Quand une élection est importante, les Français se déplacent, par Alexis Toulet

L’arsène écrit :

“quand plus de 80 % des jeunes adultes de 15 à 34 ans ne se déplacent plus pour voter, c’est surtout la bérézina pour notre démocratie”

Aussi calamiteuse qu’ait été la participation dimanche dernier, je n’y vois aucune Bérézina pour la démocratie en France. A la vérité, la participation électorale se porte fort bien dans notre pays. J’en veux pour preuve la participation à la dernière élection, c’est-à-dire 78% au premier tour et 75% au second tour. Quelle élection, demandez-vous ? Mais la présidentielle évidemment !

Vous me direz certes que la participation aux dernières législatives, c’était 49% puis 43%, ce qui est moins bien, voire mauvais. Vous me direz que ce premier tour des régionales, avec 34% de participation, est encore plus mauvais.

Mais d’un autre côté, les dernières élections municipales hors épidémie en 2014 avaient vu une participation de 64% puis 62%, ce qui est relativement honnête même si pas idéal.

En résumé, les Français – à différencier d’une part des gens qui causent dans les médias, d’autre part des gens comme vous et moi qui commentent sur un sujet politique, les uns comme les autres n’étant pas représentatifs – veulent choisir qui est le président et qui est le maire. Ce sont les élections importantes à leurs yeux, et quand une élection est importante ils se déplacent.

Suivant le principe de Talleyrand “Quand je m’examine, je m’inquiète. Quand je me compare, je me rassure”, l’élection présidentielle 2020 aux Etats-Unis, opposant deux candidats si différents, a suscité une participation record… mais quand même pas plus de 66%. Et la plupart du temps, c’est tout juste 55% des Américains qui se déplacent pour choisir leur président.

Les Français ont-ils raison ou tort de se désintéresser relativement des autres élections que présidentielle et municipale ? Sur le principe, tort évidemment. Car il faut voter. C’est un devoir citoyen, et il faut être un gentil garçon ou une gentille fille… euh pardon, une bonne citoyenne ou un bon citoyen. Sinon les commentateurs média vont prendre des mines catastrophées, pendant que Madame Le Pen prendra l’air sévère pour appeler ses électeurs aux urnes. Et ce serait trop horrible, n’est-ce pas ?

Sur le fond ? On peut noter que :

    • Les législatives étant quelques semaines après la présidentielle voient logiquement l’élection d’une majorité soutenant le président juste élu, ce qui diminue grandement le suspense, donc l’intérêt. Sans compter que les pouvoirs du parlement ont été réduits depuis qu’une partie importante des lois sont décidées à Bruxelles, le parlement français étant obligé par traité de les transcrire dans le droit français
    • Les européennes ne servent pas à grand-chose étant donné que les pouvoirs du parlement européen sont réduits, l’essentiel du pouvoir se trouve d’une part dans la Commission – hors de contrôle démocratique donc – d’autre part au Conseil – où les Français sont représentés par leur chef d’Etat, ce qui nous ramène à la présidentielle. En ce sens, la véritable élection européenne… c’est la présidentielle
    • Les régionales et départementales portent sur des niveaux d’organisation d’une part dont les responsabilités relatives ne sont pas forcément très clairement délimitées, d’autre part dont l’influence sur la marche des événements est pour le moins réduite. Rappelons que la France même a souvent du mal à peser sur les processus au niveau de l’UE, sans parler des autres lieux de pouvoir, notamment les pouvoirs privés… mais alors, la Normandie, le Poitou-Charentes ou le territoire de Belfort, ça pèse quoi au juste ? Ça peut être quoi au juste, sinon un fétu emporté par le vent ?

Je vois dans le niveau de participation dimanche dernier une certaine capacité des Français à aller à l’essentiel :

  • Quelle élection peut vraiment décider de la politique d’ensemble ? La présidentielle, et aucune autre (sauf à ce que la législative invalide la précédente, ce qui est certes un scénario à surveiller notamment si Marine Le Pen est élue l’année prochaine avec 51%)
  • Quelle élection permet de choisir l’élu le plus proche de mon quotidien ? La municipale, et aucune autre

Le reste, ça n’a ni véritable pouvoir, ni proximité.

Qui a choisi de ne s’intéresser à la politique que quand ça compte vraiment en restera à ces deux-là, et c’est tout.

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45 réflexions sur « Quand une élection est importante, les Français se déplacent, par Alexis Toulet »

  1. On peut aussi se consoler en se disant que si l’on vote aussi bien dans les dictatures avec des scores de plus de 95%, ce n’est pas si mal si l’on est encore en dessous de 35%.
    La politique c’est aussi un certain regard.

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    1. je voulais simplement vous remercier de m’avoir fait découvrir le site Frustration. Très intéressant site. merci

  2. Je ne sais pas si le panel constitué par le tiers des électeurs inscrits qui sont allés voter permet de produire des analyses fines. Je crois plutôt qu’il faut se demander qui est allé voter. Et qui a donné ce résultat face auquel beaucoup se grattent la tête.
    Majoritairement, il semble, en effet, que ce soit les plus vieux qui se sont exprimés. Les plus vieux sans doute parmi les plus aisées. Ceux qui éprouvent aussi les plus grandes difficultés à comprendre le monde terriblement dangereux qui s’annonce. Ceux que la moindre évocation des thèses écologiste rebute.

    Et qu’ont-ils dit ?

    – Ils ont refusé de valider le schéma dont les grands médias, les politologues, les hommes et femmes politiques, les partis installés depuis la fin de la dernière guerre, le Medef et tant d’autres encore tenants d’une quelconque parcelle de pouvoir avaient tenté de les gaver pendant des mois : l’opposition de deux aspirations totalitaires. Une ancienne et une aspiration.
    1 / Le RN, resucée du pétainisme, rejeton du FN fondé par des extrémistes de droite de tous poils.
    2 / LREM , inspirée par un jeune homme, admirateur des puissants qui a commencé par louer Jeanne d’Arc avant de glorifier Pétain et Barrès pour exprimer une tentation totalitaire à ses yeux utiles pour conforter le pouvoir des ploutocrates.

    – Ils ont préféré replonger le pays dans un duel Gauche – Droite traditionnel. Les Républicains ( dont beaucoup sont des gens de la droite extrême et la Social Démocratie ( PS et alliés ). Deux ensembles demeurés dans le champ du capitalisme que personne parmi les électeurs ne voit comment nous pourrions nous en extirper. Au secours Hollande et Sarkozy vont revenir. Ce vote qui tente de nous ramener dans le passé a vocation à rassurer des gens qui ne comprennent plus rien.

    – Le méchant résultat de la France Insoumise, pour moi ne fait que conforter ces suppositions.

    Il est particulièrement urgent de travailler à changer nos sociétés. Dès à présent.
    Les femmes et hommes de bonne volonté sont appelés dès à présent à s’organiser pour réparer et reconstruire. ( Beaucoup, suffisamment, a déjà été dit et écrit.)

    N’est-il pas ironique de constater que beaucoup de candidats aux deux élections de dimanche dernier ont présenté le bilan de leurs actions pendant les 6 années passées qui pourrait être utilisé contre eux lorsque les peuples se feront un devoir de chercher les responsables de la catastrophe écologique ?
    Singulier retour des choses !

