16 réflexions sur « Statista – Combien pèsent les partis d’extrême-droite en Europe ? »

  1. Je dirais que se baser sur l’entièreté du pays pour le pourcentage uniquement alors que certains partis d’extrême droite sont des partis régionaux et non nationaux comme la ligue du Nord en Italie ou le Vlaams Belang en Belgique qui représente le quart de l’électorat flamand, c’est insuffisant cela ne donne pas l’importance de l’implantation de l’extrême droite.

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    1. Pour l’Italie (liste en bas du post), la Ligue du Nord a fait sa mue il y a ~3-4 ans en « Ligue » tout court (suivre les émissions de Marc Lazar sur FC, sur le « transformisme »
      caractéristique des parties italiens, même le MSI, même les 5 Stelle, et peut être les Fratelli dans le futur
      sont dans ce processus « transformiste », qui correspond en gros à déplacer les enjeux de pouvoir de côté
      par rapport à la voie démocratique « de principe » (un parti, un programme, un gouvernement qui l’applique).
      Les programmes, dans le transformisme, et les alliances, vont bouger à la recherche des voix ; il y a un côté
      écosystème, qui fait qu’on cohabite à plusieurs (les ronces laissent la place aux orties sur le côté humide,
      et au lierre sur le côté sec), et qu’on ne meurt pas d’un programme dont l’électeur ne voudrait pas
      mais plutôt d’autres causes (discrédits divers et variés, voir Bettino Craxi, voir la dc), Marc Lazar
      doit dire ça bien mieux que ce que je crois en avoir retenu !
      ________________________________________________________
      Mouvement 5 étoiles (Movimento 5 stelle)
      Parti démocrate (Partito democratico)
      Ligue (Lega)
      Forza Italia.
      Frères d’Italie (Fratelli d’Italia)
      Italia Viva.
      Coraggio Italia.

    1. #Hervey
      C’est extraordinaire !!!
      Vous venez en 3 mots de ressortir de la cave, tout en bas, là où est planqué le trésor familial, le bijou le plus précieux de notre vie à tous :
      « alternances de inquiétudes et espérances ».

      Heu…. N’est-ce pas ce qui définit depuis son origine, qui en premier le distingue de ses cousins hominidés,
      « l’être humain » ?
      En 3 mots :  vous me supplantez Hervey ! C’est pas peu dire… lol

      Vous êtes un génie !

      Jac

  2. Le gradient du sud-ouest à l’est/nord-est est assez patent dans la carte.
    D’une part la péninsule ibérique a eu sa piqûre de rappel il y a pas si longtemps (Franco, Salazar).

    D’autre part, la rudesse de la reconversion industrielle n’a pas eu le même résultat
    à l’est et à l’ouest. Les ouvriers et autres catégories délaissées ont fait le succès de l’extrême droite
    d’autant plus que les pays concernés n’avaient pas eu d’expérience sociale-démocrate sous la domination soviétique
    (et presque pas avant).
    Le gradient en Scandinavie (Danemark < Suède < Finlande) est peut-être corrélé à cet ancrage social-démocrate historique:
    Je crois bien qu'il a été assez court en Suède (Piketty explique bien le mouvement de balancier des inégalités
    qui est parti de très loin en Suède et est allé vers un pays très "égalitaire", mais tout ça depuis 100 ans en gros, pas plus).
    Plus historique au Danemark et moins en Finlande, la social-démocratie ? Faudrait-voir.
    N'oublions pas qu'un de ses précurseurs en mode "nolens volens" fut Bismarck, soucieux de limiter les désordres dans le prolétariat
    (on oublie un peu la force du mouvement spartakiste de 1918-1919 vu de France).

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    1. @Inox Celà pourrait-il expliquer et éclairer en Ukraine le nationalisme, l’attraction pour l’économie de marché néolibérale dont l’archétype est l’U.E. et le refus de l' »immigration » par l’Est ?

    2. Re Inox

      N’est pas vers l’Est de la Turquie (au sud/est plus exactement) qu’a été découvert sur le site préhistorique Göbekli Tepe, le premier temple ? (prémices des religions, leurs rites, leurs croyances, leurs « normes sociales ») ?
      Retour aux sources ? Jusqu’où ???
      Jac

  3. Bonjour,

    « Nationalisme, conservatisme social et rejet de l’immigration = extrême droite. »

    Au vu de cette définition, alors je suis rangé à l’extrême droite.
    Nationalisme : Sans être excessivement chauvin j’aime bien la France, les gens, la culture et la manière de vivre.
    Conservatisme social : Possible que l’âge avançant je devienne soucieux d’un héritage, d’une filiation… Peut-être suis-je un anarchiste de droite qui s’ignore. 🙂
    Rejet de l’immigration : Pas totalement, mais avec des réserves, du contrôle et du courage.

    Prolétaire, niveau d’étude bac, pas beaucoup de relations sociales… Ceci explique peut-être cela ?
    Je pense que nous entrons dans une période où beaucoup de gens demandent de l’ordre et de la sécurité car ils sont inquiets de perdre leurs repères. L’extrême droite leur semble désirable, ou un pouvoir fort, résolu.
    Les temps qui viennent vont être compliqués vu les nuages sombres qui s’accumulent sur nos têtes.

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  4. L’extrême droite jouit malheureusement du monopole de certaines vérités en matière de sécurité et d’immigration.
    On l’a encore entendu lors des incidents du stade de France où le ministre, pourtant pas de gauche n’osa pas dire les faits et préféra mentir. Il n’est plus possible de débattre démocratiquement de nombreux sujets, par exemple, alors que l’anticléricalisme reste une marque de « progressisme », aucune critique de l’islam n’est tolérée ni à gauche, ni au centre, ni à la droite démocratique.

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