souligner une ou deux entrées, un ou deux moments choisis pour ne pas se taper le tout ?
          (en plus, avec thinkerview en ligne de mire, il faut un peu “border” les voiles dans le transit, disons)

          1. Effectivement la vidéo est longue , personnellement je fais des tranches de 1/2 heure ce qui est plus facile à gérer dans une journée très chargée d’un retraité. Sincèrement elle mérite d’être vue dans son intégralité.
            (en plus, avec thinkerview en ligne de mire, il faut un peu “border” les voiles dans le transit, disons) j’avoue ne pas comprendre ! excusez-moi de vous demander plus de précision ?

            cordialement

      3. A quoi donc alors imputeriez vous l’origine du “rejet” de la notion même de gauche si ce n’est à la politique de droite menée par les socialistes ?
        Une analyse fine montrerait bien sur qu’il reste quelques bribes de gauche dans cet exercice “socialiste” du pouvoir . . .
        Le constat est douloureux mais il y a bien eu renonciation en rase campagne et volte face.
        Vous y voyez de la faiblesse de tel ou tel, j’y vois un choix politique, en fait celui de l’aile droite du PS, sachant que son aile gauche a toujours été minoritaire.
        Cette lecture de l’Histoire récente me parait plus propice à éclairer le présent que le seul rappel historique de la genèse des courants socialistes.

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        1. Outre qu’elle oublie le ring mondial qui seul vaut , on préférerait qu’elle éclaire le futur , et fasse œuvre utile dans la concertation avec autrui pour traiter du réel soumis au soliton .

          Si l’Histoire nous apprenait vraiment tout ce qui nous est nécessaire, il y a longtemps que la planète serait un paradis .

          Un politique n’est pas un intellectuel de profession . C’est une force qui propose une solution adaptée aux temps présents et futur possible , en réponse à ce qu’il a compris ou ressenti ( ou les deux ) des besoins et désirs de la société . Il est délégué pour agir sur les rouages de la machine .

          Quelque soit sa sensibilité ( ou son ” bord” ) , l’adéquation fonctionnera ( ou pas ) selon la satisfaction ( ou pas ) de l’expression de ces attentes , pas forcément celles des intellectuels qui n’ont pas légitimité pour se dire ” le peuple” .

          Parfois les intellectuels ont raison en dépit du peuple , parfois l’inverse .

          Mais en démocratie , même bâtarde , seul le peuple est légitime à se tromper ou avoir raison .

          2
          1. Mon intervention était un commentaire des propos de notre hôte qui s’inquiétait qu’ici même la notion de gauche puisse ne pas faire sens.
            Pour intéressants qu’ils soient vos commentaire sur le rôle des intellectuels et du peuple n’éclairent pas la question de sa perte de sens.
            Vous invoquez le futur, l’Histoire, le réel, le ring mondial, la légitimité des politiques, etc. mais que pouvez-vous dire de la perte de sens de la notion de gauche ?

    2. non Romain ,
      le 10/05/ 1981 , le vers était déjà dans le fruit….un savant jeu de bonneteau avait dissimulé le néo-libéralisme lattant qui s’est pointé “comme une fleur” en 83 devant l’échec prévisible de la politique Mauroy. ….TINA , nous a-t-on dit …..
      donc depuis 1969 , le néo-libéralisme s’est installé , se cherchant un “gérant” le plus crédible possible…..la “gauche autoritaire” n’a rien vu venir ….. les scories des forces politiques issues du CNR n’ont jamais pu reprendre le “train en marche”….
      le gavage du consumérisme a fait le reste…..

      3
  3. “Le pessimisme de la lucidité et l’ optimisme de l’action” . Reste a passer à l’action . Et vite ! S’il vous plait .

  4. En Suisse ils ont une expression : « ni plus, ni moins, mais bien au contraire ! »
    Ça sert à tout bout de champ…
    Mais je n’ai jamais compris vraiment comment….
    Alors : gauche ? Plus ou moins ? Comme ci-comme ça ?
    Ni plus, ni moins, mais bien au contraire messieurs-dames !

    1
    1. Il y a un autre proverbe suisse plus explicite et bétonné entre 1939 et 1945 :

      ” quand vous ne savez pas qui va gagner , restez neutre “

      1. Bien mignonne, cette réponse… 😉
        Mais qui ne vous avance pas à grand-chose !

        Le sens de ma question était plutôt : mais de quelle gauche parlons-nous ?
        Aujourd’hui, s’entend !
        Qu’est-ce qu’il en reste en 2021 ?

        Tout le monde a des idées, mais nous sommes des individus donc chacun a les siennes.
        Nous sommes tous d’accord, ça c’est sûr ! Mais sur quoi ?

        Non monsieur, ça ne pousse pas à la neutralité, je ne suis pas d’accord !

        Mais comment comptez-vous faire pour réunir toutes ces bonnes volontés ?
        Et pour les mettre d’accord sur quelque chose ?
        Et sur quoi, bien sûr ?

