Départementales et régionales…

Les électeurs (⅔ d’entre eux) n’ont pas voté.

Cela signifie-t-il que le sentiment s’est installé que c’est râpé de toute manière, et que les électeurs RN en sont convaincus davantage encore que les autres ?

P.S. Est-il raisonnable pour quelqu’un qui juge que cela ne vaut plus la peine d’aller voter de vouloir néanmoins avoir des enfants (la question m’était posée il y a une heure) ?

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49 réflexions sur « Départementales et régionales… »

  1. Cela signifie peut-être qu’en dehors de sa propre santé (et de celle de sa famille) et de sa propre situation économique (et de celle de sa famille), on n’a pas vraiment envie de s’occuper du reste. Et, avec un peu de chance, le bébé va s’en sortir. En plus, il y a le sport pour se détendre (à la télé).

    1. Ne dit-on pas qu’il faut savoir se réserver pour le match vraiment important ? Beaucoup de Français semblent avoir appliqué cette précaution dimanche dernier. Ils se réservent pour les matches essentiels de l’an prochain.

      Reste à savoir bien sûr si les résultats de dimanche correspondent tout de même à une réalité (« On-a-gagné ! On-a… » dit-on chez LR, « Mais on est encore vivants, en fait ! » dit-on au PS) qui aurait des répercussions l’an prochain. Un second tour Bertrand – Hidalgo, peut-être ? Attendez, il me faudra descendre plus qu’une bouteille de calva pour commencer à y croire 🙂 … Ou s’il ne s’agit que d’une illusion due à la fois à la faible participation et à l’impulsion de ne pas changer grand chose aux équipes régionales – et un 0-0 en nombre de régions pour le match LaREM-RN.

      L’élection présidentielle est très personnalisée, c’est sa nature même. LaREM ce n’est certes pas grand-chose en dehors d’Emmanuel Macron, de même que le RN ce n’est pas grand-chose en dehors de Marine Le Pen… mais ces deux partis ont tout de même chacun une personnalité forte – en même temps évidemment que clivante.

      Au contraire, chez LR de même qu’au PS et chez EELV, les têtes ne manquent pas… il y a même un certain nombre de petits chefs qui peuvent rêver de devenir davantage. Mais aucun de ces partis ne dispose d’une personnalité vraiment forte.

      LFI a lui aussi sa personnalité forte et clivante. Mais ce parti-là n’a pas réussi à devenir prépondérant, son candidat est même troisième parmi les candidats de gauche dans les derniers sondages sur la présidentielle (1) et c’est le seul que Le Pen battrait sans difficulté si elle lui était opposée au second tour (60 – 40) (2)

      Une autre personnalité émergera-t-elle comme candidat de premier plan ? Xavier Bertrand y croit très fort. A gauche, l’un des membres du trio qui se regarde comme dans un western à la Sergio Leone (3) y croit-il encore ?

      Ou bien, si la désaffection de beaucoup de Français aux récentes élections est le signe d’une perte de confiance encore plus poussée envers les politiques (« tous pareils, tous pourris ! ») et si Le Pen commet une erreur stratégique en adoptant le message « Je suis une gentille dame, je ne fais pas de vague oh là là non alors »… un espace béant est-il en train de se dégager pour un candidat qui dirait « Moi je vais en faire des vagues, je vais changer les choses, vous allez voir ce que vous allez voir » ?

      La « tentation du clown », du candidat inattendu qui surgit dans les derniers mois avant l’élection pour répondre à la fois au besoin de changement et à la soif d’autorité (4) peut-elle se réaliser ? Rappelons que l’excellente enquête annuelle « Fractures françaises » dans sa dernière livraison de septembre 2020, montre 82% d’approbation à l’affirmation « On a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre » !

      Cette très éclairante enquête vaut d’ailleurs largement d’être lue, elle me semble dessiner en creux le portrait – quelque peu paradoxal ? – d’un candidat qui :
      – à la fois serait un vrai chef remettant de l’ordre, et laisserait sa place à la démocratie participative ou directe
      – protégerait la France de la mondialisation, sans sortir de l’UE mais en réduisant ses pouvoirs pour récupérer de la souveraineté nationale
      – renforcerait le rôle de l’Etat dans l’économie et irait vers plus de protectionnisme
      – prendrait comme priorités à la fois l’environnement, la protection sociale, le pouvoir d’achat et la répression de la délinquance
      – irait vite et dur vers la protection de l’environnement, même s’il fallait pour cela changer profondément les modes de vie
      – prendrait aux riches pour donner aux pauvres, tout en mettant les chômeurs au boulot
      – s’inspirerait des valeurs du passé, tout en autorisant la PMA et en ouvrant le débat à la fois sur la GPA et sur la peine de mort

      Certes, il serait assez difficile à une seule personne d’être tout cela à la fois. Mais en donner l’illusion, c’est peut-être jouable ?

      (1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_sondages_sur_la_prochaine_%C3%A9lection_pr%C3%A9sidentielle_fran%C3%A7aise#Ann%C3%A9e_2021
      (2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_sondages_sur_la_prochaine_%C3%A9lection_pr%C3%A9sidentielle_fran%C3%A7aise#Hypoth%C3%A8se_M%C3%A9lenchon_%E2%80%93_Le_Pen
      (3) https://www.youtube.com/watch?v=GLNNN4U_9Js … et la scène se conclut quand tout le monde git à terre abattu !
      (4) https://www.ipsos.com/fr-fr/fractures-francaises-face-aux-crises-qui-frappent-le-pays-un-besoin-de-protection-plus-fort-que

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      1. Faut faire avec ce qu’on a. Mais ça fera pas bcp.
        Sur l’enquête (le (4)), en fait de paradoxal, ça semble juste le droite/gauche du temps où ça avait un sens certain. Par contre le 82%…si très français, si très probablement encore droite/gauche, et même si aucun extrémiste n’est jamais sorti d’un plébiscite, vaudrait mieux tomber sur le bon…Pour autant ça colle avec le reste.

