Les “efforts sur la dépense publique” de Xavier Bertrand, par Alexis Toulet

Je note la volonté exprimée par Xavier Bertrand de “baisser de moitié les impôts de production pour améliorer la compétitivité de la France”. Ce qui appelle au moins deux remarques :

1. Payer moins d’impôts, qui serait contre sur le principe ? Seulement voilà, les maths sont une discipline implacable : sauf à vouloir faire du déficit – ce que Bertrand refuse – ou à augmenter d’autres impôts – ça n’a pas l’air d’être son idée non plus – il va bien falloir tailler dans les dépenses. Monsieur Bertrand veut “des efforts sur la dépense publique”, ce qui est une jolie formule, mais pour trouver 33 milliards d’ “efforts” parmi des charges au budget général de l’Etat qui se montaient à 344 milliards pour 2020 voté avant covid (voir page 5), soit une réduction de quasi 10%… il va falloir en réduire de l’Education, de la Santé, de la Défense, de la Recherche, de la Justice etc.

J’aimerais bien entendre monsieur Bertrand sur les moyens précis par lesquels il compte réduire de 10% les dépenses de l’Etat. Qui veut quelque chose en veut les conséquences… à moins que monsieur Bertrand préfère se taire sur le sujet ?

2. Le reaganisme c’était il y a quarante ans, Xavier ! Quoi qu’on pense de la chose sur le fond, elle pouvait au moins être défendue à l’époque avec l’argument “C’est quelque chose de nouveau à essayer”. Mais maintenant ? Alors que l’échec de la politique de l’offre est patent en Amérique comme en Europe – voir l’effet sur les inégalités, voir la désindustrialisation que pourtant Monsieur Bertrand se propose de combattre – alors qu’on en revient déjà à grande vitesse à Washington, alors que les Républicains encore adeptes des politiques à la Reagan ne sont plus que les dinosaures de leur parti ?

Citoyen français dépité, et au prix d’un écart de langage que je vous demande de me pardonner, je m’interroge : finalement quelle est la plus c…ne en France, la gauche, la droite, l’extrême-droite ou l’extrême-gauche ? Car enfin il y a compétition, et la course est fort disputée !

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145 réflexions sur « Les “efforts sur la dépense publique” de Xavier Bertrand, par Alexis Toulet »

  1. J’aime bien la fin.
    La course est pour départager le plus con. Ils ont tous leur chance respective. En effet, une course très disputée. Possible qu’ils seront tous 1er ex aequo, indiscernables.

    Le reste de votre texte, plus accablant, montre bien que le Monsieur nous prend pour des poires.
    Il y a pourtant une solution partielle à son problème: passer la TVA à 25% ou plus, ainsi que d’autres taxes sur la valeur. 35% semble une limite politiquement sensible. On se récitera le crédo: la TVA n’est pas un impôt et il est fondamentalement juste parce que tout le monde le paye.
    Avec un peu de chance, certains vont finir par le croire.

    Par ailleurs, la manipulation de la TVA et autres taxes est à libre disposition de la bureaucratie. Peut se faire en douce. Pas besoin d’interminables discussions de bout de gras au Parlement, donc un avantage politique considérable.
    On retiendra, et ce n’est pas nouveau, que les riches vivent très au-dessus de nos moyens.
    Merci.

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  2. J’abonde tout à fait en votre analyse. Nous sommes très loin des lendemains qui chantent . Il faudrait une toute autre grille de lecture et mettre en place un plan sur 10 ou 20 ans qui mette la priorité absolu sur un new-deal écologique qui puisse donner aux générations futures et actuelles un projet de vie . M. Bertrand a tout faux.

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  3. des recettes d un autre temps qui vont a contre courant de l économie mondiale et du monstre américain ,vraiment trop has been ,une copie de fillon le fêlon ,,,,l impôt doit être payé par les possédants ,je suis pour la méthode employée avec les templiers des temps présents

  4. Si l’on se fie à son CV, soit au “mérite” de “l’élite de la société civile” qu’il tente d’incarner au niveau local, à contrario il paraît de celles “élites” de “l”énarchie” de la capitale… des “technocrates” sur la sellette nous dit-on sur un ton apitoyant… et à son passage au ministère de l’emploi (comme à celui de la santé, il y a une “alternance” auparavant, son occupation du ministère du chômage), remplir les blancs de ses non-dits vis à vis de quelles dépenses sociales souffriront d’avoir à faire un “sacrifice” pour redresser “la France”, afin de compenser des baisses de financements locaux des collectivités et/où nationaux (l’impôt de production y étant dédié aux collectivités, sans compensations Étatisées, les déficits structurels et conjoncturels guettent en effet) est-ce outrager ses soit disant “bonnes intentions”, dont le coté obscure de leurs forces, restent “optimisé dans son immoralité”, que de suspecter que pour lui… un.e chômeur.e.s en inactivité, un.e pauvre au RSA (peut importe qu’il-elle touche un soi disant “pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent”, sans en voir la queue d’une cerise… et qu’il-elle subisse une “discrimination systémique” impunie à l’embauche, dans l’accès aux logements, dans les brutalités commises, lors de contrôles aux faciès “manifestations interdites”, par une partie des 50% du personnel du “monopole de la légitime violence de l’État”, votant pour l’extrême droite ou pour lui. Peut lui importe qu’il-elle précaire pauvre ostracisé.e soit en situation de NON RECOURS… N’est-ce pas sous sa mandature ministérielle que les NON RECOURS se sont accrus…?) peut se contenter de “travailler gratuitement”, pour les services publics locaux, hospitaliers par exemple, etc (une formation de quelques jours pouvant suffire il paraît pour pour que le manque de lits de réa, satisfait, trouve chaussure à son pied… Il sera possible de financer ses besoins financiers matériels et humains en vendant plus de tests covid-19 individualiste, à la semaine, et plus de doses vaccinales adaptées aux évolutions imprévisibles des variants) se séparant de “syndicalistes trop vieux-veilles pour être radicaux-ales”, d’employé.e.s administratifs trop nombreux pour rendre efficaces les institutions d’un “État providence” obsolète… (institutions à fusionner, comme les aides et prestations sociales à fusionner, pour soi disant mieux lutter contre les “fraudes sociales”, après leur imposition sur revenus) et surtout peut se satisfaire de faire du “bénévolat contraint”, d’être subordonné.e. aux propriétaires privés d’actions et d’entreprises… devant prouver que leur assistanat ne fut pas sans contrepartie, s’ils reprennent une activité productive, s’ils relancent l’économie, le pib, en faisant baisser (mais pas trop non plus) la courbe du chômage …?

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  5. Et ce type se prétend “gaulliste social” !!!
    Les dépenses publiques, il n’a pas craché dessus quand il usé de son pouvoir de ministre pour faire transférer la CPAM du chef-lieu de département vers sa bonne ville de Saint-Quentin.
    Les dépenses publiques, il n’est pas contre non plus quand il est question de financer ses copains chasseurs qui tiennent une bonne place au conseil régional des Hauts-de-France.
    Je sais ce que je vais faire en juin prochain, mettre toute mon énergie au service de la liste menée par Karima Delli et renvoyer cet individu dans les poubelles de l’Histoire.
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-politique/le-billet-politique-du-vendredi-12-mars-2021

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    1. Gaulliste social: double injure. Au Grand Charles, et au social. Dire que c’est encore comme ça qu’on nous le vend! Si Bertrand est social -pourquoi pas socialiste, tant qu’on y est-, je suis Dieu le père.
      Bon courage pour votre méritoire travail d’éboueur. Vous avez une chance. Dans la mienne, c’est mal parti. Et avec pire: l’homme à la parka rouge. Qué misère!

  6. Pas 5 mais 50 ans de décalage.
    A moins que… ce soit la version chiffrée, compensée que tout un chacun s’inquiète à devoir débourser pour régler la transition écologique.
    Mais dit tel que, c’est vraiment un message d’appauvrissement à destination des “grands argentiers” pour s’attirer leurs faveurs et une aide substantielle et tonitruante.
    Xavier pas assez cet homme là.

    Faut-il y voir autre chose ?

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  7. Quand je vous disais que c’est le digne successeur de Macron Ier !
    Et qui est le Groupe qui va le choisir comme leader ?

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    1. Le groupe hésite encore avec Edouard Philippe qui a déclaré il y a deux jours, comme Macron à Hollande en 2016 : ” je suis un homme fidèle mais aussi un homme libre !” ….
      Ce qui annonce assez clairement une trahison. 🙂

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      1. Ah c’est sûr, Edouard Philippe a un beau pedigree : Enarque et Haute fonction publique !
        A côté, Xavier Bertrand fait un peu va-nu-pied 🙂

        1. Oui, enfin bon, ça fait deux types, 4 prénoms, mais un seul programme : le même toujours.

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          1. Et oui, c’est le programme du Groupe !
            Le leader est humain, donc fragile. On peut toujours redouter un dérapage sur une moquette d’hotel, un emploi fictif dans la famille, des fonds de campagne d’oringine libyenne… Bref, il est important d’avoir plusieurs chevaux en course qui soient interchangeables.

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  8. C’est vrai que sur ce plan il fait plus fort que Macron. Quand on veut bien ratisser à droite, faut rallonger les dents de l’outil.
    https://www.bfmtv.com/economie/la-recette-de-bruno-le-maire-pour-revenir-sous-les-3-de-deficit-en-2027_AN-202104090005.html
    Notez que pour Macron (via Le Maire) il n’est pas question d’austérité. Un peu comme le nouveau confinement: ce n’était que “des mesures étendues”. Mais on va inscrire ça dans le marbre de la Constitution. Des fois que.

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  9. Vous faites mouche avec votre argument sur l’âge du reaganisme !

    On nous présente comme des idées modernes et innovantes des idées qui ont plus quarante ans et qui ont fait la preuve de leur inefficacité. C’est assez terrible.

