GRAVITY : Les Russes participeraient-ils en secret, en urgence, au test in situ de la faisabilité d’un éventuel bouclier orbital de fortune anti-rayonnements solaires ?, par Philippe Soubeyrand

En procédant à un tir de missile anti-satellite le lundi 15 novembre dernier, soit seulement deux jours après la déclaration du pacte de Glasgow pour le climat, la Russie aurait-elle provoqué, en apparence seulement, une réaction internationale sans précédent dans toute l’Histoire de la conquête spatiale, la Russie ne pouvant en effet ignorer les risques potentiels d’une telle opération ; l’équipage russe de l’ISS se mettant lui aussi, provisoirement à l’abri à bord de sa capsule SOYUZ ; sachant en outre que les États-Unis, l’Inde et la Chine ont également procédé à des destructions de satellites par le passé ?!

Et si oui, pourquoi ?!

Chacun se souvient du contexte orbital proposé dans l’excellent film du réalisateur mexicain, Alfonso Cuarón, intitulé, Gravity, et sorti en 2013. Il est donc inutile de revenir dessus…

Car l’explosion provoquée mi-novembre par la Russie, sans pouvoir la maîtriser, de sa sonde orbitale inutilisée KOSMOS 1408, a provoqué un nuage de plus de 1.200 débris de plus de 10 cm chacun, qui viennent ainsi s’ajouter aux quelques 27.000 débris orbitaux d’ores et déjà placés sous surveillance par la communauté internationale, tant ils représentent une menace bien réelle pour l’ensemble de nos installations orbitales, voire terrestres ; on se souvient notamment de la chute récente incontrôlée de l’étage central du lanceur chinois Long March 5B qui devait finalement terminer sa course dans l’Océan Indien, non loin des Maldives.

Des simulations récentes de l’EUSST (EU Space Surveillance and Tracking), nous montrent comment se déroule la dispersion de ce nuage au fil du temps, et ceci depuis le jour de l’explosion de KOSMOS 1408 :

Observez bien sur ces images l’évolution de la forme de ce nuage jusqu’à ce qu’il devienne un anneau quasi permanent de la Terre, à l’image de ceux de Saturne.

Imaginez maintenant une extrapolation de ce type d’opération à l’ensemble des objets d’ores et déjà situés en orbites autour de la Terre (satellites, ISS qui est en fin de vie, gros débris, etc.). Nous avons là de quoi générer en urgence une couche exosphérique de plus de 10 milliards de débris en tout genre (nombre écrit ici très grossièrement) de toutes tailles, ce que certains qualifieraient probablement de bouclier orbital capable de participer temporairement à la GRS (Gestion des Rayonnements Solaires), sans que nous disposions des preuves scientifiques suffisantes nous permettant d’affirmer cela à ce stade, sachant en outre que les débris qui retomberaient accidentellement sur Terre seraient pratiquement sans risque pour la population mondiale, puisque majoritairement désintégrés du fait de leur petite taille, lors de leurs rentrées successives dans l’atmosphère.

Les premières hypothèses scientifiques, dont les technologies dites GRS, sont à l’étude depuis 1989 au moins. Toutes ces hypothèses scientifiques sont aujourd’hui réparties selon deux catégories distinctes :

Les techniques dites GRS ou SRM en anglais (Solar Radiation Modification) :

– les aérosols sulfatés dans l’atmosphère
– l’éclaircissement des nuages depuis des navires
– les réflecteurs de lumière installés dans les déserts
– l’installation de boucliers dans l’espace

Les techniques dites CDR (Carbone Dioxyde Removal) :

– le captage et le stockage du carbone atmosphérique
– le chaulage océanique
– le stockage de la biomasse océanique
– le stockage de la biomasse terrestre
– l’altération forcée améliorée

Or, même les experts du climat au sein de l’IPCC refusent systématiquement d’écarter ces technologies des scénarios leur permettant d’apporter des réponses temporaires à court terme, sachant que le seul fait de les écarter constituerait un risque majeur pour l’Humanité, notamment si une nation décidait en secret, de manière unilatérale, de les mettre en œuvre de son plein gré, et ceci sans la moindre procédure internationale de contrôle préalable.

La Suisse avait notamment annoncé dès 2019 à l’ONU, sa volonté de remettre à l’ordre du jour une résolution dédiée à la seule gouvernance des technologies issues de la géo-ingénierie ; les allemands mais aussi les américains en avaient fait de même par le passé sans succès ; c’est notamment l’IRGC (International Risk Governance Center) de l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne), qui en réalisa dès 2020, au cœur de la crise sanitaire, la publication à la demande du FOEN suisse (Federal Office for the Environment) :

Climate engineering ‒ IRGC ‐ EPFL 

Cette vidéo-conférence qui précéda la COP26 de Glasgow, passée totalement inaperçue du fait du Covid-19, traite notamment des International Governance Issues on Climate Engineering :

C’est donc très loin de constituer une « simple » hypothèse délirante à ce stade, notamment au regard des budgets d’ores et déjà dépensés chaque année depuis 1989 par l’ensemble de la communauté internationale autour de toutes ces questions. Or, force est de constater que ni les politiques, ni les scientifiques, ni même les médias, ne nous en parlent vraiment…

La vraie question étant donc plutôt de savoir si cette hypothèse pourrait réellement faire l’unanimité aujourd’hui, tant une telle opération ne serait pas sans conséquences à court terme, notamment sur le plan des télécommunications géostratégiques, faisant ainsi de l’exosphère terrestre une zone provisoirement neutre et impraticable, barrant ainsi la route à la conquête spatiale chinoise, maintenant également provisoirement tous les lanceurs au sol au seul profit du climat ; ou comment faire d’une pierre trois coups en « STOPPANT TOUT » afin de s’accorder un peu de temps, et tenter à tout prix d’éviter l’effondrement ?!

