LE MACRRR : MOUVEMENT D’APPUI A LA CANDIDATURE RUFFIN REMPART DE LA REPUBLIQUE, par Timiota

LE MACRRR : MOUVEMENT D’APPUI A LA CANDIDATURE RUFFIN REMPART DE LA REPUBLIQUE

République, notre République « numéro 5 », l’eau monte autour de toi. Les Gauches qui voyaient à t’améliorer dans la « numéro 6 », ô République, sont crispées face aux histrions, aux identitaires. Ces Gauches ne sont pourtant même pas dupes, elles savent qu’ils font juste écran, ces teneurs de scène, devant les rouleaux compresseurs des actionnariats capitalistes, de leurs cornacs et avec eux des petits chefs et des médias qui monnayent sans vergogne, mais avec stock-options, la bassesse de se laisser cornaquer, d’insulter les déjà-précaires et autant les futurs chômeurs qu’ils fabriquent dans l’indignité.

La Gauche aurait pourtant une chance de bouter Macron dehors, et aucun doute quand  : au premier tour. C’est même sa principale chance d’éviter une sortie de la République, même si ce n’est que ce médiocre « numéro 5  »  : une sortie hélas devenue crédible par la mauvaise porte, celle qui accoucherait d’un hybride de Napoléon III et des fantômes aux chemises brunes d’il y a quasi cent ans. Petit Darmanin deviendrait grand, lui ou son remplaçant  : Orban, Trump, Duterte ou Bolsonaro n’étant pas des ovnis mais des terriens, le doute dénégateur n’est pas de mise.

Cristalliser sur 10 mois, telle est la voie qui peut rassembler les Gauches. La recette n’est pas si mystérieuse  : un mix d’indignation (comme catalyseur nécessaire), une base d’action sociale (pour les 60% de français plus proches de « ceux en première ligne  », des précarisés), et un candidat pour porter le tout. Dernière chiquenaude  : faire fi d’une dose suffisante du passé et de ses idoles pour pouvoir avancer. Qu’ai-je oublié  ? L’art d’être vert-écolo-climato-conscient  ? Consommer juste, ce n’est pas juste consommer (*), un destin social collectif sera évidemment bien plus vert que toute voie d’individualisme. Systémiquement, c’est l’obsession sécuritaire qui fauche le collectif et sacralise tous les excès d’individualisme et de propriété privée, institution historiquement patriarcale.

Enfin les jeunes, leur vision  : si on leur demande vraiment leur avis à l’issue de ces 16 mois d’angoisse pandémique, ce qu’on entendra sera bien moins mesquin que ne les contraint la camisole « Parcoursup  » que Blanquer leur enfile pour les « orienter  » comme moutons. 

Jeunes, lycéens  ! Masqués, vous avez appris la vérité sur nos sociétés autrement plus vite que vos aînés  ! Le seul et le vrai « sup’  », c’est l’intérêt supérieur d’une République qui saurait mettre fin aux nouveaux privilèges, aux poignantes conséquences à vie des inégalités déjà manifestes dans vos vies. L’intérêt supérieur d’une République qui puisse se transformer en un beau « numéro 6  » si « numéro 5  » n’y arrive plus, mais qui d’abord reste une République. Pour la garder ainsi, classes de tous âges et de toutes conditions doivent faire Rempart. Et bouter Macron dehors. 

Et s’il faut qu’un homme le fasse, l’heure conduit au choix  : à gauche, seul François Ruffin, appuyé par un mouvement transversal et hautement conscient de l’enjeu, est à même de catalyser cette « cristallisation sur 10 mois  ». Qu’un ego soit éraflé ici ou là dans les gauches qui en comptent tant, faut-il déjà en sourire ou simplement comprendre que c’est nécessaire  ? Qu’il existe un bien commun (res publica  : les choses communes), que l’atteindre sans ajouter infiniment à la souffrance passe par ce choix primordial.    

C’est pourquoi je propose ici de faire écho autour de vous de cette initiative :

Je l’ai nommée MACRRR, « Mouvement d’Appui à la Candidature Ruffin Rempart de la République  ». 

