La Covid, la bise et Éric Zemmour …, par Jean-Baptiste Auxiètre

Commençons par une maladie qui fait mourir plutôt les vieux, bien qu’en ce moment ce ne soit pas celle-là qui tue le plus car ceux qui sont en réanimation, ce sont les nourrissons à cause de la bronchiolite, au point que les réanimations pédiatriques soient sur le point de déborder.

Nous refaisons la bise… Nous voulons garder « nos valeurs », quitte à ce que les autres en crèvent d’une crève ou d’une autre avec nos habitudes Moyenâgeuses ! « On tiendra bon…(sic) ». Parce que pour ce qui est des vêtements, la majorité de ces gens attachés aux « valeurs » sont habillés à l’américaine : Jeans et T-shirt et pas chemise et pantalon. Comme quoi ce sont les « valeurs » qui les arrangent et souvent les pires qu’ils veulent conserver… Pour autant une grande partie de la population française veut absolument revenir dans le monde d’avant en contradiction avec la réalité économique, physique et biologique.

Cette incapacité à vivre dans le monde actuel est flattée par Éric Zemmour qui propose un retour-arrière à un monde d’avant qui n’existe plus, et cela à un électorat en grande partie bourgeois et souvent rentier, dont les revenus actuels ne dépend pas d’un travail présent mais d’un travail fait il y a 10, 20 ou 30 ans qui leur a certes permis de capitaliser mais qui n’aurait que très peu de valeur à l’heure actuelle.

Qu’adviendra-t-il de la France si on laisse ces vieux, déconnectés des technologies actuelles, orienter la stratégie économique du pays, si ce n’est un naufrage en terme concurrentiel par rapport aux autres pays qui avancent et essayent d’envisager l’avenir et non pas ressasser un âge d’0r perdu depuis longtemps qui serait  peut-être les années 1960s où on envoyait nos jeunes se faire tuer en Algérie… Super  ?!

Qu’on n’arrive pas en France à se débarrasser de la bise est un indice significatif et même un marqueur de notre incapacité à affronter l’avenir, le symptôme d’un pays en voie rapide de post-développement !

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128 réflexions sur « La Covid, la bise et Éric Zemmour …, par Jean-Baptiste Auxiètre »

  1. Faire un lien entre l’arrière-gardisme de Zemmour et la bise, fallait oser le faire ! Pour moi, cela n’a pas de lien.

    La bise est un marqueur de lien social, comme la poignée de main ou un bonjour verbal. C’est un marqueur social (comme le tutoiement), on ne fait pas en général la bise à un.e inconnu.e, et il y a une hiérarchie « verbal –> poignée –> bise ».

    Concernant le côté prophylactique :
    Un échange de bises (sur la joue s’entend) entre uniquement deux personnes n’est absolument pas dangereux « covidement parlant » à condition :
    – pour la personne qui reçoit, qu’il n’y ait pas de blessure (même micro) sur ladite joue à l’endroit où le baiser sera déposé. La peau saine est en effet une barrière infranchissable ;
    – pour la personne qui donne, qu’il n’y ait eu aucune bise à cet endroit pendant un certain temps (non connu) ou après le dernier lavage de cette zone par son propriétaire.

    C’est la succession de bises sur un même individu qui fait le risque, et ce, pour les personnes qui se suivent. Et encore, j’estime que le risque est très faible, le volume de microbes qui y sera déposé étant faible si les personnes ne s’humidifient pas les lèvres juste avant.

    C’est typiquement une consigne obsolète qui n’a pas été retirée car « on ne va pas se dédire » !

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    1. De toute façon on est protégés par le vaccin , regardez Colin Powell est mort du Covid-19 oui, mais pas d’une forme grave de la maladie !

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      1. Colin Powell est mort d’être vieux.

        Oui je sais il y a des lecteurs du Blog de PJ qui considèrent qu’on meurt toujours d’une maladie et jamais d’usure généralisée. Ils sont pourtant sûrement prêts à le croire pour une bagnole, mais pas pour nous : chez nous il faut toujours nommer la soupape ou la bielle précise qui a rendu l’âme. Il faut dire que pour nous, il n’y a pas de contrôle technique…

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          1. Plutôt dire : quand on attend que la vie décide pour vous, quand on n’a plus la force d’arracher ce que l’on veut à la vie. Saisir les opportunités, dit-on.

            1. Ni l’un , ni l’autre .

              On meurt quand c’est l’heure , ou par accident .

              Enfin , c’est comme ça que ça s’est passé pour tous les morts que j’ai côtoyés ou accompagnés .

              Mais je sais qu’Otromeros a une troisième issue , que pour ma part j’assimile à la première .

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              1. Tant qu’on fait des projets (et qu’on en a les moyens physiques), on retarde l’horloge. Non ?
                Mon père a gardé des liens avec son travail jusque 90 ans, y allant une fois par semaine (passer à une bibliothèque, gérer une revue, etc.). à la cérémonie concernant sa mort, on nous a dit, à nous les enfants : aucun collègue n’a connu votre père en fonction ; il a quitté le boulot il y a 20 ans !
                Disons qu’il faisait de la survie clandestine ! Il retardait les métastases…

                1. Bof ! Mon grand père paternel , qui avait commencé le travail à la mine à 8 ans , bossé jusqu’à 65 ans , n’a strictement rien glandé après et il est mort à 86 ans . Mon paternel qui était plein d’activités à sa retraite est mort là a vielle de ses 71 ans .

                  A un peu d’optimisme près toujours bon à prendre , c’est l’horloge du corps qui donne l’heure et la sonnerie finale . Les femmes l’ont bien compris qui , jusqu’à ces temps, étaient plus attentives que les hommes à prendre soin de leur corps assez tôt et plus longtemps .