  2. C’est le signe d’une situation grave, mais avec le paradoxe suivant :
    En temps moins grave, on pense que les petits plus de la puissance publique (aides X ou Y, associations, gratuité de ceci ou cela, aide aux jeunes, ou aides aux entreprises, aides aux vieux) font une différence sur une « ligne de base » en pente assez douce.

    En temps plus grave, on ne pense pas que ces éléments, perçus comme petits (les 500 euros du passe-culture, quelques pourcents de plus ou de moins sur les aides au logement, les aides à l’association x ou y) sont secondaires parce qu’on ne voit comme véritable planche de salut dans le courant fort qui vous emporte que les effets de réseau (ma famille, mes amis, etc. , les gilets jaunes en ont donné des signes avant-coureurs assez marqués ; la chasse dans les campagnes comme élément d’intégration fournissant un réseau par exemple).

    C’est donc surtout un indicateur de délitement de la notion de « puissance publique » (en soulignant « puissance »), dans cette interprétation (contestable je le reconnais).

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    1. J’irais un peu plus loin. La crise sanitaire a révélé que la France n’est plus une puissance. Elle dépend d’autres nations pour ses masques, ses médicaments, ses vaccins, ses pièces détachées de vélo… Même les fusils d’assaut de l’armée ne sont plus produits en France… Difficile dans ces conditions d’aller voter pour des personnes et des partis qui nous ont conduit là où nous en sommes et qui nous offrent aucune alternative réelle… La pandémie a fait tomber les masques…. Les français ne sont pas des veaux 😉

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      1. RIP les scrutins locaux, completement écrasés par le « théâtre » central, les messages médiatiques dominants, les difficultés quotidiennes et l’ecoeurement
        Place à la présidentielle l’an prochain !!! Avec des partis sourds et aveugles: la Rem zombie, La gauche puzzle rikiki, ( les ecolos qui « consolident » 😅, un PS qui sauve les apparences, une LFI pas conquérante mais qui défendra le peuple »), une droite qui « récupère » enfin le mantra de la sécurité aux dépends du FN (decrédibilisé), mais qui va se déchirer entre 3 impétrants…
        Ça laisse un boulevard pour un « outsider » ou un messie..

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    2. Réponse qui va à 70% dans mon sens dans un article
      de MP (dont un des journalistes vient du Bondy Blog : Ilyes Ramdani) sur le vote dans les barres d’HLM d’Aubervilliers
      (lien https://www.mediapart.fr/journal/france/040721/vous-voyez-ou-vit-au-bureau-n-7-d-aubervilliers-voter-est-un-privilege)
      pour faire court:

      On trouve dans les commentaires, celui-ci de YoussefM250 qui me semble « sonner vrai » :
      04/07/2021 21:06 Par youssefm250

      Il y a deux façons de regarder Aubervilliers, celle d’Eddy Mitchell, illuminée et luxueuse et celle d’Anthony Daguet [[chef de file local du PCF & ex-resp des HLM du coin, qui fait la tournée des cages d’escalier pour convaincre les abstentionnistes du 1er tour de voter]] , triste et morne. Quand le ventre crie famine, que nos toits pleurent de toutes ses larmes et que nos murs crachent un froid glacial submergeant nos radiateurs grilles pains, on a plus le goût de se battre, nos cerveaux sont en mode survie, l’essentiel est de s’en sortir coûte que coûte avec les moyens du bord…

      Parfois, une percée politique fait renaître un espoir bien vite avorté, beaucoup ont cru au changement annoncé par Macron qui s’est soldé par un fiasco. Voter ? pourquoi faire ? pour changer les choses ? notre pays est gangréné par la corruption alors à qui pourrait-on s’adresser pour faire valoir nos droits sachant qu’à chaque échelon de la fonction publique, jusqu’au sommet de l’Etat, on peut citer un nom impliqué dans une affaire politico-financière.

      Certes ne pas voter fait le jeu des parasites mais ne devrions-nous pas laisser les extrêmes ou les cancres de la politique prendre le pouvoir, histoire de délivrer un message clair et de créer un électrochoc au sein de ce nid de guêpes ? Oui, voter est devenu un privilège comme un boulot ou un HLM alors pourquoi voter ?

  3. L’abstention c’est le signe de l’abattement et l’abattement le signe de la défaite avant que ne se mette en place la résistance.
    Et pour le coup, il n’y a pas d’autre « solution ».

    1. @Hervey
      Et pour le coup, j’ai pas bien compris… Il n’y a pas d’autre “solution” à quoi ?

        1. Mais contrairement à 1940 il n’y a pas d’ennemi clairement identifié, si ce n’est aux yeux de l’extrême-gauche ( encore vilipendée lors de la soirée électorale à la télé, LFI a encore été désignée ennemi de la République par LREM et LR. ) ; les autres continuent la politique à la petite semaine comme s’il n’y avait pas urgence. Chacun des intervenants à eu son petit mot pour regretter l’abstention, mais pas le début de propositions concrètes sérieuses pour y remédier. En fait les partis se satisfont de la situation présente, l’abstention mécaniquement profite particulièrement à la droite, il n’y a aucune raison qu’elle n’introduise donc à l’avenir plus de démocratie. Ce système électoral semble avoir conçu sur mesure pour la droite.

          En 40 les moyens à mobiliser s’imposaient comme une évidence : renseignement, résistance armée, coordination militaire au sommet (De Gaulle), mais aujourd’hui ces moyens parce qu’ils englobent bien d’autres choses que des considérations purement militaires ( le militaire est même tout à fait accessoire dans l’affaire) , c’est à dire que les moyens nécessiteraient une force et une intelligence collective capables d’identifier et neutraliser les points névralgiques du système pour lui faire prendre un autre cours, limitant ainsi les dégâts.
          Cela supposerait qu’une bonne partie des élites économiques, médiatiques fassent sécession, or rien n’indique que cette sécession serait en voie de formation, bien au contraire. Pour dire vite ils ne rendront pas les clés. Il y a bien ici ou là des déclarations émanant des banquiers, mais elles sont sans lendemain. L’appât du gain demeure le plus fort.

