Brexit #14 – Un bateau britannique arraisonné par la France dans le cadre d’un conflit sur les droits de pêche, par Duncan Sutherland

UK boat detained by France amid fishing rights row

Une autre crise de nerfs. Les frictions de ce type consolident le Brexit en Angleterre en unissant les Anglais dans l’autodéfense contre les pénibles étrangers.

De toute façon, le cœur de cette affaire n’est pas vraiment le Brexit. Il s’agit ni plus ni moins de la souveraineté britannique dans les îles anglo-normandes. Le Brexit a rouvert cette vieille plaie, tout comme il a ravivé les rancunes territoriales impliquant la vieille Angleterre dans la péninsule ibérique et en Irlande.

Une guerre commerciale entre l’UE et le Royaume-Uni serait donc en partie un différend territorial déguisé, ce qui pourrait être a priori une affaire assez sérieuse, du moins en principe, et conviendrait parfaitement aux partisans du Brexit.

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7 réflexions sur « Brexit #14 – Un bateau britannique arraisonné par la France dans le cadre d’un conflit sur les droits de pêche, par Duncan Sutherland »

  1. La ‘perfide Albion’ n’assume toujours pas les conséquences de sa sortie de l’UE, elle n’assume pas sa signature et tente toujours de ‘pinailler’ au sujet de la stricte application de l’accord négocié à Bruxelles il y a plus d’un an ; elle joue effectivement le jeu des frontières héritées du passé pour tenter de conserver des avantages aujourd’hui.
    Va-t-on assister à une guerre navale entre alliés ? Souvenons-nous de Mers el Kébir et Dakar en juillet 1940… 🙂

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  2. La guéguerre entre la Grande Bretagne et la France ne datte pas d’hier . Il existe une île , Les Minquiers , qui a été l’objet d’exacerbations entre les deux pays depuis……. 1360 ! A ce moment là l’Angleterre l’obtient par le traité de Bretigny. En 1839 puis 1852 des conventions définissent des zones d’exclusivité où les pêcheurs français et anglo-normands pourront se côtoyer .
    En 1875 l’Angleterre revendique la souveraineté et l’obtient en 1902. A partir de là va se jouer une guerre des mats , porte étendards des drapeaux Français et Anglais .
    Le « conflit  » ne s’est arrêté que le 17 Novembre 1953 .
    Aujourd’hui j’ai le sentiment que nous repartons à zéro !

  3. Si le cœur de l’affaire est la souveraineté britannique des îles anglo-normandes, ça fait quand même loin de la baie de Seine… 😉
    Ah bonjour l’Entente cordiale !

  4. Leur point faible, aux rosbifs normands, c’est l’énergie : Ça serait ballot qu’ils se retrouvassent, en plein paradis fiscal, sans électricité pour spéculer.
    Pareil en Espagne.
    Ils vont se calmer. Noël va être difficile. J’en rigole déjà.

  5. John Lichfield, journaliste britannique et ancien correspondant en Europe, établi en Normandie, l’a expliqué très bien
    https://twitter.com/john_lichfield/status/1453613427054845954
    « Une déclaration typiquement malhonnête du gouvernement britannique qui confond les licences pour tous les bateaux de l’UE avec la petite flotte de bateaux français dont il refuse de reconnaître les droits. Ce problème pourrait être résolu en 5 minutes avec la bonne volonté de toutes les parties. Le nombre de personnes impliquées est minime, mais pas pour les pêcheurs français dont le gagne-pain est en jeu »

    Exactement. Un problème vraiment minime à l’échelle des Etats, qui pourrait être résolu très rapidement avec un minimum de bonne volonté.

    C’est malheureusement une denrée rare. Surtout lorsque parler de conflits – même parfaitement artificiels – avec des voisins permet de détourner l’attention des problèmes que le gouvernement Johnson a laissé se développer.

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  6. Que penser de ces deux propositions:

    1. Les Anglais (plutôt que les Britanniques? ) ont toujours été opposés aux alliances européennes et leur présence au sein de l’UE n’aurait pas eu d’autre sens que de s’opposer de l’intérieur à une dynamique d’intégration.

    2. L’Empire britannique prend fin en 1945, sa suprématie mondiale en tout cas. Comme pour les partisans du « déclin français », le retour à une influence plus proche des réalités démographiques, territoriales, in fine économiques, suscite des raidissements et crispations diverses, avec une accentuation de l’opposition à l’étranger, et aux dépens de la cause sociale, à quoi s’ajoute pour la « Grande-Bretagne », l’île, une vieille tradition de singularité insulaire réelle ou fantasmée. :))

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