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            2. @Chabian
              Ah bon , il y a des gens qui pensent que ce n’est pas vie qui décide pour eux ?
               » J’ai passé ma vie à faire face à l’inévitable  » .. ( musico américain dont je ne me rappelle plus le nom )

          2.  » je crois que l’on meurt quand on n’attend plus rien de la vie. »
            Beaucoup de personnes sont dans une fin de vie qui s’éternise et aimeraient que ce que vous dites soit vraie. Mais pour cela, il faudrait que le corps obéisse complètement à l’esprit et que le milieu médical ne considère pas la mort comme un échec, ou pire que la fin de vie ne soit pas une source de revenu (voir paiement à l’acte).
            Malheureusement, la mort n’est pas un sujet qui préoccupe grand monde, sauf quand on y est confronté directement. Rectification, la mort est notre préoccupation permanente quand il s’agit de celle des autres (voir le contenu des actualités quotidiennes) mais sa propre fin de vie est toujours reportée à plus tard ; « on verra bien quand ça arrivera… »

            1. Vous avez tout à fait raison !
              LA mort fait partie du refoulé. Pourtant, elle fait partie de la vie.
              Mr Paul Jorion, psychanalyste, me corrigera si je me trompe.
              Je suis aussi membre de l’ADMD.
              Je comptais lui proposer un billet sur le sujet pour la Toussaint.

        1. @ Paul,

          De nos jours, malheureusement, on ne meurt plus de veillesse : c’est trop banal ! … 😉

          Dès fois j’ai l’impression que certains s’imaginent inoxydables : pourtant, arrivé à un certain âge, il faut admettre que l’usure du temps tue (aussi).

          1. Pourquoi des centaines de millions certainement sont-ils consacrés chaque année à des recherches visant à combattre le vieillissement, s’il n’existe pas ? Pourquoi n’imagine-t-on pas mettre des humains dans des cocons pour mille ans sans bidouillage génétique si rien ne risque de leur arriver ?

            1. @ Paul,

              Je vous le demande mon bon m’sieur ?!…

              En réalité, le terme « mourir de vieillesse » a toujours été imprécis car, comme tout décès non accidentel, c’est la conséquence d’au moins une pathologie – voire très souvent d’un état poly-pathologique : un peu d’hypertension, d’arythmie ou d’insuffisance cardiaque, des difficultés à respirer, un peu de diabète ou de cholestérol, …

              Sauf que pendant longtemps, on n’autopsiait pas les morts de vieillesse : on gardait, d’une certaine façon, un côté mystérieux sur la cause réelle de la mort. Aujourd’hui, on est capable de mettre un terme autre que « mort de vieillesse » ce qui fait que littéralement on ne meurt plus de vieillesse (officiellement sur le certificat de décès).

              Et puis il y a peut-être aussi une forme de tabou/pudeur qui s’est installée dans nos sociétés modernes et occidentales concernant la fin de vie et le vieillissement…. Situation qui fait que le terme « mourir de vieillesse » puisse être mis de côté.

              Bref… J’ai l’impression qu’on fait tout pour lutter contre le vieillissement (comme vous le soulignez) sans vouloir vraiment y faire face.

              1. @Benjamin

                Vous aurez remarqué Benjamin que la naissance et la mort ne se passent plus à la maison comme autrefois. La naissance et la mort ont été médicalisées. Un peut comme si la vie c’était guérir de la mort. Malgré nos connaissances sur le sujet, on refuse de voir la mort comme faisant partie de la vie. Ce qui caractérise le vivant, c’est de n’être pas permanent (l’impermanence dise les bouddhistes), c’est que l’aventure de la conscience qui nous est offerte pour un temps a toujours une fin. Montaigne disait déjà il y a un certain temps « philosopher c’est apprendre à mourir », mais nous n’avons rien appris depuis, ou si peu.
                Nous sommes toujours dans cette quète de l’immortalité pour laquelle nous avons mis en oeuvre toute l’ingéniosité de l’esprit humain. Que ce soit la Religion qui fait la promesse de l’immortalité dans un « au-delà de la mort », que ce soit dans le « progrès scientifique » qui cherche à repousser les limites de la mort, que ce soit dans l’idée de se perpétuer par delà la mort en tentant de transférer « notre pensée » dans un support informatique comme en rèvent les transhumanistes.
                Et se faisant, notre obsession, en partie inconsciente, de l’idée de la mort, de notre échéance nous aveugle complètement sur ce qu’est véritablement la vie, sur ce que nous sommes véritablement.
                En celà, le capitalisme et le néolibéralisme sont certainement le résultat ultime de se soucis de perpétuation infinie : croissance infinie, richesse infinie, puissance infinie, pouvoir infini. Souvent, on remplace « l’infini » par le « total » ou « global » : croissance globale, puissance totale, pouvoir total, richesse global… Dans ce sens, je me demande si le Capitalisme n’a pas inéluctablement pour aboutissement le Totalitarisme ? Chercher la maîtrise totale, absolue pour tenter, même inconsciemment, d’échapper à la mort.

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                1. @ Pascal,

                  Merci pour votre réponse : je n’aurai pas mieux formulé cette idée qui me traverse l’esprit depuis certains temps.

                  Oui nous refusons de voir la mort parce que nous vivons dans un monde où on nous dit que tout est infini, total, global, … C’est un leurre… mais nous y croyons collectivement (que ce soit consciemment ou inconsciemment).

        2. Il n’y a pas de contrôle technique, ah bon ? je vais le dire à mon médecin qui me prescrit une analyse de sang détaillée tous les 3 mois pour suivre l’état de diverses pièces qui participent au fonctionnement de ma carcasse 😉

          1. Vous avez un bon médecin ! Le mien (celui qui vient de prendre sa retraite – et qui était excellent aussi) m’a dit : « Je ne sais pas de quoi vous mourrez, ce qui est rare pour un patient de 75 ans. Tout pètera probablement en même temps ».

