95 réflexions sur « Le retour des clandés, par Chantal Montellier »

    1. Excellent choix Timiota. Je n’ai jamais réussi à comprendre si c’est Janvier, ou Jambier le nom du bougnat profiteur… Et vous? … Une chose est sûre, plus besoin des nazis pour faire régner la terreur…

        1. Godwin est comme un avion Goldwin sans aile et sans or (puisque Dieu Gagne) .
          Et pour le film, ma mémoire me disait “Janvier” pour De Funès mais c’est Jambier, le consensus sur le webbe.

          1
        2. Voir plus bas, une définition précise et officiel de ce mot-stigmate surtout utilisé par les bourgeoisistes, les élitistes, et les dominants. Pour moi, le populisme c’est surtout un mouvement littéraire que j’apprécie plutôt. L’ouvrier, le prolétaire occupait un place centrale, (quelle horreur !) Jules Romains, Henry Troyat, Jean-Paul Sartre, Louis Guilloux, René Fallet, Jean-Pierre Chabrol, Bernard Clavel, Clément Lépidis, Raymond Jean, Leïla Sebbar… Tous des “populistes”. Vous connaissez ?, Xian.

          1
          1. La définition que Paul Jorion a donné du populisme dans un billet et une vidéo sur Didier Raoult me convient parfaitement
            Pourquoi ne pas la relire ou la réécouter ?
            Faire appel à Sartre ou Jules Romain sur le mouvement littéraire populiste n’est pas le sujet

            1. Vous me faites rire. Comme on disait en 68 ” d’où tu parles?”… J’avoue l’ignorer, mais j’imagine…

              1. Vous l’Ignorez mais vous l’imaginer
                Relisez les billets de Paul sur le populisme…. et les accords tolteques

      1. Bonsoir, je ne me fais pas l’avocat du diable en complétant le tableau. J’y ajoute en effet la fameuse scène où Gabin, dans le café clandestin , injurie les tenanciers et les qualifie de “salauds de pauvres”. Car que nous soyons riches ou non, nous ne sommes que des humains: les riches n’auraient-ils pas tout le loisir de faire bombance alors que les pauvres, à leur manière, oublieraient leur chagrin …dans une “gargouille” (je dis tout de suite que je n’ai rien contre ce genre d’établissement.

        1. Parmi les films de Gabin que j’ai regardés récemment, il y en a deux dont les héros sont des beaufs au sens de Cabu : les deux héros d’Un singe en hiver et les trois minables de La traversée de Paris. Les femmes y sont sympathiques (on se demande comment elles font pour tolérer ces bonshommes), les pauvres aussi : se faire injurier par ces ordures est tout à leur honneur.

          Je viens de vérifier qui avait écrit ces histoires. Le singe en hiver, c’est d’Antoine Blondin, journaliste d’extrême-droite, La traversée de Paris, c’est de Marcel Aymé, collaborateur. Dire que je suis surpris serait beaucoup dire. Dans la vie, Blondin et Aymé étaient amis. Cela ne me surprend pas non plus : qui se ressemble, s’assemble.

          1. Vous avez résumé ma pensée : pour les pauvres, se faire injurier est tout à leur honneur.

    2. la grande bouffe sans benalla ,je le crois pas . bonne ambiance dans la porcherie semble t il

      1. Des cochons faisons table rase! Quoique les vrais cochons n’y soient pas pour grand chose, les pauvres… Si l’homme est un loup pour l’homme il est surtout un porc pour la femme, et comme la femme est parait- il l’avenir de l’homme… Dois je vous faire un dessin?

          1. Si” la femme est l’avenir de l’homme’ comme le prêtendait cette crapstale d’Aragon, huhuhu, et si l’homme et un porc pour la femme, cela veut dire que la femme est surtout l’avenir du cochon, en fait. Ça va comme ça ? C’est plus clair monsieur l’anonyme? Je ne fais pas de différence entre un pseudo et l’anonymat, voyez-vous Ça ne me donne pas envie de répondre. Mais bon…

            1. Commentaire clair , dont le lien avec votre dessin m’échappe tout autant que celui avec votre commentaire précédent “plus besoin des nazis pour être terrorisé”

        1. ça me rappelle une femme qui avait mal lu la bible et qui me racontait que la femme est une côtelette pour l’homme.
          à bon porc salut l’avenir des femmes 😂

  1. “La grande bouffe”.
    Le chic horrifiant de la bourgeoisie bien pensante. Et qui savent se reconnaître entre eux par delà les barrières artificielles des partis.

    Bien vu, Chantal. Mais danger évident de populisme. Vous savez le truc sans nuance qui dit “Tous pourris”. Vous êtes sûre qu’ils méritent tous d’être présents?

