Démocratie ? Non, nous sommes les chevaux sur lesquels les milliardaires parient, par Jean-Baptiste Auxiètre

Nous prétendons vivre dans une « démocratie », alors que le système tout entier est dirigé par une élite, et que les journaux, internet, papier, radio et télévisés appartiennent pour leur majorité aux milliardaires de nos sociétés et ne nous livrent qu’une information filtrée avec un a priori de droite capitaliste qui se prétend libertaire. Il n’y a plus que deux sources d’informations actuellement : celle distillée par les milliardaires et celle des réseaux sociaux, de qualité aussi médiocre l’une que l’autre. Les braves gens, en quête d’autre chose, vont du coup se réfugier chez n’importe quel gourou , tellement aujourd’hui, ceux qui n’ont pas une éducation technique ou universitaire s’avèrent incapables de trouver l’information réelle, même si elle existe et est disponible mais au coût d’une recherche exigeant un certain travail.

Nous sommes par ailleurs dans un système capitaliste et c’est donc bien le capital et non pas le travail qui fait la qualité des personnes : il vaut mieux être riche que compétent et la droite fait en sorte de confondre cette liberté du travail rentable de ceux qui ont du capital contre le travail des autres qui n’en ont jamais eu, en laissant croire que tout le monde disposerait par définition de cette liberté d’accéder au capital.

Ceux qui détiennent du capital disposent en sus du pouvoir de profiter du travail des autres. Oui, on parle pour ceux-là  de mérite, là où les capitalistes n’ont pas eu à démontrer leur mérite, car on leur reconnaît d’office une compétence ou un mérite : celui d’avoir de l’argent, qu’ils soient nés avec, qu’ils l’aient gagné au loto, où sur une pub de votre site internet parce que le tendanceur ou journaliste a trouvé votre site sympa ce jour-là parmi vos 20 concurrents qui faisaient mieux le boulot que vous, alors que ce journaliste ou tendanceur est totalement incompétent dans ce domaine. Et ce « mérite » là vaut hélas 100 ou 1000 fois plus dans une société capitaliste que d’arriver par ses compétences à transformer une idée en résultat car même là, ce n’est pas à l’employé que revient le mérite mais bien au propriétaire même si celui-là n’a en réalité rien fait, ni n’a cette capacité, si ce n’est d’avoir fait le bon pari. La plupart d’entre nous ne sommes que des chevaux sur lesquels on parie, le parieur n’a fait que le pari et pas la course, mais dans nos sociétés capitalistes c’est bien à lui que reviendra tout le mérite.

La nouvelle mode dans nos « démocraties » vieillissantes est d’appeler intelligence relationnelle, une qualité non testable, non mesurable, mais qui serait la qualité ultime assurant la promotion, alors que ce terme sibyllin ne recouvre que le népotisme, le piston, les recommandations, les amis, les relations, les écoles dynastiques à la réputation surfaite et l’arrogance de classe comme attitude.

Quand on à cela en mémoire, on peut en effet craindre la Chine car l’efficacité de sa « démocratie » reste fondée sur des compétences vérifiables et mesurables. C’est la Chine qui a inventé, ne l’oublions pas, le recrutement par concours, à une époque où nos ancêtres les Gaulois décidaient du pouvoir dans des beuveries où l’emportait celui qui gueulait le plus fort. Cela ne date pas d’aujourd’hui que nous fondons nos entreprises sur du vent et la Chine sur un réel qui se mesure !

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22 réflexions sur « Démocratie ? Non, nous sommes les chevaux sur lesquels les milliardaires parient, par Jean-Baptiste Auxiètre »

  1. @ Jean-Baptiste Auxiètre,

    En d’autres temps, je vous aurai dit que vous délirez… mais les faits récents plaident en faveur de votre discours !

    Le problème de nos parieurs c’est qu’ils jouent à leur jeu depuis fort longtemps… et pendant un certain temps, ils ont su le faire de manière plus ou moins discrête. Aujourd’hui ils ne s’en cachent (même) plus… ou du moins n’arrivent plus à s’en cacher.