            C’est ce « Tout pètera probablement en même temps » que j’appelle « mourir de vieillesse ».

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              1. En fait ce sont les certificats de décès les plus simples qui sont sans conteste , les plus fréquents étant ( ou étaient ?) :

                mort(e) par arrêt cardiaque .

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    2. Je suppose que vous retenez votre respiration le temps de vous approcher, d’effectuer le petit dépôt de fluide salivaire, et de vous éloigner à nouveau ? Parce que sinon, vu la contagiosité par les voies respiratoires…

      J’imagine que si la bise existe, y compris chez d’autres espèces, c’est qu’elle a une utilité immunitaire en temps normal. Mais, en temps d’épidémie, s’y accrocher ne me semble pas raisonnable. C’est un peu comme la dualité médicament-poison.

      Personnellement, dans les deux semaines précédant le premier confinement, j’ai tenté de suggérer autour de moi, sur base de la situation italienne et de ce que je lisais notamment sur ce blog, qu’on était probablement déjà en début d’épidémie et qu’il fallait peut-être arrêter de se faire la bise toute la sainte journée, histoire de contribuer à combattre la contamination. S’en prendre à la bise : les regards de pitié ou de mépris que je me suis pris…

      C’est l’inaction irresponsable des gouvernement pendant le mois de février et le début mars 2020 qui a laissé toute une partie du public s’installer dans l’idée de la « grippette », alors que l’OMS avait déclaré l’urgence sanitaire mondiale fin janvier. En Belgique, de façon particulièrement frappante, le jour de l’annonce des premiers morts dans le pays a coïncidé avec le début de l’action gouvernementale (annonce de la « fédéralisation » du dossier ce jour-là, puis d’un confinement en fin de semaine). On dirait vraiment que le gouvernement a calculé qu’il était impossible de demander aux gens de modifier leurs habitudes tant qu’ils ne commençaient pas à mourir.

      Et voir ensuite ces mêmes gouvernements basculer brutalement en mode autoritaire et méprisant, particulièrement en France d’ailleurs, avec exhibition humiliante de malheureux contrevenants au JT du soir et message de type « on va leur faire comprendre » a certainement contribué à alimenter la colère.

      Bref, j’ai digressé, mais ce que je voulais dire, c’est que si les humains étaient plus rationnels, on aurait tous arrêté de faire la bise fin janvier 2020, gardé nos distances, restreint fortement notre vie sociale, et les confinements stricts n’auraient sans doute pas été nécessaires.

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      1. A cette époque, fin février 2020, il y avait eu un mort en France (hors le Chinois du mois de janvier). Le doublement de l’épidémie tous les trois jours comme en Italie donnait environ 1000 morts/jour fin mars. J’étais bien le seul dans mon coin à souhaiter l’annulation du Salon de l’Agriculture. Alors évidemment les bises…

      2. @Marcel,

        Vous pouvez relire les billets de ce blog de fin janvier / février et mars 2020, vous verrez que j’étais un de ceux qui tirait la sonnette d’alarme. Pour moi, un gouvernement qui décide de créer 2 hôpitaux provisoires fabriqués en 20 jours car l’ensemble du système sanitaire existant s’écroule… cela signifiait que ce virus était extrêmement dangereux. Donc oui, j’étais partisan des gestes barrières, et j’ai arrêté les bises du matin aux collègues bien avant que l’on nous le recommande. J’étais aussi de ceux qui aérait sa pièce de travail au retour du premier confinement, quand j’ai compris que la principale source de contamination était aérosol (il a fallut un an de plus au gouvernement français pour le comprendre).

        Depuis, on en sait plus sur les modes de contamination, on a les outils qui permettent de connaître les taux de contamination sur l’échelle d’une commune, on est aussi mieux protégé notamment par la vaccination, … Par conséquent, on peut plus facilement savoir le niveau de risque d’un geste social (faire la bise, se parler, prendre le train, aller faire ses courses, …) Vous avez beaucoup plus de risque de vous contaminer (ou de contaminer quelqu’un) en touchant la poignée d’une porte d’un commerce (ou la barre du chariot, ou le clavier du pèse-légumes, …) que de faire la bise à un.e ami.e que vous croisez dans la rue. Pas besoin de retenir sa respiration : la charge virale qu’éventuellement vous avalerez en respirant à ce moment-là sera insuffisante pour vous contaminer (sauf si vous êtes immunodéprimé).

        Il est important de se renseigner et de comprendre le fonctionnement des contaminations, pour savoir finement comment se protéger. Pour l’instant – je touche du bois – je n’ai jamais été contaminé. Il y a une bonne part de chance (je travaille dans un environnement fermé où on est une vingtaine dans 50 m²), mais il y a aussi une part de savoir (les fenêtres sont toujours ouvertes ou entrouvertes, en ce depuis mai 2020, de sorte qu’il y a un courant d’air, même léger, permanent.

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        1. @François M

          Merci, ce que vous dites est intéressant mais m’étonne un peu. Tout ce que j’ai lu ou entendu ces derniers mois allait plutôt dans le sens d’une forte minimisation des risques de surface et d’une augmentation des risques aérosols, donc de l’air respiré en commun. Vous auriez un lien à proposer pour en savoir plus sur l’innocuité de la bise ? A priori, tel que vous le dites, ça suppose tout de même un rapprochement fugace et en milieu ouvert.

          Pour ma part, je sais que je suis positif depuis ce vendredi, je touche donc également du bois – dont on fait les cercueils, comme aurait dit mon poète contumace préféré (je plaisante, je ne ressens que les symptômes d’une légère pharyngite).