    Malheureusement es solutions alternatives ne pourront jamais émerger à cause de la chape de plomb médiatique. Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai vu un Jorion, Todd, Piketty, Saez, Porcher ou autre porter le fer sur un plateau de télévision ou une émission de radio grand public.

    Les perspectives à court et moyen termes sont désespérantes.

    1. @Manuel
      Malheureusement, Paul Jorion a complètement raison. Néanmoins, j’ai une petite question : Je suis persuadé que Xavier Bertrand ne s’imagine pas une seconde être un « dinosaure » de la politique, mais bien comme un « moderne ». Pourquoi ?

      1. Pourquoi X Bertrand ne se voit pas comme le diplodocus qu’il est ?

        Parce qu’il existe encore quelques univers dans lesquels il est encore vivant , mais le nombre est en chute libre !

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        1. @Thomas Jeanson,
          Bien sûr, je ne vous apprendrai rien en vous rappelant, que Xavier Bertrand pense être le digne représentant d’un «gaullisme moderne» ; c’est-à-dire, d’une «droite sociale» tournée vers l’avenir, et non sur des valeurs considérées comme dépassées. Une droite sociale, moderne, donc, qui serait à la fois « proche du peuple », et qui plus est, capable de rassembler le plus grand nombre.

          Mais comment compte-t-il s’y prendre pour relancer le pays et transformer son économie ?
          Eh bien, tout simplement comme d’autres l’ont fait avant lui, Xavier Bertrand veut avoir recours à la devise républicaine, Liberté, Égalité et Fraternité, afin de redonner en 2022, un nouvel élan d’espoir aux Français.
          Seulement, en plus de libérer la France des contraintes du passé (comme Macron), ou de faire appel à la liberté et à la responsabilité individuelles (comme Sarkozy), il souhaite responsabiliser plus fermement les territoires afin qu’ils deviennent concrètement de puissants leviers d’adhésion pour relancer socialement et économiquement la Nation.

          Et, c’est là que ça commence peut-être à devenir intéressant, car si Xavier Bertrand veut libérer davantage les territoires en même temps qu’il propose de libérer encore plus les entreprises de l’impôt, ne risque-t-il pas d’amplifier le rapport conflictuel entre égalité et liberté ?
          En effet, n’oublions pas que la liberté est ambivalente dans le domaine économique, puisqu’elle peut conduire à « la domination des faibles par les forts ».
          Alors, pourquoi Xavier Bertrand veut-il décentraliser ?
          François Mitterrand, en 1981, déclarait : « La France a eu besoin d’un pouvoir fort et centralisé pour se faire. Elle a aujourd’hui besoin d’un pouvoir décentralisé pour ne pas se défaire ».
          Mais si on décentralise pour libérer, jusqu’où ira la responsabilisation des français ?
          Emmanuel Macron : « Je suis pour les libertés parce que je pense que dans notre système économique et social, la liberté permet d’accéder à une plus grande égalité. […] C’est faire rentrer la liberté dans la maison des pauvres. C’est ça le socialisme. La clé, par la liberté, par des ouvertures, c’est de redonner des égalités d’opportunités. »
          Bref, ce que je crains, c’est qu’au bout du compte, sous couvert de proposer plus de libertés et responsabilités aux territoires, le projet de Xavier Bertrand n’aboutisse à rien d’autre qu’à intensifier la concurrence entre les opérateurs publics et privés.
          Car, de l’éducation à la sécurité, toutes les fonctions assurées hier par l’État seront plus fortement menacées par des institutions privées, libérées du carcan étatique, creuseront de nouvelles inégalités entre les territoires, et dont l’État ne saurait plus être tenu pour responsable, du fait qu’il se sera déchargé d’un grand nombre de ses missions et responsabilités…
          Et, pour conclure, qu’on finisse par entendre dire que si la situation va de mal en pis, c’est à cause de l’irresponsabilité des citoyens et de leur refus de faire rentrer le risque dans leur vie, et nullement à cause de l’État.
          ……….
          Enfin, quand la crise de coronavirus finira, certains prédisent une vague de désir de liberté déferler sur le pays !
          Du coup, j’imagine bien de gros dinosaures surfer sur cette vague pour nous vanter avec impétuosité que, naturellement, tant qu’il y aura de la liberté, il y aura le risque de « tomber en chute libre »… dans la pauvreté.

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    2. @Manuel Mais le keynesianisme Rooseveltien est-il vraiment plus récent ou moderne ?
      (que le Thatcher/Reaganisme Miltonfriedmanien d’un Beregovoy/Naoury adaptant la France ?)

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  10. Bon courage à ceux qui misent sur une miraculeuse mutation keynésienne de la droite française…

  11. Avant de tailler dans les dépenses, quelques pistes pour rétablir les recettes de l’Etat . . .

    1/ le consentement à l’impôt se fait sur un projet
    2/ l’impôt doit être progressif et ne pas reposer sur une tranche réduite de la population comme aujourd’hui
    3/ l’augmentation des salaire abonde automatiquement les caisses de l’Etat
    4/ Évaluer chacune des niches fiscales et supprimer les niches injustes, inefficaces socialement ou nuisibles écologiquement
    5/ le renforcement de la lutte contre la fraude fiscale abonde automatiquement les caisses de l’Etat
    6/ Supprimer la flat tax et imposer les revenus du capital comme ceux du travail
    7/ Instaurer un revenu maximum autorisé?: 100% d’impôt pour la tranche au-dessus de 20 fois le revenu médian soit 430 000 euros de revenus annuels
    8/ Rétablir et renforcer l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF)
    9/ Augmenter les droits de succession sur les gros patrimoines et créer un héritage maximum pour les fortunes les plus importantes (égale au patrimoine des 0,01 % les plus riches, soit 33 millions d’euros en 2012)
    10/ Réduire la TVA sur les produits de première nécessité et réinstaurer une «?TVA grand luxe?»
    11/ Refonder l’impôt sur les sociétés pour établir l’égalité devant l’impôt entre PME et grands groupes, instaurer un barème progressif et favoriser l’investissement plutôt que la distribution de dividendes

    liste non exhaustive . . .

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  12. C’est quoi la compétitivité de la France selon Bertrand ?

    PS : ce ballon sonde est très fragmentaire . Dans le même genre et peut être plus douloureux il y a le dossier “retraites”, et je surveillerais plus Lemaire que Bertrand .

    Il reste que le dossier “qu’est ce qu’on fait après le la bombe atomique Covid ,” sera bien évidemment dans le débat “présidentielles ” au même titre que le dossier ” Europe” auquel il doit être lié pour qu’il y ait de vraies chances de rémission et convalescence dans nos pays . Si la solution n’est pas de type keynésien , on n’ aura pas besoin d’une nouvelle pandémie pour tous crever quelque soit la couleur du chou qui prétend nous gouverner .

    Mais il m’est clair que les solutions à l’ancienne et petit bras , telles que celle avancée , ne sont pas à hauteur du défi socio-économique systémique qui est notre avenir . Surtout si on le joue national .

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  13. A lire les commentaires, ils font le choix de prendre Xavier Bertrand au pied de la lettre.
    Ma petite règle à six sous :
    – La droite n’a pas besoin de théorie mais d’une “dynamique d’affect” (je préempte…) du discours médiatique, nada mas;
    – La gauche dit qu’elle a besoin de théorie sur la base d’un constat que truc exploite machin et l’inégalité augmente, mêlée de restes moraux (aider les pauvres , ou “ses” pauvres pour certains).
    => La théorie marche rarement vu le nombre de façon de projeter des idées vraisemblables sur une réalité historique allant quotidiennement du sordide au sublime. Et les médias ne savent pas en rendre compte, donc même si “la théorie marchait”, les électeurs ne s’en rendraient pas vraiment compte.
    => La dynamique d’affect dans le cas des Hauts de France, elle dit assez fort que tout pauvre est un assisté en puissance, qui pompe la ressource publique. Département à fort passé social, tous les votants de quelque âge ont eu des ami.e.s dans l’assistance sociale et métiers apparentés, qui ont évidemment transmis en anecdotes peu reluisantes les dérives qui ne manquent pas d’exister mais qui statistiquement restent minimes. Ce que j’ai pu en tâter côté 62 (dept) était en proportion bien plus grande que ce que j’ai pu me faire rapporter côté 44. Je ne doute pas que Xavier Bertrand ait calculé que c’est un marqueur de son électorat, et qu’il sait bien que s’il était aux manettes du pays (et pas que de la région), les philosophies budgétaires sont dans un flou poussé, et l’austérité n’est nullement un marqueur du moment dans le contexte des QE, des taux zéro etc.

    Bertrand a quand même des souvenirs de l’assureur qu’il fut et doit comprendre que la situation de taux 0 est exceptionnelle mathématiquement et son avenir est le plus imprévisible qui soit mais sur le terme le plus long qui soit (zéro x infini =quelque_chose_mais_quand-et-combien ?)

    Bref, si on veut comprendre les faiblesses de Bertrand, il faut déconstruire en amont ce qui fait fonctionner cette rhétorique. Mais, pas de chance si on ne sait le faire qu’avec de la théorie…. !

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    1. Déconstruisons:
      1-En campagne, le Monsieur nous prend pour des poires. C’est une attitude tactique (‘posture électoraliste’) pour mieux ferrer le goujon assisté. Car…

      2-Elu, il re-devient intelligent et fait des miracles (Okay, je pousse le bouchon trop loin…).

      Invraisemblable.

      Je connais la suite: ” [A partir de ce moment] Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants”.

      J’espère, vu la très faible morale (respect des électeurs, clarté, franchise, honnêteté) qui les agite, ils vont se ramasser une bâche mémorable, genre élu avec 15% des inscrits. Me semble qu’on y va d’un pas assuré.

