
Illustration par ChatGPT
J’ignore ce qu’il en est pour vous, mais pour moi qui ne connaît pas grand-chose au dossier, il m’a fallu attendre le quatrième jour du conflit pour comprendre son enjeu et la manière dont il se déroule.
Ce ne sont pas les explications en provenance de Washington qui auraient pu m’aider : la presse considère à l’heure qu’il est que les facteurs justifiant, selon les officiels, l’entrée des États-Unis dans la guerre se montent désormais à 6 ou 7, allant de la destruction de la capacité nucléaire de l’Iran au changement de régime, en passant par des représailles pour des interférences dans les élections américaines ou, comme l’a expliqué hier le ministre des Affaires étrangères, Marco Rubio, le fait de ne pas pouvoir faire autrement que suivre Israël, une fois celui-ci déterminé à frapper.
Ce dernier facteur, le plus récemment évoqué, est peut-être le plus convaincant, tant les États-Unis sont désormais la cinquième roue, voire la quatrième, de la charrette Israël.
L’ennui pour les acteurs collatéraux comme les États-Unis et l’ensemble des pays du Golfe accueillant des bases américaines, c’est que – au contraire d’Israël et de l’Iran – ils n’étaient absolument pas prêts pour ce type de conflit.
Israël était prêt, et sa capacité à décapiter à peu de choses près la direction de l’Iran, comme il a déjà pu le faire dans un certain degré avec le Hamas ou le Hezbollah (on se souvient de l’opération des bipeurs piégés du Hezbollah, les 17 et 18 septembre 2024), souligne une fois de plus l’infiltration diabolique de l’ennemi par ses services secrets. Israël a frappé à un rare moment où un échantillon significatif de la direction de l’Iran se trouvait réunie dans un même espace samedi matin.
Le fait que l’Iran était prêt est apparu ces derniers jours : il a aussitôt bombardé les pays du Golfe abritant des bases militaires US, alliés de fait des États-Unis, de toute sa camelote de drones et missiles de second rang, obligeant ceux-ci à rapidement épuiser leur défense anti-aérienne au prix individuel exorbitant, ce qui les laissera démunis lorsque les missiles de croisière haut de gamme seront tirés dans les jours qui viennent – à moins que les Américains ne parviennent (comme ils l’espèrent) à anéantir la puissance de tir de l’Iran d’ici-là. La destruction hier au Koweït de trois F-15E Strike Eagle par tirs amis, n’augure cependant rien de bon de ce point de vue-là.
P.S. Aux dernières nouvelles, l’incendie à la chancellerie américaine à Riyad, touchée par deux drones, est maîtrisé. Quant au Liban, il est depuis hier de nouveau à feu et à sang.
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