    Et c’est là qu’est le danger pour eux : le système commence à s’effondrer parce que l’envers du décors est de plus en plus visible et l’illusion de moins en moins bonne.

  2. Beaucoup de choses avérées dans ce billet.
    Pour les entreprises d’une certaine taille , le jeu de “chaise musicale grenouillante” salaire/primes et intéressement/promotions/extra-avantages apparait totalement répugnant dès qu’on “a la chance” de connaître de près les “secrets” des dossiers individuels pseudo-gérés “au mérite” par le secteur dit “des ressources humaines”..

    Le pire c’est l’absence de tout “contre-pouvoir” réellement pugnace/organisé … depuis l’apparition d’un esprit “chrétien” spécifique favorisé par le patronat et brisant l’esprit de lutte revendicative syndical jusque-là unitaire.
    Opération division/participation/dévouement parfaitement réussie… et …semble-t-il pérenne..!

    Une illustration parmi d’autres :
    …” ” ” Dès le départ, «les relations entre les deux syndicats sont extrêmement mauvaises, ajoute l’historien Stéphane Sirot, spécialiste de l’histoire et de la sociologie des grèves et du syndicalisme. La CFDT, c’est l’héritage du syndicalisme chrétien, elle veut aménager le système, pas le renverser, quand la CGT porte un projet de transformation sociale qui peut aller jusqu’à la destruction du capitalisme.» Depuis, leur relation «est fluctuante», complète l’historien. Liées par un pacte d’unité d’action en 1966, les deux organisations syndicales se fâchent de nouveau à la fin des années 70 quand la CFDT opère un recentrage sur ses positions réformistes. «À l’époque d’Edmond Maire, la CFDT se recentre sur un syndicalisme de partenariat social se basant sur le compromis et estimant que la grève n’est plus forcément le meilleur moyen pour arriver à ses fins, précise Sébastien Sirot. La CGT, elle, va rester sur ses bases et les relations vont donc se tendre». La brouille, ponctuée de quelques moments d’accalmie, culmine en 1995 quand la CFDT soutient le plan Juppé. ” ” “…
    in https://www.lefigaro.fr/social/cgt-vs-cfdt-nous-sommes-dans-un-moment-de-desunion-assez-fort-20200121

  3. «Les braves gens, en quête d’autre chose, vont du coup se réfugier chez n’importe quel gourou , tellement aujourd’hui, ceux qui n’ont pas une éducation technique ou universitaire s’avèrent incapables de trouver l’information réelle, même si elle existe et est disponible mais au coût d’une recherche exigeant un certain travail.»

    C’est bien là un des problèmes fondamentaux de notre société . Et c’est aussi en cela que la capitalisme via les milliardaires a compris qu’il lui fallait maîtriser d’une main d’argent l’éducation et l’information des classes populaires. On les fait rêver (produits de luxe -ex La Samaritaine (quelle ironie!) – en leur faisant voir la vie à laquelle ils n’auront jamais accès .
    Il n’y a pas que le coût en travail et en temps pour s’informer , il y a aussi le coût financier en abonnements qui en s’accumulant peuvent devenir très rapidement prohibitifs .

    Il serait d’ailleurs intéressant de connaître le budget moyen consacré aux médias. Si quelqu’un a l’info ….

  4. Oui. Un éclairage qui fait défaut à pas mal de gens.
    Hier, je distribuais des flyers dans le sud de mon département pour signaler une exposition.
    M’arrêtant dans la librairie d’une petite ville potière je me suis vu refusé les flyers pour cause de nullité.
    Surpris plus par la nuisance envahissante qui habitait le libraire que par son jugement, je n’ai pas trop insisté et suis reparti assez rapidement mais étonné d’avoir été censuré dans une librairie par le libraire himself.
    Je précise que je fus bien accueilli partout ailleurs, surprise même agréable cette fois dans un office de tourisme de voir mon affiche déjà épinglée et récupérée par le personnel de l’office sur les réseaux sociaux de leur propre initiative.
    Deux exemples et deux gestes “politiques” diamétralement opposés.
    La discussion qui a suivi mon passage dans l’office de tourisme confirma ce geste politique tout comme la non discussion chez le libraire.
    Les deux objets du litige chez le libraire :
    https://hervey-noel.com/wp-content/uploads/2021/05/2021_expo-declinaisons-druyes_1.png
    https://hervey-noel.com/wp-content/uploads/2021/05/2021_expo-declinaisons-druyes_3.png