        Je reconnais que je suis un peu pessimiste, c’est vrai…
        Mais je suis sûr qu’il y a une sortie pourtant : je crois tout simplement que nous sommes encore incapables de la voir, ni même de l’imaginer.
        Alors la programmer…

        On peut toujours rêver me direz-vous… 🙂

        1
        1. Je ne faisais que donner une traduction plus explicite de votre proverbe suisse en l’illustrant par son jumeau .

          L’accord , quelque soit le sujet , ne se fait le plus souvent que sous la contrainte du réel qui ferme toute autre issue à tout le monde .

          On commence à y arriver .

          1. Si on ne peut se mettre d’accord sur la perte de sens de la notion de gauche, qui fait partie du réel, comment voulez vous qu’on s’entende sur ce dernier ?

            1. Voilà un raisonnement que je soumettrais volontiers à l’analyse logique aristotélicienne de Paul Jorion !

  5. https://youtu.be/4w4QISb4ves?t=2940

    Que dire de plus, que vous le vouliez ou non aujourd’hui elle est là la gauche qui a une micro chance. Oui c’est à prendre ou à laisser, le procédé peut rebuter mais quand on a vu le honteux fiasco des primaires de 2017… Le programme est ouvert et en pleine évolution, le train démarre, il est encore temps de monter, ceux qui préfèrent rester à faire de l’auto-stop en espérant avoir la chance qu’une auto plus rapide que la vieille loco s’arrête libre à eux.

      1. C’est pourtant la seule option à ce jour. En tous cas pour moi ingéneur-Castor le barrage il se fera la. C’est marrant comme il a été facile pour les Castors d’aller voter en masse pour Macron (soit disant contre Lepen) et comme aujourd’hui ils menacent de laisser passer Lepen en s’abstenant de voter au second tour plutôt que de menacer (et ça porterait autrement) de voter en masse LFI au premier… De gauche mon cul ! 🙂
        Comme on dit par ici : Esto es loque hay. = c’est tout ce qu’on a offrir et faire ton difficile est non seulement inutile mais aussi offensant pour ceux qui se donnent du mal pour l’obtenir.

        1
        1. Meuh non, tu verras, on va nous proposer une autre option, un sinistre pantin sans envergure, bouffon d’entre les bouffons, juste parce que machin lui, est méchant, parle trop mal, ou a un ami qui a dit un jour lors d’une soirée aviné que bidule était copain de la soeur du père de l’oncle d’un ami de la nièce de truc qui lui est vraiment cré cré vilain ! Rhooo, quoi ? Non mais c’est pas possible pas ça ! Il est vraiment cré cré vilain ! Non, mieux vaut aller totalement dans la pensée la plus esthète et pure en bleu de travail car ainsi aucune chance d’aller au second tour. Aucune, c’est mieux que une ! Ainsi, l’option reste Macron contre Le Pen, ouf, “la gauche” est sauve. Mais à part ça Xi Jinping, la poigne dur, pas une oreille qui dépasse, quel bel homme ! Ce qui est bon pour les gentils chinois est mauvais pour les gentils français et inversement.

          Je te dis, c’est écrit déjà. Tu paris ? Je me marre déjà.

          Bon on est pas à l’abris d’une surprise dans ce Monde de dingues.

          1. Effectivement c’est fort possible dans la mesure ou les français ne votent pas pour un programme mais pour une personnalité. Même si tu les oblige a lire les programmes et qu’ils sont d’accord avec 90% d’un programme il ne voteront pas si la personnalité ne leur convient pas. Et le pire c’est que depuis le quinquennat Hollande on peut même pas le leur reprocher… La 5ème est pourrie jusqu’à la moelle tant qu’on en sortira pas on avancera pas d’un iota. Dans l’état actuel des choses toute la gauche en et réduite à espérer la candidature de Zemour, Monde de dingues disait tu ? 🙂 🙂