    1. Oui, bien vu Daniel. Je me suis inspiré d’une affiche de ce film pour construire mon image. Bravo ! Mais elle est méconnaissable, sauf par vous. Pour le reste, merci de vous référer à mon travail, dessins politiques, bandes dessinées, romans, etc… si vous trouvez une trace de ce que nos bourgeois appellent “populisme”, je veux bien être pendue… Une chose est sure, ce n’est pas mon… “esthétique”. Une solidarité indéfectible avec le monde du travail, oui, et avec la classe ouvrière, oui. Mais aujourd’hui, si on manifeste trop de solidarité à l’égard de ceux-là, on est immédiatement taxé de “populisme”… Un stigmate excluant, c’est fait pourt. Une chose est sure, je ne pratique pas le bourgeoisisme, ni l’élitisme, ou alors façon “élitaire pour tousses” (CNR)… Quand la brochette du clandé, c’est juste l’effet d’un rapport de proximité entre ces gugusses qui partagent la même gamelle. N’en tirer pas trop vite des conclusions. Merci pour l’artiste. Amicalement.

      1. Oui, mais dans le même temps le dessin regroupe à la même table Macron, des ministres de Macron, un préfet de Macron, et Le Pen.
        Macron et Le Pen vert chou, et chou vert ?
        Et ce ne serait pas du populisme ?

        1. La il va vous falloir définir le populisme, vous vous êtes mis dans un sérieux pétrin…

          populisme ​​​
          nom masculin
          didactique École littéraire qui cherche, dans les romans, à dépeindre avec réalisme la vie des gens du peuple.
          Politique (souvent péjoratif) Discours politique s’adressant aux classes populaires, fondé sur la critique du système et de ses représentants.

          1
          1. Voilà! Ne pas surcharger de projections et d’interprétations qui en disent plus sur vous que sur ce dessin. Bernard a tout compris comme d’habitude. Merci à lui.

            1. Mais on peut leur serrer la main en leur faisant risette par contre, comme Macron avec Marinade. Voir photo, publiée partout. Populiste, la photo en question?

                1. Ben vous avez qu’à taper quelques mots clés relatif à cette situation et vous verrez apparaître cette photo qui date de 2017 je crois… Sinon donnez moi votre adresse mel , je vous la ferai passer. Quoiqu’il en soit elle m’a inspiré un dessin que je vais envoyer à Paul demain . Le passera t-il? Lui seul le sait.

                  1. Désolé, en dehors des photos du débat de la présidentielle, Google ne trouve pas de photos Macron /Le Pen
                    Mais vous avez raison, Macron a probablement serré la main de populistes :trump, poutine, erdhogan…😏
                    Le vilain 😉

        2. “Vert choux et choux vert”, peut-être pas, respectons les nuances. Vert choux et choux brun ? Les “populistes” sont-ils sensibles aux nuances? Une choses est sure, je n’ai entendu aucun de ces braves gens, se scandaliser de la transgression de la loi et des dépenses somptuaires dans les clandés, preuve qu’ils ont quelque chose en commun, non? Voire, qu’ils cautionnent, non ? C’est cela qui les réunit. Sans compter que comme barrière sanitaire conte la marinade Le Pen, Macron, c’est pas solide-solide, Si? Et quid des petites rencontres semi clandestines au plus haut (ca)niveau, avec Marion Maréchal-Nouvoilà…?

          1
          1. Il va de soi que lorsque l’on ne s’exprime pas sur un sujet , c’est qu’on le cautionne
            Il faut donc s’exprimer sur tous les sujets , et , rapidement pour éviter cette situation
            Il y a du boulot

            1. Oui mais pas pour vous. Vous pouvez vous détendre un peu comme le conseil oncle Bernard, un sage.

              1. Sa réponse est plus développée que vous ne l’écrivez «  Rien je m’en fous , et …., d’ailleurs ….. », puis «  si vous voulez que ça change …. « 
                Il est populiste et il sait que nous sommes dans une période où les médias adorent les populistes
                La question est de savoir si «  les gens » qu’il cite si souvent adorent les populistes

                1. @xtian habitué des ors du Sénat il n’est pas choqué par le cadre, se serait peut être vu invité à de telle agapes de réseautage professionel et de lobby, n’y a sans doute pas cédé récemment, mais aurait pu y être reconnu et confondu avec un ministre qu’il a été comme Brice Hortefeux.
                  D’ailleurs la cantine du Sénat (Assemblée, Elysée, Orsay) est-elle en chomage technique ?
                  Qui paye les repas et combien ?
                  Pour ce qui est de Chalançon n’est-ce pas une activité de réseautage professionellle, donc parfaitement légale voire de provocation (un peu ratée) de soutien aux acteurs de l’évènementiel très touchés dans leur activité et peu indemnisé.
                  pas de salarié permanent => pas de chomage partiel.
                  pas de locataire professionel restaurateur permanent => pas de maintien des loyers ! (disparité autres propriétaires).
                  Tout ça dans des conditions de jauge et de hauteurs sous plafonds acceptables (ou limites ?).
                  service à la table, menu unique, 8 M2 par personne dans les cantines