  3. Si “l’on” considère que l’idée de faire “changer d’échantillon”, à “l’outil” qu’est rabaissé illusoirement la “DICTATURE des émotions” sondées, dans “l’urgence” d’un “nouveau chantier démocratique” (comme si les urgences climatiques, “sociétales” et sociales… étaient à mettre en “dernières de cordées”…? ) à “remanier” pour les présidentielles à venir…

    “L’idée de faire “changer d’échantillon” à “l’outil” que sont redevenus dans la “représentation/représentativité/perception” se rendant enfin compte de sa “disruption” dans la réalité des faits, mais trop tard… se reprochant, du moins se justifiant sans s’excuser non plus… de s’être trop longtemps endormie sur ses lauriers… faire changer “d’échantillon” à “l’outil” que sont déclassifiés les instituts de sondages qui sont ainsi rabaissés dans la langue de bois des “chiens de garde, “influenceurs”, “donneurs de leçons de morales”, et le nihilisme de leurs propres pêchés capitaux” (ceux de l’orgueil, de l’avarice et convoitise dans la “compétitivité” de l’audimat…), instituts toujours privées et privatisant l’espace démocratique, public, le dialogue social et “sociétal”… ayant elle même “pêché”, cette idée peut-elle vous paraître séduisante sur la forme…???

    Qu’est-ce qui risque de changer réellement sur le fond (promettre de tout changer pour que rien ne change…?) dans la pratique et l’usage disproportionné de “l’outil” étant devenu, sans être remis en cause, non plus… la “DICTATURE des émotions” sondées à un instant T (rappelez vous des “agences de notations” qui après leurs défaillances coupables, “complices du pire”, ont été réduite à des thermomètre ayant mal fonctionné…?), la “religion féroce” du “nouveau monde”, des doutes, incertitudes du “ras le bol fiscal” “poujadisme” “bas instincts”… si “l’anonymat”, “l’abstention” de la transparence, moralisation de la vie publique… de l’authentification du coté “identitaire” du nouveau “échantillonnage”, reste classé “secret d’affaire”, “opportunité”, “aubaine” pour les conflits d’intérêts du clientélisme, carriérisme, corruption et tentation de corrompre, pour les commanditaires (dont même les pantoufleurs du verrou de Bercy se régalent) voulant sonder “l’opinion”, cette “pute qui prend par la main le juge”…?”

    Restant l’idée de ce que “les Français-es”, votant encore… sans vouloir froisser les “égos” des si multiples raisons légitimes des abstentionnistes, jeunes ou moins jeunes, pauvres ou aisés, d’extrême droite ou d’extrême gauche… ont à considérer comme étant tellement de première importance, urgence, que seule l’intelligence des “premiers de cordées” sont en capacité d’essayer d’éclairer la complexité du “monde d’après”, des doutes, incertitudes les envahissants, submergeant, inondant… même si leurs justifications et excuses, nous restent malheureusement pour eux, incomprises (pauvres “zélites”, dirigeant.e.s du public/privé ne s’inquiétant que de comment lutter contre la menace de justice sociale et “sociétale, c’est pas leur faute…! ) et pour leurs oppositions politiques, incompréhensibles…

    “Pour qui ose se prendre BHL qui fut interviewé dans « l’Heure des pros » (des prosélytes de l’idéologie de l’extrême droite/droite extrême, du nihilisme et négationnisme du refus d’assumer la part de la responsabilité des activités humaines nuisibles pour la planète – « externalités négatives » polluantes, du productivisme… dérèglement climatique, perte de la biodiversité, « crises des réfugié.e.s… – devrait-on dire plutôt)… ?

    Pour qui se prend ce « philosophe de supermarché » qui osant faire du « misérabilisme » une des « variétés » de ses revenus fixes et variables de subsistance (livres, documentaires, etc et pub gratuite sur les chaînes d’info en continue, vendant ses « produits »), tente de mettre au même niveau « relativiste »…. des enfants et femmes africaines, amputées, torturées, affamées, brutalisées, paupérisées, etc…. avec les « violences » connues dans les rues en bordel et en feu, qu’il a constaté avec « stupéfaction », en rentrant à Paris, de son « voyage d’explorateur », « violences » commises par des gilets jaunes qu’il accuse, voir limite, conspue… ?

    Pour qui se prend ce « donneur de leçons de morales » lorsqu’il ose affirmer que les femmes et enfants africaines, lui servant de « sujets » mettant en valeur, sa seule « plus valu », lui servant de vulgaires « matériaux » pour dénoncer le manque de fraternité de l’humanité, la « sauvagerie des Hommes », la barbarie… qu’elles-ils « sont de trop », et « ne le savent pas encore »… ?

    Un « trop » qui soit-disant passant, ne manque pas d’alimenter son portefeuille donc… ? Car comment vendrait-il ses livres, « documentaires », son « pouvoir d’influence » auprès des « chiens de garde » le recevant avec les honneurs…s’il ne pouvait plus le déplorer ce « trop » avec eux, lors de ses « explorations »… ?

    Comment pourrait-il réussir à faire pleurer, culpabiliser, criminaliser, dans les chaumières des gilets jaunes compris, celles et ceux qui ont été éborgné, amputé… sur les méfaits des… épidémies… génocides… conflits locaux, ethniques… sur le « relativisme » (celui affirmant qu’il y a toujours eu, et aura encore plus dans le « monde d’après » toujours plus pauvre qu’un gilet jaune, qu’un SDF, que les plus de 10 millions de citoyennetés vivant sous le seuil de pauvreté en France… alors que les inégalités ne cessent de se creuser, et d’exploser les records de distributions indécentes de dividendes et de fortunes de certaines milliardaires ?) dont par ailleurs il ne manque jamais de chérir certaines des causes – guerres monétaires, commerciales, de « civilisation », austérité, « réformes structurelles néolibérales », etc, et autres refus d’accueil des réfugié.e.s des pays et populations dites « civilisées », riches, dont une partie des membres du « monopole de la légitime violence de l’État », votant à plus de 50 % pour l’extrême droite, commet en toute indifférence des brutalités racistes, des « discriminations systémiques », lors des contrôles aux faciès, « manifestations interdites »… ?

    Il ne se prend pour rien d’autre qu’un « apôtre » de la « bien-pensance » d’une nouvelle « religion féroce », celle de la « DICTATURE des émotions » sondées… dont le « laïcisme » est à géométrie aussi variable qu’en terre du « Concordat » – ou demander à ce que soit mieux respecté le pluralisme des cultes (et des idées politiques sur cnews, etc, à égalité de temps de parole), équivaut à une insulte, commettre un outrage à la « République » – et ou la fraternité, la solidarité, se mesure en fonction du classement dans la hiérarchie des valeurs du « ras le bol fiscal », « poujadisme »… du moins disant social, « sociétal », moral, fiscal, environnemental…

    Car aurait-ce été “trop” demandé à Pascal Praud, l’animateur arbitraire, populiste et polémique, puis “juge et parti pris”, à l’occasion, d’interroger BHL sur l’ambiguïté du propos ayant osé qualifier “de trop” des femmes et enfants africains, martyrisé.e.s, refoulé.e.s, décédées après le “reportage” pour une particulièrement …?