  6. Billet touffu mais important de PJ. Qui pose des questions cruciales, obligeant à faire le point.
    1/ Il faudrait partager un historique du socialisme après 1789. Au début furent des utopies de Fourier, de Proudhon, etc. L’utopie de Godin à Guise tranche avec les autres en ce qu’elle a réussi à Guise et en Belgique durant 100 ans ! (une visite à Guise s’impose). Et ensuite le romantisme de Proudhon, des Chevaliers du travail nés au USA mais copiés dans bien des coins d’Europe. Cfr ici le film sur le Jeune Marx, de Raoul Peck. MArx en Engels plaident pour un socialisme scientifique contre les socialismes utopiste et romantique. Mais PJ nous parle d’une tradition libertaire (Proudhon, encore) et une autre anti-libertaire (marxiste) à laquelle il ne s’associe pas. Moi je constate que nous sommes en face de tradition communiste/marxiste (et Paul évoque spontanément et trop brièvement une mésentente avec une dirigeante du PC) contre une tradition “social- démocrate”, proche de ce qu’on appelle “la gauche de gouvernement” , et dont les anecdotes de trahison sont innombrables, à tout le moins problématiques. Bref, cette historique est riche, instructif, mais fort oublié et source d’incompréhensions.
    2/ PJ introduit à la fois une tradition du socialisme catholique qui a ses heures de gloire dans la social-démocratie mais aussi ses heures de trahison, et un éloignement net du “socialisme scientifique”. C’est vrai que Begaudeau offre une tranche de vie utile. On pourrait évoquer aussi les “prêtres ouvriers” (y compris des religieuses !) et j’en ai connus plusieurs en Belgique jusque dans les années 2000.
    3/ Pj conclut en disant que nous offrons un lieu de travail (par contributions) intéressant. Quelqu’un d’autre insiste sur le rôle des intellectuels. Il dit que la gauche a quelque chose a faire, mais sans beaucoup de contenu.
    4/ PJ n’insiste pas sur le fait que la question climatique change la donne et ne donne aucune piste. J’ai apprécié plusieurs personnes qui disent (avec Jean-Luc Morlie) que la lutte des classes est un fait à ne pas négliger. Elle est cruciale quand on veut discuter de l’expérience et du bilan des pays communistes (qui comportent des points négatifs, je n’en disconviens pas, mais je demande à en discuter). Je pense qu’il faut partir de ces deux éléments et construire un programme “vert-rouge” au profit de tous.
    5/ Les boulets ou hypothèques que traîne la gauche sont importants. Il y a d’abord le PCF qui est profondément divisé entre une aile “moderniste/réaliste” qui a été battue au dernier congrès mais conserve d’importants leviers en interne et des ailes de “refondation/retour aux sources” parfois autonomes par rapport au PC. Il faut savoir que les PCF souhaitent se compter de manière autonome dans une élection future. Il y a ensuite Mélanchon qui s’est positionné courageusement comme Tribun principal de la gauche, ce qui rappelle forcément la candidature de François Mittérand. Puis il y a ces clivages médiatiques dont j’ai parlé ailleurs (et l’islao-gauchisme est une opération médiatique du pouvoir macroniste). Et il faudrait parler de l’hypothèque du trotskisme. Restons en là, il se fait tard.

    1
  7. La ligne de J. Biden ne me semble pas franchement socialiste, elle serait plutôt à comparer à l’ancien parti PSC (parti social chrétien) en Belgique ?
    Quant à ce qui concerne la politique internationale, elle semble assez peu différer de celle menée par D. Trump, la Chine est toujours perçue comme un ennemi potentiel. Le secrétaire d’État A. Blinken est préoccupé par la résurgence du rôle de la Russie à Cuba, mais n’envisage pas à court terme de desserrer le blocus ; rappelons que si Cuba a acheté des avions russes, des locomotives chinoises et des wagons iraniens c’est en raison de l’inaccessibilité au marché de capitaux due à l’étranglement du blocus…

    1. Y’a une différence hénaurme: la Belgique n’a pas le budget dit de Défense à proportion des Usa ( approx; 750 milliards d’ Euro* 11.5/329 soit 26 milliard au lieu de très approximativement 3.5 milliard).

      La dernière date à laquelle la Belgique s’est défendue en envoyant des bombardiers sur un pays ayant des accords avec elle?
      Pour les Usa, ça date d’une ou deux semaines, tuant un ou plusieurs nationaux sous uniforme de ce pays largement acquis aux Usa, victime qualifiée d’ennemie.

      Mais bien entendu, Biden est socialiste… Tout le Delaware est de tendance socialiste , c’est bien connu.
      Biden a été si peu de temps Sénateur fédéral du Delaware qu’il n’a pas eu l’occasion de corriger, s’il l’avait pu, les quelques imperfections, très rares au demeurant, affectant le socialisme delawarien.
      Mettre en doute le socialisme de Biden est une mauvaise action. Son incessante activité, sa force de conviction, son évidente énergie, en un mot sa jeunesse d’esprit, sont le meilleur garant de ses convictions socialistes et de leur réalisation. Et il a 4 ans pour faire ses preuves….

      1
      1. Cher Daniel, il y a longtemps que vous commentez ici. Je vous en remercie. Rien dans vos commentaires jusqu’ici ne suggère cependant la moindre compétence de votre part en matière de socialisme.

        1. Très cher Paul,

          Encore une illusion ( mon espérée compétence en matière de socialisme) qui s’écrase sur le mur des réalités.
          Toute vérité est libératrice. Néanmoins c’est dur à encaisser.

          Il reste que je vous en remercie.