          Reste le « peuple » la confrontation directe avec le système, mais cette confrontation alors implique une révolution. Ma préférence va à une révolution démocratique.
          Qui, comment la mener dans un seul pays pour puis l’étendre ensuite ou en même temps au monde entier ?

          1. J’avoue ne pas faire dans la subtilité mais poussé par l’urgence je maintiens la comparaison.
            Le 18 juin 40 peu de gens ont écouté ou entendu l’Appel du Général et ceux qui l’ont rejoint étaient plutôt des « atypiques ».
            Le gouvernement de Vichy préférait Hitler au Front Populaire.
            Je n’ai pas détaillé les listes de ces préférences respectives mais je pense qu’il y a des continuités dans ces choix qui perdurent et déterminent les comportements de fond actuels.
            Les premiers résistants restés sur place n’étaient pas nombreux non plus, la Résistance a mis du temps à s’étoffer et à s’organiser; mais une fois la Libération acquise, tout le monde était « résistant »… (:-)
            C’est un peu ce qu’il va se passer.
            A-t-on d’autres choix ?
            Non.

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            1. Hervey,

              je peux être que d’accord avec vous sur la nécessité d’une résistance, qui existe déjà déjà ici ou là, par exemple dans les ZAD, mais avec quels leviers pour atteindre la masse critique qui permettrait une rupture durable et viable d’avec ce système, pas seulement au niveau local, mais national et mondial ?

              La question pour moi n’est pas tant de le vouloir, beaucoup de gens (mais qui restent une minorité tout de même) le voudraient, mais comment ?
              La société de 2021 est beaucoup plus complexe que celle de 1940 avec ses nombreux cliquets, qui existent d’ailleurs dans notre quotidien le plus proche, sous les espèces de notre incorporation numérique au monde.

              L’embryon de résistance devra comme vous le suggérer comporter un dissident parmi l’élite du système pour fédérer, organiser, donner un cap à la résistance. Ce qu’était le Général de Gaulle.

              Mais comment résister dans un système mondialisé où tout mouvement, toute communication, est susceptible d’être tracée, déjà au moyen de l’IA, où il existe déjà le cadre légal qui criminalise la dissidence, où l’anonymat requis pour organiser une résistance efficace et une lutte victorieuse revient à adopter un mode de vie survivaliste mais qui vous prive alors des armes utiles au démantèlement du système.

              Retour au papier-crayon, et aux pigeons voyageurs ?

              Le crayon-papier fait-il le poids face à l’ IA aujourd’hui inféodée à un système destructeur ?

              Dans quel média viendra l’appel du nouveau général de Gaulle ?
              Sur France2, BFM, LCI, CNEWS ?
              Et à supposer que cela puisse se produire, encore faudrait-il que l’événement ne soit pas assimilé au buzz, ce que sait parfaitement faire le système médiatique. …

              Bref, il faudra la conjonction d’une vision systémique, et d’un évènement propice à inverser le rapport de force …

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              1. Oui Pierre-Yves, alors, bien entendu, je ne vois pas un homme providentiel façon de Gaulle (tout est tellement différent) plutôt des « Greta Thunberg »… plutôt des « lobbies » de types « Greenpeace »…  » convention citoyenne pour le climat » … « la fresque du climat » … pouvant diffuser (ce qu’ils font depuis un moment déjà pour certains + de nouveaux venus) et gagner les esprits (je n’oublie pas certains blogs… ) pour constituer ce noyau dur d’une société qui devra tôt ou tard se réveiller si elle ne veut pas disparaitre.
                Le processus est là, déjà en place, en tout cas pour ce que je peux en observer de la situation française, pays occidental et encore riche.
                En face oui, bien sûr, une grande partie des médias du vieux monde … mais l’information passe et passera par dessus ce brouillage de parlotes.
                Au niveau des enjeux, sur ce que le monde a à défendre, je pense que les gens d’en face ont du soucis à se faire car même si dans cette affaire nous partons tous perdant, eux sont plus perdant que nous.

                Mais je crois que nous sommes d’accord.

          2. « Mais contrairement à 1940 il n’y a pas d’ennemi clairement identifié… »
            Ben, peut-être que si.
            Je pense qu’Hervey a raison.
            Une résistance populaire pourrait demain grandir et s’organiser contre un nouveau pouvoir autoritaire, mais venant de l’intérieur, comme le suppose, à la fin du récent entretien, Emmanuel Todd pour Marianne.
            https://youtu.be/rCSb0nVFQN4

            1. Je me suis fais ma comprendre. Pour la minorité ‘radicale’ que nous sommes, oui, l’ennemi est parfaitement identifié, mais pour la plupart des gens tout cela est encore très confus.
              Mais cela peut changer, je vous l’accorde, et c’est notre seul espoir.
              J’essaie seulement de relever les quelques grosses difficultés qui rendent la tâche extrêmement difficile.

              1. PS.
                j’ajoute ce qui est désigné comme extrême-gauche, « ennemi de la République », par certains partis, en fait par toute la droite, de Valls à Bertrand, en passant par Macron, n’est que la mouvance dont la radicalité est la seule réponse à peu près appropriée, pour un parti j’entends, devant la menace d’effondrement.