    Etait-ce “trop” outrancier de suspecter l’auteur ayant tenu pareils propos, de chercher à rendre confuses, par fait exprès, les notions :

    – des images violentes de trop (mais qui faisant vendre, font le beurre l’argent du beurre et plus encore de BHL et la chaîne privée – et privatisant – de l’info) ?

    – d’une “offre” de trop de la part de l’auteur, soit disant en “souffrance” face à la “demande” présumée coupable de vouloir toujours plus de spectaculaire, “sensationnalisme” ?

    – du massacre de trop (surtout si ce sont prioritairement des chrétiens-nes d’orient, proche orient moyen orient, d’Afrique, etc), faisant toujours vendre plus (d’armement patriotique, etc) ?

    – ou encore de la présomption de culpabilité des mœurs, uses et coutumes, des peuplades africaines dont l’explosion de la croissance démographique serait trop risquée, dangereuse… plus que les politiques de natalité des pays les plus riches de l’occident (dont le paternalisme et patriarcat est toujours dans le refus de “repentir” par rapport au colonialisme et à l’esclavagisme) ?

    Serait-ce outrageant de conjecturer que l’auteur, et l’arbitraire “juge et parti pris”, n’ayant eu peut être que trop souffert… d’avoir à “nous” montrer “leur art à explorer…” la misère du bas de nos rues (à moins que les dispositifs anti-SDF…. aient été suffisamment efficaces pour les chasser – encore plus de 400 sont morts cette année – … comme sont chasser les bénéficiaires du RSA… suspectés de façon “systémique” de frauder… de “coûter trop chers”… et à qui, pour plus d’1,5 millions… aucun “pognon de dingue mis dans les minimas qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent” ne leur est redistribué, partagé ? A moins que survivre au confinement lui était plus supportable, acceptable, concevable qu’en résidence secondaire, qu’en “exploration”…?)… à “explorer” celle misère qui est toujours à sa portée, qui a explosé avec les files d’attentes interminables devant les assoc (les plus pauvres, précaires, discriminé.e.s en France, doivent faire “assimiler” à plus de 6 générations de leurs descendances, qu’elles n’auront certainement pas de place dans la file d’attente de “l’escalier social” en train de s’effondrer), lorsque les services publics des cantines scolaires, universitaires… restèrent fermées en raison de confinements… et que les supermarchés, grandes enseignes, leurs actionnaires assistés sans contrepartie, ont récupéré cette privatisation de la solidarité, de la redistribution… serait-ce trop outrageant donc de préjuger que la fierté et l’amour que cet auteur et ce polémiste ont pour “leur patrie”… ont préféré faire “rêver” le pays de la défunte déclaration universelle des droits de l’Homme…. avec un “misérabilisme” plus “exotique”… loin des yeux, loin du cœur quoi… plus “externalisé” comme les délocalisation… – mais “en même temps” moins introverti que le repli sur soi identitaire…?”

    1. @pierre
      C’est lumineux comme d’habitude
      Vous devriez tracter vos billets sur les marchés pour combattre l’abstention
      Ou les rares votants

      1. @ xtian

        Si j’avais voulu – en tractant sur les marchés – “combattre l’abstention Ou les rares votants”, croyez vous que depuis des années déjà j’aurais choisi de prendre l’angle mort commun aux deux antagonismes que vous avez préférer souligner…?

        Ces campagnes régionales et départementales n’étaient-elles pas l’occasion d’attendre et d’entendre des débats publics et politisés, sur les prérogatives, compétences, respectives, des unes et autres entités (Par exemple : Gestion du RSA, de la redistribution et du partage de la solidarité… ou “décharge”, déresponsabilisation institutionnelle et politicienne, de l’abandon du traitement des cas de NON RECOURS… creusant les inégalités aggravant les injustices, en “chargeant” de la présomption de culpabilité les bénéficiaires du RSA,chômeur.e.s = fraudeur.e.s, du “cancer de la société”, de “coûter trop chers”…? Suppression de la gratuité des cantines scolaires, garderies, de la distribution de livres… pour les enfants de parents pauvres, précaires… ou démagogie justifiant la suspension de la distribution gratuite, solidaire, de repas, aux enfants présumés coupables de “difficultés” dont les parents étant suspectés d’abandon, devraient être aussi sanctionné par la fin d’autres aides sociales, familiales, etc ?) et positionnements politiques respectives des unes et autres candidatures, listes… par rapport à cet exemple criant de cruauté, d’inégalités d’injustices en pareil état d’urgence… “sociétale”, sociale, climatique (et pas “sécuritaire” donc)…?

        Ces débats auraient du être autant locaux, que nationaux, puisque touchant autant aux transferts de compétences, à la décentralisation, aux redécoupages électoraux, scolaires… qu’à la compensation par l’État, l’échelon national du “ras le bol fiscal”, “poujadisme”… ou pas ou à son “absentéisme”, “abstentionnisme” quoi… de la suppression des impôts locaux, taxes d’habitations, impôts de production, etc… quand la “mode néolibérale/ultralibérale” est à l’austérité aux “réformes structurelles” de régressions sociales, de “répressions sociétales”, à l’assistanat sans contrepartie (“immorale optimisation fiscale” flat tax, baisses/suppressions,/exonérations/annulations des cotisations sociales patronales sur les bas et moyens salaires, suppression partiel de l’ISF etc) des propriétaires privés d’action auchan, carrefour, leclerc, etc, et aux propriétaires privés de titres boursiers de “vaccins arn/m”, masques, respirateurs, médicaments…

        Non seulement ces deux antagonismes choisis par vous, ne semblent avoir “demandé” (exception faite qu’il est facile de parler de “majorité silencieuse” pour causer aujourd’hui de l’abstention par exemple, quand hier “l’ex-usurpateur d’identité” se permis de lui faire dire, ce “qu’on” veut… jusqu’à ce qu’elle n’aurait jamais dit…? Personnellement le fait d’avoir voté à ces aux deux premiers scrutins, ne m’empêche pas d’essayer de comprendre les justifications et raisons légitimes pour beaucoup de s’abstenir, suivant les contextes, choix/non choix, etc) que leur soit “offert”un choix électoral, politique devant leur permettre de se décider et trancher sur pareil sujet d’égalité, de fraternité de solidarité… mais “en même temps” aucunes autres candidatures et listes nationales (macronnie vs extrême droite/droite extrême… droite contre gauche…), ou même plus locales, à ma connaissance (maigre je reconnais) s’en sont fait l’écho… du moins dans les médias mainstream, eux aussi locaux comme nationaux.