          1. @Marcel
            Je vous souhaite de vivre encore longtemps.
            N’est-ce pas là une occasion de se poser la question : est-ce que je suis prêt à lacher tout ce que j’ai de plus cher ?
            Les bouddhistes ont une pratique que je trouve salvatrice. Mettre un petit caillou dans sa main fermée et par l’esprit, mettre dans ce petit caillou tout ce que l’on a de plus cher. Puis, progressivement apprendre à ouvrir la main jusqu’à perdre ce petit caillou qui nous échappe par gravité. Se libérer de ce qu’on a de plus cher dans la paix de l’esprit qui sait l’impermanence des choses et non dans la souffrance de l’imprévu et de l’impréparation.
            C’est un retour sur soi qui nous ramène à ce que nous sommes réellement et qui donne tellement plus de valeur à ces moments de vie que nous partageons, tellement plus de valeur à ce qui nous entoure.

          2. Je vous souhaite tout d’abord une bonne et rapide guérison.

            Je n’ai pas de lien sur l’innocuité de la bise, ce n’est qu’une réflexion de ma part. Les suisses considèrent par exemple que l’on est cas contact si l’on a été à proximité (moins de 1,5 m) pendant 15 minutes ou plus sans masque.
            https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/krankheiten/ausbrueche-epidemien-pandemien/aktuelle-ausbrueche-epidemien/novel-cov/isolation-und-quarantaene.html#103781924

              1. Otromeros, j’ai toujours un peu de mal à décrypter vos posts
                Pour résumer je fais des PCR régulièrement ( ma conscience sociale ..) et c’est tombé sur le dernier fait vendredi…que j’ai payé de ma poche, lol ( il n’y a pas qu’en France ..)
                SMS samedi du Ministère de la Santé me déclarant officiellement en quarantaine
                Téléphone le dimanche d’une aimable dame dudit Ministère qui prend les renseignements, cas contacts professionnels etc…
                Me déclare que si je suis asymptomatique maintenant il y a peu de chances que je le devienne, ce qui est rassurant
                Je serai « libéré » semaine prochaine.
                Mes pensées à tous les symptomatiques sérieux de première heure à qui on a dit de prendre du Doliprane….savez-vous que ce sont les médecins italiens au printemps 2020 qui ont établi le caractère cardio-vasculaire du Covid19 , en faisant des autopsies , et en prescrivant par la suite des anti-coagulants ?

                1. @minod 19h01
                  C’est exactement le type de « description en détails » dont on ne parle jamais mais qui me semblent essentiels à (faire) connaître.

                  Je vous remercie. Good luck.

          3. @Pascal
            @François M
            @CloClo
            @Paul Jorion
            @minod

            Merci à tous. Je reste vigilant mais il n’y a aucune raison particulière de s’inquiéter dans mon cas, je suis symptomatique très léger, doublement vacciné, et je n’ai que quarante-trois ans comme aurait dit mon poète alcoolique battant sa femme préféré. Je n’ai mentionné cette info que pour le plaisir de la xyloblague pourrie.

            À votre santé, minod.

            1. @Marcel (24/10 à 23h01) :  » Je reste vigilant  » …

              Je ….Vous êtes quand même « suivi » autrement que par téléphone (ou internet) …? Par qui? En quarantaine « contrôlée »..par qui? En « liberté responsable »?…
              Ou alors « on » en est encore à vous laisser « attendre que ça passe » avec du Panadol..?

              1. @Otromeros
                Puisqu’on s’en inquiétait gentiment, je disais simplement que par prudence je reste vigilant à l’évolution de mon état de santé (en fait surtout celui de mes proches plus âgés), au cas où ça dégénérerait et qu’il faudrait ne pas traîner avant de réagir. Sinon, suite à mon test positif enregistré dans une base de données officielle, j’ai reçu un coup de téléphone pour répondre à quelques questions de suivi et être informé de ce que je n’ignorais pas (isolement de dix jours…). Je n’ai repéré aucune grosse voiture noire suspecte devant mon domicile, mais je sais que je risquerais une amende si je ne respectais pas l’isolement et que quelqu’un quelque part s’en rendait compte je ne sais comment. La non prise de Panadol et l’ingestion de porto bon marché semblent me réussir très bien.

                1. @Marcel 20h52

                  Merci pour votre réponse qu’il me plairait de pouvoir compléter…si vous le voulez bien… (J’ai toujours été très pragmatique… et le flou , voulu ou non par nos autorités , autour de la « phase précoce » de la C19 me perturbe depuis longtemps )

                  Vous étiez « correctement » vacciné.
                  Vous avez eu un « état de type grippal » . Vous vous en êtes inquiété . Vous avez consulté un médecin/un pharmacien/personne/autre..? Vous avez décidé seul/sous conseil pro.. de faire un test-C19 rapide/PCR…?Vous étiez +… et êtes entré (à l’insu de votre plein gré/après déclaration par votre pro..?) dans la base de données TRACING dédiée.
                  Vous avez reçu les instructions classiques , auxquelles vous vous conformez.
                  Devez-vous chaque jour décrire l’évolution de votre état de santé à un pro/une machine/personne.?. Avez-vous un lien de contact privilégié en cas de soupçon d’évolution négative? un point de chute de référence?
                  Devrez-vous estimer vous-même que vous êtes sorti d’affaire ?
                  Bref.. QUI s’occupe de vous accompagner dans cette aventure qui , je le souhaite de tout coeur (et cette positivité vaincue vous mettra définitivement à l’abri) , se terminera favorablement…( avec en plus le fait que cette positivité vaincue vous mettra définitivement à l’abri)
                  Pardon pour cet « interro » tellement naturelle mais jamais publiée…
                  Devrez-vous estimer vous-même que vous êtes sorti d’affaire