  5. @Jean-Baptiste Auxiètre
    Non, “nos ancêtres les Gaulois” ne décidaient pas du pouvoir dans des beuveries.
    A cette époque, que les spécialistes nomment le second âge du fer (ou culture de La Tène), on assiste à l’affirmation des États, des villes capitales régionales, d’une aristocratie héréditaire, d’une administration fiscale, d’échanges monétaires. Rien à voir avec Astérix ou le livre de propagande de Jules César.
    Mais vous êtes pardonnés, toutes ces choses ne sont pas apprises à l’école. C’est tellement mieux d’entretenir le mythe du gaulois braillard et chevelu civilisé par les Romains.

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    1. La répétition est un moyen pédagogique utile mais plutôt fruste!
      8 fois, c’est quand même trop.

      Souris fatiguée à l’interrupteur gauche, probable.

    2. Salut Arkao,

      Déjà énoncer tranquille : “nos ancêtres les Gaulois” les bras m’en tombent au sol.

      Béh moi désolé, je suis obligé de penser que :

      “Les braves gens, en quête d’autre chose, vont du coup se réfugier chez n’importe quel gourou , tellement aujourd’hui, ceux qui n’ont pas une éducation technique ou universitaire s’avèrent incapables de trouver l’information réelle, même si elle existe et est disponible mais au coût d’une recherche exigeant un certain travail.”

      Et que l’arroseur se retrouve de facto arrosé… C’est ballot non ?

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  6. Le pognon, y a que ça de bon; c’est ce que tente de faire admettre actuellement la pub sur les paris: ‘grosse côté, gros gain, gros respect’, induisant ainsi que la possession de beaucoup d’argent forcera au respect en dehors de toute autre considération 🥴

  7. « Quand on à cela en mémoire, on peut en effet craindre la Chine car l’efficacité de sa « démocratie » reste fondée sur des compétences vérifiables et mesurables »

    De quelles compétences parlez-vous ? De quelle efficacité s’agit-il ? Des compétences pour faire un bon citoyen du monde, ou bien d’autres compétences ?
    Sans le nommer je suppose que vous faites allusion aux compétences des membres du PCC.

    Évoquons donc les compétences requises en Chine pour faire un bon citoyen chinois. Je m’attarderai sur la principale compétence requise, les autres ressortissant à un niveau d’étude requis désormais largement de niveau supérieur dans ce pays.

    Prenons les scientifiques de l’Institut de virologie de Wuhan (organisme sous tutelle militaire il faut le rappeler). Ils sont sûrement des scientifiques qui ont passé avec brio les concours et compétents dans leur domaine, mais pour quelle efficacité réelle ?
    Allez, mettons la barre très haut, quelle efficacité en regard de celle qui serrait apportée à l’humanité ?

    Je ne parle même pas ici de l’hypothèse plausible d’un accident de laboratoire, mais du fait que dans un régime sous emprise du Parti unique, a fortiori dans la période actuelle, où la loyauté au Parti * et à celui qui le dirige prévaut sur toute autre considération, le travail accompli par les scientifiques est supervisé par des membres du Parti (quand les scientifiques chinois ne sont pas eux-mêmes des membres du PCC et qui plus est des militaires pour certains d’entre eux) , si bien qu’il n’est simplement pas possible d’échanger avec les pairs scientifiques en toute transparence, ce qui nuit à l’efficacité et en l’occurrence obscurcit notre connaissance sur l’origine de la pandémie.