        1. Pour préciser un des “contextes” qui en arrière pensée de ma “conscience” avait jusque là, eu du mal à s’exprimer de façon cohérente, structurée, afin d’être implémenté au premier plan… rappelons que la “drôle” et “coïncidente” sortie du rapport 2021 de la Cour des comptes… préconisant entre autres austérité, “réformes structurelles”… pérennisation à réduire avec prudence, de l’assistanat sans contrepartie des propriétaires privés… de prioriser en urgence, de taper dans les dépenses sociales (minimas sociaux, retraites, assurance chômage…), afin “d’équilibrer” au plus vite le budget, et retrouver de la puissance en terme de “souveraineté”… la date de sortie de ce rapport demandé en févier par le premier ministre, et pondu par des non élu.e.s… entre deux tours d’élections dont le premier a battu tous les records d’abstentions… risque d’avoir la fâcheuse habitude de satisfaire plus le “ras le bol fiscal”, “poujadisme”, les “bas instincts” “rassurés” que par la “DICTATURE des émotions” ne sondant que leurs doutes, incertitudes… que les indécisions des “abstentionnistes occasionnels”, opportuns quoi…

          Car que pareils “technocrates” – pareils à ceux de la Commission Européenne…? Ou à ceux de Conseil d’État, qui préconise de suspendre dans la réforme de l’assurance chômage, seulement la partie révisant à la baisse le montant des prestations, et le nombre de chômeur.e.s non indemnisé.e.s allant être impacté.e.s …? – interviennent à grand renfort de publicité mainstream, “en même temps” … que le risque qu’une crise de légitimité électorale et démocratique locale, et nationale, explose concomitamment à la naissance de la perte de plus de “souveraineté” budgétaire, de “liberté économique”, des “pouvoirs d’achats” des ménages les plus pauvres, précaires… discriminés… de plus en plus sous le seuil de pauvreté pour de plus en plus de citoyennetés (chantage à l’emploi, expérimentation du “travail gratuit”, “bénévolat contraint” en terre du Concordat…) … avec pareilles préconisations voulant confisquer toujours plus de solidarité, fraternité, redistributive… il n’est pas certain que la participation aux seconds des scrutins survenus dimanche dernier, soit plus forte, si aucuns politiques locaux, nationaux, ni listes, ni même “commentateurs des médias”, n’intègrent dans leur match, édito… d’entre deux tours… ces données.

        2. L’explication de l’abstention est , de mon point de vue , très simple .
          Je vous copie un de mes commentaires plus bas
          “Tout se passe comme si la présidentielle était la seule élection permettant de peser sur le modèle national
          Au président de dérouler ensuite cela avec les institutions et les administrations .
          Dans le sillage de ce raisonnement, les échelons locaux sont considérés comme des relais des administrations centrales ne nécessitant pas de s’exprimer.
          On ne se déplace pas pour élire des personnes qui sont assimilées à des fonctionnaires”

          1. @xtian

            Il me semble que la simplicité que vous résumée équivaut à prétendre que “le mieux est l’ennemi du bien”.

            Si vous aviez entièrement raison, je ne pense pas que, par exemple, le Conseil Constitutionnel aurait invalidé des élections législatives ou autres… parce que trop peu de participations, fraudes à la chaussette, financement illicite et illégale de campagne… De même ce CC n’aurait pas invalidé des décisions locales consistant, pour autre exemple, à supprimer les aides sociales communales à des familles pauvres, d’enfants suspectés d’être “difficiles”, dans “l’absentéisme”… ou encore de supprimer “les repas à pas chers” dans les cantines scolaires pour des familles qui modestes, précaires… avaient du mal à s’acquitter de cette faible “charge”… Notez que ces décisions invalidées, émanèrent en majorité, de la droite extrême, extrême droite, et autre idée plus cauchemardesque que fantasmatique, que la société se droitise, quand il n’est question que du “ras le bol fiscal”, “poujadisme”…

  4. Vous pouvez penser ce que vous voulez…

    La démocratie, c’est la participation aux votes. Des candidats sont idiots, bêtes, suicidaires, suicidaires s’ils croient aux trucs qu’ils voudraient nous voir gober?
    Il faut alors trouver le moyen de le leur dire.

    L’abstention ou la pêche à la ligne est une erreur.
    La démocratie et les élections, c’est le moins mauvais système. ( © je ne sais plus qui) . Il faut le garder en état de marche. C’est une technologie très fragile que beaucoup de pays nous envient.

    1. Salut Daniel,

      Euh les élections “une technologie très fragile” ?

      Avec du papier, des crayons, des enveloppes, du comptage et re-comptage manuel, des isoloirs en tissu, des tables en bois, c’est plutôt le mot archaïque qui vient à l’esprit en voyant le processus. D’ailleurs à l’heure de l’intelligence artificielle, des blockchains, des puces et autres big data, c’est marrant qu’on en soit encore là si on y pense un peu avec sérieux.

      Puis voter pour changer de directeur moi, en tant que déjà directeur quelque part, ça m’en touche une sans frôler l’autre et je n’ai pas envie de faire ce genre de chose inutile. En fait qui ce soit là haut, moi j’accumule, même en ne faisant rien. Ca ne cesse de me surprendre.

      Mais bien joué ton discours de réformiste. Seulement si ça marchait vraiment ton truc, on en serait pas à se demander si l’Espèce humaine et tous les écosystèmes vont arriver à passer le siècle ! On en serait pas à constater que nous devenons des consommateurs au lieu d’être des Hommes.

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      1. Coluche:
        “C’est pas passe qu’ils sont nombreux à se tromper qu’ils ont raison”.
        Le droit à l’erreur systématique est inaliénable.

        Vous pouvez évidemment penser ce que vous voulez. Reste que je l’ai gros sur la patate de me faire traiter de “réformiste”.

        La fragilité de cette technologie est dans l’électeur (comprend les électrices et tout ce qui se trouve entre et au-delà) pas dans les matériels. Je vois que l’idéologie US matérialiste à gros investissements et dépenses dispendieuse fait des ravages…

        J’ai longuement discuté ici avec Roberto d’une idée russe permettant à l’électeur d’indiquer qu’à son jugement aucun des candidats et programmes n’étaient satisfaisant . C’est très simple, aussi sûr que le vote classique, facile à mettre en œuvre et économique. C’est donc une extension de la démocratie. Je ne l’ai pas convaincu, c’était perdu d’avance. Mais je ne désespère pas.

    2. Entièrement en phase . En “s’abstenant” de voter pour des élections locales , la France a fini de signer son incompétence politique et manifesté son ” choix” des affects et du spectacle contre la raison , des personnages de théâtre ( exécutif et législatif dans notre institution actuelle) contre les élus de terrain . En ne se donnant même pas la peine de voter blanc ou nul , pour indiquer a minima qu’elle manifeste ainsi clairement son refus des offres , elle marque que le consommateur l’emporte sur le citoyen même dans l’exercice de la démocratie . Qui pourra croire désormais que la cité se fonde d’abord dans les échelons locaux , sur lesquels les français , selon ce que l’on peut déduire , se satisferaient de fonctionnaires prestataires de services en concurrence avec des agences privées ?

      Cratie se meurt , mais Demos aussi.

      Et ce ne sont pas la niaiserie des enjeux mis en avant , aussi bien par les partis que par ” l’opinion publique” , en vue de l’élection présidentielle et donc des législatives , qui donnent l’espoir d’une expression démocratique sensée , quelque soit la participation .

      Il n’y a bientôt plus que les européennes pour choisir de cœur et de raison , un projet qui fonde un avenir possible dans le monde .

      Sordide période , si période est permise parle tic tac de notre planète .

      Sale temps dans mon pays .

      1. J’ajoute que le niveau communal est lui aussi touché depuis deux élections . Quand je vois le nombre de conseils municipaux qui explosent après un an d’exercice, en raison des comportements et de l’absence de qualités des municipalités fraichement élues , je me doute que ces ex-candidats étaient eux aussi plus dans les phantasmes et a priori personnels que dans l’aptitude à gérer une collectivité , les temps et les finances .