            1. En consult il aurait même été jusqu’à payer 🙂

              Reste que notre hôte ne se fend pas de bcp d’arguments pour ce qui est du Delaware… ça pique un peu quand même… et ça nous fait pas lourd d’éléments de langage face au tonton cultivateur de choux ou tricoteur de bonnets entre la poire et le fromage… 😉

  8. Gardez-moi des Italinens et tout autant des trotskistes.

    Pourtant, lorsque Timiota énonce des buts de guerre sur lesquels s’entendre assez aisément, il n’évoque rien du renouvellement nécessaire la stratégie. Ne lui reprochons pas, car c’est bien entendu Olivier Besancenot, qui s”y colle en trosts(kyste) rigoureux, mais précisément pour marquer l’absence !! Bref nous ne sommes nulle part. Et pourtant pour deux décennies il sera nécessaire que les opprimés gardent le moral.

    OLIVIER BESANCENOT
    MEMBRE DU NPA 󰀨NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE󰀩, DERNIER OUVRAGE :
    QUE FAIRE DE 1917 ? UNE CONTRE󰀭HISTOIRE DE LA RÉVOLUTION RUSSE
    󰀨
    AUTREMENT,2017󰀩
    Stratégie
    L’urgence, c’est d’établir une véritable stratégie de trans-formation sociale. Il faut avoir un regard lucide sur la situa-tion actuelle : nous sommes à la croisée de nombreux chemins — crise climatique, pandémie, crise sociale, crise économique persistante. On sait que le système capitaliste mondialisé qui règne aujourd’hui ne tolère aucune mesure un tant soit peu démocratique ou sociale — rappelons-nous la Grèce de 2015 : Tsípras n’avait pas un programme réfor-miste radical mais voulait simplement sortir son pays de l’austérité, et il a été en butte à une hostilité unanime de la BCE [Banque centrale européenne], de l’oligarchie écono-mique, des institutions financières… Pour moi, il ne s’agit pas simplement de discuter d’un programme que la gauche de la gauche pourrait mettre sur pied, mais d’envisager comment l’appliquer concrètement, comment ne pas se laisser bloquer dans un processus de transformation sociale. Nous devons réfléchir à des ques-tions éminemment stratégiques : quel type de pouvoir, quel type de propriété sociale, comment inventer un nouveau mode de développement, de production et de consomma-tion qui ne soit ni capitaliste ni productiviste ? Voilà la priorité: le retour des questions stratégiques.

  9. Chacun est donc d’accord ici pour répondre à cette question
    De définir ce que pourrait être “la priorité des priorités de cette Gauche d’aujourd’hui”
    Oui, oui, de celle-là, on parle bien de la même,
    Celle qui ne parvient plus du tout à rassembler…
    Et qui assume de ne même plus vouloir en entendre parler (“hormis de s’unir”)…
    Moi je ne suis pas psy!.. Mais vous Paul ?
    On ne parle même plus de non dit, ou de lapsus,
    Nous voici incités à souscrire à un déni collectif.
    Alors que la réponse est contenue dans la question
    Volontairement mise hors concours derrière ce “hormis”
    S’unir?
    Bien sûr, je sais, trop compliqué, trop d’individualismes…
    S’unir, c’est s’accepter, c’est s’ouvrir, s’oublier un peu,
    Qui sait, se comprendre, s’aimer peut-être?
    La gauche n’est rien sans un idéal humaniste.

    Eric.

  10. Le texte global est un patchwork et peut-être peut on y déceler des thèmes ou des termes qui feraient sens une petite analyse statistique montre ce qui est en jeu et ce qui est hors domaine du discours ou apporté uniquement de manière homéopatique par quelques contributions isolées :

    progrès 0
    soviet 0
    électricité 0
    hydrogène 0
    profit 0
    développement 0
    Bourse 0
    monnaie 0
    dollar 0
    Euro 0
    bonheur 0
    taxe 0
    impot 0
    Russie 0
    Chine 0
    prolétariat 0
    minorité 0
    chomage 0
    avortement 0
    communisme 0
    socialisme 0
    islamisme 0
    terrorisme 0
    immigration 0
    sans papier 0
    migrant 1
    Gilet jaune 1 (LAURENT BINET)
    syndicat 1 (SOPHIE BINET)
    PIB 1 (Jancovici)
    investissement 1 (LUCILE SCHMID)
    science économique 1 (Paul Jorion)
    Coran 1 ( DOMINIQUE VIDAL)
    Bible 1 ( DOMINIQUE VIDAL)
    nationalisation 1 (DENIS ROBERT)
    patronat 2 (DANIÈLE LINHART)
    race 2
    idéal 2
    fraternité 2
    retraite 2
    Allemagne 2
    privatisation 2
    énergie 2
    croissance 2 (fin 2 dé- 2)
    smic 2
    austérité 2
    Bourgeois 2 (Chantal Montellier)
    covid 2
    durable 1 + 3 (louis schweitzez)
    défense 3
    serre 3
    devoir 3 (Glavany Monti)
    ouvrier 4
    dette 4 (LUCILE SCHMID)
    catastrophe 4
    histoire 4
    recherche 4
    libéralisme 4 (+ 5 néo-)
    mondialisation 5
    régime 5
    Macron 5 (+3)
    partage 5 ()
    révolution 5
    universel 5 (dt revenu 4)
    féminisme (1 + 5 CAMILLE FROIDEVAUX METTERIE)
    valeur 6
    solidarité 6
    force 6
    finance 6
    économie 6
    pandémie 6
    élection 6
    Ecologie 7
    Europe 7 (+7)
    national (7)
    emploi 7
    égalité 7
    femme 7
    discrimination 7
    entreprise 8
    citoyen 8
    pauvre 8
    santé 9
    présidentiel 9
    peuple 10
    droits 10
    programme 10
    parti 11
    climatique 12
    revenu 12
    public 13
    salarié 14
    inégalité 14
    France 15
    démocratie 15
    lutte 15
    culture 15
    droite 16
    République 17
    travail 18
    classe 20
    social 61