Oui, ça écorche un brin, rien qu’à prononcer  ; mais c’est le prix à payer pour déplacer une fausse « providence  » trop brandie, celle qui ferait croire que l’actuel « M…  » élu-président serait, face à qui vous savez, le seul à même de sauvegarder le temple de la République quand bien même –assidument toutes les 3 semaines,– il a fait preuve d’élans contraires, et quand bien même il ne calme même plus ses aboyeurs de ministres. La candidature Ruffin est notre chance que le candidat Macron tourne mal, que notre République boute dehors les chevaux de Troie des puissances d’argent qu’il y a confortées, qu’elle donne sens aux communs nécessaires pour de suite se reconstruire : République « numéro 5  » authentiquement expression du peuple d’abord, autant que sa constitution l’autorise. Et la « numéro 6  » si elle nous épargne les dérives de l’actuelle.

« ViteMaRép’  !  », ô République malade  : Ruffin, le vaccin qui marche.

(*) mot d’ordre de l’association fondée par Pierre Priolet, repris ici par coïncidence.

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46 réflexions sur « LE MACRRR : MOUVEMENT D’APPUI A LA CANDIDATURE RUFFIN REMPART DE LA REPUBLIQUE, par Timiota »

  1. Votez MACRRR… puisque vous jouez du signifiant qui se joue de chacun, je vous livre une autre association le RRR jadis dans le plan comptable, c’était « Rabais Ristournes Remises Obtenus », ou RRRO, et phonétisé (ou monétisé !) ça pouvait s’entendre autrement transcrit « 3 zéros ».

  2. MACRRR approuvé.
    Chacun à son niveau, selon ses moyens, créons une dynamique.
    Montrons que nous sommes d’accord sur l’essentiel: protéger et prolonger la République avec calme et détermination.

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    1. Additif:
      L’hypothèse que Ruffin s’abstienne n’est pas absurde (je gémis en disant cela).
      Il faudrait donc mettre en place le MACMRR, M pour Mélenchon.

      La politique est aussi l’art de négocier la contingence.
      A défaut de Ruffin, ne pas faire avec l’existant serait impensable, quasi suicidaire.

      Le non possumus avancé par Paul pour disqualifier Mélenchon est trop énigmatique et cryptique pour être opérationnel. Dix ans de silence sur un sujet supposé aussi important me laisse d’ailleurs dubitatif. Une forme d’aide en faveur de Mélenchon ne serait-elle pas plus indiquée qu’un grief non formulé? Je demande simplement à savoir. En l’absence d’observation -absence totale, à mon avis- rien ne permet de penser qu’il ne serait pas ce qu’il parait.

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      1. Jolie trouvaille le « non possumus », doit-on y lire une querelle de territoire et de pouvoir masquée par une tragédie grecque indicible ? Les petites histoires jouent leur partition dans la grande, c’est indéniable.

      2. Un exemple de l’histoire toute fraiche illustre le « delta » Mélenchon vs Ruffin :
        La tentative de loi sur les « métiers du liens » https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b3379_proposition-loi# (aka AVS auxiliaires de vie sociales, l »auxilliaire » me faisant pensant à axilla l’épaule et l’aisselle, articulation régulièrement fichue chez ces professionnelles):
        Ruffin s’y est fait démolir par la majorité, consciencieusement.
        Mais il avait pu collaborer pour l’élaboration de cette loi avec le député LREM Bruno Bonnell (https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Bonnell).
        La petite histoire (ou une sortie médiatique des mois à venir…) dira pourquoi et comment, c’est intéressant.

        Pas de chance que ce potentiel soutien qu’était Bonnell ait eu la covid au moment de la commission cruciale, avec le résultat négatif qu’on connait (~tout retoqué, Ruffin votant lui-même contre devant le cadavre asséché),
        … mais l’épisode est révélateur des cartouches de Ruffin, et des « anticartouches » de Mélenchon, il faut passer par pertes et profits tant les procès en isolation vertueuse instruits par d’autres ailleurs que dans ces lignes que les apports programmatique et la force de mobilisation de LFI.