  14. Ceci me fait penser à Mr. Fillon qui, lors de sa campagne présidentielle, proposait pour augmenter la productivité d’augmenter le nombre d’heures de travail hebdomadaires.
    Christian

  15. Alors, comme cela on ne parle plus de Mélenchon.
    Oui, des aspects de sa personnalité me dérangent mais j’ai l’âge aussi d’avoir été dangereusement perturbé, souvent, par celles des présidents successifs depuis les débuts de la 5ème République. Ici, nous savons pourtant qu’il n’est pas de bonne pratique de s’attacher seulement au caractère – sale ou méchant, parfois, – et aux mauvaises manières dont tous se sont rendus coupables.

    Alors, comme cela, on ne parle plus de Mélenchon. Mais moi je veux en parler encore. Je veux exprimer mon désir qu’un homme seul jamais plus ne dirigera notre pays pour, d’ornière en ornière, le conduire à la catastrophe. Car nous en avons connu des déraillements de toute nature depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Je plaide même si cela peut sembler un vœu exorbitant pour des formes démocratiques complexes qui impliquent les citoyens dans leur ensemble lors des prises de décisions. Anarchie et Écologie, sans ce soucier d’aller à toute vitesse vers une fin unique, un progrès sans conscience. Alors Mélenchon seul ? Certainement pas mais pas plus que Bertrand, Pécresse, Hidalgo, Jadot, Hamon, Machin Bidule ou Chouette. Même Ruffin ? Même Ruffin.

    Ce qui dérange, ici et ailleurs, au fond, ce n’est pas tant la personnalité de Mélenchon que le contenu de son discours et ses analyses. J’ai voulu faire l’effort de me préoccuper de ce qu’il dit plutôt que de savoir qui il est. Ni meilleur ni pire que d’autres. Que moi. Je plaide depuis des années pour que l’on produise un discours sur le cadre dans lequel nous devrons vivre après avoir vécu dans celui qui n’était rien d’autre qu’un cadre virtuel, une construction absurde et sans nuances. Qui peut en effet comprendre et justifier que l’humanité consomme 1,7 planète chaque année. Ce repère seul devrait suffire à se débarrasser des neuf dixièmes, au moins, du personnel politique et pour de bonnes et vraies raisons. Ainsi allons-nous de ” jour du dépassement ” en ” jour du dérèglement ” chaque année plus précoces sans nous mettre vraiment en colère.

    Alors à quoi sert Mélenchon ? Tout simplement à décrire le cadre, ce que ne veulent ni ne savent faire ceux dont on nous rebat les oreilles, ici ou ailleurs. Ni Jadot, ni Hamon, ni Piketty, ni Hidalgo pour s’en tenir à ceux dont on va répétant qu’ils sont de gauche sans ne plus jamais se demander ce que signifie l’être aujourd’hui. Qui l’est ? Le suis-je ? Je le fus passionnément selon une acception bien précise. Je ne crois plus l’être selon cette vieille lune. Alors haro, car je suis devenu un baudet aux yeux des toujours bien-pensants.

    Et pourquoi, la gauche proprette est-elle incapable de produire un discours neuf, de brosser un décor acceptable pour que se jouent désormais toutes nos scènes nouvelles ? Parce que tout bêtement, elle est incapable de reconnaître la nécessité de rompre en fin et définitivement avec le capitalisme dont nous nous savons pourtant les drames qu’il a portés et les destructions dont il est la cause. Comment vivre sans le capitalisme, sans faire l’effort de penser son absence paraît tellement irréaliste que l’on préfère s’abstenir et ce faisant tabasser sans nuances ceux qui s’y livrent. Mais nous dit-on, il faut prendre le temps d’une nécessaire voire d’une indispensable transition. Sans doute mais nous y sommes, la crise sanitaire est la transition qu’il nous fallait. Le problème n’est pas l’impôt mais l’organisation de la production et de la distribution, la planification des échanges. Ce n’est pas ici que je vais donner des leçons dont Paul nous a convaincus qu’elles relevaient d’une science économique qui n’existe pas et n’a jamais existé.

    Alors ? je vous engage à faire comme moi, à vous pencher sur le discours de Mélenchon qui n’est certes pas un anarcho-écologiste mais qui dit aux gens du peuple ce que nous voulons entendre. Et que l’on ne me cherche pas sur le sens de certains mots. Chacun sait que les querelles lexicales ne cachent que des mauvaises volontés.
    Prenez le temps d’écouter ceci : ” Meeting sur l’eau ” et dites avec quoi vous n’êtes pas d’accord.

    https://www.youtube.com/watch?v=AaEbLU4kF4I

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    1. Vidéo déjà signalée , commentée et mise en ligne par DUP . Décidément faire des vidéos paie , mais notre hôte le sait déjà .

      J’ai déjà émis le commentaire que le programme établi par LFI pour 2017 était parmi les deux ou trois cohérents et portant un peu de sens . J’ai aussi dit en quoi je ne pouvais et voulais pas le suivre , principalement ( en 2017 et 2022 ) :

      – une réforme institutionnelle franco française dans le monde interdépendant et les enjeux où nous sommes est d’une inutilité totale, et juste une occasion narcissique de chicayas et perte d’énergie gauloise .
      – le chemin vers l’Europe des peuples ( que tout le monde et tous les partis affichent ) n’y est pas inscrit de façon réaliste et recevable par nos partenaires ,
      – le sort fait à l’Euro et l’Otan me parait être une balle tirée dans le pied .
      – le sort du nucléaire et son évolution dans le temps n’est pas tenable de façon rationnelle .

      Au delà de ça , je ne m’effraie pas trop des tentations instinctives de Mélenchon de verrouiller de façon pas toujours aussi démocratique que prétendue , son mouvement . C’est une tendance assez répandue chez les meneurs de tempérament qui souvent sont à la “tête des partis”, et , comme partout , on peut espérer que c’est par des coups de poignards dans le dos venant de l’intérieur même du parti, que les mégalomanes sont ramenés à la raison . Par contre , je suis carrément effaré quand un député quel qu’il soit se drape dans ” la République , c’est moi ! ” devant un officier de justice . Là , je m’écarte .

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      1. Un gendarme et un policier en civil et armés, donc l’exécutif, pas le judiciaire, petite nuance… Et soit dit en passant un jour de remaniement du dit exécutif….

        Le jour ou on perquisitionnera M Jorion et qu’on aura votre mail et votre identité vous en penserez quoi? Figurez vous que mon mail devait être quelque part sur les ordinateurs saisis, je m’en fout mais si j’avais été haut fonctionnaire, militaire ou juge j’imagine que ça aurait pu porter préjudice à ma carrière… A quoi bon voter dans un isoloir à ce compte?

        Allez tiens faites vous plaisir avec les vrais images qu’ils ont été obligé de sortir pour le procès et pas le montage que vous avez du voir pendant de semaines à la télé :

        https://www.youtube.com/watch?v=U65CDIO03do

        On attend toujours les mises en examen sur la base des éléments saisis, novembre ne m’étonnerai pas?

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        1. Je me fous un peu des montages ou pas vidéo , mais si Paul Jorion ou quiconque vient me dire ” la République c’est moi ! ” , je le laisse là et je le surveille du coin de l’œil .

          1. Pas d’accord.
            Je n’avais jamais vu cette vidéo continue de +40′ ..qui démarre bien avant l’arrivée de Mélenchon et permet de se rendre compte des réelles circonstances qui entourent la fameuse sortie ” la R. c’est moi !” … sauf que ce n’est pas une proclamation égotique car elle suit une échange d’influence psychologique avec les “policiers/gendarmes/gardiens de porte interdite” qui vaudrait ( à mon avis ) la peine d’être retranscrit terme à terme. Pour bien saisir cette gradation qui amène à cet acmé , ultime instant d’essai de JLM de gain d’ “intimidation” non violente face à ces “impassibles mais déterminés représentants de l’ordre”.

            Cette vidéo affine ma compréhension du personnage dans le sens positif.
            Bien entendu pour le meilleur(le boost d’un programme défini) …ou le pire (s’il n’avait pas de contre-poids).

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            1. Un élu n’est pas la République . Il la sert et la défend au même titre qu’un OPJ . Surtout s’il se présente ( ou est ) président de ladite République .
              Et il maîtrise sa parole car dans la cage aux fauves internationale , c’est particulièrement requis si l’on veut survivre et le pays qu’on représente par la même occasion .

              1. Je respecte évidemment ce que vous venez d’écrire. Cependant…
                Cependant dans le cas décrit (et répercuté partout , avec coupures inévitables mais au final débouchant sur une déformation du miroir virant soit à la grandiloquence gratuite soit au ridicule ) on n’est pas dans la ” cage aux fauves internationale ” mais bien “à sa porte” , dans sa propre cage d’escalier , où.. l’intimidation physique étant interdite…il ne reste disponible que la puissance des mots!
                Vous qui évoquez parfois aussi l’action syndicale devriez , à mon estime , être sensible aux réelles circonstances révélées par cette vidéo continue… contrastant avec le tableau-“résumé” médiatique fourni urbi et orbi qu’on va voir et revoir “ad nauseam” jusqu’à mars 22.

                1. Comme délégué syndical , je n’ai jamais prétendu au poste de président de la république , de député ou de maire , et mes seuls limites sont celles que me donnent mes mandants et le respect de la loi commune . Comme fonctionnaire , j’ai toujours maitrisé mes paroles et essayer de garder mon rang de simple serviteur de cette même République .

                  Mais la personne de Mélenchon ( ou des autres ) n’est pas ce qui fonde mes options et paris . Elle ne concerne que celles et ceux qui l’accompagnent .

                  1. Votre dernier paragraphe ( ” Mais la personne…… celles et ceux qui l’accompagnent “.) me laisse perplexe.
                    Si j’ai bien compris vous avez plus que des réserves sur certain(tous?) les “compagnons” de route de JLM…donc sans doute de ceux qui furent élus(grâce à lui) …et seraient donc très susceptibles d’obtenir des postes importants..en cas de succès.
                    Si vous pouviez détailler , cela m’agréerait pour combler certaines de mes lacunes.