    Le choix des termes n’est pas exhaustif et uniquement indicatif.

    1
    1. Bien vu, les post-it sont au tableau.
      Sophie Binet présidente, moi ça m’irait.
      A fait ses preuves de dépasser la “logique héréditaire” de son syndicat.
      Pas mal non ?
      Y’apuka trouver quelqu’une pour Bercy, (Esther Duflo ?) Matignon suivra.

  11. P.JORION :
    Mettre sur pied une science économique authentique qui se substituera au simulacre circulant aujourd’hui sous ce nom, qui n’est, lui, qu’un discours de propagande idéologique et dogmatique produit à la demande des milieux patronaux et financé par eux, et que diffusent leurs écoles de commerce sous le panneau publicitaire d’un autre de leurs produits: le prix Nobel fantoche «d’économie».

    Sain , mais vaste “point” de programme (présidentiel) .
    Comment un président français de gauche élu en 2022 avec ensuite une majorité suffisante peut-il s’y attaquer concrètement?
    En choeur national & international obligatoirement (?) Dans l’enthousiasme des “partenaires” qu’on devine.
    ((A moins de correspondre à l’émergence d’une “solution miracle” pacifique post-catastrophe financière mondiale?))

  12. @Paul Jorion

    Je suis assez navré de constater que vous acceptiez de publier sans hésitation mes propos polémiques envers juannessy mais que vous refusiez de publier un commentaire de presque 6000 signes, travaillé, réfléchi qui dit en substance la même chose que Romain Vitorge. Et c’est aussi parce que ce n’est pas la première fois que vous me faites un coup de ce genre que je me montre de plus en plus sceptique à votre endroit.

    1. “… un commentaire de presque 6000 signes”

      Inconnu au bataillon. Probablement pas été enregistré ou mis à la corbeille par l’anti-spam Akismet (son raisonnement sous-jacent : 98% de chances qu’un commentaire de cette taille soit du spam).

      Donnez toujours la date : il y a deux poubelles (“Corbeille” et “Indésirables”) qui conservent les rejets pendant un certain temps, je peux toujours aller voir.

      1
      1. P.S. Seule chose de vous dans les poubelles : “En réponse à Rosebud1871.
        Je m’emmêle toujours les pinceaux. J’aurais bien sur du écrire “Libye”.

        C’est moi qui ai dû le mettre dans la poubelle après avoir corrigé directement dans le commentaire à vous où l’erreur avait été faite.

        1
        1. @Paul Jorion

          Je vous confirme le cas du commentaire sur la Libye. Mais le commentaire dont je vous parle ici date d’hier, fin d’après-midi/ début de soirée. Qu’à cela ne tienne, j’en ai gardé copie. Je le renvoie donc de ce pas.

          1. @Dissonance
            Akismet est parfois chatouilleux pour des raisons difficiles à anticiper.
            mot particulier merci les photes d’hortograf et l’écriture phonétique.
            ou liens vers des sites malvenus (ou trop nombreux).
            coupez le message en deux et pratiquez la dichotomie successive.
            et vois trouverez la voie.

            1. Non il semble qu’il s’agisse d’un bug logiciel ou d’un bug d’interface chaise-clavier (c’est comme ça qu’on appelait certains mésusages de nos clients quand j’étais encore développeur). Mes excuses donc à Paul Jorion pour cette accusation un peu hâtive de ma part.

    1. Ils avaient déjà débattu comme deux grands esprits vers 2009 je crois , et ce sont effectivement deux bons clients pour éclairer les choix , toujours inachevés sinon contradictoires , de l’humanité et de “l’économie” .

    2. Croiser un loup avec un Yorkshire ou un mulet et un étalon arabe (vous attribuerez selon vos dispositions/préférences) ça doit donner un sacré mélange effectivement. Tout comme un moteur de Ferrari sur un châssis de 4L si on préfère la mécanique à la reproduction ((vous attribuerez selon vos dispositions/préférences aussi).

      Vous adorez voter pour les challenges de l’insolite, du bizarre et de l’absurde ?