                1. Dommage tout de même que ce mouvement (LFI) soit aussi peu démocratique dans son fonctionnement, ce qui est un sérieux écueil quand on prétend abolir la 5ème république…

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                  1. @Pierre-Yves Dambrine
                    De la démocratie au sein des partis ? Vous rêvez. Pourquoi pas au sein de l’armée aussi ?
                    Ce n’est pas avec des querelles de motions et des guerres de chefs qu’on gagne des élections ou des guerres 😉

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              2. @Pierre-Yves Dambrine : « Pour la minorité ‘radicale’ que nous sommes, oui, l’ennemi est parfaitement identifié, mais pour la plupart des gens tout cela est encore très confus. »

                Hé, hé !
                Seulement, en est-on vraiment sûrs ?
                Car comme le disait Martine Aubry : « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup. » 
                Aussi, ne pensez-vous pas que votre opinion est un poil trop présomptueuse ?
                Cela devrait au contraire nous mettre la puce à l’oreille, quant à savoir où est le loup ? Ou dit autrement, le syndrome confusionnel — si tout comme Hervey, je forçais la comparaison —, ne serait-il pas inverse par rapport à la réalité ?
                Autant dire, qu’il ne serait pas superflu, à mon avis, de revenir aux questions-clés formulées en introduction par Paul Jorion, voire deviner un peu mieux pourquoi tout cela a fait beaucoup rire Emmanuel Todd… À suivre

  4. Finalement le système électoral marche bien !
    Le PS et LR qui sont des partis moribonds conservent leur place à la tête des méga-régions. La création « modernisation  » de ces méga-régions est une réussite de stabilité avec le RN comme épouvantail.
    Bientôt il n’y aura même plus besoin d’élections.
    Les grandes multinationales sont à des niveaux de cotations boursières qui ne représentent plus rien de la réalité et elles ont comme leviers politiques des partis qui ne représentent plus personne. Comment pourrions-nous agir pour endiguer le changement climatique ?
    Sauf à ne plus se bercer d’illusions sur un système « démocratique » dont la pierre angulaire serait ces élections fantômes !
    Il est remarquable de constater ce soir encore comment les médias nous jouent la dramaturgie d’enjeux qui n’en sont plus. Pardonnez leur, ils ne savent pas faire autre chose. Pas un ne posera la question de la légitimité de ces élections fantômes.
    Les 1% se jouent la comédie de la démocratie sans même s’apercevoir que le public à quitté la salle.
    Sortons du théâtre, allons construire ailleurs ce qui pourra être fait.

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    1. Le système électoral de la nation entreprise marche bien
      On se déplace pour élire le président qui met en place un comité de direction , un comité exécutif… , appelé gouvernement
      Il y a ensuite des directions régionales , appelés régions , où sont nommés des directeurs de région, appliquant les normes centrales.
      On ne se déplace pas pour élire des directeurs régionaux , assimilés à des fonctionnaires dans ce système centralisé : les directeurs sortants gardent leur place , avec le talent qui est le leur de savoir échouer d’une certaine manière : ils sont fautifs mais ce sont des fautifs inconditionnels ne remettant pas en cause l’organisation, la gouvernance de la nation entreprise, des directeurs régionaux satisfaits de conserver leur job.

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  5. N’est-ce pas votre optimisme affiché qui vous fait prêter à vos contemporains la plénitude de vos analyses ?
    Une partie des abstentionnistes n’est-elle pas dans le déni de la crise climatique et de la crise environnementale et n’ont-ils pas alors d’autres motivations plus terre à terre ? (mauvais jeu de mot involontaire que je ne supprime pas)

    1. Peut être, mais voter pour des élus eux mêmes dans le déni de la crise climatique et environnementale, quelle différence ?

      1. Avez-vous lu leurs programmes, regardé leurs vidéo, été sur leurs sites, etc ? Comment pouvez-vous généraliser comme ça aux « élus » ?
        Par ailleurs il est quand même question de renouveler les « élus » lors d’une élection . . .

        1. J’ai commencé à les lire avec l’arrivée de François Mitterand en 1981. Ça fait tout juste 40 ans. Et depuis, l’expérience m’a montré, comme disait Charles Pascua, que « les promesses n’engage que ceux qui y croient ». Combien de promesses, combien de programmes…. pour que seule la doxa libérale soit appliquée. Mon père était élu (pendant 36 ans ) d’une commune de la région parisienne. Quand il a fallu choisir le type d’assainissement, Vivendi est venu les chercher en bus pour les emmener au restaurant d’abord, puis voir leur plus bellesimple réussites en vantant leur cercle vertueux faisant disparaître tous déchets comme par magie. Autant vous dire que la phitoépuration, personne n’est venu leur en parler.
          Qui rédige les « professions de foi  » (j’adore le terme : croix de bois, croix de fer, si je mens….) des bureaux de commes bien sûr avec des formules taillées au quart de poil. Mais une fois élu, je pense déjà à ma réélection ! Et la profession de foi moisit dans un tiroir, jusqu’à la prochaine élection.
          Pardonnez moi, mais je ne peux plus écouter le discours de nos politiques qui sorties des petites phrases pour canards destinées à occuper le devant de la scène, déverse leur langue de bois polie sur les bancs de l’ENA, qui ont réponse à tout mais solution à rien. La conférence citoyenne pour le climat n’est qu’une apothéose de la pratique politique : un espace de parole, une écoute attentive et après j’ai bonne conscience, je fais ce que je veux.
          En cherchant bien dans les coins, vous me trouverez peut être quelques élus qui sortent du lot, avec de vrais convictions mais quel est leur poids dans « l’appareil  » politique ?
          Je ne suis pas certain d’être le seul à faire ce triste constat.