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  3. Pourquoi pas le MACRON
    Mouvement d’’Appui à la Candidature Ruffin Ouvrier de la Nation
    Bon, quelque soit l’acronyme l’important c’est qu’il décroche le wagon

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    1. Sur acrosticos.org une proposition :

      M ains larges ne savent rien de leur puissance,
      A bsence, comme si la mort d’abstinence,
      C ar il est impuissant centre de la résistance,
      R écupérer ça en silence.
      O n va peser la balance,
      N aissance à une autre conscience.

    2. Faut imiter et disrupter en même temps, xtian.
      Tel est la dure loi prolétarienne de la nation startup montée au bord de la roche tarpéienne.

  4. Même si Ruffin n’est pas un politicien professionnel, ça n’est pas un perdreau de l’année. On le voit mal se présenter à seule fin de retirer quelques centaines de milliers de voix à LFI et empêcher Mélenchon d’être présent au second tour.

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    1. On le voit porter un élan à l’attention des précaires qu’il n’est pas naturel de porter chez JLM. Dans le meilleur des mondes, FR capture les attentions et les voix sur ce sujet rassembleur et si il n’est pas candidat, il saura passer le relais, à JLM …

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        1. Magistrals, le discours et la démonstration.

          Pour vous mettre d’accord: JLM fait plutôt dans le conceptuel. FR dans l’application pratique. Sûr qu’ils peuvent inverser.

        2. Ben non M’sieur Roberto, ça me convainc moyen, la diatribe de ce jour là du Jean-Luc.
          => C’est le moment du budget, tout est axé sur des milliards qui iront ici ou n’iront pas là ;
          => Les pauvres sont comme essentialisés, on est réduit aux catégories « secours », la honte de l’indignité n’étant évoquée qu’au passage comme un possible ressenti des députés en face de lui, pas spécialement celui des précaires (même si ça va de soi).
          => Donc peu est dit par JLM pour « remonter la dignité » des précaires et des pauvres. Si on est un type de droite, on entend presque les socialistes de la fédé du Nord qui ont entretenu une clientèle ad hoc dans la région sur les décennies où ils ont pu le faire, pas toujours glorieusement. Ce que JLM dit n’est pas si loin du cas de figure où les pauvres sont le faire-valoir du côté Robin des Bois qui peut se présenter en sauveur mais qui contrairement à Ruffin, reste un Robin des bois en surplomb, en conformité avec l’avis de daniel ci-dessus/dessous sans doute.

          Je concède volontiers que 85% des « éléments de langage » pourraient, des des phrases très proches, être remis dans la bouche des Quattenens, Corbière, et aussi Autain ou Ruffin. Il y a bien une unité de la LFI qui apporte quelque chose de bien.

          Cet échange m’a épargné le travail d’aller chercher des extraits de ce type, et j’imagine certes que si JLM est dans une assemblée de sociologues, il saurait aussi parler de l’hégémon gramscien et de ce qu’il faut convaincre dans quel classe et avec quelle dignité. Mais c’est son choix que de faire de la théorie au niveau « politique supérieure » (cf déplacement en Amérique du sud) et la tendance vue dans cette vidéo ne fera que persister par la suite, surtout dans la campagne électotorale.

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          1. Merci cher Timiota pour cette lecture du discours de JLM qui fait penser irrésistiblement à une fable de La Fontaine ou quoi que puisse dire l’agneau, le loup le croque à la fin !

            Reprenons dans l’ordre :

            – Pourquoi parler de diatribe alors que le ton est calme et posé, ni violent, ni injurieux ? (même s’il y a quelques montées en régime, mais bon ça reste du JLM, pas du Houellebecq).

            – Idem pour l’essentialisation des pauvres. Il me semble que ceux qui essentialisent sont ceux qui parlent de « ceux qui ne sont rien ». Ne pas confondre essentialisation (cf. les pauvres n’ont pas de dents) et catégorisation. Lorsque JLM parle de 10 millions de pauvres, il parle à partir des indicateurs et sources statistiques utilisés par l’Insee par exemple. On peut certainement discuter de la pertinence et de la construction de ces indicateurs, mais certainement pas dire qu’ils essentialisent.