                  1. Il défend “les gens”, mais n’a pas mis le début d’un ongle dans le “monde du travail”
                    Comme Le Pen
                    Ça fait de la peine car malgré sa culture, aujourd’hui melenchon et le Pen c’est vert chou et chou vert
                    Je ne sais pas pourquoi Ruffin ne décroche pas le wagon

                    1. @Xtian
                      François Ruffin n’est pas non plus à proprement parler issu du “monde du travail”.
                      Il a fait une partie de sa scolarité dans le même lycée privé qu’E. Macron, puis s’est lancé dans le journalisme.
                      Et alors ? Il faut d’abord avoir trimé à l’usine pour obtenir le droit de défendre les travailleurs ?

            1. @Dup et arkao
              Vous confondez réalité et idéologie
              La réalité de ce qu’est la vie Ouvrière, le contenu du travail ouvrier, les conditions du travail ouvrier
              Pour comprendre cette réalité il faut la vivre
              L’idéologie c’est instrumentaliser cette réalité en faisant croire au monde ouvrier que la société a, du fait de cette réalité, une dette abyssale vis à vis d’eux, et qu’un politique idéologue, empathuque et solidaire, va régler cela pour eux même si il n’a pas mis le début d’un demi ongle sur le terrain de cette réalité.
              On voit depuis des années ce que cela ne modifie en rien la réalité

              1
      2. Chantal, mon avis:
        Ne tombez pas dans le piège de Dup, que j’apprécie beaucoup par ailleurs (pourvou que ça doure).
        L’ Art transcende ces misérables clivages. Na!
        Et puis quoi, Mélenchon y est pas. c’est pas une délicate attention, ça?

        1
        1. Bise, Daniel. Message sympa. Mais vous savez, j’en ai vu d’autres. Pas dupe de Dup. Pfff! Même pas mal.

    2. Enfin bon…

      Jean Michel Apathie disait qu’il s’était aperçu trop tard de la nature des diners de Rugy, maintenant on a Duhamel et Ortefeux qui se disent piégés…

      Y a quand même un genre d’ambiance politique et crustacés dont le caractère chronique ne vous échappe pas, j’espère.

      1
    1. Pas mal et assez surréaliste… J’ai pensé au film d’ Edouard Molinaro, “Le Souper”, avec Claude Brasseur et Claude Rich… Le 8 juillet 1815, Talleyrand et Fouché dînent à huis clos, homard et caviar? Chais pas, on voit rien. Cela tandis que le peuple, qui crève la faim, gronde sous les fenêtres. Un des plus beaux duel verbal du cinéma de mon point de vue très subjectif et qui n’engage que moi. Quelques décennies avant, Marie-Antoinette, la reine au grand coeur, (antiphrase), disait à propos du même peuple: “S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de ta brioche!” huhuhu… transposable par: “S’ils ne peuvent plus aller dans leurs gargotes, qu’ils aillent donc dans les clandés !” POPULISME !!!” -Chantal, tu aggraves ton cas! -Oui, Paul! Je sais, mais tu vas me défendre, hein?