    3. En Belgique francophone uniquement, faire la bise est quelque chose de fréquent qui a commencé à apparaitre il y a un peu plus de 30 ans chez les jeunes. Depuis, même les personnes âgées entre elles font la bise là où avant on ne faisait la bise (2 fois, 3 fois, 4 fois selon les cas) qu’entre membres de la famille. Donc je trouve cela drôle de voir que la bise est synonyme de vieux en France 😀

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  2. Saaalut , tu-vas-bien ? smack smack smack
    JB Auxiètre a raison , faut en finir avec ça
    D’ailleurs la pandémie nous a apporté le poing contre poing, que je trouvais ridicule au début mais que je suis venu à apprécier : ce geste n’est-il pas en fait plus représentatif de rapport sociaux plus en phase avec la concurrence néolibérale qui nous affecte tous ? Tâte de mon poing avant de le prendre éventuellement sur la gueule ? D’ailleurs la distanciation sociale devrait se mesurer à la longueur d’une épée qu’on fournirait au bon peuple avec le chèque carburant : un pas de plus et je t’estoque l’estomac

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  3. Je vais faire un couplet contre le refrain « nos valeurs ».
    Cela ne veut rien dire de concret. Et la pratique dément effectivement le respect de ces « valeurs ».
    On ne s’entendrait sans doute pas facilement sur ces valeurs. Si on prend « liberté, égalité, fraternité », songeons à la lutte contre l’immigration, au mépris des petites gens et des petits métiers (récente video de Ruffin), à la fraude fiscale (qui dépasse de dix fois la fraude sociale), etc. S’entendre sur « République » ou sur « Démocratie » recontrerait les mêmes ambiguités.
    Prôner les valeurs, c’est tuer tout débat sur des politiques concrètes.
    Ce discours est plutôt répressif, il étend le soupçon sur l’adversaire, et s’octroie une supériorité à bon compte, celle de la belle âme et de la bonne conscience.

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      1. Le principal problème avec Zemmour, c’est qu’il n’y a plus personne en face. La gauche ne peut plus le contrer pour cause de décès par suicide.

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        1. La gauche ne disparaitra pas tant qu’il y aura de l’injustice sociale.
          La disparition de la représentation de la gauche en revanche et avérée depuis 1983 dans le pays.
          Suicide ou adhésion à la droite, peut importe en fait…

    1. @Hadrien

      Il ne dit pas que des bêtises, il en fait aussi :

      Libération :  » Non, monsieur Zemmour, pointer une arme sur des journalistes n’est pas une «plaisanterie»  » :

      https://www.liberation.fr/politique/elections/non-monsieur-zemmour-pointer-une-arme-sur-des-journalistes-nest-pas-une-plaisanterie-20211021_X5FJNN54PRACZB6AEDY4KDYCVM/

      En vérité, Eric Zemmour est la bêtise incarnée.

      Il est la stupidité crasse et l’incarnation de la veulerie satisfaite en col blanc.

      Il en ricane, tellement il se sait méprisable.

      Mais il s’amuse encore plus de voir certains l’adouber comme un sauveur suprême tandis qu’il se sait pauvre clown.

      Eric – ( Corinne pour les intimes ) – & Z comme Zombie.

      Définition –  » Zombie  » / Wikipedia : Un zombie ou zombi est une personne fictive ayant perdu toute forme de conscience et d’humanité, au comportement violent envers les êtres humains et dont le mal est terriblement contagieux . »

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      1. Les insultes n’arrêteront pas Zemour, au contraire. Je préfère le courage de Mélenchon (que je n’aime pas) qui a accepté de débattre avec lui.

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  4. Je ne suis pas , en partie, d’accord avec M. Jean Baptiste Auxiètre lorsque celui-ci dit : « un travail présent mais d’un travail fait il y a 10, 20 ou 30 ans » ou encore « un travail présent mais d’un travail fait il y a 10, 20 ou 30 ans » .
    En effet EZ est bien au delà de cette problématique, il est au moyen âge, et comme il le psalmodie sans cesse « nous sommes en guerre , de religion, christianisme contre islamisme, de l’occident contre l’orient, de la terre contre les océans (?) (image utilisée dans son itw de thinckerview) .
    J’avoue avoir trouvé dans ce personnage une culture historienne conséquente, je me suis lourdement trompé, en fait c’est un usurpateur de l’Histoire, il L’arrange à sa sauce .
    Définitivement perdu pour la démocratie .

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    1. Zemmour n’existe pas. C’est personnage de série télé. Mais à force d’y croire, les téléspectateurs hallucinés, vont finir par le rendre réel, et alors là… Aux abris!

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    1. Justement dans ce cas là c’est bien un baiser pour embarquer l’autre dans la même galère quitte à le rendre malade et certainement pas réellement un baiser d’affection…

        1. Vous ne faites pas la bise à tout le monde. Vous ne faites pas la bise à votre gardien d’immeuble même si vous le voyez tous les jours.

          C’est bien ce qui me semblait : c’est un moyen de manifester à l’égard de ceux que nous considérons inférieurs, leur exclusion.

          1. Quand je bossais , je n’ai jamais non plus embrassé mes supérieurs fussent ils hiérarchiques , ni les membres « inférieurs hiérarchiques  » de mon équipe .

            A y repenser , je n’embrassais personne au boulot .

            Je crois que je n’ai embrassé que mes proches , ou la famille du mort lors des enterrements ( et encore pas tous ) .

