22 réflexions sur « “Humankind is on the brink of a cataclysmic fallout”, by Chantal Montellier »

  1. Ben ouaip…

    Et certain(e)s trouveront encore le moyen de nous dire qu’on ne s’y attendait pas…

    Je ne dis plus rien, j’ai déjà tout dit depuis des lustres…

  2. “The nations raged, but your wrath came, and the time for the dead to be judged , and for rewarding your servants , the prophets and saints, and those who fear your name , both small and great, and for destroying the destroyers of the earth”
    Revelation 11:18

    C’est pas Malraux qui disait que le 21ème siècle serait spirituel ou ne serait pas ?

    1. Non, c’est pas lui :

      Malraux et le religieux, par Frédéric Lenoir

      Répondant à une question envoyée par le journal danois Dagliga Nyhiter portant sur le fondement religieux de la morale, Malraux conclue [P.J. du verbe “concluer” 😉 ] ainsi sa réponse : « Depuis cinquante ans la psychologie réintègre les démons dans l’homme. Tel est le bilan sérieux de la psychanalyse. Je pense que la tâche du prochain siècle, en face de la plus terrible menace qu’ait connu l’humanité, va être d’y réintroduire les dieux. » En mars de la même année, la revue Preuves publie deux rééditions d’entretiens parus en 1945 et 1946 qu’elle complète par un questionnaire envoyé à l’auteur de la Condition humaine. A la fin de cet entretien, Malraux déclare : « Le problème capital de la fin du siècle sera le problème religieux – sous une forme aussi différente de celle que nous connaissons, que le christianisme le fut des religions antiques. »

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    2. The same in French :

      18 Les nations se sont irritées, et le temps de votre colère est arrivé : le temps de juger les morts, et de donner la récompense à vos serviteurs, aux prophètes et aux saints, à tous ceux qui craignent votre nom, aux petits et aux grands, et d’exterminer ceux qui ont corrompu la terre.

      L’Apocalypse de Jean (traduction de Sacy).

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      1. Je lis un livre difficile de Stephane Encel sur Les Hébreux, livre trop mal écrit pour être vraiment pédagogique, et trop mal illustré pour éclairer la lecture ! Mais livre passionnant. Les hébreux sont allés de défaites en défaites. Immigrés, expulsés, implantés, déportés, exilés, divisés, dominés, ils ont pourtant trouvé des élites recevant une culture dans l’exil à Babylone capable de créer une identité propre à leur peuple (en dénigrant les pauvres, qui ont manqué d’être déportés et exilés et ont perdu leur âme) et donc sont le contraire d’une morale que nous instaurons). Ils ont progressivement constitué une histoire mythique, délirante, plus fantasmatique que tout autre peuple créant son identité “nationale”, car liée à un territoire perdu, volé, racheté et sans doute jamais originaire mais objet d’une prédation contre les occupants cananéens. On peut tout à fait constituer une hypothèse réaliste de la composition tardive d’un mensonge national projetant une origine (originalité) de ce peuple dans un passé inexistant et un dieu “nulle part ailleurs”, mais on n’aurait pas plus de certitude de vérité que leur délire, dont ils ont ressenti le besoin.
        Mais prendre cela comme guide, comme inspiration ? ah non ! Il est temps de faire le travail de déconstruction ! Et Malraux dit sans doute : méfiez-vous, le religieux va revenir dans nos neurones, sommes-nous prêts ?
        Il semble que non !

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      2. L’esthétisation de la catastrophe est un fait religieux. Paul a donc eu besoin des livres saints pour justifier l’acronyme IPCC utilisé par Chantal dans un dessin à connatation mystique, Gaia et l’enfant. CQFD.

          1. Chantal me demande de corriger les erreurs qu’elle commet par pelletées entières dans ses commentaires, soit ! Mais qu’a-t-elle bien voulu dire quand elle a écrit “Mystique myraisin” ? Une école gnostique du IIIe cycle très récemment découverte ?

            1. Ce qu’il est méchant ce type! Des erreurs par pelletees entières!!! Non mais c’est pas vrai. C’est bien les hommes ça ! J’aimerais juste pouvoir corriger moi même mes fautes, surtout de frappe, mais pas moyen! Grrr!