  2. Toute la question de ce dessin est de comment interpréter la présence des têtes d’affiche politiques, et de savoir s’ils y sont à titre symbolique pour illustrer une certaine classe sociale, ou si cela vise expressément le monde politique en lui-même et sa supposée luxure et déconnexion.
    Bien sûr, nous savons que le monde économique, à chaque changement de majorité, (et sous prétexte fallacieux de discuter “enjeux économiques”), use et abuse auprès du monde politique d’invitation à se goberger dans des endroits au luxe faste pour tourner la tête du perdreau. Et à chaque majorité changeante, les journalistes qui n’appartiennent pas à la classe supérieure des bobardiers, ont observé concomitamment un changement de la faune qui peuple les restaurants dont le luxe est difficilement distinguable de la luxure . Et dans le même mouvement, nous avons vu la défense pittoresque des dits-bobardiers, qui justifient leur présence dans ces mêmes endroits au nom de l’information, pour se nourrir des problématiques et des grands enjeux du monde: “il faut bien qu’on soit là où ça se passe” (propos d’un célèbre journaliste de l’époque de l’arrivée de Fabius comme 1er ministre).
    Toutefois, dans ce dessin , la classe politique est en première ligne comme si elle était la prescriptrice de certaines attitudes d’arrière-boutiques et cela me dérange un peu, car je pense que ce n’est pas le cas. (même si à l’occasion certains se font prendre les doigts dans le pot de confiture, ce que tout le monde trouve bien)
    En fait ce dont le dessin parle au deuxième degré est plus intéressant et peut-être que cela vaudrait une déclinaison artistique (d’autres dessins) plus ciblée sur cela:
    On peut interpréter ce dessin comme les choses indispensables dont une certaine classe ne croit pas pouvoir se passer :
    et l’on s’aperçoit ici parfaitement matérialisé dans ce dessin que ce sont les “extras” ;
    “Extras” dont précisément on essaye de culpabiliser les classes moyennes et les pauvres, d’en jouir. Les salaires sont trop élevés en France! ils peuvent bien faire des efforts, il y a de la marge! Les pauvres ne paient rien, c’est pas normal! Ha , la, la, avec la crise du COVID les classes moyennes ont fait de l’épargne que ces salauds ne dépensent pas; il faut les obliger à cracher, il faut orienter l’épargne vers la bourse pour qu’elle soit prétendument productive (ou plutôt on l’aura compris serve la spéculation)! En cas de difficulté dans une entreprise, il faut baisser les salaires pour sauver l’emploi!…..etc.etc…
    Mais de quoi s’agit-il au fond, qu’est-ce que cela dit de la façon de raisonner, même de nos décideurs?
    Hé bien selon moi, c’est une question de comptabilité ségrégationniste qui induit que lorsqu’on parle des pauvres et des classes moyennes, on raisonne en termes de “reste-à-vivre” (en leur fouillant les poches), tandis que lorsqu’on aborde le haut du panier , on raisonne en termes de défense des “extras” (phrase souvent entendue sur BFM, “Ho, alors si on ne peut plus faire cela, où va-t-on?”).
    Le problème c’est que tous les intervenants médiatiques ont internalisé cette façon de penser (qui provoque entre autres , la déconnexion d’avec les réalités) . Cette défense des “extras” passe par l’expression en pourcentage de ce qui est prélevé, en s’autorisant au passage de nous servir des discours de “SDF”, tout en se gardant bien de convertir matériellement ces pourcentages en termes de “reste à vivre” sonnant et trébuchant. (car leurs montants, dépassant souvent le million, les rendent inaudibles)
    C’est ce qu’illustre au mieux le second degré de ce dessin (mais on en aimerait plus sur le sujet), soit en somme, que la défense des “extras” pour les riches est assimilé par eux, dans leur esprit, à un “reste-à-vire; “Reste-à-vivre” qu’ils ont internalisé comme un minimum vital dont ils ne peuvent se passer…au point de les vivre en “loucedé”.
    Pour casser cette internalisation si bien partagée, seuls l’humour et les dessins peuvent y remédier. Et il ya dans notre époque un impératif vital à le faire , c’est les enjeux écologiques. Il va falloir que chacun sans exception, résonne sincèrement, en “reste-à-vivre”. Pour qu’un socle commun permettent quelques extras raisonnables à chacun et que la vie en soi supportable pour tous parce qu’on pourra continuer de se parler sans défiance. Les riches restant sans doute riches et ce n’est pas un problème; mais les pauvres et les classes moyennes, ne se voyant plus harcelés sur leurs fonds de poches.

    1
    1. Les riches resteront riches, et c’est un problème, s’ils continuent à faire les poches des autres avec la bénédiction de la police et de la justice. Et ils ne sont riches que parce qu’ils font les poches des pauvres et les exploitent à mort inpunément.

      7
        1. Bunuel, revient, ils sont tous devenus bourgeoisistes! Et par la même occasion, si Pasolini pouvait revenir aussi, je me sentirais moins seule. Aujourd’hui, défendre la classe ouvrière, c’est être un ” stalinien'”, Donc Hitlérien. Je répète, Bunuel, Pasolini, au secours! Et la gaine, le mépris du peuple, ça s’appelle comment déjà?

          1
          1. Pasolini, ah oui ! Dommage qu’il n’ait pas trouvé le financement pour son tournage de la vie de Saint Paul. Lisez en tout cas la préface de Badiou à son scénario.

            Saint Paul/ Pasolini/ Badiou/ Jorion, quelle équipe !

