Nous sommes très loin de penser que nous l’emporterons. Mais les banques en sont convaincues. Ne les décevons pas !

© Hervey
Je tombe sur, et vous m’envoyez aussi, de ces newsletters ou white papers que les banques ou des fintechs rédigent à l’intention de leurs clients privilégiés pour leur dépeindre un sombre avenir.

Certains de vous me communiquent tout cela pour que je m’indigne sans doute qu’elles nous désignent vous et moi comme l’ennemi. Je m’indignerais volontiers s’il était dit qu’aucun moyen ne sera épargné pour nous faire la peau. Mais ce n’est pas cela qui est écrit, c’est plus bonnement que c’est nous qui l’emporterons. Aussi ne boudons pas notre plaisir ! À un ami qui m’écrivait tout à l’heure, j’ai répondu :

Il faut que nous tenions bon : ils nous voient vainqueurs, soyons à la hauteur de leurs inquiétudes !

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6 réflexions sur « Nous sommes très loin de penser que nous l’emporterons. Mais les banques en sont convaincues. Ne les décevons pas ! »

  1. je serais bien interessé de lire une telle « newsletter » pour en connaître la teneur.
    Mais malheureusement, je n’ai ni compte offshore, ni conseiller financier, ni avocat fiscal. Je me sens un peu nu.

    Une bonne âme saurait-elle ‘copier-coller’ un exemple ?

    Ce serait bien. Surtout si « à la fin c’est nous qu’on va gagner! ».

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  2. Elles font du discours performateurs à l’intention de leurs maîtres, qu’elles ne sont pas prêtes de lâcher.
    Les banquiers c’est comme les militaires (en Suisse, tous les cadres des banques jusqu’aux années 80 avaient au minimum le grade de capitaine), il leur faut un maître. Ce n’est pas un hasard, si les milliardaires se payent des milices, alors qu’ils contrôlent déjà toute l’industrie de l’armement.

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  3. Je ne suis pas destinataire de ce genre de prose. J’en ignore donc actualité bien que je consulte de temps à autre « Alternatives économiques ».

    Votre phrase « Mais ce n’est pas cela qui est écrit, c’est plus bonnement que c’est nous qui l’emporterons » me semble marquée d’un volontarisme aux réalisations bien improbables, du moins dans l’immédiat.

    En premier lieu, qui est le « nous »?

    Au final, « nous autres » gagnerons, c’est certain. Mais pour le réel actuel, je vois une bonne partie de la population en train de sombrer, la tête surnageant de justesse hors de l’eau. Le pognon est une chose, les conditions posées pour le gagner sont dantesques. Les pauvres que je connais un peu, exposés au travail intérimaire généralisé ou parcellaire, sont exploités d’une façon indigne. Les salaires n’assurent pas le minimum, surtout avec des enfants. Et je vis en Haute-Savoie, département globalement très riche. Merci la Suisse qui absorbe une grande partie de la force de travail de la région, jusqu’à loin hors des zone frontalières.

    On va le dire autrement, les conditions qui ont données le mouvement des Gilets Jaunes se sont aggravées. « Nous » gagnerons, bien sûr. La victoire est cependant lointaine.

  4. Si c’est comme les enfants (ou adultes) qui prédisaient se planter ou s’être plantés royalement aux examens, la plupart s’en sortaient très bien au final par rapport à leurs peurs 😉

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