      Dans le genre j’aime bien le Crocolion. L’animal le plus méchant du Monde.

      https://club.doctissimo.fr/nestor345/nestor-626183/photo/crocolion-aigri-definition-28012973.html

      1. Sophie Binet / Esther Duflo ?
        (Elysée / Bercy)
        Une IA crypto-trotskite à Matignon (le cyborg de Lionel Jospin ?).

        1. Voila vous m’avez définitivement flingué la nuit ! Le cyborg de Jospin!!! pourvu que je me rendorme pas !! 🙂 🙂

  13. M. Jorion, il y a semble-t-il quelques éléments de la récente histoire politique française que vous n’avez pas (suffisamment) intégré à votre réflexion, et qui sont peut-être à l’origine des désaccords que moi-même comme d’autres avons pu manifester depuis quelques années maintenant. A savoir que nous-autres, contrairement à vous si je ne m’abuse, avons expérimenté ce qu’on appelle aujourd’hui avec une fausse pudeur “la gauche de gouvernement” (et qu’on gagnerait sans doute à nommer “droite complexée” pour plus de clarté) pendant près d’une quarantaine d’années (même si par intermittence), et que nous avons vu dès 1983 (2 ans seulement après l’élection “historique” d’un candidat socialiste à la présidence) puis échéances après échéances, gouvernements après gouvernements, ces coalitions prétendument de gauche (le programme commun, puis la gauche plurielle, puis le Hollandisme “normal”) passer par pertes et profits l’ensemble de ce qui constituait jadis l’adn de la gauche et/où du socialisme. En l’occurrence, le mandat Hollande n’est pas un accident de parcours dans le devenir du P.S., c’en est la pure continuité (et vraisemblablement le dénouement grotesque).

    Dans le détail, comme je l’ai mentionné dans de précédents commentaires, le P.S. en lui-même n’est plus qu’une coquille vide dont l’essentiel du contenu a intégré LREM, laquelle aux dernières nouvelles chassait de plus en plus ouvertement sur les terres de l’extrême-droite (Darmanin, Vidal, etc). J’ai justement eu l’occasion de visionner pas plus tard qu’hier le passage d’Olivier Faure, premier secrétaire du P.S. chez Bourdin, et le discours qu’il y porta m’est apparu d’une inconsistance phénoménale. Le pauvre homme n’a d’ailleurs pas caché que s’il n’était pas un soutien fervent à Macron et à ses sbires, il n’en était pas non plus un opposant.

    Le PCF pour sa part a été phagocyté de longue date par ce même P.S. (sous Mitterrand), avec la même dérive idéologique consternante, de telle sorte qu’un ancien secrétaire général du parti, Robert Hue pour ne pas le nommer, s’est lui carrément déclaré soutien à Macron , et ce dès avant le premier tour, c’est à dire tout à fait volontairement et pas sous la contrainte d’un réflexe de castor.

    EELV est une alliance de la carpe et du lapin telle qu’on y retrouve des personnalités aussi a priori peu compatibles que Daniel Cohn-Bendit et José Bové ou Alain Lipietz, qui n’a aucune ligne idéologique en dehors des questions environnementales (ce qui est une fatalité quand on réunit d’anciens communistes et des libéraux – voir des libertariens – sous une même bannière), et qui n’a donc par la même aucune consistance politique (et qu’on ne vienne pas me parler des derniers “succès électoraux” de ce parti qui ne réalise systématiquement de bons scores que lorsque l’abstention est à son plus haut. Ce sont des succès en trompe-l’œil).

    La France Insoumise enfin, dont vous remarquerez qu’elle a elle-même choisi d’abandonner toute référence à la gauche ou au socialisme dans son intitulé même, mais que J.L. Mélenchon oriente tout de même pour incarner une espèce de parti néo-mitterrandien, jacobin à souhait mais (ou donc) en retard de plusieurs guerres, malgré de gros efforts pour draguer un électorat jeune (notamment via internet par des plateformes comme Discord ou Twitch) .

    A telle enseigne qu’aujourd’hui pour ma part, je considère que plus aucun parti à droite du NPA ne peut être considéré comme de gauche. Or le NPA assume complètement de ne pas être un parti de gouvernement, ce qui est bien la moindre des choses pour un parti “libertaire”, probablement le plus proche idéologiquement des anarchistes – la CNT étant grosso-modo son pendant syndical.

    Il est fort dommage que vous n’ayez pas saisi la fulgurance d’un Marx quand il parlait du socialisme bourgeois, dont l’histoire que je viens de vous résumer est une manifestation flagrante (grossière même), ou du concept léniniste du social-traitre, dont là encore nous avons eu une foultitude d’exemples ces dernières décennies.