Et si oui, pourquoi ?!

Ce qui est certain, c’est que les collectes des données d’apprentissage issues de l’explosion de la sonde KOSMOS 1408 sont toujours en cours au moment où j’écris ces lignes et doivent forcément permettre à terme, de simuler par le biais de supercalculateurs l’extrapolation d’une telle opération à plus grand échelle. Il serait donc on ne peut plus hypocrite de la part de l’ensemble de la communauté internationale, de nier tout cela au regard de l’échec issu de la COP26, le « blablabla » dénoncé récemment par Greta Thunberg n’étant peut-être en réalité, qu’un « simple » écran de fumée au regard de l’événement orbital actuellement en cours, un écran de fumée forcément renforcé par le vide décisionnel pour le moins surprenant révélé lors de la déclaration du pacte de Glasgow pour le climat :

Decision 1/CMA.3 (unfccc.int) 

D’aucuns diront probablement qu’une telle expérimentation in situ dite destructrice serait totalement impossible au regard des conventions internationales actuellement en vigueur :

Lignes directrices du Comité des utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique aux fins de la viabilité à long terme des activités spatiales (unoosa.org) 

Certes, mais nous sommes aussi aujourd’hui dans une situation pour le moins désespérée qui appelle forcément des mesures d’exception, sachant en outre que ni les États-Unis, ni la Russie (plus exactement l’URSS à l’époque) ne se sont privés par le passé de la transgression de règles similaires, notamment lors de l’accumulation délirante d’essais nucléaires totalement irresponsables ; alors pourquoi s’en priveraient-ils aujourd’hui au regard de l’urgence climatique en cours ; et puis de toute façon, comme je l’écrivais précédemment, les financements de la géo-ingénierie n’ont jamais cessé en 30 ans, rendant ainsi l’accord de Paris totalement illusoire et le conditionnel qui le sous-tend totalement justifié pour le coup, tant la géo-ingénierie n’a eu de cesse de faire miroiter depuis toutes ces années, la seule sauvegarde de l’ultralibéralisme ; et puis de toute façon, quand les ultralibéraux ont déjà tout essayé sans succès, ou presque :

Qui alimente les études sur la géoingénierie ? Une perspective d’historien des sciences | Cairn.info 

Que leur reste-t-il concrètement comme solution, si ce n’est pas cette mise en perspective d’un éventuel bouclier orbital de fortune ?!

En tout cas, pour ma part, je ne crois absolument pas en une quelconque démonstration de force de la part de la Russie, comme cela nous est rapporté par les médias et la presse depuis près d’une semaine, la NASA et Roscosmos travaillant toujours main dans la main au sein de l’ISS, tout le reste ne pouvant être à ce stade qu’un « simple » enfumage médiatique, comme il risque d’y en avoir beaucoup d’autres à l’approche désormais inéluctable de l’effondrement !!

A méditer…

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43 réflexions sur « GRAVITY : Les Russes participeraient-ils en secret, en urgence, au test in situ de la faisabilité d’un éventuel bouclier orbital de fortune anti-rayonnements solaires ?, par Philippe Soubeyrand »

  1. Pour rendre cet article vraiment pertinent, il faudrait le compléter par un calcul de l’effet parasol de ces éventuels milliards de débris : est-ce vraiment à la hauteur du forçage négatif qui serait nécessaire pour contrer le forçage positif dû à nos gaz à effet de serre ?

    1. Exact, Ermisse, il faut faire un calcul d’ordre de grandeur. Même approximatif. Pas besoin d’être un spécialiste, n’importe qui peut y arriver avec ce qu’il a appris à l’école primaire. Il faut toujours faire ça, c’est très sain ! C’est Norman Baillargeon qui me l’a enseigné, dans son « Petit cours d’autodéfense intellectuelle » (Ed Lux Quebec). Très recommandé !

      Allons-y! Wikipedia fournit tous les chiffres :
      Forçage radiatif anthropique : ~ 1,6w/m²
      Constante solaire : 1380 w/m²

      Autrement dit, pour compenser la dérive climatique d’origine anthropique, il faut réduire le flux radiatif du soleil de grosso modo 1/1000 (on va pas chipoter).
      En première approximation, il faut donc déployer dans l’espace des objets dont la surface cumulée est d’au moins 1/1000 de la surface projetée de la terre. En fait, c’est énormément plus, car si on veut les déployer par le syndrome de Kessler, comme les Russes, c’est dans un volume, et seulement une très petite partie de ces objets fera effectivement de l’ombre.

      Mais pour notre calcul d’ordre de grandeur, restons-en au cas idéal : tous les objets sont des miroirs parfaits, parfaitement orientés, interceptant 1/1000 d’un disque de 6800 km de rayon (Rayon de la terre + orbite de 450 km d’altitude).
      Si je sais toujours calculer πxR² : 3.14 x 6.8×10^6 x 6.8×10^6 = 145 x 10^12 m². Comme il n’en faut que 1/1000, ça ne fait plus que 145 x 10^9 m².

      Le miroir le plus léger doit être un polymère aluminisé de, disons 10 g/m² (comme le bouclier thermique du téléscope James Webb).
      Ca nous amène gentiment à 145 x 10^10g en orbite.
      145 x 10^7 kg.
      145 x 10^4 tonnes.
      1 450 000 tonnes. Cas idéal, nous avons dit, n’est-ce pas ? …

      Bref, je pense qu’il est dommage que l’auteur n’ait pas plutôt appliqué aux Russes le célèbre « Rasoir de Jorion ». C’est une variante du rasoir d’Occam, et un apport essentiel de Paul Jorion aux sciences humaines :

      « N’attribue pas à malice ce que connerie explique parfaitement ».