            – De même, tu écris que JLM n’évoque la honte et l’indignité « qu’au passage comme un possible ressenti des députés en face de lui » pour faire aussitôt le parallèle avec le clientélisme « peu glorieux » des socialistes de la fédération du Nord. Eh bien oui mon cher Timiota, il me semble même que c’est le but recherché : ne pas en rester sur le seul terrain de la morale mais au contraire argumenter. Ainsi dit-il « chaque euro que l’on donne à un pauvre ou à un manquant produit trois fois plus que chaque euro que vous aurez donné à je ne sais quelle grande entreprise multinationale », mettant par là-même l’accent non pas sur l’immoralité mais sur la profonde stupidité du système.

            Autrement dit, il ne s’adresse pas à ses « très chers collègues de gauche » pour leur dire qu’ils appartiennent en fait à la droite honteuse, l’évidence est maintenant largement partagée par tous, mais pour leur dire combien ils sont économiquement stupides de donner de l’argent aux riches (lire à cette effet le dernier rapport d’AlloBercy sur les flots d’argent magique déversés sur le CAC40).

            Mais bon, les affects, c’est les affects ! 😀

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      1. Bien sûr les bottés en touche, comme cette pétition dont personne n’a jamais entendu parler, les diversions d’ordre divers, vont s’empiler. Comme les tentatives d’obstruction, les torpillages de la discussion, que l’on constate ici, qui vont s’accumuler. Je maintiendrai le cap : on en a vu d’autres !

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        1. …[« Dernière stratégie, faire donner de la voix à 2 chiens de garde, qui inondent toute contestation sur un mode de cour de récréation d’ados avec des arguments de potache, un style agressif voire pire à l’occasion. Il suffit de décompter que sur 540 commentaires à cette heure, Julien Alexandre compte pour 124 et Vigneron pour 105, donc près de la moitié des commentaires viennent de ces 2 là, avec quelques groupies d’appoints négligeables]…

          Ça c’est ce que j’écrivais le 18 avril 2017 à 15 h 01 min un billet performant avec plus de 600 réactions que rappelait Marc Peltier.

          Y a pu Poutou, y a pu Piketty, alors tenter Ruffin qui vous aime bien, c’est quoi stratégiquement ?

          Il m’est arrivé d’écrire ici que ma posture avoisinait celle d’un anthropologue débarquant dans une tribu pour voir ce qui se passe et bien sûr mouillé dans l’expérience !

          Yuka, des gens s’en servent avant d’acheter leur bouffe. Les mêmes ne font pas la même chose avant de voter, pire ils ne votent plus. Et un type qui fait de la pédagogie pour « élever le niveau » se fait dézinguer par le main stream, mais aussi par ceux qui prétendent vouloir changer le monde !

          Y a un souci !

          Lequel ?

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    2. A l’inverse, Ruffin peut amener des voix à Mélenchon dans le cas où après une primaire officieuse qui opposerait les deux candidats, Ruffin et Mélenchon, le premier se désisterait. Je ne vois donc que des avantages à une candidature Ruffin, car je vois mal abandonnant la partie appelant à voter Faure, Jadot ou Roussel. Mais entre-temps, la candidature Ruffin, aura obligé Mélenchon à se montrer plus ouvert à tout ce qui se passe en dehors de la FI. Je ne vois que des avantages à une candidature Ruffin.

      Ne pas oublier qu’en 2017 les voix de Mélenchon venaient en partie de ceux qui avaient une préférence pour Hamon et ont fini par voter ‘utile’. Mais, même ainsi, il n’es pas parvenu à faire le plein des voix.

      Evidemment, je préfère que la dynamique se crée d’emblée autour de Ruffin. Mais quoiqu’il se passe, cela vaut le coup de tenter.

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      1. Si je sais lire les nombres et les dynamiques en cours , Macron doit d’ailleurs prier pour qu’une candidature du type de celle éventuelle de Ruffin n’advienne pas . La LFI seule contre tous lui va très bien .

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      2. Riche idée que celle des primaires (même s’il faudra m’expliquer comment elles pourraient être officieuses, c’est-à-dire sans règles connues et admises de tous pour en désigner le vainqueur).