            1
              1. Beau texte de PJ. Bravo. Pas compris pourquoi PPP choisit NY comme capitale de l’occupant et pas Berlin puisque Paris est sous la botte nazie. Quoique… Complément d’accord avec Badiou pour sa conclusion “lugubre”. Ce que nous sommes en train de vivre lui donne raison me semble t- il . Et c’est à se pendre. Le Christ s’est sacrifié pour rien dirait-on, l’humanité n’est pas sauvable.

                1. Sais pas ! Il faudrait le demander à PPP mais chacun a des idées dont il ne sait rendre compte d’où elle viennent, sinon en bouchant le trou par des réponses dont la suggestion sous hypnose montre le caractère bouche trou. Ceci dit, ne sommes nous pas occupés (surtout P.J.😊 ) par les United States of America au sens où l’occupation militaire n’est qu’une forme d’occupation. Il me semble exclut de ne pas s’apercevoir que métaphoriquement les Hommes en colonisent d’autres (les idées circulent) depuis la nuit des temps, c’est le progrès avec ses pertes. De là à demander une indemnité pour n’avoir pu vivre comme un gentil sauvage pré-historique, je renonce. L’idée de sauvetage a son fond de commerce chrétien, et comme avait déclaré ( à peu près) le frère d’un ministre de la Défense un jour à la télé « de quoi se mêle celui qui veut m’empêcher de boire » il s’affublait du titre de « ministre de la défonce ». Il n’a pas été sauvé… alors l’humanité ? Inconfortable d’occuper la posture d’un désespéré lucide, vive l’espoir du changement !

      1. Disons que je ne partage pas cette approche de l’état de richesse. Derrière cet apanage de classe sociale, il y a des hommes dont les actes méritent d’être jugés à l’aulne de ce qu’ils sont, et non à l’aulne d’un statut jugé péjoratif d’avance. Juger des actes c’est possible, juger l’homme me semble s’écarter d’un droit chemin, juger l’homme pour sa situation encore plus.
        N’oublions pas qu’il y a eu aussi des milliardaires rouges (jean baptiste Doumeng), ou des Dassault (l’ancien) à droite, dont les actes n’ont pas toujours démérité. (Les ouvriers Dassault avaient des avantages supérieurs à ce qu’avait octroyé par la suite le Front Populaire; c’était un homme aux idées politiques ringardes, mais aux actes progressistes dans son entreprise pour l’époque).
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Doumeng
        La paysannerie du sud-ouest lui doit d’avoir pu garder plus longtemps de petites exploitations familiales soutenues par des coopératives d’équipement et de commercialisation . Les paysages en ont été grandement préservés (en comparaison avec d’autres régions livrées à la concentration des grands domaines de monoculture), autant que le pouvoir d’achat des travailleurs agricoles.
        Aujourd’hui il faut faire attention à nos acrimonies sans tomber dans le politiquement correct qui fait qu’on n’appelle plus un chat, un chat…, et qui a permis le cancer de la gauche caviar. Mais l’époque se “brunise” et même nos verts sont marrons:
        https://www.lefigaro.fr/culture/artiste-c-est-un-metier-la-mairie-de-bordeaux-sur-la-sellette-avec-ses-affiches-jugees-douteuses-20210412
        (Peu importe ce que ces verts cherchaient, la méthode c’est du Trump!)
        Alors je suis pour une gauche de justesse, juste assez pour prendre le pouvoir sans compromissions, assez juste pour faire la part des choses.
        NB/ Mais votre dessin est tout de même très bon, j’avais oublié de le préciser (crime impardonnable); il fait son office de remue-méninges.

        1. Merci Luigi. Je crois que c’est ça le rôle des artistes, remuer les méninges. Sinon c’est seulement un supplément d’âme qui fait chic.

  3. « Glücklich wie Gott in Frankreich » (Heureux comme Dieu en France); il suffit d’être bien placé auprès de lui pour en jouir! 🙂

    1. Et Dieu s’appelle Jupiter, en France , aujourd’hui. Les pauvres gens qui boivent un coup de rosé sur une plage se prennent des amendes de 450 euros, les friqués (tendance “politique et crustacés”, j’adore cette expression) qui claquent 450 euros dans les clandés se prennent des lots de consolation par les mediacrates macroniens quand ils se font engueuler. Argh! Ce que je peux être populiste aujourd’hui, alors! Ça se soigne, docteur?

      3
  4. Une photo pour Lallement? Doit on comprendre que vous avez finalement trouvé votre maître en terme de caricature en la personne de dame nature ? 😉

    1
    1. Ca, je dois dire qu’on ne peut pas faire mieux! Mais c’est surtout qu’il était plus de 23 heures et que je voulais faire partir le dessin. Et puis Lallement me déprime de trop. Il paraît qu’il adore la légion étrangère et les grosses cylindrées… ! Stupéfiant, non? Par ailleurs vous êtes le seul à avoir remarqué la chose. Vous devriez faire du dessin, ou de la critique d’art.