        J’imagine que les préfets ont du commencer à remonter leurs inquiétudes au ministère de l’intérieur .

        1. Tout se passe comme si la présidentielle était la seule élection permettant de peser sur le modèle national
          Au président de dérouler ensuite cela avec les institutions et les administrations .
          Dans le sillage de ce raisonnement, les échelons locaux sont considérés comme des relais des administrations centrales ne nécessitant pas de s’exprimer.
          On ne se déplace pas pour élire des personnes qui sont assimilées à des fonctionnaires

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      2. « Quand plus de 80 % des jeunes adultes de 15 à 34 ans ne se déplacent plus pour voter… »
        Tiens, tiens ! Ne serait-ce pas dû également à un « manque de culture historique ? »
        En effet, depuis mon plus jeune âge j’entends dire que voter est ‘en même temps’, un droit et un devoir ! Du coup, la question que je me pose est la suivante : si le droit, lui, n’a pas encore bougé, qu’est-ce qui nous fait défaut ?
        Aussi, j’avais remarqué déjà que mon père, ma mère, mes oncles et mes tantes, ainsi que leurs amis et voisins, ouvriers comme eux, allaient encore voter non plus par envie, mais par devoir envers nos ancêtres qui se sont battus pour obtenir ce droit.
        Enfin, si pire encore, nos jeunes ne reconnaissaient plus dans le droit de vote, une façon d’exercer leur citoyenneté, que restera-t-il de nous, et de notre histoire ?
        Alors, de nouveau cette question : qu’est-ce qui risque de nous faire défaut, demain ?
        « Des affects et du spectacle contre la raison », nous manquerait-il donc du « temps de cerveau humain disponible », afin que le citoyen l’emporte sur le consommateur même, dans l’exercice de la démocratie ?

  5. Un record d’abstentions dans tout le pays, sauf en Corse curieusement: Participation 57.08% ; Abstention 42.92%
    Pourquoi cela ? Tout simplement, il a été abordé l’un des thèmes intéressant au plus haut point la plupart des corses !
    Ailleurs, quels sont les thèmes abordés ? Essentiellement, «  il faut faire barrage à Lepen », « il faut battre le RN », etc.., le tout de la même veine, et à l’exclusion de tout ce qui pourrait concrètement intéresser les habitants des régions dans leur vie de tous les jours.
    Les régions, les départements, qui sait exactement d’ailleurs, dans la population d’électeurs, quelles sont les prérogatives des unes et des autres, qui gère quoi, etc.., bref, c’est le grand méchant flou sur toute la ligne, alors faut-il s’étonner de ce qui s’est passé ?
    Un autre aspect des choses est le ‘plantage’ des instituts de sondages ; est-ce réellement un ‘plantage’ ou n’est-ce pas une énorme manipulation visant à faire peur en indiquant des scores élevés pour le RN ce qui a eu pour effet de conforter les équipes en place durant les 6 années précédentes ?
    Le mieux ne serait-il pas de ne plus permettre les sondages d’opinion durant une période trop proche d’élection car cela est susceptible d’influencer les électeurs ?

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  6. Étrange article de M.Toulet qui semble ne pas avoir pris en compte la réforme territoriale initiée en 2014 où l’on vit se transformer tout un pays dotée de 22 régions subitement rétrécit à 13 régions métropolitaines.

    Nous venons ainsi de vivre la seconde élection pour la désignation des conseillers régionaux depuis la création des régions XXL et cela dans le sillage de la pandémie mondiale de 2021.

    L’auteur ne semble pas comprendre le pouvoir décuplé des conseillers régionaux depuis la dite réforme territoriale de 2014 qui voulait donner à ces nouveaux territoires une taille critique sur le plan géographique, démographique et économique et permettre selon la théorie initiale d’améliorer la gouvernance territoriale et l’efficacité des politiques publiques qui y sont mis en œuvre.

    En ce qui concerne les ” Régions ” , voici leurs prérogatives :

    Les régions sont désormais dotées de nombreuses prérogatives. Chacune d’elle est chargée d’organiser les services publics qui s’avèrent cruciaux dans la vie quotidienne. Ses compétences ont d’ailleurs été étendues par la loi NOTRe (nouvelle organisation territoriale de la République) en 2015.

    ” C’est le conseil régional qui a les transports, notamment ferroviaires, dans son champ de compétences. Le conseil régional peut voter pour la création d’une nouvelle ligne de TGV ou allouer les crédits pour rénover les infrastructures. En matières économiques, la région est également gestionnaire des aides aux entreprises et a donc le pouvoir de les inciter à s’implanter sur le territoire. Autre pan de compétences qui concernent beaucoup de monde : l’éducation. Le conseil régional peut en effet mener des actions dans le domaine de la formation professionnelle et est également chargée du fonctionnement des lycées (mais pas des collèges laissés à la discrétion des départements). Enfin, la façon de préserver la qualité de l’air et la biodiversité est une décision qui revient à la région. Un enjeu important pour ces élections régionales qui interviennent en même temps que la COP21, la grande conférence pour le climat. Par ailleurs, la région partage un certain nombre de compétences avec le département : la culture, le sport, le tourisme, les langues régionales et l’éducation populaire. ” / ( Sources – Linternaute.com ).

    Dimanche dernier, nous votions pour le renouvellement des Conseils régionaux et des Conseils départementaux. Il n’est donc pas inutile non plus de rappeler en ce qui concerne les départements une prérogative importante de ceux-ci :

    Les politiques d’insertion relèvent de la responsabilité du conseil départemental, qu’on désigne souvent comme le « département ».

    C’est le département qui finance toute l’allocation RSA pour les foyers qui n’ont pas de revenus ou qui n’ont que de petits revenus d’activité professionnelle. Le RSA vient, dans ce cas, compléter les ressources du foyer jusqu’au montant forfaitaire. Le département assure ainsi l’organisation du dispositif d’insertion des bénéficiaires du RSA par la mise en œuvre de l’allocation, de l’instruction de la demande d’allocation à son versement, l’orientation et l’accompagnement des bénéficiaires.

    Qui pourrait encore dire que ces élections régionales et départementales sont sans importance ?

    Il est vrai que le gouvernement actuel s’est bien gardé de rappeler tout ce qui s’y engage ou pourrait s’y engager afin de noyer le poisson dans une eau nauséabonde sponsorisée 24h/24 par C.News & consort.