  6. Je suis en train de lire une biographie de Michel Foucault par Didier Eribon, ce qui explique ce qui va suivre.
    La pandémie a manifesté une dimension soudain évidente du Pouvoir : le contrôle des corps. Et l’absence de protection attendue de lui, de nos vies (celle de nos anciens et de nos malades) et de nos droits et libertés. Il est interdit de se fréquenter, de s’approcher, s’embrasser, signe évident du vivre ensemble dans la paix. Il est interdit de se déplacer sans motif, même sans document d’autorisation. Tout rituel de rassemblement, tels les évènements culturels, religieux, sportifs, est interdit. Aujourd’hui, simplement parce que le Pouvoir (dans de nombreux états) ressent qu’il a été trop loin, trop fort et avec inefficacité, les restrictions corporelles sont levées. Mais il faudra manifestement y revenir : les variants plus graves ne peuvent que advenir et se diffuser.
    Le régime en cours en France avait annoncé déjà à son instauration un contrôle accru du pouvoir médical sur nos corps : l’obligation de vaccination généralisée. Cela avait rencontré un tollé. D’où un recul, mais sans qu’un renoncement soit déclaré. Là-dessus, survient la pandémie et le projet de vaccination. L’idée d’obligation est abandonnée pour mieux obtenir la conviction qu’il faut y soumettre le corps social, dans une large proportion. Ceux qui se font vacciner avancent comme l’un des motifs le « devoir ». Un devoir un peu dérisoire.
    Durant cette période, de nombreuses faiblesses du pouvoir administratif et du pouvoir médical se sont fait jour : absence de préparation, manque de moyens de protection, faiblesse de l’organisation hospitalière, du suivi statistique épidémiologique. Mais aussi lutte au sein du pouvoir médical avec l’interdiction de molécules médicamenteuses, la publication d’études peu sérieuses et les conflits d’intérêt répétés. Tout ceci rappelle l’échec administratif et médical vécu (jusqu’au sommet de l’OMS) avec la grippe A(H1N1) de 2009.
    Je renvoie à un 1er lien ci-dessous pour une description (complotiste ?) des luttes au sein du pouvoir médical sur le Covid-19.
    Il ressort de tout cet épisode l’image d’un Pouvoir corrompu et inefficace. Et exerçant un contrôle violent. Le « Qu’ils s’en aillent tous » a trouvé encore davantage de sens. Pour toutes les couches de la population. Nous sommes dirigés par une élite obsolète qui s’accroche au pouvoir et n’a plus rien à nous apporter, dit un anthropologue (2e lien, déjà donné sous un billet précédent).
    L’espace s’ouvre pour une tout autre réponse politique, en dehors du jeu convenu des élections. Un espace dangereux. Michel Foucault l’avait perçu durant la période de refus populaire du régime du Shah en Iran, régime répressif, corrompu et inefficace. Il avait parlé (imprudemment) d’une nouvelle « spiritualité politique », offrant de nouveaux droits. Mais le régime des Mollahs, espéré et soutenu largement par la population, deviendra ce que nous savons, au moins sur le plan de la répression.
    Je pressens que nous allons voir chez nous européens s’ouvrir un même espace pour une autre réponse politique, d’un nouveau genre. (Peut-être le mouvement des « 5 Stelle » à ses débuts est de ce genre ; mais il ne faut pas regarder l’offre assez fréquente — je songe à Jean Lassalle –, mais à l’attente populaire massive).
    L’abstention massive, qui pourrait se répéter en 2022, en est un signe.
    Marc Wathelet : https://www.youtube.com/watch?v=MxjWv43N5ss
    Jean Dominique Michel : https://www.youtube.com/watch?v=lCG4JQIk6Lw

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    1. Coucou,

      Ce qui me géne dans cette diatribre, c’est que cela ne semble pas mieux ailleurs, dans les autres démocraties; Dnas les dictatures ou les pays sans moyens, on en sait rien, on fera le bilan démographique dans quelques années

      Ce qui permettrait de se faire une opinion, une idée, c’est de pouvoir comparer les résultats, les efficacités de telle ou telle mesure, pour pouvoir faire le bilan, calmement.
      EN France, çà me parait difficile. Le foot donne un parfait exemple. C’est la faute de machin, de truc.
      Vous affirmez que les décideurs sont corrompus. certains sans doute, mais tous ne sont pas des salauds ! Pas plus que dans la population en général.
      Faire un bilan dans le calme, permettrait de savoir si les méthodes sont « corrompues » : si »l’ossature décisionnelle » qui permet aux gens de l’état de décider positivement en période de chao est valable.
      Vous affirmez que tout est pourri, perverti, .

      Dans un blog optimiste, j’aurais cru lire plutôt que malgré tous les problemes , les atteintes aux libertés, au manque de tout, tout d’un coup, et bien, a cause de ce virus qui tue si peu (déja trop) de gens mais qui sature les hopitaux, on s’en est sorti pour le moment.

      UNe nouvelle phase s’ouvre; tout le monde a été soigné. Personne n’a été laissé de coté. Cette fraternité est trés importante.

      Plutot que de chercher les fautifs, les coupables, les incapables, il faut essayer de comprendre comment ne plus en arriver à un etat de d’urgence sanitaire qui dure 15 mois .

      La faible représentativité des elus en france sera peut-être un problème au sens de foucaut . Savoir transformer la societe aux moments opportuns est l’art difficile des hommes politiques . Mais comme l’ecrivait sur ce blog Mr Toulet, les français votent aux elections  » importantes. »

      Je crois qu’une fenetre s’ouvre en France, si l’épidemie ne pése pas trop à la rentrée pour une campagne présidentielle riche, au résultat indécis, si l’on est pas emporté par une vague conservatrice et réactionnaire.

      Que veulent les jeunes ? Quelle France ont il envie de voir dans 20 ou 30 ans ?Mystère.

      J’espère voir une vague de vote plutôt qu’une vague de violence. On a la chance de vivre dans un pays ou l’on peut (encore ) voter ou exprimer ses idées sans finir en prison ou finir tout court ! Il faut le clamer, le proclamer.