      1
      1. @Chantal montellier n’était-ce pas plutôt un clin d’oeil (involontaire apparemment et donc inconscient) aux longs débats sur le droit de photographier les forces de maintien l’ordre et de les publier, afin de permettre de les identifier et les soumettre à des mesures de rétorsion éventuelles …
        et donc à se placer dans ce cas J’accuse !

          1. N.B. Je précise qu’il s’agit d’une plaisanterie : si Chantal était vraiment en analyse chez moi, elle ne ferait plus que des petits miquets inoffensifs.

            1. Manquerait plus que ça.
              Baudelaire n’aurait donc sans doute pas écrit les fleurs du mal s’il avait été soigné par Paul.
              Nous l’avons échappé belle 😉

              1. Avec moi comme psychanalyste, Baudelaire aurait écrit “Les fleurs du bien”, Rimbaud aurait écrit lui “Le bateau sobre” et Victor Hugo, “Les Rupins”, et Léo Ferré aurait chanté “Il y a encore beaucoup de choses !”.

                Tiens, je vais mettre ça sur ma carte visite de psy : ça va faire venir du monde.

                3
                1. C’est Ferré qui a écrit “Les Rupins” (fabuleux 45 tours Barclay du début des années 60 titré les chansons interdites).

                2. D’ailleurs , en fait c’est Chantal qui est la psy ( j’ai bien dit “la” ) de Paul Jorion .

                  C’est elle qui me l’a dit .

                3. La grande mutation de Paul vers l’accomplissement de soi et l’efficacité économique.

                  Je me disais bien qu’il filait un mauvais coton à vouloir coller du socialisme à des traines-savates improbables.
                  On avait le choix entre la victoire de l’espérance sur l’expérience, impasse douloureuse garantie. Ou bien les lunettes roses déformantes, toutes aussi douloureuses quand le trottoir se rapproche brutalement du porteur.
                  Mais non, c’était autre chose…

                  [humour rare. Merci.]

                  1
                4. Les fleurs du bien? Le bateau sobre? Oulala,! Avec toi, il n’y aurait plus d’artiste, Paul. Plus personne pour dire le mal. Remarque ça vaudrait peut être mieux pour les artistes en question puisque, comme disait ma psy, feu Génie Lemoine-Luccioni, “dire le mal, c’est devenir ce mal pour les autres” Elle disait aussi: ” La société renferme ce que l’art et la psychanalyse libèrent. A partir de là, aucun progrès possible pour l’âme humaine. Juste pour la technique.

            2. Merde alors, mais je cours un grave danger en me rapprochant de toi alors, Paul! Tu es un normalisateur, sous tes airs rebels et malgré tes années pro provo, ainsi que ta sympathie for thé devil, enfin, pour la diablesse prénommée Odile. Celle qui chassé les crocodiles, la nuit, dans les rues de Paris. Que fait la milice?

      2. On m’a viré de la maternelle un an trop tôt parce que je savais lire et continuais à mettre de la peinture partout sauf sur la feuille 🙂 🙂 Après j’ai fait 3 ans dans une classe mixte CP/CE1 parce que ça le faisait moyen à la récré avec les “grands”… et j’ai trainé des lignes de calligraphie jusqu’au collège sans résultat je suis incapable de gérer l’espace sur une feuille ni même quadrillée. Il me reste la critique mais pour ça il faut de la culture 😉 un jour je me suis trouvé dans un diné “professionnel” en petit comité (on était 4) avec Mikel Barcelot et je savais pas qui c’était sic! A un moment, dans la discussion je me suis dis “tiens ce mec il parle de Camaron et de René Char comme s’il les avait bien connu ?? …” ça m’a mis la puce à l’oreille et le soir je l’ai vu aux infos avec le ministre de la culture qui remettait des prix à je sais plus quel festival international 🙂 :). Un gars super sympa, on surtout parlé des activités traditionnelles del campo tant ici en Andalousie que dans ses Baléares natales, les oliviers, la vigne, les amandiers, la simplicité de la vie des gens et sa difficulté aussi, etc. et je crois que lui aussi a passé un bon moment sans que personne lui demande de faire un dessin sur la nappe… 😉

        1
        1. Ah, Barcelo, en voilà de l’interaction lumière-matière (~sujet de mon labo, mais pas tout à fait avec la même signification) !

