Vie quotidienne – Un voisin me met en demeure d’abattre les quatre arbres de mon jardin Suite #1

Parmi les initiatives plus au moins explosives que m’ont recommandées mes petits camarades de l’Assemblée Statutaire de Greenpeace-France, j’ai retenu le grand pique-nique festif de printemps aux couleurs du mouvement et une coordination de mes efforts avec le Groupe national de surveillance des arbres, dont il existe une antenne de par chez moi et que j’ai contacté tout à l’heure.

J’ai reçu l’exploit d’huissier dont voici la dernière page. Si vous souhaitez consulter le document complet, signalez-le moi, je vous le ferai parvenir.

GNSA – Groupe National de Surveillance des Arbres

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108 réflexions sur « Vie quotidienne – Un voisin me met en demeure d’abattre les quatre arbres de mon jardin Suite #1 »

  1. quel délire, le monde de la « justice » est très inquiétant au final… ce sont des menaces « légales »…
    je n’ai peut-être pas tout suivi, ces gens ont peur de voir ces arbres s’abattre sur leur demeure ? Les arbres, il faut les choyer et sûrement pas les couper. Triste affaire qui pompe de l’énergie…

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  2. « Quelque chose de plus profond et élémentaire dans la nature humaine » (PJ)

    Il est dans la nature humaine de faire des comparaisons présentes ou passées:
    * dans l’environnement familial (préférence filiale ,réussite , héritages,..)
    * dans l’environnement professionnel ( promotions, salaires,..)
    * dans notre voisinage ( voitures , maisons,…)
    *…..
    ces comportements pouvant entraîner des envies ,voire des jalousies et ses conséquences délétères associées .
    Ces comparaisons tournent souvent autour d’un même sujet.

    https://www.youtube.com/watch?v=KkxRX0nR1_8&t=73s

    Une personne sur trois mettrait fin à une relation/amitié pour des raisons liés à ce sujet (Etude)

    1. Cher Ilicitano,
      Tout cela ne tourne t il pas autour de cette notion de « propriété  » dixit l’article 544 du code civil cité plus haut et de notre « attachement  » à la dite propriété.
      Paul est attaché à ses arbres dont il est propriétaire et Mr Mme attachés à leur automobile. Lorsque les deux biens (dont l’un vivant ) viennent à interagir l’enjeu se transfére dans un conflit qui vient titiller les attachements. Et qui dit attachement suggère identification. Pour Paul, couper un de ses arbres, c’est un peu comme se couper d’une partie de lui même et pour Mr Mme, sentir dans leur voiture l’odeur des aiguilles de pin en décomposition, c’est comme se sentir envahi par les « déjections  » du voisin.
      Bien sûr, l’âme humaine étant complexe, il y a vraisemblablement en plus des enjeux cachés et peut être même inconscients …
      Exemple : Mme aurait peut être une secrète envie d’une psychanalyse avec son voisin, ou bien est elle asthmatique et le pollen d’un pin lui pourrit il la vie, ou bien encore voudrait elle être la muse d’un 18 ème portrait de femme …. Sans compter que cela puisse être tout à la fois.
      Le voisin fait partie de cet environnement qui reste à jamais imprévisible parce qu’humain.

  3. L’ art du bon voisinage en zone résidentielle …., existe t’il des livres spécialisés là dessus ?

    N’empêche , un truc n’est pas précisé .
    Quel type de cèdre , quel type de pins ( c’est pour pouvoir évaluer l’éventuelle nuisance olfactive )?

    Les odeurs , un peu comme les bruits , on peut y prendre goût ou les détester , voir même ne plus les percevoir (notamment quand on a toujours baigné dedans) .
    Clairement , il est impossible de les accepter quand on se focalise dessus. Une façon de devenir fou de rage , , voir épuisé par du bruit ou des odeurs sans même s’en rendre compte.C’est le genre de chose dont on prend la mesure quand on passe d’une vie en ville à une vie à la campagne , ou la montagne.

    Pour faire avancer le chmilbic , il ne faudrait pas oublier l’aspect ethnologique de la question pour une bonne compréhension des codes culturels en pays breton …

    https://entrelesarbres.com/pin/

    https://entrelesarbres.com/cedre/

    PS : Cette discussion m’a fait réaliser que les chose n’est sont pas si simples , comme passer de l’innocence à la prise de conscience .J’ai de la sève sur les mains .

    Parfois obligé de tailler , voir enlever , des arbres …la vie n’est pas toujours simple .
    Tel cerisier qui devient bien trop haut par rapport au gâchis de cerises non récoltés , tel fruitier rongé par la maladie , tel arbre devenant ingérable parce que montant de plus en plus, telle haie qu’il convient de ne pas laisser tout envahir, et qui ne connaîtra pas les sommets pour lesquels elle était naturellement faite…

    https://www.youtube.com/watch?v=wXTVpkd_qX8

  4. Pauvre Paul Jorion!

    Quatre arbres à abattre à cause d’une saloperie de bagnole!
    Et si ça se trouve c’est un vieux diesel bien polluant…

    Oup’s! On peut dire que ça la foutrait plutôt mal pour un affilié à GREEN PEACE!

    Enfin, moi ce que j’en dis, c’est surtout pour la réputation de Green Peace…
    Z’ont pas un méchant « avocat pitbull » à vous envoyer?
    Vous avez pas oublié de payer la cotisation au moins?
    Eric.

  5. Juste avant la lecture de ce billet de la vie quotidienne de Monsieur Jorion, j’étais en train de lire une nouvelle de Haruki Murakami « With the Beatles ». Quand je tombe soudainement sur un passage où l’écrivain japonais nous donne ses premières impressions sur un film américain de 1959, intitulé « A summer Place ». Haruki Murakami : « Quand je vis ce film, la scène des pins oscillant sous le vent près du rivage m’apparut comme la métaphore de la frénétique libido de la jeunesse du monde… ».
    Aussi, est-ce peut-être seulement une vue de mon esprit, mais se pourrait-il finalement que ces « troubles anormaux » du voisinage aux dépens des époux X, et générés par deux ou trois beaux jeunes pins maritimes et d’un cèdre situés en limite de terrain, trouvent ses vraies racines… dans l’inconscient du voisin, en proie aux tourments de ce bas-monde ?

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