Le sourire d’Alexandria Ocasio Cortez

J’écrivais samedi dernier dans J’aimerais voir le visage de Mme Ocasio-Cortez ce matin :

J’imagine qu’un sourire flotte sur le visage de Mme Alexandria Ocasio-Cortez ce matin, parce qu’elle doit toujours être sous la divine surprise de la conférence de presse de M. Biden. J’imagine qu’elle ne pensait plus qu’un chef d’État puisse encore aujourd’hui tenir un discours socialiste, et moins encore qu’ailleurs, dans son propre pays (si elle vivait en France, elle serait sceptique encore davantage).

Elle émet quelques réserves sans doute : que 2,5 mille milliards de dollars, c’est vite dépensé quand on parle de refaire des ponts sur toute la surface des État-Unis. Bien entendu (je dirais la même chose 😉 ). Mais enfin, le sourire est bien là.

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13 réflexions sur « Le sourire d’Alexandria Ocasio Cortez »

  1. Si je compare , séparés par un billet de science fiction , le sourire d’Alexandria Ocasio Cortez , à celui de Paul Jorion , je préfère celui d’AOC .

    D’ailleurs je préfère AOC à Paul Jorion , je ne sais pas trop pourquoi …. Le rouge aux lèvres peut être .

    En tous cas , si j’étais plus jeune , j’aurais pu retrouver des boulots de mes anciennes amours aux States .

  2. « Ils » s‘y seraient pris il y a vingt ans c’eut été mieux (je me réfère à un article du « Monde diplomatique » de l’époque, lequel dressait déjà le bilan apocalyptique des infrastructures US.

    Aujourd’hui, je ne comprends plus, La FED va prêter aux banques d’affaires de quoi émettre des reconnaissances de dette aux – instances – qui emprunteront pour faire réaliser les travaux par des entreprises de travaux publics ; ce qui irriguera l’économie? Très bien!.

    Il me semble qu’il y a trois acteurs :

    -la FED,
    -les banques d’affaires,
    -les instances emprunteuses

    J’ai trois questions :

    Qu’est-ce que ces -instances – devront mettre, en actifs tangibles, pour garantir les prêts des banques d’affaires ? Est-ce que ces sont les infrastructures en réparation ?

    Deuxièmement , qu’est-ce que que les – banques d’affaires – doivent mettre en garantie vis-à-vis de la FED : sont-ce les hypothèques sur les titres de propriété sur les actifs tangibles de leurs -instances-emprunteuses ?

    Troisièmement, qui possède la FED ?

    (Il y a dix douze ans, je t’avais fait parvenir un tapuscrit à la Remigton (trouvé sur l’Internet) et reprenant la liste des banques privées propriétaires de la FED, l’aurais-tu dans tes archives ?

    1. Est-ce important ? (wiki 🙂
      “Regarding the structural relationship between the twelve Federal Reserve banks and the commercial member) banks, political science professor Michael D. Reagan explains that[10]

      the “ownership” of the Reserve Banks by the commercial banks is symbolic; they do not exercise the proprietary control associated with the concept of ownership nor share, beyond the statutory dividend, in Reserve Bank “profits.” … Bank ownership and election at the base are therefore devoid of substantive significance, despite the superficial appearance of private bank control that the formal arrangement creates.”

      Certes, on imagine que dans les statuts, il y a une défaisance prévue et qu’elle dévoilerait les intentionnalités cachées là-dessous. Mais on sait bien en pratique que si il y a une défaisance d’une banque d’un grand état (et des USA encore plus) il s’agira d’un court torrent pas tranquille, et que les choses seront décidé par les rapports de force du moment faisant des dispositions du statut un avatar commode dont un “décret-loi-d’exception” ad hoc fera litière.

      1. Concernant qui “dirige” la FED, on lit tout et n’importe quoi, (c’est la Reine d’Angleterre), mais bien entendu la FED n’est pas désincarnée, et il serait nécessaire de déterminer nominalement les acteurs bancaires qui s’y affrontent ou y collaborent.