      Bonne journée

      Stéphane

      1. @Baloo
        « On a la chance de vivre dans un pays ou l’on peut (encore ) voter ou exprimer ses idées sans finir en prison ou finir tout court ! »
        Vous demanderez aux Gillets Jaunes si l’on peut encore « exprimer ses idées sans finir en prison ». Je suis loin de partager toutes les idées des GJ d’autant quelles sont pour le moins cosmopolites. Mais j’ai pu voir autour de moi des jeunes d’une vingtaine d’année se retrouver en garde à vue pendant 48h dans des conditions sanitaires inacceptables et subissant des violences morales incroyables, sans avoir le droit de communiquer, tels des terroristes (et ils ne faisaient pas partie des très médiatiques « black bloc ») sur la seule base d’avoir participé à une manifestation. Une personne de ma famille qui se retrouve avec quelques autres accusée par un syndicat de police très à droite, sans aucune preuve matérielle, avec une avocate commis d’office de droite qui l’enfonce au lieu de la défendre. Heureusement que son entourage s’est battu pour lui trouver un autre avocat (un vrai) en urgence et qui a su faire en sorte qu’elle ne prenne « que » du surcis. Quand des faits comme celà ont été rendus publique, combien d’élus sont allés dire que c’était inadmissible ?

        Il y a plusieurs manière de faire taire les gens. Soit vous les mettez en prison de manière totalement arbitraire à la chinoise, nous y échappons encore. Soit vous matraquez les gens lors des manifestations pour qu’ils aient peur de descendre dans la rue, nous y sommes. Soit vous donnez des espaces de paroles et ensuite vous ne tenez absolument pas compte de ce qu’ils ont dit, ça ne vous rappelle rien. Soit vous les faites voter pour des représentants qui ne représentent personne, ou certainement pas la majorité mais plutôt des intérets bien ciblés.

        La « belle fraternité » du Covid quand des infirmières et des personnels soignants ont du aller se battre au début contre ce virus inconnu, sans masque, sans surblouse dans des hopitaux débordés en faisant des heures à n’en plus finir. Qu’ont-elles eu en retour ? Quelques euros de plus ? (quand on leur doit des miliers d’heures sup), la gratitude du Gouvernement ? (quand en pleine crise Macron leur demande « de faire un effort »), du personnel supplémentaire dans les hopitaux depuis un an et demi ? (quand on continue de supprimer des lits dans les hopitaux). Et il ne s’agit là que de la continuité d’une politique qui a traversée allègrement les alternances droite-gauche au pouvoir.

        « Que veulent les jeunes ? Quelle France ont il envie de voir dans 20 ou 30 ans ? »
        Déjà, ils ne regardent pas tous aussi loin parce qu’avec ce qu’on leur dépeint de l’avenir…
        Pour les moins impliqués politiquement, ils veulent surtout un boulot et si possible qui leur permettent de vivre aussi bien que leurs parents. Ce n’est plus une évidence.
        Pour les plus impliqués politiquement, ils ont compris depuis longtemps (grace aux réseaux sociaux), contrairement aux « anciens », que la parole politique diffusée dans les médiats n’a pas de valeur, que nos lois servent d’abord des intérêts privés, que le Président de la République lui-même les méprises comme tous « ceux qui ne sont rien », comme celui a qui on dit « d’aller bosser s’il veut un costard », comme celui à qui on dit « il suffit de traverser la rue et je t »en trouve du travail », comme celui a qui l’on dit tu vas pas pleurer parce qu’on te retire 5€ d’APL alors qu’on supprime une partie des impots des plus riches.

        « J’espère voir une vague de vote plutôt qu’une vague de violence.  »
        Mais la violence est déjà là, Baloo. Il semble bien que vous ne la voyez pas ! Le chomage de masse, la précarité croissante des revenus, la population qui doit se serrer encore la ceinture quand les plus riches ne cessent de s’enrichir, les élus (pas tous) qui cumulent des revenus indécents et viennent faire la morale (TINA), le nombre de politiques embarqués dans des affaires judiciaires que des cabinets d’avocats font trainer pendant des années (sans parler des privilèges à la Balkany quand ils sont condamnés) quand pour le bas peuple c’est la « comparution immédiate » et la « préventive ».

        Vivons nous sur la même planète, mon cher Baloo ?
        L’optimisme ne consiste pas à se cacher les yeux.

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        1. Coucou,

          Nous vivons sur la même planete. Une histoire de lunette.

          Le monde est rempli d’injustices. L’urgence asphixie les gens de peu. Je suis d’accord avec vous.

          Si vous avez compris les gilets jaunes, alors chapeau !

          J’aime bien la blague belge, je crois,: ‘les Francais ont choisi le coq, parce que c’est l’oiseau qui chante avec les pieds dans la merde ! »

          Bonne soirée

          Stéphane

          1. Les GJ sont un patchwork politique sans aucune unité sauf le désir d’exprimer un ras le bol social. Y chercher une logique politique, c’est juste des tentatives soit de récupération, soit de discréditer.
            J’aime bien la comparaison avec la physique. Les GJ c’est un petit séismes qui nous informe sur des tensions internes qui s’accumulent. Si les tentions s’accumulent encore, le prochain séisme risque d’être plus dévastateur.

            1. Pascal,
              Il est vrai cela n’a pas été très médiatisé, mais il est faux d’affirmer qu’il n’y a pas eu des tentatives, et des initiatives, réelles, de coordonner l’action des Gilets jaunes, notamment celles des Assemblées des assemblées, comme la première du nom, celle de Commercy, qui est d’ailleurs toujours active sur cette page fb. https://www.facebook.com/GJCommercy/

              Des propositions constructives furent faites dans ces assemblées. Malheureusement, faute de relais politique et médiatiques suffisants, ce qui était une belle proposition n’a pas pu atteindre la masse critique suffisante pour peser dans le rapport de force politique, au lieu de quoi on a eu droit au Tour de France one-man-show d’Emmanuel Macron dans les communes …

              1. Pierre-Yves,
                Je ne voulais pas dire que ce mouvement n’a accouché de rien. Simplement, dans les manifestants (au moins dans celles où j’ai participé), il y avait des gens votant LO et d’autres votant RN. C’est en cela qu’il n’y avait pas d’unité politique. Mais le plus intéressant, vous avez raison, c’est ce qui s’est passé en dehors des manifestations avec des assemblées générales qui ont pu être fructueuse mais sans échos politiques.
                Mais remettre en cause le fonctionnement du système, c’est potentiellement porter atteinte aux acquis de ceux nombreux qui souhaitent préserver leurs lieux de pouvoir. Députés, Sénateurs, Ministres, Hauts Fonctionnaires des Ministères, milieu Médiatique (4ème pouvoir) et même dans le milieu judiciaire, dans les lieux de « prestige » personne n’a envie de remettre le système à plat, trop à perdre.