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    1. Je me faisais la même réflexion. Des compétences aussi importantes que l’éducation ou l’assistance sociale, des budgets énormes ! Merci d’avoir cité in extenso.
      Je le constate autour de moi, j’ai beau plaider pour le vote, seul moyen d’encourager une politique, ou a minima le la sanctionner, beaucoup d’amis me traitent de naïve qui se fait avoir, voire de complice du système. Heureusement, j’ai d’autres amis qui pensent comme moi, environ 35% ; )
      Je vois dans l’augmentation de l’abstention une partie de Gilets Jaunes. Refus du système, “tous pourris, je proteste en vous défiant sur le rond point, j’irais pas à vos urnes !” (ce n’est pas mon point de vue mais je comprends ce raz-le-bol, ce besoin de crier, et je le prends au sérieux, la situation est dramatique, la politique est déliquescente. Il est urgent de faire passer le message!)
      Pour beaucoup de Français, c’est Macron qui décide de tout ce qui est important et éventuellement leur maire qui crée des voies cyclable ou fleurit les rues commerçantes.
      Ce manque d’éducation arrange bien le président et le maire. Et les présidents de Région ou de Département, pourquoi ne se mettent-ils pas plus en avant ? Des pions dans le jeu politique, soutenant plus leur parti que leurs administrés. Un système clientéliste, il faut le dire aussi, où les gros budgets publics iront naturellement favoriser les entreprises amies qui financeront à leur tour qui de droit…
      Les structures elles-mêmes sont d’énormes machines administratives qui marchent presque toute seules, sauf changement de politique qui bouleverse souvent les hiérarchies, les budgets, les projets…, d’où la prime au sortant. Sauf espérer un énorme bienfait, le fait même de changer de politique déstabiliserait beaucoup de domaines.

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      1. Salut Emma,

        Tu pourrais me donner quelques exemples importants d’avancées Humaine majeures acquises spécialement par le “Vote” ?

        “Les structures elles-mêmes sont d’énormes machines administratives qui marchent presque toute seules, ”

        Je ne te le fais pas dire…

    2. Oui, bien sûr, toutes ces compétences ! Mais vous oubliez peut être que des compétences sans les moyens de les mettre en oeuvre ou a minima, cela modifie quelque peu les enjeux.
      Et l’Etat s’est judicieusement désengagé sur des compétences qu’il a transmis au local sans pour autant donner les moyens de les assumer. Ma femme qui travaille pour un département est bien placée pour voir que les objectifs sont de gérer toujours plus de choses à ” moyen constant”, jolie terminologie pour parler d appauvrissement.

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      1. Celles et ceux qui travaillent pour l’état s’en sont aperçus depuis 40 ans . Celles et ceux qui travaillent pour les départements s’en aperçoivent depuis surtout depuis une quinzaine d’années . Pour les communes c’est plus variable , il y a eu et il y a encore des perdants et des gagnants .
        Dans tous les cas , il y a un effet de ciseau : diminution relative des ressources fiscales et des possibilités d”emprunt , et augmentation parfois délirante de l’exigence de service par les ” usagers” .
        S”agissant des communes la soupape a été et est encore les PPP pour l’investissement , l’externalisation des tâches ( pas toujours une réussite!) pour le fonctionnement .

        Mais depuis 50 ans ce sont des alertes et évidences dont les français se foutent .

        1. “depuis 50 ans ce sont des alertes et évidences dont les français se foutent .”
          Je ne suis pas certain qu’ils s’en foutent.
          D’abord, il y a un bourrage de crâne sur le “toujours moins d’impôt” médiatique soutenu par des personnels politiques très visibles. Ensuite, quels partis politiques proposent d’inverser la tendance ?
          Le travail de sape, se fait à bas bruit en supprimant les postes qui ne sont pas directement visibles. Dans l’Education Nationale, ce sont les postes de remplaçants, des réseaux d’aide, de la médecine scolaire, de l’administration. Vu de l’extérieur, c’est seulement les disfonctionnements que cela entrainent qui sont visibles. Ajoutez à ça le “fonctionnaire bashing” très à la mode. Mais il ne concerne pas tous les fonctionnaires, seulement ceux du terrain qui se coltinent la mauvaise humeur des usagers ou leur désarroi.
          Mais il y a aussi une autre fonction public, ou plutôt une haute fonction publique, qui oeuvre bien à l’abri dans les Ministères avec des niveaux de salaires qui les placent parmi les 1% des plus riches. C’est dans cet univers feutré que la doctrine est mis en oeuvre. A l’ENA ce sont les Hauts Fonctionnaires de Bercy qui enseignent l’économie à la futur “élite politique”.
          La méthode à l’oeuvre, j’en avais vu un rapport sur l’éducation fait par un think-tank auprès de l’OCDE, qui avait été révélé par l’association Attac, qui n’en était alors qu’à ses début. Dans les grandes lignes, ça disait à peut près ça : on ne peut pas obliger les gens à mettre leurs enfants dans le privé et fermer des écoles serait trop impopulaire. Donc la solution, c’est de diminuer les moyens des institutions publiques pour que les services rendus soient de plus en plus de mauvaise qualité. Ensuite, les gens se tournerons naturellement vers le privé.
          Et cette doctrine qui ne dit pas son nom est à l’oeuvre à tous les niveaux des instances dirigeantes à l’OCDE, dans l’UE et dans les Ministères. Pour se donner bonne conscience, on avance des arguties économiques et le fameux “faire mieux avec moins”.
          Sur ce blog comme ailleurs, on parle de la démocratie en danger parce que les gens ne vont plus voter ! Mais de quelle démocratie parle-t-on quand son squelette institutionnel flambe de métastases et que ceux qui gouvernent sont les premiers fossoyeurs de l’institution ?
          Voter aujourd’hui, c’est passer un peu de baume populaire sur une démocratie qui se nécrose par l’intérieur. Il y a une fracture dans nos sociétés modernes qui ne cesse de s’accroitre, le niveau des inégalités sociales en sont le marqueur.

          Bon ok, c’est pas très positif pour le blog le plus optimiste !
          Alors, j’ajouterai que depuis le weekend derniers certains signes visibles dans les médias montrent que cette forte abstention semble réveiller quelques consciences. Dans les médias, on s’inquiète. Si les gens ne vont plus voter, le “catch politique” qui rythme les mois de périodes préélectorales n’intéressera plus et va perdre de l’audimat. Le jugement moral qui disait “tu dois aller voter parce que certains sont morts pour avoir le droit de vote” ne tient plus. Pour les générations d’aujourd’hui, ceux qui sont morts pour le droit de vote, c’était au cours du millénaire précédent. Le monde a changer. Les gens retourneront voter quand leur vote retrouvera une influence réelle sur l’évolution de la société. La 5ème République permet une concentration des pouvoirs, les pouvoirs se sont concentrés. Ce sont des lois de la physique comme dirait Paul Jorion. Il faudra bien trouver une porte de sortie.

  7. Les françaises et les français viennent de vivre un an par écran interposé.
    Les jeunes ont capté plus vite que les autres que tel serait le nouveau goût de la réalité.
    Même si le millésime 2020 de la “réalité au travers des écrans” n’était pas une réussite, la perception qu’un ancien monde était là en train de s’y engloutir n’a pas manqué de se manifester.
    Du coup, quand on leur propose de vivre les 5 ans qui viennent par papier interposé (les 5 ans de choses qui les concernent, certes : transport, éducation, …), ces françaises et français, les jeunes surtout ( 1970) ça ne colle pas, ils ne croient pas que cela ait un sens bien fort.
    Si ils pouvaient passer les régionales en “contrôle continu” en quelque sorte, au lieu de l’examen “à l’isoloir”, ils sauraient pourtant bien distinguer entre choix qui les arrange et choix qu’ils rejetteraient.
    Amateurs de programmes, “app” et autres virtualités, à vos pythons ! Pas d’illusion, Evgueni Morozov nous dit bien que la délibération sur mode écran/réseau social n’est pas au point, mais sur un moment comme celui-là, il est bon de tenter de nouveaux ponts. Ce qu’on fit vers : 1789, 1830, 1848, 1870, 1936, 1945, par exemple, dans ce pays.