        Trump, semble avoir signé un “Bill” qui associe le trésor américain à la réserve fédérale, ce qui, je crois, permet au Président de se servir de l’imprimerie de la réserve fédérale. C’est le cas, je crois, pour le récent “chèque social individualisé de Biden.

        Pour les grand travaux, je ne crois pas que le mécanisme sera le même, j’imagine que le circuit passera par des task forces organisées par des sociétés de type blackrock, et à un second niveau par les banques commerciales qui opérationnaliseront les prêts aux collectivités, ou aux sociétés “maître d’ouvrage”, lesquelles devront bien entendu gager quelques actifs tangibles pour obtenir ces prêts.

        L’inquiétude est que les USA vont vraiment mal, et qu’il n’est pas certain que les “maîtres d’ouvrage”, par exemple les “county”, pourront rembourser leurs emprunts. Un scénario “subprime” surmultiplié est-il possible ? Verrons-nous des autobus remplis de mafieux russes et chinois rafler les ponts, les autoroutes, et les lignes de chemin de fer US ?

  3. Ne boudons pas notre plaisir, mais effectivement les montants paraissent dérisoires.
    Toujours ces histoires d’unité. J’hésite à publier . . .
    2,25 trillions sur huit ans. Si 1 trillion est bien 1 millier de milliard, ça fait 281 milliards par an.
    Pour un PIB de +/- 21 000 milliards ça fait 1,34%. On a envie de dire : bel effort ! non ?
    Quand Ocasio-Cortez compare les 40 milliards nécessaires pour réhabilité les logements de la seule ville de New-York aux 40 milliards annoncés pour le logement public dans tout le pays, elle a ce mot : cela semble génial, non ?

    1. N’est-ce pas quand même 5% du budget fédéral, à la grosse louche ?
      Un budget qui fait +5% sur 8 ans pour les infrastructures, ce n’est pas dans le bruit…
      (Mais ça peut être capté par les géants du BTP opportunistes: Veni, vidi, Vinci)

  4. Bonjour,

    Que penser de cette interprétation d’un financier?

    « Les cent jours de Biden : La stratégie économique des Etats-Unis connaît une transformation inédite depuis le début des années Reagan », par Nicolas Goetzmann, responsable de la recherche et de la stratégie macroéconomique à la Financière de la Cité.

    lemonde.fr/idees/article/2021/03/30/les-cent-jours-de-biden-la-strategie-economique-des-etats-unis-connait-unetransformation-inedite-depuis-le-debut-des-annees-reagan_6074929_3232.html (Sur abonnement, ou PDF ici: https://condrozbelge.com/wp-content/uploads/2021/04/lemonde.fr-Les-cent-jours-de-Biden-La-strategie-economique-des-Etats-Unis-connait-une-transformation-ine.pdf )

    Extrait:

    ” De la modification de la politique monétaire menée par la Réserve fédérale des Etats-Unis à l’adoption de plans de relance budgétaires massifs, l’ère du néolibéralisme touche à sa fin.
    Mais derrière l’élection de Joe Biden, c’est la capacité d’adaptation et le pragmatisme du cœur de la technostructure américaine – au cours de ces dernières années – qui ont été la véritable instigatrice du changement de cycle économique auquel nous assistons.
    Le chômage [n’est] plus traité comme une variable d’ajustement “

    1
  5. John Brunner , un auteur de science fiction britannique , a écrit des romans au début des années soixante dix qui sont d’une incroyable actualité . Par exemple : “le troupeau aveugle ” , ” Tous a Zanzibar ” , ” Sur l’onde de choc ” , ” L’orbite déchiquetée ” . J’en passe et parfois des meilleurs . Tous traitant de problèmes qui semblaient anecdotiques à la plupart des décideurs de l’ époque ( voir ) .Je me souviens d’une de ses nouvelles dans laquelle il décrivait une Russie ( nous sommes au début des années soixante dix ) convertie au capitalisme et des Etats-Unis devenus socialistes .

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