  7. Et si la décorrélation des personnalisations et personnifications (merci la 5ième République ?) de candidatures régionales, et listes départementales (pas que du fhaine d’ailleurs), de la réalité des faits des terrains ou ils ont échoué à « représenter » quoi que ce soit… en ayant choisi de mener des campagnes dont l’enjeu fut « offert » et ou fut excessivement concentré comme la « pensée unique »… par les médias mainstream essentiellement… sur l’aspect d’un choix d’une politique nationale – pour ne pas dire identitaire/nationaliste/sécuritaire ? – une sorte de « ballon d’essai » des présidentielles à venir (les instituts de sondages ayant autant échoué à noter triple A le meilleur choix local… que les agences financières de notations des produits dérivés, lors de la crise des subprimes… furent dédouanées, exonérées…) … et si décorrélation était équivalente en quelque sorte au niveau de compréhension infantilisée des demandes de « temps de cerveaux disponibles » ne cherchant qu’à « rassurer » les doutes, incertitudes de leurs « ras le bol fiscaux », « poujadismes »…?

    Dit autrement aux « pêchés » d’orgueil… des prédictions trop gourmandes, des « zélites » grenouillant toujours dans un chaudron lentement porté à ébullition sans plus s’en inquiéter (en apparence du moins)…. malgré qu’elles soient déchues/déçues de ne pas avoir réussi à se faire passer pour plus grosse qu’un bœuf… rien… dans cette non reconnaissance de leurs défaillances, de l’échec de la « représentativité », et de « l’exemplarité » attendue de celles et ceux censé.e.s servir le droit de savoir de la citoyenneté, au lieu de s’en servir… ne peut ébranler, faire « s’abstenir » en tout cas (pour celle de l’extrême droite, droite extrême… en tout cas), le désir d’enfants, de celles et ceux louant toujours un « culte féroce » au consumérisme du « monde d’avant » (peut leur importe vraiment le dérèglement climatique, la perte de la biodiversité, les crises des réfugié.e.s refoulé.e.s noyé.e.s…?) à la dérégulation de la croissance démographique (en France en tout cas, quant ils-elles préconisent le contraire en Afrique par exemple), et à la dérégulation et dérèglementation financière…?

  8. PS: ayant hésité entre « désir d’enfants », procréatif quoi… et actes sexuels dont le consentement plein et entier (en connaissance de cause pour les deux parties, que si l’acte n’est pas protégé, vous savez ce qui se passe quoi ?) d’une partie de l’altérité de l’humanité, porte à caution dans des civilisation patriarcales et paternalistes… le choix de la première expression m’a semblé moins « polémiste »…

  9. Bonjour,
    Deux tiers des citoyens électeurs qui s’évaporent un jour d’élection, cela s’appelle une amorce de sécession de la plèbe, en mode poli.
    Seuls les idiots se félicitent du résultat d’une élection privée de sens, faute d’électeurs…
    Voir Tite Live, Histoire Romaine, livre II (je sais: qui connait encore cela?).

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  10. PS:
    Lors de la seconde sécession de la plèbe du temps des premiers decemvirs, Virginie est tuée par son père (égorgée)… A un moment donné, on peut même politiquement « tuer ses propres enfants »… (je sais, l’épisode est légendaire!)

    1. decemvir, ça ressemble à un nom d’antiviral ( 🙁 )
      (d’ailleurs l’étymologie de virus est « poison/toxine et celle de « vir » dans decemvir est « homme » comme dans viril. La masculinité toxique en deviendrait un pléonasme).

      Pour Tite-Live « Troia capta… », j’avais commencé en italien.
      Le lien de Rome à la Lydie via l’étrurie n’est pas très connu des français, certes, on n’admire pas tous les jours une « tromba lituo » du site de Tarquinia qui témoigne de ce genre de chose…
      http://www.culturaitalia.it/viewItem.jsp?language=it&case=&id=oai%3Ascalarchives.com%3A0130195

      1. Et dans Virgo / Virginie il y a aussi Vir : on n’est pas sortis de l’auberge!
        Pour Vir / Virus, on peut retourner le jeu étymologique: si le viral est viril, est-ce si mal?
        Pour les sécessions de la plèbe, il faut aller voir au livre II et III: c’est transparent sur le plan politique (et très politisé de la pat de Tite Live, qui a été lu à n’en plus finir… jusqu’à aujourd’hui, quoi!)
        Rien à dire sur la trompette lydienne… Une constellation ?!!!