        Les mêmes causes produisant les mêmes effets, elles devraient disperser façon puzzle la LFI comme elles l’on fait aux dernières présidentielles avec l‘UMP.

        Comment dit-on déjà ? Mon dieu gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge ! 😉

        1. Roberto,
          Tu oublies que Ruffin est un électron libre qu’il regarde au delà du cadre de FI.
          Mélenchon a besoin de Ruffin pour exister car sans lui la FI est une formation repliée sur elle-même. Fillon était lui un apparatchik du parti.
          Et Ruffin n’a pas l’âme d’un tueur. S’il se déclare je le vois plutôt faire une échappée, plutôt qu’aller au combat de coqs.
          Soit l’échappée réussit et alors Ruffin se retrouve dans la situation où il est en position de rivaliser avec Mélenchon pour une candidature sérieuse, et alors soit Mélenchon maintient sa candidature, et les chances de Ruffin sont mince de rassembler une majorité de gauche.
          Soit Mélenchon comprend que Ruffin est son atout, et alors les deux hommes négocient un compromis stratégique, l’un des deux se désistant au profit de l’autre…. Dans ce dernier cas de figure, FI ne s’éclate pas façon puzzle, elle change de stratégie, nuance.

          1. Pierre-Yves,

            JLM est un animal politique, un professionnel de la profession. La possibilité qu’il se désiste face à Ruffin avoisine le zéro absolu.

            Par contre la possibilité que tout ce que compte le pays de « tout sauf la LFI » monte en épingle l’affaire pour mettre en scène leur rivalité et décourager les indécis sur le thème de la lutte des égos, est très élevée. Sinon absolument certaine.

            Un piège qui n’est pas propre à tel ou tel parti mais qui relève de la « représentativité ». Les petits meurtres entre amis doivent avoir lieu avant la déclaration de candidature afin de fixer la stratégie a priori. Pour que tout le monde puisse s’aligner comme un seul homme derrière le Chef, l’homme providentiel envoyé par la destinée pour sauver la France.

            Bref, s’il y a bien une organisation humaine où la démocratie n’a pas cours et où règne en maitre le rapport de force, c’est bien dans l’appareil dirigeant des partis.

            Comment s’étonner ensuite qu’il ne sélectionne que les pires d’entre les pires ?

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              1. La taxinomie n’est pas mon fort, mais je ne suis pas persuadé qu’il faille faire le distinguo entre celui qui est plèbe-icité comme JLM et celui qui à l’exemple d’Emmanuel Macron est plébiscité par les « grands donateurs » (et encore ne compte–t-on pas la couverture médiatique qui décuple l’action plébiscitaire de l’argent).

                https://www.franceculture.fr/politique/comment-800-grands-donateurs-ont-finance-la-moitie-de-la-campagne-demmanuel-macron

                Même si je conviens parfaitement que la seconde manière est bien plus chic, les quatre années écoulées me confortent dans l’idée qu’elle est aussi dangereuse que la première.

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  5. Je m’adresse aux vaillants partisans du défaitisme, aux troupes exaltées de la politique du pire, aux hérauts éloquents de l’abstentionnisme, que je lis ici. Écoutez les gars, mauvaise nouvelle : vos valeureux efforts n’ont jamais galvanisé personne, vos combats d’arrière-garde ont été oubliés aussitôt que vous les avez perdus, vous n’avez jamais compté dans l’histoire. Alors, svp, lâchez les baskets à ceux qui veulent eux changer les choses.

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  6. Un week-end pluvieux sans ses enfants, et ça suffit à François Ruffin pour étudier du point de vue économique et social les programmes FN et RN depuis les années 80 jusqu’à aujourd’hui.
    Le constat est clair. La question sociale est jetée aux oubliettes. Rien sur les inégalités ni la pauvreté, ni en face, rien sur les riches, rien sur les dividendes, passés d’une semaine de travail salarié dans les années 1980 à aujourd’hui trois et demi. L’Europe de la dite Union est acceptée, comme la mondialisation.
    Le Rassemblement National est aujourd’hui parfaitement Medef-compatible.