                    Et pour en finir sur le plan syndical , j’évoquais en référence l’époque (révolue??) des confrontations revendicatives , que l’on peut encore parfois distinguer aujourd’hui , mais uniquement sur un plan défensif vu le manque global de solidarité.
                    En aucun cas ce policé syndicalisme “de la gamelle” qui s’est imposé suite à la graduelle division/trahison/collaboration de certains.
                    “Vae Victis”.

                    1. Je vous laisse vos présupposés sur le mode d’exercice de mes aventures syndicalistes ( vous êtes syndiqué ?) , et votre accaparement bourgeois des confrontations violentes telles que celles ayant eu lieu il y a plus de trois générations ( un de mes grands oncles a té gravement blessé dans la fusillade de 1869 à la Ricamarie).

                      Je n’ai aucune prévention vis à vis des personnes de qualité qui se reconnaissent dans un projet tel que celui de la LFI . Je dis simplement que les appréciations sur la personne de Mélenchon ( qui en a aussi , des qualités ) , ne me concernent pas pour fonder mes choix politiques , et qu’elles ne peuvent donc qu’incommoder ou réjouir ceux qui le côtoient .

                      Qui se sent morveux , qu’il se mouche et comble ses lacunes tout seul .

    2. @ PASQUET Régis
      Je vous souhaite bien du courage.

      Pour ma part, j’essaye de temps en temps depuis environ 6 ans, sans succès. En fait, une accumulation de flops .

      J’ai pourtant tout tenté.
      En vrac:
      -Tribun de comice agricole,
      -Porteur de bretelle beaucoup trop larges (allusion transparente à Doriot, comme la précédente. Un flop total)
      -Fomentateur de coups d’Etat, attentatoire à l’intégrité de l’Etat et des institutions.
      -Bave écumeuse à la bouche, une constante.
      -Eructations, imprécations et autres, en rapport avec ses violents bruits de bouche.
      -Bouche sanguinolente à cause du couteau y placé.
      -Consommateur matinal effréné de bébés tibétains (très vieille, celle là)
      -Agent d’influence stipendié de Cuba, de la Chine, du KGB et d’autres.
      -Traitre à tout: au Prolétariat, à la France, à l’Europe, au Monde et à l’Univers.
      -Choix déplacé de la couleur de la cravate (pour mieux étrangler la République avec …)
      -Alternativement Brun et Rouge, en successions rapides très désorientant.
      -Primaire, populiste et démagogique.
      -Tenue négligée.
      Il me semble que les 2 dernières ont eu quelques succès, surtout la dernière, en effet fondamentale. Je peux me tromper, c’était bien avant le vote positif en bas d’article.

      Bien entendu, j’accompagnais ces textes d’exemples vidéo illustrant à la perfection mes propos, tout comme vous le faites. Souvent fournies par Dup.

      Une fois, dans mon désespoir, j’ai été jusqu’à dire, que l’intellectuel engagé Mélenchon était des nôtres. (J’en suis fier, c’était particulièrement osé.) Bien entendu, un flop. Qu’il volait les idées à Paul, mais pas toutes. Comme on l’imagine, une bordée d’injures amères. Et qu’enfin, le programme de la FI était le résultat d’une élaboration collective, bien pensé et équilibré. Il représentait ainsi un compromis intéressant. Réactions: rien.

      Seul l’homme les intéresse afin de pouvoir l’assassiner. Comme dans Lucky Luke: “Pendons-le d’abord. Nous le jugerons ensuite.”

      Ne désespérez pas.

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      1. @Daniel
        “réactions: rien”
        Il me semble que les échanges à ce sujet entre commentateurs ont été nombreux lors des précédentes élections présidentielles 😉
        PJ a clarifié sa position sur JLM et nous sommes un certain nombre à ne pas la partager.

      2. Ici ils ont été jusqu’à publier les échographies de la femme enceinte de Pablo Iglésias… Quand on a vécu les campagnes espagnoles blablavenezuela voir exactement la même chose en France, le matraquage des dernières semaines sur le vénézuela et l’alba c’était hallucinant, quasiment du copier coller! Ah j’allais oublier, ils lui ont aussi coupé le réseau whatsapp la dernière semaine avant la dernière élection à Iglésias, juste comme ça, sans aucune raison valable petit coup de pouce de facebook… Si Mélenchon passe je peux vous dire que les vrais problèmes ne font que commencer, en face c’est loin d’être des enfants de coeur ils iront au bout de l’ignominie, c’est terre brulée garantie. Au fond je crois que c’est ça que M Jorion se refuse à cautionner quoiqu’il en dise il sait très bien ce que signifie entrer dans un rapport de force avec ces gens là, le “Méchancon” n’est qu’un prétexte. Si Marx avait su tout le malheur qui en découlerait, il aurait peut être brulé le Capital au lieu de le publier. On attribue bcp de morts au communisme mais la réalité c’est que nombre d’entre eux sont surtout dus à la guerre sans merci qui lui a été faite. On aura affaire aux même forces mais en 2.0 si on veut mettre en place une écologie socialiste (j’ai pesé l’ordre des mots), tenez vous le pour dit, l’élection de Mélenchon serait un grand malheur, une terrible épreuve pour nombre d’entre nous, et pas forcément les plus favorisés. Comme disait Brel “l’espoir youpie la fleur au fusil c’est un pêché”…

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    3. @ Pasquet Régis

      Votre commentaire me va parfaitement. Une nouvelle organisation démocratique s’imposera à n’en pas douter et la VI république souhaitée devra en finir avec la culture ridicule du ” chef-tout-puissant-enfermé-dans-son-bunker-élyséen-et-qui-décide-de-tout “. Mais au regard de l’inertie et du déni de la cléricature politique qui ne veut rien changer et faire comme “avant”, je privilégie au vu de la réalité présente celui qui déconstruit le cadre pour reconstruire différemment. Étant démocrate, je ne vois personnellement que trois personnes qui mettent les pieds dans le plat véritablement, Jean Luc Mélenchon et son équipe ( LFI ) , Delphine Batho ( Génération Ecologie ) et Sandrine Rousseau (EELV) . Ici pas de langue de bois. Si je voterai sans problème pour le premier, je voterai sans problème pour les autres personnes citées si les circonstances me le commandent. Merci pour votre message. La personne en question n’est pas une fin, c’est un moyen, une force de frappe pour nous permettre dans les faits de changer de paradigme, légalement, démocratiquement. Pour l’instant, la force d’entraînement va vers lui. Nous verrons bien la suite dans six mois. Rien n’est définitivement écrit.

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    4. Réduire Mélenchon à un mouvement de colère ( « la rėpublique , c’est moué » ) , c’est ce que veulent les médias dėfendant l’intérêt de puissants .En rester à l’attaque ad hominem pour ne pas prendre le risque que les arguments soient entendus.

      Millionnaires , milliardaires qui trouvent fondamental d’influencer l’opinion publique par médias ou institut de sondage interposés : as t’on une liste mise à jour ?

      Rentre dans les mémoires le slogan publicitaire maintes fois répété, le sur-éclairage de ce qui peut faire scandale ( facile à provoquer ), les messages subliminaux ou manipulations invisibles des prolox ( ciblage des pubs grâce à l’Internet, storytelling , mug et cie ),sans oublier le trait humoristique fatal , celui qui fait mouche .

      Pour l’instant , on a droit à des sondages bidons , des émissions humoristiques( à fort audimat) qui ne peuvent être comptées dans les temps de campagnes électorales ( et de surcroît sans droit de réponse) , un storytelling de plus en plus amusant ( selon le président , on aurait des problèmes parce qu’on a manqué d’ambition, sans oublier le flaconnage des vaccins assimilé à la production de vaccins, les « victoires « sur le front de la vaccination qui comparées à nos voisins sont autant de défaites ).Mais bon…la vaccination avance petit à petit , tout comme le nombre de variants qui rendent potentiellement inutiles les performances du vaccin du jour .

      PS : la vidéo de Mélenchon est longue , trop longue .Adaptée aux militants déjà convaincus .
      Pas assez de pédagogie , pas assez de questionnements.UN peu comme mon commentaire.

      Vidéo de Méluche, Un bel effort graphique cependant ,l’équivalent d’un beau costume propret d’autrefois.
      L’idée d’une petite bestiole qui se ballade dans une vidéo , une idée à reprendre pour s’assurer l’audimat ?
      A la façon de Walt Disney , un mini- gilet jaune qui cause , un balai , un sou ?
      Oui, un sou ! Parce rien que rapporte plus qu »’un sou mis » dans l’écologique et le social …

      Allez , plus que 20 mn …faire l’effort de finir.
      J’y retourne .

    5. @ Pasquet Régis.
      « Prenez le temps d’écouter ceci : ” Meeting sur l’eau ” et dites avec quoi vous n’êtes pas d’accord. »

      Globalement d’accord ( surtout le dernier quart d’heure) , mais heu … le point de détail qui pique , c’est mon truc ( mettez moi dans un champ de trèfle , et je vous trouve celui à quatre feuille … fait même pas express , un reste d’autisme probablement ).
      Donc , 47eme mn 30 , «  planter des arbres pour les faire brûler , c’est minable comme idée « …
      Mais qu’est ce qui raconte ?
      Ce qui est minable , ce serait de ne pas reboisé après avoir coupé , ne pas étudier des systèmes de brûlage qui filtre au mieux , se priver du moyen le plus économique de se chauffer .

      Ceci dit , plus on cause et plus on prend le risque de dire des conneries.La vidéo de Mélenchon reste globalement bien vue et écologiquement utile.