  11. Un autre angle d’approche du même point de vue cité précédemment, peut être envisagé comme suit…

    Est-ce qu’à la désinvolture d’une reproduction de classe et endogamie de « représentativités » qui pour beaucoup – de « l’ancien monde » des alternances droite/gauche absentéisme lors des votes importants, se renvoyant la responsabilité des échecs, ou tantôt se dédouanant en accusant les technocrates européens, le CE, la BCE institutions dirigées par des non élu.e.s… jusqu’aux arrivistes du « nouveau monde » disruptif macronie/extrême droite, incluant les hautes fonctions du public et privé (voir la dernière mesure censée lutter contre les fraudes fiscales des multinationales : gafami, etc, et cac40), quand la raréfaction de l’emploi stable en CDI, la stabilité et pérennisation des protections sociales et droits protecteurs du code du travail, à l’autre bout de l’échelle sociale se dégradent s’amenuisent avec « l’ubérisation et ordinisation » défiscalisée et désocialisée du dit travail segmenté à la tâche, des savoirs et services publics, privatisés, technocratisés, digitalisés, et de l’emploi se précarisant… – préfèrent résumer l’abstentionnisme à de « l’incivilité », du « #jem’enfoutisme », en caricaturant cette attitude de la même manière connotée négativement que les « actes d’insécurités d’irresponsables » (à force de créer des interdits de manifester, etc)… et y répondre donc par des mesures cosmétiques sur la forme (vote électronique, par correspondance, reconnaissance du vote blanc conditionné à l’obligation de vote…)… est-ce que face à cette désinvolture de « l’exemplarité » défaillante, une des raisons légitimes et de fond de l’abstention, n’exprime pas en réaction opposée et proportionnée le désespoir de citoyennetés consciente qu’il deviendra impossible de trouver une place dans la file d’attente de l’escalier social en train de s’effondrer, aux 6 générations de descendances, dont les plus discriminées souffrent déjà d’inégalités scolaires, territoriales, de « destin » (NON RECOURS), en plus d’avoir à s’inquiéter qu’il ne pourrait rester plus de trois génération à l’espèce humaine, avant son extinction…?

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    1. Derrière les inégalités scolaires et territoriales que certains politiques « apolitiques », ou pas… et « chiens de garde » résument plus volontiers en inégalités de « destin », en « cancer de la société » pour parler d’assistanat coûtant trop cher, et empêchant de « récompenser le mérite à sa juste valeur », je pourrais m’étendre sur une expérience personnelle de l’enfance d’un jeune ado, qui souffrant de dyspraxie sévère (traduite dans une écriture illisible, des problèmes de représentativité de son corps dans l’espace – géométrie, etc – …) et cumulant des 17 de moyennes générales à tous les trimestres de cette année, en ayant voulu s’appliquer à faire comme ses copines et copains de classe, « sain.e.s » elles-eux (il a même obtenu u score parmi les meilleurs classement à tous les brevets blancs effectués cette année dans sa classe, malgré les difficultés chroniques des cours en distanciel, des problèmes de connectivité…), et à ne pas se sentir exclu, différent, quoi… pourrait risquer d’échouer à son BEPC parce qu’il a refusé l’aide de l’assistance mise à sa disposition, pour écrire. Il a une maîtrise du clavier à faire pâlir des secrétaires (à la retraite elle aussi).

      Malgré toutes le bonnes intentions de la directrice et profs… (de Français entre autre, l’une des matières jugées aujourd’hui) de son collège… et un dévouement à adapter les outils pédagogiques et informatiques à plus précis des difficultés que rencontrent nombreux élèves dans des situations « d’handicaps » différentes, autant l’adaptation de l’épreuve, proposée par l’académie nationale, mais devant restée scellée jusqu’à l’heure légale d’ouverture sur tout le territoire, des dites épreuves, que la volonté de l’enfant à ne pas passer pour différent, à ne pas paraître comme les autres, à ne pas bénéficier d’un critère de notation « privilégié », risquent de ne pas être capable de juger correctement des efforts de ses enfants, forgeant eux aussi pour partie, notre avenir…

      Combien de départements (la notre est Landaise. Mais je connais des situations de suivie quasiment impossible d’enfance en difficulté, bien plus graves en région PACA…), régions ou même de personnalisations de « campagne nationaliste », et de promesses de candidatures des « zélites méritantes », ont proposé encore plus de soutien scolaire, financement et politique publique, dédiée à la problématique de la croissance des enfants, précarisés, paupérisés souvent, et au renforcement des services publics, s’occupant prioritairement des souffrances de ce genre de pathologies (et autres dysplasie, etc) handicapant l’avenir de ses enfants et familles, au lieu de choisir le populisme vulgaire du tout sécuritaire, de l’identitaire…?

  12. peut-on donner une suite à cette abstention ? à la lecture des commentaires ci-dessus exposés il semblerait , et la phrase a été prononcée, que seule une révolution démocratique serait souhaitable. Mais cela entraine une question incontournable : avec qui ?

    Les classes défavorisées ? Les classes moyennes ? Certes cela est un creuset de contestations important mais quel va être le détonateur ? Par le passé souvent les révoltes étaient associées à des famines , à des droits de préemption inacceptables pour le peuple. Mais aujourd’hui ? Tant que les citoyens pourront avoir L’ILLUSION d’être heureux , en allant au restau, en partant en vacances, prendre l’avion pour des destinations improbables, pour autre chose que le « métro, boulot, dodo », bref tant qu’on sera satisfaits de notre pré carré sera t’on prêts à une révolution ?

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    1. A croire que nous sommes prédéterminés !😉
      Alors là disparition de l’humanité est peut être déjà programmée. Tâchons de finir en beauté 😁

  13. « P.S. Est-il raisonnable pour quelqu’un qui juge que cela ne vaut plus la peine d’aller voter de vouloir néanmoins avoir des enfants (la question m’était posée il y a une heure) ? »
    En vrac,
    -démocratie=démographie?
    -à long terme mieux vaut être rationnel que raisonnable
    -Ce ne sont que les régionales, rien d’important, tout d’accessoire…
    -vote blanc=bulletin nul ; vote machin=vote nul (mouais, facile). D’ailleurs dans ma région, à part « pour ou contre les éoliennes », c’était délicat de distinguer les programmes (LO comme exception, mais ce n’était pas un programme).
    -désirer l’avenir et soutenir des partis marche arrière, est ce voter?
    -« le concept est efficient, et l’efficience est concept », what else?

  14. Notre pays n’a pas informé sa population.

    Personne ne sait à 18 ans, la signification de sa feuille d’impôts ou de son bulletin de salaire.

    C’est comme si tu ne savais pas l’importance de la ceinture de sécurité et de l’air bag…
    le jour où ta nouvelle voiture n’en sera plus équipée, tu diras  » booof je m’en fous !  »

    Pour rattraper ça c’est du temps long !!

    Sinon je vois bien Paul en Dudu / Homme de Néandertal….

    https://youtu.be/g73HM0HBxaI

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