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    2. Si ce n’est pas sous forme de film mais avec un « rapport d’aspect » de 1, (des cubes),
      alors pour une taille de 1 cm (des apéricubes), pour avoir un impact de 0,1% du rayonnement
      (sans doute faut-il 5 ou 10 fois cela puisque 2K~ 0.6% de 300K).
      Pour couvrir R²*pi*0.001 ~ 12 10^10 m² (R²=sqrt(40)10^6 est le rayon de la terre),
      il faut autant de cm3 que de cm² si c’est avec des apéricubes
      Donc 12 10^14 cm3 ~ 1.2 10^12 dm3 ~ 3 10^9 tonnes si c’est de l’Alu.
      Pas évident de faire un milliard de lancement.
      Si on passe à un rapport d’aspect de 1000 (épaisseur 10 µm au lieu d’1 cm)
      ça fait un million de lancements.
      Et si on passe à 10000 (épaisseur 1 µm, je vois mal moins), c’est 100 000 lancements, faisable assurément
      (en 20 ans, 15 lancements par jour ?).
      Bon recyclage pour les emballages de chocolat suisse ?

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        1. 10 000 lancements par fronde?
          Sinon, que deviennent les corps (tubes) de 10 000 fusées?

          Tout ça va venir interférer avec les projets grandiôses de saturation (privatisation) de l’espace avec des satellites émission/réception internet.

          1. Idéalement, la fusée elle-même se « pèle » en feuille, si on ne la récupère pas.
            On aura vraiment poubellisé tout ce qu’on pouvait !

            L’idée suivant sera bien sûr  » nudger » la météo, apporter un peu plus de calories ici et un peu moins là,
            pour amorcer un cyclone cathartique à un endroit qui n’importe pas au financeur,
            et par contrecoup épargner celui auquel il tient.
            En trouvant des moyens (électrostatiques + optiques, avec des lasers type IDS),
            pour orienter les feuilles « en drapeau » ou « en face » par rapport au flux solaire
            ( je vais déposer le brevet de ce pas).

            Avec 3 semaines de prévisions, c’est peut-être envisageable ?
            Il va de soit que la même énergie investie dans de la biodiversité et une agriculture plus verte est infiniment plus rentable,
            mais encore faut-il que le message soit recevable.

    3. Et vous continuez à nier l’existence d’un programme de géo ingénierie planétaire concernant les chemtrails ayant pour objectif l’augmentation de l’albedo planétaire. Bien plus efficace que la dispersion de débris. Toutefois, ce pourrait être un message à plusieurs degrés des russes.
      Et oui, je crois sincèrement à l’existence d’un projet de blanchissement atmosphérique. Et pas que.

      Bien à vous.

  2. Enfumage, certainement.
    Mais ya du pognon à gagner et des places de chercheurs potentielles.

    Donc on entretient l’opinion avec des broutilles montées en épingle.
    Et pis, le « c’est la faute à Poutine » est toujours bon à prendre.

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  3. Apparemment Roscosmos, l’équivalent russe de la NASA, n’était pas ‘dans le coups’ pour cet essai de destruction du Kosmos 1408; le missile utilisé est un Noudol faisant partie du système antisatellite de l’armée russe https://www.aerospatium.info/antisatellite-russe-noudol-pulverise-satellite/
    Une nouvelle révolution visant le sauvetage du genre humain serait-elle en train de naître vers l’Oural ? Surprenant car l’on n’a jamais vu les ‘traîneurs de sabres’ faire de l’angélisme et basculer dans l’altruisme 🙁

  4. Non mais cet article est une blague de PS, Tout me hérisse !

    Ou alors il veut être invité à la prochaine rencontre avec l’ambassadeur de Russie à Paris pour avoir des « crédits » comme certains des gens que nous connaissons qui tiennent des chaînes Youtube à forte visibilité ou des blogs économiques fréquentés… Attendons de voir la traduction de son oeuvre en 3 volumes en Russe ! Merci Vladi 😀

    Mais PS est intègre aucune chance que cela arrive.

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  5. On ne règle pas un problème par plus de problème.
    C’est de la névrose, pas de l’ingéniosité (techno-scientifique, je précise)!
    Ou alors, c’est de l’humour noir, mais j’en doute, hélas…

  6. Bonjour à tous,

    Je vois que cela phosphore dur là !!

    Mais est-ce que cela phosphore au moins dans la bonne direction ?!

    Non !! En aucun cas !!

    Comme quoi même le meilleur des physiciens peut se planter en beauté !!

    Et comme il existe encore mieux que Wikipédia sur cette fichue planète, que nous dit la science sur ce sujet, si tant est qu’on est encore capable de poser les bonnes questions aux moteurs de recherche concernés !!

    Allez !! Je vais vous aider un peu, vous les Trolls qui avez vraisemblablement bien du mal avec le datamining… Je vais vous servir une perle et une seule… Charge à vous de trouver les autres parmi ces yotta-octets de données scientifiques mondiales, puis de les assimiler !! Surtout si vous voulez réellement maitriser le sujet avant que ce ne soit quelqu’un d’autre, une autre nation, qui le fasse pour vous dans votre dos…

    https://www.researchgate.net/publication/320378217_Structural_feasibility_and_orbital_stability_of_a_proposed_huge_space_shield_for_mitigating_global_warming

    Je le redis ici, ce n’est là qu’un exemple !! Charge à vous de retrouver tous les autres ; si vous en êtes capables…

    Comme titré dans ce billet, la question posée est donc celle-ci :

    « LES RUSSES PARTICIPERAIENT-ILS EN SECRET, EN URGENCE, AU TEST IN SITU DE LA FAISABILITÉ D’UN ÉVENTUEL BOUCLIER ORBITAL DE FORTUNE ANTI-RAYONNEMENTS SOLAIRES ? »

    … « DE FORTUNE »

    … non pas en lançant 100.000 missiles !! Délire de fou !! Uniquement quelques uns, dits kinétiques (je laisse timiota se charger de l’idée d’un chargement complémentaire d’apéricubes), juste au bon endroit, au bon moment, les lois de la physique faisant ensuite le reste pour nous !! GRAVITY !!