          Oui, m’a paru sympa de façon assez profonde.
          Dommage qu’il ait sans doute du mal à se rendre en Afrique comme il l’avait fait il y a 20-25 ans…

          1. Vaya même pas foutu d’avoir écris son nom correctement on dirait quand je vous dit que je suis une catastrophe culturelle 🙂

  5. La charmante Marine en Bavaroise chapeautée par l’allemand, aurais-je une lecture pervertie ?

    1. Pas du tout. Vous savez lire les images. C’est très rare aujourd’hui. Si la milice vous repére, vous êtes cuit. Voir c’est savoir. Donc, danger.

  6. C’est une erreur navrante que le titre de ce papier. Il fallait lire le Clan d’Estaing , une histoire revisitée du Plomb du Cantal et de la bête du Gévaudan. Bon courage.

    3
  7. Formidable! Merci pour cette publication. J’ai failli passer complètement à côté. J’étais dans l’ignorance totale de l’existence de ce film je n’en reviens pas! Un symptôme?

    1
    1. @Chantal Montellier

      ” Un symptôme “………non un confinement prolongé.
      Et des salles de spectacle au point mort …sauf rébellion en cours avec occupation de l’Odéon et partout en France dans les lieux de Kultur…

      Le DVD de M.Dufresne est en vente sur le site de Fakir. ( 20€ )

      1
  8. Bonsoir Chantal et toutes et tous.

    Merci de croquer avec sarcasme ce que même le “Garde des Sceaux” (si bien défendu par cnews et “L’heure des pros”…) osa qualifier de “climat de délation”, comme si sa vision très subjective de “l’indépendance judiciaire” était invité à séparer des jugements moraux et éthiques sur les finalités et moyens de séparer les pouvoirs… plus qu’embrouillés… On va bien rire (jaune) si sa proposition de téléviser les procès les plus “populistes”, par exemple, ne va pas aggraver, amplifier, intensifier, ce “climat de délation”.

    Mais peut-on en attendre plus d’un “Aquitator”, “chasseur devant l’éternel”, qui n’a eu de cesse durant sa carrière de “people” et de “star du barreaux” de défendre l’idée “qu’il y a du bon dans le coté obscure de la force” (idéologie d’extrême droite d’ailleurs) des puissant.e.s de ce monde, de la force des “tentations” auxquels ces “Hommes ordinaires” qu’ils sont, doivent “résister héroïquement”, “hommes” qui même s’ils ont fauté et été condamné (dans des prisons dorées, avec bracelets électroniques, etc), auront au moins sauvé système leur ayant permis ces écarts …?

    La cerise sur le gâteau, est me semble t-il, la défense du “chef cuisinier” des stars, qui se mettant en scène sur mis sur une sellette, à la suite de la vidéo en caméra cachée ayant fait explosé la polémique (celle de M6), déclara en substance, hier sur le plateau de “C à vous”, sur une chaîne du service public audiovisuel pourtant… pour sa défense… que ce n’est pas de sa faute s’il dispose d’un appartement de plus de 500 mètres carrés, sans ne savoir quoi en faire… sauf à recevoir des “convives de marque” dans le cadre de sa vie privée…

    Que croyez vous…? Que les “chiens de garde” de ce “canal historique” de la propagande gouvernementale, aient recadré à minima, ni même subtilité… l’indécence de l’aplomb de cette “précieuse ridicule élite”, abusant des bénéfices de ses privilèges, “d’être bien né”, des avantages de “l’argent appel l’argent” (qui sait combien le fisc récupéra sur ces activités mettant la vie d’autrui en danger, et non déclarées…?), de ces entrées privées à l’Élysée… sans risques… quand plus de 500 SDF en cette année morbide de crise sanitaire, de gestion chaotique et néolibérale de la santé publique… sont encore décédés dans les rues opulentes de richesses airbnb, etc… dans une indifférence aussi consternante… que le manque cruel de logements sociaux, de solidarité, de fraternité, d’égalité dans l’accès aux droits, de liberté pour celles et ceux subissant les “discriminations systémiques”, lorsque les inégalités injustices… s’aggravent et amplifient les risques d’une crise “sociale et sociétale”, quand les mesures de confinement font s’entasser dans les logements insalubres, délabrés, des familles de “première ligne”… pauvres, devant vivre avec la promiscuité du virus, ses variants, la promiscuité du manque de services publics, de “représentativités”, de lits de réa (services publics si saturés qu’ils doivent “assimiler” seuls “l’arbitrage privé” dans un “tri sélectif” façon “darwinisme sociétal” des patient.e.s atteint.e.s de la covid-19 – malgré vaccination… – subissant des facteurs multiples de comorbidité potentielle, et d’autres atteint.e.s de pathologies chroniques, dont le “bénéfice risque” entre les soigner immédiatement et plus tard, est aussi inconnu que les effets secondaires à moyen et long de certains “vaccins…”, traitements contre le “covid-long”…)…?