      1. @ Bernard – 14 avril 2021 à 18 h 31 min

        Dans ce passage JLM oppose le brulage du bois à son utilisation comme bois d’œuvre.
        Au mieux la combustion du bois est neutre en émission de CO2, par contre le bois d’œuvre permet d’une part de stocker du CO2 de par sa simple immobilisation et permet de ne pas en émettre pour la fabrication des matériaux qu’il remplace, en l’occurrence ici notamment le béton.

        les sous-titres de ce passage de la vidéo :
        …/… il faut qu’il y ait une filière bois qui soit organisée méthodiquement notamment pour remplacer une partie des matériaux de
        construction, franchement planter des arbres pour faire du feu c’est vraiment un truc de primes du lamentable quoi minable comme
        idée, on a besoin de bois d’œuvre plus on aura de bois disponible de paille aussi d’ailleurs ou de terre et plus on pourra faire des constructions en autre chose que du béton …/…

        (les cimenteries c’est +/- 6% des émissions mondiales)

        1. On avait déjà évoqué le sujet ici à propos de sources d’énergie des mix énergétiques du futur le cas de la biomasse . On trouve parmi les experts à peu près désintéressés des avis contradictoires ou sous conditions . Mais , monde entier , on ne voit en général là qu’un complément forcément restreint . C’est par contre une bonne occasion pour réviser de façon plus large et plus multicritère la gestion des forêts , et c’est un vrai sujet pour la France en particulier , à l’heure où l’ONF est à la portion congrue .

        2. @ Romain Vitorge
          Merci pour la précision quand à l’opposition entre brûlage du bois et son utilisation comme bois d’oeuvre .
          Cependant , à la réécoute , j’entend bien que le brûlage du bois est une idée « minable « …

          De mon point de vue , ça mériterait une mise au point .On pourrait penser que le père Mélenchon se fait attraper par son biais de gars des villes, qui n’a jamais connu la nécessité économique du rangement d’une dizaine de stère par an , pour ne pas plomber le budget familial d’énergie.
          « C’est peut être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup… »

          1. @ Bernard : Oui, je suis d’accord que la proposition peut paraitre à coté de la plaque, je ne faisais que restituer le contexte.
            Quand à laisser penser que JLM rédige seul ses discours face à lui-même ça me parait pour le moins irréaliste et en contradiction, par exemple, avec la série d’auditions réalisées pendant la dernière campagne présidentielle.

            @ Juannessy : oui le bilan des émissions de la combustion de bois ne fait pas consensus, d’où ma formulation : “Au mieux” la combustion du bois est neutre en émission de CO2. Pour ce qui est de la gestion de la forêt je vous renvoie au livret “La forêt, filière d’avenir”

            1. Je connaissais , au moins comme sujet abordé par LFI et c’est très bien .
              Le projet qui en découle me parait encore cependant un peu “tombé” du ciel ” , sans véritable association des acteurs , des mairies , des écologistes , et surtout sans arbitrage démocratique entre des enjeux , des impacts positifs et négatifs , contradictoires . Il ya des aspects à favoriser et d’autres à sacrifier avec compensation qui ne sont pas encore solidement dans le débat ; Mais ça commence à venir :

              https://www.franceinter.fr/emissions/le-telephone-sonne/le-telephone-sonne-30-juillet-2020

            2. @Romain Vitorge Préférer le bois de construction au bois de combustion est un leurre, sauf à s’assurer que lors de la déconstruction l’on procède systématiquement à un enfouissage plutôt qu’à une incinération, ce qui n’est pas assuré à long terme.
              Il s’agit souvent simplement d’une combustion différée (voir Notre-Dame), ce qui peut être une solution pour améliorer nos tableaux excel de suivi du CO2 à court terme, mais pas à long terme, ce qui est semble-t-il une caractéristique du défi climatique.
              Il faut tenir compte également de la perte d’efficacité des reboisements dont le rendement est obéré par les incendies de forêt inévitables et généralisé avec le réchauffement climatique.

    6. Je répond à Regis Pasquet le 13/4 à 9h32 et à la vidéo de JLM. Je dois dire que cette vidéo m’a fait horreur en 3 minutes. C’est pour moi l’exemple de manipulation et de déni. “Suivez celà dans votre canapé et suivez le lapin blanc”. JLm dans le role d’Alice au pays des Merveilles ! Bien sûr JLM n’est rien et le programme est tout et il est émerveillé par le programme car il vient du ciel, pardon, d’un travail collectif ou tout le monde a été consulté (tiens, on a rien entendu, c’est qu’on a mal écouté) et c’est merveilleux car toute dimension conflictuelle a disparu. C’est consensuel et JLM est ce symbole du consensus venu de on ne sait z’où.
      Pour moi JLM a constitué un espoir car un programme novateur mais peu discuté était intéressant et que le personnage s’était situé au desssus des grenouillages des partis. Mais il s’est usé au sein de la gauche (et donc en dehors de son esclandre contre l’abus de pouvoir policier), il n’a rien construit en restant sur son nuage. Que Ruffin ne fait aucune référence à JLM ou LFI et que JLM aucune référence à Ruffin en dit long. Soit une mésentente, et la volonté de chacun de faire cavalier seul, soit un constat de divergence stratégique qui ne peut être éclairci.
      Et le fait que le “mouvement” de JLM (personne n’est vraiment affilié) ne soit pas plus institué et ne soit pas mené par un groupe directeur connu m’interroge et suscite ma méfiance. Voilà pourquoi je ressens de la manipulation “infantile” dans cette vidéo.

      Enfin je ne résiste pas au plaisir de citer le portrait tiré avant-hier de JLM par une vieille communiste :
      “L’article de Libération, comme d’autres d’ailleurs, décrit les états d’âme d’un Mélenchon. Il parait regretter un partenaire pour lequel il n’avait cessé de démontrer un mépris haineux, traitant les communistes de “néant”, refusant le moindre drapeau rouge à ses meetings et repoussant toute possibilité d’un désistement réciproque aux législatives alors même qu’il était censé être leur candidat. Effectivement sans les élus communistes, sans ceux qui propulsaient sa candidature, finançaient en pure perte ses campagnes, en fournissaient les militants de terrain, la situation risque d’être encore plus difficile que les 10% annoncés. Ce n’est pas de la faute des communistes si en peu de temps il a perdu une grande partie de ceux qui s’étaient ralliés au Front de gauche, mais d’abord par son incapacité à construire un parti et donner l’impression d’être dirigé par un groupe occulte avec un chef qui va de foucades opportunistes en foucades opportunistes. Il provoque plus qu’une non adhésion des couches populaires, un véritable rejet… J’ajouterai n’ayant jamais donné dans l’anti-Mélenchon primaire et étant bien consciente que les militants de la FI ne sont pas mes ennemis, il me semble que la manière dont le dit Mélenchon s’est conduit avec les communistes prouve cette incapacité politique. En fait non seulement il a poursuivi l’œuvre de Mitterrand, effacer les communistes, mais il l’a fait en entérinant une logique désastreuse, assez comparable à Macron qui prétend effacer les partis et la division droite- gauche… Ce n’est pas comme cela que l’on en finira avec le capitalisme, ni même avec la domination de forces réactionnaires de droite et d’extrême-droite.” (Histoire et Société).
      Tout ceci pour montrer que la question de l’unité autour d’un meneur n’est pas une question théorique.
      Je suppose que l’élection présidentielle est perdue, et que le message sera : contre l’élu(e) présidentiel(le), tout se jouera aux élections parlementaires où le jeu des désistements doit mobiliser les électeurs (dans chaque district ou circonscription) à élire une forte opposition.

  16. Pour vraiment “booster” la compétitivité internationale, n’oublions pas une bonne dose de dévaluation interne.
    Effet garanti à l’intérieur d’une zone de changes fixes où le mercantilisme fonctionne au mieux.
    Pour les détails voyez du coté de Berlin. Demander Mr. Schröder.

    1
    1. C’est une recette qui ne sert plus à rien dans l’économie mondialisée , et la guerre des monnaies est suicidaire pour tous à moyen terme .Les ripostes internationales , en rétorsion , sont si nombreuses , rapides et de nature si variées que Poincaré n’est plus de mise , et le coup d’oxygène sur la flamme est rapidement l’épuisement de la flamme .

      Le fait que l’Allemagne ait pu avoir un bonus par la dévaluation de fait de son deutschemark en le fondant dans l’Euro , en obtenant ainsi un avantage compétitif pour ses exportations , n’est plus véritablement un atout sans faille dans un monde où la concurrence à l’export sur les biens et services haut de gamme qui rapportent , est soumise à des forces beaucoup plus qualitatives et où la Chine est devenu un concurrent monstrueux qui n’existait pas ( et a même été d’une certaine façon un “associé” dans la répartition des jobs ). On n’oubliera pas que , dans l’euro tenu à bout de bras par l’Allemagne , les pays européens ont bénéficié de leurs côtés d’un parapluie stable pour pas mal de leurs fonctions et de leur sureté d’investissements et de développements .

      Mais c’est bien en partie par le sort et la valeur consentis à l’Euro qu’on mesurera si l’Europe se décide à une politique keynésienne . En osmose ou pas avec le dollar .

      1. Indécrottable. Je dis indécrottable.
        Morne plaine. Les bœufs regardent passer le train. Ils ruminent.

        Revenons au sujet.
        Dans les interactions interplanétaires à quoi cette analyse nous convie, -interplanétaire par son élévation et son étendue-, j’ai apprécié de ne pas être confronté à Sirius. La charge mentale aurait été trop lourde. Merci.

        Trois temps forts.
        -Première partie. Thème original:
        “Agir est dangereux. Restons couché”.

        -Seconde partie. Audacieuse et novatrice:
        “L’Allemagne est la clé de la survie de l’Europe mais elle fatigue. Faut la remercier.”

        -Troisième partie. Répétition sous une autre forme de la première:
        ” Entre café ou thé, notre intérêt est de ne pas choisir. Ce sera les deux mélangés. Encore que le dollar puisse faire des siennes.”
        En effet, le dollar est leur monnaie mais notre problème. Depuis 47 ans. C’est le point central: le nain (=l’Europe) a un problème.

        Comme dans la vraie vie, la conclusion sera pour plus tard ou ne sera pas. Les éléments externes en décideront.

        1. Agir est nécessaire ( pas “s’agiter” )
          Oui , c’est l’Allemagne qui peut faire l’Europe forte .
          Le choix se fera entre Europe avec l’Allemagne / soumission aux USA / soumission à la Chine .