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  8. Par une nuit forte embrumée de vapeurs éthyliques, en l’occurrence du Jack Daniels acheté en promo à Franprix, je rêvais de l’endroit précis où furent posées les premières pierres de l’antique citée ; de la plaine qui fut le berceau du prototype millénaire de l’habitat collectif propre à l’organisation de la répartition des tâches en vue d’harmoniser un leitmotiv jugé digne, juste et honorable et qui signifiait à tout un chacun sa place dans la symphonie humaine ; du premier lieu où l’utilité de garder sous la main le plus d’agents possible rendait compte d’un nombre incalculable de besoins, l’un d’eux, largement partagé en ces temps reculés, consistant en la génération d’une clameur, laquelle était destinée à faire peser le poids d’une indéfectible puissance là où l’œil humain ne pouvait encore se poser et d’où provenait les produits indispensables à la pérennité de cet impressionnant modèle d’agglomérat.

  9. La 5ème république donne aux Français ce qu’ils veulent par dessus tout: un maître à détester.
    Le reste indiffère.

  10. @ Juanessy, Hervé, Emma et quelques autres :
    “Les chants les plus désespérés sont aussi les plus beaux”. La première contribution de Juannessy, plus haut, est d’un beau tragique.
    Pourtant j’entrevois dans tout le fil de ce billet une sorte de cacophonie, de perplexité et aussi d’aveuglément. Voter : absolument oui ! par tradition, par devoir, par jouissance d’un pouvoir. Et absolument non. Par dégout de ce théâtre. Par ce vomissement nauséeux initié par l’événement “Gillet Jaune”. Par constat d’une dépossession.
    Les Régions ont-elles du pouvoir ? Dans un Etat aussi centralisé que la République Française ? Tout est dit dans cette phrase (d’un ancien haut fonctionnaire que vous êtes, Juannessy, si je vous ai bien suivi) : “J’imagine que les préfets ont du commencer à remonter leurs inquiétudes au ministère de l’intérieur “. On voit soudain surgir l’Empire Romain et ses Représentants dans les grandes métropoles, les “Evêques”. On entend la puissance de la surveillance du contrôle des territoires sur les désirs d’autonomie, de démocratie régionale des peuples. Il faudrait que le pouvoir central tombe en quenouille pour que les Régions se réorganisent autour de grandes métropoles. Pour qu’elles puissent entre elles décider par exemple de “créer une ligne de TGV” (citation de l’Internaute par Hervé). Je ne l’imagine pas aujourd’hui. J’imagine que tout est décidé depuis Paris : politique ferroviaire, politique d’enseignement, politique sanitaire, c’est l’image que j’ai. N’est décentralisé que le reste, la marge : les bâtiments, les implantations, l’accompagnement social. Et encore : souvent les budgets des territoires décentralisés sont fait à la fois de ressources locales et de flux venus du haut (Etat, Europe), de sorte que l’autonomie est partiellement factice, soumise à contrôle et approbation préalable. La citation évoquée dit aussi que les Régions peuvent “attirer les entreprises, agir par la formation” : j’y vois un effet de marché, de la loi du plus offrant et donc de la compétition (du clientélisme, dit Emma) plus que de l’organisation planifiée.
    Dans la réorganisation territoriale en régions métropolitaines, dans la pression pour donner du pouvoir aux Communautés de communes (où les élus trop nombreux sentent leur pouvoir dilué), on a éloigné encore davantage le pouvoir du citoyen. Il manque justement le sentiment de faire une communauté de destin, un peuple, comme on peut le ressentir dans un Länder allemand où une Région belge, éléments d’un Etat fédéral. (La Belgique s’est fédéralisée par exigence des Régions contre l’Etat). On est ainsi dans l’artifice, dans le théâtre d’ombres et le vote contribue au mauvais spectacle.
    Mais il y a autre chose. L’élite. Lisant une biographie de Foucault, je suis frappé d’apprendre que la sélection n’est pas seulement terrorisante à l’entrée d’une grande école, mais aussi pendant l’école et encore pour sortir de l’école par concours et pour entrer dans le service public. Celui qui est sorti victorieux d’un tel carnage, insoucieux du sort des recalés laissés derrière lui, comment pourrait-il se défaire d’une jouissance de domination suprême et d’un sentiment de mépris souverain ? Une volonté de mâter le peuple, heureusement mâtinée souvent d’une volonté de servir le public.
    Et ce Grand corps de l’Etat, il est autonome par rapport à la démocratie. En Belgique, il y a aussi des départements au sein d’une région (les Provinces) et elles aussi dirigées par un préfet (le Gouverneur), poste administratif. Mais son pouvoir est limité à des compétences peu importantes, et surtout il est choisi parmi les hommes politiques, qui souhaitent quitter la carrière d’élu au profit de cette autre fonction. Il est donc inséré dans le réseau des élus territoriaux, connu des partis, et non bombardé comme Grand Commis du pouvoir de l’Etat, échappant au contrôle démocratique.
    Autre élément, le jeu tactique avec le calendrier électoral (et je ne parle pas aussi du jeu du découpage des circonscription) donne une apparence de manipulation de cette consultation au gré du pouvoir, dès lors totalement désacralisée.
    Oui, comme dit Emma, “je comprends ce ras-le-bol, ce besoin de crier, et je le prends au sérieux, la situation est dramatique, la politique est déliquescente. Il est urgent de faire passer le message! ” Mais ce n’est pas en parlant aux abstentionnistes qu’on modifiera les choses, c’est en rectifiant les règles du jeu pour le respect de l’électeur. Règles constitutionnelles, règles électorales, règles de l’autonomie territoriale.
    Au contraire, la focalisation sur la personne du Président, inhérente à la République De Gaullienne, constitue une drogue, une addiction qui aliène le citoyen.
    Actuellement, seule l’offre d’un pouvoir populiste est une réponse à cette situation. Elle est insatisfaisante et dangereuse. Il faut se préparer à cette situation. Il faut aussi promouvoir un autre mouvement de meilleure responsabilisation des citoyens par une volonté de révision du fonctionnement de l’Etat, mais le mal est profond.

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    1. Rarement lu autant de contrevérités et d’affirmations gratuites ou hors de propos .

      Si les préfets s’inquiètent ( ce que j’espère ) ça n’est pas en tant que surveillants généraux , c’est en tant que démocrates qu’ils sont et qui savent le prix et l’importance de la bonne marche des communes , en particulier les petites , et qu’ils savent bien que la commune est malade c’est que tout le pays est malade .

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      1. Les communes sont malades ? Tu m’étonnes Elton ! On les a bien rendu malades volontairement les communes (y en a trop dit-on). Et les Préfets y sont pour beaucoup d’ailleurs appliquant et faisant appliquer les nouvelles Lois de décentralisation/centralisation (selon comment tu veux bien prendre le projet…) qui ont flingué l’intérêt d’être Maire.

        Et cette bande d’incapable s’en inquiéterait ? Mouaaaah aaaah aaaah laisse moi rire. Ils pantouflent tous et sont abonnés aux petits fours et voiture avec chauffeur.