              1. Oui, Juannessy, bise à toi et à feu ton grand- père mineur; l’un des miens, Pierre Séon, l’a aussi été, comme beaucoup de fils de paysans du Forez et d’ailleurs. Il y est entré enfant. Plus tard il est devenu porion, puis épicier- cafetier avec ma grand-mère, tout ça dans le quartier du Soleil que tu dois connaître… ? Mes autres grands parents , eux, possédaient un gros commerce de cycles à deux pas de la mairie et roulaient en B14 , puis en traction -avant, et quelques temps DS 19… La lutte des classes faisait rage au sein de ma famille. Les bourgeois ont fini par écraser les autres, CQFD. J’ai toujours été solidaires des écrasés.

                1. Oui , je connais bien le quartier du Soleil . Mon grand père y habitait , mon père , ses deux frères et ses deux sœurs y sont nés , mes grands parents maternels et paternels , mes parents sont enterrés au cimetière du Soleil .

                  J’ai encore en mémoire la place de l’église , le bistrot  » Chez Nénette » , la pâtisserie à l’arrêt du trolleybus , le terrain du BCS ( basket club du soleil ) , les jeux de boules de  » l’indépendante » et les nuages de fumées de cigarettes de sa salle de jeux , et le boulevard Fauriat où l’on passait l’examen du permis de conduire .

                  J’ai grimpé une fois ( mais ça devait être en 1950 ) dans une B14 , tout minot et ça m’avait paru un vrai autocar . Mais c’était juste « pour voir », et je n’en ai plus entendu parler qu’à l’école primaire où une des blagues à la mode était :
                   » Tu connais la B 14 ?  »  » Non ! De quelle paroisse il est ?  »

                  C’est dire si on était bigot , même sous les préaux de la laïque .

              1. Sondage: quel sont ceux qui trouvent que je leur « crache dessus »?
                Vous pouvez m’écrire sur chantalmontellier@free.fr Merci. Si une forte proportion de » non, Chantal ne nous crache pas dessus », pourra t-on en conclure que Paul est paranoïaque ??? Dans le cas contraire, je promets de refaire un travail d’analyse, (avec Paul?)

                1. Quel(le)s sont ceux qui trouvent que je ne leur fais pas la bise autant qu’ils voudraient ? Vous ne devez pas me l’écrire par mail : vous pouvez le dire ici. Et si une forte proportion de « Non, Paul nous fait la bise juste ce qu’il faut ! », pourra-t-on en conclure que je ne suis pas comme Chantal ?

          2. @PAUL
            Chacun sa réalité
            Celui qui n’est pas embrassé peut considérer que celui qui ne l’embrasse pas n’a pas d’affection pour lui , se sentir rejeté par celui-ci ou considérer que celui qui ne l’embrasse pas veut le protéger , ou veut se protéger , ou veut les protéger
            La réalité c’est que la situation est neutre
            Chacun la vit avec le sentiment qu’il ressent de ce non bisou
            Je vous embrasse 🙂
            XTIAN

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  5. Qu’avons-nous perdu de convivalité avec la pandémie ? Comme me disait mon frère : non, il n’y a plus d’ambiance dans les cafés de Bruxelles, on dirait qu’on a perdu le chemin…
    Nous avons d’abord perdu ce contact physique : poignée de main, bise (bien des hommes ne la pratiquaient pas), étreinte. Nous avons ainsi perdu la tendresse du lien, maintenus en « chien de faïence ».
    Nous avons perdu les mimiques, les sourires, le langage non verbal.
    Résultat également : bien des gens rechignent à se revoir, se recevoir, partager le pain et le vin, la bière et la cacahuette, tous ces petits mets qui brisent la glace.
    Je dis souvent : « Je vais bien, et je vais mal, mais c’est comme tout le monde ». Et on m’approuve souvent. Et ce qui est étonnant, c’est qu’il n’y a ni réponse, ni remède, ni verbalisation sur ces pertes manifestes.
    La seule solution, c’est un peu tricher sur les consignes, pour aller un peu moins mal.

    Et pourtant ces masques (peu efficaces) et ces lavages de main répétés (utilité démontrée ?) doivent être recommandés à nouveau, une 4e vague est là sans qu’on en ait une raison précise. Faute des enfants, faute des vaccins, faute des vieux, cherchons des coupables pour ne pas parler d’échec global…
    (PS. Il semble que plusieurs intervenants ont oublié que le confinement a été postposé en France pour cause de 1er tour !)

  6. Le postulat de base du billet « nous refaisons la bise » n’est pas avéré à ce jour.
    Ce que je constate au quotidien, comme pour la poignée de main, c’est une situation de flottement où les uns et les autres hésitent, ce qui génère quelques quiproquos gestuels qu’on pourrait qualifier de cocasses quand on est de bonne humeur. Bien évidemment, le degrés d’affectivité entre les individus dans « le monde d’avant » influe énormément.
    Par ailleurs, cet événement covid est intervenu à un moment où justement la bise était de plus en plus contestée (essentiellement par des femmes) dans les relations professionnelles:
    https://www.20minutes.fr/societe/2189443-20171217-inutile-chronophage-ridicule-pourquoi-bise-boulot-fait-plus-unanimite

    1. Oui cocasse, moi j’adore créer l’ambiance d’un chifoumi pour bien faire ièche ! un coup je tend la main, un coup le poing, un coup rien juste salut la main en l’air, un coup la bise, plus personne ne sait quoi faire et ça fout toujours un beau bordel.

      Je plains les femmes, filles, qui sont obligées, dans la journée ou des soirées, de faire la bise à des mecs qu’elles ne connaissent ni d’Eve ni d’Adam. En même temps serrer la main d’une dame me paraît toujours un peu lourdaud ce geste étant connoté plus masculin de mon point de vue.