          Et un train peut en cacher plusieurs autres .

  17. Faire des efforts sur la dépense publique , tout le monde sait ce que cela veut dire .
    Vae victis .

  18. Bonjour.

    Une société sans impôts est-elle possible?

    En seulement 10 mois en 2020, environ 35% de tous les dollars américains ont été créés par le gouvernement américain et, apparemment, cela n’a créé aucun type de surinflation.

    1. C’est parce que ces dollars ne se sont pas transformés en hausse de salaires, que les industriels et prestataires de services répercutent alors en augmentation du prix des produits et des services, provoquant une inflation. Vous voyez, le mécanisme est simple.

      1
      1. Merci.

        Et si l’État créait de la monnaie pour faire fonctionner ce que les impôts font d’habitude : il en serait de même non ?

        1. Oui : dans le cadre des rapports de force existants, si l’on augmente les salaires SANS maintenir la stabilité des prix des produits et des services –laquelle stabilité exige alors que le surcoût dû aux salaires soit absorbé au prorata, par les patrons sous la forme d’une baisse de leur rémunération, et par les actionnaires sous la forme d’une baisse des dividendes – la création de monnaie provoque de l’inflation.

          Pire encore, le raisonnement suivant des patrons et actionnaires : “Puisqu’il y a eu hausse des salaires, AUBAINE ! on va augmenter les prix AU-DELÀ de la simple répercussion des salaires plus élevés dans les prix”. Recette garantie pour lancer l’hyperinflation : un cycle de hausse des salaires entraînant une hausse des prix, entraînant une hausse des salaires…

          P.S. Là aussi, ce que je viens de dire en 2 phrases, c’est quelque chose que les gens de la Théorie moderne de la monnaie ne voient pas clairement. Si vous en avez vu qui mentionnent le petit mécanisme que je décris là, signalez-le moi.

            1. Le MEDEF aura apprécié votre commentaire : il dirait comme vous.

              Autrefois, avant 1975, une amélioration de l’économie s’accompagnait d’une hausse des salaires. Mais je suis d’accord avec vous : on en a même perdu le souvenir 😉 .

              1
              1. Cela me fait penser à cette interview chez Thinkerview d’un banquier d’affaire Raphaël Rossello, plutôt critique vis-à-vis du néolibéralisme, mais pas spécialement communiste non plus.

                https://www.thinkerview.com/raphael-rossello-banquier-daffaires-face-aux-crises/ (autour de 1:13)

                Il indique avoir participé à deux dîners de patrons à l’époque où il commençait à travailler, donc, probablement au début des années 1970. “Quelle était la fierté de ces patrons quand ils se parlaient ? C’était le nombre d’employés. Ah oui, mon cher ami , comment vous avez déjà 15 000 personnes ? (…) C’était parce que le tissu humain de ces entreprises était déterminant, absolument déterminant. Cinquante ans plus tard, ce n’est même plus le chiffre d’affaires qui est le critère de la performance, c’est la valeur ou boursière ou celle qui a été le dernier tour de financement de la société.”

              2. (et les membres du MEDEF auraient dit: pourvu qu’ils ne comprennent pas Gramsci aussi bien que nous l’avons compris !)

            2. @Gérard En effet Il suffit que le revenu universel soit créé sous forme de monnaie par l’Etat distribué équitablement, et dépensé auprès des Chinois à prix fixe et sans inflation pour tous les biens nécessaires.
              Au bout d’un certain temps, il est possible qu’une grande part de l’immobilier Monuments historiques, logements ou terres agricoles ait changé de main.
              Et que nous soyons gentiment priés d’aller ailleurs …

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          1. @ Paul Jorion – 14 avril 2021 à 13 h 04 min
            Argumentation validant la limitation des hauts revenus, dont acte . . .

            1. Bien sûr, mais quand l’inflation est à 14%, il est … beaucoup trop tard !

              Ce qu’il faut faire, c’est bloquer les prix au moment même d’une hausse massive des salaires, d’un relèvement significatif du SMIC, etc.

    2. @Gérard C’est possible l’impôt étant en général le moyen de faire circuler une monnaie.
      Il est tout à fait possible de supprimer l’impôt et de revenir aux corvées.
      (entretien des routes, maintien de l’ordre, administration, militaires ..)

    1. @Gérard C’est quand même assez difficile, une société sans impôt, les corvées c’est pas drôle, les enfants à scolariser à la maison, les anciens sans retraites à nourrir et les salaires pourraient aussi disparaître : monastères Kohlkoses …

  19. Les riches !?

    “Et si l’État créait de la monnaie pour faire fonctionner ce que les impôts font d’habitude : il en serait de même non ?”

    – “Oui…”

    1. Ça ne durerait pas longtemps : le taux de change de cette monnaie tomberait à zéro, les produits venus de l’étranger (90% ? 95% ?) deviendraient inabordables. Les taux auxquels cet État pourrait emprunter s’envoleraient : il cesserait de pouvoir le faire. Il faudrait qu’il fasse tourner la planche à billets davantage, aggravant encore les choses.

        1. Un État qui crée sa propre monnaie a toujours des citoyens qui achètent 90% à 95% de ce qu’ils achètent à l’étranger. Il faudrait qu’en plus de sa propre monnaie, il imprime aussi des dollars.

          1. Sauf s’il s’agit des USA.

            La question est de savoir si la monnaie pourrait être créée par autre chose que le crédit. Par exemple par ce que les impôts financent aujourd’hui.

            Ça a déjà existé il me semble, à Wörgl.

              1. In fine si.

                Mais là n’est pas le fond de mon questionnement. Pourquoi la monnaie ne pourrait-elle pas être créée par l’activité sociale d’un pays ?
                Pourquoi l’expérience de Wörgl a-t-elle été interrompue et n’a-t-elle pas été reproduite ?

                1. Mon billet du 31 mars 2009 : Gesell (II).

                  L’institution de la propriété privée rend automatiquement la richesse inhomogène : certains en auront plus et certains en auront moins. Le prêt à intérêt contribue à la concentrer encore davantage : si celui qui dispose d’argent peut le prêter et en recevoir plus en retour du fait-même de le prêter, l’argent appellera l’argent et les fortunes existantes croîtront, aux dépens de ceux qui en sont démunis. L’héritage contribuera à accentuer encore cette concentration : la richesse apparue à une certaine génération se voyant offerte l’occasion de se prolonger aux suivantes.

                  Une telle disposition à la concentration fait augmenter de manière constante la proportion des prix due aux intérêts et ceci débouche à terme sur l’insolvabilité massive de ceux qui se trouvent à la base de la pyramide de la richesse. Si l’on entend contrer cette disposition à la concentration, plutôt que de la corriger après coup par des palliatifs comme l’impôt progressif, il existe divers moyens d’aborder le problème. Le plus simple consiste à s’attaquer aux causes-mêmes de la concentration de richesse. On voudra par exemple abolir la propriété privée, et les questions de son héritage et de la perception des intérêts ne se poseront automatiquement plus. On aura pris le problème « en entrée », l’héritage et les intérêts étant conditionnés par la propriété privée ; on aura bien entendu reconnu là la solution proposée par Marx. Une alternative consiste à maintenir en place la propriété privée et l’héritage et à neutraliser « en sortie » la seule perception d’intérêts. C’est l’approche de l’Islam et celle qui est traditionnelle au christianisme ; Thomas d’Aquin qui s’est intéressé à la question, a repris la problématique là où Aristote l’avait laissée.

                  Ces deux premières approches sont politiques au sens où elle supposent un système légal qui fasse respecter des interdictions spécifiques. Il existe cependant une troisième option : celle qui consiste à neutraliser la concentration de la richesse sans instaurer aucune prohibition explicite, ni de la propriété privée, ni de l’héritage, ni même des intérêts. Cette troisième voie est d’une très grande subtilité : elle consiste à définir la monnaie de telle manière qu’elle interdit automatiquement la concentration de richesse, comme une simple conséquence de ses propriétés intrinsèques.

                  Cette troisième voie a été adoptée historiquement par ceux qui entendent prévenir la concentration de richesse en raison de ses conséquences sociales nocives mais sans vouloir passer par la solution radicale consistant à supprimer la propriété privée. Ce sont essentiellement des mouvements socialistes antimarxistes qui ont préconisé ce type d’approche. Ce qui nous ramène en particulier à Silvio Gesell (1862 -1930) et à son projet de « monnaie fondante ».

                  La solution de Gesell consiste, je le rappelle, en une monnaie qui se déprécie avec l’écoulement du temps. Les expériences de monnaie fondante furent rares, et concernèrent toujours des monnaies de « complément » dans un environnement qui demeurait dominé par une monnaie légale émise par une banque centrale.

                  Le faible nombre d’applications historiques et le fait qu’elles intervinrent toujours dans un contexte de crise (1) rendent très malaisée une évaluation de l’effectivité de ces monnaies fondantes. Il est en effet difficile de dire, comme l’a souligné Thomas Greco (2), si leurs bénéfices apparents découlent de la nature fondante de la monnaie ou de certains éléments de contexte comme le fait qu’elles ne circulaient qu’en faible quantité en parallèle à une monnaie officielle, qu’elles offraient un moyen commode de payer les impôts locaux, qu’elles tiraient bénéfice du système global, parasitant en fait la monnaie émise par la banque centrale, qu’elles « captaient » à leur profit les intérêts accrus sur la monnaie légale déposée en garantie pour la monnaie fondante, voire encore que des quantités non-négligeables en étaient retirées du circuit par des collectionneurs, qui subventionnaient ainsi involontairement le système, etc.

                  Considérons comme acquis que la concentration des richesses est pernicieuse à long terme. En l’absence de confirmations empiriques de la possibilité de la contrer sans prohibitions portant ni sur la propriété privée, ni sur l’héritage, ni encore sur les intérêts mais uniquement en attribuant à la monnaie des qualités spécifiques, est-il possible de démontrer sur le plan théorique que cette manière d’aborder le problème est la meilleure ? Ou bien faut-il toujours envisager sérieusement ses deux concurrentes : une prohibition de la propriété privée comme le préconisait Marx, ou une prohibition de la perception d’intérêts, comme le préconisent le christianisme historique et l’Islam ?