    Ce à quoi je rappelle ce que j’écrivais un peu plus bas dans mon billet :

    « La vraie question étant donc plutôt de savoir si cette hypothèse pourrait réellement faire l’unanimité aujourd’hui, tant une telle opération ne serait pas sans conséquences à court terme, notamment sur le plan des télécommunications géostratégiques, faisant ainsi de l’exosphère terrestre une zone provisoirement neutre et impraticable, barrant ainsi la route à la conquête spatiale chinoise, maintenant également provisoirement tous les lanceurs au sol au seul profit du climat ; ou comment faire d’une pierre trois coups en « STOPPANT TOUT » afin de s’accorder un peu de temps, et tenter à tout prix d’éviter l’effondrement ?! »

    Car si vous avez la bonne réponse à cette question, eh !! bien bravo à vous…

    Mieux !! Si l’un d’entre vous dispose déjà de toutes les données d’apprentissage, dites ici exosphériques, qui sont pourtant toujours en cours de collecte suite à la destruction de KOSMOS 1408, et bien qu’attendez-vous pour sauver le monde ?! Vous, les Trolls !!

    Aux dernières nouvelles, ce sont bien les chinois et non les occidentaux qui s’en sortent le mieux face au Covid-19 !! Nous faisons d’ailleurs bien pâle figure face à eux ce matin !! N’est-il pas ?!

    Alors certes, ce ne sont certainement pas ni la NASA, ni l’ESA, ni ROSCOSMOS qui sont habilités pour des tirs de missiles anti-satellites… Mais qui a dit que ces institutions ne travaillaient jamais main dans la main avec l’armée ?!

    De toute façon, à cinq minutes de l’effondrement, ce ne seront plus les sociétés civiles qui gèreront quoique ce soit, même si la désinformation de masse continuera de nous faire croire tout le contraire pour tenter d’éviter la panique mondiale…

    Tic Tac Tic Tac …
    Tiens ça par contre, cela faisait vraiment longtemps que cela ne m’était plus venu à l’esprit, n’est-il pas cher CloClo ?!

    A bon entendeur…
    Phosphorez bien…

    Pendant ce temps, la recherche, la vraie, avance !!

    Philippe

    2
    1. « Tic Tac Tic Tac …
      Tiens ça par contre, cela faisait vraiment longtemps que cela ne m’était plus venu à l’esprit, n’est-il pas cher CloClo ?! »

      Il ne vous le fait pas dire !

      Sinon on pourrait aussi faire péter toutes nos têtes nucléaires afin de créer un hiver nucléaire, et ça, ça ferait un bon gros STOP ! Après c’est pour le GO que c’est un peu complexe. Bien calculé, bien placé, Tic Tac Tic Tac BOOOUMMMM !

      https://www.youtube.com/watch?v=dGFkw0hzW1c

    2. Si j’ai posé la question du calcul, c’est que je n’ai pas trouvé la réponse toute suite sur Internet. Le parasol au bon point de Lagrange, on trouve, mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit ici. La référence que vous fournissez propose autre chose que l’éparpillement de débris de satellites déjà en orbite.

      Quelle masse de satellites pourrait-on éparpiller ? Avec quel résultat ? Selon quelle technique (un missile par objet, c’est probablement du gâchis) ? Si ces calculs ont été faits, ils ont dû rester secrets.

      Ceci dit, je m’attends bien à ce que, lorsque les vraies catastrophes climatiques auront frappé, certains pays se lancent dans la géo-ingénierie avec l’énergie du désespoir, en utilisant les résultats de recherches plus ou moins clandestines.

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    3. @Philippe Soubeyrand
      J’ai lu avec attention l’article de votre lien. Il explique comment déployer dans l’espace un grand miroir très léger, et quelle serait sa stabilité. Il ne statue pas sur le fait qu’il en faudrait des millions de tonnes comme ça pour être à l’échelle du problème.

      Si c’est impossible comme projet optimisé dans ce but, c’est encore plus impossible en comptant sur quelques impacts sur le matériel existant en orbite, et sur le syndrome de Kessler. Les satellites existants ne font pas d’ombre mesurable. Multiplier leur surface, par fragmentation, même un million ou un milliard de fois, ne fera toujours pas d’ombre mesurable.

      Penser par intuition, à partir du film « Gravity », en se trompant dans les ordres de grandeur, d’un facteur aussi gigantesque, ce n’est plus vraiment penser. Et traiter de trolls ceux qui vous le font remarquer ne vous rend pas plus crédible.

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      1. Attention au lobby des apéricubes !
        Cité dans l’article d’ingénierie mécanique
        (c’est surtout de « parasol léger » que l’article se préoccupe, du point de vue des « longes » (tethers) et des bras),
        à la toute fin :

        « The earth diameter is 13 million meters. If the shielding
        surface diameter is 1400m, the area ratio is 0.000000012.
        Thus, to achieve a 1.2% reductions in solar input, 1million
        shields would need to be deployed involving 1 million
        launches of a Long March 5 rockets or similar. These costs
        are worth comparing to the dangers of global warming. »

        Il me semble qu’on est dans la même fourchette que nos estimations à la louche à Marc et bibi.
        (avec le rasoir de Jorion, ça complète la batterie de cuisine).

        1400² m pèsent dans nos louches 2e6*1e-2 kg=20 t, je fais cadeau de la structure de déploiement et d’un facteur 2 ou 3.