    Autre exemple récent, le silence des autorités chinoises après l’incident récent de la Centrale nucléaire de Taishan. La Chine a admis qu’il y a bien eu un incident, mais seulement après que CNN a communiqué l’info au public, les 100 millions d’habitants de la province du Guangdong n’étaient toujours pas au courant il y a une semaine :
    https://www.lefigaro.fr/international/la-censure-chinoise-s-abat-sur-l-epr-de-taishan-20210624

    On peut multiplier les exemples, je ne vois pas où est l’efficacité du régime chinois hormis sur les points suivants, mais alors, avec des effets tellement négatifs, que cette efficacité effectivement est à craindre. (Tout comme la notre qui se révèle aussi très efficace quand il s’agit de détruire.)

    – Efficacité économique, nul doute elle est là, mais elle consiste en une fuite en avant, on continue de construire des centrales à charbon et même d’en exporter ! L’idée fixe, le projet est de dépasser l’Occident quelqu’en soit le coût écologique, politique, humain, il est vrai à moyen terme le plan prévoit une neutralité carbone mais la belle affaire quand on aura entre-temps, rattrapage oblige, doute dépassé les seuils fatidiques) peu importe donc si la capacité de charge de notre planète ne le permet pas. Le régime chinois actuel en voulant dépasser l’Occident reste dans le même cadre, ce n’est pas une autre voie.

    Efficacité politique, nul doute, le régime s’est maintenu en place, mais encore une fois, quel gain pour l’humanité quand la pensée Xi Jin-ping y est l’unique étalon au regard duquel toute pensée en Chine doit se mesurer ?

    Efficacité répressive, nul doute, avec la peur, la propagande, le numérique, et le crédit social le totalitarisme chinois fait mieux que ce qui n’a jamais été réalisé en ce domaine.

    Dans le long documentaire consacré à Xi Jinping diffusé hier soir sur Arte j’ai été surpris moi-même par certaines images (que j’ignorais), qui disent disent de la manière la plus évidente ce qu’est ce régime : on y voit Xi Jinping en personne visiter des militaires au Xinjiang, dans la pièce où il se trouve sont exposés des instruments de torture. Cela dure à peine deux secondes, mais tout est dit. (Des instructions avaient été données par le nouvel homme fort de la Chine pour réprimer sans pitié. ). Quelles preuves faut-il encore aux semeurs de doute pour prendre la véritable mesure du caractère criminogène de ce régime ? (Entre parenthèses, de quelle mémoire historique disposent les nouvelles générations de Chinois quand ce passé est édulcoré https://www.courrierinternational.com/article/education-en-chine-les-manuels-scolaires-expurges-du-chapitre-sur-la-revolution-culturelle ou carrément passé sous silence comme avec le massacre de Tian’ Anmen ?)

    Conclusion : à quoi sert de mesurer avec exactitude quelque chose qui ne sert à rien et même nuit grandement ?

    La Chine poursuit la même trajectoire destructrice que celle de l’Occident, certes cela se fait « aux caractéristiques chinoises » pour reprendre la rhétorique du PCC, mais au fond, sans différence essentielle.

    Le monde de Xi Jinping : https://www.youtube.com/watch?v=Jm-RKyY6UY0

    * Le serment d’allégeance au Parti communiste chinois, le chef de l’Etat et chef du parti, Xi Jinping, l’a prononcé une nouvelle fois, à la mi-juin, avec une cinquantaine de cadres dirigeants dans un musée d’histoire de Pékin.
    “Je serai fidèle au parti, je lutterai pour le communisme toute ma vie et je serai prêt à tout sacrifier pour le parti et le peuple à tout moment, et je ne trahirai jamais le parti”, ont scandé Xi Jinping et les cadres dirigeants, au garde-à-vous, le poing droit levé.