                  ––––––––––
                  (1) Irving Fisher, Stamp Scrip (1933).

                  (2) Thomas H. Greco, Comment on the Wörgl Experiment with Community Currency and Demurrage (2002).

                  1. Très intéressant.
                    La question reste donc posée. Et je me demande pourquoi elle ne l’est pas davantage.

                    Cela dit, la richesse et sa concentration ne me semblent pas être un frein à l’émergence d’une monnaie sociale : que la monnaie soit créée comme aujourd’hui ou par la production de richesses sociales, elle sera là.

                  2. Intéressant.

                    Ça montre que la question demeure. Et c’est étrange qu’elle ne soit pas davantage posée.

                    La richesse et son accumulation ne sont pas un frein à l’émergence d’une monnaie sociale : peu importe la manière dont la monnaie est créée.

                2. La monnaie est principalement le moyen de faciliter des échanges ( même si on lui attribue traditionnellement deux autres fonctions : unité de compte permettant une référence commune sur un territoire , et une réserve de “valeur” permettant de jouer des temps ). Elle est “assise” pour ce qui concerne sa solidité et raison d’être sur l’activité réelle manifestée pour assurer et donner du contenu réel à ces échanges . Qu’appelez vous l’activité sociale ?

                  Je crois comprendre que vous interrogez les éléments pris en compte dans les PIB , où les légitimités d’imputation des dépenses de fonctionnement et d’investissement ( interrogation déjà ancienne par exemple pour les dépenses d’éducation nationale )

                  1. La monnaie est principalement le moyen de faciliter des échanges ( même si on lui attribue traditionnellement deux autres fonctions : unité de compte permettant une référence commune sur un territoire , et une réserve de “valeur” permettant de jouer des temps ).

                    “Traditionnellement” : cette tradition a un nom, c’est la définition d’Aristote.

                  2. La monnaie est principalement le moyen de faciliter des échanges ( même si on lui attribue traditionnellement deux autres fonctions : unité de compte permettant une référence commune sur un territoire , et une réserve de “valeur” permettant de jouer des temps ).

                    “Traditionnellement” : cette tradition a un nom, c’est la définition d’Aristote.

                  3. Monnaie créée “Par exemple par ce que les impôts financent aujourd’hui.”

                    Et je n’ai toujours pas compris pourquoi l’expérience de Wörgl a été interrompue et n’a pas été reprise ailleurs.

                    1. La monnaie locale de Wörgl a joué le rôle de système d’appoint alors que le mark était devenu rare à la suite de l’épisode d’hyperinflation. Elle était involontairement subventionnée par les touristes qui achetaient quelques billets comme souvenirs.

              2. La monnaie est quand même créée par le crédit, même si cela peut être provisoire et dégressif , le temps du remboursement.
                La création monétaire est quand même un processus qui augmente le stock de monnaie existante.
                L’augmentation de crédit augmente le stock de monnaie en circulation.

                L’augmentation des crédits par les banques , en respectant les ratios prudentiels, crée l’augmentation des dépôts.

                Une banque qui octroie du crédit en volume , supérieur aux ressources des dépôts dont il dispose , fait de la création monétaire ?

                Ceci , indépendamment du financement de la dette publique , en partie , par la banque centrale.

                2
                1. Les créances des banques sur les agents économiques ( ménages, entreprises) , par l’octroi de crédit , ou par l’achat de titres obligataires d’état sur le second marché , sont de la création monétaire ?

                  2
                2. @ilicitano
                  Lors de l’octroi d’un prêt bancaire les dépôts sont immédiatement augmentés d’autant !
                  Ce ne sont que les règles de contrôle des banques auprès de la banque centrale qui peuvent réduire quelque peu cette grande liberté …
                  et l’appétence résiduelle des clients pour la monnaie fiduciaire (vive la carte !).

                  1. @Ruiz

                    Un prêt bancaire met à disposition un quantité de monnaie , mise en dépôt sur le compte de l’emprunteur , et qu’il devra rembourser selon le plan de remboursement défini avec la banque.

                    L’utilisation de la carte bancaire ne provoque qu’un transfert de monnaie entre la banque de l’acheteur et la banque du vendeur et est neutre dans la création monétaire.

                    1. @ilicitano
                      Justement
                      “Un prêt bancaire met à disposition un quantité de monnaie , mise en dépôt sur le compte de l’emprunteur , ”
                      les dépôts sont donc bien immédiatement augmentés d’autant !
                      (tant que le tituaire ne le retire pas ..)

                      L’utilisation de la carte bancaire ne mets pas en jeu d’espèces et donc l’usage de billets émis et contrôlés par la banque centrale, il s’agit d’un simple jeu d’écriture de compensation entre banques.
                      D’où l’importance pour celles-ci de réduire au minimum la circulation de cash
                      afin d’éviter les fuites du circuit bancaire.
                      La mauvaise monnaie chasse toujours la bonne,
                      Les billets avaient remplacé l’or, les transferts électroniques (tracés) remplacent les billets avec l’encouragement des polices et même du fisc qui refuse les billets !
                      La monnaie fiduciaire de la BCE est-elle encore une monnaie légale ?

          2. Même et surtout s’il a une multinationale chez lui .

            Voire Airbus qui veillait à ce qu’il y ait 50 % d’Euros et 50 % de dollars dans sa fabrication .

            D’où l’importance du pistage des chaines de valeur et de l’analyse fine des balances commerciales, des balances des “invisibles” et des capitaux , du solde de la balance des paiements .(voir stats et data Eurostat )

            ( Au passage et sans rapport direct , l’impact Covid sur les échanges mondiaux en 2020 , soit -17 %, est un peu inférieur au séisme de la crise de 2008 soit -20%)

    2. La planche à billets , c’est ce que Bokassa avançait auprès des conseillers internationaux .

      Il disait aussi “personne ne court plus vite qu’une balle de révolver ” .

      Les paras français ont eu beau le foutre dehors , la Centrafrique est toujours dans la mouise .

  20. À Paul Jorion.

    Peut-être, mais ça n’explique pas pourquoi le gouvernement autrichien a mis fin à une expérience qui marchait bien :
    “En tout cas, l’expérience de Wörgl a fait reculer le chômage de 25% à l’époque de sa mise en œuvre (juillet 1932–septembre 1933) – l’équivalent, à l’échelle autrichienne, de 100 000 chômeurs en moins. Or, entre 1932 et 1933 le chômage a augmenté de 20% sur l’ensemble de l’Autriche.”.

    Et la question d’une création monétaire autrement que par le crédit demeure.

        1. Selon Wikipédia, Wörgl est à l’époque de sa monnaie parallèle, une petite ville de 4,196 habitants (chiffre Wikipédia). Vous comprendrez facilement que toute extrapolation de la baisse du chômage local sur une année, pour l’étendre à l’échelle d’un pays comme l’Autriche est injustifiable : ½ millième seulement de sa population. Si cette monnaie locale a vraiment été soutenue de fait par les touristes achetant ses billets comme souvenirs, il va de soi qu’on ne peut rien en tirer comme une stratégie envisageable pour un pays tout entier.

  21. L’expérience s’est étendue à d’autres communes, toujours selon Wikipédia. Et a essaimé dans le monde.

    Il n’est pas question d’en tirer quoi que ce soit, mais d’imaginer que c’est possible. D’y réfléchir. Ainsi que, ça va de soi, à savoir pourquoi et par qui cette expérience a été stoppée.

    Et aussi réfléchir à une création monétaire sociale.

    1. Une monnaie “sociale” (pour moi : monnaie créée “Par exemple par ce que les impôts financent aujourd’hui.”) permettrait de mettre fin à la course à la croissance qui fait tant de dégâts.

      Pourquoi n’est-ce pas mis en place ? Pourquoi la question n’est-elle même pas débattue ?

      1. Vous ne pourrez pas faire l’économie de vous informer sur le sujet. Lisez “L’argent, mode d’emploi” (2009), un excellent livre qui fait le tour de la question.

      2. @Gérard
        Au contraire l’expérience de Wörgl avait pour but réussi de relancer la croissance pour faire rentrer les impôts, dans un contexte de chômage généralisé et d’équipements collectifs mals entretenus.
        Celà revient à faire circuler une monnaie qui thésaurisée subit une inflation de 12 % (perte annuel de pouvoir d’achat) mais sans créer d’inflation (indexation) des prix et salaires, ni d’inflation (augmentation de la masse en circulation) des instruments monétaires (limitée à l’introduction juste nécessaire), associée à la pratique de l’escompte pour le paiement de l’impôt (qui devient un placement rémunérateur).

  22. Pourquoi pas.

    Mais je parlais du débat public.

    On dirait qu’il y a un monopole de la pensée économique. Comme ce qui a mis fin à l’expérience de Wörgl.

    1. On dirait qu’il y a un monopole de l’expérience de Wörgl .

      Et encore , je ne vous parle pas de l’expérience de Wörgl dont je me demande bien pourquoi on l’a arrêtée .

      1. @Juannessy
        L’expérience de Wörl qui avait tendance à faire des émules à été arrêtée parce que c’est interdit !
        Le bras judiciaire a imposé le monopole de la banque centrale !
        https://www.citeco.fr/10000-ans-histoire-economie/revolutions-industrielles/premiere-experience-de-monnaie-parallele-a-worgl-au-tyrol
        https://www.lietaer.com/2010/03/the-worgl-experiment/
        Et s’il a ainsi suscité alors l’intérêt d’Édouard Daladier celui-ci était Président du conseil et pas Premier ministre
        https://gw.geneanet.org/wikifrat?lang=en&n=daladier&oc=0&p=edouard
        Ce qui fait découvrir pour ceux qui ne l’on ni vécue ni vraiment étudiée une séquence (méconnue ?)de l’histoire de France en temps de crise financière.