  7. Bonjour à tous,

    JBA nous disait:
    « Qu’adviendra-t-il de la France si on laisse ces vieux, déconnectés des technologies actuelles, orienter la stratégie économique du pays, si ce n’est un naufrage en terme concurrentiel par rapport aux autres pays qui avancent et essayent d’envisager l’avenir et non pas ressasser un âge d’0r perdu depuis longtemps qui serait peut-être les années 1960s où on envoyait nos jeunes se faire tuer en Algérie… Super ?! »

    C’est vrai… Et quand on pense que parmi ces vieux-là, il en est qui n’ont même pas réussi à se faire tuer en Algérie, s’agirait pas de les laisser ressasser leur « âge d’or », en plus! Non, ce serait vraiment un naufrage en terme concurrentiel!
    Et puis c’est tellement plus smart de ressasser bien au chaud entre jeunes connectés aux technologies actuelles!
    Merci JBA pour cette remarque tellement empreinte d’une belle humanité et pas du tout sectaire, mais alors pas du tout!
    Et puis, tant qu’à faire des généralités avec n’importe quoi… Allons y…
    Question: Le racisme et l’anti racisme seraient ils à mettre dans le même sac?
    Grosses bises humaniste bien baveuses. Eric.

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    1. Je ne dis pas les vieux en général mais bien ceux qui votent Zemmour et qui sont rentiers et donc ne travaillent plus, ou moins, pas ceux qui continuent à travailler aujourd’hui qui connaissent eux réellement la valeur de leur travail au cours actuel. Quant à être humaniste en laissant mourir des nourrissons par « négligence », non là je ne vois pas quel serait cette sorte d’humanisme…

  8. Les années 60, ringardes ? Oh que non ! C’est l’avenir, en tout cas en termes de rejet de gaz à effet de serre, et peut-être bien de PIB, voire de population !

    Autant que je me souvienne, on n’y vivait pas si mal. C’est le retour en arrière qui va être pénible…

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  9. Entièrement d’accord avec Eric (torpedo). Ce papier est de la bouillie pour les chats.

    *) On peut porter jeans et tee-shirt simplement parce que c’est pratique, d’un très bon rapport qualité / prix (jeans quasiment increvables) et qu’un tee-shirt est socialement acceptable (à une terrasse de café, par exemple) là où son équivalent français, le marcel petit-bateau, ne l’est pas (trop connoté sous-vêtement). Et ça n’a rien à voir avec ses « valeurs ». En outre, la toile de jeans est originaire de Nîmes (le fameux « Denim »), donc pour l’américanisation…

    *) Dans nombre de milieux, ne se font la bise que des gens relativement intimes. Il y a fort à parier qu’après se l’être faite, ils vont partager un temps commun, convivial, sans doute bien plus propice aux contaminations que ce simple geste, qui ressortit de la convention sociale, pas des « valeurs ».

    *) L’électorat de Z serait majoritairement composé de rentiers bourgeois retraités… Source ?

    *) Un travail effectué il y a 30 ans n’aurait plus de valeur aujourd’hui… On s’en fout, il y 30 ans, il en avait, de la valeur. Et les intéressés ont dûment cotisé pour leur retraite – pardon, leur « rente ».

    *) Les années 60, âge d’or perdu ? Age d’or sûrement pas, mais époque à laquelle nombre des acquis sociaux du Conseil de la Résistance avaient encore droit de cité. Venir proclamer qu’ils ne peuvent plus être réalisés de nos jours procède simplement du lavage de cerveau libéral. Et l’idée que la concurrence de tous contre tous représente à l’heure actuelle un phénoménal gâchis de ressources, et non un moyen rationnel d’envisager l’avenir, n’a visiblement pas effleuré JBA.

    *) Depuis les années 60, on a envoyé des jeunes se faire tuer au Vietnam, en Angola, en Libye, en Somalie, en Irak, en Iran, en Yougoslavie… L’imbécillité guerrière n’est pas le propre d’une époque.

    Mais le plus déplaisant dans cette accumulation de propos ineptes est sans conteste « ces vieux, déconnectés des technologies actuelles (…)». J’ai vu ma mère, à 80 ans passés, pleurer de rage et de frustration parce qu’elle était incapable de se connecter à un site administratif ou bancaire, depuis une tablette : pour JBA, un pays qui ne serait pas en « voie de post-développement » serait un pays dans lequel on laisse s’enfoncer les personnages âgées dans la solitude et la détresse, parce que de jeunes c… connectés et branchés ne sont même pas foutus de réfléchir plus loin que leur nombril ?

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    1. « L’électorat de Z serait majoritairement composé de rentiers bourgeois retraités… Source ? »

      Moi aussi j’aimerai bien connaître l’électorat éventuel de Zemmour. J’avais entendu quelque part que c’était (aussi ? surtout ?) des jeunes.

      1. Salut François,

        Je ne voulais pas griller les sources de Juan ( 😉 )mais ce midi sur France Inter, dans le grand face à face, Finchelstein cite une étude portant sur 16 000 participants où il apparaît que son électorat est apparemment très équilibré (enfin je veux dire également réparti sur les classes d’âge et les CSP !). A contrario de celui des LR par exemple (aisés +60/65 ans) ou du FN (populaire). 16% de convaincus quand même…

        1. Oui, toutes les CSP pour Z.
          Même si c’est le même niveau que « on’se lève tous’pour daaaaneeette, daaaanette, etc. ».