    Il en va de même en ce qui concerne les médias ainsi que de nombreux éléments de cet écosystème qui se prétend de gauche mais dont les actes témoignent d’une adhésion et d’une promotion des valeurs de droite – voir pire. Vous comprendrez peut-être ainsi une certaine frilosité, pour le moins, lorsqu’on vous voit promouvoir ou participer à des équipages tels que Place Publique (on connait désormais l’épilogue de cette aventure) ou encore cette plaquette qui ne mange finalement pas de pain, mais ne préfigure en rien d’un quelconque “renouveau de la gauche” non plus. Nous savons en effet depuis de longues années maintenant qu’il y a une pensée bien vivante et féconde à gauche. D’autres que moi ont déjà cité quantité d’absents de cette publication sous le précédent billet. On pourrait y ajouter quelques sites internet comme lundi matin, Ballast, Bastamag, QG ou dans une veine plus écolo Reporterre (Liste non-exhaustive).

    Le hic, c’est que toutes ces belles idées (qui pour certaines ne datent pas d’hier, loin s’en faut) sont purement et simplement ignorées (non connues ou passées sous silence) par cette classe politique se prétendant de gauche. Dans ces conditions, il me paraît difficile d’éprouver autre chose que de la défiance.

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  14. Je comprends d’après les échanges ci-dessus que certains commentaires ont pu être égarés. C’est peut-être le cas avec celui que j’ai posté hier et que je vais reposter ci-dessous…

  15. Le Président (1961), Henri Verneuil et Michel Audiard.
    Eux aussi étaient en somme des prophètes. Ou bien savaient-ils lire ce que la République du Xxème siècle était dans son essence.

    Cette assemblée où les partis ne sont plus que des syndicats d’intérêts…
    https://www.youtube.com/watch?v=o6pcBGpag2o

    On ne dit rien à sa femme quand on a épousé une banque…
    https://www.youtube.com/watch?v=Px7sxHKqtR8

    Je ne m’en lasse pas !

    La Gauche existe-t-elle encore ? Je ne sais pas.
    Mais on dirait bien que les partis politiques ont disparu avec le siècle. L’effondrement a déjà eu lieu. Ce qui nous reste aujourd’hui ? Un parti familial qui sert d’épouventail, un mouvement/parti/startup sponsorisé par le CAC 40 et une multitude d’ambitions individuels. La pièce de théâtre continue mais le public est parti. Seuls les journalistes de la télévision d’autrefois continuent de commenter les petites phrases et les paris sur les portefeuilles, quand déjà les générations GAFA s’approprient le XXIème siècle sur les réseaux sociaux, au travers de forums laissant derrière eux les partis de naguère.
    Est-ce une bonne chose ou l’inverse ? Je n’en sais rien mais il me semble bien que c’est ainsi.
    C’est dans cet émicycle que naquit cette Gauche d’abord prolétarienne puis socialiste forgée contre la Droite d’abord royaliste puis capitaliste. Mais les mises en scène des mercredi télévisées n’intressent plus que les anciens, comme autrefois je regardais fasciné le spectacle de la Bourse autour de la corbeille. Le Gouvernement Macron a célébré la mise en bière des corps intermédiaires, le Président s’adressant au peuple directement.
    Le monde de demain n’est pas encore écrit mais, me semble-t-il, ne s’écrira pas avec les mots d’hier…

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  16. Faire émerger des convergences et un schéma d’articulation… J’avoue n’avoir pas pris le temps de lire l’ensemble de la brochure concernant « la priorité des priorités pour la gauche » et tout comprenant les rodomontades de Paul Jorion je me permets d’observer que la restitution peut être largement améliorée (je ne parle même pas de l’ensemble du processus de consultation).

    Il y a une mise à plat des priorités mais que peut-il sortir d’efficace d’un éparpillement d’éléments à la façon puzzle pour exagérer un peu ? Il eut été opportun de tenter de dégager quelques fondations solides et de proposer un horizon partagé au peuple de gauche. Très brièvement, voilà ce qui pourrait être tenté : la démarche a permis de recueillir « un grand éventail d’idées » c’est indéniable. L’on peut aussi ajouter qu’une analyse approfondie (à peine savante) devrait permettre de constituer une liste exhaustive de propositions réellement différentes. Une lecture rapide fait déjà penser que certaines choses sont dites plusieurs fois, éventuellement selon des variantes.

    L’expérience montre que ce travail de ‘linéarisation’ aboutit généralement à un nombre restreint de propositions réellement différentes. La signification en est que pour 63 personnalités (même en ajoutant 63 ou 500 autres), le champ du possible est beaucoup moins étendu qu’il n’y parait. La véritable difficulté vient de ce que l’importance accordée individuellement à chaque proposition (la sienne et celles des autres) peut laisser craindre des difficultés de conciliation. C’est ici que la chose devient intéressante car il est possible de faire émerger, en toute objectivité (c’est-t-à dire en s’affranchissant de l’opinion d’un acteur en particulier) une cartographie d’ensemble des propositions avec, à un bout, les propositions (peu nombreuses en général) jugées importantes de façon consensuelle et, à d’autres bouts, celles pour lesquelles les avis divergent ou qui recueillent également un consensus sur leur moindre importance.