        1
        1. ” Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c’est une crise. Depuis que je suis petit, c’est comme ça.” (Coluche)

          « En essayant continuellement, on finit par réussir… Donc plus ça rate, plus on a de chances que ça marche. » (principe Shadoks)

      2. On l’appelle aussi “monnaie fondante” (quand Wikipédia cite Paul Jorion)
        Une monnaie fondante est une monnaie qui se déprécie avec le temps selon un coût de demeurage fixe. L’idée d’une telle monnaie a été mentionnée en 1916 par Silvio Gesell dans son ouvrage L’Ordre économique naturel1. Un exemple connu de monnaie fondante est la wära, en circulation en 1931 à Schwanenkirchen, une petite ville minière de Bavière. La Banque WIR fondée en 1934 a, elle aussi, utilisé ce système de monnaie fondante jusqu’en 1948. Plus récemment, en 2003 une autre monnaie fondante régionale a été créée en Bavière, le Chiemgauer.

        Dans son essai L’argent mode d’emploi (2009), Paul Jorion souligne que Keynes « estimait que d’un point de vue strictement technique le principe [d’une telle monnaie] était « irréprochable » et que l’avenir aurait sans doute beaucoup de choses à apprendre des idées de Silvio Gesell ».
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie_fondante

        Mais la Banque WIR existe toujours et se porte bien. Merci pour elle. (https://www.wir.ch/fr/)

        1
        1. Elle existe mais reste marginale. Il y a un monopole de la pensée économique : “la monnaie ne peut créée que par la promesse que ça en créera davantage”.

          1. @Gérard

            Nous commençons à vivre dans une période de monnaie fondante:
            Le concept de la monnaie fondante rejoint la mise en place des intérêts négatifs des banques centrales qui veulent relancer l’économie grâce à la consommation.
            Hormis le risque spéculatif , l’argent sécurisé qu’il soit liquide ou placé sans risque se déprécie par rapport à l’inflation.

            Le wära perdait 1% chaque mois et empêchait toute thésaurisation. On n’en est pas encore la.

            La conséquence des taux bas est l’orientation d’une partie des liquidités disponibles vers la Bourse , l’immobilier aux US, les cryptomonnaies,… et leurs effets de bulles spéculatives.

            1
              1. Rappel : Le seul problème de la monnaie, c’est que certains n’en ont pas assez et d’autres en ont trop. Le versement d’intérêts sans qu’une richesse n’ait été créée, dont les intérêts sont une part (prêt à la consommation), constitue une machine à concentrer la richesse. Il n’y a qu’un moyen de la casser : interdire le versement d’intérêts dans le prêt à la consommation. Ce n’est pas en modifiant la monnaie de telle ou telle manière qu’on résoudra le fait que certains n’en aient pas assez et d’autres en aient trop : c’est en cassant la machine à concentrer la richesse.

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                1. Et pour cela, il suffirait que les flux versés sur les comptes en banques ait une “couleur” (comme les quarks) :
                  magenta pour les revenus du travail ;
                  cyan pour les intérêts ;
                  Et le bilan en fin d’année se ferait comme pour la TVA :
                  On ratiboise tout delta d’intérêt entre ceux perçus et ceux versés, on ne peut plus alors concentrer qu’avec les revenus du travail.
                  (pour la TVA, on fait l’inverse, on retire ce qu’on a déjà versé en payant d’autres fournisseurs à ce qu’on a perçu, mais l’idée d’un bilan est la même me semble-t-il)
                  Pour les dividendes, la question se pose, ils se coloreraient de magenta à cyan progressivement peut-être ?

                  Je prépare la fourniture d’imprimante couleur dématérialisée, de ce pas.

                  1. Pour certains revenus du travail , il faut surveiller quand même , limiter ,réduire et augmenter les impôts !!!!

                    Jacques Calvet, qui a dirigé le groupe PSA Peugeot Citroën de 1984 à 1997. gagnait alors 30 fois le salaire d’un ouvrier d’une de ces usines dans les années 80.

                    La rémunération de Carlos Tavares , actuel PdG de Peugeot ,représente plus de 200 fois le salaire d’un ouvrier

                    Quant à C. Ghosn sa rémunération a été estimée à 15,6 millions € en 2015 soit 1,3 millions par mois
                    soit 650 fois le salaire d’un ouvrier français en équipe à 2000€/ mois .
                    Après si on prend le salaire d’un ouvrier marocain de Renault Tanger ou Casablanca le coefficient de 650 peut être multiplié par 3,4,ou 5 ????

                    Après , il faut retirer les impôts , heureusement !!!!!!
                    Mais plus l’ISF (merci Macron)

                  2. @timiota Pour les cotisations sociales il faudrait de même introduire un mécanisme du type de la TVA :
                    Déductibilité des cotisations sociales pour les emplois à domicile, aides personnes agées, handicapés, ménage, cuisine, préceptorat, garde d’enfant ..

                2. Non ce n’est pas le seul problème de la monnaie. Son principal problème est que tout le monde croit et dise que la définition de sa création est unique et inchangeable

                  1. Son principal problème est que tout le monde croit et dise que la définition de sa création est unique et inchangeable.

                    Vous pensez vraiment que ce que les gens croient à propos de la monnaie ait la moindre importance ?

                    1. Je vois l’ombre portée de Bernard Friot dans les articulations que propose Gérard
                      (la démocratie sociale, qui décide de ce qu’on fait des retraites en tant que salaire différé, etc.
                      toutes les façons “sociales” d’éviter le rôle du capital dans la vie ordinaire
                      (mais peut-être pas dans les grosses entreprises tant que pas nationalisées…).

                      Je dis ça je dis rien…

                      1
                    2. Ok. Je n’avais pas deviné : pour une raison X ou Y il ne s’exprime que par allusions. Je conserve un souvenir frustré d’un débat qui avait été organisé entre Bernard Friot et moi et où il exposait lui un “programme”. S’il s’était interrompu au point 17 et que le modérateur lui disait “Que pensez-vous de l’objection de M. Jorion ?”, il répondait : “Point 18…”. Et quand des questions sont venues de la salle, ça a été pareil : “Point 19…”. “Point 20…”.

                    3. @timiota
                      Bernard Friot soit des réflexions comme
                      https://lvsl.fr/bourgeoisie-hegemonie-travail-friot/
                      axées sur la valeur travail, mais aussi la monnaie de singe d’une carte vitale généralisée valide dans un secteur coopératif hors investissement capitaliste ou par prêt !
                      dans un systême fonctionarisé à l’échelle des salaires réduite 1 à 3, gérontocratique (retraite à 50 ans).

        2. @Pascal Une tentative assez proche de cette monnaie secondaire fondante locale quoique beaucoup plus limitée car privée est l’usage de carte de fidélité ou tickets-L… et remboursements différés limités dans le temps, voire les chèques restaurants. On pourrait même y joindre les tickets de transports metropolitains (bus) achetés d’avance ou même les timbres postaux transmissibles mais qui ne sont de nos jours curieusement plus fondants.

  23. “Rappel : Le seul problème de la monnaie, c’est que certains n’en ont pas assez et d’autres en ont trop.”

    Problème n°2 : sans croissance économique ce système s’écroule. D’où les morts (ex : + de 6 millions pour le coltan), disparitions d’espèces (IUCN Red List), pollutions.

    Problème n°3 : il faut produire toujours plus pour financer le service public (voir pb 2).

    1. Donc le soi-disant seul problème se transforme en (au moins) 3 problèmes, mais ça n’a l’air d’émouvoir personne.

      1
      1. Tant qu’on en est pas au vingtième problème avec mode d’emploi , pas lieu de s’émouvoir .

        Au vingt et unième , il y aura effectivement lieu de s’inquiéter , mais pas forcément des problèmes énoncés .

    2. @Gérard
      “certains n’en ont pas assez et d’autres en ont trop.”
      S’ils n’en font rien celà n’a pas d’importance.
      Monnaie sous forme de monnaie et pas richesse bien sûr.
      Investi en entreprise ce n’est plus de la monnaie, juste la mesure de pouvoir, exprimée en ticket de monopoly.
      S’ils le dépensent celà fait tourner l’économie et peu importe qui le dépense qu’ils en aient beaucoup ou peu.
      Pb 2 sait-on faire de la croissance économique sans croissance de C02 ?
      si l’on croit à la nécessité et possibilité de limiter le réchauffement climatique il faut alors choisir la décroissance.
      Sans smartphone les enfants extracteurs de coltan se consacrerait à une agriculture vivrière locale et moureraient plus vieux.
      Les disparitions d’espèces quand elle ne sont pas totales et irréversibles, créent de la rareté, et donc de la valeur perçues par des fondations des ONG, des missions scientifiques à long terme, des milices de protection, des parcs nationaux à comparer à des animaux endémiques proliférants peu valorisés et jugés souvent nuisibles.
      Les pollutions sont valorisées économiquement par des secteurs de traitement des déchets ou alternatifs et des surcoûts imposés par des normes et des interdictions (plastiques, moteurs thermiques, transport aérien, ? nucleaire ? éoliennes ?)

      Pb3 Ce n’est qu’une question de priorité et donc de volonté, il suffit de faire financer le service public par l’usager mettre les activités non facturables (défense, police, recherche, transfert, subvention) en priorité (corvées ou impôts dispensatoires) sur la qotité disponible pour les loisirs et activités individuelles (nourriture, logement, distraction) qui pourraienttout aussi bien être du domaine du service public (cantines gratuites soupes populaires, logement d’urgence, feux d’artifices …)

    1. La monnaie en tant que telle ne commet aucun méfait : c’est un moyen de troc générique.

      C’est la concentration de la richesse qui commet des méfaits. Aristote l’avait vu : l’argent qui produit de l’argent.

      1. Bien sûr. Mais les mécanismes pour maintenir ce système en vie sont nocifs (voir problèmes 2 et 3).

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