          Là, c’est « on se lève tous contre les méééétèèques, mééétèèques »,

          Tiens tant qu’à parle de la gueule de métèque, le passage de Tony Gatlif à France QQ dans « Le cours de l’histoire », où j’ai fini par m’habituer à la voix de Xavier Mauduit,
          était bien sympathique. Je ne vous divulgache pas sa rencontre avec le monde de l’image, lié à la scolarisation soudaine des gitans d’Algérie dans le mitan des années 50. Mais il fait plus pour faire comprendre une « anthropologie vécue » que pas mal d’épais volumes de la discipline, qu’il s’agisse de maison, d’image ou d’autre chose.
          Dernier petit point dans la parenthèse anthropologique, je signale ce retour sur les Nabikwara du Brésil (via Graeber, … et Lévi-Strauss, ouf ),
          https://www.theguardian.com/news/2021/oct/19/unfreezing-the-ice-age-the-truth-about-humanitys-deep-past
          qui vient suggérer que la complétude psychique de nos ancêtres sapiens depuis fort longtemps leur a conféré des choix d’organisation d’une immense complexité très loin hors des projections sur l’axe des « chasseurs-cueilleurs/ agriculteur sédentaire » qu’on vend comme la tracjectoire unique du néolithique, pour faire court.
          Et avec cela des façons de faire de la politique aussi diverse que les facéties de la biologie (la chrysalide, etc. , , ah et si EZ était l’autre nom d’une chrysalide ? )

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    2. Ce qui est intéressant avec la candidature Zemmour, c’est qu’il va sans doute signer la disposition du dernier « grand » parti de X X ème siècle. Et sans doute aussi par la même occasion accompagner la République des Partis qui petit à petit devient une République des Personnalités. Le militantisme disparaît au profit des abonnés des réseaux sociaux. Il n’y a plus de structure pyramidale comme dans les vieux partis avec leurs échelons locaux, départementaux , régionaux et nationaux. Le lien entre le candidat et ses électeurs est direct via Tweeter, Facebook ou autre (à la manière de Trump qui vient de créer son propre réseau social ). Nous assistons en direct au remplacement de la « République structure » par la « République des flux « . Mais une constante demeure, la pérennisation et la stabilité de l’oligarchie dominante. Macron vs Zemmour, c’est en arrière plan Arnault vs Bolloré en direct de leur arêne médiatique et les partis politiques traditionnels comme amuses-bouche pour le premier tour.

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    3. Oui, vraiment étrange cet article de mon point de vue.

      « Incapacité à vivre dans le monde actuel » ?

      Pour moi, c’est plutôt un signe de bonne santé mental que de ne pas supporter le monde actuel américanisé, néo-libéral et technophile à outrance. De toute façon, il faudra bien revenir à un niveau de vie social et de consommation comparable aux années 60 voire aux année 50 pour que la planète demeure vivable

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  10. La bise c’est le premier contact physique avec les personnes qui nous plaisent dans la cours de récrée.
    Et puis ça reste parce qu’on aime ça.
    Mais après 9 ans au Japon, on s’en passe sans problème.

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    1. Je pratique ( et ne pratiquerai plus jamais que ) le « Namasté » , avec une (lente et légère) inclinaison de la tête vers l’avant.
      C’est littéralement génial (et très bien apprécié , même et surtout d’un groupe de connaissances croisé au hasard…le « Namasté » lève toute ambiguïté , toute velléité de « mise à l’épreuve » de la bise par autrui , fût-ce par jeu..).
      Seuls exceptions..les membres de la famille proche qui le souhaitent.

  11. Alors que je déposais le gamin, qui devait être en sixième, devant son collège et après avoir ôtés nos casques pour nous embrasser comme chaque matin pour se souhaiter une belle journée, un enfant d’à peu près le même âge est venu vers nous et à dit: « vous vous embrassez tous les matins et moi aussi j’aimerais que l’on me fasse la bise comme ça avant d’entrer à l’école. »
    Je me suis baissé à sa hauteur et je l’ai embrassé comme du bon pain en le serrant dans mes bras puis il est repartit comme il était venu.
    Aussi curieux qu’inattendu, cela semble avoir fait du bien à tout le monde et la journée fut belle…
    Après, on peut énumérer les nombreux risques qu’une action aussi simple peut engendrer mais je crois que décidément, je préfère vivre dangereusement….!

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    1. Je suis autiste et pourtant j’arrive de toute évidence mieux à exprimer mon affection aux gens que j’aime qu’en bavant dessus si ce n’est par des mots…

      1. Il y a la bise franche, la bise redoutée, la bise refoulée ou encore la bise sensuelle ou une autre plus affective voire amoureuse. On peut même baver pour certains voir cracher pour d’autres. J’ai gardé du souvenir de celle ci comme une fraternité autant qu’un signe d’appartenance à la confrérie des bisous.
        Mais heureusement que la bise n’est ni la seule manière d’exprimer son affection ni forcément la meilleure. Je retiens juste que c’était un moment unique et sans doute marquant puisque j’en ai parlé ici.

    2. …  » Je me suis baissé à sa hauteur et je l’ai embrassé comme du bon pain en le serrant dans mes bras puis il est repartit comme il était venu.
      Aussi curieux qu’inattendu, cela semble avoir fait du bien à tout le monde et la journée fut belle…
      Après, on peut énumérer les nombreux risques qu’une action aussi simple peut engendrer mais je crois que décidément, je préfère vivre dangereusement….!
       »

      Tout ça a l’air bien sympa…SAUF qu’on pourrait penser (et donc croire) que le virus circule uniquement du bas vers le haut … Et jusqu’à plus ample informé… Donc.. » au feu ! « 

      1. C’était bien avant le Covid.
        Aujourd’hui, j’imagine que les montres connectées des gamins et autres caméras de surveillance laisseraient des traces de mes bises que les parents pourraient exploiter afin de me faire un procès pour se chauffer l’hiver prochain.
        Qui croit que le virus circule uniquement du bas vers le haut…?
        Si je me suis baissé, c’est simplement pour être à la hauteur de mon interlocuteur.

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