        Pour le coût de 20t en orbite, de quelle surface sur terre peut-on changer l’albedo de façon « verte » et pérenne 20 ans ?
        (en pensant à l’eau du sol, et à la vie qui va avec etc.) . Si on peut faire un changement de l’albedo de 10% sur 30ha,
        c’est plutôt mieux
        (par « albedo », j’entends la figure de mérite photométrique complète du forçage anthropique, « réflexion diffuse et emissivité IR inside », mais faisons court) .

        « Que mille lanternes éclairent nos vessies » (vieux proverbe des Ponthy Mython).

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        1. « …involving 1 million launches of a Long March 5 rockets or similar. These costs are worth comparing to the dangers of global warming. « 

          Ce qu’il y a de bien avec les techno-croyants libéraux « illimitistes », c’est qu’en ramenant tout à une certaine quantité de monnaie, ils rendent tout possible !

          On devrait les faire payer en Joules, ça leur éclaircirait les idées !

          1 million de tirs de Long March, ça fait combien de Joules ? On les a ? Et en équivalent vessie/lanterne, ça fait combien ? 😉

      2. Petite erreur : une fois éparpillée façon puzzle, la surface déployée de tout ce que contient un satellite fera une ombre bien supérieure à celle du satellite intact. Quant à calculer de combien, et quel est l’albedo moyen des pièces du puzzle…

  7. Non,
    Cette destruction imbécile prouve seulement que les dirigeants russes sont aussi stupides et criminels que les autres.
    En outre, je pense que leur vision égoïste du réchauffement climatique est plutôt positive et optimiste .
    En effet, la situation géographique de l’immense Russie semble lui promettre de devenir l’état le plus favorisé de la planète en cas de réchauffement important. Leur armée et la mentalité de leur population assurerait leur défense contre les migrants du sud. Je crois donc qu’ils ne feront rien contre le réchauffement climatique pour de « meilleures » raisons que nous.

    1. Contre quelques milliards de chinois envahissant la Sibérie… euh… c’est pas gagné !

      Quant au paradis boréal russo-scandinavo-canadien après réchauffement, je le sens mal : comment transformer à toute vitesse en nouvelle Beauce un sol de taïga plutôt pauvre, peu profond et soumis aux aléas du gel-dégel et de la fonte du pergélisol ? Sans compter qu’il fera toujours nuit 6 mois par an au nord du cercle polaire : ça sent la nomadisation perpétuelle vers le nord en été et le sud en hiver. Les Russes qui ont une telle « vision positive » sont ceux qui sont imbibés de vodka 24 h/24.

  8. re-Bonjour,

    Ben voyons !!

    Je mets en pause ce que je suis en train de faire d’un côté, pour venir vous répondre ici, et notamment aux derniers commentaires de Marc et timiota…

    Une fois encore, vous sous-entendez que le but de ce billet serait d’affirmer qu’il serait possible de provoquer un forçage radiatif négatif permettant de s’opposer au forçage radiatif d’origine anthropique, en provoquant notamment la destruction, puis l’autodestruction en cascade (façon GRAVITY – notre imaginaire collectif à ce stade) de l’ensemble de nos satellites, ISS en fin de vie et gros débris se trouvant actuellement en orbite, et pas seulement…

    D’ailleurs, au passage, qu’appelle-t-on débris spatiaux ; définition :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Débris_spatial

    Or non, il n’en n’est rien. Le but de ce billet est de poser une question à laquelle ni vous, ni moi, ne sommes en mesure de répondre à ce stade en l’absence de données d’apprentissage exosphériques suffisantes, pour la « simple » et bonne raison que ces données sont toujours en cours de collecte en ce moment même, et ceci pour plusieurs semaines encore en dépit de vitesses exosphériques en présence situées bien au delà de 20.000 km/h pour la plupart de ces débris…

    Alors oui !! Ça nous pouvons d’ores et déjà l’affirmer vu notre attentisme chronique en tout point : le Covid-19 aura encore eu le temps de semer la mort sur son passage, notamment en France, pendant que le l’Humanité continuera de faire la belle à grand coup de « blablabla », avant que nous puissions affirmer quoique ce soit en sortie de nos supercalculateurs, sur ce qui se joue en ce moment même en exosphère…

    En outre, vous affirmez, toujours sans preuve faute de données d’apprentissage exosphériques suffisantes, qu’il n’existe aucun lien possible entre le syndrome de Kessler et la surface d’ombrage orbitale pouvant en découler, partant du principe « simpliste » (au diable les longueurs d’ondes) que, je vous cite :

    « Les satellites existants ne font pas d’ombre mesurable. Multiplier leur surface, par fragmentation, même un million ou un milliard de fois, ne fera toujours pas d’ombre mesurable. »

    Comme si une toile d’ombrage de 160 g/m2 et de 8 m2 pouvait faire une ombre mesurable suffisante sur une terrasse en été, tant qu’elle demeure conditionnée dans sa boîte ou sa housse de 1.000 cm3 ?! Ou bien,

    Comme si le feu d’une botte de paille de 30 kg et de 200.000 cm3 ne pouvait pas générer à lui seul une ombre au sol de plus de 10 m2 ?!

    Etc.

    Les exemples non moins « simplistes » que le vôtre du fait des échelles, je vous l’accorde, sont désormais légion…

    Alors comment pouvez-vous être aussi catégorique concernant les conséquences orbitales du syndrome de Kessler en vous focalisant uniquement sur l’effet miroir des débris et donc, la seule redirection des photons ?!

    Quid du niveau d’absorption des photons par tous ces débris générés et multipliés grossièrement à l’infini, enfin presque…

    Quid également de la déplétion des éléments en présence…

    Quid enfin de la vitesse d’extinction du nuage de poussières exosphériques en découlant…

    Etc.

    timiota aura sans doute plaisir à approfondir le sujet beaucoup mieux que moi ?!