    2014 : Les militaires chinois jurent fidélité à Xi Jinping :

    https://www.lefigaro.fr/international/2014/11/05/01003-20141105ARTFIG00167-l-armee-populaire-jure-fidelite-a-xi-jinping.php

    « .. En Chine, quiconque demanderait à l’armée d’être loyale à l’État plutôt qu’au parti communiste ferait preuve d’une «âme très noire», a averti le Quotidien de l’APL… »

    2018 : Les militaires dans toute la Chine prêtent serment de fidélité au Parti sous la conduite de Xi Jinping : https://twitter.com/RebeccaRambar/status/948945528003407873

    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/06/30/integrer-le-parti-communiste-le-graal-de-l-elite-rouge-en-chine_6086283_3210.html

    « Quand les membres du Parti prêtent solennellement serment sous le drapeau rouge du Parti, cela signifie qu’ils s’engagent solennellement à tout sacrifier au Parti, expliquent les gardiens du temple. Un moment d’une telle importance devrait être profondément ancré dans les mémoires. » Dans la même logique, le PCC a commencé à l’automne 2019 à utiliser la blockchain – cette technologie qui permet de stocker et de transmettre des informations sans pouvoir les modifier – pour rendre les engagements initiaux des adhérents indestructibles…

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    1. 2ème paragraphe : j’évoquai le niveau d’études requis pour être un membre du PCC, désormais largement de niveau supérieur.

    2. C’est à 1h16’55 dans le reportage Arte, les outils de tortures destiné à mater les ouïghours.
      Ca fait 7 ou 8 ans en réalité. …

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  8. Et pendant ce temps là la famine dans le monde a été multiplié par six ! 11 personnes peuvent mourir de faim toutes les mn avant la fin de l’année. 155 millions de personnes en situation de crise (135 millions en 2020)

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  9. Qu’est-ce que pourrait vouloir dire « vivre avec le virus »… pour celles et ceux à qui fut annoncé « l’obligation vaccinale » à « géométrie variable » et la « présumée innocence » du « pass sanitaire »… ?

    La gestion néolibérale de la crise sanitaire n’ayant jamais cherché à réduire la complexité (à ne pas confondre avec la propagande gouvernementale et « slogantiste » des médias mainstream) qu’il existe à mettre fin à la « guerre » contre cet « ennemi » ayant de tels comportements adaptatifs aux variations (voir navigations à vues, incompétences, etc) des stratégies et tactiques visant à le rendre symboliquement plus dangereux (cela dit, n’enlevant pas moins de sa dangerosité réelle)… que les causes lui ayant permis d’émerger – dérèglement climatique, perte de la biodiversité, guerres commerciales, monétaires de civilisation zoonoses… – et que les risques des choix de « l’austérité » et des « disruptions » (« réformes structurelles néolibérales »… y compris des protocoles des suivis d’études en phase 3 des médications, traitements vaccinations à tester…) mis comme moyen en œuvre dans la santé publique pour que « l’intendance suive » (gestion à moyen et long terme des effets secondaires des vaccins à arn/m, inconnus… risques permanents de saturations des services publics hospitaliers…) s’embrouillent, s’emmêlent dans la conscience infantilisée du « temps de cervelle disponible »… pourquoi il lui devient difficile à cette décérébration ambiante de confondre, ou si facile de rendre confuses, les distinctions qui existent entre le terme « variant » de « l’ennemi »… avec celui de « déviant »… « réfractaire » à « l’obligation vaccinale »… ?

    Comme si quiconque qui avait tendance à varier, à vouloir être dans la nuance… du « discours dominant » des « pro-vaccins », en choisissant d’avoir comme « libre arbitre » l’indécision (et l’abstention?) qu’en à être dans « l’acceptabilité » absolue, sans « devoir de réserve » par rapport à « l’obligation vaccinale » (est-ce le cas des plus de 50 % du personnel du « monopole de la légitime violence de l’Etat » qui votant pour l‘extrême droite… sont « à l’image de la société civile » à plus de 53 % pour « l’obligation vaccinale » selon la « DICTATURE des émotions » sondées, alors qu’il est question de leur donner la charge de contrôler les « anti-vax », les non vacciné.e.s… les détenteurs du « pass-sanitaire »…)… et au « pass sanitaire »… et sans émettre ni doutes, ni incertitudes, qui pourtant légitimes, ne trouvent aucunes réponses scientifiques consensuelles auprès des pro-vaccins… devenait tout du coup, « déviant », « en même temps » qu’une « variable d’ajustement » à corriger par son élimination, son discrédit, sa décrédibilisation, son atténuation… sa minimisation… autant en tout cas que la dangerosité des « variants » de « l’ennemi » prévu pour durer longtemps puisqu’il est question de « nous apprendre à vivre avec »… n’est-ce pas la confusion, le mélange des genres, qui font « assimiler » une espèce de ressemblance idéologique entre le terme de « variant » et la « déviance » des « présumés coupables anti-vax »… ?