    Ruffin fait ça en vidéo sur son site: https://francoisruffin.fr/bdr96-marine-le-pen/ (31 minutes), et en donne le texte dans son blog sur Mediapart: https://blogs.mediapart.fr/ruffin-francois/blog/210521/marine-le-pen-l-autre-candidate-des-riches .

    On voit dans ce dernier lien le titre qu’il a jugé pertinent: « Marine Le Pen, l’autre candidate des riches ». Ruffin montre comment les propositions de Marine Le Pen sont un copié-collé du macronisme.

    Les médias des milliardaires ont donc devant eux, outre leur leur carte A, Macron, une carte B, le Rassemblement National.

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    1. Du beau boulot !

      Qu’à l’ancienne, les 13000 foyers de Péronne lisent les quatre pages démonstratives tombées dans leur boîte aux lettres, et concluent à la Raymond Souplex « Bon Dieu, mais c’est bien sûr » voilà les coupables…pas gagné !

    2. Le RN a toujours été Medef-compatible, en digne descendant de Vichy .
      Soyons justes, on remarquera que MLP est allé rassurer l’oligarchie avant les élections, alors qu’Hollande l’a fait après ..

      1. @minod
        Vous êtes un peu rapide, lisez ou relisez Ruffin. Le RN des années 80 avait une obsession, le « marxisme », dont il suspectait même l’Eglise. Il a voulu très tôt une indépendance nationale par rapport à l’UE, s’opposait au libre-échange et parlait beaucoup de la pauvreté. Sous Le Pen père, le RN est devenu le premier parti ouvrier de France, en nombre d’électeurs. Il n’avait pas de gages à donner au Medef, n’étant pas aux portes du pouvoir. Tout cela a changé ces dernières années. Le vote populaire est considéré comme acquis, le RN ne se préoccupe plus de la question sociale, il n’a aucun point de politique économique ou sociale original. Il emprunte à ses voisins les plus proches, à Macron plus qu’à la droite classique.

  7. Pourquoi tenez-vous absolument être représenté dans votre volonté de construire avec vos alter-égo une société qui puisse être respectueuse des désirs possiblement contradictoires de tous , avant de prendre en considération ce que vous ne connaissez pas encore de vous-même , ce qui demande un préalable n’ayant rien à voir avec ces considérations lénifiantes sur qui est le bon cheval pour la prochaine course ….
    c’est décidemment n’avoir rien compris à ce qu’il s’est passé au XXeme siécle avec ses heurs et ses horreurs.
    sortir de la répétition est bien l’enjeu des temps qui s’annoncent !!

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    1. De la répétition… et de la constitution direct cash alors ?
      J’aime bien le volant associatif pour notre grande machine Europe (ou France ou Monde), mais tourne-t-il les roues les plus importantes du char ?

      1. désolé Timiota , pas sûr d’avoir bien compris « de la constitution direct cash »
        il est bien évidemment impossible d’envisager un fonctionnement de notre société dans le cadre constitutionnel actuel (Veme Rep)
        mais , il me parait également vain de partir sur un dispositif de constituante issue des urnes , comme le proposait LFI en 2017 (cela , je le reconnais , ne m’est apparu évident qu’au cours de l’épisode « Gilets Jaunes »).
        un rêve : la machine post-covid ne veut pas repartir … grève générale …. et on prends le temps de se poser et réfléchir à l’avenir , à soi intégré dans cet à venir …….
        bon , facile à dire , ok !

    2. @Juanessy
      « Et? » ……………. certes , vu ainsi , la perlaboration risque de prendre un peu de temps … mais, tant que la date limite de péremption de l’espèce n’est pas franchie , l’espoir est permis.
      plus pragmatiquement (je sais , je provoque un peu) , il serait plus raisonnable de consacrer le temps passé à l’élaboration d’une stratégie qui reste de toute façon politicienne au projet plus ambitieux de l’avenir de nos sociétés confrontées de plein fouet (l’épisode en cours du Covid en est une parfaite illustration) au Sens.