        Le truc à la mode maintenant c’est Président d’Agglomération (ou Vice président) ! Pas encore de bagnole avec chauffeur mais ça ne saurait tarder. Plein de petits fours déjà.

          1. Quand tu auras mangé autant de fois que moi à Bercy, on en reparlera des références et des obsessions mon chou.

  11. Par rapport à un nouveau “pari démocratique”, “sépucalition électorale”, “offerte” par Ifop sur LCI (comme si les doutes, incertitudes, grugés des “temps de cerveaux disponibles” étaient en “demande” ou en manque… des “peurs d’avoir peur..?) , concernant le pronostic de 65% de taux d’abstention aux seconds tours des scrutins régionaux et départementaux…

    Et si l’abstention massive, pour une grande partie (des gauches… comme du mauvais “coté obscure de la force” de l’extrême droite, ayant perdu le “bon sens” de l’effet de sa dédiabolisation… puis du pouvoir d’influence défaillant de la “DICTATURE des émotions” ne sondant que les doutes, incertitudes des “temps de cerveaux disponibles” vouant un “culte féroce” à leur propre “ras le bol fiscal”, “poujadisme”, “bas instinct”… La part “opportuniste, insincère… des droites extrêmes de l’abstention étant plus compliquée à analyser)… était devenue la manifestation “inconsciente” du dépassement pour chacun.e réduit.e à “son pouvoir d’achat”, de “consommateurs-trices…. de consuméristes… de l’ultime limite, du signifiant de l’effondrement… de la sur-médiatisation “disruptive” des campagnes électorales locales comme nationales, exacerbant uniquement les pronostics des éditos des “chiens de garde” “donneurs de leçons de morales”, se perdant dans des “réalités alternatives”… de telles “personnalisations” incarnant telle manière politicarde d’influencer, de manipuler, le pouvoir pour arriver à “ses fins”, par rapport à telles autres “personnifications” politiciennes, capables de “vous/nous” convaincre que peut importe les moyens, d’accéder aux pouvoirs, d’influer sur les foules, masses (le “mythe de “l’Homme providentiel” pour les deux, supplantant ce que le néolibéralisme, l’ultralibéralisme et la pseudo “mutation” de l’extrême droite Lepeniste conspuent pour les premiers de qui reste de “l’Etat providence” et veut réduire au moins disant social, moral fiscal environnemental derrière la “préférence nationale”, pour la dernière…) quand seules la “fin” compte… toutes incarnations ayant abandonné l’idée de mener leurs combats sur le champ de bataille de ce qui a de plus noble, morale, éthique, en politique (pas d’attaque personnelle, visons les idées, programmes, décisions locales…)…?

    1. J’espère que vous aurez compris qu’il est question de “spéculation électorale” et non de “sépucalition électorale”, sans que j’ai à me justifier ni m’excuser, bien sûr…

  12. @ Timiota

    Vivement demain et l’irruption des ” nouveaux ponts ” !

    Deux écueils cependant s’offrent à nous : 1/ la ” restauration conservatrice ” qui commence à LREM en passant par L.R et se terminant au R.N ( FN) et le déchainement du ” Nihilisme exterminateur ” via les fascismes Islamistes. Le village global et la sixième extinction des espèces étant la toile de fond de la réalité présente qui semble littéralement s’effondrer sur elle-même via une énième crise de la “Modernité “.

    Les deux mouvements hurlent leur haine de l’humanité à différents niveaux et selon des modes d’actions différents afin dans tous les cas de privilégier une minorité de ” semblables” , les ” élus “, ceux qui pensent et vivent ” comme eux “. Les deux mouvements veulent revenir à une ancienne période où les populations se soumettent aux plus forts : les riches armés ou le clergé armé sans plus aucune possibilité d’émancipation individuelle ou collective, sans plus aucun dépassement vital possible.

    Pour réussir les ” futurs ponts ” , mieux vaut être blindé et reconnaitre qui tentera demain de subvertir les mouvements révolutionnaires à venir pour mieux les éteindre. Danger !

  13. Serais-je présumé coupable ou innocent, d’être mauvaise langue, ou sincère, si j’osais suspecter que la manière, le moyen, d’aborder des intempéries exceptionnelles actuelles, des inondations jamais vues en terme de “sensationnisme” surmédiatisée, concernant des régions, départements surpeuplés, hyper-bétonnés le long des cours d’eau… pouvant devenir la “normale” avec le dérèglement climatique, la perte de biodiversité, l’agriculture intensive/productiviste… les défaillance de planification… ont tendance à être maintenant plus instrumentalisé, selon que la fin intéresse les assurances privées et leurs actionnaires assistés sans contrepartie, et/ou celles et ceux qui dont le “ras le bol fiscal”, “poujadisme”, “bas instinct” s’en prend “systémiquement” et systématiquement aux dépenses sociales, de fonctionnement… de “l’État providence”, “en même temps” que de revendiquer l’austérité, les “réformes structurelles”… mais jamais lorsque sa “couverture”, “signature”, en dernier “RECOURS” (sauf pour les cas de NON RECOURS) peut déclarer “l’état de catastrophe naturelle”…?

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  14. Aurais-je oublié naïvement de préciser ma pensée “cachée”, qui est tout à fait lucide, consciente, que derrière la déclaration de “l’état de catastrophe naturelle”, nombre de “ras le bol fiscal”, poujadisme”, bas instinct” et adeptes de la “finance assurantielle”, “prise de risque” (se noyant dans les dettes publiques…), ont un intérêt particulier (et pas général donc) à faire confondre fin et moyen entre socialisation des pertes induites par des inondations, sécheresses, etc, exceptionnelles que vont aggraver les risques du dérèglement climatique, de la perte de la biodiversité, de l’effondrement de la “représentativité” démocratique… des guerres commerciales, monétaires de “civilisations”…. et privatisation des “plus valus” faites et/ou à faire… sur la revente/vente… de biens immobiliers construits en zones récemment déclarée “rouges”…?

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  15. @ Juillot Pierre

    “Agriculture” versus ” Culture ” ?

    Si je pense avoir un peu compris votre pensée ” cachée “, voyez qui profite des dons royaux de Madame Bachelot. Il semblerait qu’on trouve les mêmes maux à différents endroits de la société et ce sont toujours les ” gros ” et les amis du pouvoir qui en profitent le plus :

    ” Aides à la musique : main basse sur les millions du CNM ” par Laurence Romance – Blast TV :

    https://www.blast-info.fr/articles/2021/aides-a-la-musique-main-basse-sur-les-millions-du-cnm-b-1zOsR2Q4SdFEiSBmpsmA

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  16. Dans le fil du billet :
    Grosso modo, dépenses de l’état “central”=dépenses des administrations publiques locales (dont 1/6 à 1/3, je n’ai pas trouvé le chiffre exact, de transferts de l’état)=300 milliards (=dépenses sécurité sociales).

    Parmi les dépenses des administrations publiques locales, les communes représentent 48,4%, les départements 25,4%, et les régions 12,4%.

    Les gens votent donc où ça compte le plus. Néanmoins il me semble que les régions sont vouées à monter en puissance, ce qui est déjà fait dans l’imaginaire de certains : par exemple sur les listes aux régionales, les déboires des décisions nationales de qq partis qui ont fini par s’évaporer face à des décisions de barons locaux.

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