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    1. Aurais-je oublié de préciser que de chercher à comprendre pourquoi il peut être difficile d’appréhender ce qui est confondu, et chez qui… et/ou si facile à rendre confuses… et par qui… les distinctions… toutes les nuances quoi… existantes entre les termes de “variant”… et “déviant”… aujourd’hui… attribués à qui et à quoi… fait référence à un consensus un “intérêt général” à s’entendre sur une forme de ce qu’est le “bien commun”… et la “normalité”… qu’autant les risques de pandémies du “nouveau monde disruptif” (et surtout leurs causes et conséquences disputées entre les nihilistes, négationnistes de la nuisance des activités humaines responsables du dérèglement climatique, etc… et celles et ceux dont les intentions sont de “dédiaboliser” les pires scénarios des collapsologues avec du “greenwashing”…) pourront, avec un “relativisme féroce”, devenir à l’accoutumé, à “force d’habitude” (de plus de morts, pauvres, d’inégalités, précarités… réfugié.e.s refoulé.e.s, noyé.e.s, etc) si banaux, “normalisés”… minimisés, dédramatisés… qu’il deviendra encore plus facile dans le “monde d’après demain” (celui ou les promesse de “ruissellement” attendront toujours d’être satisfaites, sans pour autant perdre de leur “aura”), de s’en prendre à l’archaïsme de pensée de la Gauche, des écolos, des mouvements “sociétaux” de “eXtinction Rébellion”, des “Indigénistes”… des syndicalistes, des “Gilets jaunes”… du “monde d’avant”…

  10. Rappelez vous des réactions hystériques des “chiens de garde”… ‘influenceurs”… et de certains politiciens, corporatismes de policiers… par rapport à des dialogues démocratiques et publics, qui voulant commencer par “# Je suis…”, “Oui mais…” se finissaient toujours mal, avec ni consensus sur une quelconque tentative de compréhension mutuelle, ni normalisation des équilibres des rapports de forces, qui quoi qu’elles portèrent, ces réactions hystériques sur un domaine sécuritaire/identitaire, n’en restent pas moins actuelles transversalement avec l’instrumentalisation de “l’obligation vaccinale” et du “pass sanitaire” devant permettre d’atteindre l’aspect “sécuritaire” d’une présumée innocemment “immunité collective” (qui ramenée au sens du “nationalisme”d’une campagne électorale ne disant pas son nom… donne une autre “saveur” à l’universalisme, n’est-ce pas ?), au nom des sacrifices – reconfinements, renforcement des mesures barrières, etc – qu’il serait soit disant injuste de faire supporter aux “primos vaccinés”, soit à une petite majorité en fait n’ayant reçu qu’une dose (à peine plus de 30% des Français-es en ayant reçu deux) soit disant “prise en otage” par l”indécision des “autres” des “anti-vax”…?

  11. Analyse interessante
    Conclure par un panégyrque de la démocratie chinoise est par contre surprenant.
    Cela mériterait un billet complémentaire pour développer les arguments vérifiables et mesurables, derrière cette affirmation.

  12. Peut-on sérieusement penser que c’est par la démocratie que se fait, s’organise, se transmet et se perpétue la position de maitre du monde ?
    Si la Chine vise ce rêve, c’est sûr, elle ne demandera pas l’avis de chacun.
    Bien que puissance économique et démographique il lui faudra compter sur ce qui menace l’humanité toute entière et là aussi, tout comme les européens, elle a du soucis à se faire.

  13. Lorsque le capitalisme s’effondrera, les chinois auront conservé une armée d’ingénieurs pour faire tourner les usines indispensables. L’occident fera ce qu’il peut avec ses marketeurs.

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