  3. Pas de panique, la planète n’est pas en danger, c’est juste l’humanité (et possiblement une partie du reste du vivant) qui l’est.
    Et on peut raisonnablement supposer que la disparition de l’humain laissera de la place au reste du vivant pour poursuivre sa route…

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    1. “Une partie du reste du vivant”. Le Vivant, il “en reste” de moins en moins. Nous l’anéantissons tous les jours, changement climatique ou pas. Y survivrons-nous? Rien n’est moins sûr. Encore moins sous la forme que nous lui connaissons. Autrement dit la nôtre. Tout ça ne me console pas. Ce qui y parvient encore: la musique, et l’éclat de la fauvette à tête noire, jaillissant ça et là au gré de mes balades. Imprévisible, toujours merveilleux. Et gratuit, à tous les sens du terme. Vous rendez-vous compte: gratuit. Décidément pas pour ce monde. Ça tangue, et pas qu’en Bretagne.

      1. Cher Michel
        Continuez à écouter la fauvette à tête noir ou le rouge queue chaque fois que vous le pouvez . Vivre c’est cela. Rien ne dit qu’on n’éteindra pas notre lumière avant celle de l’espèce humaine. Quant à la vie, elle a déjà survécu à une extinction de masse il y a 250 millions d’années faisant disparaître 96% des espèces marines et 70% des espèces terrestre. Même s’il lui faut quelques millions d’années, la vie trouvera d’autres formes à explorer.

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        1. la vie trouvera d’autres formes à explorer: un ancien nid d’hirondelles est actuellement occupé par des rouges queues noirs chez mes parents, en Ardennes. Oui, pour la première fois depuis des décennies, les hirondelles ne sont pas revenues .

          1. Ouille! Ça c’est vraiment triste. Si l’espèce dite humaine m’inspire une sorte de “tendresse de pitié”, je ne l’ai jamais trouvée très sympathique à l’exception de quelques spécimens, des rêveurs et des poètes généralement, vite bouffés par les autres… Les hirondelles, par contre…

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  4. Bonjour,

    Grave crise existentielle.
    On peut voir les choses comme ça :
    Je suis tendu. Qu’est-ce qui m’arrive, qu’est-ce qui nous arrive, qu’est-ce qui se passe (volonté de se représenter) ? C’est la fin du monde. C’est mon intelligence, exercé selon mon libre arbitre (illusion) qui, me guidant, fait que je me représente les choses ainsi. Et comme je ne suis pas complètement idiot et que je suis bien obligé de constater que la représentation que je me fais de tout ça ne correspond pas tout à fait à la réalité, je m’empresse de rajouter : c’est pour bientôt.
    Ou les voir comme ça, de façon rétrospective:
    J’étais tendu. Qu’est-ce qui m’est arrivé, qu’est-ce qui nous est arrivé, qu’est-ce qui s’est passé (volonté de se représenter) ? C’était la fin du monde. C’était mon intelligence, exercé selon mon libre arbitre (illusion) qui, me guidant, a fait que je me suis représenté les choses ainsi. Et comme je ne suis pas complètement idiot et que je suis bien obligé de constater que la représentation que je me suis fait de tout ça ne correspond pas tout à fait à la réalité, je m’empresse de rajouter : c’est pour bientôt (contradiction temporelle qui va engendrer une autre tension).
    Mais on peut aussi les voir ainsi :
    Je suis tendu. Comment je dois faire pour gérer cette tension ? Réponse : la fin du monde (simple geste de symbolisation). Et là, pas question de libre arbitre : c’est le corps qui parle par voie de symbolisation.
    Ou encore et rétrospectivement :
    J’étais tendu. Comment ai-je fait pour gérer cette tension ? Réponse : la fin du monde (simple geste de symbolisation). Toujours le corps qui s’exprime par voie de symbolisation.
    Cette dernière ressemblant beaucoup à :
    « J’étais tendu. Comment ai-je fait pour gérer cette tension » ? Réponse : le radis.

    Dans les deux premières approches, on est chez les démons (symboliquement), dans les trois suivantes, on est au temple (symboliquement), ce qui signifie, d’après ce que j’ai entendu dire (humour), que dieu (symboliquement) ou que les dieux (symboliquement) ne sont plus très loin.

    Cordialement.