    D’ailleurs au passage, qu’appelle-t-on syndrome de Kessler afin que tout le monde comprenne bien ; définition :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_Kessler

    Au sujet de sa modélisation ; exemple :

    https://www.researchgate.net/publication/258571774_Modeling_Kessler_Syndrome_Using_Brute_Force_Approach

    Et où en sommes-nous aujourd’hui avec nos supercalculateurs de simulation des collisions :

    https://www.esa.int/gsp/ACT/projects/debris_hpc/

    Vous n’en savez donc strictement rien à ce stade, et moi non plus d’ailleurs… La seule chose que nous pouvons affirmer à ce stade, c’est que le problème des débris est bien réel ; tiens donc, où sont les balais…

    Quant à l’étude que j’ai mentionné dans mon commentaire précédent, ce n’est là qu’une perle (de la bétise humaine) parmi tant d’autres sur ce sujet de forçage radiatif négatif par ombrage orbital. Charge à vous de creuser plus avant si vous le souhaitez… Tant de dépenses réalisées sur tout ces sujets depuis toutes ces années sans que personne, ou presque, ne s’y intéresse vraiment en novembre 2021, alors que nous sommes si proche de l’effondrement ?! Laissez moi rire !!

    Mais si une telle opération était bel et bien envisagée, alors oui, elle ne serait pas sans conséquences, et ceci même si le résultat n’aboutirait qu’à un « simple » bouclier orbital provisoir dit de fortune, et ceci dit, en tout dernier recours uniquement pour tenter de gagner un temps précieux (vision ultralibérale court termiste) ; relire mon billet pour bien noter toutes les interrogations demeurant à ce stade en suspens et aussi cesser toute interprétation erronée…

    Car le forçage radiatif négatif obtenu à la suite d’une telle opération ne se mesurerait pas uniquement en fonction de la surface d’ombrage orbitale ainsi générée bien évidemment ; redirection, absorption, déplétion, extinction ; ce serait aussi et surtout un grand coup d’arrêt radical sur tous les programmes en cours, y compris chinois (géostratégique), y compris touristiques (SpaceX, Blue Origin, Virgin Galactic, Etc.)…

    Ou comment fermer rapidement, si nécessaire, et en urgence, d’immenses cheminées de CO2 eq. et toutes autres boucles de rétroaction positive en découlant…

    Bon là par contre, autant le redire dès maintenant, c’est plus que nécessaire…

    Mais ça pour le systémicien que je suis, c’est comme pour le Covid-19, c’est comme pisser dans un violon…

    Alors bon… En bout de course, ce sera effectivement le scénario de CloClo…

    Bonne fin de journée,

    Philippe

  9. @Philippe Soubeyrand
    Votre commentaire ci-dessus comporte deux argumentaires distincts.

    Votre premier argument est de récuser les objections du fait du manque de retour d’informations sur « l’expérience en cours » que constitue le tir russe. Certes, nous pouvons avoir des surprises.

    Or, c’est justement dans ce cas que l’appréciation par ordre de grandeur est légitime. La masse totale actuellement en orbite est de l’ordre de 8 000 tonnes. Quelle que soit la façon de reconfigurer dans l’espace les atomes correspondant à cette masse , et quel que soit l’effet physique envisagé, même le plus exotique, il s’agit d’une quantité absolument infinitésimale à l’échelle de l’atmosphère terrestre, et imaginer qu’il puisse en résulter un effet quelconque sur le climat relève de l’acte de foi. A titre de comparaison, la terre reçoit chaque année 5 000 tonnes de micrométéorites, et elle perd 100 000 tonnes d’éléments légers. Les quelques milliers de tonnes en orbite ne sont rien du tout par rapport aux milliers de gigatonnes de C02 accumulés, et de quelque façon qu’on s’y prenne, les premiers ne pourront jamais compenser les seconds, même en action « de fortune » ou « en urgence ». L’appréciation des ordres de grandeur semble vous échapper.

    A la fin de votre commentaire apparaît un second argument, qui est que si nous faisions sauter notre attirail spatial, une partie des nuisances liées à son développement serait supprimée, ce qui aurait un effet indirect efficace sur le climat. Ca, c’est vrai. Nous sommes désormais si dépendants aux techniques spatiales que, de probable et prochain, l’effondrement deviendrait immédiat et certain, ce qui, en effet, atténue le problème climatique.

    6
  10. PS dans son dernier message, (entre deux bouquins ?)

    « Vous n’en savez donc strictement rien à ce stade, et moi non plus d’ailleurs…  »

    Le titre de l’article est bien :

    « GRAVITY : LES RUSSES PARTICIPERAIENT-ILS EN SECRET, EN URGENCE, AU TEST IN SITU DE LA FAISABILITÉ D’UN ÉVENTUEL BOUCLIER ORBITAL DE FORTUNE ANTI-RAYONNEMENTS SOLAIRES ?, PAR PHILIPPE SOUBEYRAND »

    Mais alors j’ai une question, pourquoi s’enquiquiner à shooter les satellites avec des missiles depuis le sol quand il suffirait de jouer au billard avec les propulseurs des satellites en orbite afin de laisser faire ensuite le jeu de domino. Une bonne simulation devrait donner les différents coups d’envois initiaux optimum pour un magnifique jeu de massacre non ?

    1. Quitte à amplifier en envoyant quelques satellites bourrés comme une mine anti personnel de millions de billes et les faire sauter sur différents orbites ? Après question de temps… Ouais faut toujours attendre. Plus c’est long plus c’est bon comme dirait l’autre ce qui explique pas mal de choses.