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      1. Pour gagner un peu de temps , quelles sont vos pistes , dans leurs intentions , dans leurs supports et dans leurs échéances ?

      2. « Pour gagner un peu de temps…. »
        il me semble que dans mes 2 commentaires précédents , j’ouvre une piste (déjà évoquée à plusieurs reprises içi depuis 10 ans)
        je redis qu’il n’existe plus de solutions toutes « pensées » , « prêtes à l’usage »…..etc….
        il n’y a qu’une perlaboration collective qui puisse permettre de « construire » , enfin , une civilité (common decency ?)
        donc , en premier , se donner les moyens collectifs de se poser , observer le monde et ce que nous en avons fait , emballés par notre hybris post-cartésien (ratio, logique,toute puissance du scientique…) avant de se donner des pistes , des plans ,des supports , des échéances…)
        on en est vraiment pas encore là.
        par contre depuis un 15 mois , chacun peut prendre conscience qu’il est possible de s’arrêter pour réfléchir : l’An 01 dont rèvait Gébé : https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27An_0

        1. @a113
          Dans tout changement, il y a un fond (la marée) et un « kairos », une dynamique à saisi, un mascaret.

          La présidentielle est au mieux une jauge de notre aptitude au « grand reset de notre hybris » sur la question « verte » et capitalocène notamment. Elle reste cruciale au titre du « kairos ».

          Ce que vous proposez, c’est ce qui peut institutionnaliser des changements de fond, et j’en suis 125% d’accord, « perlaboration », révision de ce qu’on apprend aujourd’hui aux jeunes, construction de savoir « en système associé » (à la Stiegler) , ce que j’ai appelé « savoir comme sève » (savoir « séviotique » me dit l’ombre de Trotsky:;), qui monte et redescend, et qui a le bon goût de ne pas être une utopie, puisque c’est la clé de la relative réussite (hors des apsects capitalocènes) de deux industries dont on ne vas pas trop se passer : l’aéronautique civile et les semiconducteurs, toutes deux caractérisées par une baisse socio-technique de « l’accidentologie » (la vraie pour l’aviation civile ou une hausse de la fiabilité : 10^10 transistors gazouillent sans bugs des années durant dans le PC sur lequel je tapote).

          Je vois bien moi-même d’en faire un prochain ouvrage, il y a des fils d’éducation scientifique à tirer autour de choses essentielles comme l’eau (ou elle va, comprendre les aspects volumes/surfaces/lignes sans quoi on n’anticipe que mal, et les cas où le cartésianisme ne marche pas : fractalité, villes, zones humides, sources), ou la biologie des plantes e lien avec la culture (le cycle de l’azote plutôt que celui du carbone, Haber-Bosch et notre devenir d' »azo-cyborg », inspiration VaclavSmil [Comme Bill Gates, mais le bonhomme Smil met le doigt là où il faut en socio-technique (côté technique plutôt, plus inspirant que Janco et différent en « scope »), c’est pas ma faute !]) .

          Bon j’ai atteint mon quota de parenthèse et j’en arrête là, je n’ai rien contre à ce que mon billet serve de déclencheur à autre chose que le Ruffinisme politique, et que rêver que Ruffin soit candidat, ce soit aussi par association rêver que la société solde ses fantômes les moins sympathiques, j’avais juste besoin de comprendre l’horizon du discours, en somme.

          1. A propos de Kairos, pour info, un premier livre consacré à l’homme politique François Ruffin vient de paraître. A première vue le titre n’est pas flatteur, puisque c’est :
            “François Ruffin, l’ascension d’un opportuniste” .
            En général le qualificatif n’est pas flatteur.

            Mais si l’on comprend opportunisme par Kairos, la perpective est toute autre, cela devient l’art de saisir les bonnes occasions, la dynamique en formation.
            Or Ruffin est un homme de conviction, il un un projet, et ça tombe bien, à gauche.
            Et la dynamique est ascendante ! De quoi se plaint-ton !?

            https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/05/27/francois-ruffin-l-ascension-d-un-opportuniste-la-strategie-du-coup-d-eclat-permanent-passee-au-crible_6081701_3232.html

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