    Ce que j’avance (que j’ai déjà réalisé et propose d’entreprendre avec une équipe) c’est qu’il est possible de mettre en œuvre une démarche de type « intelligence collective » pour faire ressortir une hiérarchie consensuelle ou plus exactement une possibilité d’articulation des idées de la gauche telle qu’elles apparaissent dans la brochure et ailleurs. Accessoirement, chaque personnalité aura la possibilité de situer ses vues par rapport à l’articulation générale qui se dégagera. C’est un travail pas très compliqué à faire et je suis souvent étonné de constater que de consultations laborieuses sont restituées dans de brochures volumineuses voire, à la limite, sous la forme d’une liste de propositions sans aucun effort de mise en évidence des articulations ni des point d’ancrages possibles. Il faut reconnaître que c’est une pratique qui excite la critique comme la gauche aime s’en délecter.

    1. Oui, j’en parle au-dessus au sujet de méthode d’école-innovation que j’ai vécues, et que je qualifie un peu de “schumpéterienne”.
      Mais il en faut une dose, virale, pour que nos anticorps ainsi générés soient en mode coopératifs entre eux.
      La génération d’anticorps à gauche est souvent très efficace. Et de se jeter sur tout ce qui ne bouge pas comme il a été défini dans la logique post-post prolétarienne.
      C’est pour ça que je mets en avant Sophie Binet et Esther Duflo (si vous êtes là je n’ai pas besoin de dire quoi penser de PJ).
      Avec 50 Binet à la place d’un Martinez, la CGT doublerait ses effectifs en 3 mois (sauf chez les métallo, bon …).
      Et Duflo c’est un peu provoc, certes, mais à la hauteur des enjeux un peu comme Damasio,
      du fait qu’elle remuerait le marigot en terme de formation des économistes, je suis bien conscient qu’elle n’attaquerait pas le capitalisme bille en tête, mais trouver les catalyseurs d’un changement, c’est aussi (cf. l’hégémon gramscien évoqué sur le fil parallèle des “63”) c’est aussi préparer le changement dans les têtes.

      1. Que je sache, vous aurez un problème d’échantillon représentatif regroupant des rouges, des roses, des verts, des noirs, et des gilets jaunes. Il faudra au moins 380 participants par couleur pour la fiabilité statistique.
        Ensuite vous aurez un problème de mise en action, en mouvement de votre esquisse de programme : quelle structure militante ? (“appareil”).
        Enfin vous aurez un problème de création d’une classe sociale étendue se sentant concernée.
        Et vous aurez sans doute les “appareils” de partis qui feront leur marché contre vous avec leur base militante.
        Je ne connais pas le processus du programme “l’Avenir en commun” mais il a dû être différent, pour servir un dirigeant et un appareil déjà à la manœuvre. Je crois que des auteurs désignés se sont entourés de contributeurs…
        A part ces remarques je suis curieux de vous suivre…

        1. Les propositions sont ouvertes a tous pour l’Avenir en Commun le tri est effectué me semble t’il par un collectif qui travaille à la réalisation du programme. Comment je n’en sais trop rien mais reste que quand Macron a réuni 150 citoyens au hasard le résultat de leur délibération était déjà pour 90% dans LAEC donc le tri doit pas être trop mal fait je suppose.

          https://noussommespour.fr/programme/annexe-4-une-breve-histoire-de-lavenir-en-commun/

  17. Réconcilier la gauche avec ses électeurs potentiels , en acceptant l’éclatement des pouvoirs. Le schéma est toujours le même, certains cumuls sont interdit mais d’autres perdurent : pourquoi un maire peut être président de communauté d’agglomération, de Sivom , élu départemental ou régional, et j’en passe , en plus d’une profession?
    Ne serait-il pas bienvenu qu’un élu de gauche accepte de partager, ses responsabilités et forcément les revenus qui y sont attachés avec ses compagnons de route qui ont certainement les compétences requises ou les acquerront , cela donnerait un bel exemple pour le départ vers d’autres réformes.

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    1. La question du fonctionnement démocratique et de nos institutions est première. A quoi sert -il d’avoir de bonnes idées quand elles ont si peu de chance d’être entendues ?
      Je ne reviendrai pas sur les décisions prises à Bruxelles vs celles prises à Paris. Là où je travaille, la communauté de communes compte 58 communes. Comment est élu le Président ? Par quelques élus de chacune des 58 communes. Autant dire qu’on est dans du lien de copinage entre élus bien plus que dans de la démocratie directe !
      Parler de projet politique sans se poser la question de l’organisation des prises de décisions politiques me semble bien hasardeux !

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  18. Ce serait instructif de faire trois autres panels :

    – question posée à des personnalités de gauche ( si possible les mêmes ) : selon vous , quelle est la priorité des priorités pour la droite ?
    – question posée à des personnalités de droite :
    1- selon vous ,quelle est la priorité des priorités pour la droite ?
    2- selon vous, quelle est la priorité des priorités pour la gauche ?

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          1. On est mal barrés. Si vous ne le découvrez que maintenant c’est que personne ne vous l’a HURLE assez fort, probablement.

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