  11. De quelle dimension devrait mesurer une toile de lin enduite de crème solaire couvrant la France uniquement l’été et en stationnaire, à l’aide de petits drones télécommandés ?
    Si on pouvait renforcer la toile avec de l’allu au dessus de Paris ça m’arrangerait.. Merci.

  12. J’ai un peu de mal avec les « photons qui se multiplie ».
    Dans le vide, l’énergie se conserve aussi.
    Le gros de l’effet de poussières, films, apéricubes en orbite à > 400 km à la louche est d’écranter le flux solaire incident.
    Il y a quelques subtilités de facteur 2 dans la diffraction en tant que pb de « scattering »(diffusion) (la section efficace totale est le double de la section efficace géométrique, de mémoire c’est le théorème optique, et c’est dans mon Van de Hulst).

    C’est un des rares cas de physique assez simple (pas d’effet de serre, peu d’effet de pression de radiation, …)
    pour que les ordres de grandeurs ne mentent pas.

    Pour le résultat précis sur la biosphère, il reste évidemment les inconnues du fait que Gaïa est Gaïa, mais pas sur le flux solaire entrant.
    Sur le flux IR sortant, il reste un effet du second ordre, l’IR thermique émis est rétroréfléchi vers la terre, c’est le seul fil un peu non trivial à trier, il me semble.
    Avec des emballages apéricubes assez aluminisés, les IR moyens devraient toutefois être rétro-diffusés seulement à ~30% vers la terre,
    et subir de nouveau des diffusions multiples sur les nuages élevés, ce qui limitera le réchauffage de la troposhère le seul vraiment problématique).

    1. « J’ai un peu de mal avec les « photons qui se multiplie ». »

      Moi je connais des photons qui choisissent ! Quand j’en ai vu, au début j’y ai pas cru. Puis chaque fois, j’ai constaté, ils ont choisi leur chemin à chaque intersection. Faut dire qu’à leur vitesse, tu as vraiment le temps d’envisager la meilleure option pendant un instant qui dure un temps donné.

  13. On se souviendra que lors des premières réalisations de satellites tueurs -laser par les américains dès le début des années 80 , ce qui était prévu ( et réalisé ) c’était de déclencher les tirs lasers depuis les satellites vers la terre ou vers des missiles . Les Russes avaient d’ailleurs déjà été les premiers à déglinguer un de leurs propres satellites à partir d’un autre ( ça avait fait déjà pas mal de débris ) . Pour les satellites tueurs américains , je crois me souvenir que ce sont les chinois qui avaient envoyé un message subliminal aux américains , en détruisant un satellite chinois de puis la terre au laser . Façon de dire, on vous a vu , arrêtez cette option .

    Depuis l’espace militaire étatique ou civil est dores et déjà devenu une poubelle de quincaillier, et je ne vois pas trop ce que les quelques morceaux supplémentaires russes apporteraient vraiment en tant qu’une contribution à une solution anti-réchauffement climatique .

    Ceci étant , si la piste vodka est écartée , il y a certainement une motivation ( au delà de la démonstration technique possédée hélas par cinq ou six grandes puissances ) dont la finalité me semblerait plutôt être cette fois encore un message subliminal aux concurrents , dont je n’imagine cependant pas la teneur ou les raisons . Les chefs d’état-major ont sans doute des idées .

    Ce qui est sur , c’est que l’humanité va devoir légiférer dans les usages de l’espace , si elle veut garder les technologies et applications confiées aux satellites . Là aussi , la Loi devra le disputer au marché capitaliste et à la force impériale .

    Si le réchauffement climatique n’a pas réglé le problème avant .

  14. Petit rappel sur la limitation du forçage radiatif par la nature. La limitation de l’apport solaire n’a pas que du bon cela peut être aussi catastrophique : voir ce qui c’est passé en 1815-1816, la même catastrophe au XXIᵉ siècle imaginez les conséquences. la Covid nous apparaitra comme un enchantement.

    Hémisphère nord : la grande famine de 1816 – l’année sans été ( d’ici à ce certain ait l’idée de lancer des bombes H au coeur de volcans ! !!, on ne sait jamais ! )

    L’année 1816 fut l’année sans été en Europe et aux Etats-Unis, et même jusqu’en Chine. C’est ainsi que les historiens ont nommé cette année catastrophique. L’Europe connu des températures inférieures à 0 degré pendant l’été, des pluies glaciales, et toutes les récoltes furent détruites. Que s’est-il passé?

    En 1812 et 1814, des volcans des Caraïbes et des Philippines avaient été très actifs, laissant dans l’atmosphère des tonnes de poussière. En 1815, un volcan d’Indonésie, le Tambora, a explosé, un peu à la manière du Krakatoa en 1883. L’explosion du Tambora fut décrite par des témoins et transcrite par les chroniqueurs de l’époque.

    “Le 5 avril 1815 eut lieu une première éruption donnant une colonne éruptive de 33 km de hauteur et qui dura 33 heures. Le paroxysme de l’éruption eut lieu 5 jours plus tard, le 10 avril. Vers 10h du matin, une colonne éruptive de 44 km de haut monta dans le ciel, mais l’éruption dura seulement 3h. Vers 7h de l’après-midi, l’activité du volcan augmenta, suivi une heure plus tard d’une pluie de ponce sur le village de Sanggar, 30 km à l’est. Le volcan à ce moment était alors surmonté d’après les témoins de trois « colonnes de flammes », en fait trois colonnes éruptives. La chute de pierres ponces dura jusqu’à 10h du soir, lorsque le village de Sanggar fut ravagé par une onde de choc. Vers ce moment, toujours d’après les témoins, les trois colonnes fusionnèrent et la montagne ne fut plus qu’une masse de « feu liquide ».”