    1. Extrait de l’article « Constante solaire » de Wikipedia :

      « Depuis la formation du système solaire, il y a environ 4,7 milliards d’années, l’intensité du rayonnement solaire a augmenté. À cette époque, elle ne valait que 70 % de sa valeur actuelle et pendant le Carbonifère, il y a environ 300 millions d’années, quand les premiers dinosaures sont apparus et que la végétation tropicale s’est abondamment développée, la constante solaire était environ 2,5 % moins élevée qu’aujourd’hui.
      La constante solaire, exprimée comme pourcentage de sa valeur actuelle, peut se décrire par l’équation suivante (le temps t étant exprimé en milliards d’années depuis l’apparition du système solaire) :
      (1) 1/(1+0,4(1-t/4,7))
      Ainsi, dans 4,7 milliards d’années, le Soleil serait environ 67 % plus puissant que maintenant, en termes de rayonnement émis. »

      Bien évidemment, il n’y aura pas besoin d’attendre que le soleil ait gagné 2/3 de puissance supplémentaire pour que la biosphère rencontre, toutes choses égales par ailleurs, de sérieux problèmes ! Mais de ça, l’article ne dit pas un mot.

      Calculons donc, sur la base de la présentation du CNRS, trouvée ici : https://www.college-de-france.fr/media/edouard-bard/UPL3577731297657308492_Sandrine_Bony_L__na.pdf, intitulée « Modélisation de la réponse du climat à un forçage externe ».

      Pour 100 millions d’années dans notre futur, la formule (1) donne 1,0086 ; pour 500 millions d’années, 1,044 et pour 1 milliard d’années 1,093. Appliquées aux 342 W/m2 reçus du soleil en moyenne actuellement au sol, ces valeurs donnent des forçages solaires de, respectivement, 3 W/m2, 15 W/m2 et 32 W/m2.
      Appliquons à ces forçages un coefficient de sensibilité, qui va fournir une estimation de l’accroissement induit de température moyenne au sol. L’avant-dernière page, dévolue au seul forçage solaire, du document de S. Bony indique un coefficient d’environ 0,5 (incidence des répercussions chimiques comprise). Voici donc les variations de température moyenne à attendre, sans tenir compte des rétroactions probables :

      – dans 100 millions d’années : + 1,5 °C
      – dans 500 millions d’années : + 7,5 °C
      – dans 1 milliard d’années : + 16 °C

      En tenant compte de toutes les rétroactions qui ne manqueront pas de se produire (émissions supplémentaires de gaz carbonique et de méthane par dégazage des sols et des océans, incendies de forêts, humidité de l’air en hausse…) il est probable que, dès 500 millions d’années, la situation de la biosphère sera critique. Quelque part entre 500 millions et 1 milliard d’années, un emballement de l’effet de serre à la mode vénusienne serait même envisageable (James Hansen, voir l’article suivant : http://news.nationalgeographic.com/news/2013/13/130729-runaway-greenhouse-global-warming-venus-ocean-climate-science/).

      Et voilà que le futur de la vie sur cette planète s’annonce bien plus court que son passé ! Sauf…

      Sauf si une espèce dotée de la puissance technologique nécessaire parvient à installer à temps un parasol réglable au point de Lagrange situé entre la Terre et le Soleil, pour ramener au niveau approprié l’énergie solaire reçue – ou met en œuvre toute combinaison de procédés de géoingénierie aboutissant au même résultat. A cette espèce reviendrait l’honneur d’avoir multiplié par 10 (ordre de grandeur) le temps de présence de la vie sur cette planète !

      Dans un billet un peu désespéré d’il y a quelques mois, cher Paul, vous étiez à la recherche de bonnes raisons d’épargner à l’espèce humaine l’extinction auquel son comportement la promet : je pense qu’en voilà une.

      Bien entendu, notre espèce est aujourd’hui incapable de jouer ce rôle de sauveur, la binette de nos descendants dans 100 millions d’années nous choquerait probablement, et il faudra que leurs capacités de collaboration et de solidarité aient sérieusement évolué par rapport au nôtres pour que simplement ils existent.

      J’ai cru comprendre qu’à votre avis nos successeurs, si nous en avons, seront des robots. S’ils se sont affranchis des contraintes de la biologie carbonée, il est possible que parcourir des déserts de sel par 200 °C ne les dérange pas. Mais peut-être qu’ils se seront mis à apprécier la beauté d’une planète couverte d’organismes vivants, et que ça les intéressera d’en profiter plus longtemps. Et ce sera bien grâce à nous qu’ils existeront.

      Voilà peut-être à quoi “pensait” mère Nature (ou Gaia si l’on préfère)…

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