    1
      1. Ce qui m’attriste et met en colère, dans la bêtise ambiante du reproche récurant sortant sans cesse de la bouche des politicard.e.s (d’extrême droite, droite extrême, jusqu’à la macronie) répondant à leurs opposant.e.s de façon souvent hystérisée, des reproches vomis par des “chiennes de garde” et “donneurs de leçons de morales” s’en prenant à “l’iIslamo-gauchisme”, aux “ayatollahs de l’écologie”, aux “khmers verts”, etc… à propos du mot “populisme”… c’est de penser qu’il faille s’accoutumer”, “assimiler”, être dans “l’acceptabilité” de…. ; puisque aucunes “élites”, “représentativités”, n’ont prise faite et cause de corréler l’indécence “du coté obscure de la force” agissant “pudiquement” dans plus 500 M² d’un logement privé… à enfreindre les règles sanitaires, sociales, fiscales, etc… sous prétexte “de bonne exception culturelle” (la tradition culinaire)… à la mort de plus 500 SDF dans les rues, passant plus qu’inaperçue à la culture et au droit de savoir de la citoyenneté, une impression est donnée que de toute façon, ces 500 pauvres décédés (dont certains étaient des enfants, réfugié.e.s…) ne faisaient même plus partie du “peuple”… La confusion qu’elles-ils font entre populisme et populaire au sens de revenir à la réalité de fait et de terrain, est vulgairement confondante à ce niveau.

        Combien de pas il reste à faire avec ce genre simpliste de raisonnement, pour finir par dire comme un Trumpiste ; qu’il préfère chérir la mort de celles et ceux qui n’auront pas pu faire d’argent à cause du confinement, etc… à cause des regrets des propriétaires privés d’entreprises (assistés sans contrepartie – “ruissellement” – à contribuer de moins en moins aux financement sociaux, moraux, fiscaux… de “l’Etat providence” : immorale optimisation, flat tax, baisses des impôts de production sur société suppression partielle de l’ISF des cotisations sociales patronales, etc) ayant dus se séparer de leur “collaborateurs-trices”… que d’avoir publiquement à déplorer la perte des “perdant.e.s” (propos de Trump tenus au sujet des personnes décédées d’une infection à la covid-19 -mais aussi du manque de lits de réa, masques, médicaments, vaccins, etc )…?

        Et combien de pieds manquera t-il à si court terme (il paraît que les Français.e.s votent comme leurs pieds, quand ils ne vont pas à la pêche…?), pour finir par faire “assimiler” aux “temps de cerveaux disponibles” qu’à vouer un “culte féroce” à la seule “DICTATURE des émotions” capable de “rassurer” les doutes incertitudes de leur “ras le bol fiscal”, “poujadisme”, “bas instincts”, un discours “d’acceptabilité” consistant à faire passer les plus de 10 millions de citoyennetés survivant désormais sous le seuil de pauvreté, sous la coupe des inégalités territoriales, scolaires, de “destin” (NON RECOURS qui vont de la non redistribution du soit disant “pognon de dingue mis dans les minimas sociaux qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent” jusqu’au fait de ne pas porter plainte, se défendre par rapport aux “discriminations systémiques” impunies, à l’embauche dans l’accès aux logements, commises lors des contrôles aux faciès, “manifestation interdites” par une partie des 50% du personnel du “monopole de la légitime violence de l’État” votant pour l’extrême droite…), qu’elles ne sont pas du “peuple”, si elles s’abstiennent de voter, refusent de servir de cobaye aux phases 4 des “vaccins…” douteux, si elles se rebellent contre le fait de leur imposer du “travail gratuit”, “bénévolat contraint”, contre la fusion des prestations sociales, familiales, logement, etc imposée sur le revenu, si elles se révoltent contre l’alignement de l’âge de départ à la retraite – en net recul pour les plus pauvres précaires, dans l’espérance de vivre une retraite en bonne santé, surtout avec la réforme structurelle de l’assurance chômage, etc – aux taux de mortalité du coronavirus, alors qu’il faudra plus de 6 génération à leur descendance, pour espérer prendre place dans la file d’un “escalier social” menacé parle dérèglement climatique, la perte de la biodiversité, les guerres commerciales, monétaires de “civilisations”, l’effondrement du dialogue social et démocratique…?

        1
    1. Oui, ce rappel a du sens, mais la tronche dont vous parlez n’est pas si facile que ça à croquer.,. Enfin, pas pour moi.

  9. Anecdote sans importance: un enfant pauvre de 9 ans s’est pendu. Pardon pour ce misérabilisme de mauvais goût.

Les commentaires sont fermés.