    Le volcan tua directement 11’000 personnes et le tsunami qui suivi environ 50’000. La poussière du Tambora, ajoutée à celle des autres volcan, fit un nuage sur l’hémisphère nord pendant presque deux ans. Le soleil étant voilé, voire absent pendant toute l’année 1816, la température se refroidit dramatiquement.

    “En mai 1816, le gel détruisit la plupart des récoltes qui avaient été plantées et en juin deux grands blizzards dans l’Est du Canada et en Nouvelle-Angleterre entraînèrent de nombreuses morts. C’est presque un pied de neige qui fut observé dans la ville de Québec au début de juin. En juillet et août, on vit de la glace sur les lacs et les rivières aussi loin vers le sud qu’en Pennsylvanie. Des différences rapides et extrêmes de température étaient habituelles et des températures normales ou proches de la normale en été, allant jusqu’à 35 °C, pouvaient tomber au-dessous de zéro en quelques heures.”

    Les conséquences humaines furent particulièrement graves:

    “L’Europe, qui n’était pas encore rétablie des guerres napoléoniennes, connut une crise alimentaire. Des émeutes de subsistance éclatèrent en Grande-Bretagne et en France et les magasins de grains étaient pillés. La violence fut la pire en Suisse, pays privé d’accès à la mer, où la famine força le gouvernement à déclarer l’état d’urgence. Des tempêtes d’une rare violence, une pluviosité anormale avec débordement des grands fleuves d’Europe (y compris le Rhin) sont attribuées à l’événement, comme l’était le gel survenu en août 1816. Un documentaire de la BBC réalisé en Suisse estimait que les taux de mortalité en 1816 étaient cette année deux fois supérieurs à la moyenne avec au total deux cent mille morts.”

    Les populations en étaient souvent réduites à manger des racines, quand celles-ci n’étaient pas gelées. Les couchers de soleils avaient pris des Turner.jpgteintes psychédéliques, et le peintre Turner en témoigne dans certains tableaux de cette époque. En fait tout l’hémisphère nord fut atteint:

    “L’éruption du Tambora donna aussi en Hongrie un exemple de neige marron. L’Italie connut quelque chose d’analogue, avec de la neige rouge qui tomba tout au long de l’année. On croit que la cause en était la cendre volcanique contenue dans l’atmosphère.

    En Chine, les températures exceptionnellement basses de l’été et des trombes d’eau furent désastreuses pour la production de riz dans la province du Yunnan au Sud-Ouest, avec comme résultat une famine générale. Fort Shuangcheng, aujourd’hui dans la province de Heilongjiang, signala que des champs avaient été ravagés par le gel et qu’en conséquence les conscrits désertaient. Des chutes de neige en été se produisirent en différents endroits dans les provinces de Jiangxi et d’Anhui, toutes les deux dans le Sud du pays. À Formose, pourtant sous un climat tropical, on vit de la neige à Hsinchu et à Miaoli, et du gel à Changhua.”

    1
  15. Bonjour à tous,

    De toute façon Christian, même si vous avez raison de souligner ce point, nous faisons face à un sérieux problème orwellien à venir, tant la régulation du forçage radiatif d’origine anthropique en cours nécessite forcément la participation de tous, qu’elle soit directe ou indirecte ; relire notamment la dernière synthèse NOAA de 2021 relative à l’index AGGI (Annual Greenhouse Gas Index) en cours pour s’en convaincre :

    https://gml.noaa.gov/aggi/aggi.html

    Avec un tel forçage radiatif en cours, sans action coup de poing de notre part, notre situation se révèlera rapidement bien pire que celle de la période que vous évoquez ici ; et pour certaines parties du monde, cela a déjà commencé, sachant que parmi les 82,4 millions de personnes actuellement déracinées dans le monde, soit 2x plus qu’il y a 10 ans en 2011 (derniers chiffres UNHCR reçus dans ma boîte cette semaine), il y a aussi et surtout les déracinés climatiques…

    Pour revenir au sujet des débris orbitaux, voici un excellent article publié hier, qui résume parfaitement la situation :

    https://www.space.com/space-debris-more-problems-ahead

    Voyez-vous ?

    C’est un peu comme pour le virus SARS-CoV-2… Hier encore, le chargé de communication du gouvernement, un certain Gabriel Attal, nous annonçait un taux de reproduction du virus pour la France, R, de 1,6, « et ça augmente »… Dans la foulée de cette déclaration, eh ! bien rien ne se passe mis à part le « blablabla » médiatique habituel, jusqu’au jour où ; mais attendons de voir ce qu’Olivier Véran va bien pouvoir nous annoncer…

    Pour ces débris orbitaux, c’est tout pareil. On en parle depuis des années avec de jolies modélisations à l’appui, ça c’est pour la comm, sachant qu’en moyenne, 10 lanceurs décollent chaque mois dans le monde ; super… Puis un jour, les russes décident de shooter l’un de leurs vieux satellites espion, comme ça, juste pour rigoler, et seulement deux jours après la mascarade de Glasgow…

    Et là, c’est Elon Musk qui commence à faire dans son pantalon : adieu Starlink, adieu Mars…

    Il était temps…

    Philippe

    ps-1 : @timiota, j’ai pas écrit « les photons qui se multiplient », j’ai écrit l’absorption des photons par des débris qui eux se multiplient sous l’effet Kessler…

    ps-2 : ah ! oui, Poutine a annoncé hier soir avoir reçu le premier vaccin en poudre par voies nasales (on en avait parlé sur le Blog pour les gens ayant peur des piqûres (eux ce ne sont pas des anti-vacc, ils ont peur, un point c’est tout) – Cf. film Contagion également) ; ah ! ces russes…

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    1. Je constate avec plaisir que les trois points de suspension ont remplacé les doubles points d’exclamation, et que je n’ai rien à redire à ce dernier commentaire. Vous verrez que l’on va finir par tomber d’accord !
      Amicalement,
      Marc

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